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Commission chargée

de formuler
des Avis Techniques
Groupe spécialisé n° 2 Constructions, façades
et cloisons légères

Vitrages extérieurs collés


Cahier des prescriptions techniques

Ce document annule et remplace le Cahier du CSTB 3130, livraison 399 de mai 1999

Secrétariat de la commission des Avis Techniques :


CSTB, 4, avenue du Recteur-Poincaré, 75782 Paris Cedex 16
Livraison 444 – Novembre 2003 Cahier 3488 Tél. : 01 40 50 28 28
Membres du groupe d'élaboration du document
Rédacteurs :
Mlle MORCANT CSTB
MM COSSAVELLA CSTB
GALEA CSTB
VAN DEN BLECKEN CSTB

Membres :
Mme CRIAUD GLAVERBEL France
DURAND SOCOTEC
MM ANSEAUME REYNAERS ALUMINIUM
AUBERT CEKAL
BRIDIER SNFA
CARRIE CEKAL
CHRISTOMANOS PSI
COURET OUEST-ALU
DE LA ROCHEFOUCAULD VERTAL SUD EST
DESCHANET FAVILOR
DOUARD FFPV
ERNEWEIN SAINT GOBAIN GLASS
ESCAICH
FOUCAL BUREAU VERITAS
JOURDAN SNJF
KILL RINALDI STRUCTAL
LAHAYE WACKER CHIMIE
LE COUPANEC NORISKO CONSTRUCTION
MARCHAND SNFA
NAULEAU GOYER
PARMENTIER PROSYTEC – TREMCO
PUYOU SCHUCO
SASSOT CETEN APAVE International
SIBILLE DOW CORNING
SZEZYGIEL ARCHITECTURAL SYSTEMS

Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans
le présent ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue
Hautefeuille, 75006 Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions
strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et
courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées
(Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB 2003
Vitrages extérieurs collés
Cahier des prescriptions techniques

Préambule
Le guide EOTA ETAG 002 définit les exigences minimales réglementaires applicables aux
systèmes VEC pour l’obtention de l’Agrément Technique Européen (ATE) propre à chaque
système de façon à satisfaire les conditions requises pour permettre l’apposition du
marquage CE :
• Guide EOTA-ETAG 002 Partie 1 : Systèmes calés et non calés (support en aluminium
anodisé ou en acier inoxydable) - Cahier du CSTB 3222.
• Guide EOTA-ETAG 002 Partie 2 : Support de collage en aluminium thermo laqué –
Cahier du CSTB 3433.
Le présent document complète le guide EOTA: Il définit les dispositions applicables
nécessaires au bon comportement des ouvrages comportant des vitrages extérieurs
collés et faisant éventuellement l’objet d’un Document d’Application volontaire,
complément à l’ATE.
Il s’adresse en outre à l’ensemble des concepteurs, entreprises, fabricants de vitrages,
colleurs, bureaux de contrôle, fournisseur de mastic, etc. confrontés à la technologie du
VEC et qui souhaitent s’informer sur les règles pratiques de réalisation de tels systèmes
tant en ce qui concerne la conception, que la fabrication ou encore la mise en œuvre.
Ce document annule et remplace le Cahier du CSTB 3130, livraison 399 de mai 1999.

1
Sommaire
1. Généralités .............................................................3 2.5.1.1 Limitation des sollicitations permanentes.................... 22
1.1 Objet, domaine d'application 2.5.1.2 Limitation des risques de stagnation d’humidité .......... 22
et domaine d'emploi ............................................... 3 2.5.1.3 Plages de collage.................................................... 23
1.1.1 Définition .................................................................. 3 2.5.1.4 Cas du collage en « L » ........................................... 24
1.1.2 Domaine d'application ............................................... 3 2.5.1.5 Action de la température .......................................... 24
1.1.3 Domaine d'emploi ..................................................... 3 2.5.1.6 Compatibilité chimique ............................................ 24
1.2 Terminologie et définitions ..................................... 3 2.5.2 Durabilité des vitrages composés ............................. 24

1.3 Notations ................................................................ 6 2.5.2.1 Calage d’assise des vitrages composés .................... 25
2.5.2.2 Drainage ................................................................ 25
2. Conditions générales de conception .............7 2.5.2.3 Limitation du risque de stagnation d’humidité ............. 25
2.1 Généralités............................................................. 7 2.5.2.4 Limitation des efforts sur le système de scellement
des vitrages isolants ................................................ 26
2.2 Règles relatives au choix des composants ............ 7
2.5.2.5 Limitation du risque de casse thermique .................... 26
2.2.1 Mastic de collage ...................................................... 7
2.5.3 Compatibilité chimique ............................................ 26
2.2.2 Profilés support de collage ......................................... 7
2.2.2.1 Profilés en aluminium ................................................. 7 3. Conditions générales de fabrication ............27
2.2.2.2 Profilés en acier inoxydable ........................................ 8 3.1 Généralités........................................................... 27
2.2.3 Produits verriers ........................................................ 8 3.2 Identification et suivi de fabrication ...................... 27
2.2.3.1 Vitrages monolithiques ............................................... 8 3.3 Les principales phases du collage........................ 28
2.2.3.2 Vitrages feuilletés ...................................................... 8
3.4 Contrôles internes du collage............................... 29
2.2.3.3 Vitrages isolants ........................................................ 8
3.4.1 Contrôles sur matières premières .............................. 29
2.2.3.4 Cas particuliers ......................................................... 8
3.4.2 Contrôles en cours de fabrication .............................. 32
2.2.4 Autres composants ................................................... 8
3.4.3 Contrôles sur produits finis ....................................... 33
2.3 Règles relatives à la sécurité ................................. 9
2.3.1 Stabilité - Dimensionnement ....................................... 9 4. Conditions générales de mise
2.3.1.1 Actions à considérer .................................................. 9
en œuvre ...............................................................34
2.3.1.2 Dimensionnement des vitrages simples au regard 4.1 Dispositions générales ......................................... 34
des charges climatiques ............................................ 9 4.2 Entretien - réparation - maintenance .................... 34
2.3.1.3 Dimensionnement des vitrages isolants au regard des
4.2.1 Entretien................................................................. 34
charges climatiques (vent, neige) et du poids propre .... 12
2.3.1.4 Dimensionnement des produits verriers de vitrages 4.2.2 Réparation.............................................................. 34
isolants au regard des variations de pression interne ..... 17 4.2.3 Maintenance ........................................................... 35
2.3.1.5 Dimensionnement des cordons de mastic de collage .... 17
2.3.1.6 Dimensionnement du cordon de mastic de scellement
Annexe A .......................................................................... 36
des vitrages isolants ................................................ 18 Essais de convenance et,
2.3.2 Sécurité des usagers ............................................... 19 Essais d’adhésivité-cohésion des mastics de collage
par traction ou par pelage dans le cadre des essais
2.3.2.1 Dispositifs de retenue .............................................. 19 de convenance au projet et des essais de contrôle interne
2.3.2.2 Sécurité aux chutes des personnes ........................... 20 des ateliers de collage
2.3.2.3 Cas des parois inclinées .......................................... 20
Annexe B .......................................................................... 40
2.3.2.4 Vitrages à bords libres ............................................. 20 Comportement des vitrages isolants sous les effets :
2.3.3 Sécurité en cas d’incendie ....................................... 20 – des variations de température
– des variations de pression atmosphérique
2.3.4 Sécurité en cas de séisme ....................................... 21 – du vent
– de la neige
2.3.5 Sécurité des intervenants ......................................... 21
– du poids propre des verres
2.4 Règles relatives à la faisabilité ............................. 21
Annexe C.......................................................................... 50
2.4.1 Dispositions générales ............................................. 21
Compatibilité entre constituants
2.4.2 Dispositions spécifiques au collage ........................... 21
2.4.3 Cas des vitrages en angles ...................................... 21
Annexe D.......................................................................... 52
Vérification de la satisfaction aux exigences des parois
2.5 Règles relatives à la durabilité ............................. 22 inclinées vis-à-vis des chocs accidentels humains extérieurs
2.5.1 Durabilité du mastic de collage ................................. 22

2
1. Généralités

1.1 OBJET, DOMAINE − les cadres en profilés d’acier inoxydable.


D'APPLICATION Les vitrages ne participent pas à la stabilité du
ET DOMAINE D'EMPLOI bâtiment, laquelle incombe à la structure de celui-ci.
Le présent document a pour objet de définir : Le présent document ne concerne pas le collage sur
des éléments d’ossature (raidisseurs ou poutre) en
• Les conditions générales
verre.
- de conception,
La technique visée dans ce document est applicable
- de fabrication, aux éléments fixes ou ouvrants de partie vision de
- de mise en œuvre. l’enveloppe ainsi qu’aux parois extérieures des
• Les règles de calcul spécifiques des vitrages parties opaques (devant remplissage de façades
utilisant la technique VEC (Vitrages Extérieurs rideaux et verrières ou voile béton des façades semi-
Collés. rideaux).

1.1.3 Domaine d'emploi


1.1.1 Définition
Parois de bâtiments d’usage courant verticales,
Le VEC est une technique de mise en œuvre de façades rideaux, façades semi-rideaux, façades
produits verriers, constituant l’enveloppe extérieure panneaux telles que définies dans le DTU 33.1 (XP
de bâtiments, par collage sur un cadre. P 28-002) et parois inclinées, à condition que dans
Le collage transmet aux éléments d’ossature les ce cas, les vitrages soient en appui sur leur cadre.
charges climatiques et éventuellement le poids des
vitrages.
Commentaire 2
Pour certains locaux particuliers, il sera nécessaire
1.1.2 Domaine d'application d’étudier l’influence des ambiances et sollicitations
spécifiques au regard du comportement de l’un ou l’autre
Seuls sont visés par le présent document :
des composants du système VEC.
− les utilisations de produits verriers plans silico-
sodo-calciques. Le Document d’Application
indiquera si d'autres natures de produits verriers
sont utilisables. Les vitrages simples non plans
(bombés) dont la flèche en tout point est inférieure
au 1/100 de la dimension concernée sont
assimilés à des vitrages plans, 1.2 TERMINOLOGIE ET DÉFINITIONS
− les mastics de collage à base de silicone, Pour les définitions des composants de façade on se
reportera à l’annexe B du DTU 33.1.
− les cadres supports métalliques.
Les définitions relatives aux vitrages ne sont données
ici qu’à titre de rappel. La terminologie détaillée est
Commentaire 1 précisée dans les normes correspondantes citées au
Les méthodes de calcul de dimensionnement des cordons § 2.2.3.
de mastic de collage et de scellement des V.I., ne visent
que les vitrages plans, de format rectangulaire maintenus Vitrage monolithique : vitrage constitué d'une seule
par collage sur leur quatre côtés ou par collage sur deux feuille de verre.
bords parallèles et par parcloses ou serreurs sur les deux
autres bords. Vitrage feuilleté : vitrage constitué par deux feuilles,
ou plus, de verre liées entre elles par un ou plusieurs
intercalaires plastiques.
Sont utilisables :
− les vitrages simples (monolithiques ou feuilletés) Vitrage simple : vitrage monolithique ou feuilleté.
ou isolants doubles,
− les cadres en profilés d’alliage d’aluminium Vitrage isolant double : vitrage constitué de deux
anodisé colmaté ou thermolaqué, vitrages simples, assemblés à leur périphérie sur un

3
intercalaire assurant l'écartement et délimitant un Cordon de mastic de collage : cordon de mastic
volume de gaz sec. silicone, de section rectangulaire constituant
l’élément de liaison mécanique entre vitrage et cadre
Verre trempé thermiquement : produit verrier élaboré et par lequel transitent les charges climatiques et
à partir d'une feuille de verre recuit soumise à un éventuellement le poids des vitrages.
traitement thermique qui lui confère une résistance
Ce cordon de mastic doit autoriser les déplacements
accrue aux contraintes d'origine mécanique ou
thermique. En cas de bris il se fragmente en petits différentiels entre vitrage et cadre.
éléments. Système de scellement des vitrages isolants VEC :
ensemble de composants disposés à la périphérie
Verre durci (ou semi-trempé) : produit verrier élaboré
à partir d’une feuille de verre recuit soumise à un des verres destinés à assurer l’écartement, la liaison
mécanique et l’étanchéité à la vapeur d’eau.
traitement thermique qui lui confère :
− une résistance aux contraintes d'origine Ce système est généralement composé :
mécanique supérieure à celle des verres recuits − d’un cadre intercalaire en profilé métallique
mais inférieure à celle des verres trempés, tubulaire ou d’un intercalaire organique contenant
− une résistance à des températures différentielles un déshydratant,
allant jusqu’à 100 K. − dans le 1er cas, d’une première barrière
En cas de bris, il se fragmente sensiblement comme d’étanchéité en cordon de mastic butyl interposé
entre les flancs du profilé intercalaire et les verres,
le verre recuit.
− d’une deuxième barrière d’étanchéité en cordon
Traitement Heat Soak : traitement thermique appliqué de mastic silicone appliqué dans la gorge formée
aux verres trempés thermiquement et destiné à par les verres et le cadre intercalaire. Ce cordon
réduire les risques de rupture due à des inclusions de mastic peut avoir un rôle structural au même
(composés métalliques ou autres) ou à d'éventuelles titre que le mastic de collage.
faiblesses d'autre origine.
Calage d’assise : ensemble des éléments (cale et
Vitrage bombé : vitrage généralement cylindrique, support de cale) destiné à transmettre le poids des
mis en forme par gravité ou par formage mécanique vitrages au cadre.
en conformateur après ramollissement du verre par
chauffage. Dispositif de retenue (aussi appelé dispositif de
sécurité) : dispositif destiné à retenir un vitrage en
Sérigraphie : procédé d’impression d’un motif à l’aide cas de défaillance de sa liaison avec le support.
d’un écran textile par dépôt d’émail ou de peinture.
Dispositif de fragmentation : dispositif spécifique au
Cadre ou bâti : cadre du remplissage composé de verre trempé, destiné à provoquer la fragmentation
profilés assemblés en angle sur équerres ou par en petits éléments en cas de défaillance de sa liaison
soudure et constituant support de collage soit avec le support.
directement soit par l’intermédiaire d’un profilé
adaptateur. VEC bordé : système dans lequel, les profilés de
cadre viennent recouvrir le chant des vitrages ; dans
Profilé adaptateur : profilé, généralement en ce cas les profilés de cadre peuvent constituer
aluminium anodisé, associé aux profilés de cadre support de cale d’assise.
pour constituer à lui seul la plage de collage.

Plages de collage : surfaces des produits verriers,


des profilés de cadre ou du profilé adaptateur Profilé support de collage
réservées à l’application du mastic de collage.
Espaceur
Nettoyant : produit spécifique et adapté, utilisé pour Mastic de collage
le nettoyage des plages de collage avant mise en
œuvre du mastic de collage.

Primaire d’adhérence : produit spécifique destiné à Mastic d'étanchéité


favoriser l’adhérence du mastic de collage sur les Vitrage
sur fond de joint
supports et identifié par expérimentation préalable.

Espaceur : bande de mousse ou profilé en Figure 1


élastomère destiné à définir en épaisseur et hauteur,
la section du cordon de mastic de collage.

4
VEC non bordé : système dans lequel le chant des
vitrages est libre.

Profilé support de collage

Espaceur Vitrage

Mastic de collage

Figure 2

VEC à bords décalés : système dans lequel le


composant extérieur du vitrage isolant a des
dimensions supérieures à celles du composant
verrier intérieur.

Profilé support de collage

Espaceur
Mastic de collage

Mastic d'étanchéité Vitrage


sur fond de joint

Profilé support de collage

Garniture
d'étanchéité intérieure

Vitrage
Mastic de collage Espaceur

Figure 3

5
1.3 NOTATIONS

Symbole Définition Unité

L Grand côté du vitrage m

l Petit côté du vitrage m


e, e 1 , e 2 Epaisseur minimale de fabrication des composants verriers mm
e eq Epaisseur équivalente des vitrages feuilletés mm

E Module d’élasticité du verre 72.109 Pa

E mc Module d’élasticité de mastic Pa

ν Coefficient de Poisson du verre : 0,22 __


qs Charge uniformément répartie à l’Etat Limite de Service Pa

qu Charge uniformément répartie à l’Etat Limite Ultime Pa

W Charge de vent caractéristique Pa


S Charge de neige caractéristique Pa
G, G 1 , G 2 Poids surfacique des vitrages ou des composants 1 et 2 des vitrages isolants Pa
α Coefficient de flèche __

β Coefficient de contrainte __
f Flèche maximale au centre du vitrage mm
σ Contrainte maximale au centre du vitrage MPa
θ Angle d’une paroi vitrée par rapport à l’horizontale deg.
δ,ε,γ,ϕ Coefficients adimensionnés permettant le calcul de la pression dans la lame d’air
__
des vitrages isolants

σ des Contrainte de traction admissible. MPa

η Coefficient de forme __
hmc Hauteur de mastic de collage mm

emc Epaisseur du mastic de collage mm

h sc Hauteur de mastic de scellement des vitrages isolants mm

Γ∞ Contrainte admissible de cisaillement permanent (mastic de collage) MPa

Γdes Contrainte admissible de cisaillement sous charge dynamique MPa

Ru,5 Contrainte de rupture caractéristique MPa

6
2. Conditions générales de conception

2.1 GÉNÉRALITES 2.2 REGLES RELATIVES AU CHOIX


• Comme pour toute façade légère, le système de DES COMPOSANTS
façade VEC devra satisfaire aux exigences de la
norme XP P28-004 qui définit les spécifications et 2.2.1 Mastic de collage
méthodes de détermination du point de vue Le mastic de collage, en silicone, doit être conforme
résistance mécanique, résistance aux chocs, aux spécifications du Guide EOTA 002.
sécurité, habitabilité.
• Les dispositions prises dans toute façade légère, σ des : Contrainte de traction admissible.
concernant les organes de liaisons de la façade à
la structure du bâtiment (fixations) ou autres Γdes : Contrainte de cisaillement admissible sous
éléments de façades (joints), et consistant à
prendre en considération et à absorber les effets charge dynamique.
de mouvements prévisibles, générés ou transmis
par la structure, doivent requérir une attention Γ∞ : Contrainte de cisaillement admissible sous
particulière de façon à éviter des sollicitations charge permanente.
dynamiques ou permanentes ou momentanées
sur les vitrages collés et leurs joints. Ces E m c : Module d'élasticité en traction.
mouvements peuvent avoir pour origine des
surcharges d’exploitation, des déformations ou
Afin de maintenir un niveau de qualité équivalent à
tassements différentiels, des vibrations, toute
celui exigé jusqu’à présent par le marché, une
sollicitation susceptible de provoquer des
certification de produit (Inspection Initiale, visite de
déformations de la structure.
suivi, prélèvement en usine) est demandée pour le
• Les éléments libres des bâtis, lorsqu’ils intègrent mastic de collage.
un élément de remplissage, seront calculés
Le label SNJF-VEC (1) permet de répondre à cette
conformément à l’Annexe du Cahier du
spécification.
CSTB 3075 : « Conditions Générales de mise en
œuvre - Eléments de remplissage faisant l’objet
d’un Avis Technique ». 2.2.2 Profilés support de collage
• Les fenêtres doivent satisfaire aux exigences des
normes NF P 24-301 – XP P 24-401 – NF P 20-501 2.2.2.1 Profilés en aluminium
et plus particulièrement de la norme NF P 20-302
(satisfaction aux critères de résistance mécanique Les profilés de cadre support de collage doivent être
communs et spécifiques). en alliage AW 6060 ou AW 6063, conformes à la
norme NF EN 755-2.
Nota : Le projet de norme européen sur les façades
rideaux est la pr EN 13830. Les profilés anodisés doivent être conformes aux
spécifications du Guide EOTA 002 partie 1. Le label
Le projet de norme européen sur les fenêtres est la
Qualanod permet de répondre à ces spécifications.
pr EN 14351-1.
Les profilés thermolaqués doivent être conformes
aux spécifications du Guide EOTA 002 partie 2.
Les profilés thermolaqués bénéficiant des deux
labels QUALICOAT et QUALIMARINE répondent aux
spécifications du guide EOTA 002 partie 2, à
l’exception du critère relatif à la corrosion filiforme.
Cependant compte tenu de l’expérience acquise sur
les profilés thermolaqués poudre polyester
d’épaisseur supérieure ou égale à 60 micromètres,

————
1. Nouveau référentiel à paraître en 2004.

7
de l’étude (1) ayant servie de base à l’établissement couches ou émaillage (sérigraphie) soient
du label QUALIMARINE, les profilés en alliage positionnés en face externe.
d’aluminium AW 6060 et AW 6063 « qualité Il y a lieu de s’assurer que les vitrages feuilletés sont
bâtiment » sous labels QUALICOAT et aptes à l’emploi en VEC.
QUALIMARINE sont acceptés comme support de
collage sans restriction.
2.2.3.3 Vitrages isolants
2.2.2.2 Profilés en acier inoxydable Les vitrages isolants doivent être conformes à la
norme pr EN 1279 et aux spécifications du Guide
Les nuances d’acier inoxydable, selon la norme EOTA 002. c'est-à-dire que le mastic de scellement
NF EN 10 088-2 sont les suivantes : lorsqu’il a un rôle structural doit répondre aux mêmes
− acier austénitique au chrome nickel X5 Cr Ni spécifications que le mastic de collage sur support
18-10, verre uniquement. La plage de collage du vitrage
− aciers inoxydables au chrome nickel molybdène isolant doit respecter les prescriptions du
X2 Cr Ni Mo 17-12-2 et X5 Cr Ni Mo 17-12-2. paragraphe 2.2.3.1 ci-dessus.
Afin de maintenir un niveau de qualité équivalent à
celui exigé jusqu’à présent par le marché, une
2.2.3 Produits verriers certification de produit (Inspection initiale, visite de
suivi, prélèvement en usine) est demandée pour les
Chaque famille de vitrage doit être conforme aux
vitrages isolants.
spécifications du Guide EOTA 002.
Le label CEKAL extension V (3) permet de répondre à
cette spécification.
2.2.3.1 Vitrages monolithiques
Peuvent être utilisés : 2.2.3.4 Cas particuliers
− la glace conforme à la norme NF EN 572 parties 1
Les verres et glaces armés sont exclus de l'emploi
et 2,
en VEC.
− les verres trempés conformes à la norme
Lors de l’emploi de verre imprimé ou dépoli par
NF EN 12 150. Considérant les conséquences
sablage, le collage doit être effectué sur une plage
économiques et les délais de remplacement d’un
lisse.
vitrage VEC trempé, détruit par effet d’inclusion
ou faiblesse d’autres origines, il peut être prévu En cas d’utilisation de tels produits verriers, des
aux cahiers des charges de l’opération pour ces justifications expérimentales au cas par cas devront
vitrages un traitement spécial dit Heat Soak être effectuées afin de s’assurer de leurs
propre à éliminer au moins 90 % des produits caractéristiques mécaniques et il conviendra de
présentant ce risque (selon la norme respecter les prescriptions ci-après spécifiques au
XP P 78-280), verre dépoli par sablage :
− les verres durcis conformes à la norme − le dépolissage ne concerne pas la plage de
NF EN 1863-1 et -2, collage,
− la glace émaillée totalement ou partiellement (2) − le dépolissage est effectué avant traitement
conforme à la norme NF EN 12150, thermique si celui-ci est prévu.
− les verres à couche classés A, B et S conformes à
la norme NF EN 1096.
2.2.4 Autres composants
Les espaceurs, mastics d’étanchéité et fonds de
2.2.3.2 Vitrages feuilletés
joints devront être compatibles avec les matériaux
Peuvent être utilisés les vitrages feuilletés de sécurité situés à leur contact ou à proximité selon
(au sens de la norme EN 12543-2) réalisés à partir spécifications du Guide EOTA 002 (voir Annexe C du
de produits verriers estimés utilisables en présent document).
vitrages monolithiques conformes à la norme NF
Les cales d’assise doivent être en matériau
EN ISO 12543 et à condition que les éventuelles
imputrescible et de dureté adaptée conformément
aux prescriptions du DTU 39.
————
1. « Filiform corrosion formation on painted aluminium
extrusions » par J.H. NORDKLIEN, J. DEFRANCQ, W. ZÜST,
M. BENMAKEK et R. STUCKART – Materials and Corrosion 51,
473-480 (2000).
————
2. Sous réserve que les plages de collage soient uniformes (soit
vierges, soit émaillées en totalité). 3. Nouveau référentiel à paraître en 2004.

8
2.3 RÈGLES RELATIVES Tableau 1 - Valeurs caractéristiques des actions courantes

À LA SÉCURITÉ Action variable Valeur caractéristique


considérée
2.3.1 Stabilité – Dimensionnement Charge de neige : S Valeur selon la norme DTU
Dans l’attente des normes européennes applicables, NF P 06-006 (N84) modifiée 95
les règles de calcul définies ci-après s’appliquent. Charge de vent : W 1, 2 fois l'action du vent normal
selon la norme
2.3.1.1 Actions à considérer DTU NF P 06-002 (NV65)

Dans la suite du document, on aura recours à la


théorie des états limites : NB : n Dans le cas d'essais en soufflerie à couche
On distingue : limite turbulente, les valeurs
caractéristiques (W) découlent des
Les états limites de service (E.L.S.) résultats d'essais.
qui correspondent à l'apparition de flèches ou de
o L'action du vent normal est définie comme
déformations excessives affectant l'aspect ou
l'action résultante correspondant à la
l'exploitation normale de l'ouvrage. Pour la
pression dynamique de base affectée des
détermination des flèches et déformation des cadres
coefficients des règles NV65 (à savoir la
vitrés on se reportera à la norme XP P 28-004.
région, le coefficient de site k s , le
Les états limites ultimes (E.L.U.) coefficient de réduction δ pour les grandes
qH
associés à toute forme de ruine pouvant mettre en surfaces, la hauteur du bâtiment :
danger la sécurité des personnes. q 10
Pour ces états limites ultimes sont définies des l’effet de masque, les coefficients d’action
combinaisons des actions (poids propre, vent, locale extérieure c e et intérieure c i ).
neige, ...) sous lesquelles doivent être respectés les
critères associés à cet état limite (efforts, contrainte
maximale, etc.).
2.3.1.2 Dimensionnement des vitrages simples
Les actions sont considérées avec leur valeur au regard des charges climatiques
caractéristique correspondant à une probabilité
acceptée de ne pas être dépassée pendant une a) Exigences
certaine durée de référence, fonction de la durée de
• A l’état limite de service :
vie de l'ouvrage.
La flèche au centre du vitrage « f » ne doit pas
Les valeurs caractéristiques des actions envisagées
dépasser 1/60e de la plus petite dimension. Elle est
sont données ci-après :
déterminée à l’aide du coefficient α donné dans le
• Actions permanentes (poids du verre) tableau 2.
Poids du verre par m² de surface : • A l’état limite ultime :
G = e x 24,5 (N/m2)
La contrainte au centre d’un vitrage ne doit pas
où e est l'épaisseur nominale du verre en mm. dépasser les valeurs données dans le tableau 3, elle
• Actions variables est déterminée à l’aide du coefficient β donné dans
le tableau 2.
Dans la perspective de l'ENV 1991
EUROCODE 1, les valeurs caractéristiques des
actions courantes sont indiquées ci-après :

9
où σ est la contrainte caractéristique donnée dans
Tableau 2
le tableau 3.
Valeurs des coefficients α et β
pour ν = 0,22
α et β sont donnés dans le tableau 2.
pour un vitrage en appuis libres continus
sur 4 côtés
q s et q u sont les charges exprimées dans les
tableaux 4 à 7.
Rapport Flèches Contraintes
Long/larg. α β
(L / l) Cas des vitrages feuilletés
1 0,6444 0,267 L’épaisseur équivalente minimale du vitrage sera
1,1 0,7722 0,314 déterminée par application de la formule :
1,2 0,8958 0,358
1,3 1,0138 0,400
1,4 1,1236 0,438
αq s l 4
1,5 1,2250 0,473 e min = 3
1,6 1,3181 0,505 f
1,7 1,4014 0,533
1,8 1,4778 0,559
1,9
2,0
1,5458
1,6069
0,581
0,602
soit e min = 3 60 α q s l 3 .10 − 3
2,5 1,8236 0,673
3,0 1,9403 0,710
4,0 2,0333 0,740 La convenance d’une composition d’un feuilleté est
5,0 2,0560 0,748 vérifiée par les relations :
> 5,0 2,0653 0,750

e = 3 e 3 + e 3 + 0 ,2 (e + e ) 3
eq 1 2 1 2
Tableau 3
et e eq ≥ e
Type de verre Courte durée Longue durée (*) m in
(MPa) (MPa)
Trempé 50 50
Durci 35 20 Nota : Pour les vitrages feuilletés dont l’intercalaire
Recuit 20 10
n’est pas en PVB, l’expression de l’épaisseur
Emaillé trempé 35 25
Emaillé durci 20 10 équivalente est donnée dans les Avis Techniques.

(*) Applicable uniquement aux combinaisons poids propre et et par la détermination des contraintes dans chaque
charges de neige des vitrages d’inclinaison inférieure ou égale à
60° par rapport à l’horizontale. composant selon les formules ci-après

e  (e + e ) 2 
σ1 = β q u l 2 1 1+ 1 2 
b) Méthode de calcul e 3eq  15 e12 

Cas des vitrages simples monolithiques :
L’épaisseur minimale d’un vitrage sera la plus grande e 2  (e1 +e 2 ) 2 

σ 2 = βq u l 2 1+
e 3eq  
des valeurs obtenues par application des formules
15e 22 
ci-après :

α qs l 4 σ1 et σ 2 devant être inférieures aux contraintes


e min = 3
f caractéristiques données dans le tableau 3.
soit
α et β sont donnés dans le tableau 2.
e min = 3 60 α q s l 3 .10 −3
q s et q u sont les charges exprimées dans les
tableaux 4 à 7.
βq u l 2
e min =
σ

10
Cas des vitrages feuilletés comportant plus de deux les σj devant être inférieures aux contraintes
composants
caractéristiques données dans le tableau 3.
Dans le cas des vitrages feuilletés avec intercalaire
PVB comportant n composants (n > 2) ayant chacun c) Combinaisons de charges
une épaisseur minimale de fabrication e1, e2, ei, en, La charge qs à prendre en compte à l’état limite de
on définit de la même manière : service correspond au cas le plus défavorable des
combinaisons d'action ci-après.
• l’épaisseur équivalente :

Tableau 4 - Cas des parois verticales


3
 n 
( )
n (inclinées au plus de 5° par rapport à la verticale)
e eq = 3 ∑ e 3i + 0,2  ∑ e i 
i= 1
 i =1  Combinaison Charge
 
(actions perpendiculaires
au plan des vitrages)
• la flèche au centre du vitrage :
Vent q s = W/1,2 (*)
αq s l 4 10 −3 l . 10 −3 (*) Nota : Le coefficient 1,2 conventionnel est destiné à
f = avec f ≤ compenser l’écart entre les charges caractéristiques et la charge
e 3eq 60 de vent normal. Dans ce cas, d’après le tableau 1 qs = vent
normal.

• la contrainte dans chaque composant :

  n 
2 
  ∑ ei  
e j   i =1 
 


σ j = βq u l 2 1+
e 3eq  15 e 2j 
 
 
 

Tableau 5 - Cas des parois inclinées (inclinées de plus de 5° par rapport à la verticale

Combinaisons Charge
(actions perpendiculaires
au plan des vitrages)

Poids propre + neige q s = G .cos θ + S . cos 2 θ


Poids propre + vent
- action descendante q s = G.cos θ + W/1,2 (*)
- action ascendante q s = G.cos θ - W/1,2 (*)

 W
Poids propre + neige + vent q s = G . cos θ + 0,9  S .cos 2 θ + 
 1,2 
(*) Nota : Le coefficient 1,2 conventionnel est destiné à compenser l’écart entre les charges caractéristiques et la charge de vent normal.
θ étant l'inclinaison du vitrage par rapport à l'horizontale.

11
La charge q u à prendre en compte à l’état limite
ultime correspond au cas le plus défavorable des
combinaisons d’action ci-après et tenant compte de
la durée de ces actions.

Tableau 6 - Cas des parois verticales


(inclinées au plus de 5° par rapport à la verticale)

Combinaison Charge
Actions
perpendiculaires au Vent q u = 1,5.W
plan des vitrages

Tableau 7 - Cas des parois inclinées (inclinées de plus de 5° par rapport à la verticale

Combinaison Charge

Poids propre + neige q u = 1,35 G .cos θ + 1,5 S cos 2 θ


Poids propre + vent :
Actions perpendiculaires - action descendante q u = 1,35.G.cos θ + 1,5.W
au plan des vitrages
- action ascendante q u = G.cos θ - 1,5.W

Poids propre + neige + vent (


q u = 1,35 G . cos θ + S . cos 2 θ + W )
θ étant l'inclinaison du vitrage par rapport à l'horizontale.

2.3.1.3 Dimensionnement des vitrages isolants dimensionnement de l’épaisseur totale du vitrage et


au regard des charges climatiques (vent, neige) des épaisseurs individuelles de ses composants.
et du poids propre Pour ce faire, les formules simplifiées ci-après
pourront être utilisées :
a) Exigences
L.l.qu
• A l’état limite de service : Pour L / l ≤ 3 eT min = 1,5
72
La flèche au centre du vitrage ne doit pas dépasser
1/60e de la plus petite dimension.
et eT = e1 + e 2 ≥ eT m in
• A l’état limite ultime :
La contrainte au centre d’un vitrage ne doit pas 1,5.l
dépasser les valeurs données dans le tableau 3. Pour L / l > 3 eT min = qu
4,9
b) Méthode de calcul où la charge qu est définie dans les tableaux 6 et 7.
Si les compositions verrières ne sont pas
pré-définies, la première étape consiste en un pré-

e1 e2 e1 e21 e22 e11 e12 e2 e11 e12 e21 e22

e2eq e1eq e1eq e2eq

Convention de repérage des composants verriers

12
La deuxième étape consiste en la satisfaction aux
2 exigences énoncées plus haut à savoir :
1 Critère de déformation à l’ELS où dans ce cas :

Tableau 8 - Calcul des flèches

Vitrage Extérieur Intérieur


Monolithique α.q1s l 4 α q 2s l 4
f1 = f2 =
e13 e32

Feuilleté α.q1s l 4 αq 2s l 4
f1 = f2 =
e13eq e32eq

Les charges q1s et q2s sont exprimées tableau 10 et tableau 11.

2 Critère de résistance à l’ELU où dans ce cas :

Tableau 9 - Calcul des contraintes

Vitrage Extérieur Intérieur


Monolithique βq1u l 2 βq 2 u l 2
σ1 = σ2 =
e12 e 22

Feuilleté
e11  (e11 +e12 ) 2  e 21  (e 21 + e 22 ) 2 

σ11 =βq1u l 2 1+ σ 21 = β q 2u l 2 1+
e13eq  2
15e11 
 e 32eq  15 e 221 

e12  (e11 +e12 ) 2  e 22  (e 21 + e 22 ) 2 


σ12 =βq1u l 2 1+ σ 22 = β q 2u l 2 1+ 
e13eq  2
15e12 
 e 32eq  15 e 222 

Les charges q1u et q2u sont exprimées tableau 12 et tableau 13.

c) Combinaisons de charges
La charge q s à prendre en compte à l’état limite de service correspond au cas le plus défavorable des
combinaisons d'action ci-après.

Tableau 10 - Cas des parois verticales (inclinées au plus de 5° par rapport à la verticale)

Combinaison Charge sur vitrage extérieur Charge sur vitrage intérieur

Vent W  δ. ε. γ . ϕ  W
q1s = . 1-  q 2s = . δ. ε. γ . ϕ
1,2 (*)  2  2,4

(*) Nota : Le coefficient 1,2 conventionnel est destiné à compenser l'écart entre les charges caractéristiques et la charge de vent
normal.

13
Tableau 11 - Cas des parois inclinées (inclinées de plus de 5° par rapport à la verticale

Combinaisons Charge sur vitrage extérieur Charge sur vitrage intérieur


Poids propre q 1s = G 1 . cos θ + S . cos 2 θ − q 2 s = G 2 . cos θ +
+ neige
1
1
2
( )
S . cos 2 θ + (G 1 − G 2 ) cos θ . δ. ε. γ . ϕ
2
( )
S . cos 2 θ + (G 1 − G 2 ) cos θ . δ. ε. γ . ϕ

Poids propre
+ vent W
q1s = G1 .cos θ + − W 1 
1,2 q 2s = G 2 . cos θ +  + (G 1 − G 2 ). cos θ. δ. ε. γ. ϕ
 2,4 2 
- action W 1 
descendante  + (G1 − G2 ).cos θ . δ. ε. γ . ϕ
 2,4 2 
1 W
- action q1s = G1 .cos θ −
W
− q 2s = G 2 . cos θ +  (G 1 − G 2 ). cos θ − . δ. ε. γ. ϕ
ascendante 1,2 2 2,4 

1 W
 (G1 − G2 ).cos θ −  . δ. ε. γ . ϕ
2 2,4 
Poids propre  W q 2 s = G 2 . cos θ +
+ neige q 1s = G 1 .cos θ + 0,9  S . cos 2 θ + −
 1,2    W 1 
 + (G 1 − G 2 ). cos θ . δ. ε. γ . ϕ
+ vent
 0,45.  S . cos θ +
2

  W 1    1,2  2 
 0,45.  S . cos θ +  + (G 1 − G 2 ).cos θ . δ. ε. γ . ϕ
2

  1,2  2 

θ étant l'inclinaison du vitrage par rapport à l'horizontale.

La charge qu à prendre en compte à l’état limite ultime correspond au cas le plus défavorable des
combinaisons d’action ci-après et tenant compte de la durée de ces actions.

Tableau 12 - Cas des parois verticales (inclinées au plus de 5° par rapport à la verticale)

Combinaison Charge sur vitrage extérieur Charge sur vitrage intérieur


Vent
 δ.ε.γ.ϕ 
q1u = 1,5 W. 1 −  q 2 u = 3 / 4.W.δ.ε.γ.ϕ
 2 

14
Tableau 13 - Cas des parois inclinées (inclinées de plus de 5° par rapport à la verticale)

Combinaison Charge sur le vitrage extérieur Charge sur le vitrage intérieur

Poids propre
(
q 1u = 1,35. G 1 cos θ + 1,5 S cos 2 θ − ) q 2 u = 1,35. G 2 . cos θ +
1
+ neige 1 (
1,35. (G 1 − G 2 ) + 1,5 S cos θ) cos θ. δ. ε. γ . ϕ
2
(
1,35 (G 1 − G 2 ) + 1,5 S cos θ) cos θ . δ. ε. γ . ϕ 2

Poids propre
+ vent : q 1u = 1,35. G 1 . cos θ + 1,5. W − q 2u =1,35.G 2 .cosθ +
- action
1
descendante
2
(
1,5. W + 1,35. (G 1 − G 2 ) cos θ). δ. ε. γ . ϕ 1
(1,5.W + 1,35.(G1 − G 2 )cosθ).δ.ε.γ.ϕ
2
q 1u = G 1 . cos θ − 1,5. W −
- action
q 2u = G 2 .cosθ −
1
(
(G 1 − G 2 ) cos θ − 1,5. W ). δ. ε. γ . ϕ
ascendante
2 1
((G1 − G 2 )cosθ − 1,5.W ).δ.ε.γ.ϕ
2

Poids propre
(
q 1u = 1,35 G 1 cos θ + S cos 2 θ + W − ) q 2u = 1,35. G 2 cos θ +

+ neige + vent 1,35


[( ) ]
G 1 − G 2 cos θ + S cos 2 θ + W . δ. ε. γ . ϕ
1,35 
2  1
( )
G − G 2 cos θ + S. cos 2 θ + W  δ. ε. γ . ϕ

2
θ étant l'inclinaison du vitrage par rapport à l'horizontale.

Dans les tableaux précédents, les coefficients δ, ε, γ Ces coefficients sont donnés dans les tableaux ci-
et ϕ permettant de calculer la variation de pression après.
dans la lame d’air, sont fonction de l’épaisseur des La méthode générale de détermination de la variation
verres, de l’épaisseur de la lame d’air, du rapport de pression dans la lame d’air est donnée en
L / l et de la rigidité du verre extérieur. annexe B.

Tableau 14 - Coefficient δ - Influence de l’épaisseur des verres


Verre 4 5 6 44-2 55-2 8 66-2 10 12 88-2 15 10.
extérieur 10-2
4 1 1,323 1,543 1,608 1,773 1,778 1,859 1,880 1,929 1,937 1,963 1,967
5 0,677 1 1,267 1,354 1,599 1,608 1,743 1,778 1,865 1,880 1,929 1,936
6 0,457 0,733 1 1,097 1,396 1,407 1,593 1,645 1,778 1,801 1,880 1,891
44-2 0,392 0,646 0,903 1 1,311 1,323 1,527 1,585 1,737 1,764 1,856 1,870
55-2 0,227 0,401 0,604 0,689 1 1,013 1,259 1,335 1,552 1,594 1,743 1,766
8 0,222 0,392 0,593 0,677 0,987 1 1,246 1,323 1,543 1,585 1,737 1,760
66-2 0,141 0,257 0,407 0,473 0,741 0,754 1 1,083 1,342 1,396 1,599 1,632
10 0,120 0,222 0,355 0,415 0,665 0,677 0,917 1 1,267 1,324 1,543 1,580
12 0,071 0,135 0,222 0,263 0,448 0,457 0,658 0,733 1 1,062 1,323 1,370
88-2 0,063 0,120 0,199 0,236 0,406 0,415 0,604 0,676 0,938 1 1,266 1,315
15 0,037 0,071 0,120 0,144 0,257 0,263 0,401 0,457 0,677 0,734 1 1,054
10.10-2 0,033 0,064 0,109 0,130 0,234 0,240 0,368 0,420 0,630 0,685 0,946 1

15
Tableau 15 - Coefficient ε - Influence du rapport L / l

Rapport L / l
l 1 1.2 1.4 1.6 1.8 2 2.5 3 >3
0.6 0.822 0.864 0.890 0.906 0.916 0.922 0.934 0.940 1
0.7 0.898 0.924 0.940 0.948 0.954 0.958 0.964 0.968 1
0.8 0.938 0.956 0.964 0.970 0.974 0.976 0.980 0.982 1
0.9 0.962 0.972 0.978 0.982 0.984 0.986 0.988 0.988 1
1 0.976 0.982 0.986 0.988 0.990 0.990 0.992 0.994 1
1.2 0.984 0.988 0.990 0.994 0.996 0.996 0.996 0.998 1
1.4 0.994 0.996 0.998 0.998 0.998 0.998 0.998 1 1
≥ 1.6 1 1 1 1 1 1 1 1 1

Tableau 16 - Coefficient γ - Influence de l’épaisseur de la lame d’air


Épaisseur de la lame d’air
l 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
0.6 1 0.944 0.893 0.847 0.808 0.769 0.735 0.705 0.676 0.650
0.7 1 0.966 0.935 0.906 0.877 0.853 0.828 0.806 0.784 0.764
0.8 1 0.981 0.962 0.942 0.923 0.906 0.889 0.874 0.859 0.844
0.9 1 0.987 0.975 0.962 0.950 0.937 0.927 0.915 0.904 0.894
1 1 0.990 0.981 0.973 0.965 0.957 0.951 0.943 0.934 0.926
1.2 1 0.996 0.992 0.988 0.984 0.980 0.976 0.972 0.968 0.966
1.4 1 0.998 0.996 0.994 0.992 0.990 0.988 0.986 0.982 0.980
1.6 1 0.999 0.995 0.994 0.990 0.992 0.992 0.990 0.988 0.988
1.8 1 1 1 0.996 0.996 0.995 0.995 0.994 0.994 0.994
2 1 1 1 1 1 0.996 0.996 0.996 0.996 0.994
>2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

Tableau 17 - Coefficient ϕ - Influence de la rigidité du verre extérieur


Verre extérieur
l ≤6 44-2 55-2 8 66-2 10 12 88-2 15 10.10.2
0.6 1 1 0.907 0.948 0.812 0.785 0.603 0.58 0.409 0.389
0.7 1 1 0.939 0.965 0.875 0.853 0.702 0.676 0.508 0.482
0.8 1 1 0.961 0.977 0.916 0.902 0.784 0.761 0.61 0.586
0.9 1 1 0.974 0.985 0.943 0.934 0.845 0.829 0.703 0.679
1 1 1 0.986 0.992 0.962 0.95 0.889 0.876 0.776 0.757
1.2 1 1 0.992 1.006 0.98 0.976 0.943 0.935 0.874 0.859
1.4 1 1 0.996 0.998 0.99 0.986 0.968 0.963 0.928 0.919
1.6 1 1 1 1 0.995 0.993 0.98 0.978 0.957 0.949
1.8 1 1 1 1 0.998 0.997 0.989 0.988 0.972 0.968
2 1 1 1 1 1 0.998 0.992 0.99 0.98 0.976
>2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

16
2.3.1.4 Dimensionnement des produits verriers − Résistances superficielles intérieures et
de vitrages isolants au regard extérieures :
des variations de pression interne
60 ° < θ ≤ 90 ° θ ≤ 60 °
La vérification de la convenance d’une composition
verrière d’un vitrage isolant au regard des effets des Rsi
0,13 0,10
variations de pression interne est à la charge du 2
m .K/W
producteur du vitrage.
Rse
Pour permettre cette vérification, le façadier doit 2 0,04 0,04
m .K/W
fournir les éléments d’information ci-après au
θ : étant l’inclinaison du vitrage par rapport à l’horizontale.
fabricant de vitrage :
− localisation géographique et altitude de l’ouvrage,
− orientation de la paroi, Les valeurs des contraintes dans les produits
− inclinaison de la paroi par rapport à l’horizontale, verriers, déterminées selon la méthode définie en
annexe B, ne devront pas être supérieures aux
− rayonnement solaire maximal, valeurs figurant dans le tableau 3.
− température extérieure maximale en été,
− température intérieure maximale en été (tenant 2.3.1.5 Dimensionnement des cordons
compte du gradient thermique résultant des
de mastic de collage
stratifications en sous face de verrière).
− température extérieure minimale en hiver, hmc
− température intérieure minimale en hiver,
− absence ou présence de store intérieur.

Dans ce dernier cas, les informations emc


complémentaires ci-après sont nécessaires :
espaceur
− caractéristiques énergétiques (réflexion et
absorption) du store, mastic de collage
− distance du store par rapport au vitrage,
Figure 4
− absence ou présence de jeux latéraux et leurs
dimensions.
En l’absence des éléments d’information concernant
Le cordon de mastic est défini par sa hauteur
la situation et l’exposition des vitrages, la vérification
« h m c » et son épaisseur « e m c ».
est faite sur la base des données conventionnelles
ci-après :
Détermination de la hauteur h m c par application
− température extérieure : 35 °C,
de la formule ci-après :
− température intérieure : 25 °C dans le cas
général
ηl q u
40 °C dans le cas des h mc =
1000 σ des
verrières dont l’angle
par rapport à
l’horizontale est θ ≤ 30° où
− rayonnement solaire : 750 W/m2 pour les qu = 1,5 W pour les parois verticales
parois verticales
(dépression).
900 W/m2 pour les
parois inclinées, qu = 1,5 W – Gcos θ pour les parois inclinées
(dépression).
− température de
fabrication : 15 °C, l = plus petite dimension du vitrage en m.
− différence d’altitude σ des = contrainte admissible en traction.
entre le lieu de
fabrication et le lieu de η = coefficient de forme pris égal à 0,50.
mise en œuvre : 300 m.
La hauteur « h m c » ne doit pas être inférieure à
6 mm.

17
Détermination de l’épaisseur « e m c » : θ c : température en œuvre du cadre support de
L’épaisseur minimale des cordons de mastic de collage (°C)
collage est de 6 mm et e m c ≤ h m c .
θ f : température de fabrication (°C)
Cette épaisseur « e m c » doit être telle que sous l’effet
H : hauteur du vitrage (m)
des mouvements différentiels entre vitrage et cadre
support, résultant des variations de température L : largeur du vitrage (m).
prévisibles, les contraintes de cisaillement dans le
mastic ne dépassent pas un seuil acceptable. En l’absence de justification particulière des
températures atteintes au soleil par les verres et les
L’épaisseur minimale nécessaire par application de profilés de cadre, les calculs seront effectués en
la formule : utilisant les valeurs conventionnelles ci-après :

E mc ∆d − température du verre ( θ v ) : 80 °C
emc =
3 Γdes
− température du cadre ( θ c ) : 55 °C

dans laquelle ∆d est l’expression des déplacements − température de fabrication ( θ f ) : 20 °C


différentiels dans les angles entre vitrage et cadre
support.
Commentaire 3
Ces valeurs de température sont conventionnelles. Il
∆d = ∆d 2H + ∆d L2 conviendra de vérifier par ailleurs que les températures
atteintes dans les différents composants du système ne
dépassent pas les valeurs couramment admises (par
avec : exemple dans le mastic de scellement des vitrages
isolants, dans le cordon de mastic de collage, ...).
• pour la détermination de ∆d H l’une des formules
ci-après :
- vitrages calés :
2.3.1.6 Dimensionnement du cordon de mastic
(
∆d H = H ⋅ 10 3 α v θ v − θ f − α c θ c − θ f ) ( ) de scellement des vitrages isolants

L’effort maximal admissible par unité de longueur,


- vitrages simples monolithiques non calés : résultant des effets du vent en dépression à l’état
limite de service, sur le cordon de mastic de

( )
3
H .10
( )
scellement est limité à 650 N/m (0,65 daN/cm) de
∆d H = . α v θv − θf − α c θc − θf longueur de joint quelle que soit la hauteur du cordon
2 de mastic et sa géométrie.
• pour la détermination de ∆d L la formule ci-
après :
Commentaire 4
Cette exigence résulte :
3
∆d L =
L .10
2
( )
. α v θv − θf − α c θc − θf ( ) − d’une étude du CSTB sur la répartition des contraintes
dans les cordons de mastic de scellement, de diverses
sections, montrant l’absence d’influence de la hauteur
du cordon de mastic sur l’amplitude des contraintes
formules dans lesquelles : maximales qui lui sont imposées,
− de la nécessaire limitation des déplacements relatifs
entre vitrages et profilé espaceur en vue d’assurer
α v : coefficient de dilatation linéaire du verre l’intégrité de la première barrière d’étanchéité en mastic
butyl et par là même, la durabilité des vitrages,
K −1 )
-6
(9.10
− de la corrélation qui peut être faite entre le
α c : coefficient de dilatation linéaire du cadre comportement de vitrages, comportant le même
système de scellement, soumis aux effets de variation
K −1 ;
-6 de pression interne lors des essais de résistance à la
(aluminium : 24.10
pénétration de l’humidité ou soumis aux effets du vent.
acier inoxydable 12.10-6 K −1 )

θ : température en œuvre du verre (°C)


v

18
Cette vérification est à effectuer dans les cas
3m
suivants :
x2
− Vitrages isolants à bords alignés (bordés ou non
bordés).
1,50 m
− Vitrages isolants à bords décalés avec collage sur x2
1m
le composant intérieur. x1
x1
La hauteur de ce cordon de mastic respectera les AEA AEA
conditions ci-après : Cas du VEC bordé Cas du VEC non bordé
Figure 5
h sc ≥ 6 mm

β l qu En paroi inclinée sur l’intérieur (verrière), la mise en


h sc ≥ place de dispositifs de retenue n’est pas obligatoire
2000 σ des (*)
lorsque la composante normale à la paroi du poids
des verres (G cos θ ) est supérieure ou égale à la
β représente la partie de la charge due au vent charge de vent ascendante pondérée (1,5 W), soit
appliquée au composant extérieur du vitrage. G cos θ ≥ 1,5 W ( θ étant l’angle d’inclinaison par
rapport à l’horizontale) (cf. figure 6).
Si e1 ≤ e2 β = 1/ 2
Si e1 > e2 β =1
1,5.W
Pour les vitrages feuilletés e1 et e2 sont à considérer
en tant qu’épaisseurs équivalentes.

θ G.cosθ
2.3.2 Sécurité des usagers G

2.3.2.1 Dispositifs de retenue θ


Les dispositions de fabrication et de contrôle interne Figure 6
(cf. § 3.4) réunies lors de la réalisation du collage
permettent de considérer le risque de défaillance de Les dispositions habituellement utilisées sont de
la liaison verre-support comme suffisamment faible deux types :
mais ne permettent pas de l’exclure totalement.
− les pattes de retenue disposées sur le cadre à la
En conséquence, il convient de prévoir des périphérie du vitrage,
dispositifs propres à maintenir un vitrage décollé ou
à en provoquer la fragmentation en petits éléments − les dispositifs traversants les verres trempés et
(verre trempé) ce qui limitera le risque de blessure dits « de fragmentation ».
grave.
Quel que soit le type adopté, ces dispositifs ne
Les exceptions à cette exigence sont les suivantes : doivent créer ni contrainte localisée dans les produits
• En VEC bordé, la mise en place de dispositifs de verriers, ni entrave à l’expression des mouvements
retenue n’est pas obligatoire lorsque, par rapport différentiels.
à l’AEA (AEA = aire extérieure d’activité selon la
définition de la norme P08-302), la traverse basse a) Pattes de retenue
du cadre vitré est située à une distance x 1 ≤ 1 m Dans le cas des pattes de retenue, il conviendra
et la traverse haute est située à une distance donc de prévoir des jeux suffisants entre vitrage et
x 2 ≤ 3 m (cf. figure 5). élément métallique pour éviter tout contact entre ces
composants tenant compte d’une part des tolérances
• En VEC non bordé, la mise en place de dispositifs dimensionnelles du vitrage, du cordon de mastic de
de retenue n’est pas obligatoire lorsque la collage et d’autre part des déformations des vitrages
traverse haute est située à une distance distance ou de la variation d’épaisseur du mastic de collage
x 2 ≤ 1,50 m par rapport à l’AEA (cf. figure n° 5). sous les effets du vent.
Un jeu nominal minimum de 3 mm est recommandé.
————
(*) Dans ce cas σdes est la contrainte de traction admissible du La hauteur du recouvrement des pattes de retenue
mastic de scellement déterminée suite aux essais définies sur le verre doit être telle que, compte tenu des
§ 5.1.4.1 et 5.1.4.2 du guide EOTA 2. tolérances dimensionnelles sur le verre et le cadre,

19
une valeur minimale de 5 mm soit conservée en serreur et les profilés d’étanchéité associés
œuvre. constituent dispositifs de sécurité.
Cette valeur peut être insuffisante si les dispositifs de La limitation d’emploi sous vent normal est alors
retenue doivent participer à la sécurité aux chutes donnée par la résistance en dépression du vitrage
des personnes (cf. § 2.3.2.2.). simplement mis en œuvre dans son cadre en
Les pattes de retenue doivent être solidarisées l’absence de collage VEC et de mastic d’étanchéité
périphérique (dans la feuillure ne sont conservées
mécaniquement (vis, rivets, etc.) aux éléments de
cadre. que les cales d’assise et le profilé fond de joint
périphérique).
b) Les dispositifs traversants
Ce type de dispositif n’est applicable qu’aux vitrages 2.3.2.2 Sécurité aux chutes des personnes
monolithiques trempés : En présence d’un garde corps répondant aux
− soit simples, spécifications des normes NF P 01-012 et NF
P 01-013, il n’y a pas d’exigence particulière.
− soit composants extérieurs de vitrages isolants à
bords décalés. Lorsque les vitrages doivent participer à la sécurité
des personnes vis-à-vis du risque de chute, les
Afin de conserver une possibilité de mouvement
exigences applicables sont définies comme suit :
différentiel entre vitrage et cadre support et pour des
raisons pratiques d’implantation de ces dispositifs − la composition du vitrage doit être conforme aux
traversants sur le cadre, on se limite à un dispositif prescriptions du DTU 39, avec des composants en
par vitrage lequel est situé à mi-largeur : verre feuilleté défini au paragraphe 2.2.3.2,
− de la rive supérieure lorsque le VEC est non − en présence d’une protection résiduelle au sens
bordé et non calé, de la norme NF P 01-012, la façade à l’état neuf
− de la rive supérieure ou de la rive inférieure doit résister au choc selon les modalités d’essais
lorsque le VEC est calé. de la norme P 08-302. Les dispositifs de sécurité
ne servent qu’à retenir le vitrage en cas de
Un matériau résiliant doit être interposé entre défaillance éventuelle du collage,
l’élément métallique traversant le verre et ce dernier.
Ce matériau doit également permettre d’assurer − en l’absence de protection résiduelle, la façade
l’étanchéité à l’eau au droit de ce percement. VEC doit résister au choc selon les modalités
d’essai de la norme P 08-302 à l’état neuf ainsi
Ce type de dispositif ne peut pas participer à la qu’au choc M50/600 J avec le vitrage entièrement
sécurité aux chutes des personnes (cf. § 2.3.2.2). décollé et maintenu par les seuls dispositifs de
sécurité.
c) Cas particulier des vitrages isolants à bords
décalés
2.3.2.3 Cas des parois inclinées
Des dispositifs complémentaires de maintien du
verre intérieur sont à mettre en place si : Les prescriptions du DTU 39 – Amendement A2
(norme NF P 78-201 – 1/A2), relatives au choix des
− le dispositif de retenue est du type traversant sur vitrages en paroi inclinée, seront respectées.
le verre extérieur,
− le dispositif est du type patte de retenue, le 2.3.2.4 Vitrages à bords libres
collage étant situé sur le verre extérieur, ce verre
étant trempé. Les chants accessibles des vitrages adjacents à des
ouvertures ou à un passage ainsi que les vitrages de
Ces dispositifs complémentaires ne doivent induire vantaux ouvrants ne doivent présenter ni arête vive,
aucune action parasite sur le mastic de collage, sur ni état de surface susceptible de causer des
le scellement des vitrages ou sur les composants blessures.
verriers en l’absence de défaillance du collage.
Les vitrages isolants comportant les adaptations
nécessaires à la mise en place de ces dispositifs 2.3.3 Sécurité en cas d’incendie
dans le système de scellement périphérique sont du Elle n’est pas mise en cause par l’application du
ressort de la procédure d’Avis Technique ou d’ATEx. principe de fixation des vitrages par collage.
d) Cas particulier des ouvrants cachés La convenance du point de vue de la sécurité en cas
d’incendie d’une façade VEC doit être appréciée
Dans le cas de cadres ouvrants sur l’intérieur dans les mêmes conditions que pour une façade
(française, OB) réalisés selon la technique du VEC légère dans laquelle la fixation des vitrages de même
bordé, et insérés dans une ossature de type grille, il nature est traditionnelle. Elle doit être examinée, cas
est possible de considérer que le profilé couvre-joint par cas, en fonction des divers règlements

20
concernant l’habitation, les établissements recevant
Commentaire 6
du public, les immeubles de grande hauteur, etc.
Il peut être envisagé par la maîtrise d’ouvrage, dans le
Si des performances de réaction et/ou de résistance cadre de la maintenance, pour limiter les délais de
au feu sont requises, l’évaluation devra être effectuée remplacement, de prévoir le stockage de cadres vitrés ou
selon le référentiel défini dans la norme NF de vitrages surtout lorsque ceux-ci correspondent à des
EN 13501. fabrications particulières (sérigraphie, dépoli, couches
spéciales, etc.).

2.3.4 Sécurité en cas de séisme


On se référera, comme pour les façades légères 2.4.2 Dispositions spécifiques
traditionnelles, aux règles PS92. au collage
Pour permettre le remplissage complet de la gorge
2.3.5 Sécurité des intervenants d’accueil du mastic de collage, sans inclusion de
bulles d’air ou création d’autre défaut susceptible de
Les chants accessibles des vitrages pendant les nuire à son comportement ultérieur, la hauteur du
opérations d’entretien ou de maintenance ne doivent cordon de mastic respectera les limites ci-après :
présenter ni arête vive ni état de surface susceptible
de causer des blessures. h m c ≤ 3e avec
Les textes réglementaires relatifs à la sécurité des h m c ≤ 20 mm pour les mastics mono-composants.
travailleurs intervenant sur les toitures sont donnés
en Annexe D. Dans le cas d’un collage dit « en L », la distance
« d » entre le chant du vitrage et l’aile du profilé
En l’absence de dispositions permanentes et
constituant fond de feuillure, doit être au minimum de
collectives contre les risques de chute, les parois
6 mm pour permettre le passage de la buse
inclinées en VEC seront intrinsèquement résistantes.
d’extrusion du mastic de collage. On se reportera par
Dans ce cas, il conviendra de vérifier que les
ailleurs au § 2.5.1.4 « Cas du collage en L ».
vitrages résistent, compte tenu de leur mise en
œuvre, au choc de grand corps mou M50 d’énergie
1200 J (cf. Brochure INRS ED 718 et note
d’information n° 4 du Groupe Spécialisé n° 2 – Cahier
du CSTB n° 3228). collage
La circulation des intervenants directement sur les
vitrages sans élément de protection des produits
verriers et de répartition des charges est prohibée. hmc
d > 6 mm

Figure 7
2.4 RÈGLES RELATIVES
À LA FAISABILITÉ
2.4.3 Cas des vitrages en angles
2.4.1 Dispositions générales
Dans le cas des vitrages en angle à 90° sans profilé
La réalisation du collage en atelier est seule support vertical, les dispositions supplémentaires
envisageable pour permettre de maîtriser les suivantes sont applicables :
conditions de température, hygrométrie, d’absence
de poussière, de contrôle des appareillages ou outils La mise en œuvre et le collage des vitrages sont
de production, du stockage, ... aptes à assurer réalisés en atelier, dans un châssis formant dièdre
l’obtention des caractéristiques et performances lui-même assemblé en atelier.
attendues. La mise en œuvre des vitrages peut être réalisée sur
Ceci implique qu’un cadre vitré accidenté puisse être les 3 autres côtés avec parcloses, soit en VEC avec
démonté isolement afin de permettre soit son dispositifs de sécurité.
remplacement par un élément neuf, soit son retour en La feuillure verticale, en angle doit permettre la
atelier pour procéder au remplacement de l’élément ventilation des scellements des vitrages isolants.
détérioré (cf. § 4.2.2 Réparation).
Les épaisseurs des vitrages doivent être de 6 mm
minimum.
Les vitrages sont calculés en appui sur 4 côtés.

21
Les mastics de scellement des vitrages sont calculés espaceurs et/ou profilés d’étanchéité préformés
selon le présent document. élastomères comprimés sont limitées au dixième de
Les formules de calcul des cordons de mastic de la contrainte admissible en traction (σdes).
collage VEC restent applicables ; ne sont pris en Dans le cas des vitrages simples monolithiques, il est
compte que les efforts de traction dans les mastics. possible de ne pas prévoir de calage si le mastic de
Le décalage entre le mastic de scellement et le collage le permet. Le rapport d’essai de fluage sous
mastic de collage ne peut être supérieur à 40 mm. cisaillement de longue durée et sous effort de
traction cyclique (§ 5.1.4.6.8 ETAG 002) indique alors
Dans le cas où les vitrages participent à la sécurité la contrainte de cisaillement admissible sous charge
aux chutes, l’essai de validation doit être réalisé sans permanente ( Γ∞ ). On vérifiera que cette contrainte
les collages VEC selon le § 2.3.2.2.
de cisaillement admissible n’est pas dépassée en
considérant que le poids des verres n’est supporté
que par les collages réalisés sur les montants des
cadres.

P 24,5.10 −3 × L × e
Γ∞ = =
210 3 hmc × H 2 × hmc

avec
P = poids du vitrage (N)
L = largeur du vitrage (m)
H = hauteur du vitrage (m)
Figure 8 - Coupe horizontale sur angle VEC e = épaisseur du vitrage (mm)
h mc = hauteur du mastic de collage (mm)

Tous les autres vitrages doivent être calés (cf.


2.5 RÈGLES RELATIVES § 2.5.2).
À LA DURABILITÉ
2.5.1.2 Limitation des risques de stagnation
2.5.1 Durabilité du mastic de collage d’humidité
Outre les dispositions de fabrication et de contrôles Les plans d’adhérence du mastic sur les verres ou
internes propres à assurer la constance de qualité et sur les plages métalliques peuvent être altérées par
précisées au § 3, les dispositions constructives ci- la présence prolongée d’humidité.
après doivent être respectées. Pour palier ces aléas les dispositions suivantes sont
requises :
2.5.1.1 Limitation des sollicitations
permanentes a) Cas du VEC non bordé

Sauf justification particulière précisée dans le • En traverse haute, la hauteur de la glace sera
Document d’Application, le mastic de collage ne inférieure d’au moins 1 mm (tolérances comprises) à
peut être soumis à des efforts de traction permanents celle du cadre et le mastic sera conformé en solin
résultant du poids des vitrages ce qui exclut la pour éviter toute stagnation d’eau.
réalisation de façades inclinées vers l’extérieur
(façades en surplomb).
Les contraintes de traction permanentes admissibles
sur le mastic de collage dues à la réaction de profilés

> 1 mm

Figure 9 Figure 10

22
• Dans le cas particulier de la présence d’un profilé b) Cas du VEC bordé
d’étanchéité complémentaire venant recouvrir le Dans ce cas, le collage est généralement réalisé par
mastic de collage, les dispositions suivantes sont l’intérieur du cadre et il conviendra de conformer le
applicables : cordon de mastic de collage en solin en traverse
- Essai préalable de compatibilité et d’adhérence basse comme précédemment.
(pelage).
- Dans le cas d’utilisation de mastic bi
C ollage
composant, le profilé périphérique est mis en
place avant lissage du mastic de collage de
manière à adhérer sur celui-ci.
- Dans le cas d’utilisation de mastic mono
composant, le cordon de mastic VEC est réalisé
avant mise en place du profilé périphérique. Figure 13
Après polymérisation du mastic, le profilé est
clippé sur la cadre et collé par un 2e cordon de
mastic, compatible avec le 1er. Dans le cas des vitrages feuilletés ou isolants, la
feuillure d’accueil doit être drainée (cf. § 2.5.2).

c) Cas du VEC à bords décalés


Outre les dispositions précédentes :
• Si le collage est réalisé sur le vitrage intérieur :
- le fond de joint du mastic d’étanchéité disposé
entre la glace extérieure et le cadre doit être du
type non-hygroscopique,
- le fond de joint et le mastic d’étanchéité doivent
être ponctuellement interrompus en traverse
Figure 11 basse pour drainage des eaux d’infiltration
accidentelle.
• Si le collage est réalisé sur le vitrage extérieur :
• En traverse basse on prévoira pour écarter les - la feuillure d’accueil doit être drainée,
eaux de condensation ou de nettoyage, et quel
- la garniture intérieure doit être étanche à la
que soit le type de vitrage (simple ou isolant) :
vapeur d’eau.
- soit un solin de mastic remontant sur au moins
10 cm le long des montants,
- soit un profilé élastomère faisant le même office. 2.5.1.3 Plages de collage
Les plages de collage ne doivent comporter aucune
discontinuité pouvant résulter par exemple :
− de l’association des profilés élémentaires pour
collage constituer la feuillure d’accueil,
− d’un collage intéressant à la fois le profilé
collage adaptateur et le profilé principal,
− de la pénétration dans le mastic d’un élément
ponctuel tel que support de cale d’assise ou
dispositif de retenue.
Le mastic de collage ne doit adhérer que sur ses
Figure 12
faces en regard correspondant aux plans du verre et
du cadre. Sauf justification particulière, l’adhérence
sur le profilé espaceur ne peut être admise.

23
collage collage collage

Figure 14
collage collage collage

L’aptitude à l’emploi du système doit être évaluée en mécanique verre-cadre et d’autre part, par
fonction de l’adéquation entre la géométrie des l’extérieur pour la partie assurant l’étanchéité
plages de collage et les performances de résistance (figure 15 - Cas n° 2).
à la déchirure du mastic. Cette disposition plus complexe du point de vue
La résistance résiduelle après déchirure doit être réalisation présente l’avantage d’éliminer les
supérieure à 50 % ou 75 % de la valeur initiale, selon risques de rupture non contrôlée du mastic
§ 6.1.4.6.4 du guide EOTA 002 Partie 1. pouvant résulter d’un nombre de plages
d’adhérence du collage supérieur à 2 dans le
cas n° 1 de la figure 15.
2.5.1.4 Cas du collage en « L »
Dans l’un et l’autre cas :
Collage Collage
− la hauteur de collage hmc prise en compte dans le
calcul est strictement limitée à la hauteur de
contact entre le mastic et la face du verre et la
plage métallique en regard.
− la largeur du joint entre le chant du vitrage et le
fond de feuillure sera au minimum de 6 mm pour
mise en place de la garniture d’étanchéité.
hmc hmc
Cette largeur de joint sera déterminée en considérant
les mouvements différentiels prévisibles entre verre
Cas n°1 Cas n°2 et cadre, le poids des vitrages, les caractéristiques
du mastic en traction, compression et cisaillement.
Figure 15

2.5.1.5 Action de la température


Dans le cas des vitrages simples monolithiques mis
La température maximale admissible pour les
en œuvre en VEC bordé, le mastic de collage peut
cordons de mastic de collage des cadres vitrés
constituer calage du vitrage et garniture d’étanchéité
soumis au rayonnement solaire est de 80 °C.
extérieure. Ceci implique en premier lieu que les
justifications d’aptitude du mastic à constituer calage
d’assise soient apportées. 2.5.1.6 Compatibilité chimique
Deux configurations sont possibles : On se reportera au § 2.5.3.
a) le mastic de collage remplit la gorge en « L »
formée par le verre et la feuillure d’accueil
(figure 15 - Cas n° 1). Dans ce cas, l’application
2.5.2 Durabilité des vitrages composés
du mastic est réalisée par l’extérieur du cadre. On entend par vitrages composés les vitrages
feuilletés et les vitrages isolants.
b) Un espaceur constituant fond de joint est
disposé dans l’angle de la feuillure du cadre. Le
mastic de collage est appliqué d’une part par
l’intérieur pour la partie assurant la liaison

24
2.5.2.1 Calage d’assise des vitrages composés pour que sous charge, la variation d’épaisseur soit
équivalente.
Les cales doivent être en matériau durable de dureté
au moins égale à 75° ± 5 Shore A et compatible avec
les matériaux ou produits située au contact ou à 2.5.2.2 Drainage
proximité (cf. § 2.5.3). Les feuillures d’accueil des vitrages feuilletés ou
Elles doivent intéresser tous les composants des isolants doivent être drainées en respectant les
vitrages et être dimensionnées et positionnées selon prescriptions du DTU 39 (NF P 78-201).
les règles définies dans le DTU 39. Les fonds de joints de garnitures d’étanchéité
Il est admis que le composant extérieur d’un vitrage doivent permettre l’aération du chant des vitrages
feuilleté ou d’un vitrage isolant ne soit calé que sur la feuilletés au voisinage de l’intercalaire et du système
moitié de son épaisseur à condition que : de scellement des vitrages isolants.
− la largeur d’appui effective du vitrage sur la cale Ces fonds de joint ne doivent pas constituer plan de
soit au moins égale à 3 mm. En VEC bordé pour capillarité pouvant provoquer des rétentions d’eau
permettre la réalisation d’une étanchéité prolongées.
périphérique d’au moins 3 mm, ceci implique une
épaisseur minimale de 6 mm pour le composant
verrier extérieur ;
− la longueur de la cale soit doublée pour tenir
compte de la contrainte de compression
résultante.

6 mm mini en VEC bordé 6 mm mini en VEC bordé

Figure 17

2.5.2.3 Limitation du risque de stagnation


Demi-épaisseur Demi-épaisseur d’humidité
3 mm minimum 3 mm minimum
Dans le cas des vitrages isolants mis en œuvre en
Figure 16 VEC non bordé, en traverse haute la hauteur de la
glace extérieure sera inférieure à celle de la glace
Dans le cas de VEC bordé, les cales ne doivent pas intérieure pour éviter la stagnation d’eau et le mastic
constituer d’entrave au fonctionnement correct du de scellement des vitrages sera formé en solin.
drainage.
> 1 mm
Dans le cas de VEC non bordé :
− les supports de cale d’assise doivent avoir une
rigidité suffisante pour que sous le poids des
verre, le déplacement relatif des deux
composants d’un vitrage isolant soit inférieur à
0,5 mm, Figure 18
− les cales devront être immobilisées par rapport à
leur support pour éviter tout déplacement (par La solution de protection du chant supérieur du
effet de reptation par exemple). vitrage par un profilé à lèvre recouvrant les verres est
à proscrire, en raison de la non efficacité au regard
Dans le cas des VEC à bords décalés, la faisabilité des risques d’infiltration d’eau et du risque de
du calage des deux composants implique une création d’un plan de capillarité.
extrême rigueur de positionnement des chants
d’appui des verres. Ceci implique une tolérance sur
le décalage des bords inférieure ou égale à 0,5 mm.
Pour remédier à cette difficulté, des solutions de
cales réglables sont envisageables.
Le Document d’Application apprécie la validité de la
solution proposée. Si les hauteurs de cales
intérieures et extérieures sont différentes, les
Figure 19
résistances à la compression doivent être adaptées

25
2.5.2.4 Limitation des efforts sur le système Sauf justification particulière, le décalage entre le
de scellement des vitrages isolants mastic de collage et le mastic de scellement est
limité à R = 40 mm.
Les efforts induits dans le système de scellement des
vitrages isolants sous les effets des variations de
pression interne résultant des variations de
température, des variations de pression
atmosphérique locale ou à des différences d’altitude
entre le lieu de fabrication et le lieu de mise en
œuvre, sont limités à 650 N/m (0,65 daN/cm) de
R
longueur de joint.
R
La vérification de l’adéquation d’une composition
verrière avec les dimensions du vitrage, l’épaisseur
de la lame d’air et les conditions thermiques
prévisibles en œuvre est à la charge de l’assembleur Figure 20
du vitrage isolant.
Il appartient aux entreprises de communiquer au
fournisseur les éléments nécessaires à cette 2.5.2.5 Limitation du risque de casse thermique
vérification comportant en particulier : Sauf justification particulière par note de calcul et
− l’altitude de mise en œuvre, pour les vitrages soumis au rayonnement solaire :
− l’orientation des vitrages, − tous les vitrages devant partie opaque doivent
être trempés ou durcis,
− l’inclinaison des vitrages,
− le composant extérieur d’un V.I. à bord décalé
− la température maximale extérieure en période doit être trempé ou durci si le décalage des bords
estivale, des verres est supérieur à 5 fois l’épaisseur de ce
− la température maximale des locaux, composant (cf. DTU n° 39 - Amendement A1 –
NF P 78-201 - 1/A1). Sauf justification spécifique,
− la présence éventuelle d’un store et ses
le décalage sera limité à L/10.
caractéristiques énergétiques.
Dans tous les autres cas, une étude particulière doit
En l’absence de ces données, la vérification sera
être réalisée pour apprécier la nécessité d’un
faite en considérant les valeurs forfaitaires données
traitement thermique des vitrages.
au § 2.3.1.4.
La méthode de calcul est donnée en annexe B.
Commentaire 7
Il est en outre rappelé que la température atteinte en
L’attention est particulièrement attirée sur le fait que la
œuvre par le scellement des vitrages isolants ne peut
mise en œuvre ultérieure de store, de film de contrôle
excéder 60 °C. solaire, de corps de chauffe ou de système de soufflage
Par ailleurs, dans le cas des vitrages isolants à bords d’air chaud non prévus à l’origine peut générer des
décalés, et avec garniture d’étanchéité de type désordres importants dans les vitrages lesquels n’ont pas
été conçus pour supporter ces ajouts ou modifications
mastic, les caractéristiques mécaniques en traction d’environnement.
de cette garniture et son dimensionnement doivent
Dans tous les cas envisagés ci-dessus, une étude
être telles que : préalable est indispensable.
− lorsque le collage est réalisé sur la glace
extérieure, il n’y ait pas possibilité de création d’un
effort de traction sur le système de scellement du 2.5.3 Compatibilité chimique
vitrage,
Les justifications de compatibilité physico-chimique
− lorsque le collage est réalisé sur la glace du mastic de collage avec les matériaux et produits à
intérieure, le mastic d’étanchéité ne soit pas son contact ou à son voisinage :
soumis à des contraintes de traction pouvant − le mastic de scellement des vitrages isolants,
altérer son adhérence sur les supports. − l’espaceur,
Ceci implique que : − le mastic d’étanchéité et le fond de joint éventuels,
− le module d’élasticité du mastic d’étanchéité soit − l’intercalaire de vitrage feuilleté,
inférieur ou égal à celui du mastic de collage, sont réalisés selon les modalités précisées en
− l’épaisseur du mastic d’étanchéité soit supérieure Annexe C.
ou égale à celle du mastic de collage. Des justifications de même nature doivent être
apportées pour s’assurer de la compatibilité
réciproque des autres constituants du système VEC.

26
3. Conditions générales de fabrication

3.1 GÉNÉRALITÉS 3.2 IDENTIFICATION


L’opération de collage nécessite un soin particulier. ET SUIVI DE FABRICATION
Elle ne peut être réalisée qu’en atelier bénéficiant
Identification des produits
d’un contrôle par un organisme extérieur. Il est
rappelé que dans le cas du Marquage CE, cet Pour permettre la traçabilité des opérations de
organisme est un organisme notifié. fabrication, les différents constituants doivent faire
l’objet d’une identification correspondant soit à un
L'entreprise de façade doit s’assurer de l’existence marquage directement sur le produit ou son
de ce contrôle extérieur et de la satisfaction aux emballage lorsque cela est possible (profilés
prescriptions du cahier des charges des métalliques, mastic, agent de nettoyage ou primaire
concepteurs du système. d’adhérence) soit à une fiche accompagnant chaque
Les dispositions relatives au système de contrôle de lot livré (vitrages).
production en usine pour les opérations de collage
Essais de convenance
VEC sont définis dans le guide EOTA Cahier du
CSTB 3222 et dans le document guide B « Définition En préalable à la fabrication des cadres, le façadier
du contrôle de la production en usine dans les (ou le gammiste pour les barrettes de collage) fait
spécifications techniques pour les produits de parvenir au fabricant de mastic de collage :
construction ». − les échantillons de profilés correspondant à
Les informations nécessaires au suivi des contrôles l’ensemble des lots dont l’emploi est envisagé
de l’opération de collage sont reprises dans les pour la réalisation de l’ouvrage concerné,
paragraphes ci-après. − les échantillons de vitrages correspondants à ceux
destinés à l’ouvrage concerné si ceux-ci
Les principales dispositions à adopter par l'usine de
comportent une plage de collage particulière
collage doivent être consignées sous forme de
(couche, émaillage), à défaut de résultats déjà
document qualité (plan qualité, procédures,
disponibles.
instructions, ….) et concernent principalement les
points suivants : en vue de procéder aux essais dits « de convenance
au projet » (voir Annexe A du présent document).
− Responsabilités du système de contrôle.
− Documentation de l'usine (procédures internes, Ces essais permettent de confirmer l’adhérence du
cahiers des charges, …) mastic sur les plages de collage avec les agents de
nettoyage et primaire d’adhérence préconisés.
− Opérations de contrôle (matières premières, en
cours de fabrication et sur produits finis). Le fabricant du mastic transmet au façadier ou au
gammiste concepteur du système un compte rendu
− Personnel, installations et équipements. d’essai faisant référence au lot de profilé, à
− Enregistrement modalités des essais. l’identification du vitrage, du mastic de collage, de
− Traitement des produits non conformes. l’agent de nettoyage et du primaire d’adhérence
éventuel.
Nota : Le « Passeport VEC » délivré par le CSTB Document de suivi des cadres collés
(Organisme notifié désigné par l’État français) permet
Pour permettre l’identification et la localisation en
d’attester de la conformité des contrôles pour les
œuvre de tous les cadres vitrés identiques à un
opérations de collage avec les référentiels
cadre VEC dont le collage est défaillant, il convient
applicables.
d’organiser dans le processus de fabrication un
système de suivi impliquant chaque intervenant pour
la prestation qui le concerne.
Le façadier enregistre les numéros de lots de profilés
supports de collage utilisés pour la réalisation des
cadres. Un marquage permanent complémentaire
doit être apposé par cadre afin d’être reporté sur le
plan de calpinage de l’ouvrage (cf. § 4. - Mise en
œuvre).

27
Le façadier transmet à l’atelier de collage les Vitrages
documents de suivi sur lesquels figurent les numéros Pour les vitrages feuilletés ou isolants, le bord
des cadres et/ou le (ou les) numéro(s) de lots de correspondant au calage d’assise doit être repéré.
profilés adaptateurs de collage correspondants,
accompagnés des comptes-rendus des essais de Le façadier assure le dimensionnement des
convenance au projet qui lui auront été transmis par épaisseurs des vitrages.
le gammiste le cas échéant. Le façadier doit fournir au fabricant des vitrages
L’atelier de collage fait figurer sur les documents de isolants les paramètres permettant la vérification du
suivi, en regard des numéros de lots de profilés et dimensionnement des vitrages et du système de
des numéros de cadres : scellement périphérique (voir § 2.5.2.4).
− l’identification du ou des fournisseurs de vitrages Ces notes de calcul sont transmises aux façadiers,
particuliers comportant sur la plage de collage par puis aux ateliers de collage et conservées dans les
exemple une couche, un émaillage, une documents de suivi.
sérigraphie,
Mastic de collage
− l’identification et le numéro de lot des agents de
nettoyage, Le façadier réalise le calcul du dimensionnement de
la section de mastic de collage, et transmet ces
− l’identification et le numéro de lot du primaire éléments à l’atelier de collage qui les conserve dans
d’adhérence éventuel, les documents de suivi.
− l’identification et le numéro de lot du mastic de
collage,
− la date du collage. 3.3 LES PRINCIPALES PHASES
Les documents de suivi sont conservés à l’atelier de DU COLLAGE
collage avec les résultats des essais de convenance.
Les conditions de collage doivent respecter le cahier
Fabrication des cadres des charges des fabricants de mastic et du
concepteur du système.
Les profilés composant le cadre support de collage
doivent être identifiés par lots, un lot correspondant à Les principales phases ou opérations de collage sont
une campagne continue de 24 heures maximum en général les suivantes :
d’anodisation, de thermolaquage ou de surfaçage Maintien de l’atelier à l’abri des poussières, des
(acier inoxydable). solvants ou autre agents polluants. Sa température
L’identification devra être réalisée par un marquage doit être comprise entre 12 et 30 °C. Les conditions
indélébile positionné au moins tous les 50 cm de ambiantes doivent permettre d’éviter la formation de
façon telle qu’il puisse être lisible en cas de condensation superficielle sur les plages de collage.
défaillance ultérieure du collage et devra comporter • Les composants sont tous stockés dans l’atelier
au minimum le jour et l’année de traitement de pendant environ 24 heures avant collage de
surface, la référence du profilé, l’identification de manière à ce que tous les composants soient à la
l’entreprise réalisant le traitement. même température.
Un cadre sera réalisé à partir de profilés issus de lot • Les surfaces devant recevoir le mastic sont
impliquant les mêmes conditions de collage. nettoyées selon le processus ci-après :
Les profilés supports de collage doivent être stockés - nettoyage des plages de collage à l’aide du
à l’abri de la poussière et de l’humidité. Un stockage solvant dégraissant confirmé par les essais de
de plus de 6 mois, sauf justification particulière, convenance au projet,
nécessite la réalisation de nouveaux essais de - avant évaporation, essuyage des surfaces.
convenance à réaliser par lieu de stockage.
- contrôle de la propreté.
En général, les profilés en aluminium doivent être
• Application, le cas échéant, du primaire
débités et usinés, après assemblage et
d’adhérence confirmé par les essais de
immobilisation des éventuels profilés adaptateurs de
convenance au projet.
collage dans leur logement du profilé principal.
L’application sur les éléments supports est
Lors du stockage et du transport de ces cadres
réalisée de la façon suivante :
toutes dispositions devront être prises afin de ne pas
induire de déformation. Ils doivent être protégés des - limitation des surfaces devant recevoir le
salissures par un emballage approprié. primaire,
- application du primaire.

28
• Mise en place de l’espaceur, des cales d’assise 3.4 CONTRÔLES INTERNES
et positionnement du produit verrier en veillant à DU COLLAGE
l’appui effectif du vitrage sur ses cales.
En préalable aux opérations de contrôles internes de
• Application du mastic de collage aussitôt après
la réalisation du collage, l’atelier de collage
nettoyage et dans le cas de l’application d’un
s’assurera d’avoir reçu du façadier les documents
primaire, après un délai respectant les
suivants :
recommandations du fournisseur.
− Le Cahier des charges du procédé (ATE,
- le mastic est déposé dans la gorge formée par
Document d’Application le cas échéant).
le produit verrier, le support et l’espaceur à
l’aide d’un pistolet manuel ou pneumatique, − Documents particuliers du projet
- le remplissage de la gorge doit être total, sans − Documents d’identification des cadres
formation de bulles, filets ou autres manques de − Résultats des essais de convenance au projet
matière,
− Déclarations de conformité des matières
- le lissage est effectué immédiatement après
premières
l’application avant la formation de peau,
- si un masque protecteur a été utilisé, il doit être Les contrôles internes de la réalisation du collage
enlevé avant la prise du mastic (moins de sont effectués par l’entreprise réalisant le collage.
15 min). Sauf prescription particulière précisée au Cahier des
charges, ils portent sur :
• Mise en place définitive des cales d’assise et des
pattes de retenue. − Contrôles sur les matières premières : Paragraphe
3.41 ci-après
• Polymérisation du mastic de collage pendant la
− Contrôles en cours de fabrication : Paragraphe
durée prescrite par le fournisseur du mastic.
3.42 ci-après
Pendant cette phase, les vitrages non calés
doivent être maintenus en position horizontale. − Contrôles sur produits finis : Paragraphe 3.43
ci-après.

3.4.1 Contrôles sur matières premières


Ils sont définis dans le tableau ci-dessous.

Contrôles sur matières premières

Enregis-
Spécifications et trement
Type de contrôle Qui ? Référentiel Fréquence
résultats par le
colleur
Mastic de collage
Identification : Colleur Cahier des charges en Acceptation ou non Chaque Oui
• nom, fiches de spécification livraison
du fournisseur de mastic
• lot,
• date limite.
Chaque
Etat des emballages Colleur ____ Acceptation ou non Non
livraison
Adhésion-cohésion en Fabricant ETAG 002 § 8.3.2.4i : Déclaration de conformité
traction jusqu’à rupture du mastic par rapport aux
sur verre float et sur spécifications suivantes :
métal de référence • 3 éprouvettes testées • Type de rupture ≥ Chaque lot Oui
à l’état initial 90 % cohésive de mastic
• 3 éprouvettes testées : • Valeur de rupture Chaque lot Oui
– après conditionnement minimale
95 °C pendant 24 h puis
48 h à 23 °C / 50 % HR
– ou, 7 jours dans l’eau ou, Certificat de Tous les Oui
à 23 °C et 7 jours au four l’organisme tiers 5 lots
à 100 °C réalisé en (Certificat de SNJF-VEC
alternance 1 fois sur 2 ou équivalent).

29
Contrôles sur matières premières (suite)

Enregis-
Spécifications et trement
Type de contrôle Qui ? Référentiel Fréquence
résultats par le
colleur
Aluminium anodisé
Contrôle de l’épaisseur Anodiseur EOTA 002 – Part. 1 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
d’anodisation et du § 8.3.2.4 (ii) du lot comportant : d’aluminium
niveau de colmatage ou • l’épaisseur d’anodisation anodisé
§ 5.2.2.2
• le niveau de colmatage
ou, label QUALANOD.
Aluminium thermolaqué Laqueur EOTA 002 – Part. 2 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
§ 8.3.2.4 à la norme EN 12206 et d’aluminium
aux cahiers des charges,
ou le label QUALICOAT-
QUALIMARINE.
Acier inoxydable Fournisseur EOTA 002 – Part. 1 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
au cahier des charges d’acier
spécifiant la nuance inoxydable
et l'état de surface
Produits verriers
Identification Fabricant Cahier des charges Cahier des charges Chaque Oui
du vitrage ou fiches de ou fiches de spécifications produit
spécifications du fournisseur
du fournisseur
Repérage de la face Fabricant Cahier des charges Acceptation ou non Chaque Non
de collage, et du bord du vitrage ou fiches de produit
de référence spécifications
du fournisseur
Equerrage, épaisseur, Colleur Cahier des charges Acceptation ou non Chaque Non
dimension, des volumes ou fiches de produit
de verres spécifications
du fournisseur
Décalage entre bords Colleur Cahier des charges ou Acceptation ou non Chaque Non
supérieurs des 2 verres fiches de spécification produit
d’un vitrage isolant du fournisseur
(cas du VEC non bordé)
Etat de la plage Colleur Cahier des charges ou Acceptation ou non Chaque Non
de collage fiches de spécification produit
du fournisseur
Valeur de la hauteur Fabricant Cahier des charges Enregistrement Chaque Oui
de scellement du vitrage ou fiches de projet
spécifications du
fournisseur
Verre à couche Fabricant EOTA 002 – Part. 1 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
(si contact avec un du vitrage § 8.3.2.4 (v) à la norme EN 1096 avec de vitrage
mastic à rôle structural) identification de la couche
Vitrage isolant avec Fabricant EOTA 002 – Part. 1 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
scellement sans rôle du vitrage § 8.3.2.4 (vi) aux normes pr EN 1279 et de vitrage
structural aux cahiers des charges,
ou Certificat CEKAL
Extension E. ou équivalent

30
Contrôles sur matières premières (suite)

Enregis-
Spécifications et trement
Type de contrôle Qui ? Référentiel Fréquence
résultats par le
colleur
Produits verriers
Vitrage isolant avec Fabricant EOTA 002 – Part. 1 Déclaration de conformité Chaque lot Oui
scellement avec rôle du vitrage § 8.3.2.4 (vi) aux normes pr EN 1279 et de vitrage
structural aux cahier des charges,
et résultats d’autocontrôle
suivant NF EN 1279-6
annexe f amendé
(ou tableau 10 du guide
EOTA),
et déclaration des
caractéristiques des joints
de scellement suivant le
guide EOTA
ou certificat CEKAL
extension V ou équivalent
Essais de convenance Fabricant Modalités suivant Spécification Chaque lot Oui
de mastic annexe A : selon Annexe A de support
• Pelage (facultatif) • Type de rupture prévu au
projet
3 éprouvettes à l’initial 100 % cohésif
3 éprouvettes après 100 % cohésif
7 jours à 23 °C dans
l’eau
3 éprouvettes après 7 100 % cohésif
jours dans étuve sèche
à 100 °C
• Traction • Type de rupture
3 éprouvettes (*) 100 % cohésif et ≥ Ru,5 (**)
à l’initial
3 éprouvettes (*) 100 % cohésif
après 7 jours et ≥ 0,75 Ru,5 (**)
et dans l’eau à 23 °C
3 éprouvettes (*) 100 % cohésif
après 7 jours en et ≥ 0,75 Ru,5 (**)
étuve sèche à 100 °C
Cadre métallique Colleur Vérification de la Déclaration de conformité Chaque Oui
concordance entre les du façadier cadre
N° de lot et les essais de
convenance
(*) Le nombre d’éprouvette peut être limité à 2 si les essais de pelage sont effectués préalablement.
(**) Le critère relatif à Ru,5 n’est à considérer que si la durée de polymérisation du mastic est inférieure à 28 jours.

31
3.4.2 Contrôles en cours de fabrication
Ils sont définis dans le tableau ci-dessous.

Contrôles nécessaires d’un cycle de production de 2 jours


1er jour 2e jour A chaque
matin après-midi matin après-midi changement de lot

1. Généralités référence du
nettoyage machine d’extrusion solvant de réf. du solvant de
(*) (*) (*)
uniquement pour les bi-composants rinçage nettoyage
machine
température (°C) valeur valeur valeur valeur (*)
humidité relative (%) valeur valeur valeur valeur (*)

2. Mastic de collage
Numéro du lot de silicone référence (*) référence (*) référence
bi-composant, base + Catalyseur
base / taux de catalyseur valeur du valeur du valeur du valeur du valeur du ratio
ratio ratio ratio ratio
homogénéité – marbrures réussite/ réussite/ réussite/ réussite/ réussite/échec
échec échec échec échec
dureté shore A Valeur Valeur Valeur Valeur Valeur

3. Métal
type (**) alliage (*) (*) (*) alliage
numéro du lot référence (*) (*) (*) référence
état de surface type (*) (*) (*) type

nom du produit de nettoyage


référence (*) (*) (*) référence
et n° du lot
le cas échéant - nom primaire
référence (*) (*) (*) référence
et n° lot

4. Verre référence de référence


(*) (*) (*)
état de surface (**) la couche de la couche

nom du produit de nettoyage


référence (*) (*) (*) référence
et n° du lot
le cas échéant - nom primaire
référence (*) (*) (*) référence
et n° lot
(*) : Non applicable
(**) : Ces indications, si elles ne sont pas inscrites sur la fiche de suivi du collage, doivent pouvoir être retrouvées par l’intermédiaire
d’autres références.

32
Type de contrôle Spécifications Enregistrement
5. Essais
Essais d’adhérence sur pièce en H sur support Fréquence : Au moins 1 fois par affaire
Métal/Métal (voir Annexe A). au début du collage et à chaque changement
4 éprouvettes en H après polymérisation dont : de lot du support métallique
• 1 pour essai de traction à l’initial Rupture ≥ 100 % cohésive
• 1 pour essai de traction après conditionnement Rupture ≥ 100 % cohésive
7 jours dans l’eau à température ambiante de
l’atelier OUI
• 2 éprouvettes à conserver pour essais L’essai n’ayant pas donné satisfaction,
supplémentaires éventuels si l’un des 2 essais est refait sur ces 2 éprouvettes.
précédents, n’est pas satisfaisant Le test est déclaré satisfaisant
Nota : Si les 2 premiers essais ne sont pas si les 2 éprouvettes répondent aux critères
satisfaisants, l'essai est déclaré non satisfaisant de rupture cohésive ≥ 100 % cohésive.
Nota : Si l'un des 2 essais supplémentaires n'est
pas satisfaisant, l'essai est déclaré non satisfaisant
Essais de pelage sur verre à couche ou émaillée Fréquence : Au moins 1 fois par affaire au début
(Voir annexe A). du collage et à chaque changement de type de
verre à couche OUI
3 éprouvettes
• 3 pelages à l’état initial Rupture 100 % cohésive sur chaque éprouvette

Essai de pelage sur support métallique Fréquence : Chaque jour de collage


(voir annexe A)
2 éprouvettes dont :
OUI
• 1 pelage à l’état initial Rupture 100 % cohésif
• 1 pelage après conditionnement 7 jours dans Rupture 100 % cohésif
l’eau à température ambiante de l’atelier

Nota : Sauf indication particulière, toutes les éprouvettes sont conservées au moins jusqu’à la fin du chantier
et au minimum 1 an après réalisation de l’éprouvette.

3.4.3 Contrôles sur produits finis − Fixation correcte des dispositifs de retenue
Les contrôles sur chaque cadre portent sur : (Examen visuel selon spécifications du cahier des
charges)
− Inclusion de gaz dans le mastic (examen visuel)
− Fixation correcte des cales support du vitrage
− Section de collage (examen visuel)
(Examen visuel selon spécifications du cahier des
− Mise en œuvre du verre (Spécification cahier des charges)
charges) − Respect des conditions de stockage et de la
− Position relative de l’élément collé (examen visuel) durée de polymérisation (Spécification cahier des
− Disposition de drainage (Spécification cahier des charges).
charges)

33
4. Conditions générales de mise en œuvre

4.1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES Mode opératoire

Outre les prescriptions du DTU n° 33.1 (XP P 28-002) La procédure de réparation proposée ci-après ne
chapitre 6 « Mise en œuvre » on s’assurera : peut être envisagée que si le mastic précédemment
utilisé est disponible pour la réalisation du nouveau
− que le délai de mise en charge des mastics de collage.
collage (poids des verres, charges climatiques) a
été respecté conformément aux indications du Outre les recommandations du fournisseur de mastic
fournisseur de mastic ; de collage et les prescriptions particulières précisées
dans le Document d’Application, les modalités
− que les dispositifs de levage ou de manutention ne ci-après sont applicables.
sollicitent pas de façon abusive les cordons de
mastic de collage. L’opération nécessite impérativement un transfert du
cadre dans un atelier satisfaisant aux exigences de
Le marquage des cadres doit être inscrit sur un plan propreté et de températures définies au § 3 et ne
de calpinage à conserver par le façadier. peut être réalisée que par des opérateurs qualifiés
pour le collage.
4.2 ENTRETIEN - RÉPARATION - Les opérations suivantes sont réalisées :
MAINTENANCE − Découpe du cordon de mastic de collage le plus
Outre les dispositions prévues dans le DTU 33 près possible du vitrage et enlèvement des bris
« Entretien » (XP P28-002-3), il convient de prendre de verre.
en considération les préconisations ci-après. − Dépose de l’espaceur.
− Nettoyage de la plage métallique laissée libre par
4.2.1 Entretien l’espaceur à l’aide d’un produit adapté.
La compatibilité chimique des produits utilisés pour − Découpe du cordon de mastic de collage à 2 mm
le nettoyage des façades avec les mastics de du profilé support de collage. Un soin particulier
collage ou d’étanchéité doit être vérifiée doit être apporté pour ne pas détériorer l’interface
conformément au § 5.1.4.2.4. du Guide EOTA 002. mastic-support métallique et pour obtenir une
surface aussi plane que possible.
L’ATE précise les familles de produits utilisables.
− Dans le cas où le collage initial est réalisé depuis
Toutes dispositions doivent être prises pour éviter de plus de 2 ans, un essai de pelage sur le cadre
créer au cours de ces opérations d’entretien des permet de vérifier l'adhérence entre les deux
dégradations pouvant constituer amorce de mastics et la rupture cohésive. A défaut de
déchirure des mastics de collage. résultats satisfaisant la procédure n'est pas
applicable.
4.2.2 Réparation Après le pelage, la plage de collage est préparée
comme indiquée ci-dessus.
Dans le cas de désordre relatif au collage sur l’une
ou l’autre des plages de collage verrière ou − Mise en place d’un nouvel espaceur et des cales
métallique, le cadre vitré détérioré doit être d’assise.
remplacé. − Application sur le vitrage de l’agent de nettoyage
Dans le cas de bris accidentel d’un vitrage, il est et du primaire éventuel.
nécessaire de procéder à la dépose du cadre et : − Positionnement du vitrage sur l’espaceur.
− soit à son remplacement par un cadre vitré stocké − Sans autre délai, mise en œuvre d’un nouveau
à cet effet et prêt à l’emploi quand cette cordon de mastic de collage identique à celui
disponibilité a pu être organisée ; précédemment employé, dans la gorge
− soit à une remise en place après réparation en constituée par le vitrage, l’espaceur et le mastic
atelier. découpé.
− Mise en place définitive des cales d’assise et des
dispositifs de retenue.

34
2 mm

découpe du mastic dépose du vitrage nettoyage de la positionnement d'un réalisation d'un


à proximité du cassé et de l'espaceur plage métallique et nouvel espaceur et nouveau cordon de
composant verrier découpe du mastic à mise en place du mastic de collage
2 mm vitrage neuf

Figure 20

Une réparation réalisée en atelier confère à l’élément • De procéder, 2 fois au cours de la première
de façade la même durabilité que celle attendue d’un année, puis une fois par an, à l’examen visuel des
élément d’origine. joints de collage et d’étanchéité, lors du
nettoyage des façades. Le façadier doit être avisé
de toute anomalie constatée par l’utilisateur.
4.2.3 Maintenance
• De faire porter l’examen sur :
Le détenteur du Document d’Application est tenu de
fournir, éventuellement par l’intermédiaire de ses - une décoloration éventuelle du silicone,
clients applicateurs du système, une notice de - une fissuration, une déchirure ou toute autre
maintenance (examens à effectuer, leur périodicité...) dégradation des mastics,
et d’entretien détaillée (produits d’entretien ou de - des défauts d’étanchéité à l’eau,
nettoyage utilisables, identifiés par leur nature - la conservation de l’espace prévu entre la face
chimique), qui doit être transmise au maître extérieure des produits verriers, et les dispositifs
d’ouvrage. de retenue et l’état de ces derniers,
La notice de maintenance doit recommander - le correct positionnement des cales d’assise,
notamment :
- l’embuage, même momentané, de vitrages
isolants.

35
ANNEXE A
Essais de convenance et,
Essais d’adhésivité-cohésion des mastics de collage par traction
ou par pelage dans le cadre des essais de convenance au projet
et des essais de contrôle interne des ateliers de collage

1. ESSAIS DE CONVENANCE de pelage du cordon de mastic selon les modalités


du guide EOTA 002 et repris ci-après (§ 3).
L’obtention des résultats de ces essais, réalisés sous
la responsabilité du fournisseur de mastic de collage, − à l’état initial,
est le préalable indispensable au démarrage des − après immersion dans l’eau toujours à 23 °C
opérations de collage. ± 3 °C,
Ils ont pour objectif de vérifier les performances − après traitement thermique, 7 jours en étuve sèche
d’adhérence du mastic de collage sur les plages à 100 °C ± 3 °C.
métalliques prévues pour l’ouvrage et de confirmer Les essais effectués sur des séries de 3 éprouvettes
les agents de nettoyage et primaire d’adhérence doivent faire apparaître des ruptures de type 100 %
adaptés. cohésif.
Nota : Les essais de convenance ne sont pas Ce type d’essai, qui n’est que qualitatif au regard de
renouvelés projet par projet si ces essais ont déjà été l’adhérence du mastic sur les supports doit être
réalisés sur le lot du profilé support de collage impérativement complété par les essais d’adhésivité-
concerné. cohésion en traction lesquels peuvent être limités à
Ces essais sont réalisés à partir d’éprouvettes deux échantillons par type de conditionnement soit
constituées des profilés métalliques et des produits 6 éprouvettes.
verriers fournis par le façadier et à raison de trois Les résultats de ces essais font l’objet d’un compte-
échantillons pour chaque série d’essai. rendu.
Les éprouvettes doivent être représentatives par leur
état de surface des matériaux considérés (parties
courantes de profilés par exemple) et doivent être 2. ESSAIS DE TRACTION
précisément identifiées par un marquage. SUR DES EPROUETTES EN H
L’adhésivité cohésion du mastic est vérifiée par essai
de traction jusqu’à rupture selon les modalités du
2.1 Éprouvettes d’essais
guide EOTA 002 § 5.1.4.1.1 et repris ci-après (§ 2) : 2.1.1 Supports de collage métalliques
− à l’état initial, Ils sont constitués de tronçons de longueur au moins
− après 7 jours d’immersion dans l’eau à égale à 50 mm prélevés en partie courante d’un
23 °C ± 3 °C. profilé issu d’un lot dont l’utilisation est prévue pour
− après 7 jours en étuve sèche à 100 °C ± 3 °C. l’ouvrage considéré. Dans le cas de profilés
adaptateurs de collage (barrettes) ils sont associés à
La rupture doit être de type cohésif à 100 %. un profilé porteur de même longueur.
De plus, dans le cas où la durée de polymérisation
du mastic est inférieure à 28 jours, la contrainte de 2.1.2 Supports de collage verriers
rupture de chaque éprouvette :
Cas général
− doit être supérieure ou égale à la valeur Ru,5
déclarée à l’état initial, Dans tous les cas où la surface de collage est la
− doit être supérieure ou égale à 0,75 x Ru,5 après surface naturelle du verre, sans couche ni usinage
immersion dans l’eau et après traitement de suppression de cette couche, et qu’un traitement
thermique. thermique soit prévu ou non pour les verres en
oeuvre, cette partie de l’éprouvette est constituée
Pour permettre de réduire les délais d’obtention d’un morceau de verre recuit de même longueur que
d’information autorisant le colleur à démarrer sa le profilé métallique et de largeur adaptée à sa mise
fabrication, il peut être procédé en préalable aux en place dans l’appareil de traction et d’épaisseur
essais de traction ci-avant évoqués, à des essais dits 6 mm au minimum.

36
Dans les cas où la surface de collage comporte une
Commentaire 1
couche dont l’application n’implique pas le traitement
thermique du verre (réfléchissante, de contrôle Pour le conditionnement à 100 °C, dans le cadre des
essais de convenance au projet, et dans les cas
solaire, opacifiante, etc...), les éprouvettes sont particuliers de produits verriers non recoupables, il est
obtenues par découpe dans un vitrage recommandé de se procurer des échantillons de petit
supplémentaire approvisionné à cet effet. format (20 x 30 cm environ) compatible avec les
dimensions courantes des étuves ou chambres
Cas particulier climatiques.
Il s’agit des cas où l’obtention de petits échantillons Si cela n’est pas possible le conditionnement en
température peut être réalisé sur une grande feuille de
de verre n’est pas possible soit du fait d’un traitement
verre en adaptant un caisson de chauffage, de dimensions
thermique inévitable (verre émaillé) soit de par la limitées, équipé de lampes ou tubes à rayonnement infra-
présence d’un usinage périphérique (meulage) pour rouge selon le principe défini dans le schéma ci-après.
débordage d’une couche.
Les essais sont réalisés soit sur des échantillons de
dimensions minimales permises par le mode de
traitement thermique ou par l’outillage d’usinage soit
sur des vitrages supplémentaires approvisionnés à Lampe ou tube I.R.
cet effet. Caisson
isolé
2.1.3 Cordon de mastic de collage
Protection
Le cordon de mastic est conformé entre les supports de la sonde
de collage en section de 12 x 12 mm et de même
longueur que le profilé métallique, après préparation Vitrage
des surfaces et éventuelle application du ou des Vers régulation
primaires d’adhérence conformément aux Sonde
dispositions prévues pour la réalisation des cadres
vitrés.
Dans le cas particulier des verres non recoupables,
les cordons de mastic sont conformés en rive de
vitrage parallèlement aux bords.
Commentaire 2
2.2 Modalités des essais Pour le conditionnement par immersion, dans le cas où de
grandes dimensions de vitrage s’imposent, on peut retenir
le principe ci-après.
2.2.1 Conditionnement des éprouvettes
− Stockage pour polymérisation (ensemble des
éprouvettes)
La durée de polymérisation est conforme aux
recommandations du fournisseur de mastic de
collage ; en général 14 jours pour les mastics
mono-composants et 7 jours pour les mastics bi-
composants.
− 7 jours d’immersion dans l’eau à 23 °C ± 3 °C pour
les essais de convenance (2 ou 3 éprouvettes) et
à température ambiante pour les essais en cours
de fabrication.
− 7 jours en étuve à 100 °C ± 3 °C (pour 2 ou
3 éprouvettes) dans le cas des essais de
convenance au projet. 2.2.2 Traction des éprouvettes
2.2.2.1 Essais dits de convenance au projet
Dans le cas général des éprouvettes de petites
dimensions, les essais sont réalisés sur un appareil
de traction à la vitesse de 5 mm/min. On enregistre,
au minimum, la charge de rupture et l’allongement à
rupture.

37
permise par le mode de traitement thermique ou par
Commentaire 3
l’outillage d’usinage (cas de débordage d’une
Pour s’affranchir des problèmes de maintien des profilés couche).
métalliques supports de collage, ceux-ci peuvent être
immobilisés dans un étau à platine, du type utilisé sur les
perceuses à colonne, et en serrant sur les coupes de 3.1.3 Cordon de mastic de collage
mises à longueur nécessairement parallèles.
Pour les essais sur éprouvettes de dimensions Le cordon de mastic est conformé sur le support
incompatibles avec la largeur entre colonnes de l’appareil dont on souhaite valider l’aptitude au collage en
de traction, il peut être utilisé un appareil manuel à tripode section de 6 x 25 mm sur une longueur de 250 mm.
d’appui (type SATTEC ou similaire) avec indicateur de
charge. A chaque extrémité de la plage destinée au collage,
un film anti-adhérent d’une largeur de 25 mm environ
est disposé sur le support de collage.

2.2.2.2 Essais de contrôle interne de fabrication


3.2 Modalités des essais
Dans ce cas, il n’est pas exigé de procéder à la
mesure des charges de rupture ; l’appareillage 3.2.1 Conditionnement des éprouvettes
d’essai doit permettre d’appliquer la charge de
traction perpendiculairement aux plages de collage. Stockage pour polymérisation
La durée de polymérisation est conforme aux
recommandations du fournisseur de mastic de
collage ; en général 14 jours pour les mastics mono-
3. ESSAIS DE PELAGE composants et 7 jours pour les mastics bi-
composants.
3.1 Éprouvettes d’essais Les conditions d’ambiance doivent être les mêmes
que celles des éléments manufacturés au cours de la
3.1.1 Supports de collage métalliques fabrication (pour les essais de suivi).
Tronçons de profilé de longueur 300 mm environ − 7 jours d’immersion dans l’eau à 23 °C ± 3 °C
prélevés en partie courante d’un profilé issu d’un lot pour les essais de convenance et à température
dont l’utilisation est prévue pour l’ouvrage considéré. ambiante pour les essais de contrôle en cours de
Dans le cas de profilés adaptateurs de collage, ils fabrication.
sont associés au profilé porteur correspondant.
− 7 jours en étuve à 100 °C ± 3 °C (pour les essais
de convenance au projet).
3.1.2 Support de collage verriers
Elément verrier d’épaisseur 6 mm minimum et de
longueur 300 mm environ ou de longueur minimale

Tirer en sens inverse avec un


angle de 180°

Cordon du mastic de
collage
Film anti-adhésif
Film anti-adhésif

Verre / Profilé aluminium


≥ 25 mm 200 mm ≥ 25 mm

38
3.2.2 Pelage
L’opérateur saisit le tronçon du cordon de mastic
n’ayant pas adhéré sur le support et réalise le pelage
en appliquant un effort à, environ 180° par rapport au
plan de collage, jusqu’à rupture du cordon.
On renouvelle les phases de découpe et de pelage
jusqu’à ce que le cordon soit épuisé.
Lorsque cette rupture s’effectue, l’essai de pelage
suivant est amorcé par découpage au couteau à
l’interface mastic de collage/support, ou à l’autre
extrémité.

3.2.3 Critères
On procède à l’évaluation du mode de rupture.
Une rupture à 100 % cohésive est exigée.
Une rupture adhésive n’est pas permise. Voir figure
ci-après.

NON
ADMIS

3. EXPRESSION DES RÉSULTATS


Le Rapport d’Essai doit comporter les éléments ci-
après :
− Identification des supports de collage verrier et
métallique.
− Identification de(s) l’agent(s) de nettoyage.
− Identification du ou des primaires d’adhérence
− La date de fabrication des éprouvettes
− La durée de polymérisation
− Le type de rupture
− Pour les essais de traction sur éprouvettes H :
- la contrainte de rupture
- l’allongement à rupture

39
ANNEXE B
Comportement des vitrages isolants sous les effets :
• des variations de température
• des variations de pression atmosphérique
• du vent
• de la neige
• du poids propre des verres

1. LES AGENTS INFLUENTS - composants sont également déterminées ; elles font


aussi l’objet de limitations.
LEURS EFFETS
En ce qui concerne les solutions de scellement et
Parmi les agents susceptibles d’agir mécaniquement d’étanchéité situés à la périphérie des vitrages, il en
sur un vitrage isolant on peut retenir les suivants : va tout autrement que précédemment. En effet, dans
− les variations de température, l’état actuel des connaissances sur leurs
− les variations de pression atmosphérique dues aux caractéristiques, la diversité des produits utilisés
variations d’altitude, pour réaliser le scellement et l’étanchéité, tant par
leur nature que par leur forme géométrique
− les variations locales de pression atmosphérique, transversale, ne permet pas de déterminer d’une
− le vent, manière suffisamment simple les contraintes
supportées.
− la neige (parois inclinées de plus de 30° par
rapport à la verticale), En conséquence, la méthode de calcul proposée
− le poids propre des verres (idem ci-dessus). permet de déterminer la charge maximale (traction
ou compression) qui est appliquée sur le joint,
perpendiculairement au plan du vitrage, par
D’autres agents agissent mécaniquement. Par l’intermédiaire des produits verriers. La détermination
exemple parmi ceux qui engendrent des variations de cette charge maximale peut néanmoins être
de pression dans la lame d’air d’un vitrage isolant, on satisfaisante à elle seule, en tant que moyen
peut citer l’absorption d’azote par le déshydratant d’appréciation, car elle peut être comparée à la
mais il s’agit ici de conséquences de mauvais choix sollicitation appliquée sur les solutions de scellement
technologiques qui peuvent être éliminées par de vitrage de dimensions et de composition verrière
l’emploi de produits adaptés et qui ne sont en conventionnelles, ayant subi avec succès des essais
conséquence pas irrémédiables. C’est pourquoi engendrant des efforts au moins équivalents à ceux
l’action de ces agents internes n’est pas évoquée ici. qui sont envisagés pouvoir s’appliquer sur des
vitrages en œuvre.
Parmi ceux qui agissent extérieurement, on peut citer
la déformation des châssis mais il s’agit ici le plus
souvent de sollicitations instantanées prises en
compte par ailleurs.
Le résultat le plus directement utilisable pour la
vérification du comportement d’un composant sous
l’action de sollicitations données est la contrainte
maximale qu’il aura à supporter. La détermination de
cette contrainte est relativement aisée pour les
produits verriers qui composent le vitrage et elle fait
bien évidemment partie des buts des calculs
proposés. Les déformations subies par ces mêmes

40
2. PRINCIPES 3. VARIATIONS DE PRESSION
DANS LA LAME D’AIR
2.1 L’état initial
Par conception, le vitrage isolant constitue une 3.1 Déformation des verres
capsule étanche (anéroïde) composée de deux La méthode utilisée est celle donnée par
feuilles de verre parallèles liaisonnées à leurs TIMOSHENKO qui a établi, en particulier, les
périphéries par un ou des produits de scellement, le formules permettant de déterminer les déplacements
tout déterminant une lame d’air. en tous points d’une plaque mince rectangulaire en
A l’instant de sa réalisation, cette lame d’air est à la appui sur ces quatre côtés et soumise à une charge
uniformément répartie.
température ( Ta 0 ) du local de fabrication et à la
A partir de la formule générale de la déformée on
pression atmosphérique du moment ( P a 0 ).
peut déterminer, par intégration, l’expression du
Dans cet état, les produits verriers sont plans (bonne volume correspondant à la déformation d’une telle
fabrication) et parallèles induisant un volume d’air plaque :
facilement déterminable.
∞ (α m ) 3 th (α m )
2.2 L’état d’équilibre ∆Vai = 8δP6.l
π Di
5L
Σ
1
m6
(32 − th 2

2

2 α
) (1)
m = 1,3,5.. m
Lorsque le vitrage est en œuvre, la pression
atmosphérique sur le lieu considéré (P1) étant
différente pour une raison ou une autre, de celle du Dans cette expression :
lieu de fabrication ( P a 0 ). Il s’ensuivrait un écart de th : fonction tangente hyperbolique
pression ∆PP entre l’extérieur du vitrage et la lame
l est la plus petite dimension de la plaque
d’air si le verre était indéformable.
L est la plus grande dimension de la plaque
Or sous l’effet de cet écart de pression les feuilles de
verre composant le vitrage se déforment et il y a α m est un coefficient de forme qui se calcule par :
modification du volume ( ∆Va ) de la lame d’air,
conjointement avec une variation de la pression mπL
αm =
( ∆Pa ) qui y règne. La tendance étant à l’équilibre 2l
entre les pressions interne et externe.
Chacune des feuilles de verre sera donc soumise à avec m = 1,3, 5, …
une pression :

δP = ∆P − ∆P Di est un coefficient caractérisant la rigidité de la


p a plaque i considérée et qui se calcule par :

La variation de volume engendrée par la déformation Eei3


Di =
12(1−v 2 )
de chacun des verres sous l’action de cette pression
lui est proportionnelle et de sens opposé.
Elle peut s’écrire sous la forme générale :
E: module d’élasticité du matériau (72.109 Pa pour
∆Vai = K δP
i
le verre)
e i : épaisseur de la plaque (en mètre) i considérée
expression dans laquelle K i est un coefficient
dépendant de la rigidité du verre considéré et qui est ν: coefficient de Poisson du matériau (0,22 pour
explicité plus loin. le verre).
La résolution du problème passe donc par la
détermination de la variation de pression ( ∆Pa ) dans En écrivant :
la lame d’air. C’est ce qui est examiné ci-après : l5. L
Wi =
e 3i

41
et Chacun des deux composants verriers du vitrage
subit une pression égale en intensité mais de sens
(
96 1− ν 2 ) ∞
1  3 th 2 (α m ) 3 th (α m ) 
contraire. Les variations de volume engendrées par
Cv =
π6 ×E Σ
m = 1,3,5..
m 6  2


2
− ×
2 α m 

les déformations des verres se cumulent
positivement ou négativement selon le sens de
l’action extérieure.
Si l’on affecte respectivement les indices 1 et 2 aux
L’équation (1) s’écrit : verres extérieur et intérieur et en posant :

∆Vai = δP.C v .Wi (2) ϖ = C v W 1 + W2( )


La solution est la suivante :
Le coefficient K i peut donc être exprimé par la
relation :
∆Pa = 21ϖ ((
 ϖ ∆P − P − V 
 p ao ao  ) )
K i = C v .Wi
(3)
(( (
+ Vao +ϖ Pao −∆Pp )) 2
+ 4Pao ∆Pp ϖ2 )
1/ 2 


Les valeurs du coefficient CV , en fonction du rapport
L / l sont données en annexe.

3.2 Variation de pression interne 3.2.2 Actions dissymétriques


résultante Une méthode simplifiée de prise en compte des
actions dissymétriques est présentée dans le corps
Il faut ici différencier deux cas :
du document au § 2.3.1.3.
1. La variation de pression extérieure est
symétrique par rapport au plan du vitrage. 3.2.2.1 Action du vent
2. La variation de pression extérieure est due au Dans le cas où le vent est l’agent de la sollicitation, il
vent ou à la neige et ne s’applique que sur la engendre une pression ou une dépression P v sur le
face extérieure du vitrage ou bien la sollicitation verre extérieur du vitrage, les deux verres se
sur les verres, résulte de leurs poids propre déforment dans le même sens.
(pose en paroi inclinée) et est proportionnelle à
leur épaisseur. Le verre extérieur est soumis au gradient de
pression :
3.2.1 Action symétrique
Ce cas correspond aux variations de pression dues à
δP 1 (
= P − ∆P
v a )
une différence d’altitude entre le lieu de fabrication
et le verre intérieur est soumis au gradient de
du vitrage et le lieu de sa mise en œuvre ou encore
pression :
aux effets d’une variation de température de la lame
d’air (les variations atmosphériques locales sont δP 2 = ∆P a
considérées comme négligeables).
dans ce cas la solution sera :

∆P a = 21ϖ  ( P v W1C v − Va o − ϖ P a o ) +

((V ) 
1/2
− P W C + ϖP ) 2 + 4 ϖ P P W C  (4)
 ao v 1 v ao ao v 1 v

42
3.2.2.2 Action du poids propre des verres 3.2.2.3 Action de la neige
Dans le cas d’emploi de vitrages dans des parois En restant dans le cadre des vitrages mis en œuvre
inclinées, il faut tenir compte du poids propre de en position inclinée, mais ici uniquement dans le cas
chacun des verres. où l’angle θ tel que précédemment défini est inférieur
La composante du poids propre d’un vitrage incliné ou égal à 60°, il faut considérer l’action éventuelle de
normalement à son plan a la valeur donnée par la la neige (selon DTU NF P 06-006 (N84) modifié 95).
relation suivante : Soit S la charge conventionnelle de neige qui est
définie pour des plans horizontaux ; la valeur de la
Q ppi = 24 ,5 e i cos θ composante normale au plan du vitrage extérieur
sera donnée par l’expression :
dans cette expression
S = S cos θ
N
ei = épaisseur du verre considéré

θ = inclinaison du vitrage par rapport à Dans la configuration de pose évoquée, l’action de la


l’horizontale. neige est indissociable de celle du poids propre des
verres.
Nota : Pour tenir compte des conventions de signe En conséquence il faut écrire :
affecté aux déplacements des verres et aux
contraintes qu’ils subissent, on doit utiliser
l’angle θ formé par la paroi et la demi-droite δP1 = (Q pp 1 + S N − ∆P a )
horizontale dirigée vers l’intérieur du local.

( )
Les charges uniformément réparties résultant de la
conjugaison du poids propre des verres et de la δP 2 = Q pp 2 + ∆P a
variation de pression dans la lame d’air du vitrage
seront les suivantes respectivement pour le verre
extérieur et le verre intérieur :

δP 1 =  Q − ∆P 
 pp 1 a 

δP 2 =  Q − ∆P 
 pp 2 a 

La solution est alors la suivante :

∆P a =
1
2ϖ [ (C v (W Q1 pp 1 )
− W2 Q pp 2 − Va o − ϖ P a o )
(5)

(( ( ) ) (
+ Vao −C v W1Q pp1 −W2 Q pp 2 +ϖPao 2 + 4ϖPao C v W1Q pp1 −W2 Q pp 2 ))
1/ 2


43
et la valeur de la variation de pression dans la lame
d’air sera donnée par l’expression :

∆P a = 1
 

  C  W  Q + S N  − W2Q pp 2  − Va o − ϖ P a o 
2ϖ   V  1  pp 1 

(( ( ( )
+ Va o − C V W1 Q pp 1 + S N − W2 Q pp 2 + ϖ P a o ) ) (6)

+ 4ϖPao C v ( W1 (Q pp1 + S N ) − W2 Q pp 2 )) 1/ 2 ]

Ayant à présent la possibilité de déterminer la Si le lieu de fabrication du vitrage est à l’altitude Z 1


variation de pression à l’intérieur du vitrage, il est et le lieu de mise en œuvre à l’altitude Z 2 , la
également possible de calculer les effets des
différence de pression atmosphérique entre les deux
différents agents de sollicitation extérieurs
lieux sera donnée par la relation :
précédemment évoqués.
Il reste cependant à définir les méthodes de calcul
des variations de pression engendrées par les  Mg (Z 1 − Z 2 ) 
∆P z = Pn   (8)
 R (273 + To ) 
changements d’altitude et par les variations de
températures.

que l’on peut écrire :

4. EFFET D’UN CHANGEMENT ∆P z = 3464


273 + T0
(Z 1 − Z 2 ) (9)
D’ALTITUDE
A température constante, la pression atmosphérique
P à l’altitude Z (exprimée en mètres) est donnée par A titre indicatif, pour une température de référence
la relation : de 20 °C, la variation de pression atmosphérique
correspondant à une variation d’altitude de
100 mètre est de 1195 Pa.
 MgZ 
P = Pn  1 −  (7)
 R ( 273 + To ) 

Dans laquelle :
Pn est la pression normale au niveau de la mer
(760 mm Hg ou 101320 Pa)
M est la masse molaire de l’air (0,029 g/mole)
g est l’accélération de la pesanteur (9,81 m.s-2)
R est la constante des gaz parfaits
(8,32 J/mole.K)

T0 est la température de référence (°C)

44
5. INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE αe = coefficient d’absorption énergétique du
DE LA LAME D’AIR verre extérieur
Pour apprécier les conséquences des variations de αi = coefficient d’absorption énergétique du
température de la lame d’air d’un vitrage isolant, on verre intérieur
peut, dans un premier temps, calculer la variation de
pression « potentielle » qui serait engendrée dans un τe = coefficient de transmission énergétique du
volume d’air équivalent à celui qui est contenu par le verre extérieur.
vitrage et cerné par les parois infiniment rigides,
auquel on ferait subir une variation de température On obtient ensuite la température moyenne de la
∆T : lame d’air :
θe + θi
∆T . P a 0 θa =
∆P T =
273 + T0
(10) 2

puis :
∆T = θ a − T0
Du point de vue des sollicitations appliquées aux
composants verriers et au joint de scellement du
vitrage, la variation de pression interne « potentielle » A partir de la connaissance de la variation de
est équivalente, quant à ses effets, à une variation de température ∆T, on peut calculer, à l’aide de la
pression extérieure de sens inverse dont la formule (10) la variation de pression potentielle dans
connaissance nous permettrait d’appliquer la la lame d’air ( ∆PT ) puis en changeant le signe de la
méthode de calcul définie au paragraphe 3.21. valeur ainsi déterminée, appliquer la formule (3) pour
Le premier pas à franchir est donc la détermination obtenir la variation réelle dans la lame d’air.
de la température moyenne de la lame d’air que l’on
admettra égale à la moyenne des températures θ e
et θ i des deux verres constituants.
Pour cela on dispose des deux formules ci-après : 6. LES VERRES - DÉFORMATION ET
CONTRAINTES
(α i τe R )+(Ti h i ) +(α 
) h i + 1 

e R +Te h e 6.1 Les déformations
ra  ra 
θe = L’expression du déplacement du centre géométrique
h e h i + 1 (h e +h i )
ra d’une plaque rectangulaire, en appui simple sur
quatre côtés et soumise à une charge uniformément
répartie a la forme suivante :
(αR )+(Te h e )  1 
+  α i τ eR + Ti h i  h e + 
ra   ra   m − 1 
θi =  
h e h i + 1 (h e +h i ) f max = 4δ5Pl
4 ∞(− 1)  2  .1− (α m th(α m )+2)  (15)
ra Σ
π D i m = 1,3,5.. m 5 
 2ch (α m ) 
avec :
Te = température extérieure (°C) en posant :
Ti = température intérieure (°C)

he =  m − 1 
( )
coefficient d’échange superficiel extérieur ∞
4 1− ν 2 (−1) 2   (α m th (α m )+2) 
(m².°C/W) cf =
π5 × E Σ m5 

1−
2ch (α m ) 
hi = coefficient d’échange superficiel intérieur m = 1,3,5..

(m².°C/W)
R = rayonnement solaire (W/m²) L’expression du déplacement maximal s’écrit :
ra = résistance thermique de la lame d’air
δP×l 4 ×C f
(m².°C/W) f max = (16)
e 3i

45
Les valeurs du coefficient C f , en fonction du rapport
L / l du vitrage, sont données à la fin de la présente
annexe.

6.2 Les contraintes


Dans le cas d’une plaque rectangulaire, en appui
simple sur ses quatre côtés et soumise à une charge
uniformément répartie, la localisation des contraintes
maximales correspond, comme pour le déplacement
maximal, au centre de la plaque.

La valeur de la contrainte maximale est donnée par la relation ci-après :

  m − 1  
  2  
∞  (− 1)  (α m th (α m )+ 2 )   α m th (α m )  
Σ
2
24δPl
σ max =  1 −  + ν 
2ch (α m )   2ch (α m ) 
5 (17)
ei2 × π3 m = 1,3,5..  m  
 
 

en posant :
  m −1 
∞    
 (−1)  2   (α m th(α m )+2)   α m th(α m ) 
Σ
24
Cc = 3 1−  + ν 
π m = 1,3,5..  m5  2ch (α m )   2ch(α m ) 
 
 

L’expression de la contrainte maximale s’écrit :


fi
δP×l 2 ×C c l
σ max =
e i2

Les valeurs du coefficient C c , en fonction du rapport fe


L / l du vitrage sont données à la fin de la présente
annexe. Figure 1 - Courbe représentative des variations des flèches
On trouvera dans les figures 1 et 2 ci-après, l’allure en fonction de la plus petite dimension du vitrage
des graphes représentatifs des variations, en
fonction de la plus petite dimension du vitrage, le
rapport L / l étant constant, des déformations et ci
contraintes maximales relatives aux deux composant
verriers sous l’action d’une variation de la pression
extérieure s’appliquant également sur les deux
composant verriers donc excluant les effets du vent. l
Dans le cas présent, le vitrage est composé de deux
verres d’égale épaisseur.
ce

Figure 2 - Courbe représentative de la variation des contraintes


en fonction de la plus petite dimension du vitrage

46
7. EFFORTS APPLIQUÉS SUR engendrant principalement l’apparition de contrainte
de cisaillement pouvant résulter soit de
LE JOINT DE SCELLEMENT
déplacements relatifs des verres soit de la
DU VITRAGE déformation des châssis sous les effets du vent.
Les joints de scellement des vitrages isolants Nous ne nous intéresserons ici qu’aux efforts qui sont
peuvent être soumis à de nombreuses sollicitations influencés par la composition verrière du vitrage ainsi
tant à l’occasion de leur transport, de leur mise en que par ses dimensions à savoir les efforts normaux
place dans les châssis qu’après leur mise en œuvre. aux plans de collage verre-mastic.
Diverses méthodes expérimentales existent pour La formule donnant la valeur de cet effort est la
apprécier les risques de dégradation de ces joints suivante :
de scellement sous l’effet des sollicitations

 ∞ ∞ 
1 4 1 2(1 − ν) α m sh(α m ) 
R max =−δPl −
 2 π² m = 1,3,5.. m 2 ch(α m )
Σ+ Σ

π 2 m = 1,3,5.. m 2 ch 2 (α m ) 
 

En posant :

∞ 2(1−ν) ∞ α m sh(α m )
Cr = 1 − 4 1
π 2 m =Σ Σ
+
2 2
1,3,5.. m ch(α m ) π2 m 2 ch 2 (α m )
m = 1,3,5..

On obtient :

R max = − δP.l.C r

Les valeurs du coefficient C r , en fonction du rapport


L / l du vitrage, sont données à la fin de la présente
annexe.
Les valeurs obtenues à l’aide de cette formule
correspondent aux efforts maximaux appliqués sur
les joints de scellement et sont exprimés en daN/cm
de longueur de joint.
Les localisations de ces efforts maximaux
correspondent aux milieux des plus grands côtés du
vitrage.
L’allure de cet effort maximal en fonction de la plus
petite dimension du vitrage, le rapport L / l étant
constant, est donné à la figure 3 ci-après.
Efforts maximaux

Figure 3
Courbe représentative de
la variation des efforts maximaux
appliqués au joint de scellement
d’un vitrage isolant Largeur du vitrage

47
Cet effort maximal peut correspondre soit à une compression soit à une traction sur le joint de scellement selon
que la somme des effets des agents de sollicitation aura pour effet de créer entre la lame d’air du vitrage et les
ambiances intérieure et extérieure un gradient de pression positif ou négatif.

2,500

2,000

1,500

Cf
1,000

Cv 3
Cv.10

Cc
0,500

Cr

0,000
1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 7,0 8,0

Rapport L / l

Variation des coefficients Cv, Cf, Cc et Cr en fonction du rapport L / l des vitrages

48
L/l Cv.103 Cf Cc Cr L/l Cv103 Cf Cc Cr

1.0 0.271 0.645 0.278 0.426 4.0 1.007 2.034 0.741 0.502
1.1 0.323 0.773 0.324 0.446 4.1 1.014 2.038 0.743 0.502
1.2 0.376 0.896 0.368 0.461 4.2 1.022 2.040 0.744 0.502
1.3 0.426 1.014 0.408 0.473 4.3 1.028 2.044 0.745 0.501
1.4 0.475 1.124 0.446 0.483 4.4 1.035 2.046 0.746 0.501
1.5 0.520 1.225 0.480 0.490 4.5 1.041 2.048 0.747 0.501
1.6 0.561 1.318 0.511 0.496 4.6 1.048 2.050 0.748 0.501
1.7 0.599 1.401 0.539 0.500 4.7 1.053 2.052 0.748 0.501
1.8 0.635 1.478 0.564 0.503 4.8 1.059 2.054 0.748 0.501
1.9 0.668 1.546 0.587 0.505 4.9 1.064 2.056 0.748 0.501
2.0 0.698 1.607 0.606 0.506 5.0 1.069 2.056 0.749 0.501
2.1 0.726 1.660 0.624 0.507 5.1 1.074 2.058 0.749 0.501
2.2 0.752 1.708 0.639 0.508 5.2 1.080 2.058 0.750 0.500
2.3 0.776 1.752 0.653 0.508 5.3 1.084 2.061 0.750 0.500
2.4 0.799 1.789 0.666 0.508 5.4 1.089 2.061 0.750 0.500
2.5 0.818 1.824 0.676 0.508 5.5 1.093 2.061 0.750 0.500
2.6 0.838 1.853 0.686 0.507 5.6 1.097 2.063 0.751 0.500
2.7 0.855 1.878 0.694 0.507 5.7 1.101 2.063 0.751 0.500
2.8 0.873 1.903 0.701 0.506 5.8 1.105 2.063 0.751 0.500
2.9 0.887 1.922 0.707 0.506 5.9 1.109 2.063 0.751 0.500
3.0 0.902 1.940 0.713 0.506 6.0 1.111 2.063 0.751 0.500
3.1 0.915 1.955 0.718 0.505 6.1 1.115 2.065 0.751 0.500
3.2 0.928 1.969 0.722 0.505 6.2 1.118 2.065 0.751 0.500
3.3 0.940 1.982 0.726 0.504 6.3 1.122 2.065 0.751 0.500
3.4 0.952 1.992 0.729 0.504 6.4 1.125 2.065 0.752 0.500
3.5 0.962 2.000 0.732 0.504 6.5 1.127 2.065 0.752 0.500
3.6 0.972 2.009 0.735 0.503 6.6 1.131 2.065 0.752 0.500
3.7 0.981 2.017 0.737 0.503 6.7 1.134 2.065 0.752 0.500
3.8 0.990 2.023 0.738 0.503 6.8 1.137 2.065 0.752 0.500
3.9 0.998 2.027 0.741 0.502 6.9 1.139 2.065 0.752 0.500
7.0 1.142 2.065 0.752 0.500

Valeur des coefficients Cv, Cf, Cc et Cr en fonction du rapport L / l des vitrages

49
ANNEXE C
Compatibilité entre constituants

1. OBJECTIFS 2.2.1 Eprouvettes


La durabilité des divers produits ou matériaux mis en Pour chaque couple mastic-feuilleté, on procède à
contact ou situés à proximité les uns des autres dans la réalisation de 5 éprouvettes selon le schéma
un système VEC peut être affectée en cas ci-après :
d’incompatibilité chimique réciproque. Il convient en
conséquence de s’assurer préalablement de
l’absence d’altération prévisible de l’ensemble des

200 mm
produits par une série d’expérimentations prenant en
compte dans leurs modalités les particularités des
situations propres au VEC.

Commentaire La face du profilé cornière en contact avec la face


Au titre de ces particularités on peut noter les du vitrage est revêtue d’un produit ou matériau anti-
éventualités ci-après : adhérent.
• L’application de mastic de collage dans un espace
confiné (fond de feuillure) au voisinage immédiat du 2.2.2 Modalités des essais
scellement de vitrages isolants.
• L’application de mastics de collage ou d’étanchéité Après 24 heures de conditionnement en ambiance
sur les chants de vitrages feuilletés. normale (23 °C ± 2 °C - 50 % HR ± 5 %) :
• Le contact direct des cales et des mastics de collage − deux éprouvettes sont conditionnées en
ou d’étanchéité.
ambiance sèche à 90 °C pendant 1 mois ; les
• Le contact direct de mastics et de profilés éprouvettes sont examinées tous les 7 jours,
élastomères.
− trois éprouvettes sont exposées au rayonnement
direct d’une lampe au xénon (800 ± 200 W/m2 au
niveau des échantillons) avec une température de
On est ainsi amené à prévoir deux types d’essais :
40 °C ± 5 °C, arrosage des échantillons pendant
− les essais de compatibilité de contact. 18 min toutes les deux heures et ceci pendant
− un essai de compatibilité de proximité. 21 jours (norme ISO 4892).
A l’issue de ces conditionnements, outre les relevés
des éventuelles dégradations, on procède :
2. ESSAIS DE COMPATIBILITÉ
− à une mesure de dureté des cordons de mastic,
DE CONTACT
− à un essai d’adhérence par pelage du cordon de
mastic sur le chant des verres.
2.1 Compatibilité des mastics
avec les espaceurs et les cales 2.2.3 Critères
L’essai est applicable tant aux mastics de collage − Les dégradations sur le chant garni de mastic ne
qu’aux mastics d’étanchéité. doivent pas être plus importantes que sur les
Les modalités applicables et les critères sont ceux chants libres sans excéder 3 mm de profondeur.
du guide EOTA 002 - § 5.1.4.2.5 et 6.1.4.2.5. − Le mastic devra avoir atteint la dureté déclarée
par le fournisseur.
2.2 Compatibilité des mastics − L’essai d’adhérence par pelage devra faire
avec les intercalaires de vitrages apparaître des ruptures cohésives du mastic.
feuilletés
L’essai est applicable tant au mastic de collage
qu’aux mastics d’étanchéité et aux vitrages feuilletés.

50
3. ESSAIS DE COMPATIBILITÉ − 7 jours après réalisation des éprouvettes H si le
mastic est destiné au scellement de vitrage
DE PROXIMITÉ
isolant, le produit frais pouvant être soit un mastic
Les essais ci-après sont à réaliser dans le cas de de collage soit un mastic d’étanchéité.
système VEC bordé. Ils ont pour objet de vérifier
L’ensemble ainsi constitué, ainsi que les
l’absence d’influence néfaste, les uns par rapport
3 éprouvettes témoins dans le cas de mastic de
aux autres de produits mis en œuvre dans un espace
scellement de vitrage isolant sont conservés pendant
confiné.
28 jours en ambiance normale à 23 °C - 50 % HR.
Selon les cas, trois couples sont à prévoir :
A l’issue de ce délai on procède :
− mastic de collage - mastic de scellement de
vitrage isolant, • à l’examen des éprouvettes pour apprécier les
modifications de coloration et les altérations
− mastic d’étanchéité - mastic de collage, éventuelles,
− mastic d’étanchéité - mastic de scellement de • à la mesure de la dureté Shore A du mastic
vitrage isolant. contenu dans la coupelle,
• à un essai de traction :
3.1 Éprouvettes
- sur les trois éprouvettes H contenues dans le
• Éprouvettes en H composées de deux plaques de bocal d’essai,
verre de 50 x 50 x 6 mm et d’un cordon de mastic - éventuellement sur les trois éprouvettes H
de section 12 x 12 mm longueur 50 mm, au témoins s’il s’agit de mastic de scellement de
nombre de : vitrage isolant.
- 3 s’il s’agit d’un mastic de collage,
- 6 s’il s’agit d’un mastic de scellement de vitrage 3.3 Critères
isolant.
− Le mastic contenu dans la coupelle doit avoir
• Une coupelle métallique contenant le mastic frais atteint la dureté Shore A déclarée par le
à raison de : fournisseur.
- 22 cm3 s’il s’agit de mastic de collage, − La contrainte moyenne de rupture en traction du
- 6 cm3 s’il s’agit de mastic d’étanchéité. mastic de collage doit être supérieure ou égale à
Ru,5.
− La contrainte moyenne de rupture en traction du
Event
Eprouvettes Mastic mastic de scellement du vitrage isolant ne doit
φ 4 mm pas être inférieure à 75 % de la contrainte
en H
moyenne de rupture déterminée sur les
éprouvettes témoins et les ruptures doivent être
de type cohésif.
− On ne doit constater aucune dégradation, telle
que décoloration, fissuration, gonflement, ... du
M mastic des éprouvettes H ou contenu dans la
coupelle.

3.2 Modalités des essais


3 éprouvettes en H et la coupelle contenant le mastic
frais sont disposées dans un bocal d’une
contenance de 1 litre, en verre, avec couvercle
percé d’un orifice ∅ 4 mm.
Cette opération a lieu :
− 24 heures, pour les mastics bi-composants, ou
72 heures, pour les mastics mono-composants,
après réalisation des éprouvettes H si le mastic
est destiné au collage VEC et si le produit frais est
un mastic d’étanchéité,

51
ANNEXE D
Vérification de la satisfaction aux exigences des parois inclinées
vis-à-vis des chocs accidentels humains extérieurs

1. DOCUMENTS LÉGISLATIFS résistance insuffisante, cette toiture doit, à défaut de


garde-corps ou d’un dispositif permanent de
DE RÉFÉRENCE protection être recouverte de planches ou de tout
autre dispositif capable d’arrêter un travailleur ayant
1.1 Décret n° 65-48 du 8 janvier 1965 perdu l’équilibre ».

Titre IX - Travaux sur les toitures Article 163

Article 156 « Il est interdit de travailler sur des toits rendus


glissants par les circonstances atmosphériques, sauf
« Lorsque les personnes doivent être employées sur s’il existe des dispositifs de protection installés à cet
un toit présentant des dangers de chute de effet ».
personnes ou de matériaux d’une hauteur de plus de
trois mètres, des précautions convenables doivent
être prises pour éviter la chute des personnes ou des 1.2 Code du travail
matériaux ».
Livre 2 - Réglementation du travail
Article 157
Titre 3 - Hygiène, sécurité et conditions de travail,
« Les échafaudages utilisés pour exécuter les Chapitre 5, Section 3
travaux sur les toitures doivent être munis de garde-
corps constitués par des éléments jointifs ou écartés Article R 235-3-2
de façon telle qu’ils ne puissent permettre le passage « Les bâtiments et leurs équipements doivent être
d’un corps humain. Ces garde-corps doivent être conçus et réalisés de façon telle que les surfaces
d’une solidité suffisante pour s’opposer efficacement vitrées en élévation ou en toiture puissent être
à la chute dans le vide d’un travailleur ayant perdu nettoyées sans danger pour des travailleurs
l’équilibre. A défaut d’échafaudage approprié, des effectuant ce travail et pour ceux présents dans le
dispositifs de protection collective d’une efficacité au bâtiment et autour de celui-ci, en choisissant,
moins équivalente doivent être mis en place ... ». chaque fois que possible, des solutions de protection
collective ».
Article 159
« Les travailleurs occupés sur des toitures en
matériaux d’une résistance insuffisante (telles que :
vitres, plaques en aggloméré à base de ciment, 2. COMMENTAIRES
tôles) ou vétustes, doivent travailler sur des Les documents précédemment évoqués font
échafaudages, plates-formes, planches ou échelles référence aux dispositifs de protection permanente et
leur permettant de ne pas prendre directement appui collective des travailleurs intervenant sur les toitures
sur ces matériaux. ou à leur voisinage immédiat, et font intervenir la
« Les dispositifs ainsi interposés entre les travailleurs notion de « matériaux de résistance insuffisante »,
et la toiture doivent porter sur une étendue de toiture qui ne se limitent pas aux produits verriers, sans
comprenant plusieurs éléments de charpente, dont définir, et il en est souvent de même dans les
un à chaque extrémité des dispositifs et être documents réglementaires, les critères d’appré-
agencés de manière à prévenir tout effet de ciation de la résistance des dits matériaux.
bascule... ». A notre connaissance, le seul document qui
définisse, d’une manière générale, le critère de
Article 162
résistance de ces matériaux est la publication de
« Lorsque les travailleurs doivent effectuer l’I.N.R.S. sur la CONCEPTION DES LIEUX DE
fréquemment, pendant plus d’une journée, sur des TRAVAIL.
chêneaux, chemins de marche ou tout autre lieu de
passage, des déplacements comportant des risques
de chute sur une toiture en matériaux d’une

52
3. PUBLICATION DE l’I.N.R.S. Il distingue les matériaux ou produits résistants au
choc de 1200 J des produits non résistants.
Chapitre 7 - Structure des bâtiments Dans le premier cas, la première note de bas de
page précise les modalités d’essai justifiant de cette
Paragraphe 7.1 - Toitures
résistance, la deuxième note, qui fait référence aux
Sous paragraphe 7.1.1 - Surfaces vitrées ou épaisseurs et dimensions des remplissages,
translucides. implique que la vérification du comportement au
choc doit être faite au cas par cas.
2e alinéa
Dans le second cas, matériaux non résistants, le
« Les matériaux seront intrinsèquement résistants tableau précise les dispositions à mettre en œuvre
(voir tableau 7.1). A défaut, une protection pour assurer la sécurité des intervenants.
permanente associée au matériau de résistance
insuffisante sera mise en place ».
Le tableau 7.1 est donné ci-après.

Tableau 7.1 - Aide aux choix des matériaux constituant la toiture

53
PARIS - MARNE-LA-VALLÉE - GRENOBLE - NANTES - SOPHIA ANTIPOLIS
CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BATIMENT

4, avenue du Recteur-Poincaré - F-75782 Paris Cedex 16


Tél. : 01 40 50 28 28 - Fax : 01 45 25 61 51 - Internet : www.cstb.fr