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LES IMMOBILISATIONS JURIDIQUES

Droit maritime = d’origine privée mais motifs d’origine publique


Saisies = Convention de Bruxelles (1952)

Saisie conservatoire : = blocage du navire

Conditions :
France :
Ouvert à tout créancier
Créance fondée
N’obéit pas à des conditions d’urgence
Possibilité de saisir tout navire appartenant au débiteur
International (B.1952) :
Créanciers maritimes uniquement = concernant la propriété ou l’exploitation du navire.
Saisies abusives = lourdes indemnisation.
Pas de saisie possible :
Navire de l’état
Insaisissabilité contractuelle (les contractants ayant renoncé à priori à y avoir recours)
Instruments nécessaires à l’exercice personnel d’une activité professionnelle.
B.1952 = Saisie du navire auquel la créance se rapporte (mais y compris les navires affrétés
à temps)

Procédure :
France : Loi et décret 1967
Ordonnance rendue sur requête par le TdC ou le juge d’instance (juridiction du port)
Notification au Cpt et au port
Caution (pas systématique)

Main levée à l’amiable


Main levée judiciaire, demandée par le saisi, en référé (= urgence)
Autorisation du juge de continuer l’exploitation (caution)

Saisie exécutoire : = vente forcée pour payer les dettes

Immobilisation par huissier. Ne peut intervenir que 24h après le commandement de payer notifié.
Judiciaire : Le créancier fait citer le saisi devant le tribunal de grande instance
Si navire français = inscription en douane, information aux créanciers hypothécaires
Si étranger, PV notifié au consul du pavillon
Le tribunal fixe la mise à prix et les conditions de vente.
Vente : journal d’annonces légales + affiches, aux enchères
Distribution : L’acheteur doit verser dans les 24h après l’adjudication la somme à la caisse des dépôts et
consignations.

Effets sur les contrats :


Régulièrement publiés = maintenus (généralement à temps et coque nue)
Contrat d’engagement maritime = maintenus (c’est nos contrats)