Vous êtes sur la page 1sur 30

Module : Méthodes de prospection sismique

Par Prof Jalal FERAHTIA.

20
Boumerdes 2020

20
A qui est adressé ce cours

Ce cours est destiné aux étudiants en Mastère géophysique. Le cours est divisé en
deux partie, la première partie concerne la sismique de puits et la deuxième partie concerne la
sismique 3 dimensions (3D). A la fin du cours, les étudiants seront en mesure de comprendre

IA
la mise en œuvre, le traitement et l’interprétation des données d’un PSV et de la sismique 3D.

Important !

Ce document est destiné uniquement aux étudiants du département géophysique de la


faculté des Hydrocarbures et de la Chimie de l’université M’Hamad Bougara de Boumerdes.
HT
Il est interdit d’utiliser ce document en dehors de l’université de Boumerdes. Une version plus
détaillée et plus riche de ce document fera l’objet d’une prochaine publication. Le document
est la propriété exclusive du Professeur Jalal FERAHTIA du département géophysique de
l’universtité de Boumerdès.
A
Contenu du cours :
ER

Partie I : Sismique de puits : profil sismique vertical (PSV)

1. Introduction
1.1. Définition
2. Variantes de la sismique de puits
.F

1.1. Profil sismique vertical (PSV)


2.2. Profil sismique oblique PSO
2.3. Walk away
J

2.4. Sismique de puits à puits


1) Applications du PSV
2) Mise en œuvre
of.

3) Enregistrement PSV
4) Traitement d’un enregistrement PSV
a) Prétraitement
b) Pointé des premières arrivées
Pr

c) Séparation des champs d’ondes


i) Techniques nécessitant une horizontalisation
(1) Filtre médian
(2) Filtre τ-p
ii) Techniques ne nécessitant pas d’horizontalisation

20
(1) Filtre f-k
5) Séquence de traitement
a) Le corridor stack

Partie II : Sismique 3D

20
1. Pourquoi la sismique 3D
2. Objectifs
3. Mise en œuvre
4. Vocabulaire de la sismique 3D

IA
4.1. Source line
4.2. Receivers line
4.3. Intervalle entre sources
4.4. Intervalle entre récepteurs
4.5. Densité de tirs
4.6. Ligne récepteurs
4.7. Intervalle entre lignes récepteurs
4.8. Densité de récepteurs
HT
4.9. Direction on-line
4.10. Direction cross-line
A
4.11. Point milieu
4.12. CMP Bin
4.13. Bin size
ER

4.14. Template
4.15. Salvo
4.16. Roll-along
4.16.1. In-line Roll-along
4.16.2. Cross line Roll-along
.F

4.17. In-line move-up


4.18. Cross-line move-up
4.19. Offset max
4.20. Offset min
5. Calcul des paramètres d’une compagne 3D
J
of.
Pr
1. Introduction
1.1. Définition

20
La sismique de puits est, comme son nom l’indique, une méthode qui se base sur les
principes fondamentaux de la sismique réflexion, à savoir: la génération d’un champ d’ondes
acoustiques, puis l’enregistrement des réflexions provenant des couches du sous-sol par des

20
récepteurs (hydrophones ou géophones).

La différence entre la sismique de puits et la sismique de surface réside dans la


disposition des récepteurs et de l’émetteur. En effet, en sismique de puits les récepteurs sont

IA
placés à l’intérieur du puits et l’émetteur (source) en surface, tandis qu’en sismique de
surface, les deux sont placés à la surfaces du sol. La figure I-1 montre schématiquement le
principe de la sismique de puits.
A
Camion Laboratoire
HT Source (Vibroseis)

Récepteurs
ER
.F

Figure I-1. Principe de la sismique de puits.


J

2. Variantes de la sismique de puits


6.1. Profil sismique vertical (PSV)
of.

Dans le cas où la source est très proche de la gueule de puits (à l’aplomb), et les
récepteurs sont placés dans le puits, on parle alors de profil sismique vertical (PSV, ou VSP
en anglais) (Figure I-2).
Pr
20
20
Figure I-2. Schéma simplifié d’un PSV,, ici la source est très proche de la gueule du puits.
puits

IA
Le PSV offre une image en couverture simple, comparable à une section sismique,
sismique
qui s’étend de quelques dizaines de mètres à quelques centaines de mètres du puits,
puits selon
la distance séparant la source du puits,
puits (Figure I-3.).. Cette image est néanmoins limitée
aux alentours du puits.
A HT
ER

Figure I-3. Enregistrement PSV après traitement. L’axe


’axe horizontal représente les positions
position des
géophones en profondeur et l’axe vertical les temps doubles.
.F

Le profil sismique vertical est considéré comme une diagraphie acoustique aux
fréquences sismiques, et sa résolution latérale est limité au diamètre de la première zone
de Fresnel (Mari, 2000).
J

2.2. Profil sismique oblique (PSO)


(
of.

Le profil sismique oblique (PSO) est un profil sismique vertical dont l’offset est assez
éloigné du puits. L’augmentation de l’offset permet d’augmenter l’investigation latérale du
PSV.
Pr
20
20
Figure I-4. Schéma simplifié d’un PSO. Noter la position éloignée de la source par rapport à la gueule
du puits.

IA
L’offset (O) dépend de la profondeur de l’objectif (h), dans la pratique on choisit :


  (I-1)


Exemple: si h=2500m alors O < 1875m

De plus, les angles d’incidence (θ)


HT
( ne doivent pas dépasser les 30°.
A
2.3. Walkaway

On parle de walkaway lorsque la source est progressivement déplacée loin du puits et


ER

le récepteur est maintenu fixe dans le puits,, c’est une série de PSV à offset variables. Le
walkaway produit une mini-section
section sismique en onde P et une autre en onde S de faible
couverture,, mais de bonne résolution (Mari, 2003). Il est utilisé dans la localisation des failles,
la calibration des données AVO, la caractérisation des réservoirs fracturés et l’inversion
.F

AVO.
J
of.
Pr

Figure I-5 Schéma simplifié d’un walkaway.


2.4. Sismique de puits à puits

20
La sismique puits à puits (ou crosswell seismic profiling, CSP en anglais) implique
deux puits : l’un contenant une source qui est déplacée à des profondeurs variées, tandis que
l’autres est réservé aux géophones (Figure I-6). La sismique puits à puits est utilisée lors de
l’étude des vitesses ou de l’imagerie inter-puits,
inter , c’est une sorte de tomographie sismique.
sismique

20
IA
HT
Figure I-6. Acquisition puits-à-puits.

1. Applications du PSV
A
En plus du calage, le PSV trouve plusieurs applications en sismique, à savoir :

 Estimation de la vitesse, aussi appelée « check shot » ou carottage sismique.


ER

 Calage précis des données de la sismique de surface.

 Séparation des réflexions primaires des multiples

 Calibration des coefficients de réflexions tirés à partir des logs de diagraphie


.F

 Ajustement des paramètres du traitement: vitesse, suppression de multiples,


déconvolution….

En plus de ce qui a été cité précédemment, dés


dés études récentes ont montré l’efficacité
du PSV, et ces variantes, dans la recherche directe des hydrocarbures et la caractérisation des
J

réservoirs.
of.

2. Mise en œuvre

À l’intérieur du puits des récepteurs, d’habitude des géophones à trois composantes


ou des hydrophones, espacés de 15 à 30m, sont suspendus à l’aide d’un câble,
câble tandis qu’en
Pr

surface une source génère l’onde acoustique qui sera enregistrée par ces mêmes récepteurs. Il
est possible de réaliser un PSV en puits non-tubé ou en puits tubé, néanmoins, on préfère les
puits tubés pour des considérations techniques.

20
Dans le cas où le dispositif de réception est constitué d’un seul récepteur (Figure I-7),
on utilise un système de patins d’ancrage pour s’assurer du parfait contact entre l’outil de
mesure et la paroi du puits.

20
IA
A HT
Figure I-7. Récepteur simple équipé d’un patin d’ancrage.
ER

Mais pour des raisons économiques, réduction du temps de mobilisation du puits,


on a tendance à utiliser des sources multiples (chaine d’hydrophones). La distance entre
deux géophones (∆z) dépend de la vitesse minimum (Vmin) et de la fréquence maximale
.F

(fmax) du signal au niveau de la formation :

∆z ≤ Vmin
2 f max (I-2)
J

Concernant la source, c’est le plus souvent un camion vibratoire (Figure I-8), ceci
permet la répétition des tirs, et ainsi pouvoir sommer les enregistrements, mais aussi pour
of.

des raisons de sécurité !.


Pr
20
20
Figure I-8. Source
ource vibrosismique utilisée en acquisition des données PSV.

3. Enregistrement PSV

IA
L’enregistrement PSV est composé de
d plusieurs types d’ondes qui se superposent,
superposent à
savoir: ondes directes, ondes primaires montantes,
montantes multiples montants,, multiples descendants,
les bruits et ondes guidées - aussi appelées ondes de tube ou onde de Stonley liées à la

9.
A HT
présence du puits et du fluide.. Les trajets représentants ces ondes sont données par la Figure I-
ER

Figure I-9. Champs d’ondes enregistrés par un récepteur lors d’une acquisition d’un PSV

Notons que dans le cas où le géophone se trouve au même niveau que le réflecteur,
.F

la courbe de temps de l’onde directe rejoint celle de l’onde réfléchie (Figure I-9).
J
of.
Pr

Figure I-10. Trajets de l’onde directe


direc et de l’onde montante arrivant au même moment au géophone,
géophone ceci se
produit lorsque le géophone est au niveau du réflecteur.
réflecteur
La Figure I-11 représente
eprésente un enregistrement PSV synthétique brut (non-traité). Les
différents champs d’ondes sont représentés en fonction de la profondeur et du temps,
temps avec

20
l’axe horizontal qui représente les profondeurs des géophones (en mètres) et l’axe vertical les
temps doubles (en millisecondes). On remarque la forme quasi-linéaire
linéaire de l’onde directe (en
rouge), qui se comporte comme une réfraction pour les grandes profondeurs. L’onde directe

20
(en rouge) est la première
re enregistrée, on l’appelle ainsi première arrivée.
arrivée Le temps
correspondant à l’intersection de l’onde directe et l’onde montante (cercle noir sur la Figure I-
11) indique la position
osition exacte du réflecteur. Notons enfin, que les ondes montantes et les
multiples descendantss ont des pentes opposées.

IA
A HT
ER

Figure I-11. Enregistrement


nregistrement brut (sans traitement) d’un PSV. L’axe horizontal représente les profondeurs des
géophones et l’axe vertical les temps doubles.
.F

Il est facile de calculer la


l vitesse à l’intérieure d’une couche en utilisant la pente de
la courbe temps-profondeur
profondeur (Figure I-12.). Laa vitesse (ou l’inverse de la vitesse) est
donnée par :
J

1/vitesse=∆t/∆z (I-3)
of.

où ∆t : est la différence de temps correspondants à deux géophones de côtes successives


Z2 et Z1.
Pr
20
20
Figure I-12. Calcul de la vitesse à partir de la courbe temps-profondeurs
temps profondeurs des premières arrivées (cas d’une

IA
seule couche).

En présence de vitesses variables, la mesure de la pente de chaque segment permet


d’obtenir la vitesse d’intervalle (Figure I-13.).
A HT
ER

Figure I-13. Calcul de la vitesse à partir de la courbe temps-profondeurs


temps profondeurs des premières arrivées (cas de
plusieurs couches).
.F

4. Traitement d’un enregistrement PSV

Le traitement a pour but l’extraction


l’ de l’information utile de l’enregistrement PSV,
PSV
c.-à-d.
d. l’onde réfléchie montante.
montante Le traitement d’un PSV permet d’obtenir une trace somme
J

sans multiple. Le traitement se


s compose de trois étapes : a) prétraitement, b) pointé des
premières arrivées et c) séparation des champs d’ondes.
of.
Pr
6.1. Prétraitement

Lors de cette étape, les données brutes sont manipulées et filtrées afin de corriger

20
les mauvais enregistrements, ou améliorer le rapport signal/bruits. Le prétraitement
consiste à :

20
 démultiplexage des données
 Corrélation (source vibrosismique)
 Correction de l’effet de fluctuation de signature
 Elimination des enregistrements de mauvaise qualité

IA
 Sommation des enregistrements d’une même cote
 Correction de divergence sphérique
 Tri en composante (cas de trois composantes)

6.2. Pointé des premières arrivées


HT
Le trajet de l’onde directe est le plus courts, et c’est donc la première arrivée au
A
géophone, d’où l’appellation ‘’premières arrivées’’. Les premières arrivées sont pointées
(Figure I-14) et les temps lus sont reportés en fonction de la profondeur dans un tableau.
Reportés sur un système d’axes, le résultat est une courbe temps-profondeurs, utile pour le
ER

calcul des vitesses, la conversion temps-profondeur et la calibration du log sonique (Figure I-


15).
J .F
of.
Pr

Figure I-14. Pointé des premières arrivées.


20
20
IA
Figure I-15. Courbe temps-profondeur obtenue après le pointé des premières arrivées (à gauche de la
figure) et les vitesses calculées (à droite de la figure).

HT
6.3. Séparation des champs d’ondes
A
En plus de la courbe temps-profondeur, le PSV sert aussi à imager en 2D et 3D
l’alentour du puits. Pour ce faire, il faudra transformer l’enregistrement PSV brut de sorte à ce
que seul le champ d’ondes montant, qui comporte l’information utile, soit représenté. Comme
ER

nous l’avons évoqué précédemment, un enregistrement PSV brut est une superposition de
plusieurs champs d’ondes : ondes montantes et descendantes P et S, multiples montants,
multiples descendants, ondes guidées. Avant toute utilisation du PSV (calage ou identification
des multiples, par exemple), il est nécessaire de séparer tout ces événements.
.F

Le principal critère utilisé pour la séparation des différents champs d’ondes est la
vitesse apparente=∆z/∆t.
J

En se basant sur ce critère, il est facile de séparer les ondes montantes, qui ont des
vitesses apparentes négatives, des ondes descendantes, qui ont des vitesses apparentes
of.

positives. Un simple changement de domaine est suffisant pour filtrer les événements
indésirables.

Les techniques de séparation des champs d’ondes peuvent être regroupées en deux
Pr

catégories :

- Techniques nécessitants une horizontalisation


- Techniques ne nécessitant pas d’horizontalisation

20
6.3.1. Techniques nécessitant une horizontalisation

Dans cette catégorie, les temps de l’enregistrement PSV brut sont soustraits des temps

20
des premières arrivées (onde directe) et ce avant l’application de l’algorithme de séparation.
séparation

La Figure I-16-aa montre un enregistrement PSV avant horizontalisation, la


soustraction des temps des premières arrivées de ceux de l’onde montante permet son
horizontalisation comme indiqué par la Figure I-16-b.
I

IA
b) a)
A HT
Figure I-16. Horizontalisation de l’onde montante a) Enregisrement PSV après pré traitement,
traitement b) résultat de
l’horizontalisation de l’onde montante.
ER

Exemple de filtress de séparation nécessitants une horizontalisation:


horizontalisation:

 Filtre par somme et différence


.F

 Filtre médian

 Filtre de Wiener

 Filtre en vitesse apparente (lorsque la distance entre côtes n’est pas régulière)
J

 Filtre par décomposition en valeurs principales (SVD)


of.

6.3.1.1. Filtre médian

Le filtre médian est un filtre numérique non linéaire très utilisé en


traitement de l’image. Il a trouvé plusieurs applications en géophysique,
géophysique et
Pr

notamment en traitement des enregistrements PSV.


Le filtre médian agit en triant les données à l’intérieure d’une fenêtre
glissante, puis en remplaçant l’échantillon central par la médiane de la série triée.

20
La fenêtre
nêtre est déplacée à la position suivante et l’opération est répétée jusqu'à la
fin de la série de données.

Le principe du filtre médian lors de la séparation des champs d’ondes


d’on du

20
PSV est illustré par la Figure
F I-17. La première étape consiste à horizontalisé
horizonta le
champ d’onde montant, ensuite l’application du filtre médian qui, lors de son
passage, élimine le champ d’onde descendant, enfin l’ajout du temps des premières
arrivées permet d’obtenir un enregistrement avec seulement les ondes montantes.

IA
A HT
ER

Figure I-17. Principe du filtre médian pour la séparation des champs d’onde d’un enregistrement
PSV

6.3.1.2. Filtre τ-p


-
.F

Le filtre τ-pp est obtenu à l’aide de la transformation de radon:

R( s ( z , t )) = ∫∫ s ( z , t )δ [t − (τ + pz )] dtdz (I - 4)
J

R
of.

avec τ l’intercept et p la pente.

La transformation de Radon d’une droite est un point.


point Ainsi, un événement linéaire
dans le domaine z-t d’un enregistrement PSV sera transformé dans le domaine τ-p en un
Pr

point. La transformation inverse donnera une droite.


La projection de la transformation de radon de tous les événements linéaires d’un
PSV, c-à-dd les ondes montantes et descendantes, dans le plan (τ-p)
p) est un nuage de points,
points

20
dont une partie est situé dans
da le demi-plan
plan des pentes positives, correspondant aux
événements descendants,
scendants, et l’autre partie est située dans le demi plan des pentes négatives qui
correspond aux événements montants,
montants donc pentes négatives (Figure I-18.).
I Ainsi, après

20
horizontalisation et application de la transformation de radon sur les données du PSV, les
événements sont séparés,, selon leurs pentes, dans deux domaines distincts.. Une simple mise à
zéro des événements descendant permet de filtrer les données ne laissant que les ondes
montantes. L’application de la transformation de radon inverse permet de
de revenir au domaine

IA
temporel.

A HT
ER
J .F
of.
Pr

Figure I-18. Principe du filtre τ-pp pour la séparation des champs d’onde d’un enregistrement PSV.
20
6.3.2. Techniques ne nécessitant pas d’horizontalisation
6.3.2.1. Filtre f--k

La méthode f-k utilise le critère des vitesses apparentes opposées des ondes montantes

20
et descendantes pour procéder à la séparation. Cette méthode nécessite un pas
d’échantillonnage régulier.

Pour un enregistrement PSV, s(z,t) fonction de la profondeur z et du temps t,


t la

IA
transformation de Fourier (TF),
(TF) S(F,k) fonction de la fréquence F et du nombre d’onde k, est
donnée par : +∞+∞

∫ ∫ s ( z , t )e
− 2π ( Ft − kz )
S (F , k ) = dtdz (I - 5)
− ∞− ∞

Le principe de séparation des champs d’ondes


HT
ondes est illustré par la Figure I-18 en
appliquant la transformation TF2D sur les données d’un PSV bruts,, les ondes montantes et
descendantes sont séparées, grâce à leurs vitesses apparentes opposées,
opposées, dans deux parties
différentes du domaine F-K.. Une
U simple mise à zéro du champ d’onde descendant suffit à
A
isoler le champ d’onde montant. L’application de la TF2D
TF inverse permet un retour dans le
domaine z-t, où seules les ondes montantes sont conservées. Notons ici que nous
n n’avons pas
ER

besoin d’horizontalisation.
J .F
of.
Pr

Figure I-19. Principe de séparation des champs d’ondes montant et descendant par la
l méthode f-k.
5. Séquence de traitement

La séquence de traitement standard d’un enregistrement PSV peut être résumée en :

20
1. Suppression du champ d’onde descendant de telle sorte que seules les réflexions
primaires persistent (ondes montantes).

20
2. Horizontalization des réflexions (cette étape permet de rendre l’enregistrement PSV
comparable à une section sismique).

3. Déconvolution pour la suppression des multiples et d’ondelette

4. Sommation des sources redondantes

IA
5.1. Le corridor stack

Le corridor stack est une trace sommé à l’intérieur d’un couloir de sommation autour
HT
des premières arrivées. Le résultat est une super trace qui est dupliquée pour donner le
corridor stack (Figure I-20). La figure I-21 montre le couloir de sommation (en rouge) sur les
réflexions horizontalisées et le corridor stack résultant (à droite de la figure). Il n’existe pas de
formule pour le calcul du couloir, si ce n’est que sa largeur est de quelques millisecondes (30
A
millisecondes par exemple).
ER
J .F
of.
Pr
20
20
IA
A HT
ER

Figure I-20. Trace résultante de la sommation le long du couloir de sommation (corridor stack).
J .F
of.
Pr
Figure I-21. Ondes montantes déconvoluées, horizontalisées + corridor stack. Le polygone rouge
représente le couloir de sommation.

20
Le calage est une opération clé de l’interprétation sismique structurale qui consiste à
relier la sismique de surface aux données de puits. Le corridor stack est le meilleur moyen de

20
réaliser le calage. En plus de sa résolution, la trace sismique du corridor stack est très proche
de la trace de la sismique de surface, car utilisant le même signal, ou ondelette. De plus, le
corridor stack est libre des multiples, ce qui constitue un bon moyen de détecter les multiples
sur la section sismique, et d’éviter ainsi de les interpréter, à tord, comme horizons d’intérêt.

IA
La Figure I-22 montre le calage en utilisant le corridor stack. Lors du calage, on cherche la
meilleure correspondance entre les événements de la section sismique et le corridor stack.

A HT
ER
.F

Figure I-22. Calage de la sismique de surface par le corridor stack.


J
of.
Pr
Partie II : Sismique 3D

Avec le développement rapide des moyens d’acquisition et de traitement, à partir des

20
années 90, les compagnies pétrolières ont adopté la sismique 3D comme nouveaux outil
d’exploration permettant une description de haute résolution du sous sol. La sismique 3D est
utilisée pour surmonter les limitations de la sismique 2D, à savoir :

20
• Manque de données sismiques
• Qualité médiocre des données sismique 2D
• Maillage grossier de la sismique 2D

IA
• Manque de fiabilité de l’interprétation sismique
• Mauvaise imagerie du sous sol
• Pièges de petites dimensions


Failles délicates
Pièges stratigraphiques
HT
• Réservoirs fins
A
1. Pourquoi la sismique 3D ?
ER

1. Trouver des accumulations d’huile et de gaz


2. Optimiser la production des hydrocarbures
3. Meilleure connaissance de la géologie
4. Cartographie des structures, des failles etc.
.F

5. Cartographie de la qualité du réservoir (porosité, perméabilité etc.)


6. Réduire les risques liés aux forages non productifs
7. détection des chemins préférentiels de l’écoulement des HC
J

2. Objectifs
of.

On peut résumer les objectifs de la sismique 3D en trois points :

1. Réduire les incertitudes de l’exploration

2. Améliorer les profits des projets par:


Pr

 Une meilleure définition des structures


 Un réseau de failles assez précis

 Une meilleure délimitation du réservoir

20
 Une meilleure définition de l’extension du réservoir

 Un modèle géologique plus proche de la réalité

20
3. Guider les opérations de forage

3. Mise en œuvre

IA
Lors d’une campagne sismique 3D des lignes de récepteurs (inlines) sont disposées
parallèlement, tandis que les lignes de tirs (crosslines) sont disposées de façon perpendiculaire
aux lignes des récepteurs. Mettant en œuvre des centaines de milliers, voire, des millions de
traces sismiques (Yilmaz, 2008).
HT
La dimension d’une campagne sismique 3D peut varier de quelques Km2, lors des
études de développement du champ, à quelques dizaines de milliers de Km2 pour les
campagnes d’exploration. Le maillage d’une campagne 3D est très serré, ainsi, pour assurer
A
une résolution raisonnable, l’espacement entre les lignes des émetteurs et les lignes de
récepteurs ne doit pas dépasser les 25m (Vermeer, 2001).
ER

Lors de la planification d’une étude 3D, il est nécessaire de bien positionner le


dispositif d’acquisition afin de couvrir la zone d’intérêt et d’avoir une meilleure migration des
données (Figure II-1). Pour une couverture maximale (zone en bleue sur la figure II-1), le
dispositif d’acquisition doit occuper une surface plus importante que celle de l’objectif
.F

(surface externe en marron de la Figure II-1).


J
of.
Pr
20
20
IA
Figure II-1. Relation entre la zone cible (objectif) et la surface d’acquisition (Bacon, 2003).
2003)

4. Vocabulaire de la sismique 3D
4.1. Ligne source (Source line)
HT
Une ligne le long de laquelle les points sources (points vibrants Vp) sont localisés.
localisés

4.2. Intervalle entre lignes sources (Sx)


A
Distance entre deux lignes sources.
sources

4.3. Intervalle entre sources (Sy)


ER

Distance entre points sources (Figure II-2).


J .F
of.

Figure II-2. Paramètres d’acquisition 3D relatifs aux sources (Chaouch and Mari, 2006).
2006)

4.4. Densité de tirs (Sd)

Nombre de points sources par kilomètres carrée


Pr

4.5. Ligne récepteurs (receiver line)


Une ligne le long de laquelle les récepteurs sont régulièrement disposés

4.6. Intervalle entre lignes des récepteurs (Ry)

20
Distance entre deux lignes réceptrices

4.7. Intervalle entre récepteurs (Rx)

20
Distance entre récepteurs (Figure II-3).

IA
HT
Figure II-3. Paramètres d’acquisition 3D relatifs aux récepteurs (Chaouch and Mari, 2006).
2006)
A
4.8. Densité de récepteurs (Rd)

Nombre de récepteurs par kilomètres carrée


ER

4.9. Directions
4.9.1. Direction In-Line
Line

Parallèle à la direction des récepteurs

4.9.2. Direction Cross-Line


Cross
.F

Perpendiculaire à la ligne des récepteurs (In-Line)


(In (Figure II-4).
J
of.
Pr
Figure II-4. Paramètres d’acquisition 3D relatifs aux directions In-line
In et Cross-line
line (Chaouch and Mari,
2006).

20
4.10. Point milieu (Midpoint)

Un point se trouvant exactement à la mi-distance


mi distance émetteur récepteur. En sismique
3D, les midpoints ne forment pas une grille régulière.

20
4.11. CMP Bin

Carré, ou surface, dans laquelle se trouvent les mêmes CMP (Figure II-5).
II Toutes
les traces se trouvant dans le même bin sont sommées et contribuent à la couverture finale.

IA
A HT
ER

Figure II-5. Représentation d’un CMP bin en sismique 3D (Chaouch and Mari, 2006)

4.12. Bin size (taille du bin)

Correspond à la longueur et la largeur du bin:


.F




∗ 
(II-1)
J

4.13. Template

Tous les récepteurs actifs correspondants à un point de tir. Ces récepteurs sont
of.

localisés sur plusieurs lignes parallèles.


Pr
20
20
IA
Figure II-6. Représentation d’un Template. Les traces en rouges sont les traces actives, tandis que les
traces en gris sont des traces inactives (Chaouch and Mari, 2006).
2006)

4.14. Salvo
HT
Nombre de points de tirs (Shot point) avant le déplacement du Template.
A
ER
.F

Figure II-7. Représentation d’un salvo. Dans ce cas le nombre de salvo est égal à deux

4.15. Roll-Along
4.15.1. In-line Roll-along
along

La distance entre deux positions consécutives de template après un In-Line


In
J

Move-up.
up. C’est compté en nombre de colonnes de récepteurs laissées
laissé derrière le
template.
of.
Pr
20
20
IA
Figure II-7. In-line Roll-along égale à deux (nombre de colonnes de recepteur laissés après le
déplacement du template).

4.15.2. Cross-Line Roll-along


HT
La distance entre deux positions consécutives de template après un Cross-Line
Move-up. C’est compté en nombre de linges de récepteurs laissé derrière le template
A
4.16. Moves
4.16.1. In-Line Move-up
ER

Le mouvement du Template, à la fin d’un Salvo de tirs, de sa position initiale


vers une nouvelle position (Figure II-8).
J .F
of.
Pr
20
20
IA
A HT
Figure II-8. Representation d’un In-line Move-up

4.16.2. Cross-Line
Line Move-up
Move

Lorsque le Template atteint la limite de la zone d’étude, il se déplace pour


ER

commencer un nouveau In-Line


In Move-up
.F

4.17. Offset
J
of.
Pr
5. Calcul des paramètres d’une campagne sismique 3D
5.1. Espacement interlignes

20
La procédure établie pour le choix de l’espacement interlignes (S) est donnée par
(Vermeer, 2001) :
- Choisissez l’objectif superficiel (Shallow) ; on donne l’odre de la

20
couverture égale à M.
- Déterminer le temps tsh correspondant à l’objectif superficiel
- Déterminer l’offset xsh correspondant à tsh

o ≈ pour (M≤4) (II-2)
√

IA
 
o ≈ 
 pour (M>4) (II-3)

- Choisissez S comme multiple le plus proche de ∆S

5.2. Longueur du « spread »


HT
- Définir l’objectif profond
A
- Déterminer le temps tdp correspondant à l’objectif profond
- Trouver l’offset maximum xdp pout tdp
- Choisissez L/2 comme multiple le plus proche de S
ER

- Choisissez xminmax=xdp et trouver la longueur L correspondante

L’offset minimum maximum xminmax est donné par la formule :

  

 =  
1 − 2 ! # +  1 − 2 ! #
.F

(II-4)
" %

5.3. Paramètres 3D pour un dispositif à espacement régulier des lignes récepteurs


J

Les paramètres ci-dessous concernent des espacements réguliers entre les lignes
récepteurs (Vermeer, 2001) :
of.

Paramètre Formules
Pr
Espacement des stations de tirs (∆s) et des ∆s, ∆r
récepteurs (∆r)

20
Offset maximum in-line et cross-line Xmax
Interval interlignes S
Bin size ∆s∆r/4

20
Longueur du dispositif L=2Xmax
Couverture in-line Mi=L/2S
Couverture cross-line Mx=Mi
Couverture M=MiMx

IA
Nombre de lignes récepteurs NR=2Mx
Nombre de canaux par lignes Nchl=2Xmax/∆r
Nombre totale de canaux actifs Ntot=NchlNR
Nombre de points de tirs/Km 2

Distance pour assurer la couverture totale


A HT
Sdens=1000000/(∆sS)
D=(Xmax-S)/2
ER

Bibliographie

Bacon M., Simm R. and Redshaw T. 2003. 3-D Seismic Interpretation. Cambridge
.F

University Press.

Chaouch A. and Mari J.L. 2006. 3-D Land Seismic surveys: Definition of geophysical
J

parameters. Oil & Gaz Science and technology. Vol. 61, N° 5, pp. 611-630. Institut
Français du Pétrole.
of.

Mari J.L. and Coppens F. 2003. Well Seismic Surveying. Technip Edition

Mari J.L. and Coppens F. 2000. Sismique de Puits. Technip Edition.


Pr

Vermeer G.J.O. 2001. Fundamentals of 3-D seismic survey. Doctoral thesis. Delft
University.
Yilmaz O. 2008. Seismic data analysis : Processing, inversion and interpretation of
seismic data. Society of Exploration Geophysicists.

20
20
IA
A HT
ER
J .F
of.
Pr

Vous aimerez peut-être aussi