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Introduction

Le diabète de type1 est un problème majeur de santé publique en raison du début


souvent précoce de la maladie, d’une incidence croissante dans la plupart des
populations, de l’absence de traitement curatif et du poids très lourd des
complications vasculaires liées à l’hyperglycémie résiduelle malgré des
injections pluriquotidiennes d’insuline chez les patients traités. La maladie
résulte de la destruction sélective par le système immunitaire des cellules
insulino-sécrétrice (cellule bêta) des ilots de Langerhans du pancréas. La
présence d’une insulite la détection d’auto anticorps, de lymphocytes T activés
contre des antigènes exprimés par les cellules bêta et la survenue de la maladie
chez des sujets exprimant des molécules du complexe majeurs
d’histocompatibilité particulières font du diabète un maladie auto-immune.
Les objectifs de cet exposé s’articule autour des points suivants:

1. Les caractéristiques générales de diabète méllitus


2. Etude des mécanismes cellulaire et moléculaire associés au diabète mellitus de
type 1

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1-Diabète mellitus de type 1
1-1 Définition du diabète mellitus :
Le terme diabète mellitus dérive étymologiquement des deux racines grecques
"diabètes" (passer à travers) et "mellitus " (miel). Il désigne un groupe de
maladies métaboliques ayant comme caractéristique commune une
hyperglycémie ; celle-ci peut résulter d’un déficit de la sécrétion de l’insuline,
d’une diminution de l’activité de l’insuline ou des deux.
1-2 Classifications :
Elle distingue principalement le diabète de type 1 (DT1) du diabète de type 2
(DT2). Cette classification repose sur l’étiopathogénie des deux maladies. Dans
la premier cas (diabète de type 1), l’hyperglycémie est due à une carence absolue
en insuline, secondaire a une destruction auto-immune des cellules β des ilots de
Langerhans. Certains (rares) diabètes de type 1 sont (idiopathiques). Dans le
second cas (diabète de type 2), l’hyperglycémie fait suite à une carence relative
en insuline dans le cadre ou non d’un syndrome métabolique avec insulino-
résistance.
1-3 le diabète de type 1 :
Le diabète de type 1 est caractérisé par une carence absolue en insuline, due à
une destruction auto-immune des cellules insulino-sécrétrices dites cellules β
dont le mécanisme le plus plausible est représenté par une réaction auto-immune
spécifique d'organe à médiation cellulaire.

Fig 1 : Diabète de type 1


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1-4 symptômes :
Les symptômes du DT1 s’installent généralement brutalement, en quelques
jours ou semaines. Les symptômes sont caractéristiques :
-Des mictions fréquentes et abondantes y compris la nuit (polyurie).
-Une soif anormale (polydipsie) provoquée par une déshydratation intracellulaire
due à une concentration en glucose extracellulaire augmentée conduisant à une
hyperosmolarité extracellulaire.
-Un amaigrissement rapide paradoxalement associé à un appétit plus développé
(d’où l’ancienne appellation de diabète « maigre »)
-Une sensation de fatigue intense.
-Des nausées et des vomissements peuvent également se produire.
-Des troubles de la vue.
1-5 Diagnostic :
Les critères établis par l’OMS(Organisation mondiale de la sante) sont :
-Deux glycémies à jeun supérieures à 1, 26 g/l.
-Ou une glycémie à jeun supérieure à 2 g/l ; deux heures après l’ingestion de 75
g de glucose et on compare les résultats.

2-Mécanismes moléculaires
2-1 Le glucose :
Le glucose est une des principales molécules qui constitue le vivant, il est
composé d’atome de carbone, hydrogène et oxygène. Sa formule brute est
C6H12O6, il fait partie de la famille des glucides et c’est un sucre simple.
L’Homme ne peut vivre sans cette précieuse molécule dans notre corps on parle
de glycémie pour désigner le taux de sucre dans le sang.

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Fig 2 : Illustration d’un vaisseau sanguin avec les globules rouges, et d’autres
molécules dont le glucose qui circulent dans le sang.

2-2 La glycémie :
La glycémie c’est le taux de glucose dans le sang ; les concentrations normales
pour une personne sont en moyenne entre 0.70 et 1.10 g/L.

2-3 L’insuline :
L’insuline est une hormone hypoglycémiante, autrement dit qui fait baisser le
taux de glucose dans le sang. Comment ? Et bien lorsque le glucose est en
quantité suffisante dans le sang, l’insuline est secrétée par le pancréas; et plus
précisément par les cellules bêta des îlots de Langerhans.

2-4 Le glucagon :
Contrairement à l’insuline le glucagon est une hormone hyperglycémiante, (qui
augmente le taux de sucre dans le sang) secrétée par le pancréas; cette fois par les
cellules alpha des ilots de Langerhans.

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2-5Apparition du diabète de type 1 :

Fig 3 : apparition du diabète de type 1

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Fig 4 : fonction du pancréas chez une homme saine et diabétique

3-Physiopathologie
3-1 Facteurs génétiques :
Les facteurs génétiques sont mis en cause dans environ un tiers de la
susceptibilité au diabète de type1. Le terrain génétique est lié principalement à
des gènes codant pour les antigènes de classe 2 du complexe majeur
d’histocompatibilité (CMH) ou système HLA (humain leucocyte antigène). Ils
siègent sur le bras court du chromosome 6 et code pour les antigènes HLA DR,
DQ, DP, qui jouent un rôle essentiel dans les phénomènes de tolérance ainsi que
dans la reconnaissance de l’antigène par les cellules du système immunitaire.
3-2 Facteurs environnementaux :
De nombreux facteurs sont évoqués :
- Infection virale (rubéole, CMV, oreillons).
- Facteurs diététiques (introduction précoce du lait de vache dans l’alimentation
du nouveau-né).
-Facteurs toxiques : facteurs émotionnels (choc affectif).

4-traitement
4-1Insulinothérapie :
Le traitement du diabète de type 1 a été révolutionné par I ‘insulinothérapie,
qui consiste à remplacer l’insuline que le pancréas ne peut plus fabriquer. Les
différents types d’insuline actuellement disponibles ont des cinétiques variées de
sorte à ce que le traitement insulinique puisse être adapté au profil du patient
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diabétique. On distingue parmi ces types d’insuline :
- les insulines rapides.
- les analogues rapides.
- les insulines à durée intermédiaire.
- les analogues lents.

Fig 5 : Profils des différentes catégories d’insuline en fonction de leur durée
d’action (heures).

4-2Immunothérapie :
II a été montré que l'administration d'un anticorps monoclonal anti-CD3 au
début d'un diabète de type 1 réduisait après 18 mois les besoins en insuline par
rapport à un placebo. Les effets secondaires de ce traitement ne sont cependant
pas négligeables.

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Conclusion
Le diabète de type 1, touche l’enfant et le jeune adulte et survient brusquement.
La maladie tient pour responsable la déficience du système immunitaire qui
provoque la destruction des cellules β. L’insuline n’est donc presque plus
produite et n’est pas suffisante pour le maintien d’un équilibre glycémique
satisfaisant. De nombreuses pistes ont déjà été explorées pour prévenir
l’apparition d’un diabète de type 1, des suppléments alimentaires comme la
vitamine D ou l’éviction du lait de vache, des médicaments agissant sur les
cellules immunitaires ont parfois montré une certaine efficacité , une recherche
est en cours pour évaluer si l’administration orale d’insuline précocement à des
enfants à haut risque de diabète de type 1 peut prévenir le déclenchement de la
réaction immunitaire contre les cellules productrices d’insuline et ainsi
l’apparition du diabète de type 1.