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MINISTERE DE L'HABITAT ET DE L'URBANISME

Centre National d'Etudes et de Recherches


Intégrées du Bâtiment

RECOMMANDATIONS POUR LA
PRODUCTION ET LA MISE EN
OEUVRE DES BETONS DE TERRE
STABILISEE
MINISTERE DE L'HABITAT ET DE L'URBANISME

Centre National d'Etudes et de Recherches


Intégrées du Bâtiment

RECOMMANDATIONS POUR LA
PRODUCTION ET LA MISE EN
OEUVRE DES BETONS DE TERRE
STABILISEE

Cité Nouvelle El-Mokrani - SOUIDANIA - ALGER

021 37 03 68
Fax : 021 37 04 31
Site : www.cnerib.edu.dz
E-mail : cnerib@wissal.dz
SOMMAIRE

I - PRODUCTION DES BLOCS BTS.....................................................................5

1 - Introduction............................................................................................5
1.1 - Définition.........................................................................................6
1.2 - Avantages............................................................................................7
PREAMBULE
2 - Caractérisation des sols.........................................................................7
2.1 - Essais sur chantier.............................................................................8
2.2 - Essais de laboratoire..........................................................................9

La décision du Conseil des Ministres du 12 septembre 1984 portant 3 - Technologie de production.....................................................................12


développement des filières de constructions à base de matériaux locaux
implique la mise en place du cadre normatif et réglementaire. 3.1 - Technique traditionnelle..................................................................12
3.2 - Technique améliorée........................................................................13
Aussi, les présentes recommandations élaborées sur la base des essais en 3.3 - Processus et matériel de production...............................................13
laboratoire et tenant compte de systèmes constructifs utilisés sur des opérations 3.4 - La stabilisation................................................................................16
expérimentales, serviront-ils de support réglementaire aux constructions en 3.5 - Essais de contrôle.............................................................................18
B.T.S
II - MISE EN OEUVRE DES BLOCS BTS.............................................................20

1. Domaine d’application.....................................................................20
2. Conditions générales de conception..................................................20
3. Mortier de hourdage..........................................................................21
4. Montages des murs courants..............................................................22
5. Fondations......................................................................................25
6. Planchers........................................................................................26
7. Murs...............................................................................................27
8. Chaînages et linteaux.......................................................................29
9. Dispositions diverses.......................................................................32

ANNEXE....................................................................................................33
PRODUCTION DES BLOCS BTS C’est ce problème de non « DURABILITE » qui explique en grande partie la
désaffection actuelle des constructions traditionnelles en terre, malgré leur
I. INTRODUCTION « qualité thermique »

Sa disponibilité, son faible coût ont fait de la terre dans la plupart des régions En Algérie, particulièrement, les blocs de « TOUB » plus fréquents que le
du globe, un des matériaux de construction les plus répandus et les plus pisé, font aujourd’hui figure de matériau « pauvre » en raison de leur mauvais
anciens : plus de 6 millénaires attesté. comportement en présence d’eau (nécessité de réfection des toitures ou des
enduits après chaque période de pluie), de leur résistance mécanique médiocre
Du point de vue technique, les constructions en terre traditionnelles présentent
et de leur forme et aspect irréguliers.
cependant deux caractéristiques particulièrement défavorables :
C’est pourquoi de nombreuses études ont été menées pour améliorer ce
d’une part, la terre ne résiste pas à l’érosion dûe aux précipitations
comportement de la terre en gardant ses qualités intrinsèques.
atmosphériques,
d’autre part, la terre tend à gonfler ou se rétracter en fonction des 1.1. DÉFINITION
variations d’hygrométrie de l’air ambiant, ce qui peut mener à sa
Le mélange adéquat de terres à granulométrie étudiée, permet de tirer parti
désagrégation après un certain nombre de cycles d’humidification,
des caractéristiques respectives de chacun de ses composants pour obtenir à
séchage.
la fois un squelette rigide et une bonne cohésion : c’est le principe du béton
de terre. Le compactage du mélange gâché permet d’améliorer notablement
Le problème, que pose l’utilisation traditionnelle de la terre, est donc un
la résistance du produit.
problème de DURABILITE du matériau lui même, ou de son enduit de
protection : il tend à se fissurer et à se décoller en raison de la mauvaise Enfin, l’adjonction de faibles quantités de stabilisants (chaux, ciment, bitume,
stabilité dimensionnelle du support dûe au comportement de l’argile plastique …) permet de remédier de manière satisfaisante aux problèmes de sensibilité
contenue dans la terre. à l’eau.
Ce mélange, stabilisé, compacté est appelé béton de terre stabilisé.
En effet, deux caractéristiques de l’argile sont essentielles :
Nota :
La COHESION
Dans beaucoup de régions, il semble que le mot « terre » utilisé pour désigner
La cohésion est la force d’attraction moléculaire qui se développe entre les
un matériau de construction, reste associé à l’idée d’un habitat primitif
surfaces des particules argileuses qui sont en contact.
redevable d’un entretien continuel et non pas à l’idée d’un habitat moderne
La cohésion dépend donc de la teneur en argile du sol, elle dépend d’autre auquel aspirent les populations.
part, de la teneur en eau.
Pour cette raison, certain auteurs (cf. référence 1) préfèrent employer le terme
« géobéton » ou parfois « sol ciment » au lieu de terre stabilisée, afin de
La PLASTICITE et l’ECOULEMENT
montrer qu’il s’agit d’un matériau « nouveau » doté de bonnes caractéristiques
C’est un phénomène de déformation sans fissures ni changement de volume mécaniques et qui permet la réalisation d’habitations suffisamment esthétiques
à teneur en eau fixée, qui permet la mise en forme. Par contre, la variation de et durables sans sujétion particulièrement contraignant d’entretien, ni nécessite
la teneur en eau change le volume ainsi que la résistance à la compression. de réfections fréquentes.
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1.2. AVANTAGES Des essais doivent être effectués pour :
Le confort thermique et le faible coût du matériau de base constituent les - vérifier l’aptitude du sol considéré à la stabilisation
deux principaux avantages de l’utilisation du B.T.S.
- déterminer ce type de traitement le mieux adapté du double point de
vue de l’économie (type de stabilisant, pourcentage) et des
1.2.1. Confort thermique
performances techniques (résistance mécanique, tenue à l’eau).
Le béton de terre stabilisée présente des caractéristiques thermiques bien
meilleurs que celles des bétons de ciment classiques. 2.1. ESSAIS SUR CHANTIER
Certains essais, ne nécessitent aucun équipement spécial, peuvent fournir
1.2.2. Avantages économiques
des renseignements : une classification approximative des sols et une
appréciation de leur possibilité d’utilisation (examens oculaires, olfactifs,
Economie sur les agrégats : le sol utilisé dans la composition du béton
toucher, morsure)
de terre stabilisée est dans la plupart des cas disponible localement
• Examen oculaire à la loupe : proportion des grosses particules sur
La plupart des sols sont susceptibles d’être stabilisés et dans de nombreux éclat coupé au couteau - cristaux de gypse blanc brillant (présence
cas, on peut envisager d’utiliser le sol extrait des fouilles de fondations. de sulfates), éclat plus ou moins brillant - sol plutôt argileux ou
Il importe donc de tirer parti des avantages de ce type de matériau en proposant plutôt limoneux.
des solutions techniques permettant de palier aux trois inconvénients cités de • Examen olfactif : les sols organique - à proscrire - dégagent une
la forme traditionnelle d’utilisation en construction, ce qui assurera en même odeur caractéristique de moisi, surtout humides ou chauds.
temps un meilleur « fini » pour revaloriser l’image de ce matériau
particulièrement intéressant dans les wilayate du Sud pour le confort thermique • Toucher : malaxage et effritement manuel : l’argile humide colle aux
qu’il permet d’obtenir. doigts, le sable est sec et rugueux.
• Morsure : les terres argileuses sont onctueuses, lisses farineuses et
Economie en ciment : le dosage en ciment des blocs et mortiers en BTS collantes, les sables crissent sous la dent.
est plus faible que celui utilisé pour les parpaings et mortiers en ciment
classiques. • Teneur en eau : pour estimer la teneur en eau optimale, on peut
prendre une poignée de terre gâchée et la laisser tomber d’une
2. CARACTÉRISATION DES SOLS hauteur de 1,10m sur une surface. Si en arrivant au sol, elle se
désagrége en 4 ou 5 morceaux, la teneur en eau est correcte. Si au
La connaissance des caractéristiques du sol ou de la terre à stabiliser est un contraire elle s’aplatit sans se désagréger la terre contient trop d’eau.
facteur très important. Lorsqu’elle se pulvérise, la teneur en eau est insuffisante.
• Essai de sédimentation simplifié : après deux agitations espacées
d’un mélange de 1 volume de terre pour 3 volumes d’eau dans un
flacon cylindrique et décantation pendant huit heures, on observe
trois couches superposées de sable, limon, argile dont les hauteurs
respectives indiquent grossièrement la proportion dans le sol
considéré.
7 8
2.2. ESSAIS DE LABORATOIRE Il est recommandé de respecter les fourchettes suivantes
Les essais de laboratoire sont plus précis que ceux effectués sur chantier et - Indice de plasticité admissible : L’indice de plasticité IP maximum
permettent de déterminer de manière plus précise l’aptitude du sol à l’usage admissible est de 07 à 29% et le minimum admissible est de 2,5%.
pour la construction et la méthode de stabilisation appropriée.
- Limite de liquidité admissible : La limite de liquidité Wl maximum
admissible est de 25 à 50%
2.2.1. Analyse granulométrie
- Teneur en eau optimale (T.E.O) admissible : La teneur en eau optimale
Une granulométrie étalée (et régulière), c’est à dire un sol comportant non
admissible (PROCTOR) est comprise entre les valeurs suivantes :
seulement de l’argile mais aussi du sable et des gravillons, est souhaitable
T.E.O minimale admissible 7 à 10% La teneur en eau à la
(ce qui élargit la gamme des sols utilisables) en raison du rôle de squelette
mise en oeuvre devra
rigide joué par les sables et graviers et de la cohésion qu’apportent les argiles
être légèrement
au mélange.
supérieure à la T.E.O
La courbe granulométrique du sol analysé doit s’inscrire à l’intérieur du fuseau T.E.O maximale admissible 14 à 16%
donné en figure.
Fuseau limite
Courbe granulométrique optimal B.T.S*

2.2.2. Etats de consistances conventionnels


Guide de composition
L’état de consistance d’un sol est défini par : (Etats de consistances)
son indice de plasticité Ip
sa limite de liquidité WI
sa limite de plasticité de Wp
sa teneur en eau optimale (T.E.O)

9 10
2.2.3. Analyse chimique 3. TECHNOLOGIE DE PRODUCTION
L’analyse chimique permet de déterminer la teneur en élément nocifs. Les deux grands modes d’utilisation de la terre pour la construction que ce
soit en technique traditionnelle ou en adaptation « moderne » améliorée, sont
Les sulfates sont les plus fréquents (Ca SO4, gypses) et les plus préjudiciables,
essentiellement, avec des variantes :
car gonflants et solubles. Les eaux séléniteuses (chargées en sulfates)
détruisent la pâte de ciment (formation de sel de Candiot). La côte d’alerte - le banchage monolithique,
d’un sol est basse et se situe de 2 à 3%. La teneur en sulfates d’un sol est - la fabrication préalable de blocs ou briques
déterminée par l’analyse chimique. La teneur tolérable en chlorures est du Dans ce document, n’est traitée que la technologie de production de blocs.
même ordre.
3.1. TECHNIQUE TRADITIONNELLE
La brique de terre crue, composée de terre argileuse avec un pourcentage
d’eau élevé (pour permettre un malaxage manuel aisé) est généralement obtenu
en tassant la terre à la main dans un moule simple en bois (rarement en tôle)
puis en la séchant au soleil.

Des fibres végétales (paille par exemple) sont parfois ajoutées à la terre.

En Algérie, on obtient dans certaines zones du Sud (TOUAT - ADRAR) un


matériau de base par mélange d’une argile assez plastique avec du sable de
dune ou de la « TEFZA », roche locale pilée et de l’eau.

Le bloc obtenu (non compacté) a une résistance souvent médiocre et un retrait


important.

Ce qui peut se traduire par des fissurations, quoi que cette façon de procéder
permet un retrait en deux temps (séchage du bloc ou de la brique puis du
mortier de hourdage) qui limite quelque peu les risques de fissurations par
rapport au banchage monolithique de terre non stabilisée.

La sensibilité à l’eau de ce matériau et sa mauvaise durabilité sont responsables


avec son aspect « mal fini » de l’image négative de la terre comme matériau
pauvre.

11 12
3.2. TECHNIQUES AMÉLIORÉES 3.3.1. Criblage, tamisage
L’amélioration consiste à assurer un certain compactage du bloc. Ce Lorsque la terre est constituée d’éléments supérieurs à 5mm, il est nécessaire
compactage permet l’augmentation de la densité sèche du matériau et par de procéder à un criblage, puis à un tamisage pour atteindre la granulométrie
voie de conséquence sa résistance mécanique. On obtient ainsi des blocs dont appropriée.
l’aspect et la forme géométrique sont réguliers.
Le matériel utilisé est un matériel classique.
Un avantage important est l’utilisation rendue possible d’un assez grand
nombre de sols qui ne conviendraient pas à la technique de l’adobe ou du 3.3.2. Malaxage
toub.
Le malaxage des constituants terre, stabilisant, eau en proportions étudiées
Si la résistance à l’écrasement à sec est nettement améliorée, le problème de conditionne l’uniformité du produit et la bonne répartition du stabilisant. Les
la sensibilité à l’eau n’est pas complètement résolu. meilleurs conditions sont réunies lorsqu’on dispose d’un sol sec et foisonnant.
Le malaxage peut s’effectuer soit manuellement, soit à la bétonnière, soit à
Aussi, la stabilité est-elle souhaitable plutôt que la seule protection par un
l’aide de malaxeurs.
enduit susceptible de se fissurer ou de se décoller en « jouant » différemment
de son support.
3.3.3. Compactage
Le compactage se fait de différentes manières : Le compactage est l’élément principal de l’amélioration de la résistance du
produit fini.
3.2.1 - Le compactage au pisoir à main dans les moules est une technique
ancienne, longue, fastidieuse et coûteuse en main-d’oeuvre. Il s’effectue de manière manuelle, mécanique, statique ou dynamique.
En outre, le compactage mécanique permet par l’amélioration des résistances
3.2.2 - Le compactage à l’aide d’une presse manuelle à levier, technique déjà mécaniques, la confection de blocs creux ou évidés et de blocs spéciaux ayant
largement éprouvée, compte sur le compactage et non plus sur le retrait de différentes formes (blocs coffrant pour chaînage, blocs d’angle, dallage). Le
l’argile au séchage pour assurer la cohésion du matériau. compactage manuel ne permet que la fabrication de blocs pleins de dimensions
réduites pouvant être utilisés en murs porteurs ou de séparation.
3.2.3 - Le compactage par une presse industrielle ou semi-industrielle se
caractérise par une pression importante. 3.3.4. Moules
Il existe plusieurs types de moules en fonction du mode de compactage et de
Il existe plusieurs types de presses différentes qui permettent une modulation
l’utilisation des blocs. Le tableau suivant donne à titre indicatif : la forme,
en plusieurs gammes en fonction de l’importance des programmes. Il existe
les dimensions, la destination et le mode de fabrication des blocs.
même des unités de production pouvant aller jusqu’à 6.000 blocs/jour.

3.3. PROCESSUS ET MATÉRIEL DE PRODUCTION


Le processus de production doit passer par les étapes suivantes : criblage,
tamisage, malaxage, compactage, compactage et moulage.

13 14
TABLEAU Le séchage doit donc se faire si possible dans une aire protégée, et dans le
DIMENSIONS - FABRICATION cas contraire en devra mettre une protection sur les blocs pendant leur séchage
DESTINATION DES BLOCS B.T.S avec une humidification régulière en cours de cure. Ce temps de séchage doit
être déterminé par des essais de résistance à la compression.
Ttypes de Dimensions Schemas Mode de Le bloc pourra ainsi être utilisé lorsqu’il aura atteint la résistance prescrite.
blocs des Destination fabrication
blocs 3.4. LA STABILISATION
La stabilisation d’un sol consiste en la réduction des volumes des vides et à la
Blocs pleins 14 × 29 × 9 murs porteurs hydraulique création et l’amélioration des liaisons entre grains, par la formation d’une
14 × 29 × 14 armature rigide qui s’oppose aux variations de volume du béton de terre dues
25 × 12 × 7 murs porteurs mécanique aux changements en teneur en eau.
murs séparateurs
La stabilisation augmente aussi la résistance mécanique du béton de terre.
23 × 11 × 6 murs porteurs manuelle
Les stabilisants les plus couramment utilisés sont :
séparateurs
Blocs creux 15 × 20 × 40 murs porteurs hydraulique ciment
20 × 20 × 40 chaux
Blocs evides 15 × 20 × 40 murs porteurs hydraulique bitume
20 × 20 × 40 séparateurs
Les stabilisants chimiques, rarement utilisés, ne sont pas traités dans ce
Blocs en U 40 × 16 × 20 bloc pour hydraulique
document.
chaînage
Dalletes 20 × 20 × H revêtements hydraulique
- Type et pourcentage de stabilisants
25 × 25 × H de sol
30 × 30 × H En fonction de la granulométrie du sol, on choisit le type de stabilisant :
H variable • Les sols argileux sont stabilisés à la chaux ;
• Les sols sableux sont stabilisés au ciment ;
3.3.5. Stockage - Séchage • Le bitume quand à lui peut jouer un rôle de liant pour les
Contrairement à l’usage traditionnel pour la fabrication du TOUB, les blocs sols à forte proportion de sable et un rôle d’hydrophobant
stabilisés ne doivent pas être exposés directement au soleil pendant le séchage pour les sols argileux.
pour éviter une dessiccation précoce et des fissurations de retrait.
Une fois le type de stabilisant choisi, il est important de définir sa proportion.
- Le stockage devra s’effectuer sur des aires planes, éventuellement sur des A cet effet, on doit réaliser des essais à différents dosages.
palettes en évitant un empilement important des blocs.

15 16
Les pourcentages de stabilisation à tester doivent être compris dans les 3.5. ESSAIS DE CONTRÔLE
fourchettes suivantes :
• 4 à 10 % pour le ciment ; Les essais de contrôle consistent à vérifier :
• 2,5 à 10 % pour la chaux ;
- l’aspect.
• 5 à 13 % pour les émulsions de bitume ;
- la résistance mécanique.
- la durabilité.
Après plusieurs essais, le Centre National d’Etudes et de Recherches Intégrées
du Bâtiment (CNERIB) a élaboré un guide de composition (voir figure
Ils permettent de s’assurer de la qualité du produit et de remédier aux
suivante).
éventuelles défaillances du processus de fabrication.
FUSEAUX GRANULOMÉTRIES LIMITES ET STABILISANTS ADAPTÉS
3.5.1. Aspect des blocs
L’observation du bloc donne une première idée sur sa qualité (forme,
fissuration, effritement…)

3.5.2. Résistance mécanique


La résistance mécanique à la compression est obtenue par l’essai à
l’écrasement.
La contrainte de rupture rapportée à la section brute minimale du bloc, doit
être de 30 kgf/cm². Cette valeur devrait être atteinte pour moins 80% des
blocs.

Le rapport entre la résistance à la compression après immersion pendant 24


heures (épreuve sévère rarement rencontrée dans la pratique) et la résistance
à la compression à sec donne une bonne mesure de l’efficacité de la
stabilisation.

3.5.3. Durabilité
L’essai type recommandé, conformément à la norme américaine ASTM
559-44 est l’essai de mouillage - séchage.

Guide de composition Cet essai permet de déterminer les pertes de matériaux, les variations
d’humidité et les changements de volume (contraction-dilatation) qui se
produisent à la suite de mouillage et de séchage.

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Le matériau est soumis à 12 cycles de séchage et de mouillage successifs. MISE EN OEUVRE DES BLOCS DE TERRE STABILISÉE
Après chaque cycle, on brosse l’échantillon et l’on détermine par pesée, la
perte de matériaux solides, la teneur en eau (absorption) et la différence de 1. DOMAINE D’APPLICATION
volume par rapport à celle qui existait au moment du moulage.
1.1 - Ces recommandations ne sont valables que pour les ouvrages construits
Pour les différents dosages, la perte de poids maximum admissible est de en blocs de terre stabilisée dont les caractéristiques techniques sont régulières
10% (climat sec) ou 5% (autre climat) après 12 cycles de mouillage - séchage. et connues.
L’augmentation maximale de volume à l’humidité admise est de 0,15% selon 1.2 - Elles s’appliquent pour les constructions en zones à sismicité faible et
l’essai normalisé pour les parpaings de béton moulé. nulle (zones 1 et 0 des RPA 81). Pour les zones 2 et 3, il y a lieu de compléter
les présentes recommandations par les exigences du RPA 81.
1.3 - Les constructions en maçonnerie de B.T.S ne sont autorisées que pour
les ouvrages simples à un ou deux niveaux quel que soit leur usage.

Commentaire 1 :
Il est rappelé que la contrainte de rupture R des blocs doit être de
30kgf/cm² (article 3.5.2 de la première partie)
La construction en BTS n’est pas prohibée en zones à sismicité
moyenne et forte, où il est recommandé de prévoir des chaînages
importants comme pour toute autre matériau de maçonnerie.
Les blocs de terre stabilisée étant sensibles à l’action de l’eau, leur
utilisation en zones à faibles degré hygrométrique et à faibles
précipitations est recommandée.
Les murs non porteurs en BTS peuvent être incorporés dans les
constructions érigées sur tout point du territoire

2. CONDITIONS GÉNÉRALES DE CONCEPTION

2.1 - La conception de bâtiments en BTS doit prévoir tous les aménagements


permettant d’éviter de forts degrés de saturation des murs à partir des
différentes sources d’eaux naturelles ou accidentelle envisageables :
inondations, ascensions capillaires, écoulement d’eaux pluviales, fuites
accidentelles intérieures…

19 20
2.2 - Les constructions en maçonnerie de BTS sont soumises en général aux Ou bien
règles de l’art mise en oeuvre des maçonneries et aux prescriptions en usage - 0,5 ciment
(DTU). Les présentes recommandations rappellent certaines règles principales - 0,5 chaux
et précisent les règles spécifiques à la constructions en BTS.
- 2 terres (fraction 0/08mm propre à la stabilisation)
2.3 - Elles s’adressent aux entrepreneurs de maçonnerie et aux - 7 sable
autoconstructeurs.
Dosage des mortier de mortier de mortier bâtard
liants chaux ciment
2.4 - Les murs porteurs seront disposés autant que possible symétriquement
hydraulique ciment ciment
par rapport aux axes principaux du bâtiment.
en poids par 250 à 350 Kg 300 à 350 Kg 150 200
2.5 - La plus grande dimension en plan de la construction devra être inférieure
m3 de sable à 275 Kg à 100 Kg
ou égale à 15m. Au delà de 15m, prévoir un joint de dilatation. sec
en volume 1 partie de 1 partie de 1/2 1/2
3. MORTIER DE HOURDAGE chaux pour ciment pour partie partie
en parties 2 à 3 parties 2 à 3 de pour 2 à 3 partie
3.1 - Le rôle du mortier de pose, de montage ou de hourdage est de liaisonner de sable sable sable
les blocs entre-eux en assurant la résistance et l’étanchéité du mur. en sac de 1 sac de chaux 1 sac de ciment 1,5 sac 1 sac
Un bon mortier doit être adhérent, résistant et étanche. Sa résistance doit être 50 Kgs pour 3 à 4 pour 2 à 3 pour
en harmonie (équivalente) avec celle du bloc. brouettes sable brouettes sable 5 brouettes de
sable
3.2 - Les liants à utiliser doivent avoir des performances mécaniques
4. MONTAGE DES MURS COURANTS
moyennes voire modestes. Il faut écarter les ciments à durcissement rapide et
utiliser des CPA de classe peu élevée, des chaux hydrauliques et des chaux
4.1. PRÉPARATION DES BLOCS
grasses sous la forme de mélanges pour mortiers bâtards.
Les faces de pose doivent être préalablement humidifiées pour éviter le
Commentaire 3.2 : « brûlage » du mortier par succion excessive. Avant la pose un trempage de
l’ordre de 5 secondes dans l’eau est suffisant.
Composition : A titre indicatif les compositions suivantes sont données (avec
un complément d’eau de gâchage assurant une consistance plastique
4.2. APPAREILLAGE
d’ouvrabilité du mortier) :
- Tous les appareillages classiques sont possibles pour la pose des blocs de
- 1 partie de ciment ou chaux terre stabilisée.
- 2 parties de terre argileuse 0,2 mm (propre à la stabilisation) - Pour les appareillages simples, éviter la superposition des joints verticaux
(coup de sabre) ; le décalage entre joint verticaux doit être d’environ un demi
- 7 parties de sables 0,2 / 0,8 mm. bloc. Toutefois on peu tolérer que le décalage varie de 1/3 à 2/3 de bloc
(figure 1).

21 22
- Ce décalage peut varier de ¼ à ¾ avec un minimum de 5 cm pour tout autre 4.6.2 - Dans les autres cas, un enduit bâtard ou un badigeon à la chaux aérienne
appareillage. (25 kg dans 40 litres d’eau) appliqué en deux couches à 48 heures d’intervalle,
est suffisant lorsque l’aspect de la maçonnerie est satisfaisant. Ce badigeon
4.3. Les joints en mortier doivent permettre la transmission régulière des peut être coloré éventuellement, et peut recevoir un traitement hydrophobant,
charges verticales d’un lit à l’autre, tout en assurant la continuité des liaisons assurant une imperméabilité à l’eau mais une perméabilité à la vapeur d’eau.
des blocs entre eux tant dans le sens vertical que dans le sens horizontal.
- Les cordons de mortier doivent être réguliers et pleins sur toute la surface 4.6.3 - Il est recommandé d’appliquer des enduits à la chaux et des enduits
de pose. bâtards. On préfèrera les crépis grossiers aux enduits lissés. Des sillons
- L’épaisseur des joints devra être limitée, entre 1 et 2 cm. descendants facilitant l’écoulement des eaux de pluies peuvent être prévus.

4.4. JONCTIONS DE MURS 4.6.4 - Sur les faces intérieures des murs et cloisons, on pourra soit laisser la
maçonnerie apparente si son aspect le permet, soit revêtir de badigeon ou
- Les jonctions des murs porteurs doivent être réalisées par harpage soigné de d’enduit au plâtre ou de chaux-ciment.
manière à assurer la continuité des murs.
- Les murs non porteurs peuvent être soit simplement en contact nu à nu avec 4.6.5 - A titre indicatif des compositions sont données dans le tableau suivant :
un minimum de cinq encochements, soit ancrés de trois centimètres. Chaux Proportion en (volume) Epaisseur
(figure 2)
sable autres
- Dans le cas où il est prévu des chaînages verticaux on pourra réaliser un
harpage de blocs de 2 modules différents (figure 3). Corps 2 5 à 6 (0/4 à 0/5 mm) 1 ciment 15 mm
d’enduit 1 2 à 3 (0/2 à 0/5 mm) - 5 à 8 mm
4.5. SOUBASSEMENTS ET BASES DES MURS finition
Enduit 1 2 (0/2 mm) 3 (plâtre gros) 20 à 30 mm
4.5.1 - Les soubassements des murs, seront constitués de maçonnerie
inaltérables à l’eau sur une hauteur minimale de 30 cm. plâtre en 2 passes
4.5.2 - La base des murs et des cloisons sera constituée de matériaux et chaux
inaltérables à l’eau sur au moins 10 cm au-dessus du niveau du plancher
Rejointements 2 2 à 3 (0/2 à 0/3 mm 1 ciment -
(RDC ou étage) ; on pourra avantageusement profiter du chaînage pour assurer
cette protection. Torchis 1 1 (0/2 mm) 5 à 6 (argile) -

4.6. PROTECTION, BADIGEONS ET ENDUITS

4.6.1 - L’enduit ou le badigeon peuvent ne pas être nécessaires lorsque les


blocs des murs extérieurs présentent une résistance minimale après immersion
au moins égale au double de la contrainte admissible C (définie à l’article
7.4), et si l’aspect de la maçonnerie finie le permet.

23 24
5. FONDATIONS Par ailleurs l’étude des sols et la conception des fondations doivent faire
l’objet de soins très attentifs.
5.1 - Dans tous les cas, il convient de s’assurer de la qualité des sols de
fondations par une étude préliminaire géotechnique (même partielle), compte- 5.9 - Il est rappelé comme indiqué à l’article 4.5, que pour éviter les remontées
tenu de l’incidence du sol sur la conception des fondations et des chaînages capillaires de l’humidité du sol, ainsi que les rejaillissements des eaux de
éventuels. pluie, les murs doivent obligatoirement reposer sur un soubassement de hauteur
minimum de 30 cm au dessus du sol définitif (figure 4)
5.2 - Tous les murs porteurs auront des fondations filantes ; l’axe des murs
de devra pas coïncider avec celui des fondations. 5.10 - Une couche étanche exécutée au-dessous de la première rangée de
BTS et éventuellement au dessous du plancher bas du rez-de-chaussée, sera
5.3 - Les semelles filantes constitueront un système plan et fermé. Elles prévue sur toute l’épaisseur du mur
reposeront sur un béton de propreté maigre de 5 cm d’épaisseur.
Commentaire 5.10 :
5.4 - Les fondations seront réalisées en matériaux inaltérables à l’eau, (béton
Cette couche étanche peut être constituée par une chape de mortier de ciment
armé ordinaire, béton cyclopéen, maçonnerie de pierre, moellons…)
ou de chaux de 2 cm d’épaisseur richement dosée avec éventuellement
l’incorporation d’un hydrofuge de masse. A titre d’exemple, pour le ciment,
5.5 - En aucun cas les blocs de BTS ne seront admis pour la réalisation des
le dosage sera de 500 à 600 kg par m3 de sable 0/3.
fondations
Il est entendu que cette couche étanche devra être renforcée par les dispositions
5.6 - Les fondations filantes doivent avoir une profondeur minimale de adéquates en cas de sol agressif.
60 cm. (figure 4)
6. PLANCHERS
5.7 - La largeur de la semelle sera établie à b=e + (2x5) cm avec un minimum
de 40 cm (« e » étant l’épaisseur du mur) 6.1 - Les planchers de rez-de-chaussée seront réalisés soit en chape de béton
classique sur hérisson, soit pour les logements économiques en chape de BTS
5.8 - Les fondations comporteront un chaînage en béton armé (à la base des damée sur hérissons avec dallages en carreaux de terre stabilisée ou briques
murs), dont la hauteur sera égale ou supérieure à 30 cm. pleines BTS selon la technique décrite en annexe.
Ces chaînages auront un ferraillage minimum de 4T12, maintenus par des
cadres dont l’espacement ne dépassera pas la hauteur des chaînages. 6.2 - Les planchers supérieurs seront réalisés selon les techniques classiques
courantes :
Commentaire 5.8 : • Dalles en béton armé coulé en place ;
• Poutrelles en corps creux avec dalle de compression ;
Les murs en BTS sont plus sensibles aux effets de l’affaissement des
• Poutrelles métalliques avec voûtains en plâtre ou dallettes ;
fondations que les murs en matériaux de types courants. Les chaînages
• Ou toute autre technique connue et approuvée (bacs acier
préconisés à l’article 5.8, prévus à cet effet sont un minimum requis, ils seront
collaborant, voûtes..)
vérifiés au cas par cas.

25 26
6.3 - L’appui des planchers sera au moins égal aux 2/3 de l’épaisseur des Commentaire 7.4 :
murs, enduit non compris
- Ce contrôle de contrainte ne s’applique pas à la résistance minimale du bloc
obtenue après immersion totale pendant 24 heures. Vis à Vis de cette résistance
7. LES MURS minimale, on vérifiera seulement que cette résistance reste supérieure à deux
fois la contrainte maximale dans le mur.
7.1 - Les murs porteurs ont pour but de transmettre aux fondations les poids
propres ou charges permanentes de maçonneries (mur et éventuellement - Pour les maçonnerie en B.T.S l’épaisseur de 30 cm est suffisante pour un
plancher) et de la toiture, de même que les surcharges de service. bon confort thermique.
Ils protègent également contre les agents climatiques ou autre (isolation
thermique et acoustique). - Bien que les murs en double peau ne soient pas interdits, il est recommandé
des murs porteurs simples pour faciliter la mise en oeuvre.
7.2 - L’élancement du mur e=H/a, (« H » étant la hauteur du mur et « a » son
épaisseur) devra être inférieur ou égal à 15. - Il est recommandé d’adopter une hauteur libre des murs, inférieure ou égale
à 2,75 m (plancher à plafond).
7.3 - L’épaisseur des murs sera déterminée en fonction de la résistance des
blocs qui constituent, des charges et surcharges qu’ils supportent, et du confort 7.5 - La distance maximum entre les murs porteurs dans les deux directions
thermique recherché. ne dépassera pas 5. Cette distance est conditionnée par la portée des planchers.
Elle sera supérieure ou égale à 30 cm pour les murs porteurs extérieurs, à
20 cm pour les murs porteurs intérieurs et à 15 cm pour les murs intérieurs 7.6 - La surface totale des ouvertures dans les murs porteurs de façade
non porteurs. (extérieurs) est conditionnées par les prescriptions et normes de confort pour
les constructions en zones sahariennes.
7.4 - La contrainte de compression admissible C, à la base du mur devra être Dans tous les cas, la surface totale des ouvertures dans les murs porteurs ne
supérieure ou égale à 4 bars sous des charges centrées et à 3 bars sous charges devra excéder le quart de la surface totale du mur (condition de portance).
excentrées.
C = R/N avec R = Résistance nominale à l’écrasement du 7.7 - Les trumeaux qui transmettent les charges du mur entre les ouvertures
bloc (résultat essai) doivent avoir une largeur minimale de 90 cm et comporter au moins 3 modules
N = Coefficient global de réduction égal à B complets, un lit sur deux (figure 5)
pour les charges centrées et 10 pour les
charges excentrées. 7.8 - L’allége est la partie ne recevant pas de charges. Du fait du chargement
- Dans le cas ou les élancements sont compris entre 15 et 20, les valeurs du différent entre l’allège et le trumeau porteur, des efforts de cisaillement sont
coefficient global de réduction N sont à multiplier par un coefficient de développés.
majoration.

Elancement 16 17 18 19 20
Coefficient de majoration 1,07 1,13 1,20 1,27 1,33

27 28
Trois solutions sont envisageables : (figures 6 et 7) Pour les planchers à poutrelles métalliques, il est admis de réaliser un chaînage
plat de 15 cm d’épaisseur (figures 8 et 9)
Soit placer des armatures (barres, treillis soudés ou métal déployé)
de section équivalente à 2T10 dans le joint, sous la dernière rangée
8.1.6 - Il convient de prévoir des tire-fonds scellés dans la dernière assise de
de cette maçonnerie (armature sera ancrée dans les trumeaux sur une
parpaings de façon à solidariser le mur au chaînage.
longueur de 30cm) ;
Soit dissocier l’allège par les joints ; 8.1.7 - Le ferraillage des chaînages ne doit pas être inférieur à :
Soit intégrer l’allège à la menuiserie pour constituer un panneau • 7 cm² pour les aciers FeE22
menuisé. • 3,85 cm² pour les aciers FeE4
• 3,08 cm² pour les aciers FeE45 et FeF50

8. LES CHAÎNAGES ET LINTEAUX - A section équivalente, plusieurs barres de faible diamètre sont préférables à
des barres de gros diamètre.
8.1. CHAÎNAGES HORIZONTAUX :
8.2. CHAÎNAGES VERTICAUX
8.1.1 - Le rôle des chaînages horizontaux en béton armé est de répartir
uniformément sur les murs porteurs, les charges et surcharges dues aux 8.2.1 - Dans la plupart des cas les chaînages verticaux traditionnels ne sont
planchers ou toitures, et de solidariser les éléments verticaux et horizontaux pas nécessaires ;
de la construction. Il sera prévu néanmoins un renforcement par des aciers horizontaux dans le
mortier de hourdage, approximativement tous les 60 cm, aux niveaux de toutes
8.1.2 - Ils doivent être prévue dans les murs porteurs, au niveau du plancher les intersections de murs formant angles saillants, angles rentrants et jonction
et être continus, filants et fermés. des refends avec les murs de façade (figure10).

8.1.3 - Leur section est conditionnée par l’importance du bâtiment et sera 8.2.2 - Ces aciers de renforcement auront une section minimale équivalente à
adaptée au type du plancher. D’une manière générale les chaînages massifs 2T10, de préférence des treillis soudés ou des tôles déployées
sont à éviter.
8.2.3 - La longueur de ces renforcements ne doit pas être inférieure à 90cm
8.1.4 - La section transversale du béton des chaînages doit être limitée en (voir figure 10).
façade pour éviter les désordres dans la maçonnerie due aux dilatations
thermiques. Les chaînages peuvent être protégés vers l’extérieur par des 8.2.4 - Les chaînages verticaux on béton armé sont obligatoires en présence
éléments de maçonnerie (figure 8) de sol de fondation instable par l’étude géotechnique préliminaires (faible
portance, gonflant, ou sujet à tassements importants).
8.1.5 - La hauteur d’un chaînage de façade est celle du plancher qui lui est
associé. 8.2.5 - Dans ce cas, les chaînages constituent des liaisons indispensables à la
jonction des murs ; ils n’interviennent pas comme des poteaux d’ossature.

29 30
8.2.6 - Ils seront éventuellement protégés de l’extérieur par un habillage en 9. DISPOSITIONS DIVERSES
maçonnerie.
9.1 - Les murs de clôture doivent obligatoirement être revêtus sur leur partie
8.2.7 - Ils seront réalisés sur toute la hauteur du mur avec une section minimale supérieure d’un enduit étanche
de 150 cm², armés d’une section d’acier à haute adhérence au moins
équivalente à 4T10 et convenablement ancrés aux planchers ou aux chaînages 9.2 - Les bandeaux et corniches en B.A de dimensions importantes sont à
horizontaux. éviter

8.2.8 - Les chaînages verticaux en BA peuvent être remplacés par des 9.3 - Les locaux humides (cuisines, salles d’eau, toilettes…) seront aérés et
contreforts en maçonnerie de BTS. Ces contreforts auront la même épaisseur recevront une protection appropriée conformément aux règles de l’art.
que les murs porteurs.
9.4 - Les prescriptions concernant l’isolation et l’étanchéité des toitures en
8.3. LINTEAUX : zone saharienne seront appliquées pour ce type de construction.
On accordera une attention particulière aux évacuation d’eaux pluviales afin
8.3.1 - Les franchissements des ouvertures dans les murs porteurs peuvent d’éviter tout ruissellement sur les parois des murs et rejaillissements importants
être réalisés par assemblage traditionnel ou par des linteaux en béton armé. à la base.
Les linteaux en béton armé dont la portée ne doit pas dépasser 1,20 m, peuvent
être coulés en place ou préfabriqués. 9.5 - Les saignées pour encastrement des conduits d’électricité et canalisation
d’eau sont proscrites sur les murs porteurs extérieurs.
8.3.2 - Ils peuvent recevoir une protection thermique par habillage en Sur les murs intérieurs seules les saignées verticales sont tolérées, elles seront
maçonnerie de BTS rebouchées d’un enduit similaire au mortier de hourdage.

8.3.3 - La longueur de pénétration du linteau dans la maçonnerie ne sera pas


inférieure à 20 cm

8.3.4 - La hauteur du linteau sera de 8 cm minimum et sa largeur supérieure


ou égale à 2/3 ou de l’épaisseur du mur sans toutefois être inférieure à 18 cm

8.3.5 - Le ferraillage minimal du linteau sera au moins équivalent à 3T10

8.3.6 - Au niveau des appuis des linteaux, la contrainte localisée doit rester
inférieure ou égale au 1/6 de la résistance à l’écrasement du bloc de terre
stabilisée

31 32
A NNEXE

P LANCHER SUR HÉRISSON EN B.T.S

1. REVÊTEMENT EN CARREAUX DE TERRE STABILISÉE


Elément de revêtement, appelés dans certains pays carreaux de terre stabilisée.
Pour disposer ces éléments, il faut d’abord niveler et tasser le sol de la même
manière que pour des revêtements de béton de terre stabilisée préparés sur
place.
Cette opération terminée, on répand sur le sol une certaine quantité de mortier
de liaison suffisamment imprégné d’eau pour que l’on puisse facilement
l’étendre en une couche de 2 cm d’épaisseur. Ce mortier est composé d’une
partie de ciment pour six parties de terre sableuse.
FIGURES & ANNEXES Le pose des carreaux de terre stabilisée est identique à celle des carreaux
classiques.

2. REVÊTEMENT EN BLOCS DE TERRE STABILISÉE


Pour être employés comme revêtement, les blocs doivent comporter à leur
partie supérieure une couche destinée à les protéger contre l’usure et ayant
des caractéristiques techniques identiques à celles des carreaux de terre
stabilisée.
La pose de ces blocs sera faite conformément aux indications données pour
l’installation des revêtements des carreaux de terre stabilisée.

3. REVÊTEMENT DE BÉTON DE TERRE STABILISÉE PRÉPARÉ SUR PLACE


Le terrain sur lequel le revêtement sera posé doit être auparavant nivelé à la
hauteur voulue, « niveau repère », il est ensuite aplani et tassé.
Cette dernière opération consiste à battre le sol après l’avoir suffisamment
humidifié et y avoir répandu une couche de pierres fines ou de gravier.

33 34
Le mortier en béton de terre stabilisée qui sera utilisé pour le revêtement est
préparé dans la proportion d’une partie de ciment pour 6 à 8 parties de terre
sableuse, avec la quantité d’eau requise.
On appliquera sur le sol une couche de béton de terre stabilisée de 5 cm
d’épaisseur en procédant comme suit : en étend les repères, pour servir en
quelques sorte de jalon, une couche de béton de 7,5 cm de large environ, qui
doit être bien compactée.
Les espaces vides entre les jalons sont comblés avec du béton compacté au
maximum, et de façon uniforme.
Le niveau définitif de chaque section du revêtement s’obtient en passant un
« repère de maçon » entre les « jalons » ce qui permet de retirer le béton
superflu. La surface est aplanie avec une « taloche ».
On assure le finissage en lissant la surface une fois que le mortier de béton de
terre stabilisée a suffisamment séché et durci.
Une autre méthode consiste à humidifier le revêtement (mortier de béton de
terre stabilisée suffisamment durci) avec un arrosoir, puis à pulvériser du
ciment sec en poudre, aplanir la surface et la lisser. Fig. 1 - Apareillage

Fig. 2 - Jonction de murs Fig. 3 - Jonction de murs

35 36
Fig. 5 - Trumeaux

Fig. 6 - Alléges Fig. 7 - Alléges

Fig. 4 - Fondations

Fig. 8 Fig. 9

Chaînage horizontaux
37 38
Fig. 10 - Chaînage verticaux - renforcements
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