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SECTION 1 : FONCTIONS ECONOMIQUES DU MARCHE.

Au-delà de la constatation basique qu’il est un marché de capitaux longs dont les instruments
représentatifs peuvent le plus souvent s’échanger tous les jours, l’examen des différents
fonctions économiques du marché financier peut être groupé autour de cinq thèmes ; le
marché financier est :

- Un circuit de financement de l’économie nationale.


- Un moyen d’organiser la liquidité de l’épargne investie à long terme.
- Un instrument de mesure de la valeur des actifs.
- Un outil concourant à la mutation des structures industrielles et commerciales.
- Un lieu de négociation du risque.

En outre, bien que ce ne soit pas notre sujet, on aura le soin de souligner que, comme tout
secteur marchand, par les services qu’il rend, les emplois qu’il crée directement ou
indirectement, les revenus qu’il distribue et les recettes qu’il draine, le marché financier joue
un rôle induit non négligeable sur les équilibres macro-économiques (1) .

1- CIRCUIT DE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE NATIONALE :

La fonction première du marché financier est de drainer une partie de l’épargne en vue de
contribuer au financement de l’économie réelle : collectant des capitaux auprès des agents
économiques qui disposent de capacité de financement, le marché financier procure aux
entreprises et aux administrations publiques des ressources longues, il facilite la croissance
des sociétés et confère à l’Etat des moyens supplémentaires pour mener à bien sa politique
dans les domaines économiques et sociaux.

Le marché financier pratique au financement des investissements des entreprises, même si


son rôle est loin d’être exclusif ou dominant. Sa contribution, longtemps modeste au regard de
celle du système bancaire, ne saurait être tenue pour secondaire :
- Les capitaux qu’il collecte constituent des financements à long terme dont l’importance
est essentielle pour compléter l’autofinancement des émetteurs.
- Enfin le marché financier établit un circuit quasiment direct entre l’épargnant qui désir
placer ses capitaux et l’investisseur qui a besoin de ces capitaux.

L’émetteur d’actions ou d’obligations a certes recours aux services d’intermédiaires


financiers mais ceux-ci ne font que mettre en rapport épargnants et investisseurs, sans
s’interposer entre eux tel un écran, comme c’est le cas lorsqu’une banque reçoit des dépôts du
publique pour les redistribuer ensuite sous forme de prêts; Ainsi les marchés financiers sont-
ils par excellence le circuit court entre l’épargne et l’investissement.

En second lieu, le marché financier fournit aux états et aux administrateurs publiques les
moyens financiers indispensables à la concrétisation des projets d’investissement ou de
redéploiement et à la régulation des finances publiques ( déficit budgétaire ).
Le recours au marché financier est une des conditions évidentes d’un financement équilibré de
la croissance. Seuls les grands pays industrialisés disposent d’un marché financier puissant,
attrayant et ouvert sur l’extérieur.

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2 - MOYEN D’ORGANISER LA LIQUIDITE DE L’EPARGNE INVESTIE A LONG
TERME :

La seconde fonction du marché financier, complémentaire de la première, consiste à


prémunir contre le risque d’immobilisation d’une épargne qui hésiterait à s’engager si
elle n’était rassurée sur la faculté de redevenir liquide.

En permettant l’ajustement de l’offre et de la demande des titres, les mécanismes boursiers


répondent à cette attente. En effet, les placements sur le marché financier présentent par
rapport à d’autres types d’investissements, notamment en actifs réels, l’avantage d’être, en
principe, immédiatement mobilisables : Le détenteur d’un titre côté en bourse a ipso facto la
possibilité de le vendre à un autre investisseur.
La liquidité du marché d’un titre suppose que les intervenants soient en mesure de trouver une
contrepartie à leurs opérations.
Or, cela n’est possible que dans la mesure où le marché est suffisamment large : il faut dés
lors qu’il existe une quantité importante de titres en circulation mis à la disposition du
publique (« flottant ») et que le volume quotidien des transactions soit assez étoffé pour
permettre des échanges qui n’entraînent pas systématiquement des fluctuations erratiques des
cours .

La liquidité générale du marché était autrefois facilitée par le rôle tenu par certains
investisseurs institutionnels proches des pouvoirs publiques. Disposant d’importants
portefeuilles de titres et d’excédents structurelles de trésorerie, ils étaient par une
surabondance de liquidités ou un excès de titres.

Dans un marché beaucoup plus large, à forts volumes et internationalisé, le développement de


la fonction de contrepartie contribue aujourd’hui au moins dans des circonstances normales
de marché, à améliorer la liquidité de celui-ci.

3- INSTRUMENT DE MESURE DE LA VALEUR DES ACTIFS :

En affichant à chaque séance un cours pour une action donnée, le marché financier est un
instrument de mesure irremplaçable de la valeur d'une entreprise ayant atteint une
certaine dimension.

L’infirmation donnée aux investisseurs présente de nombreux avantages : elle est régulière
(Prés de 250 fois par an ), publique et largement diffusée via des media spécialisés ou non.

A contrario, cette approche s’inscrit dans un contexte boursier très sensible à l’évolution de
l’environnement politique, économique, sociale et international : elle peut donc à certains
moments pécher, par défaut ou par excès, dans l’estimation de la valeur d’une société. En
outre, elle tient compte de la côte d’amour ou de méfiance que les professionnels attachent à
tel ou tel affaire.
Enfin, elle reflète le plus souvent la valeur du titre unitaire, non celle d’une majorité.
Quoi qu’il en soit, la cotation boursière continue, à côté des autres techniques
d’évaluation des entreprises (analyse des bilans, expertises de l’outil de production, du fond
de commerce, des perspectives de la firme sur son marché ) une approche d’un accès facile
et reconnu par la communauté bancaire, le monde de l’industrie et l’administration
fiscale.

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Son grand mérite est d’anticipé la valeur à moyen terme des entreprises en formulant des
hypothèses sur leur devenir. De plus le processus d’évaluation est satisfaisant car
contradictoire en ce sens que l’ensemble des intervenants ne fait pas à un instant donné les
mêmes anticipations.
En fixant à tout moment le prix d’une société, le marché financier apparaît comme l’une des
pierres angulaires d’un capitalisme fondé sur la notion même du marché.

Sur un marché, les mouvements sont d’autant plus important et brutaux que les opérateurs
sont concentrés et les valeurs traitées peu nombreuses ou présentant des caractères
homogènes. Aussi, l’institutionnalisation des marchés génère-t-elle davantage de volatilité.

4- OUTIL CONCERNANT A LA MUTATION DES STRUCTURES


INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES :

En donnant à des sociétés la possibilité de régler, au moyen de leurs titres, l’acquisition


d’autres affaires, le marché financier facilite les regroupements d’entreprises.

Créée de longue date, l’industrie mondiale est encore morcelée même si l’on enregistre
périodiquement de grandes vagues de fusions et d’absorptions faisait apparaître des leaders
mondiaux. L’émergence de grands groupes dont l’assise doit être suffisamment forte sur
l’Hexagone permet à l’économie nationale d’affronter une concurrence internationale de plus
en plus vive et de conquérir une part plus substantielle du marché mondial.

Le marché financier a toujours joué un rôle clé dans ce processus de concentration. Que ces
opérations se réalisent à la suite d’un accord entre les sociétés concernées ou qu’elles
interviennent contre le gré de l’entreprise qui doit entrer dans l’orbite d’une autre, elles
participent en tout état de cause de façon constructive a la mutation des structures
industrielles et commerciales du pays. « C’est surtout par la possibilité que la bourse offre
aux sociétés cotées de battre leur propre monnaie qu’elle concourt activement au
financement du haut de bilan, c’est-à-dire lorsque l’achat de filiales, ou la simple prise de
participation, au lieu d’être payé en argent liquide, l’est par remise d’actions de la société
acheteuse ou absorbante »
(Y. FLORNOY)
Si le marché financier facilite ainsi certains processus de concentration, le succès de ces
opérations présente parfois pour la bourse un caractère autodestructeur, une fois l’opération
réaliser : diminution du flottant, politique de résultats et de distribution tournée désormais
davantage vers le groupe de contrôle que vers le marché. A la limite la société est même
radiée de la cote. Aussi importe-t-il que le marché financier sache attirer des candidats de
remplacement, comme il a su le faire après les différentes nationalisations.

5- LIEU DE NEGOCIATION DU RISQUE :

L’innovation financière rendue possible par la déréglementation des produits et la création de


marchés dits « dérivés » au cours de la décennie 80 a mis en évidence le rôle que joue le
marché des capitaux et en particulier le marché financier, dans la gestion par les agents
économique de leurs risques.
Couvrir une exposition au risque, spéculer, procéder à des arbitrages, occupent aujourd’hui
nombre d’opérateurs dans les salles de marchés, car l’interconnexion des différents
compartiments du marché des capitaux et les variations plus erratiques des cours accentuent
l’importance de cette fonction.

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SECTION 2 : SEGMENTATION DES STRUCTURES D’ACCUEIL.

Le terme générique de marché financier recouvre un ensemble de plusieurs facettes. Comme


tout marché, il concerne une gamme de produits ( les valeurs mobilières ) qui se traitent au
niveau soit du neuf (marché primaire ), soit d’occasion (marché secondaire ), dans le temps
(marchés au comptant, à règlement mensuel, d’options, ou de «futures » ) et l’espace ( à Paris
ou sur d’autres bourses ).

1- DEFINITIONS :

A - Du marché des valeurs mobilières aux marchés d’instruments financiers

Le marché financier est, à l’origine, un marché de valeurs mobilières qui constituent, à partir
du siècle dernier, une forme nouvelle de la richesse dont l’importance est allée en grandissant.
Celles-ci sont des titres négociables qui représentent soit des droits d’associé, soit des droits
de créancier, qui sont susceptibles de procurer des revenus à leurs détenteurs.

Les premières, appelées actions ou pendant longtemps « valeurs à revenu variable »,


confèrent le droit de vote et une vocation à recevoir une partie des bénéfices, le dividende.
Les secondes, appelées obligations ou autrefois « valeurs a revenu fixe », rapportent un
intérêt.

Cette distinction, autrefois très tranchée, s’est progressivement estompée avec l’apparition de
titres plus sophistiqués, tels que les obligations convertibles, les titres participatifs, les
certifications d’investissements ou les actions à dividende prioritaire sans droit de vote …1(1)
B – marché primaire – marché secondaire :

L’appellation de marché financier recouvre ensuite les deux notions complémentaire de


système de diffusion des émissions des nouvelles (marché primaire ) et d’institution apte à
assurer l’échange des titres déjà émis (marché secondaire ou bourse ).

Le marché primaire dont la fonction est de drainer des capitaux a long terme pour participer
au financement de l’économie nationale est en quelque sorte un marché du « neuf ». Il assure
une collecte des ressources longues qui revêt divers aspects.

Elle se présente en premier lieu sous forme d’émissions destinées à renforcer les fonds
propres des sociétés. Elle utilise également le support d’emprunts obligataires classiques qui
visent à procurer des capitaux permanents aux secteurs public, parapublic et marginalement
privé.

Elle se réalise enfin par l’émission de produits hybrides, obligations convertibles, titres
participatifs et certificats d’investissement, dont l’objet est de confronter les capitaux
permanents, voire les fonds propres, des émetteurs.
Les produits complexes, dont la carrières est éphémère et à tout le moins cyclique sont une
vitrine spectaculaire de l’innovation financière et un témoignage de la vitalité de la place
apprécié par les émetteurs, et par certains souscripteurs aux besoins très ciblés, mais la masse
de capitaux qu’ils retiennent est le plus souvent marginale par rapport à celle que véhiculent
les produits classiques.

1
Le marché financier structures et acteurs P21.

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En progression sensible, l’apport du marché primaire est loin d’être négligeable si on le
rapproche de quelques grandeurs macro-économiques, le produit intérieur brut (PIB) et la
formation brute de capital fixe (FBCF).
Toute économie a besoin d’un marché primaire actif pour des raisons tant macro-
économiques que micro-économique. La politique économique conduit à placer au centre des
grands équilibres du pays, un marché financier performant. En termes micro-économiques, le
besoin d’un marché primaire actif se marque au niveau des émetteurs comme des
investisseurs. Or pour être actif, un marché primaire a besoin de s’appuyer sur un
marché secondaire efficace.

Ce dernier, sur lequel négocient les titres déjà émis, organise la liquidité de l’épargne investie
en principe à long terme. Toute déficience à ce stade constitue un sérieux handicap.

Pour attirer les investisseurs réalisables les levées de capitaux sur le marché primaire ; le
cahier de charge d’un marché secondaire efficient passe par le respect de certains
comportements :
- les émetteurs doivent accompagner en permanence le marché secondaire de leurs titres, et
pas simplement de façon ponctuelle, dans la perspective d’une prochaine émission par
exemple ;
- les intermédiaires doivent faire preuve de dynamisme, ce qui condamne toute
réglementation génératrice de positions de place figées (numerus clausus, réglementation
des opérations) ou d’une tarification inadéquate (la rémunération des opérations n’étant
pas en harmonie avec les investissements nécessaires, ou les risques pris) ;
- le marché doit être transparent, tourné vers les investisseurs, et les volontairement
explicite, dans les règles et pratiques, au point de rendre compréhensible au plus grand
nombre ;
- ces méthodes de travail doivent être comparatives tant en termes de coût (intermédiation
et fiscalité) qu’en termes de délai de réalisation des transactions, par rapport aux places
financières concurrentes.

2- BOURSES DE PARIS- PLACES FINANCIERES REGIONALES :

la délocalisation des activités financières apparaît clairement à travers deux exemples : celui
de l’évolution du rôle des places financières régionales, et celui de diffusion des cotations à
l’échelle européenne.

Liée à la réforme du système d’intermédiation et aux évolutions technologiques


(télétraitement et délocalisation des opérations), la mise en place du « marché national » le
24 janvier 1991 a sonné le glas des espoirs des bourses régionales qui, désormais n’existent
plus en tant qu’institution autonome, mais substituent en tant que place financière et lieu de
cotation.

Le cas de la bourse de Lyon, de loin la plus ancienne (1595) et la plus dynamique des bourses
régionales était pourtant encourageant : avec plus de la moitié de la capitalisation des places
de province et près des deux tiers des transactions enregistrées hors de Paris, Lyon affichait
une position enviable qui devait beaucoup aux efforts du Crédit lyonnais dont les emprunts y
sont cotés et de la Lyonnaise de banque dont les performances en matière d’introduction sur le
Second marché ont été remarquées. Elle aspirait à se positionner vis-à-vis de Paris comme
Chicago ou Philadelphie par rapport à New York et avait passé des accords avec d’autres
bourses européennes de moyenne importance.

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Les anciennes chambres syndicales régionales se sont reconverties en délégation régionales
de la SBF dont l’esprit d’ouverture vis-à-vis des régions s’est manifesté à travers de
nombreuses actions de promotion de la bourse menées conjointement avec les partenaires
régionaux : Aux six places de cotation traditionnelles que sont Bordeaux, Lille, Lyon,
Marseille, Nancy et Nantes s’est ajoutée la délégation régionale de Strasbourg.

L’organisation actuelle de la Bourse permet désormais :

- Un accès direct, quel que soit leur lieu d’implantation géographique, à la négociation
de l’ensemble des valeurs de la cote ;
- La confrontation automatisée des ordres de l’ensemble des intermédiaires,
entraînant la réduction de leur délai d’exécution, des gains de productivité et
l’abaissement du coût des transactions.
Les acteurs régionaux conservent un rôle irremplaçable de conseil auprès de leur clientèle
d’entreprises, de particuliers et d(investisseurs institutionnels, très attachés à un service de
proximité… (2)

3- MARCHE AU COMPTANT - MARCHE A TERME - MARCHE DERIVES :

Depuis 1983, chaque valeur n’est cotée que sur un seul des marchés français ; Premier marché
à règlement mensuel ou au comptant, Second marché, et depuis 1996, Nouveau marché. Les
marché de comptant sont adaptés aux valeurs petites et moyennes.

Cependant, les grands marchés, qu’ils portent sur des capitaux ou sur des
marchandises, offrent aux opérateurs la possibilité de dénouer leurs opérations sur-le-
champ (marché « spot ») ou à un terme plus éloigné dans le temps.

Le marché RM, issu de l’ancien marché à terme, compte plusieurs caractéristiques


originales : les opérations s‘effectuent au sein d’une période de liquidation mensuelle dite
période RM ; les ordres ne donnent lieu qu’à couverture partielle, règlement et livraison
s’effectuant en fin de période RM dans le cadre d’un compte de règlement mensuel.

L’opérateur a cependant la faculté de dénouement d’une transaction par une opération de sens
contraire pendant la même période RM et alternativement, la faculté de report d’une période
RM à la suivante, exclusivité du marché RM, l’opération de report consiste pour un donneur
d’ordre à vendre (ou acheter) des instruments financiers au cours de compensation, et à
s’engager à les racheter (ou les revendre) à l’issu de la liquidation suivante au cours du report
(cours de compensation majorée du taux de report et minoré de la rémunération du prêt de
titres). Le cours de compensation est en principe le premier cours coté du jour qui précède le
jour des reports.
Une possibilité de règlement immédiat (RI) est laissée aux donneurs d’ordres, sur
spécification expresse de leur part, moyennant le décompte d’une commission dite de
règlement anticipé.

La fin des années 80 voit l’essor mondial des marchés dérivés, qui remettent en cause l’intérêt
de cette création originale qu’est le marché RM français. Toutefois, la suppression du marché
RM, techniquement envisageable, se heurte cependant à la forte réticence de certains milieux
boursiers qui l’ont expérimenté et apprécié de longue date.

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Sont qualifiés de « dérivés », les produits dont le marché est lui-même l’émetteur, qui
sont soumis à la réglementation du marché émetteur, et pour lesquels il existe un
organisme de compensation qui règle les profils et pertes, effectue les livraisons, et
garantie les opérations compensées.

Sur toutes les places, l’essor des marchés dérivés modifie très sensiblement le comportement
des opérations et crée spontanément une segmentation entre les valeurs qui peuvent être
traités –directement ou approximativement – à la fois sur les marchés au comptant et sur les
marchés dérivés et celles qui ne bénéficient pas de cette souplesse. Ces dernières sont peu à
peu délaissées au profit des premières, sur lesquelles des montages sophistiqués sont rendus
possibles grâce aux correspondances naturelles qui s’établissent entre le « comptant » et le
« dérivé ». Ainsi, le développement de marchés dérivés que sont en France le marché
d’options négociables ou le marché à terme d’instruments financiers, avec notamment
l’institution d’un marché de contrats d’indices boursiers ne laissent pas de faire apparaître à
son tour le marché RM comme une anomalie dès lors que les classes d’option sont ouvertes
sur les titres les plus actifs de celui-ci.

La cote accueille enfin régulièrement des produits complexes nés de l’innovation financière ;
aux cotés des classiques SICAV, on retrouve ainsi :
 Des warrants, produits optionnels émis par les établissements du secteur financier qui
couvrent des risques qu’ils supportent de ce fait en achetant ou vendant, selon le cas, les
actifs sous-jacents correspondants ; plus de 700 warrants sont cotés a Paris, avec bien
souvent une présence permanente de l’émetteur dans le cadre de contrats d’animation sur
des indices, des paniers, des charges ou des taux.
 Des fonds communs de créances, produits issus de titrisation, très illustratifs de ce qu’est
devenue l’interpénétration des différents compartiments du marché des capitaux ;
 Des EDR ( Europe Depositary Reciepts ), crées par banque dépositaire, concomitamment
à l’immobilisation en conservation des titres de capital représentés, qui selon le modèle
américain bien rodé des ADR ( Europe Depositary Reciepts ) – auquel de grandes
entreprises françaises ont eu recours – visant à attirer sur la place de paris des
investisseurs intéressés par le marché émergents. Pour les sociétés représentées, c’est un
moyen de nouer ou de renforcer des liens financiers et économiques avec la zone euro et
pour les investisseurs, c‘est une diversification à faible coût : « le rendement de
l’émergent sans le risque de l’émergent ».

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