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1) COMMENTAIRE

On est face à un fragment clé du roman L’Étranger, écrit par Albert Camus en 1942.
Ce roman constitue le paradigme de l’appelé « roman de l’absurde ». Ce genre de
roman montre une conception nouvelle de la vie : la philosophie de l’absurde. Et elle
est montrée d’une manière pratique : dans la façon d’agir des personnages, dans les
dialogues. Souvent, tous les personnages agissent selon « l’absurde » -comme il arrive
dans En attendant Godot- mais, dans ce cas là, l’absurde se reflet dans un seul
personnage : Meursault, le héros du roman. À cet égard, c’est passage est très
représentatif du genre : « j’avais détruit l’équilibre du jour (…) Alors, j’ai tiré quatre
fois sur un corps inerte ». Cette explication n’a aucun sens logique pour le lecteur,
mais le narrateur ne s’arrête pas pour expliquer son choix : il nous laisse penser qu’il
n’a pas de sens, qu’il est absurde. Parce que, par Camus, tout est absurde, tirer ou ne
pas tirer, être ou ne pas être, ça n’est pas même une question, parce qu’elle n’a rien
d’importance.

Pour décrire cette situation qui constitue un vrai point d’inflexion dans la narration-
elle donne lieu à la seconde partie du roman- l’auteur se sert du narrateur en premier
personne du singulier qu’il utilise dans tout le roman. C’est Meursault qui nous
raconte une partie de sa vie. Il s’agit d’un fragment narratif. Le temps coule, comme
révèlent des connecteurs comme “encore” ou “plus” et des verbes comme “attendre”.
Le temps verbal qui prédominent sont l’imparfait et le passé composé. Le caractère
narratif du texte se connait aussi par l’emploi de beaucoup de substantifs, “plage”,
“ombres”, “couteau”, si même on trouve une adjectivation abondante due à la
méticulosité descriptive de l’auteur. On voit un vocabulaire presque poétique, parfois,
mais exprimé d’une manière inconsciente, dépourvue de toute prétention, comme en
ignorant sa propre beauté « rideau de larmes et de sel », « comme une longue lame
étincelante ». Cette caractéristique est très intéressent : elle a un double sens. D’un
côté, elle montre le domaine de la prose qui a Camus- qui a gagné un Nobel- et,
d’autre côté, elle montre l’indifférence que Meursault a face à tout, même face à sa
propre histoire, en théorie dramatique, mais racontée avec toute sorte de détails sans
importance, mais avec des images jolies, qu’il n’hésite pas en profiter. Ainsi, il décrit
le souffle «  épais et ardent » du mer, le soleil « vibrante », « l’air de rire » qu’avait
l’arabe… Même s’il raconte un moment très court, la narration est très longue, le
rythme est même ralenti. On atteint ça grâce à l’emploi d’une description très
minutieuse, mais aussi à l’emploi de la juxtaposition. Le style de Camus est très riche,
mais il emploi des phrases courtes, directes, plus qu’une syntaxe longue et rechargée.
Dans ce texte on identifie le narrateur avec le héros, mais on ne l’identifie pas avec
l’auteur –même si Meursault est le symbole de la philosophie développée par Camus.
On n’identifie pas le destinataire avec le lecteur, puisque le narrateur semble être
entrain de raconter son histoire à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Le texte -si bien on
trouve quelques expressions de lyrisme- ne semble pas avoir un sens littéraire, mais
informatif. Le narrateur raconte son histoire, sans autre but qu’informer de ce qu’il l’a
arrivé.
On pourrait structurer ce récit en trois parties. La première comprend tout le texte
jusqu'à la ligne 11 «et cette fois », où on nous pose la situation initiale : la brûlure du
soleil gêne à le héros. La deuxième partie, va jusqu’à la ligne 18 « c’est alors », quand
Meursault raconte comme l’arabe jette son couteau, et sa réponse : il tire contre lui.
La dernière partie expose la situation finale : Meursault tue l’arabe, et il dévoile que
cet assassinat représentera son malheur.
La dernière phrase de ce passage est très importante dans le roman. Elle dévoile, dans
une certaine mesure, la seconde partie du récit, mais elle aussi fait évident que, par le
héros aussi, il existe le malheur, et le bonheur. Cependant il peut sembler bête, c’est
un fait important : c’est la première fois où le lecteur s’aperçoit que Meursault préfère
certains types de vie. Et ainsi, il reste évident à nos yeux que la façon de vivre de
Meursault a une explication, que Meursault a unes priorités réelles, même s’elles sont
si éloignes des problèmes « bourgeois » (se marier ou ne pas se marier) qu’il n’y avait
pas eu de temps pour extérioriser ceux priorités.

2) RÉDACTION
Meursault ne tente jamais de se justifier, d’éviter d’être puni. Mais, le lecteur peut
arriver à penser que son attitude en tuant l’arabe fut correcte, parce qu’elle fut
cohérente avec sa pensée. Est-ce que Meursault est un assassin, ou un héros
incompris ?

On doit respecter le manque de respect que Meursault semble avoir face à sa vie –
même si on ne partage pas son indifférence, c’est son choix vital- mais c’est
inostensible qu’il ne respecte pas les vies de l’autrui. On ne peut pas tuer en nomme
de l’absurdité, de la même façon qu’on ne peut pas tuer en nomme de Dieu ou la
patrie. Parce que tout le monde n’a pas le même Dieu, la même patrie, ou la même
conception de la vie.

Meursault vit sans vivre, c’est-à-dire, il vit avec la conscience de que sa vie n’est pas
importante. Il vit comme s’il vivrait une vie étrangère, parce que sa vie, son avenir et
son destin ne l’importent pas, comme s’il s’agirait de la vie, l’avenir, le destin d’un
inconnu. Mais c’est une vision personnelle, qui peut être partagée ou pas.
Au fin de comptes, la vie c’est la seule chose qu’on a. Elle peut être absurde, courte,
ou douloureuse, mais c’est notre seule possession génuine et indéniable de l’être
humain. La seule chose qu’on a la certitude d’avoir, quoi qu'elle en soit. L’assassinat
c’est, donc, la privation volontaire à un autre être humain de la seule chose qu’il a. Et
Meursault ne fut pas forcé à tuer. Il a pu fuir, il a pu rester immobile. Mais il a décidé
de tuer l’arabe, alors il est coupable d’assassinat.

En définitive, Meursault a franchi les limites de sa liberté, en privant à l’arabe de la


sienne. Il se trompe, il devient coupable, et sans aucune doute, il devient aussi un
assassin.

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