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Consejería de Educación, Cultura y Deportes

PRUEBA DE CERTIFICACIÓN LINGÜISTICA


FRANCÉS AVANZADO
JUNIO 2014

COMPRENSIÓN ESCRITA

INSTRUCCIONES PARA LA REALIZACIÓN DE ESTA PARTE:

• DURACIÓN: 50 minutos.

• PUNTUACIÓN : La calificación de APTO se obtendrá con el 50% de respuestas


correctas.

• Esta parte consta de dos tareas.


• Lea las instrucciones al principio de cada tarea y realícela según se indica.
• Las respuestas escritas a lápiz o en rojo no se calificarán.
• No está permitido el uso del diccionario.
• No escriba nada en las áreas grises.

ESCRIBA A CONTINUACIÓN LOS SIGUIENTES DATOS:

APELLIDOS:
NOMBRE:
DNI:

CALIFICACIÓN:
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PRUEBAS DE CERTIFICACIÓN LINGÜÍSTICA FRA_B2_ CE_JUNIO 2014

TÂCHE nº 1 (7 points)

Instructions : Sur Internet, vous trouvez cet article qui attire votre attention.
Lisez le texte, les 7 débuts de phrases et les fins de phrases proposées
associées. Dans la grille de réponses, indiquez l'option que vous considérez
correcte (a, b, c) comme dans l'exemple « 0 ». Attention ! Une seule réponse est
possible.

La MOOC-mania gagne la France

Les Français se piquent de MOOCs. Depuis le lancement, en janvier, de la plateforme


France université numérique (FUN), ils sont 226 000 à s'être inscrits à l'un des trente
MOOCs (Massive Open Online Courses, ou cours en ligne ouverts et massifs). Contre
toute attente, le grand gagnant de cette nouvelle forme d'apprentissage est le
Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
Avec ses cinq premiers MOOCs, le numéro un de l'enseignement à distance et de la
formation continue a déjà séduit près de 56 000 personnes, d'après des données que
s'est procurées Le Monde.
Celui baptisé « Du manager au leader » a même fait un carton. Des étudiants, des
professions libérales, des cadres mais aussi un prêtre, un pilote de ligne, des retraités,
répartis sur les cinq continents, l'ont suivi. Des profils parfois bien éloignés de la cible
initiale, des managers en fonction qui ont besoin de progresser dans leurs pratiques ou
des gens qui entament une expérience d'encadrement.

En l'espace de six semaines, plus de 36 000 personnes – dont 10 % d'Africains – se


sont inscrits au MOOCs « Du manager du leader », une vingtaine de modules vidéo
de 10 à 20 minutes. Parmi ces « élèves », une très grande majorité d'hommes (60 %).
Cécile Dejoux, maître de conférences au CNAM – responsable opérationnel du master
ressources humaines –, qui a dirigé ce cours, en est encore tout épatée. « Ni le CNAM,
ni moi-même n'avions visé de tels chiffres. Il y a eu un vrai bouche à oreille »,
reconnaît-elle.

« RACONTER DES HISTOIRES »


Au total, 20% des inscrits sont allés jusqu'au bout du cours. Le chiffre peut paraître
faible. Il ne l'est pas. L'une des caractériques des MOOCs aujourd'hui est justement le
très fort taux d'abandon en cours de route. Selon une étude du MIT et de Harvard,
seuls 5 % des inscrits valident ainsi la formation, 9 % vont plus loin que la moitié des
cours, et un tiers des étudiants n'en a visionné aucun.
Pour Cécile Dejoux, une des raisons du succès de son MOOCs tient au fait « qu'il n'est
pas une pâle copie d'un cours existant et que son thème est original ». Pour autant, ce
n'est pas suffisant. L'idée de faire venir des entreprises et des experts, d'utiliser des
schémas, de contribuer à animer le cours, qui aurait vite pu devenir ennuyeux s'il
n'avait pas proposé de contenus variés. « C'est un point important, il faut raconter des
histoires, être à la fois théorique et pratique, être multi-outils : vidéo, liens internet,
donner des quiz...»
Une fois la séance terminée, le cours s'est prolongé. A la fin de chaque séance, les
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étudiants ont pu s'exprimer sur un forum animé par un gestionnaire de communauté.


Et, chaque semaine, Cécile Dejoux s'est pliée à l'exercice du « hangout » : entendez
un « chat vidéo ». Pendant près d'une demi-heure, huit personnes posent des
questions, la vidéo est ensuite diffusée sur Youtube. Au fil des semaines, toute une
communauté s'est constituée autour des réseaux sociaux : un fil twitter @MOOClead,
une page Facebook, un groupe sur LinkedIn où ils partagent leurs pratiques. Ce qui fait
dire à Cécile Dejoux que « 50% de la réussite de ce cours, c'est la plateforme, 50% ce
sont les réseaux sociaux ».
Chaque module s'est conclu par un « quiz » noté. Un questionnaire final donne lieu à
la délivrance d'un certificat de réussite. « J'avais une interrogation par rapport à une
formation sous forme de vidéo. En fait, cela ne m'a pas du tout gêné, et j'ai même été
surpris par mon engouement », déclare Antoine. Seul bémol à la clé pour ce salarié
dans un établissement public qui n'a pas souhaité être cité : les questionnaires de fin
de cours jugés un peu trop « légers et scolaires ».

FORMATION « TÉLÉ-RÉALITÉ »
A l'heure où chaque mot du professeur peut être désormais vérifié en temps réel, où
les étudiants surfent sur Internet lorsqu'ils décrochent... « Il faut repenser la valeur
ajoutée du professeur, qui n'est plus un canal de diffusion, souligne Cécile Dejoux.
Lorsque vous avez fait un MOOCs, vous ne faites plus jamais un cours devant un
auditoire comme avant. C'est une vraie aventure pédagogique.»
Expérience passionnante certes, mais aussi éprouvante parfois. Cécile Dejoux a pu
ainsi compter sur la direction des Technologies de l'Information et de la
Communication pour l'Enseignement (TICE) pour parfois « lui remonter le moral ». «
Quand vous avez potentiellement 30 000 personnes qui peuvent réagir sans filtre, c'est
de la formation télé-réalité !», lance-t-elle. Elle raconte une anecdote : « Je m'étais
trompée sur un mot dans une diapositive ; j'avais écrit “sérenpidité” au lieu de
“sérendipité”. Ni une, ni deux, l'erreur a été immédiatement relevée ». Ses élèves ont
d'ailleurs créé une rubrique « coquilles ».
Fort de ce succès, le CNAM réfléchit déjà à l'après. Grâce à un questionnaire auquel
plus de 12 000 personnes ont répondu, l'organisme possède potentiellement une mine
d'informations. Elle a ainsi interrogé sur la valorisation de cette formation auprès de
l'employeur ou encore sur l'acceptation de payer pour obtenir un diplôme.

Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/03/28/le-cnam-grand-gagnant-des-moocs-
francais_4391106_3224.html

0) L’acronyme MOOC signifie…:


a) “Massive Open Online Course” (cours en lignes ouverts et massifs)
b) “Mon Ordinateur Offre des Crédits”
c) “Massive Opinion Online Certificated”

1) L’expression “faire un carton” veut dire… :


a) construire une entreprise.
b) inscrire des étudiants.
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c) remporter un grand succès.

2) les MOOCs dont il est question dans le texte étaient adressés au préalable… :
a) à des étudiants du Conservatoire.
b) à des professionnels souhaitant se développer.
c) à la population en général.

3) Selon Cécile Dejoux, plus de 36 000 personnes se sont inscrites à son cours en six
semaines… :
a) grâce à la campagne publicitaire réalisée.
b) parce que les cours sont gratuits.
c) sans avoir eu recours à la publicité.

4) Dans les MOOCs… :


a) la plupart des étudiants inscrits ne finissent pas la formation.
b) les étudiants inscrits doivent finir la formation.
c) il faut assister à 5% des cours pour faire valider sa formation.

5) Le succès de cette formation est dû… :


a) à la possibilité d’échange entre les étudiants dans les forums animés.
b) à la qualité des conférenciers et à l’intérêt des contenus.
c) aussi bien à la plateforme qu’à l’emploi des réseaux sociaux.

6) A la fin des MOOCs, pour se faire délivrer un certificat de réussite… :


a) il faut passer une interrogation sous forme de vidéo.
b) il faut répondre à des questionnaires jugés trop sévères et scolaires.
c) on doit remplir un quiz final.

7) Dans le texte (A l'heure [...] où les étudiants surfent sur Internet lorsqu'ils
décrochent…) le verbe « décrocher » signifie… :
a) arrêtent les études.
b) chattent.
c) parlent au téléphone.

Grille de réponses : Tâche nº 1

Exemple “0” 1 2 3 4 5 6 7

(Ne rien indiquer dans les parties grises de la grille de réponses)


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TÂCHE nº 2 (7 points)

Instructions : Lisez ce texte à trous et avec les phrases du tableau complétez la


grille de réponses. Attention ! Il y a 3 phrases en trop, le « 0 » étant un exemple.

LA CONSCIENCE VIENT EN MANGEANT

___0___ Pour de nombreux chefs, restaurateurs et consommateurs, gastronomie ne


rime plus avec luxe, excès, grandeur et décadence. Les valeurs du développement
durable - approvisionnement local, traçabilité, "fait maison", lutte contre le gaspillage...
– ___1___ . Et les initiatives dans ce domaine se multiplient. A Londres, par
exemple, les Sustainable Restaurant Awards (SRA) sont, depuis 2010, décernés
chaque année à des établissements exemplaires en la matière. "Le secteur de
l'hôtellerie-restauration s'est penché tardivement sur le sujet, analyse Tom Tanner, l'un
des fondateurs des SRA. Mais les restaurants occupent une place essentielle dans le
développement durable, car ils sont une plate-forme d'échange direct avec le grand
public."
En 2014, le prix du Meilleur restaurant durable international a été décerné au Français
Les Orangeries, en Poitou-Charentes. Premier hôtel-restaurant à avoir été certifié
"Ecolabel" en France, l'établissement de Lussac-les-Châteaux ___2___ . "Il y a une
dizaine d'années, raconte Olivia Gautier, la propriétaire, à l'occasion de la semaine
européenne de la mobilité [une campagne qui vise à développer l'usage de transports
responsables, NDLR], nous avons voulu tenter de nous fournir uniquement dans un
rayon de 60 kilomètres. Et nous avons découvert qu'énormément de gens faisaient des
choses merveilleuses autour de nous. Depuis, nous ne cuisinons quasiment plus
qu'avec des produits de proximité."

Attentifs à toutes les facettes de l'écoresponsabilité, Les Orangeries disposent aussi de


deux jardins potagers bio que les cuisiniers apprennent à entretenir. "Les jeunes
apprentis qui arrivent chez nous sont souvent déconnectés de l'environnement,
poursuit Olivia Gautier. Ils ne savent même plus éplucher un légume... En faisant
pousser des produits qu'ils cuisineront ensuite, ils tissent de nouveaux liens avec
l'aliment, et deviennent plus attentifs et méticuleux. ___3___ ." D'Alain Passard
(L'Arpège, à Paris) à Armand Arnal en Camargue (La Chassagnette), en passant par
Sang Hoon Degeimbre en Belgique (L'Air du Temps), les chefs contemporains sont
toujours plus nombreux à cultiver leurs jardins et à inverser le ratio végétal-animal dans
leurs plats, ___4___ .

EXTRÉMISTES ?
Pour Perrine Wardak, fondatrice du cabinet WDK spécialisé dans le domaine de la
restauration responsable, il faut désormais regarder "au-delà de l'assiette". En février
dernier, elle organisait le premier d'une série de "dîners durables" accueillant une
centaine de convives dans les locaux de Cuisine Modes d'Emploi(s), un centre de
formation culinaire à vocation solidaire créé par le chef Thierry Marx. ___5___ : plats
conçus par des chefs engagés, à base de produits "responsables" (ingrédients de
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saison, issus de la pêche durable ou cultivés par des producteurs locaux), partenariats
avec des marques de commerce équitable et de produits bio (Exki, Malongo, Fair
Spirits...), meubles écodesign, nappes recyclables, collecte des déchets organiques
pour le compostage. "Le bio, le local et le saisonnier sont déjà bien ancrés dans les
mentalités et les pratiques. Mais la restauration peut aller beaucoup plus loin, vers un
meilleur respect de la biodiversité et de l'humain, la bonne gestion de l'eau et des
énergies, des conditions de travail équitables, la transmission du savoir, le soutien de
l'économie locale...", estime Perrine Wardak.

Extrémistes, les acteurs de la restauration durable ? "Nous ne sommes pas des


ayatollahs en salopette, tempère Perrine Wardak. L'idée, c'est d'avancer pas à pas, de
dédramatiser le sujet sans tomber dans les clichés." C'est pourquoi la jeune femme a
souhaité aussi s'associer avec des chaînes semi-industrielles : "Etre responsable, c'est
valable pour tous les types de restauration", affirme-t-elle. Et ce, même si certaines
enseignes pratiquent allègrement le greenwashing (écoblanchiment) ___6___ . Des
géants de la malbouffe (McDonalds, Unilever) ou de la restauration collective (Sodexo)
n'hésitent pas à brandir les étendards de la "restauration responsable". Mais, selon
Tom Tanner, des SRA, ce sont les plus grosses entreprises "qui ont le pouvoir de faire
les plus grands changements".
Et le goût, dans tout ça ? Même si la qualité gustative ne fait pas partie des critères de
sélection des fameux "prix de durabilité", ___7___ . "La durabilité, le bio, le local,
c'est une question de bon sens, explique Sang Hoon Degeimbre. Mais c'est le goût qui
fait prendre tout son sens à la démarche : si ce n'était pas meilleur, les clients ne
reviendraient pas."
Source: http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/03/21/la-conscience-vient-en-
mangeant_4386397_1616923.html (735 mots)

Tableau de phrases

A. Car on chérit davantage ce qu'on a cultivé soi-même


B. en s'offrant une image écolo à des fins de pur marketing
C. s'est tourné vers le bio et le local un peu par hasard
D. et baissent les prix pour s’attirer la clientèle
E. la viande étant un produit bien moins "durable" que le légume
F. Peut-on manger "responsable" ? (Exemple)
G. pour les chefs, elle est une évidence
H. qui, à ses débuts s’était lancé dans la restauration rapide,
I. imprègnent de plus en plus la sphère alimentaire
J. occupe une place de plus en plus importante dans le cœur des gastronomes
K. Une soirée étudiée jusque dans les moindres détails

Grille de Réponses: Tâche nº 2

Exemple « 0 » 1 2 3 4 5 6 7

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