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Projet de norme P 2560-500-5


Granulats — Détermination de l’indice
pétrographique du potentiel de gonflement sulfatique
(IPPG) des matériaux granulaires — Méthode
d’essai pour l’évaluation de l’IPPG

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Avertissement

T
JE
Tant que ce projet de norme ne sera pas formellement approuvé pour publication au terme du processus de normalisation, il ne
peut être considéré comme norme officielle du BNQ.

Avis concernant les droits de propriété intellectuelle


O

(brevet, droits d’auteur, marque de commerce et autres)


Les destinataires du présent document doivent faire part au BNQ de leur connaissance de l’existence de toute demande en
PR

instance de droits de propriété intellectuelle et de l’existence de droits de propriété intellectuelle concernant le présent document.
Les destinataires du présent document sont priés de fournir, s’il y a lieu, la documentation pertinente à cet effet.

Vos commentaires
devront être retournés au plus tard le

27 juin 2020

ICS : 13.080.20; 19.020; 91.100.15


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AVIS

COMPRÉHENSION DE LA NOTION D’ÉDITION

Il importe de prendre note que la présente édition inclut implicitement tout modificatif et tout errata qui
pourront éventuellement être faits et publiés séparément. C’est la responsabilité des utilisateurs du présent
document de vérifier s’il existe des modificatifs et des erratas.

INTERPRÉTATION

Les formes verbales conjuguées doit et doivent sont utilisées pour exprimer une exigence (caractère
obligatoire) qui doit être respectée pour se conformer au présent document.

Les expressions équivalentes il convient et il est recommandé sont utilisées pour exprimer une suggestion ou
un conseil utiles mais non obligatoires ou la possibilité jugée la plus appropriée pour se conformer au présent
document.

À l’exception des notes mentionnées notes normatives qui contiennent des exigences (caractère obligatoire),
présentées uniquement dans le bas des figures et des tableaux, toutes les autres notes du document
mentionnées notes sont informatives (à caractère non obligatoire) et servent à fournir des éléments utiles à la
compréhension d’une exigence (caractère obligatoire) ou de son intention, des clarifications ou des précisions.

T
Les annexes normatives fournissent des exigences supplémentaires (caractère obligatoire) qui doivent être
JE
respectées pour se conformer au présent document.

Les annexes informatives fournissent des renseignements supplémentaires (à caractère non obligatoire)
destinés à faciliter la compréhension ou l’utilisation de certains éléments du présent document ou à en clarifier
O
l’application, mais ne contiennent aucune exigence (caractère obligatoire) qui doit être respectée pour se
conformer au présent document.
PR

DÉGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ

Le présent document a été élaboré comme document de référence à des fins d’utilisation volontaire. C’est
la responsabilité des utilisateurs de vérifier si des lois ou des règlements rendent obligatoire l’utilisation du
présent document ou si des règles dans l’industrie ou des conditions du marché l’exigent, par exemple, des
règlements techniques, des plans d’inspection émanant d’autorités règlementaires, des programmes de
certification. C’est aussi la responsabilité des utilisateurs de tenir compte des limites et des restrictions
formulées notamment dans l’objet et dans le domaine d’application et de juger de la pertinence du présent
document pour l’usage qu’ils veulent en faire.

EXIGENCES CONCERNANT LE MARQUAGE ET L’ÉTIQUETAGE

Il est possible que le présent document contienne des exigences concernant le marquage ou l’étiquetage, ou les
deux. Dans cette éventualité, en plus de se conformer à ces exigences, les fournisseurs de produits ont la
responsabilité de respecter les lois et les règlements nationaux, provinciaux ou territoriaux sur les langues en
vigueur là où les produits sont distribués.
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PRÉAMBULE

Les problèmes de gonflement des remblais granulaires ou de roc sous les dalles de béton résultent
de réactions chimiques faisant intervenir certains minéraux se trouvant dans les matériaux utilisés.

Plus spécifiquement, les réactions font intervenir les sulfures de fer (pyrite, pyrrhotite, etc.) et les
carbonates présents, produisant la cristallisation de sulfates et le gonflement subséquent des
remblais granulaires. Cette réaction chimique est influencée par plusieurs facteurs, dont la présence
de minéraux argileux (qui facilitent l’absorption de l’eau et l’oxydation des sulfures de fer), la
granulométrie, la teneur en eau des matériaux et la température. L’épaisseur de remblai en place est,
à cet égard, un facteur déterminant.

T
Le gonflement des remblais crée une pression sous les dalles de béton, qui se soulèvent et se
fissurent. Dans certains cas plus sévères, il apparait que des pressions latérales sont créées,
JE
entrainant la fissuration des murs de fondation. Ce type de fissuration apparait généralement dans
les sections d’un bâtiment dont les remblais excèdent le niveau des semelles, telles que les garages
ou encore des sections du rez-de-chaussée. De plus, les produits secondaires générés lors des
réactions chimiques peuvent conduire à la sulfatation des dalles de béton, ce qui peut créer un
O

gonflement supplémentaire apparent. Dans certains cas, les désordres relevés ne peuvent être liés
qu’à la sulfatation du béton.
PR

Certains cas de soulèvement de dalles ont été associés non pas aux matériaux des remblais
granulaires, mais plutôt au gonflement du roc en place. Pour les constructions où un roc
potentiellement gonflant se trouve près de la surface, les précautions d’usage devront être prises au
moment des travaux (voir le Manuel canadien d’ingénierie des fondations).

En raison du grand nombre de sites de production, de paliers d’exploitation et de méthodes de


production, il est difficile d’établir une liste des carrières, des sablières ou des gravières à risque.

Le gonflement sulfatique associé aux matériaux de remblai peut être présent partout. Des cas ont été
répertoriés dans plusieurs régions du Québec. On note qu’une quantité importante de cas a été
observée dans la grande région de Montréal, plus particulièrement sur la Rive-Sud.

Pour examiner les problèmes liés à ces matériaux, un comité technique a été formé en 1997.
Initialement parrainé par l’Association of Engineering Geologists (AEG), section de Montréal, il a
été créé à la suite de la tenue, en mai 1997, d’un premier colloque organisé conjointement avec le
Regroupement professionnel des producteurs de granulats (RPPG) sur la problématique des shales.
La Société d’habitation du Québec (SHQ) a assumé la présidence du comité technique en 1998.

Le comité technique s’est ensuite adjoint plusieurs partenaires afin d’accélérer les travaux de
recherche et de diffusion de l’information. Il était formé de représentants et de représentantes des
organismes, des firmes ou des universités suivants :

— Société d’habitation du Québec (SHQ) [présidence du comité]


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— Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)

— Association of Engineering Geologists (AEG), section de Montréal

— Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC)

— Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ)

— Association canadienne des laboratoires d’essais (ACLE)

— Association de la construction du Québec (ACQ)

— Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ)

— Regroupement professionnel des producteurs de granulats (RPPG)

— Conseil national de recherches du Canada (CNRC)

— Bureau de normalisation du Québec (BNQ)

— Université Laval

T
JE
— École polytechnique de Montréal

— Université de Sherbrooke
O

— Terratech, membre du Groupe SNC-LAVALIN inc.


PR

— Laboratoire de béton ltée

— Inspec-Sol inc.

— LVM-Fondatec inc., membre du groupe Dessau-Soprin

— Construction DJL inc.

— Demix Agrégats inc.

— Lafarge Canada inc.

Le mandat du comité était principalement de définir une méthode d’essai de caractérisation des
matériaux granulaires, afin d’éviter les problèmes de gonflement de remblais dans l’avenir. C’est le
travail du comité qui a conduit à l’élaboration d’un premier protocole d’essai.

Ce protocole a été terminé en avril 1999 et portait le nom CTQ-M100.

En mai 2000, le comité technique présentait le protocole CTQ-M150.

Les deux protocoles CTQ-M100 et CTQ-M150 sont maintenant intégrés au présent document et au
document BNQ 2560-510.

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La méthode utilisée dans le présent document est basée sur l’état des connaissances scientifiques
actuelles et sur les avis des experts et expertes du Québec ayant participé aux travaux du comité. De
l’avis du comité, elle est présentement la méthode d’essai de caractérisation des matériaux
granulaires utilisés comme remblai sous les dalles de béton la plus appropriée qui existe.

À la suite d’une entente entre l’ACRGTQ et l’APCHQ, il a été établi que les matériaux utilisés
comme remblai sous les dalles de béton (matériaux DB) des habitations résidentielles, des édifices
commerciaux et des édifices industriels et caractérisés selon le document BNQ 2560-510 seront
identifiés comme matériaux DB (exemples : DB 0-20 mm; DB 10-14 mm).

Les matériaux DB sont utilisés dans le domaine de la construction résidentielle.

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AVANT-PROPOS

Le présent document a été élaboré conformément aux exigences et lignes directrices du Conseil
canadien des normes (CCN) pour les organismes d’élaboration de normes par un comité de
normalisation formé des membres suivants :

Fournisseurs

CASTONGUAY, Pierre Les Carrières St-Dominique

DESMEULES, Luc Regroupement professionnel des producteurs de


granulats (RPPG)

GONZALEZ, Arsenio
T
Lafarge Canada
JE
VINCENT, Jerry Demix Béton / Demix Agrégats

Utilisateurs
O

GAUTREAU, Patrick Garantie de construction résidentielle (GCR)


PR

LAROCHELLE, Pierre-Marc Association des professionnels de la construction


et de l’habitation du Québec (APCHQ)

LEMAY, Michel Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite


(CAVP)

LONGPRÉ, Pierre Association de la construction du Québec (ACQ)

VINCENT, René Association des consommateurs pour la qualité


dans la construction (ACQC)

Intérêt général

ABESQUE, Charles Association des constructeurs de routes et de


grands travaux du Québec (ACRGTQ)

FOURNIER, Benoit Université Laval

HAMEL, François Sedexlab

TREMBLAY, Sofie Association des firmes de génie-conseil —


Québec (AFG)

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Coordination

LAFONTAINE, Jonathan (normalisateur) Bureau de normalisation du Québec (BNQ)

MORIN, Alexandre Bureau de normalisation du Québec (BNQ)

L’élaboration du présent document a été rendue possible grâce au soutien financier des organismes
suivants : l’Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ), la
Garantie de construction résidentielle (GCR), la Société d’habitation du Québec (SHQ) et la Régie
du bâtiment du Québec (RBQ).

L’examen systématique qui permettra de déterminer si le présent document doit être modifié,
révisé, reconduit ou archivé sera commencé au plus tard à la fin de (mois) 20xx.

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SOMMAIRE

Page

1 OBJET 1
2 DOMAINE D’APPLICATION 1
3 RÉFÉRENCES NORMATIVES 1
3.1 GÉNÉRALITÉS 1
3.2 DOCUMENTS D’OGANISMES DE NORMALISATION 2
3.3 DOCUMENTS GOUVERNEMENTAUX 2

T
3.4 AUTRE DOCUMENT 2
4 DÉFINITIONS 2
JE
5 APPAREILLAGE 3
5.1 TAMIS 3
5.2 BALANCE 3
O

5.3 MICROSCOPES 3
5.4 ÉTUVE 3
PR

5.5 RÉACTIFS CHIMIQUES 3


5.6 AUTRES ACCESSOIRES 3
6 ÉCHANTILLONS 4
6.1 IDENTIFICATION DES ÉCHANTILLONS 4
6.2 TYPES D’ÉCHANTILLONS 4
6.3 MASSE DES ÉCHANTILLONS 4
6.4 RÉDUCTION DES ÉCHANTILLONS 4
6.5 CONDITIONNEMENT 4
7 MODE OPÉRATOIRE 4
7.1 ÉTAPE 1 4
7.2 ÉTAPE 2 5
7.3 ESSAIS FACULTATIFS 6
8 CALCUL ET EXPRESSION DES RÉSULTATS 6
8.1 CALCUL DE L’IPPG 6
8.2 CALCUL DU CONTENU ÉQUIVALENT DE PYRITE 7
9 RAPPORT D’ESSAI 7
TABLEAU 1 — MASSE MINIMALE DES ÉCHANTILLONS 8
TABLEAU 2 — MASSE MINIMALE DES PRISES D’ESSAI DE MATÉRIAUX
GRANULAIRES PROVENANT DE CARRIÈRES 8

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TABLEAU 3 — MASSE MAXIMALE DES FUSEAUX GRANULAIRES À


TESTER POUR DES ÉCHANTILLONS PROVENANT DE
REMBLAIS EXISTANTS 9
TABLEAU 4 — IP DE FACIÈS PÉTROGRAPHIQUES 10
ANNEXE A— MÉTHODES D’ANALYSE CHIMIQUE DU SOUFRE TOTAL ET
DU SULFATE 11
ANNEXE B — CALCUL DE L’IPPG 17
TABLEAU B.1 — EXEMPLE D’UN TABLEAU POUR EFFECTUER LE
CALCUL DE L’IPPG 17
TABLEAU B.2 — EXEMPLE D’UN CALCUL DE L’IPPG 18
ANNEXE C — CALCULS BASÉS SUR LES RÉSULTATS GÉOCHIMIQUES 19
ANNEXE D — ESSAIS FACULTATIFS 21
TABLEAU D.1 — GRADE À UTILISER POUR L’ESSAI MICRO-DEVAL 22
ANNEXE E — INTERPRÉTATION SUGGÉRÉE DES RÉSULTATS DU CALCUL
D’ÉQUIVALENT PYRITE 23
TABLEAU E.1 —

T
INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS DU CALCUL
JE
D’ÉQUIVALENT PYRITE 23
ANNEXE F — RÉFÉRENCES INFORMATIVES 24
O
PR

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GRANULATS — DÉTERMINATION DE L’INDICE PÉTROGRAPHIQUE


DU POTENTIEL DE GONFLEMENT SULFATIQUE (IPPG) DES
MATÉRIAUX GRANULAIRES — MÉTHODE D’ESSAI POUR
L’ÉVALUATION DE L’IPPG

1 OBJET

T
Le présent document spécifie la méthode d’essai permettant de déterminer l’indice pétrographique
du potentiel de gonflement sulfatique (IPPG) des matériaux granulaires et spécifie les analyses
JE
chimiques à effectuer.

2 DOMAINE D’APPLICATION
O

Le présent document s’applique pour l’évaluation du potentiel de gonflement sulfatique des


matériaux granulaires qui servent de remblai sous les dalles de béton non structurales à l’intérieur
PR

de bâtiments (résidentiels, commerciaux ou industriels) ou pour la réfection de ces bâtiments.

La méthode d’essai s’applique notamment aux matériaux de granulométrie étendue (0/D) et aux
pierres nettes (d/D) produits dans les carrières ou provenant de gravières ou de sablières.

3 RÉFÉRENCES NORMATIVES

3.1 GÉNÉRALITÉS

Les références présentées ci-dessous (incluant tout modificatif ou errata) sont des références
normatives, c’est-à-dire à caractère obligatoire. Elles sont essentielles à la compréhension et à
l’utilisation du présent document et sont citées aux endroits appropriés dans le texte.

Il convient de prendre note qu’une référence normative datée signifie que c’est l’édition donnée de
cette référence qui s’applique, tandis qu’une référence normative non datée signifie que c’est la
dernière édition de cette référence qui s’applique.

NOTE — Le présent document cite également des références informatives, dont la liste est donnée en
annexe.

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3.2 DOCUMENTS D’OGANISMES DE NORMALISATION

ASTM International [www.astm.org]

ASTM C295/C295M Standard Guide for Petrographic Examination of


Aggregates for Concrete.

ISO (Organisation internationale de normalisation) [www.iso.org/iso/fr/home.htm]

ISO 3310-1 Tamis de contrôle — Exigences techniques et


vérifications — Partie 1 : Tamis de contrôle en
tissus métalliques.

3.3 DOCUMENTS GOUVERNEMENTAUX

MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC (MTQ), Laboratoire des chaussées.

— LC 21-015 Granulats — Réduction des échantillons pour


essais en laboratoire.

— LC 21-040

T
Granulats — Analyse granulométrique.
JE
— LC 21-067 Granulats — Détermination de la densité et de
l’absorption du gros granulat.
O
— LC 21-101 Granulats — Détermination du coefficient
d’usure par attrition du granulat fin à l’aide de
l’appareil micro-Deval.
PR

3.4 AUTRE DOCUMENT

AMERICAN PUBLIC HEALTH ASSOCIATION (APHA). Standard Methods for the


Examination of Water and Wastewater, 23e édition, Washington (DC), 2017.

— 4500-SO4-2 Sulfate.

4 DÉFINITIONS

Pour les besoins du présent document, les termes suivants sont ainsi définis :

équivalent, n. m. Proportion calculée en utilisant des données analytiques plutôt que mesurée; par
exemple, équivalent de pyrite.

faciès pétrographique, n. m. Caractérisation d’une roche basée sur la nature et la proportion des
minéraux qui la constituent.

matériaux de granulométrie étendue, n. m. Matériau granulaire constitué de particules ayant une


dimension inférieure à un maximum spécifié.

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matériaux DB, n. m. Matériaux ayant des propriétés non gonflantes appropriés pour une utilisation
en tant que remblai sous dalle de béton (DB).

microscope polarisant, n. m. Microscope optique ayant deux filtres polarisants utilisé pour
l’identification des minéraux.

pierre nette, n. f. Matériau granulaire constitué de particules ayant une dimension minimale et
maximale spécifiée, avec moins de 10 % de fractions de moins de 5 mm.

sable manufacturé, n. m. Sable fait de particules concassées et lavées, par opposition au sable
naturel.

5 APPAREILLAGE

5.1 TAMIS

Des tamis à mailles carrées conformes aux exigences de la norme ISO 3310-1.

T
5.2 BALANCE

Une balance ayant une sensibilité de 1 g et une capacité de 2000 g.


JE
5.3 MICROSCOPES

— Un microscope stéréoscopique optique ayant un grossissement minimal de 40 ×.


O

— Un microscope optique polarisant à lumière transmise et réfléchie ayant une platine


PR

rotative et un grossissement minimal de 250 ×.

5.4 ÉTUVE

Une étuve de grandeur appropriée pour les échantillons pouvant maintenir une température
constante de 110 °C ± 5 °C (230 °F ± 9 °F).

5.5 RÉACTIFS CHIMIQUES

— Alizarine et ferricyanure de potassium (pour coloration des carbonates).

— Acide chlorhydrique à 10 % (pour attaque à l’acide).

5.6 AUTRES ACCESSOIRES

— Une lentille manuelle de 10 ×.

— Un aimant.

— Un canif dont la lame possède une dureté de 5,5 à 6,0 sur l’échelle de Mohs.

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6 ÉCHANTILLONS

6.1 IDENTIFICATION DES ÉCHANTILLONS

Tous les échantillons doivent être clairement identifiés de façon individuelle et unique,
généralement par un numéro séquentiel neutre qui ne révèle pas le point d’origine d’un échantillon.

6.2 TYPES D’ÉCHANTILLONS

Les échantillons sont prélevés dans des carrières de production de matériaux granulaires, dans du
roc en place ou dans des remblais existants.

Un échantillon provenant de roc en place doit assurer la représentativité des différents faciès
pétrographiques présents. L’échantillonnage de roc en place doit être fait par un membre de l’Ordre
des géologues du Québec ou de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

6.3 MASSE DES ÉCHANTILLONS

Les échantillons doivent avoir une masse répondant aux exigences du tableau 1.

6.4 RÉDUCTION DES ÉCHANTILLONS

T
JE
Les échantillons doivent être réduits selon les exigences de la méthode d’essai LC 21-015.

6.5 CONDITIONNEMENT
O

Les échantillons doivent être séchés à une température de 110 °C ± 5 °C (230 °F ± 9 °F). Ils doivent
être séchés jusqu’à l’obtention d’une masse constante.
PR

7 MODE OPÉRATOIRE

7.1 ÉTAPE 1

7.1.1 Analyse granulométrique

Une analyse granulométrique par tamisage doit être faite selon les exigences de la méthode d’essai
LC 21-040.

7.1.2 Détermination de l’IPPG

À partir des échantillons séchés à l’étuve et de l’analyse granulométrique, une prise d’essai
représentative doit être effectuée selon les directives suivantes, conformément au tableau 2 :

1. Pour les matériaux de granulométrie étendue (excluant les sables), la détermination


de l’IPPG doit être faite sur les fractions granulométriques de 5 mm à 10 mm, de
10 mm à 14 mm et de 14 mm à 20 mm. En fonction de la granulométrie des
matériaux, si la fraction granulométrique retenue sur le tamis supérieur à 20 mm est
plus grande que 20 %, cette dernière doit alors être ajoutée aux autres fractions
granulométriques lors de la détermination de l’IPPG.

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2. Dans tous les cas, l’ensemble des fractions granulométriques utilisées doit
représenter plus de 50 % de la totalité de l’échantillon. La fraction passant le tamis
de 5,0 mm doit être conservée pour observation, mais n’est pas considérée pour la
détermination de l’IPPG si la fraction granulométrique retenue cumulativement sur
le tamis supérieur à 5,0 mm représente plus de 50 %. Dans le cas contraire, les
fractions granulométriques passant le tamis de 5,0 mm doivent être utilisées en
commençant par la plus grossière (de 2,5 mm à 5 mm), jusqu’à ce que la somme
des tranches examinées dépasse 50 % de la totalité de l’échantillon.

3. S’il s’agit d’une pierre nette ou d’un sable, les fractions granulométriques
analysées doivent représenter plus de 50 % de la totalité de l’échantillon, comme
l’a déterminé l’analyse granulométrique. Elles peuvent inclure des fractions
granulométriques passant le tamis de 2,5 mm. Dans ces situations, chaque fraction
granulométrique passant le tamis de 2,5 mm, utilisée pour les calculs, doit
représenter une masse minimale de 5 g.

4. Le tableau 2 présente les masses minimales à utiliser par fraction lors de la


détermination de l’IPPG.

T
Les particules de remblais existants sont analysées par fuseaux granulaires jusqu’à la masse
maximale indiquée dans le tableau 3.
JE
Les particules doivent être examinées et classées selon le type de faciès pétrographique.

Les résultats de l’examen pétrographique visuel (identification des faciès pétrographiques, de leurs
O

pourcentages et de leurs indices pétrographiques [IP] correspondants) servent à calculer l’IPPG. Le


calcul de l’IPPG doit être fait selon les exigences de l’article 8.1.
PR

Dans les cas où une très forte proportion d’un échantillon est en poussière et que cette poussière
n’est pas représentée dans les plus gros matériaux granulaires, il est possible de caractériser la
poussière afin d’obtenir un IPPG qui soit le plus représentatif possible.

7.2 ÉTAPE 2

7.2.1 Généralités

Lorsque l’essai fait à l’étape 1 révèle un IPPG supérieur à 10, les essais de l’étape 2 doivent être
faits pour confirmer ou infirmer les résultats de l’étape 1. Dans le cas de remblais existants, la
décision de procéder aux essais de l’étape 2 est laissée à la discrétion et au jugement du
professionnel ayant effectué les essais de l’étape 1.

7.2.2 Analyses chimiques

Les résultats des analyses chimiques servent au calcul des minéraux équivalents. Le calcul des
minéraux équivalents doit être fait selon les exigences de l’article 8.2.

La teneur en soufre total et la teneur en sulfates (SO4-2) hydrosolubles doivent être déterminées
selon les exigences de l’annexe A.

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Une prise d’essai représentative de 1000 g ± 50 g de l’ensemble de l’échantillon doit être concassée
et broyée. Des calculs pour estimer la proportion d’autres minéraux sont indiqués dans l’annexe C.

7.3 ESSAIS FACULTATIFS

Des essais facultatifs, non obligatoires pour déterminer l’IPPG, peuvent être utilisés pour clarifier
les résultats des étapes 1 et 2, à la discrétion et au jugement du professionnel ayant effectué les
essais. Ces essais facultatifs sont décrits dans l’annexe D.

8 CALCUL ET EXPRESSION DES RÉSULTATS

8.1 CALCUL DE L’IPPG

Un indice pétrographique (IP) est attribué à chaque faciès, et va de 1,0 (potentiel élevé) à 0,0
(potentiel nul). Seules les valeurs de 0,0, de 0,10, de 0,25, de 0,50, de 0,75 et de 1,0 peuvent être
attribuées.

Le tableau 4 présente les IP de quelques faciès pétrographiques. Le professionnel qui identifie un

T
faciès pétrographique qui n’est pas dans le tableau 4 doit déterminer un IP approprié. Le
professionnel peut, selon son jugement, procéder à des essais facultatifs, tels que l’analyse chimique
JE
du matériau granulaire ou l’utilisation de lames minces. Un professionnel peut modifier un IP du
tableau 4 afin de représenter le risque réel de gonflement du remblai lors de sa mise en place et non
à la suite d’une altération après sa mise en place.
O
NOTE — Le tableau 4 ne couvre pas tous les faciès pétrographiques. La présence de minéraux argileux,
la fissilité et la dureté de la pierre sont des facteurs à considérer.
PR

Une mention « non caractérisable » peut accompagner les matériaux granulaires suivants : béton,
béton recyclé, asphalte, brique, résidus de fonderie, argile, silt. Dans le cas où des matériaux non
caractérisables sont présents dans un remblai dans une proportion inférieure à 50 %, il est possible
d’attribuer un IPPG au remblai.

L’IPPG est calculé selon la feuille de calcul présentée dans l’annexe B. Un exemple d’un tel calcul
est également présenté dans l’annexe B. Voici les étapes de ce calcul :

1. énumérer tous les faciès pétrographiques identifiés dans toutes les fractions
granulométriques de l’échantillon ainsi que la valeur IP associée à chacun de ces
faciès pétrographiques;

2. déterminer la proportion de chaque faciès pétrographique en pourcentage (à 1 %


près) de chaque fraction granulométrique;

3. multiplier la proportion de chaque faciès pétrographique (2.) par sa valeur IP


correspondante (1.), pour chaque fraction granulométrique;

4. additionner les résultats de 3. pour chaque fraction granulométrique;

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5. pondérer la somme obtenue en 4. par la proportion de la masse de chacune des


fractions granulométriques pour obtenir une valeur unique par échantillon;
6. exprimer le résultat final (IPPG cumulatif) par un nombre entier.

8.2 CALCUL DU CONTENU ÉQUIVALENT DE PYRITE

Le calcul du contenu équivalent de pyrite est fait seulement lorsque l’étape 2 (voir article 7.2) est
réalisée.

À partir du contenu en soufre total (exprimé en pourcentage de soufre) et du contenu en sulfates


hydrosolubles (exprimé en pourcentage de SO4-2), le contenu équivalent de pyrite (FeS2) est obtenu
comme suit :

ePY = 1,87 ´ ( S t - ( 0,334 ´ SO4 ) )

où ePY : équivalent en pyrite, en pourcentage;


St : soufre total, en pourcentage;

T
SO4 : soufre hydrosoluble SO4-2, en pourcentage.
JE
Un tableau indicatif pour l’interprétation des résultats se retrouve dans l’annexe E.

Les calculs optionnels pour le contenu équivalent de carbonates, de gypse et de minéraux argileux
sont indiqués dans l’annexe C.
O

9 RAPPORT D’ESSAI
PR

Les renseignements sur les essais et leurs résultats doivent être fournis sous la forme d’un rapport
d’essai, qui doit inclure les points suivants :

¾ numéro de l’échantillon;

¾ date de l’essai (dans l’ordre année [quatre chiffres]-mois [deux chiffres]-jour


[deux chiffres]);

¾ nom du laboratoire qui a effectué l’essai et de la personne qui a fait les examens
pétrographiques;

¾ type de matériau;

¾ analyse granulométrique conforme aux exigences de l’article 7.1.1;

¾ IPPG cumulatif;

¾ minéraux équivalents, s’ils sont évalués;

¾ conclusion sur les matériaux granulaires analysés.

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TABLEAU 1

MASSE MINIMALE DES ÉCHANTILLONS


(article 6.3)

Matériaux échantillonnés Grosseur nominale Masse minimale


maximale des (en kg)
matériaux
(en mm)
Matériaux granulaires fins 5 20
Matériaux granulaires 10 35
grossiers
14 35
20 50
28 50
40 100

T
56 100
JE
80 150
112 200
Roc en place s. o. 5
O

Remblais existants s. o. 1,5


PR

TABLEAU 2

MASSE MINIMALE DES PRISES D’ESSAI DE MATÉRIAUX GRANULAIRES


PROVENANT DE CARRIÈRES
(article 7.1.2)

Fraction granulométrique Masse minimale


(en mm) (en g)
De 20 à 31,5 1000
De 14 à 20 500
De 10 à 14 250
De 5 à 10 100
De 2,5 à 5 25
Moins de 2,5 5

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TABLEAU 3

MASSE MAXIMALE DES FUSEAUX GRANULAIRES À TESTER POUR DES


ÉCHANTILLONS PROVENANT DE REMBLAIS EXISTANTS
(article 7.1.2)

Fraction granulométrique Masse maximale


(en mm) (en g)
De 20 à 31,5 1000
De 14 à 20 500
De 10 à 14 250
De 5 à 10 100
De 2,5 à 5 25
Moins de 2,5 5

T
JE
O
PR

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TABLEAU 4

IP DE FACIÈS PÉTROGRAPHIQUES
(article 8.1)

Type de faciès pétrographique IP du faciès


pétrographique
Shale noir 1,00
Pélite argileuse / microgrès argileux 0,75
Shale gris/brun/rouge 0,75
Calcaire ou dolomie argileux 0,50
Shale faiblement recuit 0,50
Calcaire ou dolomie avec placage argileux 0,25
Grès avec placage argileux 0,25

T
Schiste micacé / à placage argileux 0,25
Shale recuit 0,25
JE
Ardoise 0,10
Calcaire ou dolomie avec placage argileux mince 0,10
O

Pélite (siltstone) 0,10


Calcaire à grain fin non argileux et dolomie à grain fin non 0,00
PR

argileux
Calcaire cristallin ou dolomie cristalline 0,00
Cornéenne 0,00
Gneiss granitique 0,00
Gravier fluvioglaciaire 0,00
Roche ignée (plutonique et volcanique) 0,00
Sable naturel 0,00
NOTES —
1 Cette liste ne contient pas tous les faciès pétrographiques.
2 Il est possible de préciser les faciès pétrographiques, par exemple « shale recuit » ou « shale
fortement recuit », pour représenter un shale donc les propriétés ont été clairement altérées et dont
la dureté a été fortement influencée. Un shale ayant subi une forte oxydation avant sa mise en place,
principalement lorsqu’il s’agit de roc en place concassé, pourrait également voir son IP modifié,
avec les mentions « shale oxydé » ou « shale fortement oxydé ».

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ANNEXE A
(normative)
[à caractère obligatoire]

MÉTHODES D’ANALYSE CHIMIQUE DU SOUFRE TOTAL ET DU SULFATE


(article 7.2.2)

A.1 PRÉPARATION DE L’ÉCHANTILLON

L’échantillon initial recueilli doit être réduit conformément aux exigences de la méthode d’essai
LC 21-015, jusqu’à l’obtention d’une fraction d’environ 5 kg.

À l’aide d’un diviseur, l’échantillon de 5 kg doit être séparé pour obtenir deux fractions de 2,5 kg.
Pour chacune des fractions, la procédure suivante doit être répétée :

T
1. diviser une fraction de 2,5 kg à l’aide d’un diviseur jusqu’à l’obtention d’une
JE
fraction d’environ 500 g;

2. concasser cette fraction de 500 g jusqu’à l’obtention d’un matériau granulaire


passant le tamis de 5 mm;
O

3. pulvériser cette fraction à l’aide d’un pulvérisateur à disque d’acier au chrome dans
le but d’obtenir une granulométrie passant le tamis de 315 µm;
PR

4. diviser la fraction pulvérisée à l’aide d’un diviseur à palette pour obtenir une
fraction représentative de 80 g;

5. pulvériser cette fraction dans un vibropulvérisateur (Bleuler mill), afin d’obtenir


des poudres passant le tamis de 80 µm : cette fraction sert à effectuer les prises
d’essai pour les analyses.

À des fins de contrôle ultérieur, une réserve doit être faite avec l’ensemble des fractions rejetées lors
de la séparation de l’échantillon.

Entre chaque opération, pour éviter toute contamination, les appareils et les instruments
(concasseur, meules du pulvérisateur, composants du vibropulvérisateur, plats, etc.) doivent être
nettoyés.

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A.2 DOSAGE DU SOUFRE TOTAL

A.2.1 PRINCIPE D’ANALYSE

Quand un échantillon contenant du soufre est chauffé à une température de 1400 °C dans un courant
d’oxygène, le soufre se transforme en dioxyde de soufre (SO2). Le soufre gazeux ainsi libéré est
amené au titreur avec le flux d’oxygène.

Les gaz SO2 et O2 sont dirigés vers le titreur qui contient l’iodure de potassium (KI), l’acide
chlorhydrique (HCl), l’amidon et suffisamment d’iodate de potassium (KIO3, le titrant) pour
relâcher de l’iode libre (I2). En présence d’amidon, l’iode libre colore la solution en bleu. L’ajout de
SO2 par l’amenée des gaz décolore la solution. Alors, du KIO3 est ajouté à l’aide de la burette pour
la recolorer en bleu. La répétition de ces opérations jusqu’à ce que tout le SO2 soit amené à réagir,
c’est-à-dire jusqu’à ce qu’un excédent d’iode libre résiduel maintienne la couleur bleue, permet de
mesurer le pourcentage de soufre. La burette contenant le KIO3 est étalonnée pour donner une
lecture directe de la concentration en soufre.

Le dosage du soufre est basé sur les réactions suivantes :

T
KIO3 + 5KI + 6HCl Û 2I3 + 6KCl + 3H 2O
JE
SO 2 + I2 + 2H 2O Û H 2SO 4 + 2HI

A.2.2 DESCRIPTION DE L’APPAREIL


O

L’appareil de titrage utilisé dans le laboratoire doit être un four à induction (comme l’appareil de la
compagnie Leco) qui brule l’échantillon en présence d’un catalyseur d’étain (comme le produit
PR

Lecocel*) pour accélérer la combustion. Il doit comprendre un flux d’oxygène et un four tubulaire
pouvant atteindre 1400 °C (2550 °F). À la sortie du tube, le gaz de combustion doit passer dans un
filtre de laine de verre pour arrêter les poussières d’oxyde stannique. Le gaz de combustion est
ensuite amené au barboteur du titreur autocirculant contenant la solution de titration.

A.2.3 MODE OPÉRATOIRE (IODOMÉTRIE)

Le mode opératoire doit suivre les étapes ci-dessous :

1. peser de 0,1 g à 0,5 g de l’échantillon réduit en poudre passant le tamis de 80 µm


obtenu à l’étape 5 de la procédure donnée dans le chapitre A.1;

2. déposer la fraction pesée dans un creuset en céramique exempt de soufre;

* Lecocel est l’appellation commerciale d’un produit distribué par la compagnie Leco. Cette
information est donnée à l’intention des utilisateurs de la présente norme et ne signifie
nullement que le BNQ approuve ou recommande l’emploi exclusif du produit ainsi désigné.
Des produits équivalents peuvent être utilisés s’il est démontré qu’ils conduisent aux mêmes
résultats. La responsabilité de choisir un produit équivalent adéquat revient aux utilisateurs de la
présente norme.

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3. y ajouter le catalyseur d’étain (comme le produit Lecocel*) [± 5 g], de sorte qu’il


recouvre l’échantillon;

4. installer le creuset dans le four à combustion;

5. ouvrir le flot d’oxygène et laisser barboter quelques instants pour nettoyer


l’appareil;

6. remplir le titreur autocirculant de la solution d’acide chlorhydrique (1,5 %) et y


ajouter environ 3 ml d’une solution d’amidon;

7. titrer jusqu’à l’obtention d’un début de coloration bleutée;

8. mettre en marche le four à induction;

9. ajouter du titrant au fur et à mesure que la coloration bleue disparait;

10. lorsqu’il ne se produit plus de décoloration, laisser barboter environ de 2 à


3 minutes, puis prendre la lecture de la burette qui contient le titrant;

T
11. calculer le pourcentage du soufre total selon l’équation suivante :
JE
0,5 ´ V
St =
méch
O

où St : valeur de soufre totale, en pourcentage;


PR

V : volume obtenu dans la burette, en millilitres;

méch : masse de l’échantillon, en grammes.

* Lecocel est l’appellation commerciale d’un produit distribué par la compagnie Leco. Cette
information est donnée à l’intention des utilisateurs de la présente norme et ne signifie
nullement que le BNQ approuve ou recommande l’emploi exclusif du produit ainsi désigné.
Des produits équivalents peuvent être utilisés s’il est démontré qu’ils conduisent aux mêmes
résultats. La responsabilité de choisir un produit équivalent adéquat revient aux utilisateurs de la
présente norme.

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A.3 DOSAGE DU SULFATE (SO4-2) HYDROSOLUBLE

A.3.1 MÉTHODE GRAVIMÉTRIQUE AU CHLORURE DE BARYUM

A.3.1.1 Préparation en vue de l’extraction

La préparation doit être faite en suivant les étapes ci-dessous :

1. peser 25,0 g de l’échantillon réduit en poudre passant le tamis de 80 µm obtenu à


l’étape 5 de la procédure donnée dans le chapitre A.1;

2. faire bouillir environ 300 ml d’eau distillée et déminéralisée dans un bécher en


verre de 600 ml;

3. ajouter l’échantillon de 25,0 g à la solution, puis laisser bouillir au moins


10 minutes;

4. laisser reposer la solution pendant 24 heures dans le bécher couvert d’un verre de
montre;

T
5. filtrer sous vide sur filtre (no 42) dans un entonnoir en porcelaine de 12,5 cm;
JE
6. laver le filtre avec de l’eau distillée et déminéralisée;

7. récolter le filtrat dans un bécher et s’assurer de sa limpidité;


O

8. si le filtrat n’est pas limpide, filtrer sous vide une seconde fois sur un filtre
millipore de 0,22 µm.
PR

A.3.1.2 Mode opératoire du dosage gravimétrique

Le mode opératoire doit être effectué en suivant les étapes ci-dessous :

1. transférer le filtrat dans un bécher de 600 ml et y ajouter quelques gouttes


d’indicateur de méthyle orange;

2. rendre la solution légèrement acide à l’aide de quelques gouttes de HCl (1:1);

3. ajouter 5 ml de HCl (1:1) en excès;

4. porter la solution à ébullition;

5. ajouter 10 ml de solution de chlorure de baryum (10 %), bien brasser avec une tige
de verre pour favoriser la nucléation du sulfate de baryum et laisser bouillir encore
quelques minutes;

6. laisser reposer la solution pendant 24 heures pour que le sulfate de baryum se


précipite, puis couvrir d’un verre de montre;

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7. préparer les creusets de Gooch filtrants en tapissant leurs fonds de fibre de


chrysotile jusqu’à l’atteinte d’un filtre adéquat;

8. laisser les creusets de Gooch calciner au rouge sombre;

9. laisser refroidir dans un dessiccateur;

10. peser les creusets de Gooch refroidis jusqu’à l’obtention d’un poids constant;

11. filtrer sous vide sur creuset de Gooch taré la solution contenant le précipité de
sulfate de baryum;

12. bien laver toutes les particules de la solution initiale dans le bécher à l’aide d’eau
distillée et déminéralisée;

13. laisser les creusets de Gooch calciner au rouge sombre;

14. laisser refroidir dans un dessiccateur;

T
15. peser les creusets de Gooch refroidis jusqu’à l’obtention d’un poids constant;

16. calculer le pourcentage de SO4-2 soluble selon l’équation suivante :


JE
41,154 ´ mBaSO4
SO4 =
mi
O

où SO4 : soufre hydrosoluble SO4-2, en pourcentage;


PR

mBaSO4 : masse de sulfate de baryum, en milligrammes;

mi : masse initiale de l’échantillon, en milligrammes.

A.3.2 MÉTHODE TURBIDIMÉTRIQUE

A.3.2.1 Mode opératoire de l’extraction

Le mode opératoire doit être effectué en suivant les étapes ci-dessous :

1. peser 10,00 g de l’échantillon réduit en poudre passant le tamis de 80 µm obtenu à


l’étape 5 de la procédure donnée dans le chapitre A.1;

2. ajouter l’échantillon dans un bécher de 250 ml contenant 100 ml d’eau distillée et


déminéralisée;

3. placer le bécher contenant l’échantillon dans un four à micro-ondes (750 watts)


pendant 3 minutes à très haute intensité;

4. filtrer sous vide sur filtre (no 42) dans un entonnoir en porcelaine de 12,5 cm;

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5. laver avec de l’eau distillée et déminéralisée;

6. filtrer sous vide une seconde fois sur un filtre millipore de 0,22 µm;

7. transférer le filtrat dans un ballon jaugé de 250 ml.

A.3.2.2 Dosage turbidimétrique

Le dosage des sulfates doit être fait selon la méthode décrite dans le document APHA 4500-SO4-2.

A.4 LISTE DES SOLUTIONS À PRÉPARER

A.4.1 SOLUTION D’ACIDE CHLORHYDRIQUE (HCL) D’UNE FRACTION


VOLUMIQUE DE 1,5 %

Mélanger 30 ml d’acide chlorhydrique concentré (HCl) dans 2 litres d’eau distillée et déminéralisée.

A.4.2 SOLUTION DE TITRATION

T
Dissoudre 0,206 9 g d’iodate de potassium (KIO3) dans 1 litre d’eau distillée et déminéralisée.
JE
A.4.3 SOLUTION D’AMIDON ET D’IODURE

Ajouter 3 g d’amidon dans 10 ml d’eau distillée et déminéralisée, faire une pâte, puis verser cette
pâte dans 250 ml d’eau bouillante. Refroidir, ajouter 10 g d’iodure de potassium (KI) et diluer à
O

500 ml avec de l’eau distillée et déminéralisée.


PR

A.4.4 SOLUTION DE CHLORURE DE BARYUM (BACL2) D’UNE FRACTION


VOLUMIQUE DE 10 %

Peser 50 g de BaCl2 dans un bécher de 600 ml et ajouter 500 ml d’eau distillée et déminéralisée.

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ANNEXE B
(normative)
[à caractère obligatoire]

CALCUL DE L’IPPG
(article 7.2.2)

TABLEAU B.1

EXEMPLE D’UN TABLEAU POUR EFFECTUER LE CALCUL DE L’IPPG

FRACTION GRANULOMÉTRIQUE RETENUE SUR LE TAMIS


FACIÈS PÉTROGRAPHIQUE IP 20 mm 14 mm 10 mm 5 mm
%1 IP ´ % %1 IP ´ % %1 IP ´ % %1 IP ´ %

T
JE
O

100 % 100 % 100 % 100 %


PR

A Sommation IP ´ % pour chaque fraction


granulométrique
Pourcentage non pondéré de la fraction
granulométrique retenue sur le tamis
B Pourcentage pondéré de la fraction
granulométrique retenue sur le tamis2
C Résultat de A ´ B/100

Masse totale caractérisée (en g)


IPPG (sommation des résultats C à arrondir à l’unité)

Identification de l’échantillon :
Date : 20 - - Personne qui a fait l’essai :
(année) (mois) (jour)
[4 chiffres] [2 chiffres] [2 chiffres]
1. Proportion des faciès pétrographiques présents dans la fraction granulométrique (résultats présentés en pourcentage). La somme des lignes
doit être égale à 100 %.
2. La somme des quatre colonnes doit être égale à 100 %.

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TABLEAU B.2

EXEMPLE D’UN CALCUL DE L’IPPG

FRACTION GRANULOMÉTRIQUE RETENUE SUR LE TAMIS


FACIÈS PÉTROGRAPHIQUE IP 20 mm 14 mm 10 mm 5 mm
%1 IP ´ % %1 IP ´ % %1 IP ´ % %1 IP ´ %
Calcaire à grain fin 0,0 70 0 72 0 67 0 59 0
Calcaire avec placage argileux mince 0,1 18 1,8 10 1,0 9 0,9 14 1,4
Calcaire argileux 0,5 7 3,5 9 4,5 12 6,0 10 5,0
Shale argileux 1,0 5 5,0 9 9,0 12 12,0 17 17,0

100 % 100 % 100 % 100 %

T
A Sommation IP ´ % pour chaque fraction
10,3 14,5 18,9 23,4
granulométrique
JE
Pourcentage non pondéré de la fraction
10 22 18 24
granulométrique retenue sur le tamis
B Pourcentage pondéré de la fraction
14 30 24 32
granulométrique retenue sur le tamis2
O

C Résultat de A ´ B/100
1,4 4,4 4,5 7,5
PR

Masse totale caractérisée (en g) 1600


IPPG (sommation des résultats C à arrondir à l’unité) 18

Identification de l’échantillon :
Date : 2028 - 04 - 16 Personne qui a fait l’essai : Roxanne Gravel, géologue
(année) (mois) (jour)
[4 chiffres] [2 chiffres] [2 chiffres]
1. Proportion des faciès pétrographiques présents dans la fraction granulométrique (résultats présentés en pourcentage). La somme des
lignes doit être égale à 100 %.
2. La somme des quatre colonnes doit être égale à 100 %.

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ANNEXE C
(informative)
[à caractère non obligatoire]

CALCULS BASÉS SUR LES RÉSULTATS GÉOCHIMIQUES


(article 8.2)

C.1 CALCUL DES POURCENTAGES

La prise d’essai permet de déterminer les pourcentages suivants :

— Pourcentage d’alumine (Al2O3) : la teneur en Al2O3 doit être déterminée par calcul
à la suite du dosage de l’aluminium par spectrométrie d’émission atomique au
plasma (ICP) ou par fluorescence aux rayons X. L’échantillon doit être

T
préalablement digéré en milieu acide HCl/HNO3 (acide chlorhydrique sur acide
nitrique).
JE
— Pourcentage d’oxydes carboniques (CO2) pour déterminer la teneur en carbonates :
la teneur en oxydes carboniques doit être déterminée conformément au mode
opératoire décrit dans le chapitre 22 de la méthode ASTM C25.
O

C.2 CONTENU ÉQUIVALENT EN GYPSE


PR

À partir du contenu en sulfates hydrosolubles (exprimé en pourcentage de SO4-2), le contenu


équivalent en gypse (CaSO4 • 2H2O) doit être obtenu comme suit :

eGE = 1,79 ´ SO4

où eGE : équivalent en gypse, en pourcentage;

SO4 : contenu en sulfates hydrosolubles et SO4-2, en pourcentage..

C.3 CONTENU ÉQUIVALENT EN CARBONATES

Le contenu équivalent en carbonates dans les matériaux granulaires à l’étude doit être exprimé en
équivalent de calcite (CaCO3) :

eCC = 2,27 ´ CO2

où eCC : équivalent en calcite, en pourcentage;

CO2 : contenu en carbone, en pourcentage.

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C.4 CONTENU ÉQUIVALENT EN MINÉRAUX ARGILEUX

Il est difficile de déterminer le contenu en minéraux argileux dans un matériau à partir d’analyses
chimiques courantes ou par diffraction des rayons X. Toutefois, dans le cas des shales, des calcaires
et des dolomies du Québec, la plus grande part du contenu en Al2O3 de la roche se trouve souvent
sous la forme de minéraux argileux des types illite, illite-smectite et chlorite. Une estimation de leur
abondance doit être obtenue selon le calcul suivant :

eMA £ 3 ´ Al2O3

où eMA : équivalent en minéraux argileux, en pourcentage;

Al2O3 : contenu en oxyde d’aluminium, en pourcentage.

L’utilisation d’une telle équation risque toutefois de mener à des contenus en minéraux argileux
nettement trop élevés dans le cas où les matériaux à l’étude contiendraient d’autres minéraux
alumineux, dont des feldspaths détritiques, ce qui est le cas de nombreux grès, pélites, calcaires
gréseux et dolomies gréseuses.

T
JE
O
PR

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ANNEXE D
(informative)
[à caractère non obligatoire]

ESSAIS FACULTATIFS
(article 7.3)

D.1 ABSORPTION

Si l’essai d’absorption est fait, il doit respecter les exigences de la méthode d’essai LC 21-067.

NOTE — L’absorption des matériaux granulaires peut être un indicateur pour valider l’ordre de grandeur
de l’IPPG, mais elle ne constitue pas un critère de rejet des matériaux (voir document BNQ 2560-510).
C’est un essai qui peut aider les experts à confirmer ou à infirmer la valeur de l’IPPG déterminée par
identification visuelle des faciès pétrographiques.

T
JE
D.2 ESSAI DE MICROSCOPE POLARISANT

L’étude au microscope polarisant à lumière transmise et réfléchie est une composante facultative de
l’étape 2. Lorsqu’il est fait, il doit respecter les exigences de la norme ASTM C295.
O

NOTES —
PR

1 La réalisation des analyses chimiques est habituellement un bon indicatif pour évaluer le potentiel de
gonflement sulfatique des matériaux granulaires, mais, dans plusieurs cas, l’étude en microscopie optique
avec lames minces polies peut être jugée pertinente pour obtenir plus de renseignements sur la texture et la
distribution des sulfures.
2 L’étude microscopique permet de valider l’identification géologique du matériau granulaire dans le
tableau 3 (IP du faciès pétrographique).

D.3 ESSAI MICRO-DEVAL

Si l’essai micro-Deval est fait, la résistance à l’usure doit être déterminée selon les exigences de la
méthode d’essai LC 21-101.

NOTE — La résistance à l’usure peut être un indicateur pour valider l’ordre de grandeur de l’IPPG, mais
elle ne constitue pas un critère de rejet des matériaux (voir document BNQ 2560-510). C’est un essai qui
peut aider les experts à confirmer ou à infirmer la valeur de l’IPPG déterminée par identification visuelle
des faciès pétrographiques.

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TABLEAU D.1

GRADE À UTILISER POUR L’ESSAI MICRO-DEVAL

Calibre de la pierre nette Grade


(en mm)
De 5 à 10 E
De 5 à 14 D
De 5 à 20 F
De 10 à 14 C
De 10 à 20 B
Pierre 0-20 (en mm) Grade

T
Moins de 5 F
JE
O
PR

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ANNEXE E
(informative)
[à caractère non obligatoire]

INTERPRÉTATION SUGGÉRÉE DES RÉSULTATS


DU CALCUL D’ÉQUIVALENT PYRITE
(article 8.2)

TABLEAU E.1

INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS DU CALCUL D’ÉQUIVALENT PYRITE

Équivalent de pyrite, Interprétation des résultats


en %
Moins de 0,5 % Négligeable

T
De 0,5 % à 0,75 % Faible
De 0,75 % à 1 % Faible-moyen
JE
De 1 % à 1,25 % Moyen-élevé
De 1,25 % à 1,5 % Élevé
O
Plus de 1,5 % Extrêmement élevé
PR

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ANNEXE F
(informative)
[à caractère non obligatoire]

RÉFÉRENCES INFORMATIVES

Les références indiquées ci-dessous sont citées à titre informatif dans le présent document.

F.1 DOCUMENTS D’ORGANISMES DE NORMALISATION

BNQ (Bureau de normalisation du Québec) [www.bnq.qc.ca]

BNQ 2560-510 Granulats — Guide d’application de la méthode


d’essai pour la caractérisation du potentiel de

T
gonflement sulfatique des matériaux granulaires.

ASTM International [www.astm.org]


JE
ASTM C25 Standard Test Methods for Chemical Analysis of
Limestone, Quicklime, and Hydrated Lime.
O

F.2 AUTRES DOCUMENTS


PR

COMITÉ TECHNIQUE QUÉBÉCOIS D’ÉTUDE DES PROBLÈMES DE


GONFLEMENT ASSOCIÉS À LA PYRITE

— CTQ-M100/2000 Protocole de caractérisation du potentiel de


gonflement des matériaux granulaires —
Matériaux DB et procédures d’application.

— CTQ-M150/2000 Protocole de caractérisation du potentiel de


gonflement des matériaux granulaires —
Matériaux MCI et procédure d’application —
Marchés commerciaux et industriels.

SOCIÉTÉ CANADIENNE DE GÉOTECHNIQUE. Manuel canadien d’ingénierie des


fondations, 4e édition, Alliston (Ontario), 2013, 488 p.

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