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A 918

Durée : 4 heures
 Compétences disciplinaires évaluées :
- CD1 : Elaborer une explication d’un fait ou d’un phénomène de son environnement
naturel ou construit en mettant en œuvre les modes de raisonnement propres à la
physique, chimie et à la technologie.
- CD2 : Exploiter la physique, la chimie et la démarche technologique dans la production,
l’utilisation et la réparation d’objets technologiques.
- CD3 : Apprécier l’apport de la physique, de la chimie et de la technologie à la vie de
l’homme.
 Compétence transversale évaluée : Communiquer de façon précise et appropriée.

A - CHIMIE ET TECHNOLOGIE
Contexte
A qualité des produits que nous consommons dépend de leur origine, de leur composition
et des conditions de leur conservation. La chimie et la technologie nous offrent des outils
d’analyse permettant d’apprécier ces produits et de caractériser les molécules qui les
composent. Sur la base des résultats d’analyses effectuées sur un jus d’orange et sur une
huile de table, on s’intéresse :
- à la détermination de l’apport journalier en vitamine C du jus d’orange.
- à la qualité de l’huile de table ;
- au rendement de la saponification de l’huile de table.

Support
 A propos de la détermination de l’apport journalier en volume du jus d’orange
d’un être humain
 Quelques informations sur la vitamine C
- La vitamine C ou acide ascorbique est une molécule de formule C6 H8 O6 .
- Le besoin journalier en vitamine C d’un être humain à l’état normal est de l’ordre de
74,9 mg
- On fait l’hypothèse que la consommation de jus d’orange constitue le seul mode
d’apport de vitamine C de l’individu considéré.
 Description de l’analyse effectuée sur le jus d’orange et détermination de la teneur en
acide ascorbique du jus
– L’orange est pressé et son jus est filtré. Un volume V0 = 5 mL de ce jus est introduit
dans un erlenmeyer. On y ajoute un volume V1 = 10 mL d’une solution du diiode de
concentration C1 = 5. 10−3 mol. L−1 utilisé en excès.
– Cinq (5) minutes après, on ajoute quelques gouttes d’empois d’amidon au mélange de
l’erlenmeyer et on procède au titrage de l’excès du diiode par une solution de

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thiosulfate de sodium de concentration molaire C2 = 5. 10−3 mol. L−1. Le volume de
solution de thiosulfate versé à l’équivalence est V2 = 12,4 mL.
 Données : Couples oxydant/réducteur mis en jeu : C6 H6 O6 /C6 H8 O6 ; I2 /I − ;
S4 O2− 2−
6 /S2 O3 .

 A propos de la qualité de l’huile de table


 Quelques informations sur l’huile d’olive
- L’huile est constituée essentiellement de triglycérides qui s’hydrolysent lentement en
acide gras, ce qui conduit à sa dégradation.
- L’indice d’acide permet de vérifier la qualité d’une huile en ce qui concerne sa
dégradation dans le temps durant le stockage.
- L’indice d’acide Ia d’une huile est la masse d’hydroxyde de potassium (KOH), exprimée
en milligramme (mg), nécessaire pour neutraliser les acides gras libres contenus dans
un gramme (1 g) de cette huile.
- Une huile est consommable si son indice d’acide ne dépasse pas 2 mg.
 Description de l’analyse effectuée sur l’huile : détermination de l’indice d’acide de
l’huile
- L’huile de table considérée est l’huile d’oléine. On suppose qu’elle
n’est constituée d’oléine dont la formule est représentée ci-contre
avec R − de formule −(CH2 )7 − CH = CH − (CH2 )7 CH3
- Pour déterminer l’indice d’acide de cette huile de table, on
procède de la manière suivante :
 On verse successivement dans un erlenmeyer, 20 mL d’éthanol à 95 % (solvant),
0,50 g d’huile d’olive et quelques gouttes de phénolphtaléine.
 On titre en ajoutant progressivement une solution alcoolique de potasse
(K + + OH − ) de concentration Cb = 1,00 × 10−2 mol. L−1. On observe le virage de
l’indicateur coloré pour un volume VbE = 12,1 mL de la solution de potasse versée.
- La réaction de dosage en milieu alcoolique a les mêmes propriétés qu’en milieu
basique.
- On néglige les autres réactions susceptibles de se produire dans le mélange.
- Données : masses molaires en g. mol−1 : potasse M = 56 ; acide oléique M′ = 282 ;
 A propos de la saponification de l’huile de table
 Dans un ballon de 250 mL, on introduit un volume Vh = 11,0 mL d’huile de table, un
volume V = 20 mL de soude de concentration molaire C = 8 mol. L−1 et 10 mL
d’éthanol.
 On y ajoute quelques grains de pierre ponce et on chauffe à reflux le mélange pendant
30 min environ. Par une méthode non décrite ici, on récupère une masse mS = 8,2 g
de savon.
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 Données :
- Masse molaire de l’oléine : M0 = 884 g. mol−1.
- Masse molaire de l’oléate de sodium : MS = 304 g. mol−1.
- Masse volumique de l’oléine : ρ = 0,90 g. mL−1.

Tâche : Expliquer des faits, décrire l’utilisation du matériel et apprécier l’apport de la


chimie et de la technologie à la vie de l’homme.
1.
1.1 .Ecrire les équation-bilans de dosage de l’acide ascorbique et du diiode en excès.
1.2 .Déterminer la concentration en acide ascorbique dans le jus d’orange.
1.3 .Evaluer le volume minimal journalier de jus d’orange nécessaire pour un être humain.
2.
2.1 .Faire le schéma annoté du dispositif de titrage de l’acide oléique dans l’huile.
2.2 .Justifier l’utilisation de l’éthanol comme solvant pour la solution de potasse et l’huile
en lieu et place de l’eau
2.3 .Apprécier la conformabilité de cette huile après avoir calculé son indice d’acide 𝐈𝐚 .
3.
3.1 .Ecrire les formules semi-développées des produits de l’hydrolyse de l’oléine.
3.2 .Citer les caractéristiques de la réaction de saponification de l’oléine et dire pourquoi
le mélange réactionnel est chauffé.
3.3 .Calculer le rendement 𝐫 de la synthèse du savon.

B-PHYSIQUE ET TECHNOLOGIE
Contexte
Pendant les journées culturelles, le club scientifique d’un lycée a mené deux activités :
- la première est la production de courant alternatif à partir d’un dispositif simple
utilisant le mouvement oscillatoire d’un aimant droit devant une bobine fixe.
- la seconde est un exposé sur les applications de la radioactivité en médecine
notamment la scintigraphie thyroïdienne.

Support
 Production du courant alternatif
 Description du dispositif
- le dispositif est constitué d’un aimant droit de
masse m = 100 g accroché à un ressort à
spires non jointives de raideur k = 10 N. m−1.
L’ensemble est déposé sur un banc à coussin
𝑖
d’air horizontal.

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- Une bobine cylindrique de longueur ℓ = 10 cm et de rayon r = 4 cm, constitué de
N = 300 spires est fixée à une table de sorte que son axe soit colinéaire à l’axe de
l’aimant. Les bornes de la bobine sont reliées à un galvanomètre à cadre mobile.
 Mouvement de l’aimant solidaire du ressort
- A l’équilibre, le centre d’inertie G de l’aimant coïncide avec l’origine O du repère. On
écarte l’aimant de sa position d’équilibre en allongeant le ressort d’une longueur
a = 4 cm et on l’abandonne sans vitesse initiale à la date t = 0 s.
- A la date t1 , le centre d’inertie G de l’aimant passe pour la deuxième fois par l’origine
O du repère à la vitesse 𝑣1 .
 Du principe de marquage des tumeurs lors d’une scintigraphie thyroïdienne
 La thyroïde est une glande dont la fonction principale est la sécrétion des hormones
thyroïdiennes à partir de l’iode alimentaire. Un défaut de fonctionnement de cette
glande peut faire apparaitre des modules qui ont la possibilité soit de fixer peu d’iode,
soit de fixer plus d’iode par rapport au reste thyroïde. La scintigraphie est une sorte de
photographie qui permet d’obtenir de ces modules marqués à l’aide de traceurs
radioactifs comme les isotopes 123 131
53I et 53I.
 L’exposé a porté sur un cas d’utilisation de l’isotope 123I pour une scintigraphie
thyroïdienne dans un hôpital.
 L’isotope 123I est préparé par réaction nucléaire entre un deutérium 21H de haute
énergie et le tellure 122
52Te.
 La constante radioactive de l’iode 123I est : λ = 1,459 × 10−5 s −1.
 L’hôpital a commandé un flacon d’une solution d’iodure de sodium (NaI) préparée
avec de l’iode 123I, pour l’utiliser sur plusieurs patients.
 Pour des raisons pratiques, les injections sont effectuées toutes les 30 minutes. La
première injection a lieu à 8 h. a cette date, l’activité du flacon de l’hôpital est
A0 = 28,5 MBq. A chaque injection, on prélève une dose d’activité Ai = 7 MBq.
 Le prélèvement d’une dose et son injection sont supposés spontanés

Tâche : Expliquer des faits et apprécier l’apport de la physique et de la technologie à la vie


de l’homme.
1.
1.1 .Montrer que le mouvement du centre d’inertie G de l’aimant est rectiligne sinusoïdal
de période T0 que l’on calculera.
1.2 .Déterminer l’équation horaire du mouvement du centre d’inertie G de l’aimant et les
valeurs de t1 et de 𝑣1 .
1.3 .Calculer l’énergie mécanique E du système (aimant-ressort).
2.
2.1 .Calculer l’inductance L de la bobine.
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2.2 .Interpréter le phénomène qui se manifeste dans la bobine lorsque l’aimant oscille.
2.3 .Déterminer, en s’appuyant sur la loi de Lenz, le sens du courant dans la bobine aux
T0
dates t1 et t1 + .
2
3.
3.1 .Ecrire l’équation de formation de l’iode 123I.
3.2 .Calculer l’activité du flacon à 8 h 30 min, juste après l’injection au second patient.
3.3 .Déterminer le nombre de patients qui pourront recevoir la dose nécessaire à la
réalisation d’une scintigraphie.

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