Vous êtes sur la page 1sur 1

COMMUNIQUE DE PRESSE URGENT

 
NOUVEAU RAPPORT FACTUEL ACCABLANT ET DEPRIMANT SUR LES DROITS DE L’HOMME AU BENIN
 
PARIS, LE 26 OCTOBRE 2020
 
Jusqu’au 6 avril 2016, le Bénin était une référence en Afrique de l’ouest, en matière de démocratie. Des pays africains s’inspi-
raient de son modèle d’Etat de droit pour avancer dans leur processus démocratique. Toutefois, aujourd’hui, le Bénin est dramatiquement
enfoncé dans une crise démocratique, institutionnelle et judiciaire. Le respect des droits humains y est devenu un lointain souvenir.
Le présent rapport, totalement factuel, fait un point, non exhaustif, des situations spécifiques de violations des Droits de l’Homme au
Bénin. Conçu comme un outil de travail, tant pour les diplomates étrangers que pour les ONG nationales, régionales et internationales, les
chercheurs, les universitaires, les gouvernements, les institutions internationales, ce rapport de 411 pages est  une mine d’informations : pré-
cis, détaillé, personnalisé, cohérent, structuré, documenté, rapporté au contexte sociopolitique national, avec mention des dates et heures de
déroulement de tous les faits relatés, de tous les événements, des témoins, des témoignages, des contacts téléphoniques, la description de
certaines situations, des images, des vidéos, des notes vocales, des enregistrements téléphoniques, des identités complètes des auteurs,
coauteurs, complices et donneurs d’ordres de ces violations, etc.
Le document met directement en cause le président béninois dans ces actes de violations des droits humains. Il épingle également
le Gouvernement, le Cabinet militaire du Président de la République, l’Armée, la Police, les Services de renseignements, des Préfets, la
Justice, l’organe de régulation des médias (HAAC), la Cour Constitutionnelle, de même que ce qui tient lieu, aujourd’hui, de Parlement
de sang, dans ce Bénin où les 83 députés (nommés) n’ont jamais été élus par le Peuple.
Du 06 avril 2016 au 26 octobre 2020, le pouvoir du président Patrice Talon a perpétré de monstrueuses et alarmantes violations
des droits humains. Au nombre de ces violations, commises en toute arrogance et en toute impunité, il faudra citer : des exécutions
sommaires, des enlèvements, des disparitions, des assassinats ciblés, des tentatives d’assassinats, des agressions verbales et physiques
contre d’anciens Chefs d’Etat, des séquestrations d’ancien Chef d’Etat, des massacres de populations civiles, des recours à la force
excessive et meurtrière contre des manifestants à mains nues, des emprisonnements arbitraires d’opposants, de web activistes et de
journalistes d’investigation, des tortures et des mauvais traitements, des passages à tabac, des actes d’intimidation à l’encontre des voix
critiques, la confiscation des corps des martyrs de la démocratie et le verrouillage systématique de l’espace civique.
Cette situation a poussé des milliers de Béninois, des hommes, des femmes et des enfants, à fuir le pays pour se réfugier au Togo,
au Ghana, au Nigéria, au Niger, au Burkina Faso, en Algérie, au Maroc, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, en France, en Belgique,
en Suisse, en Espagne, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada, etc. Certains ont pu regagner difficilement ces destinations à pied ou
par la mer et d’autres par voie aérienne.  Un exil forcé, vécu comme un dernier sursaut de survie et l’unique recours à la sauvegarde
de leurs opinions.
Les prisons béninoises sont aujourd’hui remplies d’opposants politiques et de web activistes.
A ce jour, aucune enquête indépendante n’est diligentée pour faire la lumière sur les massacres des populations civiles.
Le Groupe de Travail qui a rédigé ce document a formulé des observations et recommandations pertinentes qui ont vocation à nour-
rir les réflexions et initiatives de l’ensemble des acteurs concernés par la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Bénin.
Un extrait du rapport est envoyé à plusieurs organisations nationales, régionales et internationales de défense des Droits Humains,
ainsi qu’à d’autres structures et personnalités.
Nous publions seulement cet extrait et réservons l’intégralité aux structures compétentes pour leur permettre de finaliser convena-
blement leur travail, afin que les crimes commis ne restent pas impunis.

Auteurs du rapport :
1- Léonce HOUNGBADJI
Journaliste de profession – Promoteur du quotidien Notre Voix – Ancien coordonnateur des départements de l’Atlantique et du Litto-
ral de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) – Ancien correspondant de Agora Francophone au Bénin – Auteur
des ouvrages : «Bénin : Le casse du siècle – Comment Patrice Talon fait main basse sur le Bénin, son élite, sa démocratie et son
argent» et «Résistons : Le Bénin à l’épreuve du dictateur Patrice Talon» – Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP).
2- Bertin KOOVI
Président de l’Alliance Iroko – Ancien candidat à la présidentielle de mars 2016 au Bénin.
3- Aimé B. AVOLONTO
Professeur agrégé de linguistique – Analyste des dynamiques de politiques africaines.