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Année : 2020-2021

Étude de cas  : Arduino


Rapport de TP

Destinataire : Mr Sadio

Présenté par : Mouhamed Dème, Mouhamed Niang,


Aminta Diongue, Aminata Mbengue
Table des matières

Introduction

I. Arduino, qu’est-ce que c’est?


a) A quoi cela peut il me servir?
b) Arduino : une plate-forme matérielle
c) Comment ça fonctionne ?
II. Les types de cartes.
a) Arduino UNO
b) Arduino MEGA
III. Se préparer à programmer une carte Arduino
a) Tinkercad: un outil pour simuler
b) Simulation d’un montage électrique
IV. TP1 – Montages électroniques à base d’Arduino
a) Faire clignoter une LED
b) Commander une LED et un buzzer à l’aide d’un bouton poussoir
c) Le CAN : lecture et affichage d’une tension analogique
d) Le CAN : automatisation de l’éclairage
V. TP2 – Feu de signalisation interactif
a) Activer les LED à tour de rôle
b) Maîtrise du temps
c) Détection des événements et déclenchement d’actions

Conclusion

Table des illustrations

Figure 1 : fonctionnement d’un projet à base d’une carte Arduino


Figure 2 : la carte Arduino UNO
Figure 3 : caractéristiques de l’Arduino UNO
Figure 4 : la carte Arduino MEGA
Figure 5 : caractéristiques de l’Arduino MEGA
Figure 6 : bureau de Tinkercad
Figure 7 : environnement de Tinkercad
Figure 8 : programme 1
Figure 9 : LED éteinte
Figure 10 : LED allumée
Figure 11 : programme 2
Figure 12 : composants au repos
Figure 13 : composants actifs
Figure 14 : Montage a base du potentiomètre
Figure 15 : affichage du moniteur série à l’instant t=1
Figure 16: affichage du moniteur série à l’instant t=2
Figure 17: programme 4
Figure 18 : Résultat pour une valeur du photorésistance supérieure au seuil
Figure 19 : Résultat pour une valeur du photorésistance inférieure au seuil
Figure 20 : programme 5
Figure 21 : montage étape 1
Figure 22 : LED Vert allumé (étape 1)
Figure 23 : LED Jaune allumé (étape 1)
Figure 24 : LED Rouge allumé (étape 1)
Figure 25 : programme 6
Figure 26 : LED vert allume (étape 2)
Figure 27 : LED jaune allume (étape 2)
Figure 28 : LED rouge allume (étape 2)
Figure 29 : programme 7
Figure 30 : montage étape 3 (détection des événements et déclenchement d’actions)
Figure 31 : LED VERT et LED ROUGE piéton allumée
Figure 32 : LED ORANGE et LED ROUGE piéton allumée
Figure 33 : LED ROUGE et LED VERT piéton allumée
Figure 34 : appui du bouton poussoir à t=5s et passage du feu vert au feu rouge

Introduction

Les premiers outils de prototypage des systèmes électroniques sont certes


puissants ,mais nécessitent un processus de développement long et difficile à
apprendre ,cela requiert de solides connaissances en programmation informatique et
en électronique. Salué pour avoir établi le mouvement des “makers” et générer un
regain d’intérêt pour l’électronique, Arduino a considérablement évolué depuis que la
première carte a été mise en vente il y a un peu plus de dix ans. Arduino a permis à
plus de gens d’apprendre, d’expérimenter et de réaliser des projets complets qui
auraient auparavant exigés du matériel dédié et coûteux. Arduino a suscitée
rapidement l’intérêt des ingénieurs professionnels. En effet, ces cartes bon marché
leur permettent de valider une conception de projet et fabriquer rapidement un
prototype.

I. Arduino, qu’est-ce que c’est?

Arduino est une carte basée sur un microcontrôleur abordable et simple à mettre en
œuvre pour développer des montages électroniques numériques programmables à
base de microprocesseur. Le système Arduino comprend à la fois :

➢ Le développement matériel de sa carte,


➢ Mais aussi le développement de son environnement de programmation.
Alors que la première génération de cartes incorporait seulement un microcontrôleur
AVR d’Atmel, on note aujourd’hui l’intégration à Arduino de plusieurs autres types de
cartes issues d’autres projets telles que les célèbres cartes ESP8266.

a) A quoi cela peut il me servir?

L’étendue des possibilités d’une carte Arduino est immense : la limitation est
l’imagination du programmeur qui sommeille en chacun de nous (enfin presque...).
Une carte Arduino, comme on le verra par la suite, dispose d’entrées et de sorties. On
peut donc l’utiliser pour récupérer des informations sur l’environnement (température,
ensoleillement, humidité, radioactivité, tension...), mais également transmettre une
information à un circuit ou un composant (commande d’un moteur, allumage d’une
lampe...).
D’un point de vue plus pédagogique, l’utilisation d’une carte Arduino permet de
s’initier à la physique par la pratique, voire de consolider ses acquis : on peut faire un
nombre très important d’expériences pour comprendre et modéliser (soumettre le
résultat pratique à la théorie) les lois physiques. Quelques idées : oscillations
verticales d’un pendule élastique, tracé de la caractéristique d’une diode, suivi de
température dans une barre calorifugée, principe de la conversion numérique, et tant
d’autres ! Pour les chimistes, la carte Arduino va permettre de fabriquer son propre
appareil de mesure (citons les plus courants, pHmètre et conductimètre) à un prix
défiant toute concurrence avec des résultats tout à fait acceptables.
La grande force d’Arduino est d’être (dé)composable à l’infini : on peut y ajouter des
cartes d’extension (appelées shields) qui permettront d’automatiser des tâches et
donc faciliter leur utilisation. Les plus emblématiques de ces cartes concernent la
connexion à des réseaux (Ethernet, Wi-Fi, Bluetooth).

Schématiquement, on peut résumer ainsi le fonctionnement d’un projet à base d’une


carte Arduino :

Figure 1: fonctionnement d’un projet à base d’une carte Arduino

b) Arduino : une plate-forme matérielle


L’élément de base de la carte Arduino est le microcontrôleur,ce qui explique que
chaque version d’Arduino a un type de microcontrôleur bien distinct. La version la plus
populaire étant sans nulle doute la UNO . Dans la suite, nous etudierons Arduino UNO
et Arduino MEGA.

c) Comment ça fonctionne ?

Le composant au cœur d’une carte Arduino est un microcontrôleur qui est en fait un
circuit intégré composé d’un processeur, de mémoire (de données et programmable)
et d’interfaces d’entrée-sortie pour communiquer avec l’utilisateur essentiellement.
Il existe plusieurs types de cartes et chaque carte possède son microcontrôleur avec
chacun ses propres caractéristiques.
On peut voir les microcontrôleurs comme des mini, voire nano, ordinateurs. Ils n'ont
certes que des performances réduites et aucun système d’exploitation, mais leur
petite taille et leur faible consommation énergétique en font des systèmes
parfaitement adaptés à une utilisation dans des dispositifs embarqués.
En pratique, le seul microcontrôleur de l’Arduino n’est pas suffisant pour disposer d’un
appareil facilement utilisable. Les développeurs ont donc agrémenté la carte de
composants additionnels pour améliorer son ergonomie :

➢ quartz cadencé à 16 MHz ;


➢ un régulateur de tension permettant à la carte de fonctionner en 5 V (la carte
peut être alimentée entre 6 et 20 V, mais en pratique il vaut mieux se réduire
à une plage entre 7 et 12 V) ;
➢ une connexion USB pour alimenter facilement la carte et communiquer avec
elle depuis un ordinateur PC ;
➢ une connexion jack pour alimenter à l’aide d’un source externe de tension
(une pile 9 V par exemple fait très bien l’affaire) ;
➢ des connecteurs pour accéder aux broches du microcontrôleur ;
➢ un bouton RESET pour réinitialiser la carte.

II. Les types de cartes.

Comme indiqué brièvement précédemment, plusieurs versions de cartes Arduino


existent qui diffèrent par leurs caractéristiques techniques et leur prix.

a) Arduino UNO

La carte Arduino UNO est une carte à microcontrôleur basée sur l'Atmega 328. Elle
contient tout ce qui est nécessaire pour le fonctionnement du microcontrôleur. Son
interfaçage avec l’ordinateur se fait via un port USB, qui sert également de source
d’alimentation.
Figure 2 : La carte Arduino UNO

Le tableau suivant présente les principales caractéristiques de l’Arduino UNO :


Figure 3 : caractéristiques de l’Arduino UNO

b) Arduino MEGA

La carte Arduino Mega 2560 est une carte à microcontrôleur basée sur l’ATmega 2560.
C’est la carte qu'il faut si on manque de broches E/S et de mémoire avec la carte UNO.

Figure 4 : la carte Arduino MEGA

Le tableau suivant présente les principales caractéristiques de l’Arduino MEGA :


Figure 5 : caractéristiques de l’Arduino MEGA

III. Se préparer à programmer une carte Arduino

Au cours de ce TP nous utiliserons la carte Arduino UNO et la plateforme de simulation


tinkercad.

a) Tinkercad: un outil pour simuler

Si vous ne disposer pas encore du matériel, la solution est d’utilisé un simulateur en


ligne : Tinkercad est l’outil idéal.
Il va vous permettre de simuler les montages électriques, d’écrire le programme
Arduino comme si vous utilisiez le logiciel dédié et surtout de tester en conditions
quasi réelles. Le seul petit travail à faire au préalable est de s’inscrire. Une fois ceci
fait, il faut sélectionner Circuit dans le bandeau latéral de gauche :
Figure 6 : bureau de Tinkercad

puis de sélectionner Créer un nouveau circuit.


Tinkercad nomme les projets par des noms peu communs : je vous conseille
de renommer vos projets directement pour ne pas vous y perdre.

b) Simulation d’un montage électrique

Dans la fenêtre qui s’ouvre, on trouve à droite tous les composants, cartes Arduino,
capteurs utilisables dans la simulation. Pour ajouter un élément au circuit, il suffit de le
sélectionner en cliquant dessus (on peut faire une recherche par nom) puis de
déplacer la souris jusqu’à la position souhaitée et de cliquer pour valider
l’emplacement : voilà, le composant est ajouté au circuit.
Certains composants possèdent des caractéristiques propres : lorsqu’ils sont
positionnés, une boîte de dialogue propose des valeurs par défaut. Par exemple, on
peut changer la valeur d’une résistance (les habitués remarqueront que le code
couleur de la résistance est directement mis à jour), choisir la couleur d’une LED (c’est
l’acronyme anglais d’une DEL) ou d’un câble.
Ensuite, pour relier les composants entre eux, il est nécessaire de rajouter des câbles :
pour cela, il suffit de cliquer sur une borne d’un composant (ou un trou de la platine
d’essai – bredboard) puis de cliquer jusqu’à l’autre extrémité de branchement du
câble.
Figure 7 : environnement de Tinkercad

Si on a besoin de tourner un composant, on utilise le bouton


facilement le placer sur la platine d’essai.

IV. TP1 – Montages électroniques à base d’Arduino

a) Faire clignoter une LED

Pour faire clignoter une LED, il vous faut d’abord un programme puis un montage
électronique qui, en plus de tenir compte de la logique du programme doit s’adapter à
toutes les contraintes électroniques

➢ Programme

Concevoir un système capable de faire clignoter une LED branchée au niveau de la


broche 5. Cette LED s’allumera durant 2s puis va s’éteindre durant 1s.
Figure 8 : programme 1

➢ Montage électronique

Avant démarrage de la simulation on constate que la LED de couleur rouge est éteinte.

Figure 9 : LED éteinte

Après démarrage de la simulation on constate que la LED qui au départ était éteinte
est maintenant allumée.
Figure 10 : LED allumée

b) Commander une LED et un buzzer à l’aide d’un bouton poussoir

Dans cette manipulation, un nouvel élément sera utilisé, le bouton poussoir


normalement ouvert (NO). Il est constitué de quatre broches reliées deux à deux et
permet d’ouvrir ou de fermer un circuit. Le buzzer est dispositif piézoélectrique qui
émet un signal sonore s’il est soumis à une tension électrique.

➢ Programme

Concevoir un système permettant de lancer une alerte lorsqu’on appuie sur le bouton
poussoir. L’alerte sera simplement une émission sonore accompagnée de l’allumage
d’une LED.
Figure 11 : programme 2

➢ Montage électronique

Après démarrage de la simulation sans appuyer sur le bouton poussoir on obtient le


résultat suivant :

Figure 12 : composants au repos


Lorsqu’on appuie sur le bouton poussoir, on obtient le résultat suivant :

Figure 13 : composants actifs

c) Le CAN : lecture et affichage d’une tension analogique

Nous utiliserons un potentiomètre comme entrée analogique. Le potentiomètre est


souvent constitué de 3 bornes dont les deux extrêmes servent pour l’alimentation
alors que celle du milieu fournie une tension proportionnelle à la position du curseur.

➢ Programme

Écrire alors un programme capable de mesurer la tension à la borne du potentiomètre,


puis d’afficher ce résultat sur l’interface série.

Figure 13 : programme 3


➢ Montage électronique

Figure 14 : montage a base du potentiomètre

Après démarrage de la simulation, on a déplacé le curseur du potentiomètre de sa


position de départ à l’instant t=0, à une position arbitraire à l’instant t=1. On obtient
le résultat suivant sur le moniteur série :
Figure 15 : affichage du moniteur série à l’instant t=1

Le moniteur affiche la tension au borne du potentiomètre qui est de : 1700 mv.

Puis on a déplacé le curseur du potentiomètre de sa position à l’instant t=1, à une


position arbitraire à l’instant t=2. On obtient le résultat suivant sur le moniteur série :
Figure 16: affichage du moniteur série à l’instant t=2

Le moniteur affiche la tension au borne du potentiomètre qui est de : 3201 mv.

c) Le CAN : automatisation de l’éclairage

La photorésistance est une résistance dont la valeur résistive change en fonction de la


quantité de lumière qui atteint le capteur. Elle peut être ainsi assimilable à un
potentiomètre commandé par une lumière.

➢ Programme

Réaliser un capteur de luminosité qui permet d’afficher le niveau d’obscurité de la


pièce et en même temps d’allumer une LED dès qu’un certain seuil d’obscurité est
atteint.
Figure 17: programme 4

➢ Montage électronique

Après démarrage de la simulation, on a déplacé le curseur du potentiomètre de sa


position initiale à une valeur supérieur à la valeur seuil défini dans notre programme.
On obtient les résultats suivants :
Figure 18 : Résultat pour une valeur du photorésistance supérieure au seuil

Vue que la valeur du photorésistance est supérieur au seuil de luminosité (799), la


lampe reste éteinte.

Puis on a déplacé le curseur du potentiomètre de sa position précédente à une valeur


inférieur à la valeur seuil défini dans notre programme.
On obtient les résultats suivants :
Figure 19 : Résultat pour une valeur du photorésistance inférieure au seuil

Vue que la valeur du photorésistance est inférieure au seuil de luminosité (799), la


lampe s’allume.

V. TP2 – Feu de signalisation interactif

L’implémentation se fera en plusieurs étapes, en commençant par des choses simples


puis évoluer progressivement vers des choses plus complexes.

a) Activer les LED à tour de rôle

Concevoir un système de feu de signalisation classique fonctionnant ainsi : le feu


passe au vert durant 10s, puis à l’orange durant 3s et enfin au rouge durant 5s.
➢ Programme

Figure 20 : programme 5

➢ Montage électronique
Figure 21 : montage étape 1

➢ Résultat
Figure 22 : LED Vert allumé (étape 1)

Figure 23 : LED Jaune allumé (étape 1)


Figure 24 : LED Rouge allumé (étape 1)

b) Maîtrise du temps

Refaire l’étape 1 en utilisant cette fois-ci la fonction millis()

➢ Programme
Figure 25 : programme 6

➢ Résultat
Figure 26 : LED vert allume (étape 2)
Figure 27 : LED jaune allume (étape 2)
Figure 28 : LED rouge allume (étape 2)

c) Détection des événements et déclenchement d’action

Tant qu’un piéton n’appuie pas sur le bouton, le feu fonctionne en mode normal défini
à l’étape 2. Cependant, dès qu’un piéton appuie sur le bouton poussoir, le feu passe
immédiatement au rouge. Deux nouveaux feux seront intégrés dans le système ; c’est
le feu piéton. Le feu piéton rouge est activé lorsque le feu véhicule est au vert ou
orange, par contre le feu piéton passe au vert lorsque le feu véhicule est au rouge.

➢ Programme
Figure 29 : programme 7

➢ Montage électronique
Figure 30 : montage étape 3 (détection des événements et déclenchement d’actions)

➢ Résultat

Figure 31 : LED VERT et LED ROUGE piéton allumée


Figure 32 : LED ORANGE et LED ROUGE piéton allumée

Figure 33 : LED ROUGE et LED VERT piéton allumée


Figure 34 : appui du bouton poussoir à t=5s et passage du feu vert au feu rouge

Conclusion

La carte Arduino est un équipement assez simple à prendre en main et permettant de


s’initier à la robotique et la domotique. Il permet de réaliser de nombreuses choses,
cela peut aller d’un simple clignotement de LED à un système de feu de signalisation
interactif.

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