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Université d’Alger 1: Ben Yousef ben khadda

Faculté des sciences


Département d’architecture

LE CONFORT
THERMIQUE

Réalisé par :
KARBALLA
2ème année
IBTIHAL
Groupe : 5
Plan de travail :

I. Introduction
II. Les types du confort
III. Le confort thermique
IV. Les enjeux du confort thermique
V. Les échanges thermiques
a) Phénomènes physique
b) Phénomène psychologique
c) Les échanges avec l’environnement
VI. Les paramètres affectant le confort thermique.
a) Les paramètres liés à l’environnement
b) Les paramètres liés à l’individu
VII. Les facteurs de l’inconfort thermique.
VIII. L’isolation thermique.
IX. Les principaux matériaux isolant.
X. Conclusion.
I. Introduction :

Quel que soit l’environnement dans lequel il se trouve,


l’homme est une machine thermique qui doit maintenir sa
température interne le plus constant possible.

Le confort est une notion étroitement liée à la sensation


de bien-être moral et physique, c’est l’équilibre entre l’homme
et l’ambiance.

II. Les types du confort :


a/-Confort psychologique

Visuel : Non visuel :


Perception avec l’espace Déroulement des activité
Contact avec l’extérieur Intimité
Visibilité .. Ect Privacité .. Ect

b/-Confort physique

-Thermique
-Sonore
-Olfactif
III. LE CONFORT THERMIQUE
• Le confort thermique est définit comme : « un état de
satisfaction du corps vis-à-vis de l’environnement
thermique ».
• Pour assurer le confort thermique une personne ne doit
avoir ni trop chaud, ni trop froid et ne ressentir aucun
courant d’air gênant.
• Donc l’appréciation du confort thermique dépend du
métabolisme de chacun.
• Dans une même ambiance quelqu'un pourra se
sentir bien (sensation du confort) alors qu’une autre
personne pourra éprouver une certaine gêne.
IV. Les enjeux du confort thermique :
Ils s’expriment principalement à travers :

L’hygiène Le confort
Et la En toute
Santé Saison

Confort
Thermique
La préservation
L’économie de
l’environnemen
t
V. Les échanges thermiques :
a) Les phénomènes physiques :
Le corps échange en permanence de la chaleur avec son
environnement immédiat. Ces échanges se font suivant 3
mécanismes distincts.
• Par rayonnement : il s’agit des échanges infrarouges
avec les parois qui peuvent être chaudes ou froides.
• Par conduction : il s’agit des échanges thermiques
qui qui ont lieu avec quand le corps est en contact avec
une surface.
• Par convection : s’agit des échanges de chaleur liés
au mouvement de l’air autours du corps.

b) Les phénomènes physiologiques :


• Transpiration :
Diffusion.
Sudation.
• Respiration :
Chaleur sensible.
Chaleur latente.
Le sens des échanges thérapeutique est en fonction de la
différence de température. Il y’a des déperditions (négatif) si la
température opérative est inférieure à la température cutanée,
sinon c’est des gains thérapeutique (positif) qui s’ajoute à l’être
humain rendu échauffé par l’ambiance qui l’entoure.

Figure 1 : schéma récapitulatif sur les échanges thermiques et le corps humain
c)Les échanges thermiques avec l’environnement :

  Bilan thermique et confort:

Cres +Eres +K+C+R+E+H=0


•Cres : échanges de chaleur au niveau des voies
respiratoires par conviction
•Eres : échanges de chaleur au niveau des voies
respiratoires par évaporation 
•échanges de chaleur au niveau de la peau par
conduction 
•C : échanges de chaleur au niveau de la peau par
convection 
•R : échanges de chaleur au niveau de la peau par
rayonnement 
•E : échanges de chaleur au niveau de la peau par
évaporation de la sueur ; elle est en fonction de:
1- la température moyenne de la peau
2- l’humidité 
3- la vitesse de l’air (pour un air saturé en humidité,
l’évaporation est impossible)
4- la surface mouillée du corps 
5- la perméabilité des vêtements 
6- l’eau corporelle disponible 
•H : la production de chaleur interne du corps ; au
repos, H=M(métabolisme)
Au travail, H=M-W (le travail mécanique)
VI. Les paramètres affectant le confort
thermique :

a) Les paramètres liés à l’environnement extérieur :


• La température.

1.La température de l’aire ambiante :

 La température au niveau du sol est plus basse que la


température au niveau du plafond ; l’aire chaude s’élève
alors que l’aire froid dense descend
 La température diminue aux bord des parois, fenêtres et
porte en hiver, en été celle-ci augmente.
 La température de l’aire ambiante est mesurée au centre
et à un mètre du sol.

Figure 2 : image représente le confort thermique dans les logements .


2.La température des parois :
Il s’agit de la température des parois avec lesquelles le corps
échange de la chaleur par rayonnement (une vitre une
température rayonnante faible en hiver).
Cas 1 : Un air chaud 22° avec des parois froide 15° :
Une sensation d’inconfort (frisson) pousse l’usager à chauffer
plus, donc à surchauffer, assécher l’aire et consommer plus.
Cas 2 : un air frai 15° avec des parois tièdes :
La température ambiante est mieux tolérée par l’usager.
Figure 3 : l’influence de la température des parois sur le confort thermique.
• L’humidité.

 L’air contient de la vapeur d’eau, on mesure la quantité


d’eau par un taux d’humidité qui peut varier entre 0% à 100%.
 Les humains et les animaux à sang chaud contrôlent la
température de leur corps par évapotranspiration.
 En effet, l'évaporation de la sueur entraîne un
refroidissement direct de la peau. L'humidité relative de l'air
ambiant, ainsi que la vitesse du vent, influence l'évaporation de
la sueur, et donc le refroidissement du corps.
Figure 4 : graphique d’une courbe qui représente les changements
d’humidité en termes de températures
 Un taux
d'humidité
trop faible
accroît le
refroidissement et augmente l'efficacité de la transpiration,
tandis qu'un taux d'humidité trop important limite le
refroidissement et donc amplifie la sensation de chaleur.
 Ainsi les fortes chaleurs sont-elles plus supportables par
temps sec, la transpiration refroidissant efficacement le corps.
 Les grands froids sont aussi plus supportables par temps
sec, mais pour des raisons de conduction thermique et non
d'évaporation.

Figure 5 : l’influence de l’humidité sur le confort thermique

• Le mouvement d’aire :
 Plus le mouvement d’air est important plus le
refroidissement du corps ou échange de la chaleur par
convection avec l’air ambiant est accéléré.
 Le mouvement de l’air est donc à éviter en hiver
(infiltration et courant d’air) et plutôt à rechercher en été.
 Pour obtenir un refroidissement effectif il y a une valeur
optimale à respecter, au-dessous ou au-dessus de cette valeur
il y’a un inconfort thermique.
 Cette valeur dépend de la température et d’humidité.

Figure 6 : schéma qui représente le mouvement d’air adapté pour un confort
thermique en été ainsi qu’en hiver.
b) Les paramètres liés à l’individu :

• L’habillement :

 Il représente une résistance


thermique aux échanges de chaleur
entre la surface de la peau et
l’environnement.

 Donc en fonction de sa sensibilité, de son activité et de


sa tenue ; l’occupant va également avoir une influence sur le
confort thermique.

Figure 7 : l’influence de l’occupant sur le confort thermique.


 Le métabolisme :

 Qui est la production de chaleur interne au corps humain


Permettant de maintenir celui-ci autour de 36.7° .
 Un métabolisme de travail correspondant à une activité
particulière s’ajoute au métabolisme de base du corps de
repos.

Figure 8 : schéma qui représente le métabolisme chez un corps humain


VII. Les facteurs de l’inconfort thermique :

 Malgré la réalisation d’un confort thermique globale,


les zones d’inconforts sont susceptibles d’être observés
dans les bâtiments.
 Le confort thermique peut être affecté par plusieurs
facteurs :
VIII. L’isolation thermique :
L’isolation thermique empêche la chaleur de partir en
suivant les chemins quelle connait, c’est évident en hiver.
En été elle empêche la chaleur d’extérieur d’envahir
l’intérieur en suivant les même chemins inverses.
Le principal objectif de l’isolation thermique est donc
de conserver la fraîcheur en été et la chaleur à l’intérieur en
hiver.
Cette méthode diminue également la consommation
énergétique. En effet, 16 % des déperditions thermiques
d’une habitation sont dues à des murs mal isolés et 30 % à
une toiture non isolée.

Figure 9 : la répartition de la perte et de l’acquisition de la chaleur en


hiver et en été dans une maison isolée
L’isolation thermique permet de :

 Réduire la consommation d’énergie : (chauffage,


climatisation).
 Bénéfique pour l’environnement :(préserver les ressources
énergiques ; limiter les émissions du gaz à effet de serre).
 Supprimer l’effet parois froide : (réduire les dépressions à
travers les parois ; les besoins du chauffage sont diminués à
votre facture allégé).

Fenêtre

Terrasse
Planchers Isolation et toiture

Murs
(ext/int)
Puisque le développement durable est devenue une
préoccupation importante du citoyen du XXIème siècle ;
Voici donc la répartition des pertes de chaleur dans
une maison mal isolée.

Figure 10 : la répartition de la perte de chaleur en hiver et en été dans


une maison mal isolée
Et maintenant les différents endroits d’une habitation
où une bonne isolation thermique est possible afin de
réduire les transferts de chaleur.

Figure 11 : les différentes isolations thermique d’une habitation.


IX. Les principaux matériaux isolants :

La laine de
roche

La laine de La laine de
bois verre

Isolant
La laine de
Perlite
chanvre

Polystyrène
Expansé, Cellulose
extrude
Ouate de cellulose :
La ouate de cellulose est obtenue à partir de papiers recyclés
qui ont reçu des traitements pour garantir la résistance au feu,
empêcher la formation de moisissure et la venue de rongeurs.
Sa composition en fait un isolant biosourcé qui associe forte
perméabilité à la vapeur d’eau et une bonne régulation de
l’humidité. Elle reste cependant sensible au tassement.
Pouvoir isolant
0,038 à 0,042
(W/m.K)
Bon marché
Ininflammable
Avantages
Traitement contre les nuisibles inoffensifs
pour la santé (sel de Bore)
Présence possible d'additif pour ignifuger
Sujette au tassement (y compris par son
Inconvénients propre poids)
Inflammation pulmonaire possible lors de la
pose, utiliser gants et masque
Energie grise : 50 kWh/m3
Production : recyclage du papier
Environnement
Recyclabilité : difficile à cause de l'encre du
papier
Laine de bois :
La laine de bois, aussi appelée fibre de bois, est obtenue
par défibrage de chutes de bois ou d’arbres autrement
inexploités. Elle est appréciée pour sa forte contribution au
confort d'été et pour ses qualités hygroscopiques.
Pouvoir isolant
0,036 à 0,046
(W/m.K)
Bonne longévité
Avantages
Confort d'été
Sensible à l'humidité
Doit être traitée contre les rongeurs
Inconvénients Doit être ignifugée
Est souvent couplée avec 25% de
polyuréthane pour lier les fibres entre elles
Energie grise : 161 kWh/m3
Environnement Production : déchets de l'industrie du bois
Recyclabilité : oui
Laine de chanvre :
Cette plante peut être transformée en laine de chanvre, un
isolant biosourcé qui associe forte perméabilité à la vapeur
d’eau et régulation de l’humidité.
Pouvoir isolant
0,039 à 0,060
(W/m.K)
Bonne isolation phonique
Naturellement ininflammable
Longévité élevée
Avantages Naturellement insensible aux rongeurs (même si
c'est un végétal à la base)
Insensible à l'humidité, particulièrement adaptée
pour les pièces humides
Certains fabricants lient le chanvre avec du
polyuréthane, évitez ces produits (préférez ceux liés
à l'amidon qui est naturel)
Inconvénients Parfois traitée au sel de Bore, bien qu'ininflammable
naturellement, là encore évitez ces produits
Panneaux de chanvre pas forcément faciles à
mettre en place car assez difficiles à couper
Energie grise : 48 kWh/m3
Environnement Production : tige du chanvre (agriculture)
Recyclabilité : oui (végétal sans traitement)

Tableau 3 :
Laine de verre :
La laine de verre est obtenue en fusionnant du sable et
des produits verriers. Elle emprisonne de l’air inerte au
sein de ses fibres ce qui lui confère un fort pouvoir
isolant.

Bon marché
Facile à mettre en place
Avantages
Produit connu de tous les artisans
Matériau léger
Peut provoquer des irritations cutanées lors de
la pose
Craint l'eau lors de la pose (ne pas manipuler
Inconvénients mouillée)
Sujette au tassement (y compris par son propre
poids)
Confort d'été faible
Energie grise : 250 kWh/m3 (18kg/m3)
Production : à partir de matériaux naturels
Environnement (sable, calcaire...) ou recyclage du verre
Recyclabilité : Difficile donc non rentable et
inexistante à l'heure actuelle

Tableau 4 :
Laine de roche :

La laine de roche est issue de la fusion du basalte (pierre


noire d’origine volcanique) ou de laitier de hauts fourneaux
(produit créé lors de la fabrication de la fonte) et dispose
d’une excellente résistance au feu.

Pouvoir isolant
0,033 à 0,044
(W/m.K)
Bon marché
Matériau léger
Facile à mettre en place
Avantages
Produit connu de tous les artisans
Existe en rouleau, en panneau rigide et
en soufflage
Craint l'eau lors de la pose (ne pas
manipuler mouillée)
Inconvénients
Sujette au tassement (y compris par son
propre poids)
Energie grise : 150 kWh/m3
Environnement Production : à partir de roche volcanique
Recyclabilité : oui
Tableau 5 :
Perlite exfoliée :
Provient d'une roche volcanique siliceuse, la perlite est
chauffée à près de 1200°C, ce qui provoque son
expansion. On la trouve le plus souvent en vrac mais
aussi sous forme de panneaux, associée à d'autres
éléments.

Pouvoir isolant
0,050 à 0,060
(W/m.K)
Bonne isolation phonique
Naturellement insensible aux rongeurs
Avantages
Longévité très élevée
Ininflammable
Inconvénients Prix élevé
Energie grise : 230 kWh/m3 (transport)
Environnement Production : présent à l'état naturel
Recyclabilité : oui (réutilisable)
Tableau 6 :

Polystyrène extrudé :
Le polystyrène extrudé est un isolant issu de l’industrie
pétrochimique. Son fort pouvoir isolant permet de réduire
nettement l’épaisseur à mettre en œuvre par rapport à un
isolant traditionnel.
Pouvoir isolant
0,027 à 0,040
(W/m.K)
Résistance mécanique élevée
Avantages Résistance à la compression
Matériau très léger
Faible isolation acoustique
Inconvénients
Dégagement de gaz toxique en cas d'incendie
Energie grise : 795 kWh/m3
Environnement Production : issu du pétrole
Recyclabilité : non

Tableau 7 :

Calcule de la performance d’un isolant :


La performance d'une isolation se mesure en fonction de la capacité
à ne pas faire passer une puissance (thermique) à travers une
surface. C'est pourquoi, à l'instar d'un conducteur électrique, les
isolants thermiques sont caractérisés par une certaine conductivité
(thermique). La résistance thermique, ce qui nous intéresse donc,
est calculée comme suit :

R = e/ λ
e : épaisseur du matériau [m]
λ : conductivité thermique [W/(m.°C)]
R : résistance thermique [m².°C/W]
X. Conclusion :

Le confort thermique résulte de nombreux


paramètres, Pour obtenir un confort thermique
satisfaisant, il faut agir au niveau du bâti, des
systèmes et des occupants.

Au niveau du bâti, une isolation suffisante et des


fenêtres performantes évitent le phénomène de parois
froides et diminuent les mouvements d’air.

  Au niveau des systèmes, une température de


consigne autour de 19-20°C couplée à une bonne
régulation et l’utilisation d’une VMC hygroréglable
améliorent le confort thermique, tout en limitant les
consommations d’énergie.

 Au niveau des occupants, une tenue adaptée à la


saison est indispensable.
 Système de chauffage solaire passif (confort d’hiver) :

 Système de rafraîchissement passif (confort d’été) :

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