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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Batna 2
Faculté de Technologie
Département de Socle Commun Sciences et Techniques

2ème Année ST – Option A (Génie Électrique)

Energies et Environnement

Module : UED 2.1


Etudiants : 2ème Année LMD - ST, Semestre 3
Crédit : 1
Coefficient : 1

Contenu du module :
Chapitre 1 : Les différentes ressources d’énergie,
Chapitre 2 : Stockage de l’énergie électrique,
Chapitre 3 : Consommations, réserves et évolutions des ressources d’énergie,
Chapitre 4 : Les différents types de pollutions,
Chapitre 5 : Détection et traitement des polluants et des déchets.

Responsable du Module : Dr. Mohamed Zellagui

Année Universitaire 2016 / 2017


Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

Chapitre 1
Les Différentes Ressources d'Energie

1)- Quels sont les différents types d’énergies ?

Il y en a plein autour de nous. Au-dessus de nos têtes et même sous nos pieds ! On s’en sert
depuis des milliers d’années et on continuera encore longtemps si on respecte bien la nature.

 Le soleil nous éclaire, nous réchauffe et est indispensable au développement de tous les êtres
vivants. Grâce à lui les plantes libèrent l’oxygène qui nous permet de respirer. En 1843 James
Joule a été le premier à découvrir que la chaleur est une forme d’énergie : il a prouvé que quand
on met un objet en mouvement (énergie mécanique) on produit de la chaleur (énergie thermique).
Aujourd’hui on sait utiliser la chaleur du soleil pour créer de l’électricité.

 L’eau, comme le soleil, est indispensable à la vie. Depuis plus de 2000 ans on sait utiliser la
force créée par les courants des rivières ou des chutes d’eau pour faire tourner la roue d’un
moulin à eau. Aujourd’hui on utilise cette force pour faire tourner des turbines qui produisent de
l’électricité.

 Quand le vent se met à souffler on sent bien sa force ! Les oiseaux et les bateaux à voile se servent
de l’énergie qu’il libère pour se déplacer. Il permet aussi de faire tourner les ailes des moulins à
vent pour pomper de l’eau ou moudre du grain. Aujourd’hui on utilise la force du vent pour faire
tourner des éoliennes qui produisent de l’électricité.

 La chaleur de la Terre est aussi une énergie qu’on peut utiliser. Au centre de la Terre, la chaleur
est tellement importante et la pression est si forte que les roches sont en fusion. On appelle cette
matière le magma. On se sert de la vapeur ou de l’eau capturée entre les roches et chauffée par la
chaleur de la Terre pour produire de l’électricité et du chauffage. Cette énergie est appelée
géothermie.

 Les matières organiques végétales ou animales sont utilisées pour produire de la chaleur. On
appelle cette énergie la biomasse. C’est la 2ème énergie renouvelable de notre planète. La
combustion du bois est la plus ancienne des utilisations de cette énergie : dès la préhistoire les
hommes ont appris à utiliser le feu pour s’éclairer, se chauffer et cuire les aliments.

2)- Quels sont les différentes formes d’énergies ?

L'énergie existe sous de multiples formes :

 Énergie mécanique,
 Énergie thermique,
 Énergie chimique,
 Énergie cinétique,
 Énergie électrique,
 Énergie rayonnante,
 Énergie éolienne,
 Énergie nucléaire.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

3)- Comment produit-on cette énergie ?

1)- Les sources d’énergie sont :

 Soit des matières premières,


 Soit des phénomènes naturels employés pour produire de l’énergie.

2)- On distingue :

 Les énergies fossiles,


 Les énergies renouvelables.

ATTENTION : Energie renouvelable ne veut pas forcement dire non polluant)

4)- Quels sont les différentes formes d’énergies ?

4.1)- Les énergies fossiles

Le charbon, le pétrole et le gaz naturel proviennent de la décomposition de végétaux et


d’organismes vivants qui ont été enfouis sous la terre. Les ressources diminuent quand on les utilise car il
leur faut des millions d’années pour se former et sont donc des sources d’énergies non renouvelable.

A)- Le pétrole

Le pétrole brut, est une huile minérale foncée et visqueuse qui viens du sous-sol, et qui provient des
restes d’animaux et de végétaux morts, le pétrole est donc une source d’énergie fossile non renouvelable.

Le raffinage permet d’isoler ses divers constituants et d’obtenir, après épuration, des carburants. La
combustion de ce carburant crée de l’énergie.

• L’essence,
• Le gazole,
• Le kérosène.

B)- Le charbon

Le charbon est une matière combustible qui provient de résidus fossilisés de forêts. Lentement elles se
sont transformées en charbon.

Quand l’homme a découvert le charbon il l’a utilisé pour chauffer les maisons ou faire tourner les
machines des usines ou faire fonctionner les trains.

Aujourd’hui on s’en sert encore pour produire de l’électricité, mais lorsqu’il brule il émet beaucoup
de CO2.

Cette émission de CO² est très polluante et accélère le réchauffement climatique. Le charbon est
donc une source d’énergie fossile non renouvelable.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

C)- Le gaz

Il y a des millions d’années des organismes vivants microscopiques ont été enfouis dans le sol et se
sont transformés en gaz naturel sous l’action d’une température élevée, d’une forte pression et de
l’absence de contact avec l’air.
Ces poches de gaz naturel se trouvent entre 3 000 et 4 000 mètres sous la surface de la Terre. C’est
un très bon combustible qu’on utilise par exemple pour faire la cuisine, chauffer l’eau des maisons et
produire du chauffage.

La combustion du gaz n’est pas polluante.

Le gaz est une source d’énergie fossile non renouvelable.

D)- Le nucléaire

L’énergie nucléaire est une énergie quasi inépuisable et gigantesque, L'énergie nucléaire s'est
imposée suite aux chocs pétroliers des années 1970, Lors d’une réaction nucléaire, l’énergie est libérée
par la transformation des atomes en d’autres éléments.

Après la fabrication de l’électricité il reste des déchets radioactifs qu’il faut enterrer pour empêcher
une contamination de ce qui vit.

Avantages Inconvénients
- Ressource quasi infinie - Dangerosité du nucléaire (Tchernobyl il y a 20 ans)
- Quantité d’énergie produite - Combustible radioactif.
- Production de déchets radioactifs, qui le restent pendant des milliers
d’années.

L’uranium est un élément naturellement radioactif qui existe dans la nature à des concentrations
faibles. Il est présent dans certains types de sols et de roches, notamment dans les sous-sols granitiques.
On trouve aussi de l’uranium dans l’environnement en conséquence d’activités humaines. Les sources
comprennent des déchets d’usine, des émissions de l’industrie nucléaire, la production d’engrais
phosphatés et la combustion de charbon et d’autres combustibles.

L'uranium naturel se compose de trois isotopes radioactifs caractérisés par leur masse atomique :
238
U (99,27 % de la masse totale), 235U (0,72 %) et 234U (0,0054 %).

L'uranium est utilisé principalement dans les centrales nucléaires. Néanmoins, la plupart des
réacteurs fonctionnent à l'uranium enrichi en 235U.

La fission des atomes d'uranium dégage de la chaleur qui produit de la vapeur. Celle-ci est utilisée
pour entraîner une turbine reliée à un alternateur qui produit de l'électricité.

Uranium à l’état naturel


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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie
d'E

Principe de centrale nucléaire.

4.2)- Les énergies renouvelables

A)- Energie Eolienne

Cette énergie électrique est produite par la force exercée par le vent sur les pales de l’hélice et grâce
à des systèmes couplés turbine et alternateur.

La force éolienne est connue et exploitée depuis des milliers d’années au travers des moulins à vent
et de la navigation, par exemple. Aujourd’hui, nous pouvons exploiter cette énergie à l’aide d’hélices
spéciales qui emmagasinent le vent et de machines qui le transforment en énergie électrique.

Les éoliennes sont installées sur terre et en mer dans des endroits où le vent atteint une vitesse
élevée et constante. Le vent fait tourner les pales, elles entraînent l'alternateur qui produit l'électricité.

Principe d’une génératrice éolienne.


éolienne

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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

Avantages Inconvénients
- Énergie infinie - Impact sur le paysage
- Pas de pollution - Rendement moyen
- Il y a toujours du vent dans un même - La migration des oiseaux.
endroit, donc jour et nuit.

B)- Energie Solaire

L'énergie solaire ou photovoltaïque : c'est la transformation de la lumière du soleil en électricité par


l’intermédiaire de panneaux photovoltaïques.

L’effet photovoltaïque a été découvert en 1839 par le physicien français Becquerel. Un panneau
solaire fonctionne par l’effet photovoltaïque c'est-à-dire par la création d'une force électromotrice liée à
l'absorption d'énergie lumineuse dans un solide.

C’est le seul moyen connu actuellement pour convertir directement la lumière en électricité.
La cellule photovoltaïque constitue l’élément de base
des panneaux solaires photovoltaïques.

Il s’agit d’un dispositif semi-conducteur à base de silicium délivrant une tension de l’ordre de 0,5
à 0,6 V. Les plus répandues sont constituées de deux couches de silicium. L’une, dopée en phosphore, est
riche en électrons. L’autre, dopée en bore, présente des trous d’électrons.

Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque.

Avantages Inconvénients
- Énergie infinie - Il n'y a pas de lumière la nuit.
- Une bonne source d'énergie renouvelable. - A besoin de beaucoup d'espace.
- Une énergie non-polluante. - Le placement modifier l'énergie pris dans les panneaux.
- La lumière ne coute rien. - Panneau fragile.
- Peut de soutient et durent longtemps. - Faible rendement.
- Coût élevé des panneaux

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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

C)- Energie Hydroélectriques

Constructions artificielles qui s'opposent à l'écoulement naturel de l'eau. Dans les centrales
hydrauliques, on transforme l'énergie crée par l'eau.

Cette énergie est ensuite convertie successivement en énergie mécanique par la turbine, puis en
électricité par l'alternateur couplé à la turbine. Cette technique n’est pas polluante.

Les centrales hydro-électriques convertissent l'énergie de l'eau en mouvement en énergie électrique.


L'énergie provenant de la chute d'une masse d'eau est tout d'abord transformée dans une turbine
hydraulique en énergie mécanique. Cette turbine entraîne un alternateur dans lequel l'énergie mécanique
est transformée en énergie électrique.

D'une façon générale, la puissance que l'on peut tirer d'une chute dépend non seulement de la
hauteur de la chute, mais aussi du débit du cours d'eau. Le choix de l'emplacement d'une centrale hydro-
électrique dépend donc de ces deux facteurs. La puissance disponible est donnée par l'équation :

  .  

- P : puissance hydraulique, en kilowatts [kW]


- q : débit en mètres cubes par seconde [m 3/s]
- h : hauteur de la chute, en mètres [m]
- 9,8 : coefficient tenant compte des unités

Avantages Inconvénients
- Énergie infinie - Impact sur le paysage
- Pas de pollution - Une perturbation de l'équilibre écologique
- Excellent rendement - Grands barrage couteux.
- L'eau et autour du monde entier

Suivant la hauteur de chute, on distingue :

1. les centrales de haute chute : ont des hauteurs de chute supérieures à 300 m;
2. les centrales de moyenne chute : ont des hauteurs comprises entre 30 m et 300 m ;
3. les centrales de basse chute : ont des hauteurs de chute inférieures à 30 m ;

Principe d’une centrale hydro-électrique.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 1: Les Différentes Ressources d'Energie

D)- Energie marée-motrice

Constructions artificielles qui s'opposent à la force de la marée et permet de produire de l'électricité


en transformant l'énergie crée par l'eau.

Cette énergie est ensuite convertie successivement en énergie mécanique par la turbine, puis en
électricité par l'alternateur couplé à la turbine. Cette technique n’est pas polluante.

Avantages Inconvénients
- Énergie infinie - Impact sur les poissons et biomasses aux
- Pas de pollution abords de l’océan
- Excellent rendement

E)- Energie de la Biomasse

La combustion de la matière organique (plantes, arbres, déchets animaux, agricoles ou urbains)


produit de la chaleur ou de l'électricité.

Les biocarburants sont des carburants d'origine végétale ou animale « carburants verts ». Peu
répandus pour l’instant, on les produit à partir de plants cultivés dans ce but. Ils possèdent des propriétés
similaires au pétrole et peuvent s'employer dans des moteurs diesel ou des moteurs à essence, ils se
substituent partiellement ou totalement aux carburants pétroliers, notamment pour faire rouler les
véhicules propres.

F)- Energie géothermique

La chaleur du sous-sol chauffe directement l'eau ou fait tourner les turbines des centrales pour
produire de l'électricité.

5)- Quels sont les avantages des énergies renouvelables ?

Actuellement, l’essentiel de notre énergie provient du pétrole, du gaz, du nucléaire…


Ces énergies traditionnelles coûtent de plus en plus cher et se raréfient. Elles sont aussi polluantes : la
combustion des énergies fossiles émet du CO2, gaz à effet de serre responsable du réchauffement
climatique et la gestion des déchets nucléaires reste problématique. Si nous n’avons aucune prise sur les
prix, nous en avons sur nos consommations.

En choisissant des énergies renouvelables, inépuisables et directement disponibles, nous réduisons


notre dépendance énergétique (99% de l’énergie consommée à Bruxelles est importée de Flandre, de
Wallonie et de l’étranger), nous faisons du bien à l’environnement (moins de pollution, donc amélioration
de notre qualité de vie et de notre santé), tout en allégeant notre facture !

Donc les avantages généraux des énergies renouvelables sont :

 Utilisation d'énergies propres,


 Ne produit aucun déchet influe sur l'environnement,
 La limitation de la consommation de l’énergie fossile.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 2: Stockage de l’Energie Electrique

Chapitre 2
Stockage de l’Energie Electrique

1)- Définition

Le stockage de l'énergie est l'action qui consiste à placer une quantité d'énergie en un lieu donné
pour permettre son utilisation ultérieure.

Par extension, le terme « stockage d'énergie » est souvent employé pour désigner le stockage de
matière qui contient cette énergie.

La maîtrise du stockage de l'énergie est particulièrement importante pour valoriser les énergies
alternatives, telles que l'éolien ou le solaire, sûres et renouvelables, mais par nature intermittentes.

Pour la « production d'énergie », le stockage est essentiel : en réalité, ce qu'on appelle couramment
et économiquement « production d'énergie » est :

• Soit la transformation d'un stock d'énergie potentielle (combustible fossile, eau stockée en hauteur,
matière fissile,…) en une énergie directement utilisable pour un travail (électricité, travail
mécanique) ou un usage thermique.
• Soit la transformation directe de flux d'énergie naturels, flux sur lesquels l'humain n'a aucun
contrôle. Ce sont les énergies renouvelables, souvent issues du rayonnement solaire.

2)- Pourquoi stocker l’énergie électrique ?

 Pour pallier l’intermittence de la production d’électricité : à partir du soleil, du vent, des


marées et des vagues,
 Pour lisser les pointes de consommation,
 Pour ne pas réduire le facteur de puissance :
 Améliorer et sécuriser la gestion du réseau électrique,
 Pour garantir la fourniture d’électricité aux consommateurs,
 Pour disposer d’électricité en l’absence de sources : (sites isolés, véhicules, navires, … etc.).

3)- Comment stocker l’énergie électrique ?

• Direct sans transformation : condensateurs, batteries, ... etc.


• Par transformation en énergie mécanique,
• Par transformation en énergie chimique,
• Par transformation en énergie thermique.

4)- Techniques de choix des technologies de stockage

Pour comparer les technologies de stockage et déterminer les plus pertinentes pour un usage
particulier, plusieurs facteurs techniques doivent être pris en compte. En particulier, pour le stockage
stationnaire d’électricité :

 La puissance disponible (en MW) et la capacité énergétique (en MWh) : La combinaison de


ces deux critères permet de définir le ratio énergie/puissance correspondant au temps de décharge
réalisable, souvent caractéristique d’une application particulière.
 Le temps de réaction : est un indicateur de la réactivité du moyen de stockage. Il est parfois
préférable de définir la vitesse de montée et de descente en charge qui caractérise de manière plus
fine le comportement réactif du système.
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Module : Energies et Environnement Chapitre 2: Stockage de l’Energie Electrique

 L’efficacité énergétique, définie comme rapport entre l’énergie stockée et l’énergie restituée.

 La durée de vie : qu’il est parfois préférable de définir en nombre de cycles de charge/décharge
admissibles pour des technologies comme les batteries.

 Le rendement : Rapport de l’énergie restituée sur l’énergie emmagasinée. Ce rapport peut varier
en fonction de l’utilisation du système de stockage (fonctionnement à basse puissance, haute
puissance,…).

 Le coût d’installation : deux types de coûts; Coûts d’investissement (en €/kW) et Coûts de
fonctionnement (en €/kWh).

5)- Les grandes formes de stockage

Le stockage est directement lié à l'usage qu'on fait de l'énergie.

A)- Stockage de combustible

La combustion restant le processus énergétique le plus courant, c'est le stockage le plus développé.
Tous les États disposent de stocks stratégiques de pétrole et/ou charbon, mais même en excluant ces
éléments fossiles, il faut rappeler l'importance pratique du bois-énergie, dont on fait des stocks pour
l'hiver, et le développement des agrocarburants.

B)- Stockage électrochimique

À plus faible échelle, le stockage d'énergie en vue de la production d'électricité (électrochimique


dans les piles et les batteries, électrique dans les condensateurs) est bien moindre en termes de quantité
d'énergie, mais très important sur le plan pratique.

C)- Stockage de calories

Au-delà de l'usage du cumulus, des habitations de grande inertie thermique (murs épais, bonne
isolation) permettent de lisser et diminuer les besoins de chauffage et de rafraîchissement, permettant des
économies directes.

À l'échelle industrielle, on peut stocker la chaleur solaire dans des réservoirs, comme intermédiaire
avant la production d'électricité, pour lisser l'apport solaire ; ce type d'usage est marginal en volume mais
c'est une voie intéressante dans le cadre d'une production électrique par une centrale solaire
thermodynamique.

D)- Stockage mécanique

C’est un élément pratiquement obligatoire dans tous les moteurs, sous forme de volant d'inertie,
pour réguler le mouvement à des échelles de temps très courtes, inférieures à la seconde. Il n'est
pratiquement pas utilisé pour le stockage à long terme, car les quantités d'énergie stockées sont faibles.

E)- Stockage sous forme d'énergie potentielle de pesanteur

La remontée d'eau dans des barrages quand il y a surproduction d'électricité est déjà très utilisée
pour la régulation et l'équilibrage des réseaux électriques (systèmes de pompage-turbinage).

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Module : Energies et Environnement Chapitre 2: Stockage de l’Energie Electrique

Son utilisation est envisagée par certains experts pour compenser l'irrégularité de la production des
énergies éolienne et solaire.

Remarque : Un autre classement des techniques de stockage, plus simple, peut se faire en regroupant les
quatre précédentes catégories en deux grandes catégories :
Techniques de stockage à grande échelle dont les usages peuvent être utilisés par un gestionnaire
de réseau (regroupent les troisième et quatrième catégories précédentes). Ces techniques comprennent le
stockage : sous forme d’énergie gravitaire (systèmes hydrauliques), sous forme d’énergie thermique, sous
forme d’énergie de pression (air comprimé), sous forme chimique (batteries chimiques).

Techniques de stockage à moyenne et faible échelles dont les usages peuvent également servir le
réseau, mais aussi la production décentralisée pour de nombreuses applications (regroupent les première
et deuxième catégories précédentes). Ces techniques comprennent le stockage : sous forme mécanique
(volants d’inertie), sous forme électrochimique (accumulateurs et supercondensateurs), sous forme
magnétique, ou sous forme d’air comprimé ou d’hydrogène (piles à combustible).

6)- Stockage sous forme d'énergie chimique :

 Énergie chimique de la biomasse,


 Potentiel électrochimique (accumulateur électrique ou batterie),
 Gaz,
 Méthane,
 Hydrogène (gazeux ou liquide).

7)- Stockage sous forme d’énergie mécanique

 Stockage sous forme d’énergie potentielle :

o Stockage hydraulique (les barrages),


o Stockage air comprimé.

 Stockage sous forme d’énergie cinétique : stockage par volant d'inertie.

8)- Stockage de l'énergie thermique :

 Le stockage par chaleur sensible,


 Le stockage par chaleur latente.

9)- Sous forme d’énergie électrique :

Le stockage d'énergie présente un grand intérêt stratégique et économique dans les conditions du
marché libéralisé d'électricité, parce qu'il contribue à la capacité de satisfaire les besoins énergétiques en
temps réel et aussi à prévenir les coupures dans l'approvisionnement.

L’électricité, qui est un vecteur énergétique très pratique, présente l’inconvénient d’être difficile et
coûteux à stocker en large quantité. Mais, les fluctuations de la consommation d'énergie électrique, d’une
part, et des besoins d'énergie électrique de type impulsionelle, d’autre part, engendrent la nécessité de
stocker l’énergie dans des éléments tampons.

 Batterie électrique,
 Pile électrique,
 Stockage magnétique supraconducteur.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 2: Stockage de l’Energie Electrique

La figure ci-dessus montre que les technologies permettant la gestion de fortes puissances sur des
périodes longues concernent principalement les STEP, les CAES et la chaleur.

Le stockage massif de l'énergie est majoritairement du stockage stationnaire mais quelques batteries
mobiles peuvent aussi stocker des quantités d'énergie de l'ordre de quelques dizaines de MWh.

Ces batteries sont utilisées comme réserve d'énergie à la différence des batteries UPS (Uninterrutible
Power Systems) qui livrent une brève impulsion en régime continu (pour mettre en route un générateur de
secours par exemple).

Le stockage de l'hydrogène commence également à être utilisé hors piles à combustible pour véhicules.

D'autres technologies émergent notamment pour le stockage d'électricité sous forme de chaleur.

10)- Batterie électrique :

La plupart de ces batteries sont peu chères, mais très polluantes. Il en existe différent types:

 La batterie au Plomb-acide, la plus utilisée: durée de vie de 5-20 ans, rendement de 70 %,


 La batterie Nickel-Cadmium: durée de vie de 24 à 36 moi, rendement de 70 à 90 %,
 La pile à combustible: durée de vie de quelques milliers d'heures, rendement de 30 %.

En association avec la batterie, on utilise un régulateur qui va éviter les surcharges et les décharges
profondes de la batterie afin qu'elle ne s'use pas prématurément.

D’un point de vue technologique, le développement des équipements portables et des véhicules
hybrides et électriques nécessite de nouvelles formes de stockage permettant d’héberger une forte
densité d’énergie dans un volume limité et de la restituer aisément.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 3: Consommations, Réserves et Evolutions des RE

Chapitre 3
Consommations, Réserves et Évolutions des Ressources d’Énergie

1) - Consommations des ressources d’énergie

La consommation mondiale d'énergie représente 390 tonnes d'équivalent pétrole chaque seconde
soit 12,274 Millions de tonnes d'équivalent pétrole (Mtep) par an (+ 2,5% en 2011). Le pétrole reste la
source d'énergie numéro 1, et représente 33,1% de la consommation énergétique mondiale, mais c'est la
part la plus petite depuis fort longtemps pour le pétrole tandis que la part du charbon atteint 30,3%, un
record depuis 1969.

Elle a augmenté de plus de 40% entre 1990 et 2008. Les autres estimations place la consommation
mondiale d'énergie à 12,2 milliards de tep.
En 2010, la consommation d'énergie mondiale a augmenté de 5,5 %, après le déclin de 1 % observé en
2009 soit une croissance de 6 % des émissions de CO2 liées à l'énergie, un record.

Les pays émergents contribuent pour 2/3 à cette augmentation globale, avec environ 460 Mtep, la
Chine représentant à elle seule 1/4 de la croissance de la consommation énergétique mondiale en 2010 Le
pétrole, le gaz naturel et le charbon ont contribué de manière égale à cette augmentation de la demande
d'énergie en 2010, largement liée à la reprise industrielle.

C’est ainsi que la zone Asie-Pacifique absorbe aujourd’hui plus de 30% de la consommation
mondiale contre moins de 20% au début des années soixante-dix.

2)- Evolution de la demande énergétique mondiale

Les facteurs qui pèsent sur l'évolution de la demande d'énergie dans le monde sont :

 L’accroissement de la population mondiale (9 à 10 milliards d’habitants à l’horizon 2050),


 Des efforts des pays en voie de développement pour combler leur décalage économique
(croissance de 8 à 10% en Chine et en Inde),
 Du maintien d’une légère croissance de la demande énergétique dans les pays développés, la
demande d’énergie primaire poursuit sa croissance mais sa répartition géographique se modifie.

Les experts tablent sur une croissance moyenne de l’ordre de 1,7% par an pour les prochaines
décennies ce qui conduit à prévoir le doublement de la demande mondiale soit une consommation de 20
milliards de tep dans les années 2040-2050.

Dans cette augmentation de la demande d’énergie primaire, la part des pays en voie de
développement (Chine, Inde, Brésil,…) représentera plus de 70%.

3)- Réserves des ressources d’énergie

3.1)- Pétrole

L’Algérie est un pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et du Forum des
pays exportateurs de gaz, elle est :

 Le 3eme producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigeria et l'Angola,


 Le 11eme exportateur de pétrole à l'échelle mondiale,
 Elle occupe la 15eme place mondiale en matière de réserves pétrolières (45 milliards de tonnes en
équivalent pétrole pour les réserves prouvées en pétrole),
 Et 18eme producteur mondial de pétrole.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 3: Consommations, Réserves et Evolutions des RE

3.2)- Gaz

L'Algérie est 1er producteur africain de gaz (plus de 50 % de la production de gaz en Afrique) et
classée 10ème producteur de gaz à l'échelle mondiale. Elle est le 2ème fournisseur de gaz naturel de
l’Europe, après la Russie

3.3)- Énergie solaire

Algérie a chargé la Sonelgaz de construire la centrale électrique mixte de Hassi R'Mel, mise en
service en 2011 à Tilghemt dans la wilaya de laghouat dans le sud du pays, d'une capacité de 150
mégawatts (30 MW solaire + 120 MW gaz). C'est la société New Energy Algeria (NEA), qui est chargée
du secteur des énergies nouvelles et renouvelables.

Projet entre Sonelgaz et Desertec Industry Initiative (Belgique).

3.4)- Énergie éolienne

Un projet portant sur la réalisation d’une ferme éolienne à Adrar a été attribué au consortium
algéro-français, CEGELEC.

Ainsi le fabricant français d'éoliennes Vergnet a remporté un appel d'offres international auprès du
groupe Sonelgaz, concernant l'installation du premier parc éolien à Adrar au sud-ouest du pays.

Ce complexe éolien aura une puissance de 10 MW et devrait être mis en service le 03 juillet 2014.

3.5)- Énergie nucléaire

Pour que l'Algérie diversifie ses sources d’énergie afin de faire face à l’après-pétrole, l’énergie
nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière première
est abondante dans le pays, il suffit de la valoriser.

Depuis de longues années, l'Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. Elle dispose de deux
réacteurs nucléaires : le réacteur nucléaire de Draria sur les hauteurs d’Alger d’une capacité de 3 MW et
construit par les Argentins en 1984, et le réacteur d'Aïn Oussara à 250 km au sud d’Alger construit par
les Chinois, d’une capacité de 15 MW. Ces deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l’Agence
internationale de l'énergie atomique (AIEA) dont l’Algérie est membre.

Selon certaines sources, l’Algérie dispose d’une réserve de 26 000 tonnes d’uranium et compte se
doter d’une centrale nucléaire tous les cinq ans après sa première centrale dont l’acquisition est prévue
probablement en 2020.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 3: Consommations, Réserves et Evolutions des RE

5)- Consommation mondiale d’énergie

Il est intéressant de voir comment cette consommation d’énergie primaire a évolué dans le temps
depuis 1990. La figure suivante montre la croissance, ainsi que la part de chaque source.

5)- Techniques de minimisation la consommation d’énergie électrique

 Minimiser le temps de consommation,


 Minimiser les chargés électriques (utilisation des lampes néon … etc.),
 Utilisé des appareils électriques de bon facteur de puissance,
 Installer des batteries de compensation.

6)- Le développement durable :

Développement durable, c’est une expression qu’on entend bien souvent, à la télévision, en
classe, ou même dans les conversations.

Le développement durable consiste à répondre aux besoins du présent sans compromettre la


possibilité, pour les générations futures, de pouvoir répondre à leurs propres besoins.

Le concept de développement durable repose sur trois axes majeurs : Economie, Environnement et
social, que l’on nomme souvent « piliers ».

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Module : Energies et Environnement Chapitre 3: Consommations, Réserves et Evolutions des RE

• Efficacité économique : il s’agit d’assurer une gestion saine et durable, sans préjudice pour
l’environnement et le social.

• Equité sociale : il s’agit de satisfaire les besoins essentiels de l’humanité en logement,


alimentation, santé et éducation, en réduisant les inégalités entre les individus, dans le respect de
leurs cultures.

• Qualité environnementale : il s’agit de préserver les ressources naturelles à long terme, en


maintenant les grands équilibres écologiques et en limitant des impacts environnementaux.

Pour cela, il faut prendre en compte les trois piliers du développement durable : l’environnement,
l’économie, le social. Si un des piliers manque, on ne peut pas parler de développement durable.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 4: Les Différents Types de Pollutions

Chapitre 4
Les Différents Types de Pollutions

La pollution est la dégradation d’un milieu naturel par des substances extérieures, introduites de
manière directe ou indirecte qui affecte et modifie parfois de façon durable la santé humaine, la qualité des
écosystèmes et la biodiversité aquatiques ou terrestre.

On considère ainsi une pollution lorsqu'un écosystème ne peut pas ou plus dégrader les substances
introduites dans son milieu par conséquent le seuil critique de sa capacité à éliminer naturellement les
substances est dépassé : l’équilibre de l’écosystème est dit brisé.

1)- Définition de la pollution

La pollution est une dégradation de l'environnement par l'introduction dans l'air, l'eau ou le sol de
matières n'étant pas présentes naturellement dans le milieu. Elle entraine une perturbation de l'écosystème
dont les conséquences peuvent aller jusqu'à la migration ou l'extinction de certaines espèces incapables de
s'adapter au changement.

La pollution influe directement ou indirectement sur l'activité humaine, et la pollution peut cependant
résulter de phénomènes naturels tels qu'une éruption volcanique ou solaire.

2)- Formes de pollution

- On distingue deux grandes formes de pollution :

A)- Les pollutions ponctuelles : souvent relativement immédiates, qui proviennent de sources bien
identifiées (rejets domestiques ou industriels, effluents d’élevage...) et peuvent être traitées par des stations
d’épuration,

B)- Les pollutions diffuses : comme celles dues aux épandages de pesticides et d’engrais sur les terres
agricoles, qui concernent l’ensemble d’un bassin versant, mettent plus de temps à atteindre les milieux
aquatiques et ne peuvent être traitées qu’à la source en diminuant l’usage des substances responsables.

Les différentes formes de pollution selon que l'on s'intéresse au milieu pollué ou aux types de polluants :

2.1) - La pollution de l'air (atmosphérique) :

La pollution atmosphérique concerne la dégradation de l'air que nous respirons à cause de substances
polluantes qui se retrouvent dans l'atmosphère. Des pics de pollution atmosphérique ont souvent lieu en été.
Les principaux polluants atmosphériques sont les particules fines, le dioxyde de soufre (SO2), l'ozone, les
oxydes d'azote (NO et NO2), les composés organiques volatils (COV), …. etc.

La pollution atmosphérique est essentiellement le fait du transport (véhicules légers ou poids


lourds) et des installations de combustion (notamment la combustion de biomasse).

La pollution de l’air est un type de pollution caractérisé par une altération des niveaux de qualité et de
pureté de l’air. Cette dégradation est généralement causée par un ou plusieurs éléments (particules,
substances, matières…) dont les degrés de concentration et les durées de présence sont suffisants pour
produire un effet toxique et/ou écotoxique .

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Module : Energies et Environnement Chapitre 4: Les Différents Types de Pollutions

2.2) - La pollution de l'eau :

La pollution de l'eau est la contamination par des déchets, des produits chimiques ou des micro-
organismes.

Les phosphates polluent le cours d'eau par un phénomène appelé eutrophisation : le cours d'eau est
asphyxié par la prolifération d'algues pour qui le phosphate joue le rôle d'engrais. L'eau est polluée par
les marées noires mais surtout par les rejets d'hydrocarbures des bateaux.

Par conséquent, une grande quantité d'eaux usées est rejetée en mer. Cela peut provoquer, par exemple,
des algues qui se reproduisent très rapidement. Elles recouvrent la surface de la mer et risquent de boucher
les branchies des poissons. Le traitement des eaux usées est donc important pour l'écologie.

2.3) - La pollution des sols :

La notion de pollution du sol désigne toutes les formes de pollution touchant n'importe quel type de
sol (agricole, forestier, urbain…).

Un sol pollué devient à son tour une source possible de diffusion directe ou indirecte de polluants dans
l'environnement, via l'eau, les envols de poussières, émanations gazeuses ou via une re-concentration et
transfert de polluants par des organismes vivants (bactéries, champignons, plantes à leur tour mangés par des
animaux.

3)- Les causes de la pollution

3.1)- Les causes de la pollution atmosphérique

La principale cause est l'activité anthropique, mais certains événements naturels peuvent perturber la
composition de l'air de façon non négligeable et durable, comme une éruption volcanique ou certains feux
naturels à très grande échelle.

La pollution due aux activités humaines se décompose principalement en :

• Rejets de l'industrie : les industries de la chimie et de la pétrochimie notamment rejettent dans l'air
de nombreux types de produits, résidus de processus de transformation;
• Rejets liés à l'incinération et la dégradation naturelle ou contrôlée (compostage, fermentation...)
des ordures ou d'autres produits;
• Rejets liés à la production d'énergie : (électricité, chauffage...), généralement par combustion de
produits pétroliers;
• Rejets liés aux activités agricoles et d'élevage;
• La pollution par les transports : elle est diffuse et difficile à contrôler.

3.2)- Les causes de la pollution de l’eau

Les océans, mers et rivières subissent des pollutions qui ont des conséquences graves et souvent
irrémédiables sur la faune, la flore, et la qualité de l'eau. La pollution de l'eau peut avoir diverses causes
parmi lesquelles :

• L'industrie : dont ses sous-produits sont une des sources de pollution de l'eau parmi les plus
importantes. Il s'agit essentiellement de produits chimiques et d'hydrocarbures (dégazage).
• Les eaux usées : si elles ne sont pas traitées correctement peuvent être une source de pollution de
l'eau qui dans des pays développés comme en France des législations ont été mises en place

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Module : Energies et Environnement Chapitre 4: Les Différents Types de Pollutions

obligeant à un traitement des eaux usées. Ce type de pollution devient donc de moins en moins
important.
• Pollution par les phosphates : La pollution par les phosphates ou les nitrates enclenche un
processus d'eutrophisation de l'eau, rendant les eaux eutrophiques, ou pour le moins,
hypertrophiques. Un milieu aquatique eutrophe présente un excès de substances nutritives, ce qui a
pour conséquences la surproduction d’algues et d’espèces aquatiques.
• Pollution par les métaux lourds : Cadmium, Mercure, Plomb, Manganèse ...Arsenic. La pollution
des océans par les métaux lourds (plomb, mercure, arsenic et le cadmium) due à des émissions
provenant des activités humaines est diverse. Essentiellement, elle a pour origine les fonderies de la
métallurgie et les incinérateurs d'ordures, ainsi que les installations minières abandonnées.
• Pollution par les hydrocarbures : elle est due aux dégazages et les marées noires des naufrages de
navires ou de pétroliers.
• Pollution bactériologique : On observe une pollution bactériologique par exemple par le taux élevé
de coliformes fécaux. Le taux des bactéries coliformes est utilisé pour mesurer la qualité de l'eau.
Cette pollution peut provenir des effluents d'élevage (dans ce cas on observe un taux élevé de
nitrates), des rejets domestiques, ...Impact négatif d'un rejet contenant des germes bactériens
d'origine intestinale.
• Déchets plastiques : Les déchets plastiques sont déversés en grande quantités dans les océans.
l’Ifremer a évoqué des chiffres de plus de 50 millions de tonnes de déchets se trouvant entre 0 et
250 m de profondeur dans le golfe de Gascogne. La pollution d'origine tellurique, soit le
déversement des eaux usées et des produits chimiques que les océans et rivières ne peuvent
assimiler.
• Les émissions de serre : produites par les activités humaines induisent le réchauffement climatique,
et par conséquent l'augmentation de la température des océans.

3.3)- Les causes de la pollution des sols

La pollution du sol peut être diffuse ou locale, d'origine industrielle, agricole (suite à l'utilisation
massive d'engrais ou de pesticides qui s'infiltrent dans les sols). Ces pollutions agricoles peuvent avoir
plusieurs impacts sur la santé humaine, en touchant des nappes phréatiques d'une part et en contaminant
par bioaccumulation.

La pollution des sols peut avoir diverses causes parmi lesquelles :

• L'industrie : dont ses sous-produits sont une des sources de pollution de l'eau parmi les plus importantes.
Il s'agit essentiellement de produits chimiques et d'hydrocarbures (dégazage),
• Les eaux usées : si elles ne sont pas traitées correctement peuvent être une source de pollution de l'eau
qui dans des pays développés comme en France des législations ont été mises en place obligeant à un
traitement des eaux usées. Ce type de pollution devient donc de moins en moins important,
• Des fuites ou d'épandage de produits chimiques (accidentels ou pas),
• Des retombées de rejets atmosphériques accumulés au cours des dernières décennies,
• Des pollutions accidentelles, qui provient d'un déversement ponctuel dans le temps de substances
polluantes,
• l’imperméabilisation, due à la construction de routes, d’entrepôts, d’habitations qui couvrent le sol et le
condamnent à mort
• L’agriculture : est la première utilisatrice des sols. Aujourd'hui, 12 % des terres émergées dans le monde
sont cultivées,
• l’érosion accélérée due à la perte de couverture végétale : par exemple en cas
de déforestation ou incendie de forêts, qui se traduit par une dégradation et une transformation du relief
• la mise en culture de prairies et de forêts, le labour et la moindre restitution des résidus de culture
(pailles…) qui diminuent la biodiversité et les matières organiques contenues dans les sols.

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Module : Energies et Environnement Chapitre 4: Les Différents Types de Pollutions

4)- Pollutions liées à la production et à l'utilisation d'énergie

En 2005, la consommation mondiale d'énergie dépassait 10 milliards de tonnes d'équivalent pétrole


(tep). Sur ce total, le pétrole représentait près de 3,9 milliards de tonnes, le charbon 3 milliards de tep, le gaz
naturel 2,5 milliards de tep, le reste étant assuré par l'hydroélectricité et le nucléaire.

Cette consommation d'énergie fossile a rejeté cette année-là quelque 7,6 milliards de tonnes
d'équivalent carbone sous forme de CO2 dans l'atmosphère, contribuant ainsi de façon significative à
l'augmentation de l'effet de serre.

5)- Quelques chiffres

1022: c'est le nombre de tonnes de CO2 relâchées chaque seconde par l'homme. Cela fait plus de 32 milliards
de tonnes chaque année, et le chiffre croît année après année.

6: un barbecue pollue 6 fois plus qu'un incinérateur de déchets, si l'on prend en compte le premier mètre
cube de pollution émanant des appareils.

48%: de la pollution électrique vient de la pollution lumineuse. Les lampadaires à boule sont les plus
polluants, les moins polluants étant les perches à ampoule confinée.

56,6%: le gaz, le pétrole et le charbon produisent à eux seuls 56,6% de la quantité mondiale de CO2 présent
dans l'atmosphère.

25: c'est le nombre de tonnes de CO2 qu'un américain moyen produit chaque année, contre 8 tonnes pour un
français et 6 tonnes pour un chinois.

29 milliards: c'est le nombre de tonnes de CO2 libéré dans l'atmosphère en 2005.

390: c'est le nombre de kilos de déchets que jette en moyenne un français chaque année, soit 6 mètres cube.

5)- Les sites les plus pollués au monde

Parmi ces sites, figurent :

 Le fleuve Matenza-Riachuelo en Argentine. Sur 64 kilomètres, quelque 5 000 industries déversent


leurs déchets entre Buenos Aires et le Rio de la Plata. Plus de 20 000 personnes, la plupart vivant
dans des bidonvilles, y respirent des composés organiques volatiles (VOC), dont le toluène,
 Les tanneries du cuir au Bangladesh, en particulier à Hazaribagh. 160 000 personnes sont concernées
par des installations vétustes,
 Le fleuve Citarum, en Indonésie. Plus de 500 000 personnes, cinq millions indirectement, sont
exposées à plusieurs produits chimiques (plomb, cadmium, chrome, pesticides),
 La décharge géante de matériel électronique d'Agbogbloshie, dans la banlieue d'Accra au Ghana.
40 000 personnes sont exposées à la pollution au plomb, au mercure et au cadmium,
 La pollution du sol liée au pétrole dans le delta du Niger au Nigeria,
 Les résidus en plomb de l'exploitation de mines (aujourd'hui fermées) à Kabwe, Zambie,
 La ville de Dzerjinsk (Russie), centre de l'industrie chimique. Entre 1930 et 1998, quelque
300 000 tonnes de produits chimiques a été traitées de manière impropre. Des traces de 190 produits
toxiques y ont été identifiées dans la nappe phréatique, menaçant quelque 300 000 personnes ;
 La ville de Norilsk, en Sibérie (Russie), par l'extraction du nickel et du cuivre qui provoque une
pollution de l'air,
 La centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine. Dix millions de personnes sont toujours les victimes
potentielles de l'explosion du réacteur nucléaire qui a eu lieu le 26 avril 1986.
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Module : Energies et Environnement Chapitre 5: Détection et Traitement des Polluants

Chapitre 5
Détection et Traitement des Polluants

1)- Détection des Polluants

1.1)- Définition un capteur

Un capteur est un élément qui détecte un élément physique dans son environnement et basés sur des
mesures en temps réel permettent la mise en image de l'aspect dynamique du phénomène de la pollution.

Pour choisir correctement un capteur, il faudra définir tout d'abord :

- Le type événement à détecter,


- La nature d’événement,
- La grandeur de l'événement,
- L'environnement de l'événement.

1.2)- Caractéristiques d’un capteur

Les caractéristiques d’un capteur sont :

 Etendue de mesure : Valeurs extrêmes pouvant être mesurée par le capteur,


 Résolution : Plus petite variation de grandeur mesurable par le capteur,
 Sensibilité : Variation du signal de sortie par rapport à la variation du signal d'entrée,
 Précision : Aptitude du capteur à donner une mesure proche de la valeur vraie,
 Rapidité : Temps de réaction du capteur. La rapidité est liée à la bande passante,
 Linéarité : représente l'écart de sensibilité sur l'étendue de mesure.

1.3)- Grandeurs d’influence sur un capteur

Grandeur physique autre que le mesurande dont la variation peut modifier la réponse du capteur :

 Température : modifications des caractéristiques électriques, mécaniques et dimensionnelles,


 Pression et vibrations : déformations et contraintes pouvant altérer la réponse,
 Humidité : modification des propriétés électriques (constante diélectrique ou résistivité).
Dégradation de l’isolation électrique,
 Champs magnétiques : création de FEM d’induction pour les champs variables ou modifications
électriques (résistivité) pour les champs statiques,
 Tension d’alimentation : lorsque la grandeur de sortie du capteur dépend de celle-ci directement
(amplitude ou fréquence).

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Module : Energies et Environnement Chapitre 5: Détection et Traitement des Polluants

1.4)- Techniques de détection des polluants

Les techniques de détection des polluants sont :

 Capteurs chimiques,
 Capteurs électrochimiques,
 Capteur de fluorescence,
 Biocapteurs,
 Laser.

2)- Traitement des Polluants

Le choix de la technique de dépollution se fait en fonction de plusieurs critères. On peut citer notamment :

• La superficie du site et le volume de terres polluées,


• Le coût des traitements,
• La nature et le degré de pollution du site,
• La stabilité des substances à dépolluer,
• Les objectifs de dépollution.

Quelles sont les formes pour traitement des polluants ?

A)- Les traitements physico chimiques : venting, lavage des sols, stripping, malaxage, géo membrane,
détournement hydraulique, … etc.

B)- Les traitements biologiques : bio lixiviation, bio venting, bio réacteur, bioremédiation, … etc.

C)- Les traitements thermiques : incinération, gazéification et post combustion, désorption thermique,
vitrification, … etc.

Quelles sont les techniques de mise en œuvre ?

 Le traitement in situ : Ce mode de traitement permet d'extraire et de traiter les polluants sur place.
Ces derniers sont soit dégradés, soit fixés dans le sol grâce à des liants hydrauliques,

 Le traitement sur site après excavation des terres : Il permet d'extraire et de traiter les terres à
dépolluer. La terre peut ensuite être laissée sur le site ou évacuée après traitement,

 Le traitement hors site : Il permet d'excaver et d'évacuer les déchets, terres et eaux polluées vers un
centre de traitement ou de stockage adapté,

 Le confinement : Le confinement permet de laisser les terres à dépolluer sur le site en empêchant la
propagation des polluants grâce à une barrière étanche : géo membrane, couverture imperméable,
paroi moulée, etc. L'érosion des sols, la percolation de l'eau vers la nappe et le ruissellement sur les
terres polluées sont ainsi évités.

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