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CAS PRATIQUE

Séance 10
Cas pratique no 1 :
La société française « Crème de la Crème », dont le siège social est situé à Lille, est spécialisée
dans l’import-export en gros de fromages et d’autres produits laitiers. Son réseau de distribution
couvre également la Belgique, État dans lequel l’entreprise ne possède aucune succursale ni établisse-
ment.
La société FromTONI est une société italienne qui produit et commercialise des produits laitiers
sous la marque « RicotTIAMO ». Son siège social est situé à Milan et elle ne possède pas non plus
d’établissement en Belgique.
À la fin de l’année 2013, les parties ont conclu un contrat de concession commerciale, dont l’objet
était la promotion et la distribution en exclusivité, en Belgique, auprès de détaillants et de consomma-
teurs finaux, de produits fabriqués sous la marque précitée. Aucun écrit constatant la conclusion de ce
contrat n’a été rédigé.
Par courriel envoyé en date du 31 décembre 2017, FromTONI a informé l’entreprise française
qu’elle entendait mettre fin sans délai au contrat de partenariat.
S’estimant victime d’une rupture brutale des relations commerciales établies, cette dernière agit à
l’encontre de FromTONI devant les juridictions de Lille. La société italienne soulève une exception
d’incompétence au motif, d’une part, que les marchandises ont toujours été chargées en Italie et que
« Crème de la Crème » était responsable du transport et, d’autre part, que les conditions générales de
vente auxquelles étaient soumises les ventes des produits contenaient une clause attributive de juridic-
tion en faveur des juridictions italiennes.
Questions : le juge français est-il compétent pour juger du litige entre le concédant italien et le
concessionnaire français ? Admettant qu’il le soit, quelle loi appliquera-t-il ?

Cas pratique no 2 :
Monsieur Rossi, un homme de nationalité italienne résidant habituellement à Gênes, se rend chaque
année au festival du cinéma de Cannes. Un soir de l’année dernière, alors qu’il se dirigeait à pied vers
son hôtel, il a été percuté sur le boulevard de la Croisette par une FIAT Punto immatriculée en Italie et
conduite par M. Verdi, Italien résidant habituellement en Espagne. À cause de l’accident, M. Rossi
perd l’usage de ses jambes. M. Rossi souhaite agir à l’encontre de M. Verdi sur le fondement de la loi
française de 1985. Sa femme souhaite également agir en réparation des préjudices qu’elle a personnel-
lement subis du fait de l’handicap de son mari.
Questions : Le juge français est-il compétent pour statuer sur l’ensemble des demandes présentées
par les époux Rossi ? Peut-il statuer sur le fondement de la loi française ?

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