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ref LA/E.2131.

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Line AMIOTTE
Anne MALBRAND
Février 2012
Complété en Mai 2012

DOSSIER DE DEMANDE D’AUTORISATION

D’EXPLOITER UNE INSTALLATION CLASSÉE

RÉSUMÉS NON TECHNIQUES


de l’ÉTUDE D’IMPACT
et de l’ÉTUDE DES DANGERS

ALTHO S.A.S.
Route de Saint Caradec

56 - SAINT GÉRAND
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INTRODUCTION

La Société ALTHO exploite depuis 1995 une usine de production de chips, située
dans le Parc d’Activités du Pont de Saint Caradec à SAINT GÉRAND.

Pour faire face au développement de l’activité, le site a fait l’objet de plusieurs


modifications successives (extension de l’usine, création d’entrepôts de stockage,
mise à niveau de la station d’épuration, …).

La Société ALTHO dispose aujourd’hui d’un Arrêté préfectoral d’Autorisation


d’exploiter en date du 12 Novembre 2003 complété par un Arrêté préfectoral de
prescriptions complémentaires en date du 7 Avril 2006. L’établissement est autorisé
à transformer jusqu’à 230 tonnes/jour pour produire 10.000 tonnes/an de chips.

En 2011, l’usine a produit près de 19.500 tonnes de chips. Pour mettre en


conformité son établissement, en tenant compte des perspectives de production en
situation future, la Société ALTHO présente ici une nouvelle demande
d’Autorisation d’exploiter, en vue de porter la capacité de production à
400 tonnes/jour et ainsi produire jusqu’à 22.000 tonnes/an de chips.

Ce projet ne nécessite aucune modification des installations de production


existantes.

Par contre, pour faire face à l’augmentation du volume d’eaux usées à traiter et à
l’évolution de la réglementation en matière d’épandage, la Société ALTHO prévoit
de modifier sa gestion des eaux usées avec :

− la valorisation des eaux épurées en épandage agricole, uniquement en


période de déficit hydrique (d’Avril à Septembre) pour répondre aux
besoins en eau des cultures. Environ 75.000 m³/an d’eaux épurées seront
ainsi valorisés en agriculture ;

− le rejet du reste des eaux épurées (soit environ 144.000 m³/an à terme) dans
le Ruisseau de SAINT NIEL. Le débit des rejets sera adapté en fonction du
débit du cours d’eau, de manière à ne pas en dégrader la qualité.

Ce projet implique la mise à niveau de la station d’épuration de l’industriel pour


assurer une capacité de traitement suffisante et garantir une qualité d’eaux épurées
compatible avec un rejet dans les eaux superficielles.
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En parallèle, la Société ALTHO a procédé à la modification de son plan d’épandage.


Le nouveau plan d’épandage lui permettra de valoriser en agriculture 75.000 m³/an
d’eaux épurées ainsi que les boues issues du traitement des eaux usées (environ
595 tonnes/an de matières sèches à terme).

Le présent dossier de demande d’Autorisation d’exploiter présente donc les


installations actuelles et les modifications projetées en ce qui concerne le traitement
des eaux usées du site. Ce dossier comporte plusieurs pièces :

− une Présentation de l’usine, des activités qui y sont conduites, des modes de
fonctionnement utilisés et du projet de développement de l’entreprise,

− une Étude d’Impact, mettant en évidence, dans le contexte de


l’établissement, les effets sur l’environnement et sur la santé des activités de
l’installation envisagée, et proposant des mesures destinées à en limiter les
conséquences négatives,

− une Étude des Dangers qui décrit, dans le contexte de l’établissement, les
risques potentiels engendrés par l’installation envisagée, puis propose des
mesures préventives,

− une Notice d’Hygiène et de Sécurité qui décrit les conditions de travail du


personnel.

Est joint au dossier principal :

1) la notice technique des nouveaux ouvrages d’épuration qui seront


construits par la Société SOGEA ;

2) un nouveau plan d’épandage pour la valorisation en agriculture d’une partie


des eaux épurées et des boues issues du traitement des eaux usées de la
Société ALTHO.
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RÉSUMÉ NON TECHNIQUE

de l’ÉTUDE D’IMPACT
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1. PRÉSENTATION DE L’ÉTABLISSEMENT

1.1. Site d’implantation

L’établissement est implanté sur un terrain d’une surface de 101.743 m², dont
environ 35.000 m² de bâtiment de production, 39.800 m² de voiries et parkings et
20.700 m² d’espaces verts.

Les bassins de traitement des eaux usées ou des eaux pluviales ont une emprise au
sol d’environ 6.000 m².

Les nouveaux ouvrages d’épuration et les bâtiments associés occuperont une surface
de 300 m² actuellement enherbée.

Notons que les ouvrages de préépuration des eaux usées et de traitement des boues
sont situés hors zone inondable, tout comme le bâtiment d’exploitation de la station.

1.2. Présentation des activités

En 2011, l’établissement a produit 19.499 tonnes de chips.

L’objectif de production à terme est de 22.000 tonnes/an de chips avec la


transformation de 400 tonnes de pommes de terre par jour en pointe.

L’usine fonctionne pendant cinq à six jours par semaine selon la saison.

L’établissement emploie actuellement 330 personnes (équivalents temps plein) en


haute saison ; l’effectif pourra atteindre jusqu’à 400 personnes à terme.
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1.3. Énergie, fluides et installations techniques

L’usine est alimentée en électricité à partir du réseau ERDF, via deux


transformateurs.
Un troisième transformateur sera installé pour alimenter la station d’épuration à
terme.
Des groupes électrogènes, situés sur le site de la Société GLON, voisine, peuvent
prendre le relais.

Le site est alimenté en eau potable par le réseau public.

Des installations au gaz naturel assurent la production d’eau chaude et de vapeur,


ainsi que le chauffage d’une huile minérale, utilisée comme fluide caloporteur pour le
chauffage des friteuses.
Ces équipements sont installés dans des locaux spécifiques.

Le froid est fourni par des compresseurs frigorifiques utilisant des fluides
frigorigènes de type HFC et totalisant une puissance de 244,3 kW.

L’air comprimé est fourni par trois compresseurs de respectivement 15, 75 et 90 kW,
installés dans un local spécifique.

1.4. Stockages d’emballages, matières premières et produits


finis

Des magasins climatisés permettent le stockage de 26.590 m³ de pommes de terre.

A l’intérieur du bâtiment principal de l’usine, trois salles sont dédiées au stockage des
emballages (cartons, palettes, films plastiques) et des arômes.
Deux entrepôts non réfrigérés sont dédiés au stockage de produits finis.

Les entrepôts de stockage non réfrigérés totalisent un volume de 137.125 m³.


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2. ÉTUDE D’IMPACT

2.1. L’établissement dans sa zone d’implantation

2.1.1. Impact physique de l’établissement

L’établissement est situé dans un Parc d’Activités, ayant pour vocation d’accueillir
des activités industrielles.
Les bâtiments de hauteur limitée présentant des ruptures de lignes facilitent
l’intégration paysagère.
Les nouveaux ouvrages d’épuration seront implantés dans l’angle Nord-Est du site ;
ils ne seront pas visibles de la Route Départementale, ni des maisons voisines du site.

2.1.2. Conditions de remise en état du site

En cas de cessation d’activité, la Société ALTHO prendra toutes les mesures


nécessaires à la remise en état du site (nettoyage des bâtiments et ouvrages de
traitement des effluents, évacuation des matières fermentescibles, déchets,
consommables et produits de nettoyage ou de maintenance, clôture du plan
d’épandage des effluents …).
Les bâtiments pourront être réutilisés par une entreprise agroalimentaire ou une
plate-forme logistique pour des produits alimentaires.

2.2. Impact sur les eaux de surface, les eaux souterraines et


les sols

2.2.1. Gestion des eaux usées

Les eaux usées issues des sanitaires sont collectées dans un réseau spécifique et
traitées dans un système d’assainissement non collectif.
Les eaux usées industrielles sont traitées sur site par une station d’épuration
comprenant à terme :
– un dégrilleur ;
– un classificateur à sable ;
– un flottateur ;
– un traitement physico-chimique des eaux de lavage des friteuses ;
– un bassin tampon aéré ;
– un décanteur - débourbeur (nouvel ouvrage) ;
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– un réacteur biologique de type lit bactérien fluidisé ;
– deux bassins d’aération de type boues activées ;
– deux clarificateurs ;
– une lagune de finition.
Ces ouvrages ont une capacité suffisante pour traiter l’ensemble des eaux usées
produites à terme et permettent d’atteindre une qualité d’eaux épurées compatible
avec un rejet dans les eaux superficielles.
En sortie de station d’épuration, les eaux sont :
– valorisées en agriculture en période de déficit hydrique pour répondre aux
besoins des plantes (75.000 m³ valorisés entre Avril et Septembre) ;
– rejetées dans le Ruisseau de SAINT NIEL à un débit adapté en fonction du
débit du cours d’eau de manière à ne pas dégrader la qualité du ruisseau.
Une lagune de 43.500 m³ permet de stocker les eaux épurées avant leur valorisation
en agriculture ou leur rejet au ruisseau à une période où son débit est suffisant.
Les boues issues de l’épuration des eaux usées industrielles sont concentrées par
passage sur table d’égouttage puis stockées dans un bassin de 4.500 m³, avant
valorisation en épandage agricole, conformément au plan d’épandage établi en
Janvier 2012 par ABER Environnement.
Le bassin de stockage des boues a une capacité suffisante pour faire face aux
périodes où l’épandage est impossible.

2.2.2. Gestion des eaux pluviales

Les eaux pluviales de la zone de réception et de stockage des pommes de terre


transitent par deux bassins de décantation, un séparateur à hydrocarbures puis un
bassin d’orage de 4.000 m³.
Le reste des eaux pluviales du site transite par un des deux débourbeurs - déshuileurs
du site avant de rejoindre le bassin d’orage.
Les eaux accumulées dans le bassin d’orage sont rejetées vers le Ruisseau du CRAN.
La Société ALTHO prévoit de remplacer l’actuel rejet par pompage par un rejet
gravitaire, avec la mise en place d’une canalisation gravitaire munie d’un dispositif de
régulation du débit et d’une vanne d’isolement.

2.3. Impact sur la qualité de l’air et effets sur le climat


Utilisation rationnelle de l’énergie

Les installations de combustion présentes sur le site sont des chaudières au gaz
naturel.
Ce combustible ne génère que très peu de sous-produits de combustion et quasiment
aucune particule.
Par ailleurs, les vapeurs collectées au-dessus des friteuses sont incinérées dans les
chaudières, ce qui permet la destruction de la majorité des polluants qu’elles
contiennent.
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Les installations frigorifiques utilisent des fluides frigorigènes de type HFC qui ne
sont pas dangereux pour la couche d’ozone.
La solution retenue pour le renforcement de la station d’épuration consomme moins
d’énergie qu’une filière boues activées classique.

2.4. Gêne pour le voisinage

2.4.1. Bruit

L’établissement est situé dans un Parc d’Activités. Il existe cependant des habitations
à proximité du site.
Les émissions sonores de l’usine ALTHO sont liées essentiellement :
– aux installations techniques de l’établissement : les installations bruyantes se
trouvent majoritairement dans des locaux fermés (salles des machines,
chaufferies, locaux transformateurs, …), ce qui réduit significativement le
niveau sonore perçu par le voisinage ;
– aux ouvrages d’épuration des eaux usées industrielles (aérateurs) ;
– à la circulation des véhicules sur le site (voitures du personnel, poids lourds,
engins de manutention, tracteurs agricoles chargés de l’épandage).
L’essentiel de la circulation a lieu entre 6h00 et 22h00.
La campagne de mesure de bruit réalisée les 12 et 13 Avril 2010 a mis en évidence le
respect des niveaux sonores maximaux admissibles, définis par l’Arrêté ministériel
du 23 Janvier 1997 à l’exclusion d’un léger dépassement au niveau de l’habitation
située au Sud-Ouest du site.
Le niveau sonore était supérieur à la limite fixée par l’Arrêté d’Autorisation
d’exploiter (plus strict que l’Arrêté du 23 Janvier 1997), au niveau de points de
mesure en limite de propriété à l’Est, au Sud-Est et au Sud-Ouest du site. A noter
que seul ce dernier point est situé à proximité d’une habitation.
Un nouveau bâtiment construit depuis la campagne de mesure a dû réduire le niveau
sonore en constituant un écran vis-à-vis d’une des sources de bruit.
Une nouvelle campagne de mesure de bruit sera réalisée après la mise en route des
nouveaux ouvrages d’épuration.

2.4.2. Circulation

Le trafic routier créé par l’établissement pourra représenter à terme :


– jusqu’à 250 véhicules du personnel circulant principalement aux horaires de
début et de fin de travail des différentes équipes ;
– une trentaine de poids lourds circulant entre 7h00 et 20h00.
Les voies de desserte du Parc d’Activités du Pont de Saint Caradec sont adaptées à la
circulation des poids lourds.
Le nombre de places de stationnement est suffisant pour qu’aucun véhicule ne
perturbe la circulation sur les voies de desserte du Parc d’Activités.
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2.4.3. Vibrations émises par l’établissement

L’usine ALTHO ne génère pas de vibrations susceptibles d’importuner le voisinage,


d’autant que les compresseurs et installations de combustion sont tous implantés
dans des locaux techniques adaptés.

2.4.4. Gestion des déchets et sous-produits

Les déchets et sous-produits de l’usine sont issus :


− de la transformation des pommes de terre : déchets organiques, huile
alimentaire usagée,
− du conditionnement des produits : cartons d’emballage, palettes en bois et
Déchets Industriels Banals (D.I.B.) en mélange,
− de l’épuration des eaux usées : refus de tamisage, boues,
− de l’entretien des machines : huiles de vidange, ferraille, déchets en
aluminium ou inox…
Le recyclage ou la valorisation des déchets et sous-produits de fabrication est un des
principes de base de l’organisation de la production, avec :
− la valorisation en alimentation animale des sous-produits organiques
produits par l’établissement,
− le recyclage de tous les déchets recyclables ; les huiles alimentaires et les
huiles moteurs usagées, les ferrailles, les tubes fluorescents, les cartons non
souillés sont en particulier repris par des sociétés spécialisées pour être
recyclés,
− la valorisation en épandage agricole des boues d’épuration.
Les Déchets Industriels Banals en mélange (papiers souillés, plastiques…) sont
compactés et éliminés en Centre d’Enfouissement Technique de classe 2.

2.4.5. Odeurs

L’établissement engendre peu d’odeurs car les locaux sont nettoyés partiellement
plusieurs fois par jour et de façon complète après chaque journée de travail. Les
déchets et sous-produits organiques susceptibles d’être à l’origine de fermentations
malodorantes sont enlevés quotidiennement en haute saison.
En fonctionnement normal, les ouvrages d’épuration des eaux usées industrielles du
site, qui sont correctement dimensionnés, conduits et entretenus, ne présentent pas
de risque significatif de dégagement d’odeurs désagréables.
Les distances réglementaires vis-à-vis des habitations sont respectées lors de
l’épandage des boues.

2.4.6. Émissions lumineuses

L’usine ALTHO ne génère pas d’émissions lumineuses susceptibles de causer des


nuisances pour le voisinage.
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2.5. Incidences sur les sites et paysages, la faune et la flore,


les milieux naturels, les zones naturelles protégées
(NATURA 2000) et les équilibres biologiques

Il n’existe aucune zone NATURA 2000 dans un rayon d’une dizaine de kilomètres
autour du site ALTHO. La zone NATURA 2000 la plus susceptible d’être impactée
est la Rade de LORIENT (FR5310094), à plus de 70 kilomètres en aval des points
de rejets d’eaux épurées et d’eaux pluviales du site.
Les incidences sur les sites et paysages, la faune et la flore, les milieux naturels et les
équilibres biologiques sont très limitées, grâce à l’ensemble des mesures prises ou
prévues :
– L’établissement ne se situe dans le périmètre d’aucune zone naturelle protégée ;
son activité n’engendre aucune destruction directe d’espèces ou d’habitats
remarquables ni d’introduction d’espèces végétales ou animales susceptibles
d’envahir le milieu naturel.
– Les milieux naturels d’intérêt patrimonial les plus proches se situent à plus de
20 kilomètres du site.
– Les flux en volumes et en matières oxydables, azotées et phosphorées rejetés
par la station d’épuration sont limités grâce à une épuration poussée des eaux
usées avant rejet au milieu et à des débits de rejet adaptés au débit du Ruisseau
de SAINT NIEL.
– La présence de séparateurs à hydrocarbures pour traiter les eaux pluviales ayant
ruisselé sur les voiries et parkings du site avant le rejet au milieu naturel.
– Les rejets d’eaux pluviales au milieu naturel (bassin versant du BLAVET) sont
régulés par passage dans le bassin d’orage. En cas de pollution déversée dans le
réseau pluvial, les eaux souillées pourront être confinées dans ce bassin
d’orage.
– Les épandages de boues de la station d’épuration de l’industriel sont
exclusivement réalisés sur des parcelles agricoles cultivées et donc déjà
anthropisées.
– Les émissions sonores de l’usine ALTHO sont limitées et n’ont pas d’impact
significatif sur les espèces et l’habitat des zones environnantes.
– Les installations de combustion du site, qui fonctionnent au gaz naturel,
n’émettent que très peu de gaz de combustion et ne sont donc pas susceptibles
d’affecter les zones naturelles ou espèces vivantes de la région.

2.6. Incidences sur la protection des biens matériels et du


patrimoine culturel

Les terrains exploités par la Société ALTHO ne se trouvent dans aucun périmètre de
protection de monuments historiques. L’établissement n’a pas d’impact (visuel, rejet
atmosphérique…) sur l’un de ces monuments. Il contribue au dynamisme de la
région.
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2.7. Incidences sur l’agriculture

La valorisation des déchets de pommes de terre en alimentation animale constitue


une source d’aliment économiquement intéressante pour les agriculteurs.
L’irrigation avec les eaux épurées ainsi que les fertilisants apportés via les épandages
de boues permettent de garantir un bon rendement des cultures.
Les analyses régulières réalisées sur les eaux comme sur les boues avant épandage
permettent de prévenir le risque de pollution des parcelles agricoles par des éléments
indésirables.

2.8. Incidences sur l’hygiène, la santé, la sécurité et la


salubrité publiques

Au regard des activités de la Société ALTHO, l’impact sur la santé des populations
environnantes est négligeable.
En effet, les produits fabriqués n’induisent aucun risque particulier tant par les
matières premières que par les procédés mis en œuvre et à aucun stade de la
fabrication, il n’est fait appel à des procédés dangereux ou substances toxiques.
Les rejets à l’atmosphère concernent les gaz de combustion des installations
fonctionnant au gaz naturel. Ils contiennent une très faible teneur en oxydes de
soufre, composés organiques volatils, monoxyde de carbone, cendres, poussières et
oxydes d’azote.
Les rejets aqueux concernent principalement les eaux de nettoyage des locaux,
matériels et ateliers de production. Le traitement biologique poussé réalisé par les
ouvrages d’épuration de l’industriel permet d’abattre très significativement les
teneurs en indicateurs de contamination fécale.
La gestion soignée des déchets d’épuration, la qualité des eaux épurées rejetées au
milieu naturel et les modalités rigoureuses d’épandage des effluents permettent
d’affirmer que les risques pour la santé humaine sont très réduits.
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RÉSUMÉ NON TECHNIQUE

de l’ÉTUDE DES DANGERS


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3. RISQUES LIÉS À L’ACTIVITÉ

L’analyse de l’accidentologie et de l’environnement du site a permis d’identifier un


certain nombre de risques pour l’établissement ALTHO, risques liés aux installations
techniques ou aux stockages présents sur le site ou à des sources externes à
l’établissement.
Le plan de la page suivante localise les principales zones à risques (incendie,
explosion, toxicité) sur les différents niveaux de l’usine ALTHO
Pour limiter au maximum ces risques, la Société ALTHO a pris tout un ensemble de
mesures.

3.1. Risque d’incendie

Les risques d’incendie sont essentiellement liés au fonctionnement des installations


techniques alimentées en électricité ou en gaz naturel, aux points chauds des ateliers
de travail (friteuses) et aux stockages d’emballages et produits finis situés dans des
locaux spécifiques.
Les caractéristiques architecturales (avec notamment les distances entre les différents
bâtiments, et la présence de murs coupe-feu autour des locaux techniques sensibles
et dans l’entrepôt de stockage des produits finis n° 2), l’isolement et les contrôles
réguliers des installations techniques, les alarmes déclenchées en cas de défaut au
niveau de certains équipement, la formation du personnel en matière de lutte contre
l’incendie et d’évacuation des locaux sont autant de paramètres prévenant le
déclenchement et l’extension de sinistres.
Le site est de plus doté :
– de nombreuses issues de secours ;
– de moyens d’extinction (sprinklage de l’ensemble du bâtiment de
production et de l’entrepôt de stockage de chips n° 1 associé à une réserve
d’eau de 938 m³, extincteurs et robinets d’incendie armés adaptés aux
risques, jets de lavage à l’intérieur de l’usine) conformes à la réglementation ;
– de détecteurs incendie (détection de fumée dans le stockage de chips n° 2,
dans les locaux techniques, suivi de la température des friteuses) ;
– de boîtiers de déclenchement d’alarme ;
– d’une voirie autour des bâtiments adaptée aux poids lourds et qui permet
l’accès des véhicules de secours.
Le bassin d’orage de 4.000 m³ et la lagune de finition de 4.000 m³ constituent une
ressource d’eau d’extinction d’incendie en complément de la réserve de sprinklage.
En outre, les Pompiers ont également la possibilité de pomper de l’eau dans le Canal
de NANTES à BREST, situé à 170 mètres de l’usine.
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Le déclenchement d’un incendie sur le site ALTHO peut avoir trois conséquences :
− un flux thermique susceptible d’occasionner des dommages sur les
structures ou personnes proches.
Les études réalisées par les Cabinets APAVE et SOCOTEC INDUSTRIE
ont montré que ces flux thermiques restaient confinés à l’intérieur du site.
− l’émission de fumées, vapeurs et gaz éventuellement toxiques et/ou
corrosifs.
La combustion des matériaux présents sur le site (notamment des panneaux
sandwichs à âme en polyuréthane, des matières plastiques) peut engendrer le
dégagement d’une fumée dense et toxique contenant notamment de l’acide
cyanhydrique, de l’acide fluorhydrique ou chlorhydrique.
Les secours devront donc être équipés de matériel de protection pour ne
pas risquer d’intoxication.
− la pollution du milieu par les eaux d’extinction éventuellement
souillées.
Les eaux souillées par l’incendie seront confinées dans le bassin d’orage et
les ouvrages d’épuration.

3.2. Risque d’explosion

Le risque d’explosion concerne l’utilisation de gaz naturel et les installations


fonctionnant sous pression.
Une explosion pourrait provoquer des effets directs (atteinte aux structures et aux
personnes par la déflagration et la projection de matériaux) et des effets indirects
(déclenchement d’un incendie).
Mais toutes les mesures de prévention du risque prévues par les normes et
règlements en vigueur sont mises en place dans l’usine (vannes d’arrêt d’urgence,
contrôles annuels de sécurité, ventilation des zones à risque).
Les locaux ou zones concentrant l’essentiel des équipements à risque (chaudières,
local de recharge des batteries, compresseurs frigorifiques, compresseurs d’air dans
une moindre mesure) sont isolés, utilisés uniquement pour leur destination
spécifique.
Des détecteurs de gaz et des dispositifs d’extraction d’air sont implantés en
chaufferies pour éviter la formation d’une atmosphère explosive.
Les chaudières utilisant le gaz naturel sont équipées de toutes les sécurités
réglementaires pour éviter une accumulation de gaz en chaufferie et font l’objet d’un
contrôle minutieux pour vérifier leur bon fonctionnement.
La ventilation des locaux de charge de batteries et des chaufferies limite le risque de
formation d’atmosphère explosive.
Même si les conséquences d’une explosion peuvent être critiques, toutes les mesures
de prévention prises par la Société ALTHO rendent improbable l’occurrence d’une
explosion sur site. Le risque est donc limité.
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3.3. Risque de toxicité

Le risque, minime, est lié à l’utilisation des produits d’entretien et de nettoyage. Mais
ils sont tous agréés par le Ministère de l’Agriculture pour un usage en Industries
agro-alimentaires et utilisés en faibles quantités pour chacun d’entre eux.

Par ailleurs, ces produits sont stockés sur rétention de façon à prévenir tous risques
de déversement accidentel dans le réseau (eaux usées ou eaux pluviales) en cas de
fuite.

De la même manière, les réactifs utilisés au niveau de la station d’épuration sont


stockés sur rétention ou dans des cuves à double-peau.

3.4. Risques externes à l’établissement

Le risque routier (collision d’un véhicule), le risque ferroviaire et le risque de chute


d’avions sont faibles vu l’éloignement des bâtiments de la Société ALTHO par
rapport aux routes voisines, à la ligne de chemin de fer et à l’Aéroport le plus
proche.

Les risques liés aux établissements industriels voisins (risques incendie, explosion,
toxicité) sont limités car aucun bâtiment tiers n’est accolé à ceux de la
Société ALTHO. Aucun établissement SEVESO n’est présent à proximité.

Le risque d’intrusion sur le site ALTHO est limité par la présence permanente de
personnel en semaine et par l’existence d’une clôture.

Quant aux risques naturels, le site n’est pas situé en zone inondable ou en zone à
risque sismique significatif.
Même si les orages sont rares sur la commune, la protection contre la foudre est
assurée par la mise à la terre de l’ensemble des équipements électriques et des
éléments métalliques intérieurs (charpentes, …) et extérieurs.
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4. HYGIÈNE ET SÉCURITE DU PERSONNEL

Les ateliers de travail sont conçus pour assurer des conditions de travail
réglementaires au personnel de l’usine. Des visites de contrôle sont effectuées
régulièrement par l’Inspection du Travail et la Caisse d’Assurance Maladie. Le
personnel est formé à l’utilisation des machines à risques, ainsi qu’au respect de
règles d’hygiène strictes.

Du personnel technique est présent en permanence pendant les horaires de travail et


est d’astreinte le week-end. Il est habilité à la surveillance et réparation de l’ensemble
des installations électriques et mécaniques de l’usine, et est capable d’intervenir dans
les plus brefs délais pour pallier aux effets des incidents potentiels.

De nombreux robinets d’eau, présents dans l’ensemble de l’usine, et du matériel de


premiers secours sont disponibles sur le site.

Il existe aussi dans le personnel de l’usine des équipes de personnes spécialement


formées pour intervenir en cas d’incident et pour faciliter les opérations de lutte et
de secours.

Le respect de la réglementation applicable aux équipements et produits présentant


un risque pour le personnel, l’entretien et le nettoyage des locaux et matériels, la
séparation entre les zones de circulation des poids lourds et les zones de circulation
des véhicules du personnel, ainsi que l’ensemble des mesures de protection et
prévention en place garantissent aux salariés des conditions de travail sécurisées et
sanitairement satisfaisantes.

L’établissement dispose en outre d’un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des


Conditions de Travail (CHSCT) qui est compétent pour juger et décider des
aménagements ou prescriptions à mettre en œuvre dans le but d’améliorer les
conditions d’hygiène et de sécurité au sein de l’établissement.

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