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Les opérations Financières

Présenté par Souhila LOUNISSI


Expert-comptable - Commissaire aux comptes
Définitions générales
Valeur acquise
Valeur actuelle
L’actualisation
Choix du taux d’actualisation
Taux moyen de placement
Amortissement d’un emprunt
Critères de choix d’investissement
Evaluation des cash flow
Détermination des cash flow
La rentabilité économique
Les taux proportionnels et taux équivalents
Le taux effectif global
L’escompte
Le taux d’intérêt effectif d’escompte
Deux flux ne sont pas comparables s’ils se
produisent à des instants différents.

Les méthodes de calculs financiers


permettent de réaliser des changements
d’unités nécessaires aux opérations
d’addition, de soustraction et de comparaison
des flux monétaires après avoir choisi un
instant de référence.
L’intérêt est le revenu de la somme d’argent
(capital) empruntée ou investie.

L’intérêt dépend du capital, de la durée du


placement et du « cours » de l’argent c'est à
dire du taux.

Les unités doivent concorder, si on utilise des


taux annuels les durées seront exprimées en
années si le capital est exprimé en dinars,
l’intérêt aussi.
Un capital placé rapporte tous les jours
des intérêts, la valeur acquise d’un capital
est sa valeur à une échéance.

Valeur acquise à une échéance =


capital initial + intérêts.
Soit C0 le capital placé, n le nombre de périodes pendant
lesquelles le capital sera placé et i l’intérêt relatif à
cette période.

On cherche la valeur acquise Cn par ce capital au bout de


n périodes, s’il est placé au taux i.

La valeur acquise en fin de période est obtenue en


ajoutant à la valeur acquise en début de période,
l’intérêt de la période écoulée.
Les intérêts obtenus au cours de chaque période, forment
une suite géométrique de 1er terme C0.i et de raison (1+i)

Les valeurs acquises à la fin de chaque période forment une


suite géométrique de 1er terme C0.(i+1) et de raison (1+i).

Si le capital C0 a été placé, la valeur acquise après n périodes


est:

A intérêt simple : Cn= C0+C0in = C0 (1+n.i)

A intérêt composé :
Pour n=1 :
Valeur acquise = Valeur acquise
(intérêt simple) (intérêt composé)

Pour n ≥ 2 : la valeur acquise à intérêt composé :

Valeur acquise Valeur acquise


(intérêt composée) (intérêt simple).
Soit un capital de 100 000 DA placé à intérêts
composés pendant 15 ans au taux annuel de 6 %.

Calculer la valeur acquise au bout de ces 15


années.
Rép : C15 = 239 655,81 DA
Du fait de l’inflation, un capital perd de sa
valeur chaque jour

La valeur actuelle d’un capital est sa valeur


aujourd’hui vue à la date d’échéance.

Valeur actuelle = capital final – intérêts


La valeur actuelle ou la valeur à l’origine par années
d’actualisation d’un montant obtenu après n années
de placement au taux « i » à intérêt composé est la
somme qui, investie maintenant (à l’origine) à ce
taux , donnerait , après n années :

L’actualisation est l’inverse de la capitalisation.


Capitalisation:

Actualisation:
Pour comparer deux
opérations financières, il faut
ramener tous les paiements à
la même date.
DÉFINITION SPÉCIFIQUE AU DOMAINE

L’actualisation permet par calcul, de comparer des flux financiers à


des périodes différentes.

Ainsi peut-on être amené à calculer la valeur actuelle (à l'époque 0)


d'un capital qui sera disponible dans l’avenir (à l’époque n).

La valeur actuelle de ce capital est normalement inférieure à sa


valeur future.

La différence représente essentiellement le coût de l’indisponibilité


des fonds mais peut également correspondre pour partie à la
dépréciation monétaire et/ou au risque lié à la nature du
placement.
Valeur actuelle C0,
au taux i pour 1 dinar ,
d'un capital Cn disponible
au bout de n années
Exemple :
Un capital de 30 000 Dinars qui sera perçu dans 3 ans a
une valeur actuelle de 30 000 (1 + i) – 3.

Si le taux d'actualisation s'élève à 9,06 %, sa valeur


actuelle sera de 23 127 DA.
Pour le gestionnaire, la difficulté réside dans le choix
du taux d’actualisation : taux interne à l’entreprise
(par exemple, coût du capital) ou taux externe (par
exemple, taux du marché financier).

En général, le taux d’actualisation retenu pour


déterminer la valeur actuelle nette (V.A.N.) d’un
investissement est le coût du capital de l’entreprise,
c’est-à-dire le coût de ses différentes sources de
financement.

Ce coût est calculé en pondérant le coût de chacune


des sources de financement (capitaux propres et
dettes) par leur contribution au financement général
de l’organisation.
Montants Coûts Pondérations Coûts pondérés
Postes
(a) (b) (c)=(a)/350 000 (b)*(c)

Capitaux propres 210 000 8% 60 % 4,80 %

Emprunt 77 000 12% 22% 2,64%

Autres dettes 63 000 9% 18% 1,62%

350 000 100% 9,06%


Le coût du capital de cette entreprise est de
9,06 %.

Le choix du coût du capital comme taux


d’actualisation d’un investissement n’est
pertinent que si la réalisation de ce dernier ne
modifie pas de manière significative la
structure du capital et si son risque est
comparable à celui de l’entreprise dans son
ensemble.
Une même personne effectue simultanément k placement
C1, C2,… Ck
aux taux respectifs i1, i2,….ik
et pour des durées respectives n1, n2,…., nk.

On appelle taux moyen de cet ensemble de placement, le


taux unique « i » qui appliqué aux capitaux placés et pour
leurs durées respectives, conduirait au même intérêt total.

i vérifie donc :

C1.i1.n1+ C2.i2.n2 +...+ Ck.ik.nk = C1.i.n1+ C2.i.n2+ ..+ Ck


.i.nk
Ainsi :

i= ----------

Si on place 9 000 DA pendant 3 mois taux de 9% l’an et 12


000 pendant 6 mois au taux de 11 % l’an, quel est le taux
moyen de placement ?
(9 000 x 0,09 x 3)+(12 000 x 0,11 x 6)
----------------------------------------------- i = 10,45%
(9 000 x 3)+(12 000 x 6)
DÉFINITION SPÉCIFIQUE AU DOMAINE

L’emprunt constitue pour les entreprises une source de


financement essentielle (avec les capitaux propres).

Comme toute dette, l’emprunt doit être remboursé.

Ce remboursement est appelé amortissement.


Par définition, le total des amortissements est
égal au montant emprunté.

Avec " E " le montant de l’emprunt,


" Rk " l’amortissement de la période k
" n " le nombre de périodes :
n
E = ∑ Rk
k=1
Le remboursement n’est pas le seul décaissement,
l’emprunteur doit payer en plus un intérêt au prêteur,
contrepartie de la perte de jouissance de la somme
prêtée.

À la fin de chaque période, cet intérêt est calculé sur le


capital restant dû en début de cette même période.

Avec " i " le taux pour 1 F et " Ck " le capital restant dû


en début de période k, l’intérêt est : Ik = Ck * i

Le total constitué par l’amortissement et l’intérêt


représente
l’annuité : ak = Rk + Ik
ANNUITÉ = AMORTISSEMENT + INTÉRÊT

Remarque : L’annuité correspond à un


paiement annuel.

Dans le cas de paiements mensuels,


trimestriels, etc…

On parlera respectivement de mensualités,


" trimestrialités ", etc.
Pour chaque emprunt, un plan d’amortissement est dressé
afin de présenter la prévision des remboursements
conformément aux engagements prévus par le contrat de
prêt.

Il existe différents types d’emprunts.

Les emprunts contractés auprès d’un seul prêteur


constituent les emprunts indivis.

Ceux qui font appel à plusieurs prêteurs (dans le cas d’appel


public à l’épargne) prennent la forme d’emprunts
obligataires.

Ce dernier type ne sera pas étudié dans cette fiche


Les emprunts se caractérisent également par
les modalités de remboursements :

(en une seule fois, par amortissements


constants, par annuités constantes, avec ou
sans différé, et leurs fréquences (annuelles,
trimestrielles, mensuelles, etc.), par la durée
(long, moyen ou court terme), par les taux
d’intérêts pratiqués (fixes, variables, indexés,
etc.).
Exemple : Une entreprise contracte un emprunt
de 100 000 DA au taux de 8,70%.

La durée est de 5 ans.


L’emprunt est remboursé en une seule fois à la fin de sa " durée de vie " (échéance
prévue par le contrat). Les annuités sont donc uniquement composées des intérêts,
sauf la dernière.

Emprunt E:

Périodes 0 1 2 ... K ... n


|_______|_______|____________|____________|________>

Remboursement : Rn
INTERETS I1 I2 ... Ik ... In

Annuités a1 a2 ... ak ... an

Avec "i" constant, les intérêts payés chaque année sont donnés
par : I = E * i

La valeur des annuités est égale aux intérêts : ak = I sauf pour la dernière :
an = Rn + I avec : Rn = E
Périodes "k" 1 2 3 4 5
Capital de début 100 000 100 000 100 000 100 000 100 000
de période

Remboursement 100 000


Intérêts 8 700 8 700 8 700 8 700 8 700
Annuités 8 700 8 700 8 700 8 700 8 700

Remarque : Sur le plan financier, cette modalité de remboursement


(amortissement in fine) est caractérisée par un décaissement très
important pour l’emprunteur la cinquième année.

Les flux de trésorerie sont donc déséquilibrés. Sans une


anticipation, l’entreprise risque de connaître des difficultés de
trésorerie cette dernière année.

D’autres modalités pallient cet inconvénient.


Les remboursements sont échelonnés tout au long
de la période de l’emprunt.

Périodes 0 1 2 ... k ... n


|_______|_______|___________|_____________|________>

Emprunt E

Remboursement R1 R2 … Rk ... Rn

Intérêts I1 I2 ... Ik ... In

Annuités a1 a2 … ak … an
Dans cette modalité de remboursement, les
différents amortissements sont constants :
R1 = R2 = Rk

L’amortissement est égal à: R=E/n


Périodes " k " 1 2 3 4 5
Capital de début de 20 000
100 000 80 000 60 000 40 000
période
Remboursement 20 000 20 000 20 000 20 000 20 000
Intérêts 8 700 6 960 5 220 3 480 1 740
Annuités 28 700 26 960 25 220 23 480 21 740

L’amortissement (remboursement) constant est de : 100 000 / 5 = 20 000

Remarque : Ici les décaissements sont décroissants tout au long de la durée de


l’emprunt.

Sur le plan de la trésorerie, le poids est donc plus important les premières
années alors que les emplois qui ont été financés par cet emprunt ne donnent
sans doute pas leur plein rendement.
Dans cette modalité de remboursement, ce
sont les annuités qui sont constantes :
a1 = a2 = ak
L’annuité constante " a " est donnée par :
i
a=E. ______________

1 - (1 + i) - n
Loi suivie par les amortissements : ceux-ci sont en
progression géométrique croissante de raison (1 + i).

Rk+1 = Rk(1 + i)

La dernière annuité constante " a " est constituée du

dernier remboursement " Rn "


et de l’intérêt " In "

sur ce montant remboursé.

Ainsi : a = Rn(1 + i) soit Rn = a(1 + i) -1


Périodes "k" 1 2 3 4 5
Capital de début
de période 100 000 83 181 64 919 45 057 23 468

Remboursement 16 809 18 272 19 862 21 589 23 468


Intérêts 8 700 7 237 5 647 3 920 2 041
Annuités 25 509 25 509 25 509 25 509 25 509

L’annuité constante est égale à : 100 000 x 0,087 = 25 509


1 –( 1,087)- 5

Remarque : Les annuités sont constantes, les décaissements seront donc répartis
de manière homogène tout au long de la durée de l’emprunt. En réalité, ceci est
vrai lorsqu’on ne tient pas compte de l’impôt (IBS).

En effet, les intérêts diminuent, les économies d’impôt induites diminuent


également. Les décaissements de trésorerie sont donc croissants sur la période
de financement.
de l’encaissement des fonds
Opération Compte débité Compte crédité Montant
Emprunt 512 Banque 164 Emprunts 100 000

du remboursement
Opération Compte débité Compte crédité Montant
Amortissement 164 Emprunt 512 Banque 16 809

de l’intérêt
Opération Compte débité Compte crédité Montant
661 Charges
Intérêts 512 Banque 8 700
d'intérêts
CRITÈRES DE CHOIX
D’INVESTISSEMENT
DÉFINITION SPÉCIFIQUE AU DOMAINE

Les critères de choix d’investissement correspondent à un ensemble


d’outils financiers d’aide à la décision permettant de fournir aux
responsables des moyens d’évaluer et de comparer différents projets
d’investissement concurrents.

Il faut remarquer que le choix d’investissement est un problème


complexe qui, outre l’aspect financier abordé ici, comporte des aspects
techniques, organisationnels et humains.

Par ailleurs c’est une décision qui s’appuie sur des données futures donc
incertaines.

L’investissement est le type même de décision qui ne peut se réduire à sa


mesure strictement financière.
L’investissement
D'un point de vue financier, l'investissement est caractérisé par un (ou des)
flux de dépenses certaines dans le but d'obtenir un (ou des) flux de recettes
futures et incertaines. Par nature, un investissement est donc risqué puisque
la décision reposera sur la confrontation d'une certitude à une incertitude.

La pérennité de l'entreprise impose que celle-ci renouvelle voire accroisse


son potentiel de production et de commercialisation. La décision
d'investissement est une nécessité mais elle est lourde de conséquences :

elle engage l'entreprise sur le long terme,


elle est relativement irréversible,
elle repose sur des prévisions qui ont une grande part d'aléas.
L’échelonnement dans le temps des
différents flux de trésorerie peut être
visualisé sur un axe orienté selon :

Les règles de gestion


L’évaluation des flux
La détermination des flux de
trésorerie
Le choix des investissements repose sur la mise en œuvre de règles
communément reconnues par les gestionnaires.

Les flux : Tout investissement est réalisé en espérant qu'il


produise, au cours d'un intervalle de temps donné, des flux de
liquidités en retour ("retours d'argent") permettant d'amortir et
de rémunérer les moyens engagés et finalement d’accroître la
valeur de la firme.

Ces flux de trésorerie (souvent dénommés cash flows dans la


littérature) sur lesquels seront appliqués les critères de décision,
représentent les données essentielles en matière de choix des
investissements.

Seuls les flux relatifs à l’investissement étudié devront donc être


retenus.
La séparation des décisions d'investissement et
de financement :

Afin de s'assurer de la rentabilité strictement


économique de l'investissement, les flux relatifs
aux financements seront exclus (emprunts,
remboursements, frais financiers, crédit-bail
etc.).

Dans un deuxième temps, le choix du financement


devra bien évidemment être étudié.
Une des premières tâches consiste à identifier et à valoriser l'intégralité
des flux induits par un investissement.

Le flux d'investissement :

Il correspond aux dépenses nécessaires à la réalisation du projet : coût


des équipements, frais d'acquisition et d'installation, formation du
personnel, besoin en fonds de roulement (BFR) induit par
l’investissement.

Le besoin en fonds de roulement correspond aux éléments du cycle


d'exploitation nécessaires à l'activité économique :

- accroissement des stocks d'approvisionnement et de produits


finis,
- gonflement des créances clients lié au développement des
ventes,
- augmentation des crédits obtenus des fournisseurs.
Les flux d'exploitation :

Ils correspondent aux opérations liées à l'exploitation courante de


l'investissement :
- recettes nées des ventes de marchandises ou de
produits,
- dépenses consécutives aux achats de biens et services,
- aux paiement des salaires du personnel, etc.

Les flux résiduels :

Pour simplifier et dans un souci de prudence, la valeur résiduelle du


nouvel investissement pourrait être supposée nulle à la fin de la vie du
projet. Lorsqu’une valeur est estimée, elle doit tenir compte de
l’imposition des plus ou moins values.

A l'échéance du projet, le besoin en fonds de roulement sera récupéré


pour son montant résiduel afin de prendre en compte, pour la période
considérée, l'intégralité des flux inhérents au projet étudié.
Les flux et la TVA :

Lorsque l'entreprise récupère la taxe à la valeur ajoutée,


cette TVA ne constitue pour l'organisation ni une recette,
ni une dépense (l'entreprise est un simple intermédiaire).
Tous les flux seront donc retenus hors taxes.

L'impôt sur les sociétés :

Les bénéfices des sociétés sont soumis à un impôt (dont le


taux normal est de 25%) ; il conviendra de tenir compte de
l’impôt différentiel lié aux variations du résultat de
l’entreprise induites par l’investissement étudié.
Si le flux d’investissement est connu avec une relative
précision, les flux d’exploitation résultent d’hypothèses
d’activité et sont fournis par le système budgétaire.

La décision d'investissement nécessite l’étude des flux nets de


trésorerie prévisionnels. Ils peuvent être déterminés selon
deux méthodes :

La méthode directe : Pour une période donnée, ces flux


résultent de la différence entre les flux de recettes et les
flux de dépenses.

FLUX NETS = RECETTES - DÉPENSES


La méthode comptable :

Les flux ne sont pas en général déterminés directement du fait


de la nature des informations fournies par le système comptable.

Cette méthode consiste en l’utilisation de la capacité


d'autofinancement (CAF) prévisionnelle pour déterminer les
flux d’exploitation.

CAF = RÉSULTAT NET + DOTATIONS AUX


AMORTISSEMENTS

Cette dernière démarche sera présentée à partir d’un exemple.


Exemple :

Un projet d’investissement de 900 est amortissable


sur trois ans par annuités constantes.

Le BFR induit est de 50 dès l’exploitation du projet.

Les autres données figurent dans les tableaux ci-


dessous
Détermination des capacités d'autofinancement (CAF) prévisionnelles

Périodes (k) 1 2 3
Produits encaissables 445 1 145 1 445

Charges décaissables (hors Impôt sur les 400 650 710


sociétés)

Dotations aux amortissements 300 300 300

Résultat imposable -255 195 435

Impôt sur les sociétés (25%) (1) - 64 49 109

Résultat net -191 146 326

.C.A.F 109 446 626

: Le résultat imposable étant négatif la première période, l’entreprise réalise une


économie d’impôt
Détermination des Flux de trésorerie (FTk)
prévisionnels
Périodes (k) 0 1 2 3
CAF 109 446 626

Récupération du BFR 50

Cession de l’investissement (Val 180


résiduelle)

Investissement 900

Augmentation du BFR 50

Impôt sur cession (25%) 45

FTk -950 109 446 811


DÉFINITION SPÉCIFIQUE

Acquisition d'un bien d'équipement ou placement d'un capital en vue


d'en tirer des revenus futurs. Investir consiste donc à

échanger une dépense actuelle certaine


contre des recettes futures incertaines.

La décision d'investir peut être considérée comme un pari sur l'avenir.

L’investissement correspond à l’acte qui conduit à la constitution du


potentiel productif (et de commercialisation) et au résultat de cette
action, c’est-à-dire au flux représentatif des moyens de production
eux-mêmes.

Exemple : Équipements informatiques acquis par l’entreprise pour son


usage interne.
Les flux d’investissement :

Comprennent les dépenses d’investissement (coût de


l’élément considéré, frais d’installation, dépenses de
formation, etc) et les recettes induites (" retours
d’investissement " espérés par l’exploitation de celui-
ci).
Ces différents flux sont visualisés sur le schéma
suivant (l’investissement est échelonné dans le temps).
Selon leur destination :

Investissements de remplacement :
Ils ont pour objet de maintenir la capacité de production de l’entreprise
qui se déprécie au cours du temps.

Investissements de productivité :
Ils doivent permettre des gains de productivité et donc abaisser les
coûts.

Investissements d’expansion :
La conquête de nouveaux marchés nécessite d’accroître les capacités de
production.

Investissements stratégiques :
La stratégie peut avoir un caractère soit offensif (conquête de marchés
étrangers par exemple), soit défensif (protection contre le risque
d’approvisionnement par exemple).
Remarque : Ces distinctions utiles sur le plan de l’analyse, ne sont pas
aussi tranchées sur le plan pratique (ainsi le renouvellement n’est
jamais à l’identique du fait du progrès technique incorporé).

Selon leur nature (en reprenant la classification des immobilisations


retenue par le SCF) :

Investissements corporels : Ils correspondent aux biens physiques


(matériels par exemple).

Investissements incorporels : Concernent les flux immatériels


(acquisition de brevets par exemple).

Investissements financiers : Ils s’agit de prises de participation ou de


placements à long terme permettant de réaliser une croissance
externe.
L’accumulation des moyens nécessaires à l’activité est
constitutive du portefeuille d’actifs de l’entreprise.

Au sens étroit du terme, l’investissement est le plus


souvent assimilé à l’accroissement des actifs
immobilisés (emplois stables) alors que la décision
d’investissement elle-même a pris en compte non
seulement le flux d’immobilisation mais également les
flux d’exploitation induits composant le besoin en
fonds de roulement d’exploitation (par exemple stocks
nécessaires à l’activité).
Par ailleurs, certains biens peuvent être
financés par crédit-bail ou loués et non pas
acquis.

Ces éléments n’étant pas la propriété de


l’entreprise doivent figurer en
immobilisations dans les états financiers
comptable, car ils n’en constituent pas moins
qu’un investissement
DÉFINITION SPÉCIFIQUE

La rentabilité peut se définir comme la capacité qu'ont les


capitaux à procurer un résultat.

L'étude de la rentabilité est au cœur de toute analyse financière.

Elle est essentielle car elle permet d'assurer la rémunération


qu'attendent légitimement les apporteurs de capitaux.

Sur un autre plan, elle est l'une des conditions nécessaires à la


pérennité de l'entreprise car seule la création d'un surplus de
richesses permet de faire face à l'ensemble des besoins issu de
l'exploitation.
De manière générale, la rentabilité est mesurée par le
ratio :
RÉSULTAT / CAPITAUX

Remarque : La rentabilité ne doit pas être confondue avec


la "profitabilité" qui mesure la capacité des ventes à
produire un revenu.

La profitabilité est mesurée par le ratio :

RÉSULTAT / CHIFFRE D'ASFFAIRE


Le concept de rentabilité est parfois difficile à appréhender
compte tenu de la diversité des approches liée à la pluralité des
notions de capitaux (capitaux propres, capital économique, etc)

et de résultat (résultat comptable, résultat d'exploitation, excédent


brut d'exploitation, etc).

Cette diversité correspond en réalité aux différentes "vues" des


différents acteurs (associés, dirigeants, prêteurs, etc). En gestion
financière, on distingue essentiellement deux types de
rentabilité :
- la rentabilité économique
- la rentabilité financière.
Cette rentabilité exprime la capacité du capital économique
(actif immobilisé brut et besoin en fonds de roulement) à
dégager un excédent.

Ce dernier est pris hors financement, c'est-à-dire hors charges


financières. Traditionnellement, on retient soit le résultat
d'exploitation soit l'excédent brut d'exploitation (EBE).

Rentabilité économique avant I.B.S.


=
RÉSULTAT D'EXPLOITATION / (CAPITAUX PROPRES +
DETTES)
Cette rentabilité exprime la capacité des capitaux
propres à dégager un revenu compte tenu des charges
financières inhérentes aux modes de financement
utilisés.

Il est possible de retenir le résultat courant ou le


résultat de l'exercice. Comme la précédente, cette
rentabilité peut être déterminée avant ou après impôt.

Rentabilité financière avant I.B.S.


=
RÉSULTAT COURANT / CAPITAUX PROPRES
Rentabilité économique avant I.B.S. =

170 / 1000 = 17%

Rentabilité financière avant I.B.S. =

140 / 700 = 20%


Résultats Capitaux
Résultat d'exploitation 170 Capitaux propres 700

Intérêts (10% sur 300) 30 Dettes 300

Résultat courant 140 Total 1 000


Les dettes financières ont un coût représenté par les
intérêts versés aux organismes prêteurs.

Cette charge a donc une incidence sur la rentabilité de


l'entreprise.

Des taux d'intérêts inférieurs à la rentabilité économique


des actifs de l'entreprise permettent effectivement
d'accroître la rentabilité financière (effet positif du levier
financier).

Mais inversement un endettement trop onéreux réduit


cette rentabilité.
Risques liés à l'évolution des taux d'intérêts qui peut renchérir
le coût des financements.

Risques liés au besoin de liquidités nécessaires au


remboursement de la dette et aux paiements des intérêts.

Risques liés aux aléas de l'activité économique qui rendent


incertaine pour l'avenir la rentabilité économique de l'exploitation
et donc l'impact positif d'un effet de levier.

Étudier la part respective des capitaux propres et des dettes est donc
une question essentielle en gestion financière.
Obtenir une structure financière optimale (la meilleure possible)
est en réalité difficile. Il faut tenir compte :

des contraintes légales (par exemple montant minimum du capital


social dans certaines sociétés, réserve légale),

des risques liés à l'endettement (à fortiori au surendettement),

des risques liés à l'exploitation (variabilité de la rentabilité


économique),

du niveau d'indépendance financière souhaité (niveau


d'endettement par rapport aux capitaux propres),

des possibilités d'augmentation des fonds propres (et du


phénomène induit de dilution du capital).
Taux proportionnels
et
taux équivalents
Taux proportionnels

Deux taux correspondants à deux périodes différentes


sont dits proportionnels si leur rapport est égal au
rapport des durées des périodes de leurs placements
respectifs.
Notons ik le taux relatif à une période k de durée 1/k
ik proportionnel au taux annuel i, ik vérifie donc :

Notons que le taux relatif à une période k de durée 1/k


et proportionnel au taux annuel i,
vérifie donc :
Deux taux seront dits équivalents si appliqués pendant
une même durée à un même capital, ils ont la même
valeur acquise.

Plaçons un capital C0, pendant 1 année que l’on


fractionne en k périodes de durée chacune (1/k)
Si :
i : est le taux annuel de placement
ik : le taux relatif à une période k

Au taux annuel « i » Au taux « ik » nous devons


placer C0 pendant k périodes

La valeur acquise La valeur acquise

C0(1+i)
En égalisant les deux valeurs acquises :

C0(1+i) =

On obtient le taux équivalent pour la période k :


Soit i taux annuel = 6%
1‐ Donner les taux proportionnels semestriel, trimestriel
et mensuel
Rép:

2‐ Donner les taux équivalents semestriel, trimestriel et


mensuel
Rép :
TAUX EFFECTIF
GLOBAL
(TEG)
DÉFINITION SPÉCIFIQUE AU DOMAINE

Le taux effectif global (TEG) d’un prêt déterminé est un taux


d’intérêt calculé en incluant, outre les intérêts du contrat de prêt
concerné, tous les frais annexes afférents à ce contrat (commissions
et rémunérations de différente nature).

Le TEG constitue une mention obligatoire sur les contrats de


prêt des établissements de crédit, il permet de déterminer le coût
réel du financement et ainsi de :

comparer les conditions des crédits offerts par les différents


organismes,

s’assurer que le coût du crédit ne dépasse pas le taux d’usure.


Représentations/Exemples/Applications

Le TEG est un taux calculé selon la méthode


actuarielle ou du taux équivalent, c’est-à-dire selon la
méthode de calcul des intérêts composés
Sa détermination comporte deux étapes :

Calcul du taux de période sur la durée


correspondant à la périodicité des
versements effectués par le souscripteur ;

Calcul du TEG en déterminant le taux


annuel à partir du taux de période.
Exemple :
Un emprunt de 200 kda est remboursable en 20
trimestrialités constantes de 13,5677 kda tous frais de
gestion inclus.

Calcul du taux de période (ici, le trimestre) selon la


méthode actuarielle :

Le taux trimestriel t est tel que :


1- ( 1+i) -20
200 = 13.5677 x --------------
i
soit i = 3,1 %
Calcul du taux annuel selon la méthode actuarielle:

Le taux annuel (TEG) est tel que :


(1 + TEG)1= (1+ 0,031)4
soit TEG = 12,99%

Le TEG doit être également mentionné pour les crédits


de trésorerie à court terme (escompte d’effets,
découvert bancaire, etc.).
Le TEG est tel que :

TEG x 71
200= 9 735 x --------
365*100

soit TEG = 12,67%


Opérations financières
à court terme

- Escompte-
L’escompte est une forme de prêt. Il s’agit en fait de la
négociation de promesses de paiement de l’effet ou
traite avant l’échéance. L’organisme financier qui
acquiert les promesses de paiement les règle comptant
paiement, mais retient un certain intérêt que l’on
appelle l’escompte.

La personne qui achète l’effet (généralement une


banque) s’appelle l’escompteur s appelle l
escompteur.
La somme portée sur l’effet représente la valeur
nominale

la somme payable au moment de l’escompte représente


la valeur actuelle .

L’escompte concerne la substitution d’un capital payable


comptant c'est‐à‐dire payable à terme, et désigne
l’écart entre la valeur nominale et la valeur actuelle
d’un effet de commerce (titre négociable, lettre de
change, billet à ordre…).
L’escompte commercial est l’intérêt de la valeur
nominale pour le temps qui reste à courir entre la
date de négociation et de celle de l’échéance :

Posons :
Anom : valeur nominale de l’effet
Aact : valeur actuelle de l’effet
J : le nombre de jours séparant la date de
négociation
de la date d’échéance
i : le taux d’escompte en%
Ec : le montant de l’escompte commercial
La forme générale est donnée par:
La valeur nominale = valeur actuelle + escompte

C'est‐à‐dire Anom = Aact + Ec


Soit un effet de valeur nominale 3 600 DA payable
dans 110 jours au taux =4 %

calculer l’escompte et la valeur actuelle de l’effet.

Rép : Ec = 44 DA

Aact = 3 556 DA
Définition :
Le taux d’intérêt effectif « ieff », est le taux
d’intérêt réellement pratiqué sur l’escompte
commercial.

Puisque la banque paie réellement :

Anom – Ec
On remplace Ec par sa valeur
Ainsi :
Soit un effet de valeur nominale de 2 000 DA
escompté à 120 jours au taux annuel de 6%.
Calculer :

- L’escompte commercial
- Le taux d’intérêt effectif

Rép : Ec = 40 DA
ieff = 6,1%

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