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SER – Syndicat des Energies Renouvelables

SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Guides pratiques relatifs à la


protection des personnes et des biens
dans les installations photovoltaïques
raccordées au réseau BT ou HTA

Guide pratique à l’usage des porteurs de projets,


bureaux d’études et installateurs

Actualisé en décembre 2014


AVANT-PROPOS

Ce document est constitué de 4 guides pratiques complémentaires qui traitent de la protection des
personnes et des biens dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau :
• Protection des personnes et des biens lors de la conception et mise en œuvre
• Règlements de sécurité contre l’incendie et dispositions pour protéger l’action des
sapeurs pompiers
• Protection contre les effets de la foudre
• Recommandations pour intervenir en sécurité

Ce document a été réalisé par TRANSENERGIE pour le compte de SOLER, groupement français des
professionnels du solaire photovoltaïque du Syndicat des Energies Renouvelables (S.E.R.) avec l’aide
financière du Département des Énergies Renouvelables de l’Agence de l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Énergie (ADEME).
Ces guides ont pour objectif d’aider les bureaux d’études, monteurs de projets et installateurs à la
conception et la mise en œuvre de systèmes photovoltaïques, par des règles pratiques, inspirées des
guides français et européens existants.
Ils prennent en compte les résultats des différents travaux des groupes de travail impliqués dans cette
problématique notamment au niveau de l’UTE et de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la
Gestion des Crises. Ils intègrent les exigences formulées dans le guide C15-712-1 (juillet 2013)

Toute remarque et suggestion d’amélioration de ces documents sont les bienvenues et peuvent être
transmises aux auteurs pour une prise en compte lors d’une édition ultérieure.

Syndicat des Energies Renouvelables TRANSENERGIE ADEME/DER


Romain POUBEAU Gérard MOINE Rodolphe MORLOT
13-15 rue de la Baume 3 D Allée C. Debussy 500 route des Lucioles
75008 PARIS 69130 ECULLY 06560 SOPHIA ANTIPOLIS
Tél : 01 48 78 56 13 Tél : 04 72 86 04 16 tél : 04 93 95 79 12
romain.poubeau@enr.fr g.moine@transenergie.eu rodolphe.morlot@ademe.fr

SER, Paris, 2013

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou
ayants cause est illicite selon le code de la propriété intellectuelle (Art. L122-4) et constitue une contrefaçon réprimée par le code
pénal. Seules sont autorisées (Art. L122-5) les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, pédagogique ou
d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L122-
10 à L122-12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.

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SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Protection des personnes et des biens


lors de la conception et mise en œuvre
des installations photovoltaïques
raccordées au réseau BT ou HTA

Guide pratique à l’usage des porteurs de projets,


bureaux d’études et installateurs

15 octobre 2013
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

SOMMAIRE

1
INTRODUCTION 4
1 4
1.1 Domaine traité 4
1.2 Normes et guides 4
1.3 Définitions 6
1.4 Protection des personnes et des biens 8
2 Premiere partie - CONCEPTION 9
Partie courant continu (DC) 10
2.1 10
2.1.1 Généralités : 10
2.1.2 Modules photovoltaïques : 11
2.1.3 Appareillage et protections DC 12
2.1.4 Câbles DC 20
2.2 Onduleurs 22
2.3 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau 28
2.4 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau BT 28
2.4.1 Raccordement au réseau BT 28
2.4.2 Partie alternative de l’installation de production 29
2.5 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau HTA 34
2.5.1 Raccordement au réseau HTA 34
2.5.2 Exemple de schémas unifilaires HTA 39
3 Deuxième partie – MISE EN OEUVRE 42
3.1 Mise à la terre des masses et éléments conducteurs 42
3.2 Liaisons électriques 42
3.3 Emplacement des matériels 45
3.4 Identification des composants 45
3.5 Signalisation 46
3.6 Dossier technique 48
4 ANNEXES 49
Les puissances des composants de l’installation de production 56
(Source ERDF) 56
Les autres puissances définissant l’installation de production 57
(Source ERDF) 57
Prise en compte des différentes puissances 59
(Source ERDF) 59

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AVANT-PROPOS

Ce guide de spécifications techniques relatives à la protection des personnes et des biens pour les
générateurs photovoltaïques raccordés au réseau, a été rédigé par M. Gérard MOINE, ingénieur
systèmes photovoltaïques, directeur technique de Transénergie, et assisté pour la partie HTA, de
Patrice BRUN, ingénieur à Transénergie.
Ce document a été réalisé pour le compte du Syndicat des Energies Renouvelables (S.E.R.) avec l’aide
financière du Département des Énergies Renouvelables de l’Agence de l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Énergie (ADEME).
Ce guide a pour objectif d’aider les bureaux d’études et installateurs à la conception et la mise en
œuvre de systèmes photovoltaïques, par des règles pratiques, inspirées des guides français et
européens existants.
Ce guide a fait l’objet de 3 premières éditions parues en 2006, 2008 et 2012. Cette quatrième édition
prend en compte les résultats des différents travaux des groupes de travail impliqués dans la même
problématique notamment au niveau de l’UTE. Elle intègre les exigences formulées dans le guide C15-
er
712-1 (juillet 2013) applicable à partir du 1 janvier 2014.

Ce guide vient en complément de 3 autres guides édités également par le SER à savoir :
• Règlements de sécurité contre l’incendie et dispositions pour protéger l’action des
sapeurs pompiers
• Protection contre les effets de la foudre
• Recommandations pour intervenir en sécurité

Toute remarque et suggestion d’amélioration de ce document sont les bienvenues et peuvent être
transmises à l’auteur pour une prise en compte lors d’une édition ultérieure.

Syndicat des Energies Renouvelables TRANSENERGIE ADEME/DER


Romain POUBEAU Gérard MOINE Rodolphe MORLOT
13-15 rue de la Baume 3 D Allée C. Debussy 500 route des Lucioles
75008 PARIS 69130 ECULLY 06560 SOPHIA ANTIPOLIS
Tél : 01 48 78 56 13 Tél : 04 72 86 04 16 tél : 04 93 95 79 12
romain.poubeau@enr.fr g.moine@transenergie.eu rodolphe.morlot@ademe.fr

SER, Paris, 2013

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou
ayants cause est illicite selon le code de la propriété intellectuelle (Art. L122-4) et constitue une contrefaçon réprimée par le code
pénal. Seules sont autorisées (Art. L122-5) les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, pédagogique ou
d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L122-
10 à L122-12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.

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1 INTRODUCTION

1.1 Domaine traité

L’objet de ce document est de préciser les spécifications techniques des installations photovoltaïques
raccordées au réseau BT ou HTA à l’usage des concepteurs et des installateurs.
Il traite essentiellement des spécifications relatives à la protection des personnes et des biens pour la
partie basse tension (BT) quelque soit le niveau de puissance.
Les systèmes photovoltaïques « de sécurisation » ne sont pas spécifiquement traités dans cette édition.

Ce document se substitue pas au guide normatif UTE C15-712-1 : « Installations photovoltaïques sans
stockage et raccordées au réseau public de distribution (juillet 2013)

Les principes de conception énergétique et d’intégration des générateurs photovoltaïques sont plus
particulièrement traités dans le guide de rédaction du cahier des charges techniques de consultation à
destination du maître d’ouvrage (ADEME- 2007).

1.2 Normes et guides

L’application des présentes règles doit s’effectuer dans le respect des textes réglementaires en vigueur,
des normes de l'industrie photovoltaïque et des normes relatives aux installations électriques basse
tension, et des guides d’application notamment :

Textes réglementaires :
! le décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988 et ses ar rêtés pour la protection des travailleurs qui
mettent en œuvre des courants électriques,
! le décret n° 92-587 du 26 juin 1997 relatif à la compatibilité électromagnétique des appareils
électriques et électroniques,
! la circulaire DRT 89-2, 6 février 1989 modifiée le. 29 juillet 1994 - Application du décret 88-1056,
! les règlements de sécurité contre l'incendie dans les établissements recevant du public et/ou des
travailleurs,

Normes et guides :

CEI 62109-1 Sécurité des convertisseurs de puissance utilisés dans les systèmes photovoltaïques -
Partie 1 : Exigences générales
NF EN 50380 Spécifications particulières et informations sur les plaques de constructeur
(C 57-201) pour les modules photovoltaïques
NF EN 50380 Spécifications particulières et informations sur les plaques de constructeur
pour les modules photovoltaïques
NF EN 50521 Connecteurs pour systèmes photovoltaïques – Exigences de sécurité et essais
NF EN 50539-11 Parafoudres basse tension - Parafoudres pour applications spécifiques incluant le
(C 61-739-11) courant continu - Partie 11 : Exigences et essais pour parafoudres connectés aux
installations photovoltaïques
NF EN 60269-1-6 Fusibles basse tension - Partie 6: Exigences supplémentaires concernant les
éléments de remplacement utilisés pour la protection des systèmes d'énergie
solaire photovoltaïque.
NF EN 60664-1 Coordination de l'isolement des matériels dans les systèmes (réseaux) à basse tension
(C 20-040-1) Partie 1 : Principes, exigences et essais
NF EN 60947-1-2-3 Appareillage basse tension – Partie 1 : Règles générales – Partie 2 :
Disjoncteurs – Partie 3 : Interrupteurs, sectionneurs, interrupteurs-sectionneurs
et combinés-fusibles

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NF EN 61000-1-2-3 Compatibilité électromagnétique (CEM) – Partie 3-2 : limites - Limites pour les
émissions de courant harmonique (courant appelé par les appareils inférieur
ou égal à 16 A par phase).
NF EN 61439 Ensembles d’appareillages à basse tension
NF EN 61643-11 Parafoudres basse-tension - Partie 11: Parafoudres connectés aux systèmes
de distribution basse tension - Prescriptions et essais
(C 61-740)
NF EN 61646 Modules photovoltaïques (PV) en couches minces pour application terrestre -
(C 57-109) Qualification de la conception et homologation
NF EN 61730-1 Qualification pour la sûreté de fonctionnement des modules photovoltaïques
(C 57-111-1) (PV) - Partie 1: Exigences pour la construction
NF EN 61730-2 Qualification pour la sûreté de fonctionnement des modules photovoltaïques
(C 57-111-2) (PV) - Partie 2: Exigences pour les essais
NF EN 62262 Degrés de protection procurés par les enveloppes de matériels électriques
(C 20-015) contre les impacts mécaniques externes (Code IK)
NF EN 62305-1 Protection contre la foudre - Partie 1: Principes généraux
(C 17-100-1)
NF EN 62305-2 Protection contre la foudre - Partie 2: Evaluation du risque
(C 17-100-2)
NF EN 62305-3 Protection contre la foudre - Partie 3: Dommages physiques sur les structures
(C 17-100-3) et risques humains
NF C 14-100 Installations de branchement à basse tension
NF C 15-100 Installations électriques à basse tension
NF C 17-102 Protection contre la foudre - Systèmes de protection contre la foudre à
dispositif d’amorçage
UTE C 15-105 Guide pratique - Détermination des sections de conducteurs et choix des
dispositifs de protection - Méthodes pratiques
UTE C 15-400 Guide pratique – Raccordement des générateurs d’énergie électrique dans les
installations alimentées par un réseau public de distribution
UTE C 15-443 Choix et mise en œuvre des parafoudres basse tension

UTE C 15-520 Guide pratique : Canalisations - modes de pose - connexions

UTE C 61740-52 Parafoudres basse tension Parafoudres pour applications spécifiques incluant
le courant continu - Partie 52: Principes de choix et d’application - Parafoudres
connectés aux installations photovoltaïques
DIN VDE 0126-1-1 Dispositif de déconnexion automatique entre un générateur et le réseau public
basse tension
ADEME Guide ADEME (2007) : Systèmes photovoltaïques raccordés au réseau –
Guide de rédaction du cahier des charges techniques de consultation à
destination du maître d’ouvrage

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1.3 Définitions
En complément des définitions de la norme NF C 15-100, les définitions suivantes s’appliquent au
présent guide.

Cellule PV
Dispositif PV fondamental pouvant générer de l’électricité lorsqu’il est soumis à la lumière tel qu’un
rayonnement solaire.

Module PV
Le plus petit ensemble de cellules solaires interconnectées complètement protégé contre
l’environnement.

Chaîne PV
Circuit dans lequel des modules PV sont connectés en série afin de former des ensembles de façon à
générer la tension de sortie spécifiée.

Groupe PV
Ensemble mécanique et électrique intégré de chaînes et d’autres composants pour constituer une unité
de production d’énergie électrique en courant continu.

Boîte de jonction de groupe PV


Enveloppe dans laquelle toutes les chaînes PV d’un groupe PV sont reliées électriquement et où
peuvent être placés les dispositifs de protection éventuels.

Générateur PV ou champ PV
Ensemble de groupes PV, connectés en parallèle à un onduleur et associés à un même MPPT

Boîte de jonction ou tableau de générateur PV


Enveloppe dans laquelle tous les groupes PV sont reliés électriquement et où peuvent être placés les
dispositifs de protection éventuels.

Câble de chaîne PV
Câble reliant les chaînes PV à la boîte de jonction générateur ou à la boîte de jonction groupe PV.

Câble de groupe PV
Câble reliant les boîtes de jonction groupe PV à la boîte de jonction générateur PV.

Câble principal continu PV


Câble connectant la boîte de jonction de générateur PV aux bornes du courant continu de l'équipement
de conversion.

équipement de conversion PV ou onduleur


dispositif transformant la tension et le courant continu en tension et en courant alternatif, également
appelé onduleur.

Câble d’alimentation PV
Câble connectant la partie a.c. de l’installation électrique à l’équipement de conversion PV .

Installation PV
Ensemble de composants et matériels mis en œuvre dans l'installation PV.

Conditions d'essai normalisées STC


Conditions d'essais prescrites dans la NF EN 60904-3 (C 57-323) pour les cellules et les modules PV.

Tension en circuit ouvert : UocSTC


Tension en conditions d'essai normalisées, aux bornes d'un module PV, d'une chaîne PV, d'un groupe
PV non chargés (ouvert) ou aux bornes, partie courant continu, de l'équipement de conversion PV.

Tension au point de puissance maximale : UmppSTC

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Tension d'un module, d’une chaîne, d’un groupe, correspondant à la puissance maximale dans les
conditions d'essai normalisées STC.

Tension maximale en circuit ouvert : UocMAX


Tension maximale, aux bornes d'un module PV, d'une chaîne PV, d'un groupe PV non chargés (ouvert)
ou aux bornes, partie courant continu, de l'équipement de conversion PV.
UOCMAX = ku UOCSTC
Courant à la puissance maximale : ImppSTC
Courant d'un module, correspondant à la puissance maximale dans les conditions d'essai normalisées
STC.

Courant de court-circuit : IscSTC


Courant de court-circuit d'un module, d'une chaîne, d'un groupe PV ou d’un générateur PV en
conditions d'essai normalisées STC.

Courant de court-circuit maximal : Iscmax


Courant de court-circuit maximal d'un module, d'une chaîne, d'un groupe PV ou d’un générateur PV. Il
se calacule par la formule suivante : Iscmax= Isc (stc) x Ki (Ki doit être choisi au minimum égal à 1,25)

Courant inverse maximal : IRM


Valeur assignée de l’éventuel dispositif de protection contre les surintensités fournie par le fabricant du
module,
NOTE 1 : Le module est testé à une valeur ITEST égale à 135% de IRM pendant 2 heures selon la norme
NF EN 61730-2
NOTE 2 : La norme NF EN 50380 définit une valeur IR différente de IRM qui correspond à la tenue en
courant inverse du module pendant 8 heures

Partie courant continu


Partie d'une installation PV située entre les modules PV et les bornes en courant continu de
l'équipement de conversion PV.

Partie courant alternatif


Partie à basse tension de l'installation PV située en aval des bornes à courant alternatif de l'équipement
de conversion.

Maximum Power Point Tracking : MPPT


Méthode de pilotage interne à un onduleur assurant la recherche du fonctionnement à puissance
maximale.
Parafoudre :
Dispositif de protection des équipements électriques contre les surtensions transitoires

Appareil Général de Commande et de Protection : AGCP


Les fonctions de l'appareil général de commande et de protection sont d'assurer :
• le sectionnement et la commande ;
• la protection contre les surintensités ;
• la coupure d'urgence (pour les locaux d'habitation) ;
et, optionnellement
• la protection contre les contacts indirects ;
• la limitation de puissance.

NB. Dans le cas d’installation de puissance ≤ 36 kVA, cet appareil général de commande et de
protection est le disjoncteur de branchement

Isolation ou séparation galvanique


On parle d'isolation ou séparation galvanique entre deux circuits électriques ou électroniques
directement voisins (souvent couplés), quand le courant ne peut circuler directement entre ces deux
circuits.

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1.4 Protection des personnes et des biens

Dès le départ, le concepteur et l’installateur d’un système photovoltaïque raccordé au réseau doivent
prendre sérieusement en considération les dangers potentiels, pendant et après la phase d’installation,
et prendre toutes les dispositions pour assurer la protection des personnes et des biens.
La sécurité à long terme d’un système ne peut être atteinte que si les composants et le système ont été
correctement conçus et spécifiés dès le départ. Ces aspects sont couverts dans la première partie
« conception » de ce guide.
La seconde partie « installation » de ce guide traite des consignes à respecter lors de l’installation.

Compte tenu de la spécificité des installations PV et conformément au guide C15-712-1, il est retenu le
principe d’assurer la protection électrique des personnes et des biens par les dispositions suivantes en
BT :
• L’ensemble des composants côté DC sont de classe II
• Toutes les parties métalliques des matériels (y compris de classe II) constituant l’installation
photovoltaïque sont interconnectées et reliées à la même prise de terre
• Le schéma de liaison à la terre de la partie courant alternatif est réalisé conformément aux
exigences de la norme NF C15-100 (TT en BT ; ou TN ou IT entre onduleur et
transformateur en HTA)
• La protection contre les surcharges des câbles en cas de défaut est assurée par fusibles ou
disjoncteurs
• La prévention contre la dégradation des installations photovoltaïques est assurée par un
contrôle d’isolement de la partie courant continu
• La protection des équipements sensibles (onduleurs, modules PV,…) contre les
surtensions atmosphériques est assurée par la mise en œuvre de parafoudres et
éventuellement de paratonnerres pour les sites exposés à la foudre

• Ce document ne traite pas de la protection foudre des installations photovoltaïques qui fait
l’objet d’un autre guide spécifique réalisé par le SER en 2013 : « Protection contre les effets de
la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau »

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2 PREMIERE PARTIE - CONCEPTION


Typiquement un générateur photovoltaïque est constitué, sur le plan électrique en BT, des composants
suivants :
• Modules photovoltaïques
• Câblage DC (câbles, connecteurs, boites de jonction éventuelles,…)
• Dispositifs de protection (fusibles, disjoncteurs, parafoudres, ..)
• Dispositifs de coupure et sectionnement
• Onduleur(s)
• Câblage AC
• Compteur(s) d’énergie
Structure Partie DC : classe II Réseau de distribution
PV

Compteurs
d’énergie
Modules PV

Câbles de AGCP
chaînes
PV NFC14-100
Connecteurs

Fusibles DC
AGCP
Interrupteur-
sectionneur Boite de jonction
DC parallèle
< ou = 36 kVA > 36 kVA

Câbles de
Parafoudre DC
groupes
PV Coffret AC

Sectionneurs Parafoudre
AC Interrupteur-
Boite de raccordement Sectionneur
Liaison
général AC
équipotentielle

Interrupteur- Onduleurs
sectionneur
DC

Disjoncteur sortie
Câble principal PV onduleur
(différentiel 30
Interrupteur- mA
sectionneur si locaux
général DC d’habitation)

Parafoudre DC

Prise de terre
du bâtiment
Coffret DC
Schéma unifilaire type d’une installation PV raccordée au réseau BT

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SOLER – Groupem
ment français des professionnels du solaire photov
tovoltaïque

2.1 Partie courant


nt continu (DC)

2.1.1 Généralités :

Le système photovoltaïque doit oit être conçu pour permettre une installation dans
da des conditions de
sécurité optimale. Les circuits DC
D étant généralement à un niveau de tension ion supérieur à la TBT
(>120V), le câblage peut être réa
éalisé sans risque de chocs électriques si la procéd
cédure d’intervention est
respectée. Pour cela, le type de composants et leurs caractéristiques constru tructives permettront de
garantir une isolation électrique
ue du système DC vis à vis des personnes pendant pe l’installation ou
l’exploitation du champ PV.

2.1.1.1 Polarité à la terr


erre ou non

D’une manière générale, la plupart


p des installations photovoltaïques consonstituées de modules
photovoltaïques ne nécessitentt pas
p la mise à la terre d’une polarité DC.
Toutefois, certains fabricants de cellules photovoltaïques préconisent de relierr une
u polarité à la terre
pour des raisons fonctionnelle lles (pour éviter des dégradations des perform ormances énergétiques
réversibles ou non selon les technologies
tec de cellules PV). Dans ces cas, des es mesures spécifiques
doivent être prises pour assure rer à la fois le bon fonctionnement du système e et la protection des
personnes et des biens (onduleurur avec transformateur, contrôle du courant de fuit
uite à la terre,…).
Ces points sont abordés en 2.2

Aucune polarité à la terre Une polarité DC reliée à la terre

2.1.1.2 Mise à la terre des


d masses et éléments conducteurs

Il est à noter que la protection des


de personnes est assurée par une isolation double
ble ou renforcée (classe
II) des matériels DC et ne néces cessite donc, pas à priori, de mise à la terre dess éléments métalliques.
Toutefois, un défaut d’isolement ent éventuel des matériels DC provoqué par une ne dégradation de leur
isolant (détérioration lors de la mise
mi en œuvre ou vieillissement) pourrait entraînerer :
• Au premier défaut : la mise m au potentiel des éléments métalliques à un
une valeur de plusieurs
centaines de volts potentntiellement dangereuse pour les personnes
• Au deuxième défaut : un court-circuit au niveau du champ PV suscepti ptible de provoquer des
arcs électriques et un risq
isque d’incendie

En conséquence, la mise à la teterre des parties métalliques constituant un géné


nérateur photovoltaïque
s’impose essentiellement pour as
assurer le contrôle de défaut d’isolement éventue
tuel des matériels DC et
également pour contribuer à la p
protection des matériels contre les éventuelles surtensions
su induites par
la foudre.

2.1.1.3 Caractéristiques
es électriques des composants DC

Tous les composants DC (câbles


les, interrupteurs, connecteurs, etc,…) du système
eddoivent être choisis en
fonction des valeurs de couran
rant et tension maximum des modules connect ectés en série/parallèle
constituant le champ PV.

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Modules photovoltaïques :

Tous les composants DC seront dimensionnés au minimum :


• En tension : Uocmax = Uoc(stc) x KU
• En courant : Iscmax= Isc (stc) x Ki
N.B :
• Pour des technologies de module mono ou poly cristallins, le facteur de correction Ku à prendre
en compte est précisé ci-dessous. En l’absence d’information complémentaire de température,
la tension courant continu max à considérer est égale à 1,2 fois UocSTC .

Température Facteur
ambiante de
minimale °C correctio
n (ku)
24 à 20 1,02
19 à 15 1,04
14 à 10 1,06
9à5 1,08
4à0 1,10
-1 à -5 1,12
-6 à -10 1,14
-11 à -15 1,16
-16 à -20 1,18
-21 à -25 1, 20
-26 à -30 1,21
-31 à -35 1,23
-36 à -40 1,25
Ce coefficient peut être différent pour d’autres technologies (voir les indications du constructeur).

• Le facteur de correction Ki doit être au minimum de 1,25 et peut avoir une valeur supérieure
pour des modules photovoltaïques en couches minces.

N.B. A titre d’exemple, les modules en silicium amorphe délivrent une puissance de sortie beaucoup
plus élevée durant les premiers mois de fonctionnement que celle annoncée par le fabricant (puissance
crête garantie après stabilisation). En effet, le fabricant prend en compte, dès le départ, la baisse de
puissance prévisionnelle liée à cette technologie. Il y a lieu de se rapprocher des fabricants pour
connaître les valeurs correspondantes.

Les spécifications des différents composants constituant le générateur PV sont détaillées ci-après.

2.1.2 Modules photovoltaïques :

Les modules photovoltaïques doivent respecter les normes suivantes :


• CEI 61215 : Qualification de la conception et homologation des modules PV au silicium
cristallin
• CEI 61646 : Qualification de la conception et homologation des modules PV en couches
minces
• CEI 61730 -1 et 2 : Qualification pour la sureté de fonctionnement des modules PV

Conformément aux normes NF EN 61730 :


• Les modules PV intégrés dans un générateur PV délivrant une tension supérieure ou égale à
120V doivent être conformes aux exigences de la classe d’application A (considérés comme
répondant aux exigences de la classe II).

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• Un module photovoltaïque avec des parties conductrices accessibles qui forment l'armature du
périmètre ou le système de montage doit avoir des dispositions pour la mise à la terre avec
identification du symbole approprié.

L’ensemble des modules constituant le générateur photovoltaïque doivent avoir des caractéristiques
identiques avec une tolérance la plus faible possible (+/- 3 à 5% sans excéder 10%) sur la valeur
nominale de la puissance crête.

Conformément à la norme NF EN 50380 ed.3, la tension de fonctionnement maximum devra être


clairement spécifiée dans la documentation technique et sur l’étiquette apposée au dos du module. Elle
devra être compatible avec les niveaux de tension mis en jeu dans le champ photovoltaïque.
La valeur du courant inverse Irm des modules PV devra être précisée.

2.1.3 Appareillage et protections DC

2.1.3.1 Généralités
Une chaîne est un circuit dans lequel les modules PV sont connectés en série, afin de générer la
tension nécessaire à l’onduleur pour son bon fonctionnement. La mise en série peut se faire, soit
directement au niveau des modules en reliant les connecteurs de polarité opposée, soit par
l’intermédiaire de boîtes de jonction série.
Pour atteindre la puissance crête totale du générateur photovoltaïque, il y a lieu de mettre en parallèle
les différentes chaînes de modules photovoltaïques. La mise en parallèle se fait généralement par une
ou plusieurs boîtes de jonction.
Pour réduire les pertes de performances énergétiques du champ photovoltaïque, toutes les chaînes
susceptibles d’être mises en parallèle doivent être constituées :
! d’un nombre de modules en série identique,
! de modules de puissance nominale identique et de même technologie, exposés aux mêmes
conditions d’ensoleillement (orientation, inclinaison).

La liaison entre les modules et la boîte de jonction parallèle (ou l’onduleur en cas d’absence de boîte de
jonction) est appelée câble de chaîne.
La liaison entre la boîte de jonction parallèle et la boîte de raccordement est appelée câble de groupe
PV.
La liaison entre la boîte de jonction parallèle (ou de raccordement) et le coffret DC est appelée câble
principal.

2.1.3.2 Protection des modules PV


Un champ photovoltaïque peut être constitué d’une ou plusieurs chaînes de modules photovoltaïques.
Pour un ensemble de Nc chaînes connectées en parallèle, chacune d’elle étant constitué de M modules
connectés en série, le courant de défaut maximum dans une chaîne peut atteindre (Nc-1) Iscmax

N.B. En cas de défaut sur une des chaînes en parallèle (tension plus faible par exemple), l’ensemble
des autres chaînes est susceptible de débiter dans celle-ci. Pour un champ PV comportant quelques
chaînes en parallèle (par exemple 2 ou 3 chaînes), les protections contre les surintensités ne sont pas
nécessaires si les composants constituant chaque chaîne (modules, connecteurs et câbles) sont
dimensionnés pour supporter le courant maximum de défaut. Cette solution réduit le nombre de
composants et améliore la fiabilité du système tout en évitant un risque d’incendie en cas de défaut.
Le nombre exact de chaînes qui peuvent être connectées en parallèle sans protection, dépend des
caractéristiques des modules PV :
• courant inverse IRM : valeur donnée par le fabricant et définie par la norme CEI 61 730-2
(capacité du module PV à supporter un courant inverse de 1,35 IRM pendant au moins 2h)
! courant de court-circuit IscSTC
Un dispositif de protection des chaînes contre les surintensités est exigé uniquement si le nombre de
chaînes du générateur Nc est supérieur à Ncmax, nombre maximal de chaînes en parallèle sans
protection.

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N.B. Nc est le nombre total de chaînes connectées en parallèle à un même onduleur ou associés à un
même MPPT.

Sauf déclaration du fabricant de modules PV sur le nombre maximal de chaînes en parallèle sans
protection, les règles suivantes s’appliquent.

La détermination de Ncmax est donnée par la formule suivante, en fonction de la valeur du courant
inverse maximal des modules IRM et du courant de court-circuit des modules IscSTC :
Ncmax ≤ (1 + IRM / IscSTC)
Note : Conformément à l’article 11.2 de la norme NF EN 61730-1, la valeur du courant I RM est fournie par le fabricant
de modules.
N.B. Pour déterminer Ncmax, on considère qu’un module PV pouvant supporter un courant inverse de
1,35 IRM pendant au moins 2h, pourra supporter à fortiori un courant inverse de 1,25 x (Ncmax -1) Isc(stc)
pendant une durée ne dépassant pas 2h. En conséquence, (Ncmax - 1) x IscSTC doit être inférieur à IRM

Pour les générateurs PV avec un nombre de chaînes Nc supérieur à Ncmax, l’utilisation de dispositifs
de protection contre les courants inverses est donc à prévoir.

La règle générale est que chaque chaîne soit protégée individuellement par un dispositif de protection.

Dans certains cas de modules ayant une tenue très élevée en courant inverse, Np chaînes peuvent être
raccordées en parallèle à un dispositif de protection unique.
Sauf déclaration du fabricant de modules PV sur le nombre maximal de chaînes raccordées en
parallèle à un dispositif de protection unique, les règles suivantes s’appliquent.
Le nombre maximal de chaînes en parallèle Npmax raccordables à un dispositif de protection est donné
par la formule suivante :
Npmax ≤ (1 + IRM / IscSTC ) / 2,4

Le dimensionnement des dispositifs de protection se fait à l’aide du Tableau ci-dessous :

Dimensionnement des dispositifs de protection des modules PV

Nc Np In
Nombre de Nombre de Courant inverse maximal Obligation Courant assigné des
chaînes du chaînes par dans une chaîne de dispositifs de protection
générateur dispositif de Protection
protection
1 - - -
2 - Iscmax NON -

Nc ≤ Ncmax - (Nc -1) Iscmax -


1 (Nc -1) Iscmax 1,1 Iscmax ≤ In ≤ IRM
Nc > Ncmax OUI In ≥ Np 1,1 Iscmax
Np > 1 (Nc -1) Iscmax
In ≤ IRM – (Np -1) I IscSTC

Note : Si le choix est fait d’utiliser des dispositifs de protection dans le cas Nc ≤ Ncmax, les mêmes règles de
dimensionnement que le cas Nc > Ncmax seront utilisées.

2.1.3.3 Protection des câbles de chaînes PV

Le dimensionnement des câbles de chaînes PV prend en compte le choix du dispositif de protection


des modules PV adopté en 2.1.3.2.

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Le dimensionnement des câbles de chaînes PV se fait à l’aide du tableau ci-dessous.

Courants admissibles des câbles de chaînes PV

Nc Np In Iz
Nombre de Nombre de Courant inverse Avec Courant assigné Courant admissible des
chaînes du chaînes par maximal dans un Protection des dispositifs câbles de chaînes
générateur dispositif de câble de chaîne ? de protection
protection des modules
1 - - - Iz ≥ Iscmax
2 - Iscmax NON - Iz ≥ Iscmax
Nc - (Nc -1) Iscmax - Iz ≥ (Nc -1) Iscmax
Iz ≥ I2 si Nc < 20
1 (Nc -1) Iscmax In
Iz ≥ In si Nc ≥ 20
Nc OUI déterminé par le
tableau du § Iz ≥ kp I2 si Nc/Np < 20
Np > 1 (Nc -1) Iscmax 2.1.3.2
Iz ≥ kp In si Nc/Np ≥ 20
Note : Pour les disjoncteurs conformes à la norme NF EN 60947-2, le courant conventionnel de fonctionnement I2
est pris égal à 1,3 In. Pour les fusibles PV, le courant I2 est pris égal à 1,45 In.
Afin de dimensionner la section des câbles de chaînes à ce qui est strictement nécessaire à la sécurité
électrique, il est proposé une détermination du courant admissible des chaînes de câbles en fonction du
risque d’occurrence d’une surcharge prolongée à un niveau de courant compris entre In et I2 :
! Pour Nc < 20 ou Nc/Np < 20, le risque d’occurrence est significatif. La condition 1b de la partie
433.1 de la norme NF C 15-100 n’est pas applicable et Iz doit être supérieur ou égal à I2 ou à
kp I2.
! Pour Nc ≥ 20 ou Nc/Np ≥ 20, le risque d’occurrence n’est pas significatif. La condition 1b de la
partie 433.1 de la norme NF C 15-100 est applicable et Iz doit être supérieur ou égal à In ou à
kp In.
Le coefficient kp est utilisé si Np, le nombre de chaînes par dispositif de protection, est supérieur à 1. Il
permet de prendre en compte les courants fournis par les chaînes directement en parallèle sur la
chaîne en défaut, et ne passant pas par un dispositif de protection. Il se calcule par la formule suivante :
Kp = 1 + (Np – 1) / (Nc – Np). Il est toujours supérieur à 1 et tend vers 1 quand Nc est grand.
Le choix du courant admissible Iz des câbles de chaînes PV doit tenir compte des différents facteurs de
correction définis dans la partie 5-52 de la norme NF C 15-100.

2.1.3.4 Connecteurs DC
Des connecteurs débrochables sont généralement utilisés au niveau des modules photovoltaïques,
boîtes de jonction, coffrets DC, onduleurs, etc… pour simplifier la procédure d’installation.
Ces connecteurs sont également un bon moyen de protection contre les risques de choc électrique de
l’installateur. De tels connecteurs sont exigés entre chaque module PV et à l’extrémité de chaque
chaîne PV dès que la tension U OCMAX est supérieure à 60 V.

Les connecteurs doivent être :


• spécifiés pour le courant continu et dimensionnés pour des valeurs de tensions et
courants identiques ou supérieures à celles des câbles qui en sont équipés.
• assurer une protection contre les contacts directs (≥ IP2X ou IPXXB)
• être de classe II
• résister aux conditions extérieures (UV, humidité, température,…) (= ou> à IP55)
• conformes à la norme NF EN 50521

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NB. Il est impératif d’utiliser des connecteurs mâles et femelles du même fabricant pour assurer une
fiabilité de contact même si à priori le type de connecteurs est identique (cas d’un raccordement d’un
module PV en bout de chaîne possédant sa propre connectique avec le connecteur du câble de chaîne
d’un autre fabricant).
Un marquage « ne pas déconnecter en charge » doit être présent sur chaque connecteur ou à défaut
une étiquette doit être fixée à proximité des connecteurs.

Toutefois, pour éviter tout sectionnement en charge, les dispositifs de connexion accessibles aux
personnes non averties ou non qualifiées (par exemple à proximité des onduleurs dans les locaux
d’habitation) ne doivent être démontables qu’à l’aide d’un outil par construction ou par installation
(exemple : connecteurs DC verrouillables) et ceci après avoir actionné l’interrupteur DC correspondant.

2.1.3.5 Boîte de jonction pour mise en série de modules PV (le cas échéant)

Dans certains cas, la mise en série de modules doit être réalisée par l’intermédiaire de boîte de jonction
série. Chaque module photovoltaïque (ou série de modules photovoltaïques) doit pouvoir être
déconnecté et isolé individuellement pour permettre un contrôle électrique sans risque pour
l’intervenant.
Ce sectionnement, qui peut être réalisé simplement à l’aide de connecteurs débrochables, ne présente
pas de risque pour l’opérateur, sous réserve que le sectionnement ne soit pas réalisé en charge. Pour
cela, un interrupteur-sectionneur DC doit être intégré dans chaque boîte de jonction série sur le départ
de la chaîne PV afin de faciliter les opérations de maintenance.

D’autre part, afin de garantir un bon niveau de sécurité, les dispositions constructives suivantes doivent
être respectées :
• choix d’une enveloppe non propagatrice de la flamme et de degré de protection d’au moins IP
44 et IK 07
• disposition pour éviter tout phénomène de condensation
• disposition pour éviter tout mauvais contact électrique (utilisation de borniers à cages à ressorts
de préférence)
• disposition de telle sorte que les risques de court-circuit entre différentes polarités soient
improbables (exemple : séparation physique des portes fusibles (ou borniers) positifs et
négatifs avec isolation appropriée)
• utilisation de câbles unipolaires double isolation
• utilisation de la classe II ou par isolation équivalente (§ 412 de la norme NFC15-100)
• ouverture possible seulement à l’aide d’un outil
• conformité aux normes de la série NF EN 61 439 ou ensemble d’appareillage fabriqués et
installés conformément aux règles de 558.2 à 558.5 de la norme NFC15-100.

La boîte de jonction série est implantée en un lieu accessible par les exploitants, et comporte des
étiquettes de repérage et de signalisation de danger (voir § 3.2.6)
Les étiquettes sont facilement visibles et fixées d’une manière durable pour résister aux conditions
ambiantes (température, humidité, UV,…)

NB. Un champ photovoltaïque ne peut être mis hors tension pendant la journée. L’interrupteur-
sectionneur DC permet la coupure en charge du circuit, opération autorisant le sectionnement de
chaque module PV (ou série de modules PV) pour le contrôle.
Une intervention d’ordre électrique (exemple : changement d’interrupteur-sectionneur,…) à l’intérieur de
la boîte de jonction série pourra s’effectuer sans aucun risque si le sectionnement des différentes
liaisons a été effectué (déconnexion de l’ensemble des connecteurs (+) et (-) des différents modules PV
(ou série de modules PV) et consignation du câble de chaîne PV au niveau de la boîte de jonction
parallèle).

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2.1.3.6 Boîte de jonction pour mise en parallèle de chaînes PV (le cas échéant)

Si le groupe PV est constitué de plusieurs chaînes de modules photovoltaïques, la boîte de jonction


permet leur mise en parallèle. Celle-ci contient généralement les composants suivants : fusibles,
interrupteur-sectionneur, parafoudres et points de tests.

Chaque chaîne du champ photovoltaïque doit pouvoir être déconnectée et isolée individuellement pour
permettre un contrôle électrique sans risque pour l’intervenant.
Ce sectionnement, qui peut être réalisé simplement à l’aide de connecteurs débrochables, ne présente
pas de risque pour l’opérateur, sous réserve que le sectionnement ne soit pas réalisé en charge. Pour
cela, un interrupteur-sectionneur DC doit être intégré dans chaque boîte de jonction parallèle sur le
départ de la liaison principale (ou de groupe PV) afin de faciliter les opérations de maintenance.

D’autre part, afin de garantir un bon niveau de sécurité, les dispositions constructives suivantes doivent
être respectées :
• choix d’une enveloppe non propagatrice de la flamme et de degré de protection d’au moins IP
44 et IK 07
• disposition pour éviter tout phénomène de condensation
• disposition pour éviter tout mauvais contact électrique (utilisation de borniers à cages à ressorts
de préférence)
• disposition de telle sorte que les risques de court-circuit entre différentes polarités soient
improbables (exemple : séparation physique des portes fusibles (ou borniers) positifs et
négatifs avec isolation appropriée)
• utilisation de câbles unipolaires double isolation
• utilisation de la classe II ou par isolation équivalente (§ 412 de la norme NFC15-100)
• ouverture possible seulement à l’aide d’un outil
• conformité aux normes de la série NF EN 61 439 ou ensemble d’appareillage fabriqués et
installés conformément aux règles de 558.2 à 558.5 de la norme NFC15-100.

La boîte de jonction est implantée en un lieu accessible par les exploitants, et comporte des étiquettes
de repérage et de signalisation de danger (voir § 3.2.6)
Les étiquettes sont facilement visibles et fixées d’une manière durable pour résister aux conditions
ambiantes (température, humidité, UV,…)

NB. Un champ photovoltaïque ne peut être mis hors tension pendant la journée. L’interrupteur-
sectionneur DC permet la coupure en charge du circuit, opération autorisant le sectionnement de
chaque chaîne pour le contrôle.
Une intervention d’ordre électrique (exemple : changement d’interrupteur-sectionneur,…) à l’intérieur de
la boîte de jonction pourra s’effectuer sans aucun risque si le sectionnement des différentes liaisons a
été effectué (déconnexion de l’ensemble des connecteurs (+) et (-) des différentes chaînes et
consignation du câble de groupe PV au niveau de la boîte de raccordement dans le cas de plusieurs
boîtes de jonction en parallèle).

2.1.3.7 Diodes série (le cas échéant)

Si les diodes série sont placées sur les chaînes de modules PV, elles doivent avoir une tension inverse
minimum égale à 2 Uoc (stc) x nombre de modules en série (M) dans la chaîne.

N.B. Les diodes série (induisant une faible chute de tension) sont parfois préconisées dans un système
PV connecté réseau pour éviter des courants inverses dans les chaînes parallèles. Cette préconisation
est faite par certains fabricants de modules PV, notamment pour les modules à couches minces.
Toutefois ces diodes ne permettent pas pour autant de s’affranchir de la présence d’un fusible sur
chaque chaîne.
En effet, en cas de défaut les diodes série peuvent se mettre en court-circuit et demandent par
conséquent un contrôle régulier.

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Pour ces raisons, les diodes série sont rarement utilisées dans les installations photovoltaïques
raccordées au réseau. L’emploi de fusibles sur chaque chaîne permet d’assurer une protection
suffisante contre les courants inverses sans les pertes énergétiques et problèmes induits par les
diodes.

2.1.3.8 Boîte de raccordement pour mise en parallèle de groupes PV (le cas échéant)

Si le système est constitué de plusieurs groupes de modules photovoltaïques, la boîte de raccordement


permet leur mise en parallèle. Celle-ci peut contenir aussi d’autres composants tels que sectionneurs,
fusibles, interrupteur-sectionneur, parafoudres et points de tests.

Chaque groupe du champ photovoltaïque doit pouvoir être déconnecté hors charge et isolé
individuellement avec des sectionneurs DC appropriés. Pour cela, un interrupteur-sectionneur DC doit
être intégré dans chaque boîte de raccordement sur le départ de la liaison principale afin de faciliter les
opérations de maintenance.

D’autre part, afin de garantir un bon niveau de sécurité, les dispositions constructives suivantes doivent
être respectées :
• choix d’une enveloppe non propagatrice de la flamme et de degré de protection d’au moins IP
44 et IK 07
• disposition pour éviter tout phénomène de condensation
• disposition pour éviter tout mauvais contact électrique (utilisation de borniers à cages à ressorts
de préférence)
• disposition de telle sorte que les risques de court-circuit entre différentes polarités soient
improbables (exemple : séparation physique des portes fusibles (ou borniers) positifs et
négatifs avec isolation appropriée)
• utilisation de câbles unipolaires double isolation
• utilisation de la classe II ou par isolation équivalente (§ 412 de la norme NFC15-100)
• ouverture possible seulement à l’aide d’un outil
• conformité aux normes de la série NF EN 61 439 ou ensemble d’appareillage fabriqués et
installés conformément aux règles de 558.2 à 558.5 de la norme NFC15-100.

La boîte de raccordement est implantée en un lieu accessible par les exploitants, et comporte des
étiquettes de repérage et de signalisation de danger (voir § 3.2.6)
Les étiquettes sont facilement visibles et fixées d’une manière durable pour résister aux conditions
ambiantes (température, humidité, UV,…)

NB. Un champ photovoltaïque ne peut être mis hors tension pendant la journée. L’interrupteur-
sectionneur DC permet la coupure en charge du circuit, opération autorisant le sectionnement de
chaque groupe pour le contrôle.
Une intervention d’ordre électrique (exemple : changement d’interrupteur-sectionneur,…) à l’intérieur de
la boîte de raccordement pourra s’effectuer sans aucun risque si le sectionnement de toutes les liaisons
de groupes PV et de la liaison principale a été effectué au niveau de l’onduleur.

2.1.3.9 Protection des câbles de groupes PV


Dans une installation avec plusieurs groupes PV en parallèle, les câbles de groupes doivent être
protégés contre l’effet de courants inverses dû à un défaut éventuel dans une boîte de jonction.

Si le générateur PV est constitué de deux groupes en parallèle, le courant inverse maximal circulant
dans le câble du groupe en défaut peut valoir jusqu’à Iscmax_Groupe.

Si le générateur PV est constitué de Na groupes en parallèle (Na > 2), le courant inverse maximal
circulant dans le câble du groupe en défaut peut valoir jusqu’à (Na -1) Iscmax_Groupe.

Un dispositif de protection des câbles de groupes PV contre les surintensités n’est exigé que si leur
courant admissible est inférieur au courant inverse maximal de groupe.

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Les dimensionnements des dispositifs de protection et des câbles de groupes PV sont déterminés à
l’aide du tableau ci-dessous.

Courants admissibles des câbles de groupes PV et choix des dispositifs de protection associés

Na In Iz
Nombre de Courant inverse maximal Avec Courant assigné des Courant admissible des
groupes du dans un câble de groupe protection dispositifs de protection câbles de groupes
générateur ? de groupes

1 - - Iz ≥ Iscmax_Groupe
2 Iscmax_Groupe NON - Iz ≥ 1Iscmax_Groupe
Na > 2 (Na -1) Iscmax_Groupe - Iz ≥ (Na -1) Iscmax_Groupe

In ≥ 1,1
Na > 2 (Na -1) Iscmax_Groupe OUI Iz ≥ I2
Iscmax_Groupe

Note 1 : Pour les disjoncteurs conformes à la norme NF EN 60947-2, le courant conventionnel de fonctionnement I2
est pris égal à 1,3 In. Pour les fusibles PV, le courant I2 est pris égal à 1,45 In.
Note 2 : Calcul de IscSTC_Groupe_= Nc/Na IscSTC

Le risque d’occurrence d’une surcharge prolongée dans un câble de groupe à un niveau de courant
compris entre In et I2 est élevé car le nombre de groupes est généralement faible. La condition 1b de la
partie 433.1 de la norme NF C 15-100 n’est pas applicable et Iz doit être supérieur ou égal à I2.

Si le nombre de groupes est supérieur ou égal à 20, les exigences du tableau en 2.1.3.3, transposées
aux courants et protections de groupes, s’appliquent.

Le choix du courant admissible Iz des câbles de groupes PV doit tenir compte des différents facteurs de
correction définis dans la partie 5-52 de la norme NF C 15-100.

2.1.3.10 Fusibles ou disjoncteurs DC (le cas échéant)

Lorsque la protection contre les surintensités s’impose (voir § 2.1.3.2 et § 2.1.3.9), des fusibles ou
disjoncteurs doivent être installés pour protéger à la fois la polarité positive et négative de chaque
chaîne ou de chaque câble de groupe :
• Les protections doivent être calibrées pour une valeur de courant conformément aux tableaux
précédents
• Les protections doivent être dimensionnées pour fonctionner à une tension au moins égale à
Uocmax
• Les fusibles doivent être conformes à la norme NF EN 60 269-6 (spécifiés pour applications
photovoltaïques avec marquage gPV, avec courant conventionnel de fonctionnement I2 = 1,45
In)
• Les disjoncteurs doivent être conformes à la norme NF EN 60947-2 (avec courant
conventionnel de fonctionnement I2 = 1,3 In)

2.1.3.11 Protection du câble principal DC

Le câble principal d’un générateur PV n’a pas besoin de comporter de protection contre les
surintensités dans la mesure où le courant ne dépassera jamais Iscmax_Gen. En conséquence, il doit
être dimensionné avec un courant admissible Iz supérieur ou égal à Iscmax_Gen.

Le choix du courant admissible Iz du câble principal PV doit tenir compte des différents facteurs de
correction définis dans la partie 5-52 de la NF C 15-100.

NB : Pour un système de Nc chaînes connectées en parallèle, IscSTC_Gen_= Nc IscSTC

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2.1.3.12 Coupure générale DC

En cas d’apparition d’un danger inattendu au niveau de l’onduleur, un dispositif de coupure doit être
prévu en amont de celui-ci. Ce dispositif doit respecter les dispositions suivantes spécifiques aux
installations photovoltaïques :

• Tension assignée d’emploi ≥ UOCMAX


• Courant assigné In ≥ 1,1 Iscmax
• Conformité aux normes de la série NF EN 60 947
• Matériel spécifié pour le courant continu de catégorie d’emploi à minima DC21B avec
marquage correspondant
• Commande des dispositifs de coupure d’urgence facilement reconnaissables et rapidement
accessibles à proximité de l’onduleur
• Coupure électromécanique omnipolaire et simultanée assurée par une commande directe ou
par l’intermédiaire d’une action télécommandée

N.B. Conformément aux règles de la NF C15-100, les dispositifs de coupure d’urgence doivent être
à action manuelle directe dans les locaux d’habitation.

La commande de coupure générale DC doit être repérée par une étiquette portant la mention
« Coupure d’urgence entrée onduleur » (en lettres rouge sur fond jaune visible) fixée d’une manière
durable pour résister aux conditions ambiantes (température, humidité, …)

NB. Le pouvoir de coupure d’un interrupteur n’est pas le même en DC ou en AC. L’interrupteur doit être
spécifié pour un fonctionnement en DC.

2.1.3.13 Sectionnement général DC

Le sectionnement DC sur la liaison principale, en amont de l’onduleur, est un moyen d’isoler


électriquement le champ PV tout entier pour permettre une intervention en toute sécurité sur l’onduleur
durant les travaux d’installation, de maintenance ou de réparation (sous réserve d’avoir sectionné
également au préalable la liaison AC en sortie onduleur !).

Le sectionnement DC doit :
• être bipolaire pour isoler électriquement les 2 conducteurs correspondant à chaque polarité
mais peut ne pas être à sectionnement simultané.
• être spécifié pour le courant continu
• se situer en amont et à proximité de l’onduleur

En pratique, pour des onduleurs de faible puissance, le sectionnement peut être assuré par des
connecteurs débrochables reliant le câble principal au coffret intégrant la coupure générale (coffret DC).
Toutefois, pour éviter tout sectionnement en charge, les dispositifs de connexion accessibles aux
personnes non averties ou non qualifiées ne doivent être démontables qu’à l’aide d’un outil par
construction ou par installation (exemple : connecteurs DC verrouillables) et ceci après avoir actionné la
coupure DC.

Toutefois, l’utilisation d’un interrupteur-sectionneur situé en amont de l’onduleur, permet d’assurer en


une seule manœuvre la coupure et le sectionnement de la partie courant continu sans risque.

Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de déconnecter les connecteurs du câble principal DC, pour
intervenir sur l’onduleur, si l’interrupteur-sectionneur a été préalablement ouvert.

N.B. Auparavant, sur de nombreuses installations photovoltaïques constituées d’onduleurs de


puissance inférieure à quelques kW, les chaînes de modules étaient souvent raccordées directement à
l’onduleur par le biais de connecteurs débrochables sur chaque polarité sans la présence d’un
interrupteur général.
Cette solution n’est plus tolérée car :

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• elle ne permet pas de couper l’alimentation DC de l’onduleur en cas d’urgence


• le risque d’une déconnexion en charge (création d’arcs électriques) est réel en cas de non
respect de la procédure de la part des installateurs ou utilisateurs non avertis.

N.B. Par construction, certains onduleurs ont leurs dispositifs de coupure et de sectionnement situés
dans des enveloppes distinctes mais attenantes à la partie conversion de l’onduleur. Dans ce cas-là, Il
est admis que les dispositifs de coupure sont considérés comme non intégrés à l’onduleur.

2.1.4 Câbles DC

2.1.4.1 Généralités

Compte tenu de la spécificité des installations photovoltaïques, les câbles DC doivent respecter les
spécifications suivantes :

Type de câbles :
Tous les câbles sont sélectionnés de manière à ce que les risques de défaut à la terre ou de court-
circuits soient minimisés après installation. Cette condition est assurée en utilisant des câbles
monoconducteurs d’isolement équivalent à la classe II.

Les câbles doivent posséder les caractéristiques suivantes :


• Isolant de type C2 non propagateur de la flamme
• Température admissible sur l’âme d’au moins 90°C e n régime permanent
• Stabilité aux UV répondant à la condition d’influence AN3 (si non protégés par interposition
d’écran)
• Tension assignée du câble (Uo/U) compatible avec la tension maximum Ucomax

N.B.
• Pour les câbles Uo/U spécifiés en AC, la tension Ucomax ne doit pas être supérieure à 1,5 fois
la tension assignée (U) du conducteur ou câble et la tension nominale entre l’âme et la terre
(Uo) ne doit pas être supérieure à 1,5 fois la tension assignée (U0) du conducteur ou câble.
• Les câbles PV 1000F, U1000R2V sont utilisables jusqu’à 1500 V DC.
• Le guide UTE C32-502 décrit les câbles qui peuvent être utilisés dans les installations
photovoltaïques.

2.1.4.2 Dimensionnement :

Deux critères interviennent pour le dimensionnement des câbles : le courant admissible et la chute de
tension induite.

Courant admissible :
Le dimensionnement des câbles est effectué conformément aux règles de la norme NFC15-100 et du
guide UTE C15-105 sur la base de câbles à isolation PR, pour des courants maximum susceptibles de
les traverser y compris en cas de défaut.

Pour déterminer le courant admissible, les câbles sont dimensionnés en appliquant les facteurs
classiques multiplicatifs de correction en courant (coefficient de mode de pose, coefficient prenant en
compte le nombre de câbles posés ensemble, coefficient tenant compte de la température ambiante et
du type de câble).

Iz > I’z = Ib/(K1 x K2 x K3)

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Avec les coefficients suivants :


• K1 : facteur de correction prenant en compte le mode de pose (= 1 pour câbles mono-
conducteurs sur chemins de câbles perforés)
• K2 : facteur de correction prenant en compte l’influence mutuelle des circuits placés côte à côte
• K3 : facteur de correction prenant en compte la température ambiante et la nature de l’isolant (=
1 si Ta = 30°C ; = 0,82 si Ta = 50°C ; = 0 ,71 si T a = 60°C ; = 0,58 si Ta = 70°C)
• Ib : courant maximum d’emploi traversant les câbles
• I’z : courant maximum admissible du câble en tenant compte des conditions de pose
• Iz : courant maximum admissible du câble choisi : données fabricant (Iz doit être supérieur ou
égal à I’z)

A titre d’exemple, il est donné dans le tableau ci-dessous, les valeurs de courant maximales
admissibles dans des câbles de chaînes en fonction de la température ambiante :

Conditions d’utilisation
Les câbles de chaînes cheminant derrière les modules photovoltaïques ou soumis au rayonnement
direct sont dimensionnés pour une température ambiante de 70°C.

N.B. En toiture, la température arrière des modules peut être élevée en milieu de journée et il est
impératif que les câbles susceptibles d’être en contact direct avec leur face arrière soient dimensionnés
en conséquence.

Type de câbles Section Courant max admissible (A)

2 câbles sur parois 2 câbles sur parois


(Ta = 30°C) : I’z (Ta = 70°C) : I’z
2,5 33 19
Câble PV unipolaire
(Tmax= 90°C) 4 45 26

6 57 33

10 79 46
2,5 52 30
Câble PV
unipolaire (Tmax= 4 69 40
120°C)
6 89 52

10 124 72

Les autres câbles (câbles de groupes PV et câble principal) sont dimensionnés en fonction de la
température ambiante maximale à laquelle ils sont susceptibles d’être soumis.

Chute de tension

Les différentes liaisons entre les modules PV les plus éloignés et l’onduleur sont réalisées par des
câbles unipolaires double isolation et de section suffisante de telle sorte que la chute de tension globale
soit au maximum de 3%.

Rappel : la chute de tension en courant continu dans une liaison est donnée par la formule suivante :

! ∆U = (ρ L/S) x I Soit ∆U/U(%) = (ρ L/S) x I / U x 100

Par convention, on prendra les hypothèses suivantes :

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SOLER – Groupem
ment français des professionnels du solaire photov
tovoltaïque

! ρ = résistivité du câble à la température d’âme supposée être à 90°C en Ω.mm²/m ( ρ = 1,25 x


ρ0 ), ρ0 étant la résistivité
ité du cuivre à 20°C. Cela donne ρ = 1,25 x 0,0185
851 =0,02314 Ω.mm²/m
! L = longueur des câbles (+) et (-) en m
! I = courant Impp (25°C) en e A sous 1000 W/m²
! U = tension du champ PV Umpp (25°C) en V sous 1000W/m²

Dans le cas de plusieurs tronçon


ons de liaisons en série de section différente parco
courus par des courants
différents, la chute de tension to
totale est déterminée par la somme des chutes de d tensions de chacun
des tronçons.

NB. La longueur à prendre en n compte pour la chute de tension dans un tronçon


tron correspond à la
longueur de câble unipolaire utili
tilisé sur ce tronçon (les longueurs de câbles inter
ter-modules PV ne sont
pas prises en compte).

2.2 Onduleurs

L’onduleur synchrone est l’interfa


rface situé entre la partie DC et la partie AC.
Ses principales fonctions sont les suivantes :
! Ajustement de la tension on d’entrée de l’onduleur pour un fonctionnementt à puissance maximale
du champ PV (Umpp).
! Conversion du courantt ccontinu généré par le champ PV en courant altern ternatif et injection sur le
réseau de distribution au « fil du soleil »

Selon la typologie de l’onduleur,


ur, il existe des onduleurs avec séparation galvan
anique (onduleurs avec
transformateur BF ou HF) e et des onduleurs sans séparation galvaniq ique (onduleurs sans
transformateur).

Représentation d’un onduleur Représentation d’un onduleur


o
avec séparation galvanique sans séparation galva
vanique

D’autre part, des fonctions comp


mplémentaires de sécurité sont généralement int
intégrées à l’onduleur à
savoir :
! Contrôle de défaut d’isole
olement du champ PV
! Protection du réseau élec
lectrique par découplage

N.B. Pour les installations ra raccordées en HTA, certains onduleurs ont nt des fonctionnalités
supplémentaires leur permettan
tant de contribuer à la stabilité et au soutien n du réseau public de
distribution notamment :
• Régulation de tension pa
par absorption ou fourniture de puissance réactive
ve
• Gestion de la puissance
ce active
• Gestion des creux de tension
ten

Contrôle de défaut d’isolement


nt du champ PV

L’onduleur doit comporter un ccontrôleur d’isolement côté DC permettant de e prévenir d’un défaut
éventuel d’isolement (entre chaqu
que polarité et la masse) et provoquer l’arrêt évent
ntuel de l’onduleur.
Dans l’hypothèse où cette fonct
nction ne serait pas assurée par l’onduleur, il y a lieu de rajouter un
contrôleur d’isolement externe su
sur la partie continue avec signalisation du défaut.

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1 - Onduleur avec transformateur sans polarité DC reliée à la terre :

Actions en cas de défaut d’isolement

o Déclenchement d’une alarme sonore et/ou visuelle en cas de passage de l’isolement sous
le seuil d’alarme du CPI.
o Le fonctionnement de l’onduleur sous défaut d’isolement est toléré jusqu’à la fin de la
journée de production.
o Lors de la phase de démarrage du début de journée, l’onduleur ne doit pas se connecter au
réseau a.c. si un défaut d’isolement est présent dans le champ PV.
o Dans le cas d’une installation surveillée pendant la production par du personnel BA4 ou
BA5, la détection de défaut par les moyens complémentaires autorise le redémarrage de
l’installation le lendemain matin.
! Remarques
Le choix du seuil d’alarme du CPI est fonction de la technologie des modules PV et de la surface du
champ PV.

2 - Onduleur avec transformateur avec une polarité DC reliée à la terre par un dispositif de coupure
automatique permettant d’éliminer un courant de défaut circulant dans de le câble de mise à la terre
fonctionnelle du générateur PV (exemple : fusible, disjoncteur, relais ampèremétrique,..).

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Actions en cas de défaut d’isolement :

o Arrêt ou déconnexion immédiate de l’onduleur, côté a.c.


o Déclenchement d’une alarme sonore et/ou visuelle
Remarques
Dans le cas d’une protection insérée directement dans le câble de mise à la terre, le choix du
niveau de protection minimal est fonction de la technologie des modules PV et de la surface du
champ PV.
o Pour les onduleurs répondant à la norme VDE 0126-1-1, une adaptation du contrôle
d’isolement est nécessaire pour permettre leur utilisation avec une polarité mise à la terre.

NOTE : Une disposition complémentaire pour permettre d’identifier un défaut sur la polarité déjà
connectée à la terre peut être mise en œuvre :
- Surveillance quotidienne de l’isolement des deux polarités de la partie d.c. (y compris celle raccordée
à la terre) par rapport à la terre. Le test de l’isolement de la partie d.c. est réalisé avec la terre
fonctionnelle ouverte.
- Déclenchement d’une alarme sonore et/ou visuelle en cas de passage de l’isolement sous le seuil
d’alarme du contrôleur d’isolement et interdit à l’onduleur de se connecter au réseau a.c.
- Pour les onduleurs répondant à la pré-norme VDE 0126-1-1, le contrôle d’isolement intégré est
accepté pour répondre à cette mesure s’il est adapté.

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3 - Onduleur avec transformateur avec une polarité DC reliée à la terre par une résistance

Actions en cas de défaut d’isolement :

o Déclenchement d’une alarme sonore et/ou visuelle en cas de passage de l’isolement sous
le seuil d’alarme du CPI. Le fonctionnement de l’onduleur sous défaut d’isolement est toléré
jusqu’à la fin d’une journée de production.
o Lors de la phase de démarrage du début de journée, l’onduleur ne doit pas se connecter au
réseau a.c. si un défaut d’isolement est présent dans le champ PV.
! Remarques
Le choix du seuil d’alarme du CPI est fonction de la technologie des modules PV, de la surface du
champ PV, et doit prendre en compte la valeur de la résistance.
La résistance doit être dimensionnée en valeur et puissance à l’aide du constructeur de modules
PV.

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4 - Onduleur sans transformateur sans polarité DC reliée à la terre

Actions en cas de défaut d’isolement

o Déconnexion immédiate de l’onduleur, côté a.c.


o Déclenchement d’une alarme sonore et/ou visuelle

Note :
Une surveillance quotidienne de l’isolement de la partie d.c. par rapport à la terre est recommandée.
Le test de l’isolement de la partie d.c. est réalisé avec l’onduleur non connecté à la partie a.c. Il
déclenche une alarme sonore et/ou visuelle en cas de passage de l’isolement sous le seuil d’alarme du
contrôleur d’isolement et interdit à l’onduleur de se connecter au réseau a.c.
Pour les onduleurs répondant à la pré-norme VDE 0126-1-1, le dispositif intégré de contrôle de
l’isolement réalise cette fonction.

Protection du réseau électrique par découplage


Comme toute installation comportant des générateurs pouvant fonctionner en parallèle avec le réseau
électrique de distribution, une protection de découplage est nécessaire.
Cette protection est destinée à la déconnexion du générateur PV en cas de :
• Disparition de l’alimentation par le réseau de distribution
• Variations de la tension ou de la fréquence supérieures à celles spécifiées par le distributeur

Les onduleurs synchrones disposent généralement d’une protection de découplage interne. Ce


dispositif de déconnexion automatique est installé comme interface de sécurité entre le champ PV et le
réseau public à basse tension et remplace de fait une protection de découplage externe. Il empêche
l’alimentation inopinée d’un sous-réseau séparé de l'autre réseau de distribution (exploitation en réseau
séparé ou ilotage) et protège ainsi :
- le personnel d'exploitation et consommateur contre des tensions et des fréquences non admises,
- les moyens d'exploitation contre des tensions et des fréquences non admises,

Les onduleurs respectant la pré-norme VDE 0126-1-1 ont une protection de découplage interne basée
sur le contrôle de plusieurs paramètres :

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! tension (80% Un < U < 115 %Un)


! fréquence (47,5 Hz < f < 50,2 Hz)
! fonctionnement en ilotage
! courant continu éventuellement injecté sur le réseau alternatif
! courant de défaut d’isolement (côté continu et alternatif) pour les onduleurs sans
séparation galvanique

Tous les onduleurs se prévalant de la prénorme VDE0126-1-1 et de son amendement 1, doivent


disposer d’un certificat de conformité établi par un organisme accrédité.

Normes :
Les spécifications relatives aux onduleurs concernent essentiellement les aspects suivants :
• Raccordement au réseau public de distribution : pré-norme allemande VDE 0126-1-1 (ou à
défaut découplage externe de type B1).
• Prévention contre l’ilotage : CEI 62116
• Harmoniques : norme EN 61000-3-2 (≤ 16A par phase) et norme EN 61000-3-12 (> 16A par
phase)
• Fluctuations de tension et flicker : norme EN 61000-3-3 (≤ 16A par phase) et norme EN 61000-
3-11 (> 16A par phase)
• Compatibilité électromagnétique : norme EN 61000-6-3 et 4 (émissions) et EN 61000-6-1 et 2
(immunité)
• Marquage CE : directive 93/68/CEE
• Sécurité électrique : EN50178 et 62109-1 (2010)
• Efficacité globale des onduleurs photovoltaïques raccordés au réseau : NF EN 50530
(01/07/2010)

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2.3 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau

Les installations photovoltaïques peuvent être raccordées au réseau BT ou HTA selon la puissance
maximale cumulée des onduleurs.

Puissance maximale de Textes de référence Tension de raccordement


l’installation de production

P≤ 6 kVA Référentiel ERDF BT monophasé

6 kVA < P ≤ 250 kVA Référentiel ERDF BT triphasé


Arrêté du 23 avril 2008
250 kVA < P ≤ 12 MVA HTA

N.B. Selon le référentiel technique ERDF de 2011, le raccordement en monophasé est possible jusqu’à
6 kVA, au-delà de cette puissance, le raccordement en triphasé est obligatoire.

2.4 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau


BT

2.4.1 Raccordement au réseau BT

Pour le raccordement au réseau BT d’une installation photovoltaïque, il y a lieu de se référer à la norme


NF C14-100 : Installations de branchement à basse tension

Deux cas sont possibles pour raccorder une installation PV au réseau :

• Installation PV raccordée sur l’installation électrique interne (1 seul point de raccordement au


réseau pour la consommation et la production) : cas de l’autoconsommation ou injection du
surplus de production

Schéma de principe unifilaire de raccordement en injection de surplus de production (P≤ 36 kVA)


C : Coupe-circuit principal individuel (CCPI)
D : Appareil Général de Commande et de Protection (AGCP) : Disjoncteur de branchement

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• Installation PV raccordée directement sur le réseau de distribution avec point de livraison


spécifique à la production : cas de l’injection totale de la production nette

Schéma de principe unifilaire de raccordement en injection totale (P≤ 36 kVA)


C : Coupe-circuit principal individuel (CCPI)
D : Appareil Général de Commande et de Protection (AGCP) : Disjoncteur de branchement

Schéma de principe unifilaire de raccordement en injection totale (P> 36 kVA)

2.4.2 Partie alternative de l’installation de production

2.4.2.1 Appareillage et protections AC

La partie AC de l’installation photovoltaïque peut être considérée comme un circuit spécifique de la


distribution interne et doit répondre aux spécifications de la norme NFC 15-100.

N.B. Pour sa capacité à alimenter un défaut par un courant beaucoup plus important que ne peut le
faire un onduleur, le réseau est considéré comme la source et le générateur PV comme la charge.

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Tout le câblage AC est réalisé et dimensionné en conséquence.

Protection contre les surcharges et court-circuits :


L’onduleur synchrone, par sa fonction, est un générateur de courant. Par conséquent, il n’y a pas lieu
de prévoir de protection de surcharge des canalisations au-delà du courant maximal donné par le
fabricant d’onduleur (ou à défaut 1,1 fois son courant nominal).

Toutefois les liaisons électriques doivent être protégées au plus près de la source (réseau de
distribution) contre un court-circuit éventuel au niveau des onduleurs ou du TGBT. Le pouvoir de
coupure des dispositifs de protection est déterminé en tenant compte des courants de courts-circuits
maximaux susceptibles d’apparaître en provenance du réseau.

Dans le cas d’un branchement à puissance limitée (≤ 36 kVA), compte tenu de la présence des
protections amont (fusibles AD), un pouvoir de coupure de 3 kA est suffisant pour les dispositifs de
protection contre les court-circuits situés en aval du point de livraison.

Dans le cas d’un branchement à puissance surveillée (> 36 kVA), le producteur ou son représentant
demande au gestionnaire du réseau de distribution la puissance maximale du transformateur et sa
tension de court-circuit, les longueurs et les sections de la canalisation entre le transformateur et le
point de livraison, ceci afin d’avoir les éléments pour calculer le courant de court-circuit.

Pour le calcul des courants de court-circuit, selon l’article 5.1.7 de la norme NF C 14-100, il est fait
référence au schéma suivant :

Source NF C 14-100

Dans le cas où le gestionnaire du réseau de distribution ne serait pas en mesure de fournir tous les
éléments, on choisira les valeurs manquantes parmi les données suivantes :
- puissance du transformateur : 1000 kVA ;
- tension de court-circuit : 6 % ;
- liaison L1 : longueur 6 m, Aluminium, 4 câbles de section 240 mm² en parallèle par phase ;
- liaison L2 : longueur 15 m, Aluminium de section 240 mm² ;
- liaison L3 : longueur 0 m ;
- liaison L4 : longueur, nature et section déterminées par l’installateur.

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Pour le calcul du courant de court-circuit la résistivité à utiliser est celle à 20°C.

En pratique, le pouvoir de coupure est toujours inférieur à 25kA pour les dispositifs de protection
(transformateur de 1000kVA dans le poste HTA/BT public).
Protection contre les contacts indirects
Le schéma de liaison à la terre est de type TT pour lequel le conducteur neutre en sortie onduleur ne
doit pas être relié à la terre.
La protection contre les contacts indirects est assurée soit :
• par isolation double ou renforcée en amont de protection différentielle
• par coupure automatique de l’alimentation AC (par dispositif différentiel) au premier défaut
d’isolement de l’onduleur, considéré comme un récepteur vis-à-vis du réseau, car celui-ci n’est
généralement pas de classe II.

Sectionnement
Pour permettre la maintenance, un dispositif de sectionnement doit être prévu en sortie et à proximité
de chaque onduleur avec étiquette numérotée pour repérage.

NB. Ces dispositifs permettent le sectionnement d’un onduleur sans arrêter le fonctionnement des
autres afin de ne pas pénaliser la production globale de l’installation.

D’autre part, pour répondre aux exigences du distributeur, un dispositif de sectionnement général doit
être installé en amont de la liaison principale AC reliant le générateur photovoltaïque au réseau.

Coupure d’urgence
Afin de permettre l’arrêt de l’onduleur par coupure du réseau d’alimentation AC, notamment en cas
d’apparition d’un danger inattendu, un dispositif de coupure omnipolaire et simultané doit être présent à
proximité de l’onduleur, visible et facilement accessible (exemple : interrupteur-sectionneur).

La commande de coupure d’urgence doit être repérée par une étiquette portant la mention « Coupure
d’urgence sortie onduleur » (en lettres rouge sur fond jaune visible) fixée d’une manière durable pour
résister aux conditions ambiantes (température, humidité, …)

NB. Cette fonction peut être réalisée par l’AGCP s’il se trouve à proximité de l’onduleur. Dans le cas
contraire, il y a lieu de rajouter un dispositif de coupure spécifique.

Protection contre les surtensions :

Pour protéger les onduleurs contre les surtensions éventuelles en provenance du réseau de
distribution, il est souvent nécessaire de prévoir un parafoudre avec sa protection spécifique au niveau
du TGBT.

Dispositifs de protection

N.B. Certaines fonctions décrites précédemment (coupure, sectionnement, protection contre les court-
circuits et/ou protection différentielle) peuvent être judicieusement réalisées dans certains cas par un
seul dispositif (AGCP, interrupteur/sectionneur ou disjoncteur si celui-ci est reconnu apte au
sectionnement par sa norme).

L’ensemble des appareils de protection AC (disjoncteurs, parafoudre, interrupteur-sectionneur) sont


souvent généralement regroupés dans un même coffret situé en sortie onduleur (coffret AC).
Le choix du calibre des dispositifs de protection doit tenir compte des contraintes particulières, telles
que, par exemple, montage côte à côte, d’appareillages utilisés simultanément à leur courant nominal
et/ou température ambiante élevée.
On se référera à la norme NF EN 61 439 – 1 pour la conception et réalisation du coffret AC.

Pour une puissance de raccordement inférieure ou égale à 36 kVA, le disjoncteur de branchement


(AGCP) avec fonction différentielle 500mA de type S assure les 2 fonctions (coupure et protection
contre les courts-circuits) dans le cas d’un raccordement en injection totale.

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Le calibrage du disjoncteur de branchement est déterminé en fonction du courant maximum fourni par
le(s) onduleur(s).

De plus, pour les locaux d’habitation, une protection complémentaire doit être assurée par un dispositif
différentiel de sensibilité inférieure ou égale à 30 mA.
En conséquence, dans le cas d’un seul onduleur, un interrupteur ou disjoncteur différentiel 30mA (de
préférence à immunité renforcée) est rajouté sur le circuit de sortie de l’onduleur assurant à la fois, le
sectionnement de l’onduleur, la coupure d’urgence et le sectionnement général de l’installation
photovoltaïque vis-à-vis du réseau, sous réserve qu’il soit facilement accessible.

Dans le cas de plusieurs onduleurs, un interrupteur ou disjoncteur différentiel 30mA (de préférence à
immunité renforcée) sera rajouté sur le circuit de sortie de chaque onduleur. Un disjoncteur ou
interrupteur-sectionneur sera placé sur le câble principal pour assurer à la fois le sectionnement général
de l’installation photovoltaïque vis-à-vis du réseau et à la fois la coupure d’urgence sous réserve que la
commande soit facilement accessible (voir schéma en annexe).

Dans le cas d’un raccordement en vente excédentaire, l’onduleur sera raccordé au tableau de
distribution interne par une liaison spécifique via un dispositif différentiel 30mA dédié (pour les locaux
d’habitation) (voir schéma en annexe). .

Pour une puissance de raccordement supérieure à 36 kVA au réseau BT, un disjoncteur différentiel
ou non (AGCP) devra être installé en aval de l’interrupteur sectionneur du point de raccordement en
cas de vente totale.
Le calibrage du disjoncteur sera déterminé en fonction du courant maximum fourni par le(s)
onduleur(s).

Dans le cas d’un seul onduleur, un interrupteur ou disjoncteur différentiel ou non sera rajouté en sortie
onduleur (intégré généralement dans le coffret AC) et assurant à la fois, le sectionnement de l’onduleur,
la coupure d’urgence et le sectionnement général de l’installation photovoltaïque vis-à-vis du réseau,
sous réserve qu’il soit facilement accessible.

Dans le cas de plusieurs onduleurs, un interrupteur ou disjoncteur différentiel ou non sera rajouté en
sortie de chaque onduleur. Un disjoncteur ou interrupteur-sectionneur sera placé sur le câble principal
pour assurer à la fois le sectionnement général de l’installation photovoltaïque vis-à-vis du réseau et à
la fois la coupure d’urgence sous réserve que la commande soit facilement accessible.
L’ensemble de ces appareillages doivent être intégrés dans le coffret AC à proximité des onduleurs
(voir schéma en annexe). .

NB. En cas d’urgence, la coupure permet de mettre hors tension la partie AC en aval du ou des
onduleur(s). Toutefois, cette coupure d’urgence ne permet pas la mise hors tension les circuits DC
puisque les câbles DC restent alimentés tant que le champ PV est exposé à la lumière du jour.
Compte tenu du risque électrique potentiel pour les intervenants de secours, des dispositions doivent
être mise en œuvre dans certains bâtiments (ERP et IGH) : se reporter au § 2.5.

2.4.2.2 Câbles AC

Type de câbles :

Le câble principal assurant la liaison entre le disjoncteur de branchement et le coffret AC doit être de
type PR avec une section minimale de 10 mm² cuivre.
De plus, le câble est de classe II, si le disjoncteur de branchement n’est pas différentiel.

Dimensionnement :

Deux critères interviennent pour le dimensionnement des câbles :


• le courant maximum admissible
• la chute de tension induite

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Courant admissible :
Le dimensionnement des câbles est effectué conformément aux règles de la norme NFC15-100 et du
guide UTE C15-105 sur la base de câbles à isolation PR, pour des courants maximum susceptibles de
les traverser y compris en cas de défaut.
Pour déterminer le courant admissible, les câbles sont dimensionnés en appliquant les facteurs
classiques multiplicatifs de correction en courant (coefficient de mode de pose, coefficient prenant en
compte le nombre de câbles posés ensemble, coefficient tenant compte de la température ambiante et
du type de câble).

Iz > I’z = Ib/(K1 x K2 x K3)

Avec les coefficients suivants :


• K1 : facteur de correction prenant en compte le mode de pose
• K2 : facteur de correction prenant en compte l’influence mutuelle des circuits placés côte à côte
• K3 : facteur de correction prenant en compte la température ambiante et la nature de l’isolant (=
1 si Ta = 30°C ; = 0,82 si Ta = 50°C)
• Ib : courant maximum d’emploi traversant les câbles (déterminé à partir du courant maximum
délivré par l’onduleur)
• I’z : courant maximum admissible du câble en tenant compte des conditions de pose
• Iz : courant maximum admissible du câble choisi : données fabricant (Iz doit être supérieur ou
égal à I’z)

Chute de tension
Les différentes liaisons entre le point de livraison au réseau et les onduleurs les plus éloignés sont
réalisées par des câbles de section suffisante de telle sorte que la chute de tension globale soit au
maximum de 3%. Toutefois il est recommandé de limiter la chute de tension à une valeur inférieure à 1
% d’une part pour réduire les pertes d’énergie et d’autre part pour éviter les risques des découplages
momentanés de l’onduleur.

N.B. L’impédance de la ligne AC doit être minimisée selon le critère de la limitation en tension maximale
admissible. En effet, l’onduleur lui-même est équipé d’une coupure automatique en cas de
dépassement d’une certaine valeur de tension mesurée en sortie de l’appareil. Les conditions de
dépassement interviendront donc d’autant plus facilement que la chute de tension dans la liaison est
importante.

Dans le cas de plusieurs tronçons en série de liaisons de section différente parcourus par des courants
différents, la chute de tension totale est déterminée par la somme des chutes de tensions de chacun
des tronçons.

Rappel : la chute de tension en courant alternatif dans une liaison est donnée par la formule suivante :

∆V = b (ρ1 L/S cosφ + λ L sinφ) Ib

Avec ∆V : chute de tension, en volts


• b : coef de 1 pour triphasé phase-neutre, 2 mono, et racine de 3 pour le tri entre phases.
• ρ1 : résistivité du conducteur en service normal, soit 1,25 fois celle à 20 °C ρ1 = 0,0225 Ω
mm2/m pour le cuivre; ρ1 = 0,036 Ω mm2/m pour l'aluminium
• L : longueur de la canalisation, en mètres
• S : section des conducteurs, en mm2
• cosφ : facteur de puissance
• Ib : courant maximal d'emploi, en ampères
• λ : réactance linéique des conducteurs. En l’absence d’information, prendre 0,08 mΩ /m

En BT, cosφ =1 (le courant injecté par l’onduleur est en phase avec la tension du réseau) d’où la
formule simplifiée:

∆V = b (ρ1 L/S) Ib et ∆V/V (%) = 100 ∆V/Vo (Vo : tension entre phase et neutre en volts)

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2.4.2.3 Comptage

Comptage gestionnaire du réseau :

Dans le cas de l’injection totale, l’’installation photovoltaïque comporte deux compteurs d’énergie (un
pour mesurer la production et un autre pour mesurer une consommation éventuelle d’auxiliaires) sur le
circuit de production.

Dans le cas de l’autoconsommation, l’’installation photovoltaïque comporte deux compteurs d’énergie


(un pour mesurer la production et un autre pour mesurer la consommation).

Comptage producteur :
Un compteur d’énergie spécifique avec affichage est utilement mis en place en sortie du (ou des)
onduleur(s) dans le cas de la vente d’énergie excédentaire.

N.B. Un comptage éventuel, interne à l’onduleur, ne dispense pas de ce compteur externe qui permet
d’enregistrer le cumul d’énergie fournie par le générateur photovoltaïque, même en cas de
remplacement éventuel d’onduleur.

Le compteur d’énergie externe est optionnel dans le cas d’une vente d’énergie totale dans la mesure où
le comptage de production est également effectué par le distributeur.

N.B. Un tel compteur permet au producteur de contrôler l’énergie fournie par le système photovoltaïque
et contribuera à la fois à satisfaire le client et à la détection d’un défaut éventuel. Le compteur doit être
placé de telle sorte que le producteur puisse y accéder facilement.

2.4.2.4 Alimentation des auxiliaires

Dans certains cas, il y a lieu d’alimenter en 230V des équipements dont le fonctionnement est
directement lié au générateur photovoltaïque (exemple : ventilation, acquisition de mesures,
afficheurs,…).
L’alimentation peut s’effectuer de 2 manières selon le type d’auxiliaires :
• Le branchement en sortie onduleur du générateur photovoltaïque se fait obligatoirement pour
tous les équipements indispensables à la production et à la sécurité de fonctionnement
(ventilation, dispositifs de sécurité,…)
• Le branchement sur le tableau de distribution du bâtiment par une liaison spécifique peut être
envisagé pour des équipements périphériques annexes (éclairage locaux techniques,
afficheurs,…)

Dans le premier cas, le raccordement peut s’effectuer au niveau du coffret AC en aval du sectionneur
par une liaison spécifique protégée par un disjoncteur de calibre approprié (et différentiel 30mA pour
prise de courant) en cas d’injection totale.

2.5 Partie courant alternatif (AC) des installations raccordées au réseau


HTA

2.5.1 Raccordement au réseau HTA

Le raccordement d’une installation photovoltaïque au réseau de distribution HTA nécessite un poste de


livraison décrit par la C13-100. Cette norme précise la constitution et dimensionnement des postes de
livraison intérieurs notamment :
• Les cellules HTA dont le type d’appareil de coupure générale de l’installation
• Le dispositif de comptage à mettre en œuvre (BT ou HTA)
• Les dispositifs de protections en court circuit, homopolaires,

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• La nécessité d’une protection de découplage


• La mise en œuvre des sources auxiliaires
• Les prises de terre et conducteur de protection.

Toutefois, d’autres équipements sont demandés par le distributeur, entre autres :


• Dispositif d’Echange d’Informations d’Exploitation (D.E.I.E.),
• Liaisons téléphoniques (télérelève, DEIE, …).

D’autres types de postes de livraison (semi enterré, simplifié, sur poteau, …) codifiés par d’autres
normes existent, mais n’entrent pas dans le cadre de ce guide.

La norme C13-200 définit les règles de conception et de réalisation des installations électriques haute
tension (inférieure ou égale à 245 kV) notamment de type industriel ou tertiaire. Elle régit donc la partie
privative de la distribution HTA quand elle existe.

2.5.1.1 Type de raccordement HTA de distribution

Plusieurs architectures du réseau de distribution (RPD) sont rencontrées en fonction de la localisation


de l’installation :
• en antenne (un seul câble et donc un interrupteur en arrivée)
• en coupure d’artère (le poste de livraison est inséré dans une boucle, soit 2 interrupteurs)
• en double dérivation (le poste est desservi par 2 câbles indépendants, soit 2 interrupteurs avec
un fonctionnement en inverseur).
Typiquement, l’architecture en antenne est développée en milieu rural alors que la coupure d’artère est
privilégiée en milieu urbain et péri-urbain. La double dérivation est rencontrée en région parisienne ou
alimente les sites requérant une bonne continuité d’alimentation (hôpitaux, certains industriels, …).

2.5.1.2 Matériel HTA


La norme C13-100 prévoit l’utilisation :
- Soit de cellules HTA sous enveloppe métallique
- Soit de cellules HTA de type ouverte où les parties sous tension sont visibles.

Actuellement les cellules type ouvertes ne sont plus utilisées. Les cellules HTA auxquelles il est fait
référence dans ce texte sont implicitement sous enveloppe métallique.

2.5.1.3 Protection de découplage


Certaines perturbations du réseau nécessitent l’arrêt de l’injection en puissance. La norme NF C13 100
impose une protection de découplage pour toute installation de production couplée au réseau, même
fugitivement.
Pour une installation photovoltaïque HTA, le distributeur impose une protection de type H1 à H5,
essentiellement en fonction de la puissance crête. La protection de type H1 déclenche instantanément
sur détection d’un défaut en tension ou en fréquence. Les protections de type H2 à H5 sont à
déclenchement temporisé.
L’action de cette protection peut concerner soit l’ensemble de l’installation et agir sur l’appareil de
coupure générale ou bien seulement les organes de production.
La protection de découplage demande une prise de tension en amont de l’appareil de coupure générale
de l’installation.

2.5.1.4 Comptage
Comptage BT
Si la tension et l’intensité pour le comptage de l’énergie sont mesurées au secondaire du
transformateur, on parle de comptage BT. Ce type de comptage est autorisé si et seulement si :
- le poste de livraison ne comporte qu’un seul transformateur

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- le courant secondaire de ce transformateur est inférieur ou égal à 2000A (soit un


transformateur de puissance 1250 kVA sous 20 kV).

Comptage HTA
A contrario, le comptage en HTA est obligatoire si :
- L’installation comporte plusieurs transformateurs
- ou bien le courant secondaire du transformateur est supérieur à 2000A.

Dans ce cas, la tension HTA est abaissée à un niveau compatible avec l’électronique des relais de
protection par les transformateurs de potentiels HTA. Ces TP sont situés dans la cellule de prise de
tension déjà installée pour la protection de découplage.

2.5.1.5 Appareil de coupure général HTA


Un interrupteur-fusible peut remplir cette fonction si le courant de base (I nominal) de l’installation est
inférieur à 45A. Au-delà, un disjoncteur est exigé par la norme C13-100.
Ce disjoncteur doit s’ouvrir en cas de court circuit en 0,2s maximum (hors cas particulier d’une
sélectivité logique). Cette réactivité est nécessaire pour permettre la sélectivité chronométrique avec les
disjoncteurs du distributeur en amont (poste source). Cette temporisation réduite interdit toutefois toute
sélectivité chronométrique en aval de la distribution.

2.5.1.6 Alimentations auxiliaires


Outre l’alimentation des relais de protection, des DGPT, les auxiliaires du poste relèvent de
l’exploitation d’un bâtiment :
- Eclairage
- Chauffage
- Sécurisations diverses (intrusion, incendie, …)
- Monitoring, DEIE, …
- Divers

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La C13-100 demande que l’ouverture du disjoncteur général soit de type « minimum de tension » et
réalisé par une bobine alimentée par une alimentation auxiliaire indépendante.
La perte de l’alimentation de cette bobine (ou une défaillance des relais numériques de protection)
provoque donc l’ouverture du disjoncteur général. Cette alimentation doit donc être particulièrement
fiable. Concrètement, on utilise un chargeur batterie dit à recouvrement avec un système
batterie/chargeur redondant.
Les autres auxiliaires du poste de livraison sont alimentés généralement par un des transformateurs de
puissance du poste ou un transformateur de faible puissance dédié.
Certains auxiliaires peuvent être alimentés également via un onduleur industriel qui permet de
s’affranchir, dans une certaine mesure, d’une coupure prolongée du RPD.

2.5.1.7 Prise de terre


Tout poste doit posséder une prise de terre des masses du poste. Les éléments à relier à la terre sont
les suivants :
- Les masses des cellules HTA
- Les masses des matériels divers BT
- La masse des onduleurs
- La masse des transformateurs, le bac de rétention pour un transformateur huile
- Les gaines des câbles
- Les armatures métalliques du bâtiment
- Les sectionneurs de mise à la terre intégrés aux cellules HTA.

Les portes du local et les auvents métalliques de ventilation ne doivent pas être reliés.

Si le poste abrite un transformateur, une prise de terre du neutre doit être installée.

2.5.1.8 Transformateur élévateur BT/HTA


Plusieurs types de transformateurs BT/HTA sont disponibles sur le marché :
• Sec enrobé à isolement dans l’air et résine
• Immergé à diélectrique huile minérale

En pratique, les transformateurs les plus utilisés dans les installations photovoltaïques sont des
transformateurs élévateurs à huile à pertes réduites. Seule la règlementation IGH (Immeuble de Grande
Hauteur) impose des transformateurs de type sec.
La gamme des puissances disponibles est large.
Pour les fortes puissances d’onduleurs, les tensions d’entrée du transformateur s’adaptent
généralement aux tensions onduleurs (270V, 315V, 335V, …).

Les dispositifs de protection couramment employés dans le cas d’un poste de livraison intérieur sont :
• Dispositif de détection DGPT2 (gaz, surpression, température,..) agissant sur le dispositif de
coupure HTA et BT
• Rétention totale du diélectrique par bac
• Parois coupe-feu 2h du poste
• Détection automatique d’incendie.

2.5.1.9 DEIE
Pour la gestion du RPD, ERDF a un besoin d’information « à la source » de l’état de la production ainsi
qu’une nécessité de « commandabilité » des machines électrogènes injectant sur le réseau. Le
dispositif d’échange et d’informations d’exploitant est conçu à cette fin.
Ce dispositif rapatrie certaines informations de la centrale comme la puissance, l’état (en
fonctionnement, arrêt maintenance, découplée, …) et peut ordonner un découplage ou une limitation de
la puissance.
La liaison avec le gestionnaire du réseau est assurée par une ligne téléphonique installée dans le
poste.

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2.5.1.10 Puissance Réactive

Selon l’arrête du 23 avril 2008, l’installation PV en HTA doit être capable de fournir et de consommer de
la puissance réactive, dans les limites suivantes :
o 40% de la puissance installée en émission
o 35% de la puissance installée en absorption.

En pratique, les limites de fonctionnement (tg φ min - tg φ max) sont précisées dans la PTF et fixées
contractuellement dans le CARDI. La demande du distributeur est essentiellement pour un
fonctionnement dans le quadrant « condensateur », donc une injection de puissance réactive sur le
réseau.

NB : Est facturée au producteur HTA, l’énergie réactive en opposition à la consigne ou hors limite.
En soutirage, l’énergie réactive au delà de tg φ de 0,4 (rapport entre l’énergie réactive absorbée et la
puissance active) est facturée au même taux.

2.5.1.11 Limite d’application de la norme C13-100


Le point de livraison et la limite de propriété ERDF/Producteur sont situés immédiatement à l’aval des
bornes des boites d’extrémité du ou des câbles ERDF de raccordement (câbles souterrain).
Dans le cas d’arrivée aérienne, la limite est définie comme l’amont des chaines d’ancrage du support
d’arrêt de la ligne aérienne (si ce câble emprunte uniquement le domaine privé).

En aval, la limite des installations régie par la C13-100 porte (voir schémas plus loin):
- jusqu’à l’appareil de coupure générale HTA de l’installation compris (appelé souvent
disjoncteur C13-100) dans le cas d’un comptage HTA,
- ou bien jusqu’à l’AGCP BT (et donc intègre le transformateur et le circuit BT jusqu’à l’AGCP)
dans le cas de comptage BT.

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2.5.2 Exemple de schémas unifilaires HTA

2.5.2.1 Avec arrivée en coupure d’artère, comptage BT et protection H1

INTER INTER TP INTER FUSIBLE

400A 400A Protection


découplage H1
6.3A

20000/ √ 3
100 √ 3-100√ 3 30
F VA
Poste de Livraison

Limite de Comptage
concession
Protection
Découplage

Auxiliaires

Dans cet exemple, la protection de découplage ne coupe pas l’ensemble de l’installation mais
uniquement le ou les onduleurs ce qui permet d’alimenter les auxiliaires.

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2.5.2.2 Avec arrivée en coupure d’artère, comptage HTA et protection H2

L’emploi d’un disjoncteur est demandé par la C13-100 si la protection de découplage est de type
temporisé. Dans cet exemple, le comptage HTA a été retenu même si les conditions permettent un
comptage BT.

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2.5.2.3 Avec arrivée en coupure d’artère et comptage HTA avec distribution HTA
privative.

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3 DEUXIEME PARTIE – MISE EN OEUVRE

3.1 Mise à la terre des masses et éléments conducteurs

Les cadres métalliques des modules PV, les structures métalliques support ainsi que les masses des
différents matériels (chemins de câbles, coffrets, onduleurs,…) doivent être reliée à une liaison
équipotentielle elle-même reliée à la terre.

Principe de mise en œuvre de mise à la terre des modules PV :

Dans la mesure où il est métallique, il convient de relier le cadre des modules PV au conducteur de
liaison équipotentielle à un des points prévus à cet effet par le fabricant (cf. § 6.3.1 UTE C15-712-1, §
8.1 et 8.3 NF EN 61730-1) ;

Le mode de connexion à la liaison équipotentielle doit suivre les prescriptions du fabricant (§ 6.3.1 UTE
C15-712-1) ;

La mise en œuvre de la mise à la terre du module PV doit permettre d'assurer la continuité électrique, y
compris en présence d'anodisation ou de revêtement de protection, généralement isolants par exemple
en utilisant des vis inox auto-taraudeuse ou des rondelles inox « éventail »

Le contact entre la partie métallique et le dispositif de connexion doit éviter tout couple électrolytique,
ou être de matériau tel que le couple électrolytique est inférieur ou égal à 0,30 V comme rappelé dans
l’annexe. (Exemples de mise en œuvre : cosse cuivre étamé sur aluminium, rondelle bi-métal cuivre-
aluminium, inox-aluminium…)

Si l’on retire un module PV ou s’il existe une mauvaise connexion (mauvais serrage, oxydation
éventuelle…), l’équipotentialité des autres modules PV ne doit pas être supprimée. La liaison
équipotentielle doit être réalisée selon l’un des trois schémas présentés en annexe.

En l’absence de paratonnerre raccordé à la structure du champ PV, le conducteur de liaison


équipotentielle et le conducteur commun de liaison équipotentielle doivent avoir une section de 6 mm²
Cu au minimum, ou équivalent. La structure métallique de support peut éventuellement jouer ce rôle.

Principe de mise en œuvre de mise à la terre de(s) onduleur(s) :

La masse de l’onduleur doit être reliée directement à la liaison équipotentielle par un conducteur de
section minimale 6 mm² Cu ou équivalent même si un conducteur de protection PE de la partie AC est
relié à la prise de terre.

3.2 Liaisons électriques

Longueur et type de câbles


Les sections et type de câbles reliant les différents sous-ensembles doivent être conformes aux
spécifications réalisées par le bureau d’étude pour éviter tout problème de fonctionnement (voir
première partie).

Dispositions de câblage
Un soin particulier doit être pris pour le câblage des modules PV.
En effet, il y a lieu de veiller à faire un câblage en « goutte d‘eau », pour éviter toute pénétration d’eau
dans les boîtes de connexion des modules PV, lors de fortes pluies, même si les boîtes sont
présumées étanches.
D’autre part, le champ magnétique dû à la foudre génère dans les boucles des surtensions
proportionnelles à l'intensité du coup de foudre, à la surface et à la position de la boucle et à l'inverse
de la distance au point d'impact.

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Pour limiter ces surtensions, des dispositions de câblage doivent être prises :

Câblage des modules photovoltaïques.

Avec les installations photovoltaïques, deux types de boucle d'induction peuvent exister si des
précautions ne sont pas prises dans la mise en œuvre du câblage :

Boucle induite par les conducteurs actifs :


Les générateurs PV sont généralement constitués d'une connexion série de plusieurs modules
photovoltaïques. Dans le cas d'un coup de foudre, une tension est créée entre la ligne positive (L+) et
la ligne négative (L-) du système. Dans les cas les plus défavorables une tension induite se crée sur
chaque module qui vient s'ajouter à la tension dans la boucle (L+, L-). Cette tension induite est
transmise directement à l'entrée DC des onduleurs et peut occasionner leur destruction.

En conséquence, lorsque l'on câble des modules, il faut faire attention à ne pas faire de grande boucle,
en plaçant par exemple les conducteurs de polarité positive et négative ensemble et parallèles, ainsi la
surface de boucle reste la plus petite possible.

Boucle induite par les conducteurs actifs et le conducteur de masse

Une autre boucle peut se former entre les conducteurs actifs du circuit DC et le conducteur
d’interconnexion des masses si ceux-ci ne sont pas joints lors du cheminement des câbles vers les
équipements électriques (voir ci-dessous.). Cette surtension peut provoquer un claquage destructif des
onduleurs ou des modules photovoltaïques.

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Couplage inductif entre les


liaisons DC et la liaison
équipotentielle

En conséquence, on veillera à ce que les câbles de liaison entre le champ photovoltaïque et les
équipements électriques soient plaqués sur toute leur longueur contre le câble de masse. Une
protection complémentaire, type blindage permet d'augmenter le degré de protection. Ce blindage peut
être réalisé en utilisant des goulottes métalliques raccordées à la masse côté capteurs et côté bâtiment.

Goulottes

Moyen Excellent

Cornières

Déconseillé Excellent
Moyen

Cheminement des câbles:

Cas général :
• Les câbles doivent être fixés correctement, en particulier ceux exposés au vent. Les câbles
doivent cheminer dans des zones préalablement définies ou à l’intérieur de protections
mécaniques. Ils doivent aussi être protégés des bords anguleux.
• Le cheminement devra être tel que la longueur soit la plus faible possible entre le champ
photovoltaïque et l’onduleur. Les câbles (+) et (-) ainsi que la liaison équipotentielle devront être
jointifs pour éviter des boucles de câblage préjudiciable en cas de surtensions dues à la foudre.

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N.B. Pour des installations très exposées à la foudre comportant des équipements sensibles,
par exemple en télécommunication, plutôt que d’utiliser des câbles blindés entre champ
photovoltaïque et électronique, il est préférable et moins coûteux de faire cheminer les
conducteurs dans des chemins de câbles métalliques reliés à la masse de part et d’autre.

Connexions

Pour des raisons de fiabilité de la connexion dans le temps, le nombre de connexions sur les liaisons
DC doivent être réduit au minimum et celles-ci devront être réalisées par des connecteurs débrochables
ou boîtes de jonctions adaptées (voir § 2.1.2.)
Dans les locaux accessibles aux personnes autres qu’averties ou qualifiées (BA4 ou BA5) :
! Les dispositifs de connexion ne doivent être démontables qu’à l’aide d’un outil par construction
ou par installation
! Les appareils n’ayant pas de coupure en charge doivent nécessiter l’utilisation d’une clé, d’un
outil, ou la manœuvre directe d’un appareil ayant la caractéristique de coupure en charge

NB. L’emploi de barrettes de connexion n’est pas autorisé en raison du risque de mauvais contact
pouvant engendrer un arc électrique et incendie.

Câblage des protections AC

Au niveau du câblage des protections AC, le réseau sera considéré comme la source et le générateur
photovoltaïque comme la charge. En conséquence, on veillera à relier les conducteurs en provenance
du réseau sur les bornes amont des disjoncteurs, alors que les conducteurs en provenance des
onduleurs seront connectés sur les bornes aval.
Dans le cas contraire, il est nécessaire d’apposer à l’intérieur du coffret un étiquetage afin de signaler
les connexions sous tension après ouverture di circuit concerné.

3.3 Emplacement des matériels

L’emplacement des matériels (boîte(s) de jonction, onduleur(s), coffrets de protections et comptage,..)


sera choisi en fonction des critères suivants :

• Distance la plus courte possible entre les différents sous-ensembles (champ photovoltaïque,
onduleur(s), réseau,…)
• Accessibilité aisée pour la maintenance
• Montage sur une paroi suffisamment solide pour supporter le poids des équipements
• Fixation du ou des onduleur(s) à une hauteur entre 1,20 m et 1,80 m dans les locaux
d’habitation (non accessibilité aux enfants)
• Montage sur murs éloignés d’un bureau ou pièce d’habitation en cas de nuisance sonore
potentielle des onduleurs (ronronnement de transformateur interne ou de ventilation)
• Montage en extérieur possible si le degré de protection des équipements est suffisant (>IP 44)
en privilégiant les zones protégées de la pluie, du rayonnement solaire direct et de la poussière
(voir recommandations du constructeur)
• Montage du ou des onduleur(s) à l’intérieur d’un local suffisamment tempéré, ventilé et étanche
au ruissellement si non conçu(s) pour un usage en extérieur (avec une distance minimale de 20
cm entre chaque onduleur)

N.B. Une faible distance entre le champ PV et le(s) onduleur(s) permet de réduire au minimum la partie
DC sous tension en cas de coupure d’urgence (exemple : intervention du personnel de secours).

3.4 Identification des composants


Les principaux composants constituant l’installation photovoltaïque devront être identifiés et repérés par
des étiquettes facilement visibles et fixées d’une manière durable en correspondance avec les plans et
schémas de l’installation.

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• Boîtes de jonction
• Coffrets DC. et AC
• Câbles DC. et AC (tenant et aboutissant avec repérage des polarités pour les câbles DC
• Onduleurs
• Dispositifs de protection et sectionnement
• En amont d’onduleur, sur le coffret DC, une étiquette portant la mention « coupure
d’urgence entrée onduleur » en lettres rouges sur fond jaune
• En aval d’onduleur, sur le coffret AC, une étiquette portant la mention « coupure
d’urgence sortie onduleur » en lettres rouges sur fond jaune
• Disjoncteurs de branchement
• Dispositifs éventuels de coupure d’urgence

Selon les exigences du distributeur du réseau, une étiquette portant la mention « sectionnement
général – Installation photovoltaïque » doit être apposée à proximité du dispositif de sectionnement
général situé en amont de la liaison principale AC reliant l’installation photovoltaïque au réseau

3.5 Signalisation

Pour des raisons de sécurité à l’attention des différents intervenants (chargés de maintenance,
contrôleurs, exploitants du réseau public de distribution, services de secours,…), il est impératif de
signaler la présence d’une installation photovoltaïque sur un bâtiment.

Une étiquette de signalisation sur le coffret des fusibles situé en limite de


propriété.

Production
photovoltaïque

Dans le cas de la vente totale :

Une étiquette de signalisation située à proximité du dispositif assurant la limite


de concession en soutirage : disjoncteur de branchement (< ou = 36 kVA) ou
interrupteur-sectionneur à coupure visible (> 36 kVA).

ATTENTION
Présence production
photovoltaïque

Coupure réseau de
distribution

Une étiquette de signalisation située à proximité du dispositif assurant la


limite de concession en injection (disjoncteur de branchement (< ou = 36
kVA) ou l’interrupteur-sectionneur (> 36 kVA).

Coupure
photovoltaïque 46/59
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Dans le cas de la vente de surplus :

Une étiquette de signalisation située à proximité du dispositif assurant la limite


de concession : disjoncteur de branchement (< ou = 36 kVA) ou interrupteur-
sectionneur à coupure visible (> 36 kVA).

Coupure réseau de
distribution et
photovoltaïque

Partie DC

Toutes les boîtes de jonction (générateur PV et groupes PV) et canalisations d.c. devront porter un
marquage visible et inaltérable indiquant que des parties actives internes à ces boîtes peuvent rester
sous tension même après sectionnement de l’onduleur coté continu

Une étiquette portant la mention « Attention, câbles courant continu sous


tension » :

• sur la face avant des boites de jonction


• sur la face avant des coffrets de raccordement DC.
• sur les extrémités des canalisations DC. à minima

ATTENTION :
Câbles courant continu
sous tension

• Une étiquette portant la mention « Ne pas manœuvrer en


charge » à l’intérieur des boîtes de jonction et coffrets DC. à proximité des
sectionneurs-fusibles, parafoudres débrochables,…

Ne pas manœuvrer en
charge

• Une étiquette portant la mention « Ne pas déconnecter en


charge » ou celle proposée ci-dessous à proximité du des connecteurs DC
visibles et accessibles et ne comportant pas de marquage correspondant

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Onduleur (s) :

Toutes les onduleurs devront porter un marquage visible et


inaltérable indiquant qu’avant toute intervention, il ya lieu
d’isoler les 2 sources de tension :

• Documents sous pochette étanche (schémas électriques et d’implantation des composants de


l’installation photovoltaïque avec coordonnées de l’exploitant) à proximité du disjoncteur de
branchement de soutirage du réseau public de distribution.

N.B. En cas d’intervention du personnel de secours sur un bâtiment, il est important que celui-ci soit
informé de :
• l’emplacement des disjoncteurs (injection et soutirage) permettant la coupure générale des
circuits alternatifs AC.
• la présence de tensions potentiellement dangereuses en journée sur les circuits courant
continu DC même après avoir manœuvré la coupure d’urgence côté installation courant
alternatif AC.

3.6 Dossier technique

Un dossier technique doit être présent sur site et comporter les éléments suivants en français :
! Un schéma électrique du système photovoltaïque
! La nomenclature des équipements installés mentionnant les caractéristiques et les références
des éléments de remplacement (fusibles, cartouche parafoudre…)
! Un plan d’implantation des différents composants et modules photovoltaïques ainsi que des
liaisons (canalisations) correspondantes
! Des instructions de fonctionnement et de maintenance de l’onduleur
! Une description de la procédure d’intervention sur le système et consignes de sécurité.

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4 ANNEXES

Structure PV Partie DC : classe II Réseau de distribution

Compteurs
Modules PV d’énergie

AGCP

NFC14-100

Connecteurs NFC15-100

Câbles de
chaînes PV

Liaison
équipotentielle

Coffret AC

Parafoudre
AC Interrupteur-
Sectionneur
Connecteurs Coffret DC général AC

Interrupteur- Câble principal PV Disjoncteur


sectionneur Onduleur différentiel
général DC 30 mA
(si locaux
d’habitation)

Prise de terre
du bâtiment

Exemple de schéma synoptique d’une installation PV raccordée au réseau BT


(onduleur monophasé de quelques kVA conforme à la pré-norme VDE 0126-1-1)

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Exemple de schéma synoptique d’une installation PV raccordée au réseau BT


avec injection du surplus
(onduleur monophasé de quelques kVA conforme à la pré-norme VDE 0126-1-1)

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Structure PV Partie DC : classe II Réseau de distribution

Compteurs
d’énergie
Modules PV

Câbles de AGCP
chaînes PV
NFC14-100
Connecteurs
NFC15-100
Fusibles DC

Interrupteur-
sectionneur Boite de jonction
DC parallèle

Parafoudre
DC Coffret AC

Parafoudre
AC Interrupteur-
Sectionneur
général AC

Onduleurs

Disjoncteur
Câble principal PV sortie onduleur
Interrupteur-
sectionneur
général DC
Coffret DC

Parafoudre
DC
Prise de terre
du bâtiment

Exemple de schéma synoptique d’une installation PV raccordée au réseau BT


(3 onduleurs monophasés < 12 kVA conforme à la pré-norme VDE 0126-1-1)

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Structure PV Partie DC : classe II Réseau de distribution BT

Compteurs
d’énergie
Modules PV

Câbles de
chaînes PV
NFC14-100
Connecteurs
NFC15-100
Fusibles DC
AGCP

Interrupteur-
sectionneur Boite de jonction
DC parallèle

Câbles de
Parafoudre DC
groupes PV
Coffret AC

Sectionneurs
Boite de raccordement
Interrupteur-
Liaison Sectionneur
équipotentielle général AC

Interrupteur-
sectionneur Parafoudre
DC AC

Câble principal PV Onduleur Protection de


centralisé Découplage
Interrupteur- (pas de VDE 0126-1-1) Type B1
sectionneur
général DC

Disjoncteur
Parafoudre DC sortie onduleur

Prise de terre
Coffret DC du bâtiment

Exemple de schéma synoptique d’une installation PV raccordée au réseau BT


(Onduleur centralisé triphasé > 36 kVA non conforme à la pré-norme VDE 0126-1-1)

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ANNEXE

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Source : PROMOTELEC

Annexe : Principe de mise en œuvre de l’équipotentialité des modules PV

Conducteur de liaison
équipotentielle
NON

Conducteur de
OUI
liaison
équipotentielle
= structure
métallique de
support
Fixation
Mécanique

OUI
Conducteur commun de
liaison équipotentielle

OUI

Schémas des configurations possibles de MALT des modules PV (Source : SER-COPREC)

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Couples galvaniques entre 2 matériaux conducteurs

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ANNEXE

LES PUISSANCES DES COMPOSANTS DE L’INSTALLATION DE


PRODUCTION

(SOURCE ERDF)

Les principaux composants d’une installation de production sont les suivants :

Une source d’énergie active : qui peut être un moteur thermique, une turbine hydraulique ou
éolienne, un panneau photovoltaïque ……c’est le composant qui produit l’énergie active (ou
directement la puissance électrique dans le cas du photovoltaïque) sa puissance active :
Pactive exprimée en Watt (Watt crête dans le cas du PHOTOVOLTAÏQUE) correspond à la
puissance maximale active que peut délivrer la machine d'entraînement. Cette puissance n’est
pas demandée dans les fiches de collecte sauf pour le photovoltaïque

Un générateur électrique qui peut être :

" Une machine tournante qui convertit l’énergie active en énergie électrique
courant alternatif : machine de type synchrone ou asynchrone dont la
puissance apparente : Sgen s’exprime en VA (volt Ampère) afin de prendre en
compte sa capacité à fournir ou absorber du réactif. Cette puissance est
utilisée pour les études nécessitant le calcul des courants de court circuit,
ainsi que pour les études utilisant l'impédance du générateur (175 Hz,
harmonique...) ; cette puissance est demandée dans les fiches de collecte.

" Un onduleur peut compléter le générateur lorsque l’énergie produite par le


générateur ne peut être directement injectée sur le réseau : conversion
alternatif fréquence variable / alternatif 50 Hz (cas des micro turbines),
conversion continu / alternatif 50 Hz (cas de l’éolien famille 6, des piles à
combustible, du photovoltaïque…..). Pour les installations raccordées en HTA,
ces onduleurs peuvent également assurer la fourniture ou l’absorption de
réactif. Leur puissance apparente Sonduleur en VA (volt Ampère) dès lors qu’ils
gèrent l’énergie réactive. Pour les petits onduleurs qui aujourd’hui ne gèrent
pas le réactif, cette puissance s’exprime en Watt. Pour les études nécessitant
la connaissance des courants de court circuit, ainsi que pour les études
utilisant l'impédance du générateur (175 Hz, harmonique...) les
caractéristiques de l’onduleur doivent être utilisées en lieu et place de
préférence à la puissance apparente. Cette puissance est demandée dans les
fiches de collecte.

Un transformateur lorsque la tension de raccordement diffère de celle de l’installation de


production. Sa puissance apparente P tr s’exprime en VA (volt Ampère). Cette puissance
complétée par la tension de court-circuit est utilisée pour les études nécessitant la
connaissance des courants de court circuit, ainsi que pour les études utilisant l'impédance du
générateur (175 Hz, harmonique...). Cette puissance est demandée dans les fiches de collecte.

Des consommations raccordées sur l’installation intérieure afin d’alimenter les auxiliaires de
1
l’installation de production et le cas échéant d’autres usages.

1
Ce sont les usages indispensables pour assurer le fonctionnement de l’installation de production ; la
définition des auxiliaire n’est pas de la responsabilité du gestionnaire de réseau, mais est celle de
l’acheteur lorsque des clauses des contrats d’achat de type achat net d’auxiliaires existent.

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SER
ER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupem
ment français des professionnels du solaire photov
tovoltaïque

LES AUTRES PUISS


ISSANCES DEFINISSANT L’INSTALLATI
TION DE
PRODUCTION

(SOURCE ERDF)

Les puissances de raccorderdement Pracc sont utilisées pour dimensionnerr lle raccordement.
Ces puissances sont déclarée
ées par le demandeur dans les fiches de collecte :
" la puissance de raccocordement en injection Pracc inj ;
" la puissance de raccocordement en soutirage Pracc sout.

Pour une installation de prod


oduction, la puissance de raccordement en soutirtirage Pracc sout,
normalement faible vis à vis de la puissance de raccordement en injection Prac
racc inj, n’intervient
pratiquement pas dans le dimensionnement du raccordement. Less puissances de
raccordement s’expriment en kVA pour la basse tension et en KW associé ciée au facteur de
puissance pour la HTA.

la puissance de raccordement nt en injection Pracc inj est inférieure ou égale à Pmax


P et peut
être inférieure à Pactive si le producteur bride la machine de production et/ou ou si des
consommations sont raccordé dées sur le site. La puissance physiquement inje njectée au point
de livraison ne peut dépassesser la Pracc inj. A cette fin, ERDF empêche le dé dépassement de
puissance de raccordementt en BT < 36 kVA par un calibrage du disjoncteur de branchement et
vérifie le non dépassement de cette puissance en BT > 36 kVA ou en HTA en n exploitant
e les
données de comptage.

La puissance max : P max exprimée en KW est définie uniquement pour les installations de
production. Cette puissance a été introduite pour les études de raccordement nt par l'article 1 de
l'arrêté du 23 avril 2008 : "P
Pour l’application des dispositions du présentt arrêté,
a « Pmax »
désigne la puissance installée
llée définie à l’article 1er du décret du 7 septembr
bre 2000 susvisé.
Par convention, la puissancee Pmax est la puissance active pour les installatio
tions de production
raccordées en HTA et la puis
uissance apparente pour les installations de produ
duction raccordées
en BT".

Cette puissance déclarée pa par le demandeur sur la fiche de collecte doit êtretre identique avec
celle déclarée au titre de l’ins
nstruction de la déclaration ou l'autorisation d'explo
ploiter Cf. article 1
du décret 2000-877 :

er
Ainsi que mentionné dans cet
et article 1 Cette puissance est déterminée à par artir des
puissances des composantss de
d l’installation de production et par conséquentt ne
n prend pas en
compte d’éventuelles consomm
mmations du site.

A titre indicatif, c’est la puissan


sance active du composant le plus faible de la chaî
haîne de
production qui permettra de déterminer
dé la P max déclarée au titre du décret 20
2000-877

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P max = Plus petite valeur de (Ppanneau pv f (orientation), Sonduleur) dans le cas d’une
installation photovoltaïque

P max = Plus petite valeur de (Pactive, Sgen,) dans les autres cas

Auxiliaires Charges

Pactive G
Sgen HTA/BT STR
Point de
Détermination de P max livraison

PRACC inj

Installation raccordée en HTA

Normalement Pracc inj ≤ Pactive ≤ Sgen ≤ STR

Charges

=
Point de
≈ livraison

Pactive selon orientation S ond


Détermination de P max

PRACC

Installation PV raccordée en BT

Normalement Pracc inj ≤ Pactive ≤ Sond

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Pracc inj ≤ Pmax

PRISE EN COMPTE DES DIFFERENTES PUISSANCES

(SOURCE ERDF)

P max
Cette puissance est utilisée pour déterminer le domaine de tension de raccordement
conformément à l'article 4 de l'arrêté du 23 avril 2008.

Remarque ;
Avant parution de l’arrêté du 23 avril 2008, la puissance de raccordement en injection
était utilisée pour déterminer le domaine de tension de raccordement.

Puissance limite Domaine de tension Dérogation P installation > Plimite


18 kVa BT monophasé NON
250 kVa BT Triphasé NON
12 MW HTA 17 MW *
Une majoration de plus de 10% de cette puissance constitue une modification substantielle et
entraîne une application des clauses de l'article 2 de l'arrêté du 23 avril.

Pracc
Les puissances de raccordement et Pracc inj et Pracc sout sont utilisées pour dimensionner
le raccordement ; ces puissances sont déclarées par le demandeur dans les fiches de collecte.
Ces puissances seront contractualisées dans les contrats comportant les clauses du contrat
d’accès.

4.1.1.1 Remarques
Pour un même raccordement au réseau d’une installation, les puissances de raccordement
Pracc inj et Pracc sout ne sont pas nécessairement identiques. En effet la puissance de
raccordement ne prend pas en compte le seul transit dans le réseau, mais également d’autres
critères tel que le plan de tension, les harmoniques, variation rapides …..

Sgen
La puissance de la machine électrique Sgen exprimée en kVA est utilisée pour les études
nécessitant la connaissance des courants de court circuit, ainsi que pour les études utilisant
l'impédance du générateur (175 Hz...) associée le cas échéant aux caractéristiques du
transformateur. Dans le cas d’un onduleur, pour conduire ces études, ce sont les
caractéristiques de l’onduleur doivent être utilisées en lieu et place de préférence à la
puissance apparente.

Pactive
La puissance de la machine d'entraînement Pactive n'est pas une donnée nécessaire à l'étude
de raccordement mais est indispensable pour déterminer la Pmax. Dans le cas du
PHOTOVOLTAÏQUE avec des panneaux orientés de façon optimale, Pactive peut être la
puissance crête des panneaux ; si les panneaux ne sont pas orientés de façon optimale
Pactive doit le prendre en compte.

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Règlements de sécurité contre l’incendie


applicables au photovoltaïque et
dispositions pour protéger l’action des
sapeurs pompiers

Guide pratique à l’usage des porteurs de projets,


bureaux d’études et installateurs

15 octobre 2013

0
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS (revenir au sommaire) ................................................................ 4


REGLEMENTS DE SECURITE CONTRE L’INCENDIE APPLICABLES AU
PHOTOVOLTAÏQUE .................................................................................................. 5
1. Introduction (revenir au sommaire) .................................................................... 5
! 1.1.Contexte (revenir au sommaire) ........................................................................................... 5
! 1.2.Domaine traité (revenir au sommaire) ................................................................................. 5
! 1.3.Définitions générales (revenir au sommaire) ....................................................................... 6
! 1.4.Exigences réglementaires concernant les revêtements de l’enveloppe d’un bâtiment
(revenir au sommaire) ............................................................................................................ 7
2. Bâtiments d’habitation (revenir au sommaire) .................................................. 8
! 2.1.Définition (revenir au sommaire) ......................................................................................... 8
! 2.2.Classement (revenir au sommaire) ....................................................................................... 8
! 2.3.Réglementation (revenir au sommaire) ............................................................................... 8
3. Etablissements recevant du public (ERP) (revenir au sommaire) ................... 9
! 3.1.Définition (revenir au sommaire) ......................................................................................... 9
! 3.2.Classement (revenir au sommaire) ....................................................................................... 9
! Les ERP sont classés en catégories et types. .............................................................................. 9
! (Code de la construction et de l’habitation : Art. R*123-19, extraits) ........................................ 9
! 3.3.Réglementation (revenir au sommaire) ............................................................................. 10
3.3.1. ERP de catégories 1 à 4 (revenir au sommaire) .................................................10
3.3.2. ERP de catégorie 5 (revenir au sommaire).........................................................11
4. Immeubles de grande hauteur (IGH) (revenir au sommaire) .......................... 12
! 4.1.Définition (revenir au sommaire) ....................................................................................... 12
! 4.2.Classement (revenir au sommaire) ..................................................................................... 12
! 4.3.Réglementation (revenir au sommaire) ............................................................................. 12
5. Bâtiments assujettis au code du travail (revenir au sommaire) ..................... 13
! 5.1.Définition (revenir au sommaire) ....................................................................................... 13
! 5.2.Réglementation (revenir au sommaire) ............................................................................. 13
6. Parcs de stationnement couverts (revenir au sommaire) ............................... 14
! 6.1. .Parcs de stationnement couverts annexés aux ERP ou considéré ERP (type PS) (revenir au
sommaire) ............................................................................................................................ 14
6.1.1. Définition (revenir au sommaire).........................................................................14
6.1.2. Réglementation (revenir au sommaire)...............................................................14
! 6.2.Parcs de stationnement couverts implantés dans les IGH ................................................. 14
(revenir au sommaire) ...................................................................................................................... 14
6.2.1. Définition (revenir au sommaire).........................................................................14
6.2.2. Réglementation (revenir au sommaire)...............................................................14
! 6.3.Parcs de stationnement couverts annexés aux bâtiments d’habitation (revenir au
sommaire) ............................................................................................................................ 15
6.3.1. Définition (revenir au sommaire).........................................................................15
6.3.2. Réglementation (revenir au sommaire)...............................................................15
! 6.4.Parcs de stationnement couverts annexés aux lieux de travail (revenir au sommaire)..... 15
6.4.1. Définition (revenir au sommaire).........................................................................15
6.4.2. Réglementation (revenir au sommaire)...............................................................15
7. Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (revenir au
sommaire) ............................................................................................................... 16

1
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

! 7.1.Définition (revenir au sommaire) ....................................................................................... 16


! 7.2.Classement (revenir au sommaire) ..................................................................................... 16
! 7.3.Réglementation (revenir au sommaire) ............................................................................. 17
7.3.1. Rubrique n°1510 : Entrepôts couverts (D, E, A) (revenir au sommaire) ..............18
7.3.2. Rubrique n°1511 : Entrepôts frigorifiques (E) (revenir au sommaire) ..................18
7.3.3. Rubrique n°1530 : Dépôts de papier, carton ou matér iaux combustibles
analogues (D, E, A) (revenir au sommaire) ........................................................18
7.3.4. Rubrique n°2160 : Silos et installations de stockag e en vrac de céréales, grains,
produits alimentaires ou tout produits organiques dégageant des poussières
inflammables (D) (revenir au sommaire).............................................................18
7.3.5. Rubrique n°2662 : Stockage de polymères (D, E) (revenir au sommaire) ...........18
7.3.6. Rubrique n°2663 : Stockage de pneumatiques et produ its dont 50% au moins de
la masse totale unitaire est composé de polymères (D, E) (revenir au sommaire)
...........................................................................................................................19
8. Tableau récapitulatif des règlements de sécurité contre l’incendie (revenir au
sommaire) ............................................................................................................... 20
DISPOSITIONS POUR PROTEGER L’ACTION DES SAPEURS POMPIERS EN
INTERVENTION SUR BATIMENTS EQUIPES DE PHOTOVOLTAIQUE ............... 21
1. Introduction (revenir au sommaire) .................................................................. 21
! 1.1.Contexte : ........................................................................................................................... 21
! 1.2.Domaine traité.................................................................................................................... 21
2. Dispositions de coupure côté courant alternatif (C1) ..................................... 22
! 2.1.Vente totale ........................................................................................................................ 22
! 2.2.Vente partielle .................................................................................................................... 24
! 2.3.Installation autonome ........................................................................................................ 25
3. Dispositions constructives visant à protéger les sapeurs pompiers du risque
électrique du générateur PV (C2) .......................................................................... 26
! 3.1.Circuit d.c. PV à l’extérieur du bâtiment ............................................................................ 27
! 3.2.Canalisation d.c. PV dans une CTP, onduleur dans un espace séparé ............................... 28
! 3.3.Canalisation d.c. PV et onduleur dans un espace séparé ................................................... 28
4. Dispositions de coupure pour sécuriser les dégagements accessibles aux
occupants vis-à-vis des circuits d.c.(C3) ............................................................. 29
! 4.1.Dispositions de coupure ..................................................................................................... 29
! 4.2.Coupure télécommandée ................................................................................................... 30
! 4.3.Coupure directe extérieure ................................................................................................ 30
5. Installations photovoltaïques avec tension PV d.c. maintenue inférieure à 60
V (C4) ....................................................................................................................... 31
6. Dispositions complémentaires (C5) ................................................................. 32
ANNEXES ................................................................................................................ 33
! Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux bâtiments d’habitation (extraits) ........ 34
! Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux établissements recevant du public.
Dispositions générales (extraits) .......................................................................................... 39
! Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux établissements recevant du public.
Dispositions particulières – Types J à Y – 1ère à 4e catégories (extraits) ............................ 48
! Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux établissements recevant du public.
Dispositions applicables aux établissements de la cinquième catégorie (extraits) ............. 50
! Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux établissements recevant du public.
Dispositions spéciales (extraits) ........................................................................................... 54
! Règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux immeubles de grande hauteur (extraits) 62
! Règlement de sécurité contre l’incendie relatif à certains lieux de travail (extraits) .............. 66
! IT n°249 relative aux façades (version finale 2010).................................................................. 68

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! IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couverts (extraits) ............................ 69


! Avis sur les mesures de sécurité à prendre en cas d’installation de panneaux photovoltaïques
dans un établissement recevant du public .......................................................................... 71
! Règlement de sécurité contre l’incendie relatifs aux ICPE (extraits) ....................................... 73

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AVANT-PROPOS (revenir au sommaire)


Ce guide traite des dispositions à prendre en compte lors de la conception d’installations
photovoltaïques pour prévenir des risques d’incendie de bâtiments et de risques électriques
vis-à-vis des sapeurs pompiers en intervention.
Le document se décompose en 2 parties :
• Règlements de sécurité contre l’incendie applicables au photovoltaïque
• Solutions pour protéger l’action des sapeurs pompiers

Ce guide vient en complément de 3 autres guides édités également par le SER :


• Protection des personnes et des biens lors de la conception et mise en œuvre
• Protection contre les effets de la foudre
• Recommandations pour intervenir en sécurité

Ce document a été réalisé pour le compte du Syndicat des Energies Renouvelables (S.E.R.)
avec l’aide financière du Département des Énergies Renouvelables de l’Agence de
l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME).
L’inventaire qui suit est uniquement fourni à titre indicatif par le SER et sa branche
photovoltaïque SOLER ; il regroupe des textes applicables au photovoltaïque en termes de
règlements de sécurité contre l’incendie, mais ne se veut pas forcément exhaustif.
Les solutions pour protéger l’action des sapeurs pompiers sont données également à titre
indicatif et ne se substituent pas aux exigences de l’Instruction Technique applicables pour
les ERP et IGH.
Malgré toutes les démarches effectuées pour nous assurer de la fiabilité des éléments
présentés, les auteurs, le SER et SER-SOLER, n’assument aucune responsabilité en raison
de l’éventuelle inexactitude ou imprécision qui serait constatée dans ce document.
L’utilisation de ce guide se fait au risque de l’utilisateur. Il incombe à ce dernier de compléter
son étude par un avis d’expert en la matière.
Ce guide a été rédigé par
• M. Romain Poubeau et Maelenn Toure, ingénieurs du Syndicat des Energies
Renouvelables (SER) pour la partie « Règlements de sécurité contre
l’incendie applicables au photovoltaïque »
• M. Gérard MOINE, ingénieur systèmes photovoltaïques, directeur technique de
Transénergie, coauteur du guide à destination des sapeurs pompiers « Maitriser le
risque lié aux installations photovoltaïques » pour la partie « Solutions pour protéger
l’action des sapeurs pompiers en intervention »

Toute remarque et suggestion d’amélioration de ce guide sont les bienvenues et peuvent


être transmises aux auteurs pour une prise en compte lors d’une édition ultérieure.

Syndicat des Energies Renouvelables TRANSENERGIE ADEME/DER


Romain POUBEAU- Maelenn TOURE Gérard MOINE Rodolphe MORLOT
13-15 rue de la Baume 3 D Allée C. Debussy 500 route des Lucioles
75008 PARIS 69130 ECULLY 06560 SOPHIA ANTIPOLIS
Tél : 01 48 78 56 13 Tél : 04 72 86 04 16 Tél : 04 93 95 79 12
romain.poubeau@enr.fr g.moine@transenergie.eu rodolphe.morlot@ademe.fr
maelenn.toure@enr.fr

SER, Paris, 2013

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses
ayants droit ou ayants cause est illicite selon le code de la propriété intellectuelle (Art. L122-4) et constitue une
contrefaçon réprimée par le code pénal. Seules sont autorisées (Art. L122-5) les copies ou reproductions
strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, ainsi que les
analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, pédagogique ou d’information de l’œuvre à
laquelle elles sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L122-10 à L122-
12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

REGLEMENTS DE SECURITE CONTRE


L’INCENDIE APPLICABLES AU PHOTOVOLTAÏQUE

1. Introduction (revenir au sommaire)


1.1. Contexte (revenir au sommaire)
La filière photovoltaïque (PV) connaît en France une croissance importante. Au 31 mars
2013, le parc installé s’élevait à 4113 MW dont 3800 MW en métropole et 313 MW en outre-
mer et Corse. A cette date, en nombre, le parc en France métropolitaine se composait à
99 % d’installations individuelles de puissance inférieure à 3 kW.

Sur les bâtiments, le marché français métropolitain se caractérise par une prédominance
de l’intégré au bâti et, plus récemment, de l’intégré simplifié au bâti, conséquence de la
politique tarifaire menée par le gouvernement depuis 2006. A tous les niveaux, et de manière
beaucoup plus marquée que dans les autres pays, les acteurs de la filière photovoltaïque
française sont donc concernés par les réglementations applicables aux bâtiments.

1.2. Domaine traité (revenir au sommaire)


L’objet de ce document est de proposer un inventaire des règlements de sécurité contre
l’incendie applicables dans les bâtiments d’habitation, les établissements recevant du public,
les immeubles de grande hauteur, les bâtiments assujettis au code du travail, les parcs de
stationnement et les installations classées pour la protection de l’environnement.

Ce guide est à l’usage des installateurs, des bureaux d’études et des porteurs de projets.
Il est complémentaire d’autres documents déjà existants, à savoir :
! Guide UTE C15-712-1 : « Installations photovoltaïques » (dernière mise à jour : juillet
2013, applicable au 1er janvier 2014)
! Guide ADEME-SER : « Spécification techniques relatives à la protection des
personnes et des biens dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau
BT ou HTA » (dernière mise à jour : novembre 2013)
! Avis de la Commission Centrale de Sécurité relatif aux mesures de sécurité à prendre
en cas d’installation de panneaux photovoltaïques dans un établissement recevant du
public (5 novembre 2009)

5
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1.3. Définitions générales (revenir au sommaire)


(Extraits du Dicobat, © Arcature - 2007 - Tous droits réservés)

Figure 1 : Identification des implantations des modules PV dans les bâtiments

Baie :
Toute ouverture pratiquée dans un mur ou dans une toiture, ayant pour objet le passage ou
l'éclairage des locaux (porte extérieure, fenêtre, vasistas, lucarne, soupirail, etc.)

Bardage :
Revêtement d'un mur extérieur fait de bardeaux, ou de tout autre matériau de couverture.
Plus largement, le terme de bardage s'applique à tout revêtement de façade mis en place
par fixation mécanique dans un plan distinct de celui du nu de la maçonnerie, avec une lame
d'air et/ou un isolant thermique intermédiaire (c'est alors un bardage isolant).

Brise-soleil :
Dispositif rapporté extérieurement, en sail-lie sur la façade, pour se protéger du soleil : en
particulier, panneaux de lames inclinées parallèles ou en caillebotis, disposés en avant des
linteaux des baies.

Garde-corps :
Dispositif plein ou ajouré de protection contre les chutes, à hauteur d'appui : balustrade,
allège, barre d'appui, parapet, rambarde, etc.

6
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Verrière :
1/ Châssis vitré. Toiture vitrée d'un vaste local.
2/ Peut désigner aussi une grande paroi verticale vitrée.
3/ Grand vitrail.

Afin de simplifier la classification des textes réglementaires de sécurité contre l’incendie


en fonction des types d’implantation de modules pour lesquels ils sont applicables, deux
classes d’implantation de modules au bâti ont été retenues pour le présent guide :
" L’implantation en couverture regroupant l’intégration toiture, les membranes, la
surimposition toit-terrasse, la surimposition toiture, la surtoiture, les tuiles solaires et
les verrières.
" L’implantation en façade regroupant les baies et allèges, bardages, brise-soleil et
garde-corps.

1.4. Exigences réglementaires concernant les revêtements de


l’enveloppe d’un bâtiment (revenir au sommaire)
(« Prévention des risques associés à l’implantation de cellules photovoltaïques sur des
bâtiments industriels ou destinés à des particuliers », CSTB-INERIS, 8 décembre 2010,
extraits)

La composition de l'enveloppe d'un bâtiment peut jouer un rôle très important dans la
propagation du feu d'une partie d'un bâtiment à une autre, ou, d'un bâtiment à un autre
bâtiment (tiers). Cette propagation peut être faite soit horizontalement soit verticalement ou
selon les deux directions à la fois.

C'est pour cette raison que la réglementation relative au risque contre l'incendie requiert
de respecter des exigences par rapport à la réaction au feu et la résistance au feu des
enveloppes. Ces exigences doivent être appliquées non seulement à l'enveloppe elle-même,
mais également à tout élément ajouté sur l'enveloppe. Les panneaux photovoltaïques
peuvent faire partie de l'enveloppe du bâtiment, soit en façade, soit en toiture, mais ils
peuvent, également, être ajoutés sur l'enveloppe, comme c'est le cas des panneaux placés
en toiture-terrasse ou en brise-soleil.

Les exigences à respecter par rapport à la réaction au feu sont données en termes de
classement de réaction au feu des éléments de l'enveloppe du bâtiment ou des éléments qui
sont ajoutés sur l'enveloppe.

Les exigences à respecter par rapport à la résistance au feu sont données en termes de
classement de résistance au feu lié à l'isolation thermique (coupe-feu) et à l'étanchéité (pare-
flamme). Evidemment, l'enveloppe d'un bâtiment ou les éléments ajoutés à cette enveloppe
doivent être autoporteurs, afin d'éviter des chutes d'objet de grande dimension ou pour
préserver la vie des forces de secours […] Toutefois, les exigences de résistance au feu
s'appliquent en totalité aux panneaux photovoltaïques s'ils constituent seuls la façade. Si ces
panneaux sont apposés sur un support de façade qui assure à lui seul les exigences de
résistance au feu, les panneaux photovoltaïques ne doivent satisfaire que les exigences de
la réaction au feu, étant entendu qu'il ne faut pas qu'il y ait des chutes de grands objets qui
mettraient en péril la vie des forces de secours.

7
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

2. Bâtiments d’habitation (revenir au sommaire)


2.1. Définition (revenir au sommaire)
(Code de la construction et de l’habitation : Art. R*111-1-1, extraits)

Constituent des bâtiments d'habitation, les bâtiments ou parties de bâtiment abritant un ou


plusieurs logements, y compris les foyers, tels que les foyers de jeunes travailleurs et les
foyers pour personnes âgées, à l'exclusion des locaux destinés à la vie professionnelle
lorsque celle-ci ne s'exerce pas au moins partiellement dans le même ensemble de pièces
que la vie familiale et des locaux.

2.2. Classement (revenir au sommaire)


(Arrêté du 31 janvier 1986 : Art. 3, extraits)

Bâtiments d’habitation de la première famille :


Habitations individuelles isolées ou jumelées à un étage sur rez-de-chaussée, au plus ;
habitations individuelles à rez-de-chaussée groupées en bande ; habitations individuelles à
un étage sur rez-de-chaussée, groupées en bande lorsque les structures de chaque
habitation concourant à la stabilité du bâtiment sont indépendantes de celles de l'habitation
contiguë.

Bâtiments d’habitation de la deuxième famille :


Habitations individuelles isolées ou jumelées de plus d'un étage sur rez-de-chaussée ;
habitations individuelles à un étage sur rez-de-chaussée seulement, groupées en bande
lorsque les structures de chaque habitation concourant à la stabilité du bâtiment ne sont pas
indépendantes des structures de l'habitation contiguë ; habitations individuelles de plus d'un
étage sur rez-de-chaussée groupées en bande ; habitations collectives comportant au plus
trois étages sur rez-de-chaussée.

Bâtiments d’habitation de la troisième famille :


Habitations dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à vingt-huit mètres au
plus au-dessus du sol utilement accessible aux engins des services de secours et de lutte
contre l'incendie.

Bâtiments d’habitation de la quatrième famille :


Habitations dont le plancher bas du logement le plus haut est situé à plus de vingt-huit
mètres et à cinquante mètres au plus au-dessus du niveau du sol utilement accessible aux
engins des services publics de secours et de lutte contre l'incendie.

2.3. Réglementation (revenir au sommaire)


Implantation des modules :
Couverture : Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 151
Façade : Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 12, 13, 14, 18

Matériel électrique :
Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 58

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Les articles cités sont reproduits en annexe, accessibles en cliquant sur les liens hypertextes.

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

3. Etablissements recevant du public (ERP) (revenir au sommaire)


3.1. Définition (revenir au sommaire)
(Code de la construction et de l’habitation : Art. R*123-2, extraits)

Constituent des établissements recevant du public tous bâtiments, locaux et enceintes


dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou
une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions payantes ou non.

3.2. Classement (revenir au sommaire)


Les ERP sont classés en catégories et types.

(Code de la construction et de l’habitation : Art. R*123-19, extraits)


! Les catégories sont établies d’après l’effectif du public et du personnel :
# 1ère catégorie : au-dessus de 1500 personnes ;
# 2ème catégorie : de 701 à 1500 personnes ;
# 3ème catégorie : 301 à 700 personnes ;
# 4ème catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des bâtiments
compris dans la 5ème catégorie ;
# 5ème catégorie : établissements dans lesquels l’effectif du public n’atteint pas le
chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d’exploitation.

(Arrêté du 25 juin 1980 : Art. GN1)


! Les types d’ERP sont établis selon la nature de leur exploitation :
Établissements installés dans un bâtiment
# J : Structures d’accueil pour personnes âgées ou personnes handicapées ;
# L : Salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usages
multiples ;
# M : Magasins de vente, centres commerciaux ;
# N : Restaurants et débits de boissons ;
# O : Hôtels et pensions de famille ;
# P : Salles de danse et salles de jeux ;
# R : Établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances
centres de loisirs sans hébergement ;
# S : Bibliothèques, centres de documentation ;
# T : Salles d'expositions ;
# U : Établissements de soins ;
# V : Établissements de culte ;
# W : Administrations, banques, bureaux ;
# X : Établissements sportifs couverts ;
# Y : Musées ;
Établissements spéciaux
# PA : Établissements de plein air ;
# CTS : Chapiteaux, tentes et structures ;
# SG : Structures gonflables ;
# PS : Parcs de stationnement couverts ;
# GA : Gares accessibles au public ;
# OA : Hôtels-restaurants d'altitude ;
# EF : Établissements flottants ;
# REF : Refuges de montagne ;

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3.3. Réglementation (revenir au sommaire)


3.3.1. ERP de catégories 1 à 4 (revenir au sommaire)

NOTE : ne sont pas abordés les ERP de type CTS et SG. Les parcs de stationnement
couverts PS sont traités au § 6.1

Implantation des modules :


Couverture :
! Pour tous types d’ERP : Arrêté du 25 juin 1980 - Art. CO 7, CO 16, CO 17, CO 18
! Selon les types d’ERP :
# Arrêté du 21 avril 1983 - Art. V 4
# Arrêté du 4 juin 1982 - Art. X 7
# Arrêté du 23 janvier 1985 - Art. CTS 8
# Arrêté du 23 octobre 1986 - Art. OA 7
# Arrêté du 10 novembre 1994 - REF 9 et REF 24
# Arrêté du 24 décembre 2007 - Art. GA 17 et GA 20
Façade :
! Pour tous types d’ERP :
# Arrêté du 25 juin 1980 - Art. CO 7, CO 8, CO 19, CO 20, CO 21, et CO 22
# IT n° 249 relative aux façades
! Selon les types d’ERP :
# Arrêté du 19 novembre 2001 - Art. J 13
# Arrêté du 10 décembre 2004 - Art. U 11
# Arrêté du 23 octobre 1986 - Art. OA 7
# Arrêté du 10 novembre 1994 - Art. REF 9 et REF 24
# Arrêté du décembre 24 décembre 2007 - Art. GA 17 et GA 21
# Arrêté du 9 janvier 1990 – Art. EF 7

Matériel électrique :
! Pour tous types d’ERP : Arrêté du 25 juin 1980 - Art. EL 4, EL 5, EL 8, EL 10, EL 11
! Selon les types d’ERP :
# Arrêté du 5 février 2007 - Art. L 68 et L 83
# Arrêté du 22 décembre 1981 - Art. M 51
# Arrêté du 7 juillet 1983 - Art. P 16
# Arrêté du 10 décembre 2004 - Art. U 30
# Arrêté du 6 janvier 1983 - Art. PA 10
# Arrêté du 10 novembre 1994 - Art. REF 15
# Arrêté du 24 décembre 2007 - Art. GA 32

NOTE 1 : La commission UIS de l'UTE de juin 2008 n'a pas considéré que les canalisations
électriques des installations photovoltaïques sont étrangères aux établissements au sens de
l'article EL 4. En conséquence, les cheminements techniques protégés ne sont pas exigés.

NOTE 2 : la Direction de la Sécurité Civile ayant, en particulier, estimé que les installations
photovoltaïques ne respectaient pas le paragraphe 1 de l’article EL 11 sur la nécessité
qu’un dispositif permette « la mise hors tension générale de l’installation électrique de
l’établissement », un travail a été mené en 2009 en concertation avec les professionnels, qui
a abouti à la publication de l’avis de la Commission Centrale de Sécurité relatif aux mesures
de sécurité à prendre en cas d’installation de panneaux photovoltaïques dans un
établissement recevant du public (5 novembre 2009, reproduit en annexe).

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3.3.2. ERP de catégorie 5 (revenir au sommaire)

Implantation des modules :


Couverture : Arrêté du 22 juin 1990 - Art. PE 2, PE 6
Façade : Arrêté du 22 juin 1990 - Art. PE 6

Matériel électrique :
Arrêté du 22 juin 1990 - Art. PE 24

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4. Immeubles de grande hauteur (IGH) (revenir au sommaire)


4.1. Définition (revenir au sommaire)
(Code de la construction et de l’habitation : Art. R122-2, extraits)

Constitue un immeuble de grande hauteur tout corps de bâtiment dont le plancher bas du
dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable pour les engins
des services publics de secours et de lutte contre l'incendie :
– à 50 mètres pour les immeubles à usage d'habitation ;
– à plus de 28 mètres pour tous les autres immeubles.

4.2. Classement (revenir au sommaire)


(Code de la construction et de l’habitation : Art. R122-5, extraits)

Les immeubles de grande hauteur sont classés comme suit :


# G.H.A. : immeubles à usage d'habitation ;
# G.H.O. : immeubles à usage d'hôtel ;
# G.H.R. : immeubles à usage d'enseignement ;
# G.H.S. : immeubles à usage de dépôt d'archives ;
# G.H.U. : immeubles à usage sanitaire ;
# G.H.W. 1 : immeubles à usage de bureaux, dont la hauteur du plancher bas est
comprise entre 28 et 50 mètres ;
# G.H.W. 2 : immeubles à usage de bureaux dont la hauteur du plancher bas tel
est supérieure à 50 mètres ;
# G.H.Z. : immeubles à usage mixte, répondant à plusieurs des usages indiqués ci-
dessus.

4.3. Réglementation (revenir au sommaire)


Implantation des modules :
Couverture : Arrêté du 18 octobre 1977 - Art. GH 14, GH 16
Façade : Arrêté du 18 octobre 1977 - Art. GH7, GH 8, GH 12, GH 13, GH 16

Matériel électrique :
Arrêté du 18 octobre 1977 - Art. GH 40

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5. Bâtiments assujettis au code du travail (revenir au sommaire)


5.1. Définition (revenir au sommaire)
(Art. L231-1 du code du travail)

Sont soumis aux dispositions du code du travail en matière de prévention incendie :

! Les établissements industriels, commerciaux et agricoles et leurs dépendances, de


quelque nature que ce soit, publics ou privés, laïques ou religieux, même s'ils ont un
caractère coopératif, d'enseignement professionnel ou de bienfaisance, y compris les
établissements où ne sont employés que les membres de la famille sous l'autorité,
soit du père, soit de la mère, soit du tuteur ;

! Les offices publics ou ministériels, les professions libérales, les sociétés civiles, les
syndicats professionnels, les associations et groupements de quelque nature que ce
soit, ainsi que les établissements mentionnés à l'article 2 de la loi n° 86-33 du
9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique
hospitalière et les établissements de soins privés.

! Les établissements publics à caractère industriel et commercial et les établissements


publics déterminés par décret qui assurent tout à la fois une mission de service public
à caractère administratif et à caractère industriel et commercial, lorsqu'ils emploient
du personnel dans les conditions du droit privé. Toutefois, ces dispositions peuvent,
compte tenu des caractères particuliers de certains de ces établissements et des
organismes de représentation du personnel éventuellement existants, faire l'objet
d'adaptations sous réserve d'assurer les mêmes garanties aux salariés de ces
établissements. Ces adaptations résultent de décrets en Conseil d'Etat.

! Les ateliers des établissements publics dispensant un enseignement technique ou


professionnel, en ce qui concerne tant les personnels que les élèves. Un décret
d'application fixe les conditions de mise en œuvre de ces dispositions eu égard aux
finalités spécifiques des établissements d'enseignement.

5.2. Réglementation (revenir au sommaire)


Implantation des modules :
Couverture : Arrêté du 5 août 1992 - Art. 4
Façade : Arrêté du 5 août 1992 - Art. 4

Matériel électrique :
Arrêté du 5 août 1992 - Art. 7

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6. Parcs de stationnement couverts (revenir au sommaire)


6.1. Parcs de stationnement couverts annexés aux ERP ou
considéré ERP (type PS) (revenir au sommaire)
6.1.1. Définition (revenir au sommaire)
(Arrêté du 9 mai 2006 : Art. PS 3, extraits)

Pour l’application du présent règlement, on entend par parc de stationnement un


établissement couvert surmonté d’un plancher, d’une toiture, d’une terrasse ou d’une
couverture quelle que soit sa nature. Il est destiné au remisage des véhicules à moteur et de
leur remorque. Le plancher supérieur ou la terrasse peut aussi être destiné au remisage des
véhicules.

6.1.2. Réglementation (revenir au sommaire)

Implantation des modules :


Couverture :
! Pour toutes catégories d’ERP : Arrêté du 9 mai 2006 - Art. PS 10
! A vérifier en plus pour les ERP de catégorie 5 : Arrêté du 22 juin 1990 - Art. PE 6
Façade :
! Pour toutes catégories d’ERP :
# Arrêté du 9 mai 2006 - Art. PS 8, PS 11
# IT n°249 relative aux façades
! A vérifier en plus pour les ERP de catégorie 5 : Arrêté du 22 juin 1990 - Art. PE 6

Matériel électrique :
Arrêté du 9 mai 2006 - Art. PS 9, PS 19

6.2. Parcs de stationnement couverts implantés dans les IGH


(revenir au sommaire)

6.2.1. Définition (revenir au sommaire)


(IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couvert, définitions, extraits)

Un parc de stationnement est un emplacement qui permet le remisage des véhicules


automobiles et de leurs remorques en dehors de la voie publique, à l’exclusion de toute
activité.
Il peut se trouver :
! dans un immeuble bâti en superstructure (partie en élévation à l’air libre) ou en
infrastructure (partie enterrée ou en dessous du sol artificiel, dalle par exemple) ;
! sur une aire aménagée ou non pour le stationnement, sur une terrasse d’un immeuble,
sous un immeuble bâti (sur pilotis ou en encorbellement).

6.2.2. Réglementation (revenir au sommaire)

Implantation des modules :


Couverture : IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couverts - Art. 8
Façade : IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couverts - Art. 4, art. 5

Matériel électrique :
IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement couverts - Art. 10, art. 14, art. 22

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6.3. Parcs de stationnement couverts annexés aux bâtiments


d’habitation (revenir au sommaire)
6.3.1. Définition (revenir au sommaire)
(Arrêté du 31 janvier 1986 : Art. 78, extraits)

Au sens du présent arrêté, un parc de stationnement est un emplacement couvert, annexe


d’un ou de plusieurs bâtiments d’habitation qui permet le remisage, en dehors de la voie
publique, des véhicules automobiles et de leurs remorques, à l’exclusion de toute autre
activité.
Il peut se trouver dans un immeuble d’habitation, en superstructure ou en infrastructure ou
sous un immeuble bâti.

6.3.2. Réglementation (revenir au sommaire)

Implantation des modules :


Couverture : Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 85, art. 86
Façade : Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 82, art. 83

Matériel électrique :
Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 88, art. 93

6.4. Parcs de stationnement couverts annexés aux lieux de travail


(revenir au sommaire)

6.4.1. Définition (revenir au sommaire)

6.4.2. Réglementation (revenir au sommaire)

Implantation des modules :


Couverture : Arrêté du 5 août 1992 - Art. 4
Façade : Arrêté du 5 août 1992 - Art. 4

Matériel électrique :
Néant

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7. Installations Classées pour la Protection de


l’Environnement (revenir au sommaire)
7.1. Définition (revenir au sommaire)
(Code de l’environnement : Article L511-1, extraits)

Les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) sont définies


comme « les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations
exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui
peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit
pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection
de la nature, de l'environnement et des paysages, soit pour l'utilisation rationnelle de l'énergie,
soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des éléments du patrimoine
archéologique. »
Un établissement soumis à la législation des ICPE doit être conforme aux prescriptions des
articles L.511-1 à L.517-2 du code de l’environnement (issus de la loi n°76-663 du 19 juillet
1976) et aux dispositions du décret n°77-1133 du 21 septembre 1977 modifié.

7.2. Classement (revenir au sommaire)


Les activités relevant de la législation des installations classées sont définies dans une
nomenclature comportant deux catégories : les substances et les activités.
Dans chacune de ces deux catégories existent plusieurs familles de rubriques telles que
définies ci-après. Chaque rubrique est identifiée par un numéro à 4 chiffres dont les 2
premiers caractérisent la famille de substance ou d’activité.

Substances et préparations :
# 11XX : Toxiques
# 12XX : Comburants
# 13XX : Explosifs
# 14XX : Inflammables
# 15XX : Combustibles
# 16XX : Corrosives
# 17XX : Radioactifs
# 18XX : Réactifs à l’eau

Activités :
# 21XX : Activités agricoles, animaux
# 22XX : Agroalimentaire
# 23XX : Textiles, cuirs, peaux
# 24XX : Bois, papier, carton, imprimerie
# 25XX : Matériaux, minerais et métaux
# 26XX : Chimie, parachimie
# 27XX : Déchets
# 29XX : Divers

Au sein d’une famille, chaque rubrique propose un descriptif de l’activité ainsi que les seuils
éventuels pour lesquels sont définis un régime de classement (il peut exister plusieurs seuils
pour une même rubrique). Les ICPE sont ainsi soumises à trois principaux types de régimes
selon la gravité des dangers ou inconvénients que peut présenter leur exploitation.

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Régime de déclaration (D) : pour les activités dont les émissions polluantes et les risques de
danger sont moindres.
Une simple déclaration en préfecture est nécessaire avant mise en service de l’installation
qui doit respecter des prescriptions générales édictées par le Préfet.
Certaines installations, soumises à Déclaration avec Contrôle (DC), font périodiquement
l’objet d’un contrôle effectué par un organisme agréé par le ministère du développement
durable.

Régime d’autorisation (A) : pour les installations présentant les risques ou pollutions les plus
importants.
L’exploitant doit faire une demande d’autorisation en préfecture, comprenant notamment
une étude d’impact, une étude de dangers et une notice d’hygiène et de sécurité du
personnel, démontrant l’acceptabilité des risques. La procédure d’instruction du dossier est
relativement longue et comprend également une enquête publique. Dans le cas où le préfet
autorise la mise en service de l’installation, celle-ci devra respecter un arrêté préfectoral
d’autorisation contenant les prescriptions techniques que doit respecter l’exploitant pour cette
installation.
Certaines installations, dont la nature des activités ou des substances sont telles qu’elles
présentent de graves dangers pour l’environnement et doivent donc être éloignées des
populations, sont soumises à une autorisation d’exploiter avec servitude d’utilité
publique (AS) : un périmètre interdit est alors défini autour de l’installation.

Régime d’enregistrement (E): pour les activités dont les prescriptions techniques pour
prévenir les risques sont bien connues (stations-services, entrepôts de produits combustibles,
bois, papier, plastiques, polymères ainsi que les entrepôts frigorifiques, etc.)
Il s’agit d’un régime d’autorisation intermédiaire et simplifié. Une demande d’enregistrement
peut être déposée par l’exploitant auprès de la préfecture concernée dès la publication de
l’arrêté ministériel fixant les prescriptions techniques applicables pour ce type d’installations.
Après examen du dossier, le préfet a la possibilité d’enregistrer l’installation, de fixer au besoin
des prescriptions complémentaires, de demander l’organisation d’une enquête publique ou de
refuser l’enregistrement.

7.3. Réglementation (revenir au sommaire)


Les arrêtés préfectoraux de prescriptions techniques spécifiant notamment les mesures de
prévention contre l’incendie pour les ICPE étant aussi nombreux que les combinaisons
possibles entre les rubriques de la nomenclature et le type de régimes auxquelles les
installations sont soumises, il n’est pas envisagé de réaliser une liste exhaustive des mesures
de prévention contre l’incendie appliquées aux ICPE dans le cadre du présent guide. Par
ailleurs, les installations photovoltaïques sont principalement mises en œuvre sur des unités
de stockage disposant d’une grande surface de couverture (principalement des entrepôts de
stockage et des silos). Une liste d’ICPE, susceptible d’intégrer des systèmes photovoltaïques,
a donc été sélectionnée et la réglementation de prévention contre l’incendie afférente détaillée
en annexe.

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7.3.1. Rubrique n°1510 : Entrepôts couverts (D, E, A) (revenir au sommaire)

! Déclaration
Implantation des modules : Arrêté du 23 décembre 2008 - Annexe I - § 4.1
Matériel électrique : Arrêté du 23 décembre 2008 - Annexe I - § 4.3

! Enregistrement
Implantation des modules : Arrêté du 15 avril 2010 (rubrique n°1510) - Anne xe I - § 2.2.6
Matériel électrique : Arrêté du 15 avril 2010 (rubrique n°1510) - Ann exe I - § 2.2.13

! Autorisation
Implantation des modules : Arrêté du 5 août 2002 - Article 6
Matériel électrique : Arrêté du 5 août 2002 - Article 17

7.3.2. Rubrique n°1511 : Entrepôts frigorifiques (E ) (revenir au sommaire)

! Enregistrement
Implantation des modules : Arrêté du 15 avril 2010 (rubrique n°1511) - Anne xe I - § 2.2.6
Matériel électrique : Arrêté du 15 avril 2010 (rubrique n°1511) - Anne xe I - § 2.2.13

7.3.3. Rubrique n°1530 : Dépôts de papier, carton o u matériaux


combustibles analogues (D, E, A) (revenir au sommaire)

! Déclaration
Implantation des modules : Arrêté du 30 septembre 2008 - Annexe I - § 4.1
Matériel électrique : Arrêté du 30 septembre 2008 - Annexe I - § 4.3

! Enregistrement
Implantation des modules : Arrêté du 15 avril 2010 - Annexe I - § 2.2.6
Matériel électrique : Arrêté du 15 avril 2010 - Annexe I - § 2.2.12

! Autorisation
Implantation des modules : Arrêté du 29 septembre 2008 - Article 6
Matériel électrique : Arrêté du 29 septembre 2008 - Article 11

7.3.4. Rubrique n°2160 : Silos et installations de stockage en vrac de


céréales, grains, produits alimentaires ou tout produits organiques
dégageant des poussières inflammables (D) (revenir au sommaire)

! Déclaration
Implantation des modules : Arrêté du 28 décembre 2007 - Annexe I - § 2.4
Matériel électrique : Arrêté du 28 décembre 2007 - Annexe I - § 4.4

7.3.5. Rubrique n°2662 : Stockage de polymères (D, E) (revenir au sommaire)

! Déclaration
Implantation des modules : Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2662) - An nexe I - § 2.4
Matériel électrique : Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2662) - An nexe I - § 2.7

! Enregistrement
Implantation des modules : Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2662) - Anne xe I - § 2.2.6
Matériel électrique : Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2662) - Anne xe I - § 2.2.12

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7.3.6. Rubrique n°2663 : Stockage de pneumatiques e t produits dont 50%


au moins de la masse totale unitaire est composé de polymères (D, E)
(revenir au sommaire)

! Déclaration
Implantation des modules : Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2663) - An nexe I - § 2.4
Matériel électrique : Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2663) - An nexe I - § 2.7

! Enregistrement
Implantation des modules : Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2663) - Anne xe I - § 2.2.6
Matériel électrique : Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2663) - Anne xe I - § 2.2.11

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8. Tableau récapitulatif des règlements de sécurité contre


l’incendie (revenir au sommaire)

TYPE DE BATIMENT IMPLANTATION DES MODULES MATERIEL


ELECTRIQUE
Couverture Façade
Bâtiment d'habitation Art. 15 Art. 12, 13, 14, 18 Art. 58
Art. CO 7, CO 8,
Art. CO 7, CO 19, CO 20, Art. EL 4, EL 5,
Tous types
CO 16, CO 17, CO 21, CO 22, EL 8, EL 10,
d'ERP
CO 18 IT n° 249 relative aux EL 11
Catégorie façades
ERP 1à4
Art. V 4, X 7, Art. L 68, L 83,
Selon les Art. J 13, U 11, OA 7,
CTS 8, OA 7, M 51, P 16,
types REF 9, REF 24,
REF 9, REF 24, U 30, PA 10,
d'ERP GA 17, GA 21, EF 7
GA 17, GA 20 REF 15, GA 32
Catégorie 5 Art. PE 2, PE 6 Art. PE 6 Art. PE 24
Art. GH 14, Art. GH7, GH 8, Art. GH 40
IGH
GH 16 GH 12, GH 13, GH 16
Bâtiments assujettis au code du travail Art. 4 Art. 4 Art. 7
Toutes Art. PS 8, PS 11,
catégories Art. PS 10 IT n°249 relative aux
Annexés ou d'ERP façades
considérés Art. PS 9,
ERP En plus, PS 19
(type PS) pour les
Parcs de Art. PE 6 Art. PE 6
ERP de
stationnement catégorie 5
couverts Art. 10, art. 14,
Implantés dans les IGH Art. 8 Art. 4, art. 5
art. 22
Annexés aux
Art. 85, art. 86 Art. 82, art. 83 Art. 88, art. 93
bâtiments d'habitation
Annexés aux lieux de travail Art. 4 Art. 4 Néant
D § 4.1 § 4.3
Rubrique n°1510 E § 2.2.6 § 2.2.13
A Art. 6 Art. 17
Rubrique n°1511 E § 2.2.6 § 2.2.13
D § 4.1 § 4.3
ICPE Rubrique n°1530 E § 2.2.6 § 2.2.12
A Art. 6 Art. 11
Rubrique n°2160 D § 2.4 § 4.4
D § 2.4 § 2.7
Rubrique n°2662
E § 2.2.6 § 2.2.12
D § 2.4 § 2.7
Rubrique n°2663
E § 2.2.6 § 2.2.11

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DISPOSITIONS POUR PROTEGER L’ACTION DES


SAPEURS POMPIERS EN INTERVENTION SUR BATIMENTS
EQUIPES DE PHOTOVOLTAIQUE

1. Introduction (revenir au sommaire)


1.1. Contexte :
Le développement très important des installations photovoltaïques sur des bâtiments ont
suscité de vives inquiétudes quant à la protection des sapeurs pompiers vis-à-vis du risque
électrique engendré par la présence de câbles photovoltaïques dégradés sous tension
dangereuse lors de sinistres.
Pour faire face à ce problème, les acteurs de la filière photovoltaïque et les sapeurs
pompiers ont élaboré différents documents :
• L’Instruction Technique : document réglementaire qui définit les dispositions de
conception des installations photovoltaïques en mettre en œuvre dans les
établissements recevant du public (ERP) et immeuble grande hauteur (IGH)
• La Note Information Opérationnelle qui définit les consignes opérationnelles des
sapeurs pompiers en intervention sur des bâtiments équipés d’installations
photovoltaïques.
• Un guide à destination des sapeurs pompiers : « Maitriser le risque lié aux
installations photovoltaïques »

1.2. Domaine traité


Ce document traite des solutions envisageables pour protéger l’action des sapeurs
pompiers en intervention et qui sont susceptibles d’être mise en œuvre par les concepteurs
d’installations photovoltaïques, notamment dans les ERP et IGH pour respecter la
réglementation.
Ces solutions décrites ci-dessous sont extraites du guide à destination des sapeurs
pompiers : « Maitriser le risque lié aux installations photovoltaïques ».

Ces solutions de sécurisation ont pour objectif suivant :

En présence de photovoltaïque, les sapeurs-pompiers peuvent agir en toute


sécurité dans les locaux et dégagements accessibles aux occupants une fois que
l’installation est coupée de sa source d’alimentation en courant alternatif et sécurisée
vis-à-vis du champ photovoltaïque et de l’éventuelle batterie d’accumulateurs.

En C1, nous allons expliquer comment couper l’installation électrique de sa source


d’alimentation en courant alternatif (a.c.).

En C2, nous exposerons les diverses dispositions constructives qui permettent de


protéger une installation photovoltaïque.

En C3, nous exposerons les dispositions de coupure permettant de sécuriser les


dégagements accessibles aux occupants vis-à-vis des circuits d.c..

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En C4, nous évoquerons le cas des installations PV d.c. dans lesquelles la tension est
maintenue inférieure à 60 V.

En C5, nous aborderons enfin les dispositions complémentaires qui permettent de


protéger les pompiers à proximité immédiate des éléments du générateur PV.

Les spécifications techniques relatives aux dispositifs de coupure décrites en C3 et C4 et


aux dispositions complémentaires décrites en C5 sont précisées dans le guide C15-712-1
(édition juillet 2013)

2. Dispositions de coupure côté courant alternatif (C1)


Afin de prévenir des risques de choc électrique par contact direct en cas de sinistre ou de
situation dégradée, la commande de la coupure pour intervention des services de secours
côté courant alternatif (a.c.) est requise afin d’isoler les installations du réseau de distribution
publique ou d’une source autonome.

Dans une installation domestique, cette action est assurée par l’actionnement direct du ou
des AGCP. Dans les établissements industriels ou commerciaux, cette action peut être
télécommandée de façon centralisée.

Les cas de figure suivants sont à considérer :

2.1. Vente totale


L’installation comprend 2 AGCP : le premier sert à couper l’installation photovoltaïque et
le second sert à couper l’installation d’utilisation.

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Les commandes de coupur


ure pour intervention des services de secours
rs et des AGCP sont
fréquemment regroupées en
n un seul lieu. Les étiquettes normalisées per
ermettent d’identifier
les 2 AGCP :

Ce groupe d’étiquettes sig ignale l’AGCP de production qui va isoler l’in


l’installation PV coté
a.c. du réseau de distribution.n. Un autre appareil de coupure (l’AGCP de consommation)
co est à
actionner pour isoler les utilisa
isations du site du réseau de distribution.

Ce groupe d’étiquettes dés ésigne l’AGCP de consommation qui va isoler ler les utilisations du
site du réseau de distribution on. Un autre appareil de coupure (l’AGCP de production) est à
actionner pour isoler l’installati
lation PV coté a.c. du réseau de distribution.

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Il se peut cependant que e ces commandes de coupure ne soient pas as regroupées en un


seul lieu, notamment si l’insta
stallation est de type domestique. Dans ce ca
cas de figure, il est
impératif de rechercher le second
se AGCP dans un local distinct de celui
lui dans lequel vous
avez trouvé le premier.

2.2. Vente partie


rtielle
L’installation comprend unn seul AGCP. Les commandes de la coupure
ure pour intervention
des services de secours et de l’AGCP sont centralisées.

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Ce groupe d’étiquettes identifie


ide l’AGCP et signale que la commande de de coupure pour
intervention des services de ssecours va isoler les utilisations et l’installatio
ation PV coté a.c. du
réseau de distribution.

2.3. Installation auto


tonome
L’installation comprend un seul AGCP. En sortie de l’onduleur, les s commandes de la
coupure pour intervention des
es services de secours et de l’AGCP sont centr
ntralisées.

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N.B. : Dans cette configura ration, la coupure de l’AGCP entraîne la mise


e hors de tension de
l’installation d’utilisation, mais
is pas la déconnexion automatique de l’onduleu
leur.

Ce groupe d’étiquettes iden


entifie l’AGCP et signale que le site n’est pas
s raccordé
r au réseau
de distribution publique. L’AGC
GCP va isoler les installations coté a.c.

3. Dispositions co
constructives visant à protége
ger les
sapeurs pompiers
iers du risque électrique du gén
énérateur PV
(C2)
Les textes réglementaires
s préconisent des solutions « constructivess » qui assurent aux
occupants des locaux accessib
sibles la mise hors de portée effective des câb
câbles d.c., même en
cas de sinistre.

Dans tous les cas de figu


gure présentés ci-après, aucune tension d.c. .c. dangereuse n’est
présente dans les locaux normalement
nor occupés ; de ce fait, l’établisse
sement est sécurisé
uniquement à l’aide des appar
areillages de coupure a.c. décrits en C1.

Lors de la coupure de l’AGC


GCP coté a.c. de la production PV, l’onduleur
ur va se déconnecter
automatiquement et assurerr la mise hors de tension de sa canalisation a.c
a.c. en sortie jusqu’à
l’AGCP.

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3.1. Circuit d.c. PV à l’extérieur du bâtiment


Dans ce cas de figure, la partie
p d.c. ne présente aucun danger pour le
les occupants et les
services de secours. Deux var
ariantes sont possibles :

••••• L’onduleur est situé à l’extérieur,


l’ à proximité des modules
Le circuit d.c. PV (partie rouge
ro de l’illustration ci-contre) est très court,
urt, limité aux abords
immédiats des modules PV.. C Cette configuration est signalée par l’étiquettette* suivante, qui doit
se trouver à proximité de l’AGC
GCP de l’installation PV :

••••• La canalisation d.c. PV


V est à l’extérieur, l’onduleur est dans un espa pace séparé
Le circuit d.c. PV (partie rouge
ro de l’illustration ci-contre) court jusqu’au
’au local onduleur au
moyen d’une canalisation q qui ne pénètre à aucun moment dans le bâtiment. Cette
configuration est signalée parar l’étiquette* suivante, qui doit se trouver à proximité
pr de l’AGCP
de l’installation PV :

(*) Signalétique mise en place en janvier


er 2014
2 pour les ERP dans un premier temps.

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3.2. Canalisation d.c


.c. PV dans une CTP, onduleur dan
ans un espace
séparé
Dans cette configuration, n, les canalisations d.c. passent à l’inté ntérieur des locaux
normalement occupés, mais is elles sont mises en œuvre dans une cana nalisation technique
protégée (CTP). Cette configu
guration est signalée par l’étiquette suivante,, q
qui doit se trouver à
proximité de l’AGCP de l’instal
tallation PV :

Si aucune stabilité au feu u n’est


n exigée pour le bâtiment, les parois vert
erticales, le plancher
haut du local onduleur et la CTP
CT présentent un REI 30 au minimum.

3.3. Canalisation d.c


.c. PV et onduleur dans un espace
ce séparé
Dans cette configuration,, les
le canalisations d.c. passent à l’intérieur du
u bâtiment,
b mais pas
dans les locaux normalemen ent occupés. Cette configuration est signa nalée par l’étiquette
suivante, qui doit se trouver à proximité de l’AGCP de l’installation PV :

Si aucune stabilité au feu


u n’est exigée pour le bâtiment, le plancherr bas
b de cet espace
présente un REI 30 au minimu
mum.

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4. Dispositions deec coupure pour sécuriser les


dégagements acc ccessibles aux occupants vis--à-vis des
circuits d.c.(C3)
4.1. Dispositions de
e coupure
Une coupure électromécan anique des câbles d.c. peut être intégrée dan ans un coffret dédié
ou encore dans la boite de d regroupement et de contrôle des cha haînes de modules
photovoltaïques située en amomont de la zone occupée, au plus près des mo odules.
Important : la coupure doitoit s’effectuer à l’aide d’un dispositif électrom
omécanique. Car un
principe de coupure électronionique (semi-conducteur) n’assure pas une e iisolation suffisante
pour garantir la sécurité contre
tre les contacts directs.

L’actionnement de l’appare reil de coupure est assuré soit par manœuvre


vre directe (poignée,
perche, etc.), soit par télécomm
mmande (électrique, pneumatique ou autre).

Les dispositifs de command


ande ou télécommande des différents appareil
reils de coupure pour
intervention doivent être clair
airement identifiés et regroupés. Une signalis
lisation efficace doit
être assurée à proximité pou our informer de l’actionnement et de la pos
osition effective des
appareils de coupure afin de confirmer aux secours de la mise en sécurité
sé de la zone
d’intervention.

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4.2. Coupure télécom


ommandée
La présence d’une des deux
deu étiquettes ci-dessous indique que l’établi
blissement peut être
sécurisé de façon télécomman
andée pour qu’aucune tension d.c. dangereus
use ne soit présente
dans les locaux normalement
nt occupés.
o

La sécurisation est assuré


rée par la télécommande
de la coupure des câbles d.c.d PV en amont des
locaux accessibles aux occupa
pants.

La sécurisation est assuré


rée par la télécommande
de la coupure des câbles d.c.
d. PV et de la batterie
éventuelle en amont des locaux
lo accessibles aux
occupants.

4.3. Coupure directe


te extérieure
La présence de l’étiquette
tte ci-dessous indique que l’établissement peut
pe être sécurisé à
l’aide d’un appareillage access
essible de l’extérieur pour qu’aucune tension
n d.c.
d dangereuse ne
soit présente dans les locauxx normalement
n occupés.

La sécurisation est assur


surée par la commande directe d’un appar pareil accessible de
l’extérieur qui assure la coupu
pure du circuit d.c. PV avant que les câbles
s ne pénètrent dans
les locaux accessibles aux occ
ccupants.

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5. Installations photovoltaïques avec tension PV d.c.


maintenue inférieure à 60 V (C4)
Il est techniquement possible de concevoir des installations photovoltaïques au sein
desquelles la tension d.c. reste partout inférieure à 60 V. Nous avons vu en B1.2 qu’en-
dessous de cette valeur maximale appelée « tension limite conventionnelle de contact »
(symbole UL), la tension de contact peut être maintenue indéfiniment sans danger pour les
personnes. La partie d.c. de ces installations PV ne présente donc pas de danger en cas de
contact direct.

Cette configuration est signalée par l’étiquette suivante, qui doit se trouver à proximité de
l’AGCP de l’installation PV :

Dans les bâtiments équipés de ce type d’installation, la coupure a.c. présentée en C1


suffit à sécuriser les locaux normalement occupés.

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6. Dispositions com
omplémentaires (C5)
Dans la zone non access ssible habituellement (non fréquentée par le les occupants mais
accessibles par les sapeurs-ppompiers), si des dispositions constructives
s n’ont
n pu être mises
en œuvre (cheminements réservés,
ré etc. ) et si les services de secocours exigent de la
traverser en passant à proxim
ximité immédiate des éléments du générateur eur PV pour accéder
aux locaux et dégagements ts accessibles aux occupants, il peut être d demandé d’installer
localement des dispositions co
complémentaires qui vont limiter la tension au
a plus à 60 V d.c.
en amont de la coupure définie
inie en C3.

Pour atteindre cet objectif,


if, iil existe notamment deux solutions :

• Fractionner le circucuit au sein d’une chaine de modules. Dans


Da ce cas,
plusieurs dispositifs de coup
upure électromécanique sont insérés dans
ns une chaine de
modules PV pour réaliser desde tronçons dans lesquels la tension est
st iinférieure ou
égale à 60 V d.c. (voir illust
stration).

• Abaisser par court--circuitage la tension dans une chaîne e de modules.


Dans ce cas, les appareilss de
d court-circuitage électromécanique ou u électronique
é sont
soit intégrés par tronçons d’une
d’ tension au plus égale à 60 V d.c., soit
so intégrés
individuellement aux module
ules dépassant les 60 V d.c..

La commande de ces systystèmes de sécurisation complémentaire ire est identifiée


et regroupée avec les autr
utres appareils de coupure pour interven ention des
services de secours. La signalisation
si est assurée par l’étiquette com
complémentaire
suivante :

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ANNEXES
(revenir au sommaire)

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Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux


bâtiments d’habitation (extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 12 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

Pour les habitations des première et deuxième familles, les parements extérieurs des
façades (menuiseries, coffrets de branchements, remplissage des garde-corps et fermetures
exclus) doivent être, sauf dérogation prévue à l'article 15 c ci-après, classés en catégorie
M. 3 au moins ou réalisés en bois.
Toutefois pour les habitations individuelles isolées de la première famille, il pourra être fait
exception à cette règle lorsque la façade, dont les parties pleines sont revêtues de
parements classés en catégorie M. 4 se trouve à plus de quatre mètres de la limite de
propriété.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 13 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

Dans les habitations de troisième et quatrième familles, si P est la distance minimale


comprise entre les plans des vitrages des immeubles en vis-à-vis ou entre le plan des
vitrages d'un immeuble et la limite de propriété et H la hauteur la plus élevée de ces deux
immeubles, les parements extérieurs des façades des étages (menuiseries, coffrets de
branchements, remplissage de garde-corps et fermetures exclus) doivent être classés en
catégorie M. 2 au moins si P/H est inférieur à 0,8.
Dans le cas contraire, ils peuvent être classés en catégorie M. 3 au moins.
Ils peuvent être également réalisés en bois sauf pour les bâtiments de troisième famille B
et de quatrième famille.
Les parements extérieurs des façades du rez-de-chaussée (menuiseries, coffrets de
branchements, remplissage des garde-corps et fermetures exclus) doivent, dans tous les
cas, être classés en catégorie M. 2 au moins.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 14 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

A. - Façades comportant des ouvertures


Règle dite du <<C + D>>.
Les valeurs C et D doivent être liées par une des relations ci-après en fonction de la
masse combustible mobilisable :
Habitations de 3e famille:
- C + D >/= 0,60 mètre si M ;
- C + D >/= 0,80 mètre si 25 M.J/m<2> < M ;
- C + D >/= 1,10 mètre si M > 80 M.J/m<2>.
Habitations de 4e famille:
- C + D >/= 0,80 mètre si M >/= 25 M.J/m<2>;
- C + D >/= 1,00 mètre si 25 M.J/m<2> < M ;
- C + D >/= 1,30 mètre si M > 80 M.J/m<2>,
C et D, exprimés en mètres, sont définis soit dans l'arrêté relatif à la classification des
façades vitrées par rapport au danger d'incendie (*), soit dans l'instruction technique relative
aux façades (**).

1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000474032&fastPos=1&fastReqId=1031379152&categori
eLien=id&oldAction=rechTexte

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M, exprimé en M.J/m2, est la masse combustible mobilisable de la façade à l'exclusion


des menuiseries, fermetures et garde-corps, rapportée au mètre carré de façade, baies
comprises. Dans le cas de maçonnerie traditionnelle, cette masse est nulle. Elle peut dans
certains cas être déterminée conformément aux règles de l'instruction technique susvisée.
Dans le cas contraire elle est mesurée par l'essai conduit dans les conditions fixées par
l'arrêté susvisé relatif à la classification des façades vitrées par rapport au danger d'incendie.
Pour l'application de la règle du C + D, il n'est pas tenu compte des orifices de
ventilation dont la section ne dépasse pas 200 cm2.

B. - Façades ne comportant pas d'ouvertures


Pour les façades ne comportant aucune ouverture, à l'exclusion des orifices de ventilation
lorsque la section de chaque orifice ne dépasse pas 200 cm2, les dispositions ci-dessus ne
sont pas applicables; cependant, la somme de la durée coupe-feu du panneau exposé de
l'intérieur et celle du panneau exposé de l'extérieur doit être au moins égale à soixante
minutes.
Les durées coupe-feu à prendre en considération pour chacune des faces exposées sont
les durées réelles constatées au cours des essais définis par l'arrêté relatif à la classification
des matériaux et éléments de construction par catégories et fixant les critères permettant de
déterminer le degré de résistance au feu des éléments de construction, les méthodes
d'essais et le programme thermique matérialisant l'action des incendies et non les degrés
coupe-feu normalisés en résultant.
Cependant, lorsqu'une façade comportant des ouvertures satisfait aux règles générales
visées en A ci-dessus, la façade de constitution identique mais ne comportant pas
d'ouverture n'est pas soumise à la règle ci-dessus.

(*) Arrêté du 10 septembre 1970.


(**) Instruction technique n° 249 du 21 juin 1982.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 15 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

a) Les revêtements de couvertures classés en catégorie M 1, M 2, ou M 3 peuvent être


utilisés sans restriction s'ils sont établis sur un support continu en matériau incombustible ou
en panneaux de bois, d'aggloméré de fibres de bois ou matériau reconnu équivalent par le
comité d'étude et de classification des matériaux et éléments de construction par rapport au
danger d'incendie (C.E.C.M.I.).
Les couvertures à revêtements classés M 1, M 2, M 3 établis sur un support ne répondant
pas à la définition de l'alinéa précédent doivent avoir la même classe de pénétration que
celle fixée ci-dessous pour les couvertures à revêtements classés M 4.

b) Les couvertures à revêtements classés en catégorie M 4 doivent présenter les


caractéristiques suivantes définies par l'essai de classe de pénétration et d'indice de
propagation faisant l'objet d'un arrêté pris en application de l'article R 121-5 du code de la
construction et de l'habitation.
La classe de pénétration de ces couvertures doit être:
- Habitation de la 1re famille: T/5 ou T/15 ou T/30 ;
- Habitation de la 2e famille: T/15 ou T/30 ;
- Habitation des 3e et 4e familles: T/30.
L'indice de propagation de la couverture d'un immeuble se détermine selon le tableau ci-
après, en fonction :
- de la distance qui le sépare soit d'un immeuble voisin, soit de la limite de propriété ;
- de l'indice de propagation de la couverture de l'immeuble voisin.

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INDICE DISTANCE MINIMALE


De 0 à 4 m De 4 à 8 m De 8 à 12 m
Indice de l'immeuble voisin 1 2 1 3 2 1
Indice minimal recherché 1 1 2 1 2 3

Au-delà de douze mètres, toute couverture peut être utilisée sans restriction.
Pour apprécier ces indices :
Les couvertures dont les revêtements sont classés en catégorie M 0 à M 3 sont
assimilées à des couvertures d'indice 1.
Lorsque la distance minimale est mesurée par rapport à la limite de propriété, la
couverture du bâtiment à implanter ultérieurement sur la parcelle voisine est considérée
fictivement comme étant d'indice 1.
Sont considérés comme constituant un bâtiment distinct :
- Chaque habitation individuelle isolée ;
- Chaque ensemble d'habitations individuelles jumelées ;
- Chaque ensemble d'habitations individuelles réunies en bande ou d'immeubles
collectifs, d'une longueur au plus égale à 45 mètres, mesurée suivant l'axe de la
bande ou des immeubles et ne présentant pas plus d'un retour d'aile.
Toutefois, les ensembles de maisons individuelles réunies en bande et les bâtiments
collectifs visés ci-dessus ne seront pas considérés comme constitués d'immeubles distincts
si les retours d'ailes qu'ils présentent dans la limite des quarante-cinq mètres sont
successivement de sens opposé.
Lorsque les ensembles de maisons individuelles en bande ou les bâtiments collectifs sont
d'une longueur telle ou sont disposés de telle façon qu'ils constituent deux ou plusieurs
immeubles distincts, la couverture de chacun des immeubles distincts doit être d'indice 1.

c) Dans les habitations de première et deuxième familles et au dernier niveau des


habitations de 3e et 4e familles, lorsque les couvertures forment avec la verticale un angle
de trente degrés minimum, elles ne sont pas soumises aux prescriptions de l'article 12
relatives aux revêtements extérieurs des façades, mais doivent répondre aux prescriptions
du présent article.
Toutefois, cette dérogation ne peut concerner le niveau du rez-de-chaussée dont le
parement extérieur doit être classé en catégorie M.3 au moins, à l'exception des maisons
individuelles isolées.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 18 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

Dans toutes les habitations collectives, en règle générale, les parois d’escaliers doivent
être pare flammes de degré une demi-heure.
Les parties de paroi, baies ou fenêtres non pare flammes de degré une demi-heure
doivent être situées :
A deux mètres au moins des fenêtres de la façade située dans un même plan ;
A quatre mètres au moins des fenêtres d’une façade en retour ;
A huit mètres au moins des fenêtres d’une façade en vis-à-vis.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 58 (revenir au § 2.3) (revenir au § 8)

Ces dispositions s'ajoutent aux dispositions générales prévues aux articles 44 à 49 relatifs
aux conduits et gaines.
Lorsque les colonnes montantes « électricité » sont mises en place dans les gaines
contenant un ou plusieurs autres conduits, elles doivent être séparées de ces derniers par
une paroi pare flammes de degré un quart d'heure et réalisée en matériaux incombustibles.

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La paroi de séparation susvisée peut ne pas occuper toute la profondeur de la gaine


commune si cette dernière dimension excède nettement la dimension de protection
recherchée (30 cm).

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 82 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

1. Lorsque le parc est contigu à un immeuble d'habitation tel que défini à l'article R. 111-1
du Code de la construction et de l'habitation, les murs, planchers séparatifs, sauf le plancher
bas, ainsi que les éléments qui le constituent doivent être coupe-feu de degré deux heures si
l'immeuble contigu est classé en troisième ou quatrième famille, coupe-feu de degré une
heure si l'immeuble est classé en deuxième famille.
Les communications éventuellement aménagées dans ces murs ou parois doivent être
réalisées par un sas d'une surface de trois mètres carrés minimum et muni de deux portes,
chacune pare-flammes de degré une demi-heure et équipées d'un ferme-porte, s'ouvrant
toutes les deux vers l'intérieur du sas.
Tout autre dispositif présentant les mêmes caractéristiques coupe-feu et agréé par le
ministre de l'urbanisme et du logement et par le ministre de l'intérieur et de la
décentralisation peut également être utilisé.

2. Lorsque le parc n'est pas contigu mais se trouve à moins de huit mètres d'un immeuble
habité ou occupé, les murs ou parois verticales extérieurs du parc, compris dans cette zone
de 8 mètres, doivent être pare-flammes de degré une heure.
Les baies éventuelles doivent être fermées par des éléments pare-flammes de degré une
demi-heure.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 83 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

Dans le cas où le parc comporte plus d'un niveau en superstructure les dispositions de
l'article 14 ci-dessus s'appliquent aux façades du parc, les valeurs C et D répondant aux
définitions de l'article 14 sont liées par la relation ci-après quelle que soit la masse
combustible des façades : C + D > 1 mètre.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 85 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

Lorsque la couverture du parc est dominée par les façades vitrées ou ouvertes
d'immeubles habités ou occupés, elle doit être pare-flammes de degré une heure sur une
distance de 8 mètres, mesurée en protection horizontale, de l'ouverture la plus proche.

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 86 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

a) Les revêtements de couvertures classés en catégorie M0 peuvent être utilisés sans


restriction.
Les revêtements de couvertures classés en catégorie M3 peuvent être utilisés sans
restriction s'ils sont établis sur un support continu en matériau incombustible ou en panneaux
de bois, ou d'agglomérés de fibres de bois.
Les couvertures à revêtements classés M3 établis sur un support ne répondant pas à la
définition de l'alinéa précédent doivent avoir les mêmes caractéristiques que celles fixées ci-
dessous pour les couvertures à revêtements classés M4.

b) Les couvertures à revêtements classés M4 doivent se situer à plus de 8 mètres du


bâtiment voisin.

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Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 88 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

Les conduits et gaines doivent être disposés de telle sorte qu'ils soient protégés des
chocs éventuels de la part des véhicules.
Les conduits servant au transport de liquides inflammables doivent être placés dans une
gaine coupe-feu de degré deux heures et réalisée en matériaux incombustibles.
Le vide existant entre le ou les conduits et les parois de la gaine doit être comblé par des
matériaux inertes pulvérulents.
Les conduits de ventilation du parc et leur enveloppe éventuelle, quel que soit leur mode
de fixation, doivent dans la traversée du parc être réalisés en matériaux incombustibles et
être coupe-feu de degré une demi-heure ainsi que leurs trappes et portes de visites, sauf
dans le niveau desservi et coupe-feu de degré deux heures s'ils traversent d'autres locaux.
Les autres conduits ou gaines mettant en communication le parc et des locaux ou
logements voisins doivent être coupe-feu de traversée de degré cent vingt minutes au moins,
à l'exception des conduits constamment en charge d'eau et des conduits dont le diamètre,
au droit des traversées dans les parois coupe-feu d'isolement du parc, est inférieur ou égal à
125 mm.
Les conduits de ventilation du parc tant pour l'amenée d'air que pour l'évacuation ne
peuvent desservir chacun qu'un seul niveau ou un seul compartiment.
Les conduits de vapeur sous une pression supérieure à 0,5 bar, d'eau surchauffée à plus
de 110° C sont interdits dans le volume du parc, sa uf s'ils sont contenus dans les gaines
réalisées en matériaux incombustibles, coupe-feu, de degré deux heures, ouvertes sur
l'extérieur aux extrémités et protégées du choc éventuel des véhicules.
Les conduits de gaz combustible doivent répondre aux prescriptions de l'article 56 (2°).

Arrêté du 31 janvier 1986 - Art. 93 (revenir au § 6.3.2) (revenir au § 8)

Les installations électriques doivent être réalisées conformément aux dispositions prévues
par les normes NF C 14-100 et NF C 15-100, compte tenu notamment des règles propres à
ce type de locaux.
Les équipements situés à moins d'un mètre cinquante du sol doivent être de degré 9 de
résistance mécanique au sens de l'annexe I de la norme NF C 20-010.

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Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux


établissements recevant du public. Dispositions générales
(extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 7 – Isolement latéral entre un établissement


recevant du public et les tiers contigus (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. L'isolement latéral entre un établissement recevant du public et un bâtiment ou un local


contigu occupé par des tiers doit être constitué par une paroi CF de degré deux heures. Ce
degré est porté à trois heures si l'un des bâtiments abrite une exploitation à risques
particuliers d'incendie.
(Arrêté du 22 novembre 2004) « Les structures de chaque bâtiment doivent être conçues
soit de manière à ce que l'effondrement de l'un n'entraîne pas l'effondrement de l'autre, soit
de manière à ce que leurs structures principales présentent une stabilité au feu de même
degré que le degré coupe-feu des parois d'isolement ».

§ 2. Si la façade de l'un des bâtiments domine la couverture de l'autre, l'une des dispositions
suivantes doit être réalisée :
- la façade est CF de degré deux heures sur 8 mètres de hauteur à partir de la ligne
d'héberge, les baies éventuellement pratiquées étant fermées par les éléments PF de
degré deux heures ;
- la toiture la plus basse est réalisée en éléments de construction PF de degré une
demi-heure sur 4 mètres mesurés horizontalement à partir de la façade. Si un des
bâtiments est à risques particuliers, ces valeurs sont portées à PF de degré une
heure et 8 mètres.

§ 3. Si les couvertures des deux bâtiments sont au même niveau, l'une des dispositions
suivantes doit être réalisée :
- la paroi verticale d'isolement entre les bâtiments est prolongée hors toiture sur une
hauteur de 1 mètre au moins par une paroi PF de degré une heure ;
- l'une des toitures est réalisée en éléments de construction PF de degré une demi-
heure sur 4 mètres mesurés horizontalement à partir de la couverture du bâtiment
voisin.

§ 4. Lorsque les plans des façades de l'établissement recevant du public et du tiers contigu
forment entre eux un dièdre inférieur à 135°, une b ande d'isolement verticale PF de degré
une demi-heure de deux mètres de largeur doit être réalisée le long de l'arête de ce dièdre.
Toutefois la largeur de cette bande d'isolement peut être réduite à un mètre s'il existe déjà
un tel isolement sur le tiers contigu.
Cependant cette disposition n'est pas applicable aux établissements recevant du public
dont le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est à moins de 8 mètres du
sol et qui ne comportent pas par destination de locaux réservés au sommeil au-dessus du
premier étage.

1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000290033&fastPos=1&fastReqId=1142003919&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

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Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 8 – Isolement entre un établissement recevant


du public et les bâtiments situés en vis-à-vis (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Si les façades des bâtiments abritant l'établissement recevant du public et un tiers sont
séparées par une aire libre de moins de 8 mètres, la façade de l'un d'eux doit être PF de
degré une heure, les baies éventuelles étant obturées par des éléments PF de degré une
demi-heure.
En aggravation de ces dispositions, lorsque le bâtiment comporte par destination des
locaux réservés au sommeil au-dessus du premier étage, la façade ci-dessus doit être CF de
degré une heure et les baies doivent être obturées par des éléments PF de degré une demi-
heure.

§ 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sont pas exigées lorsque l'établissement est séparé
du bâtiment tiers par une aire libre de 4 mètres de large au moins et répond simultanément
aux conditions suivantes :
- le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est à moins de 8 mètres
du sol ;
- il ne comporte pas par destination de locaux réservés au sommeil au-dessus du
premier étage.

§ 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne sont jamais applicables aux parois de façade d'un
établissement qui limitent un escalier protégé, ces dernières devant répondre aux exigences
de l'article CO 53.

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 16 – Généralités (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Objet :
Les dispositions de la présente section ont pour but de préserver la couverture de
l'établissement recevant du public des effets d'un feu provenant d'un bâtiment tiers.

§ 2. En outre, lorsque les bâtiments tiers sont contigus, la couverture de l'établissement doit
répondre également aux dispositions relatives à l'isolement de l'article CO 7 (§ 2 et § 3).

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 17 – Protection de la couverture par rapport à


un feu extérieur (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. (Arrêté du 10 juillet 1987) « Au-delà de 12 mètres entre l'établissement et le bâtiment


voisin ou la limite de la parcelle voisine, aucune exigence n'est demandée pour la protection
de la toiture par rapport à un feu extérieur ».

§ 2. Protection de la couverture par rapport à un feu extérieur :


La couverture doit être réalisée en respectant l'une des solutions suivantes :
- en matériaux M0 ;
- en matériaux des catégories M1 à M3 posés sur support continu en matériaux de
catégorie M0 ou sur support continu en bois ou agglomérés de fibres ou particules de
bois ou en matériaux reconnus équivalents par le C.E.C.M.I. ;
- en matériaux des catégories M1 à M3 non posés dans les conditions précédentes ou
de la catégorie M4 ; la couverture doit alors présenter les caractéristiques minimales
de classe et d'indice de propagation fixées dans le tableau ci-dessous en fonction de
la catégorie, de la destination de l'établissement et de la distance « d » entre ce
dernier et le bâtiment voisin ou à défaut la limite de la parcelle voisine.
La classe et l'indice sont déterminés par l'essai de couverture défini par l'arrêté du
10 septembre 1970.

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Catégorie et destination de l'établissement Distance entre l'établissement et le


bâtiment voisin ou la limite de la
parcelle voisine

d<8m 8 m < d < 12 m


Établissements de 1ère catégorie et établissements de T 30 T 15
2e, 3e et 4e catégories comportant par destination des Indice 1 Indice 1
locaux réservés au sommeil

Établissements de 2e, 3e et 4e catégories ne T 30 T 15


comportant pas par destination de locaux, réservés au Indice 2 Indice 2
sommeil

§ 3. (Arrêté du 10 juillet 1987) « Les couvertures formant également plafonds (coques,


coupoles, bandes en matières plastiques translucides ou non...) doivent être réalisées en
matériaux M2 même si elles descendent jusqu'au sol et ce, quelle que soit la distance par
rapport au bâtiment voisin ou à la limite de la parcelle voisine.
Dans ce cas, les dispositifs visés à l'article CO 18 (§ 1) doivent être réalisés en
matériaux M4 à condition que leur surface globale soit inférieure à 10 % de la surface totale
de la couverture ».

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 18 – Protection de la couverture par rapport à


un feu extérieur : cas particuliers (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. (Arrêté du 10 juillet 1987) « Dispositifs d'éclairages :


Les dispositifs d'éclairage naturel en toiture, dômes zénithaux, lanterneaux de désenfumage
ou de ventilation, bandes d'éclairage etc., peuvent être réalisés :
- en matériaux M3 si la surface qu'ils occupent est inférieure à 25 % de la surface
totale ;
- en matériaux M4 si la surface qu'ils occupent est inférieure à 10 % de la surface
totale et si ces matériaux ne produisent pas de gouttes enflammant l'ouate de
cellulose lors de l'essai complémentaire pour matériaux fusibles ; toutefois, les
dispositifs en matériaux M4 produisant des gouttes enflammant l'ouate lors de l'essai
précité peuvent être utilisés lorsqu'ils sont distants de plus de 8 mètres du bâtiment
voisin ou de la limite de la parcelle voisine, à l'exception de ceux placés en partie
haute des escaliers.
La répartition en bandes utilisant toute la longueur de la toiture est autorisée sous réserve
du respect des pourcentages de surface précitée ».

§ 2. Eléments vitrés en couverture :


Des dispositions doivent être prévues pour éviter la chute d'éléments verriers de couverture
sur le public, en cas d'incendie.
Ce but peut être atteint :
- soit par des vitrages en verre armé, verre trempé ou verre feuilleté conformes à la
norme française NF B 32-500 et posés dans les conditions prévues dans le D.T.U.
n° 39-1/39-4 pour les vitrages devant rester en pla ce au début de l'incendie pendant
l'évacuation du public ;
- soit en disposant sous les vitrages en verre mince un grillage métallique à mailles de
trente millimètres maximum.

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Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 19 – Généralités (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Objet :
Les dispositions de la présente section ont pour but d'empêcher la propagation du feu par les
façades.

§ 2. Les dispositions de la présente section sont également applicables aux couvertures qui
font avec la verticale un angle inférieur à 30° et qui forment façade sur plusieurs niveaux
accessibles au public.

§ 3. (Arrêté du 22 décembre 1981) « L'instruction technique relative aux façades précise les
conditions d'application et définit des solutions ne nécessitant pas de vérifications
expérimentales ou par analogie ».

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 20 – Revêtement de façade


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. (Arrêté du 24 mai 2010) « Les revêtements extérieurs de façades, les tableaux de baie
situés à l'extérieur des vitrages, les cadres de menuiserie et leurs remplissages, les
fermetures et éléments d'occultation des baies, les stores, les garde-corps et leurs retours
ainsi que les grilles d'aération doivent être en matériau de catégorie M 3 ou D-s3, d0 ».

§ 2. (Arrêté du 24 mai 2010) « Toutefois, lorsque la règle de l'article CO 21, § 3 (règle C +


D), n'est pas appliquée à l'ensemble d'une façade, les revêtements extérieurs de façade, les
fermetures et éléments d'occultation des baies doivent être de catégorie M 2 ou C-s3, d0 ».

§ 3. (Arrêté du 24 mai 2010) « Les coffres de branchement, les joints et garnitures de joint ne
sont pas soumis aux exigences de réaction au feu des paragraphes 1 et 2 ci-dessus ».

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 21 – Résistance à la propagation verticale du


feu par les façades comportant des baies (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Règles concernant l'accrochage des panneaux de façade.


(Arrêté du 22 décembre 1981) « Toutes dispositions doivent être prises pour éviter le
passage rapide des flammes ou des gaz chauds d'un étage à l'autre par la jonction façade-
plancher.
Cette condition est réputée satisfaite lorsque cette jonction est réalisée conformément aux
solutions techniques décrites dans l'instruction technique relative aux façades. Sinon,
l'efficacité de ces dispositions doit être démontrée par un essai.
Lorsque la règle du C + D n'est pas applicable, les dispositions du premier alinéa ci-
dessus ne sont imposées qu'aux façades légères qui s'échauffent rapidement, à l'exclusion
des façades en maçonnerie pour lesquelles aucune disposition particulière n'est à prévoir. »

§ 2. Règle concernant le recoupement des vides.


Dans les deux premiers cas visés au paragraphe 3. a) ci-après, si les éléments constitutifs
de la façade comportent des vides susceptibles de créer un effet de cheminée, ces vides
doivent être recoupés tous les deux niveaux par des matériaux de catégorie M0.
§ 3. Règle « C + D » concernant la création d'un obstacle au passage du feu d'un étage à
l'autre.
a) La règle définie ci-dessous est applicable :
- aux façades des bâtiments comportant des locaux réservés au sommeil par
destination, au-dessus du 1er étage ;
- aux façades des bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de
8 mètres du sol et qui répondent, en outre, à une des conditions suivantes :

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- le bâtiment est divisé en secteurs suivant les dispositions de l'article


CO 24 (§ 2) ;
- le bâtiment est divisé en compartiments suivant les dispositions de l'article
CO 25 ;
- aux parties de façades situées au droit des planchers hauts des locaux à risques
importants ;
- aux parties de façades situées au droit des planchers d'isolement avec un tiers.

(Arrêté du 2 février 1993, art. 2.) « Toutefois, cette règle n'est pas exigée si
l'établissement recevant du public occupe la totalité du bâtiment et s'il est entièrement
équipé (Arrêté du 12 octobre 2006) « d'un système d'extinction automatique du type
sprinkleur » ou d'un système de sécurité incendie de catégorie A ».

b) (Arrêté du 24 mai 2010) « C, D et M définis dans l’instruction technique relative aux


façades, respectent :
- C + D ≥ 1 mètre si M ≤ 130 MJ/m²
- C + D ≥ 1,3 mètre si M > 130 MJ/m² ».

c) Pour l'application de cette règle, il n'est pas tenu compte des orifices d'entrée d'air de
ventilation dont la section ne dépasse pas 200 cm².

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. CO 22 – Résistance à la propagation verticale du


feu par les façades ne comportant pas de baie (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Pour les façades ne comportant pas de baie, la somme des durées coupe-feu réelles
déterminées pour le panneau de façade exposé de l'intérieur et de l'extérieur lors des essais
de classement de résistance au feu doit être au moins égale à :
- Trente minutes pour les établissements installés dans les bâtiments dont le plancher
bas du dernier niveau est à moins de 8 mètres du sol ;
- Soixante minutes lorsque le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 mètres du
sol.
Toutefois les orifices d'entrée d'air de ventilation sont tolérés sur ces façades.

§ 2. Les murs en maçonnerie traditionnelle ne sont pas soumis aux dispositions du


paragraphe 1 ci-dessus.

§ 3. De plus, les façades composées de panneaux montés en avant des planchers doivent
respecter les dispositions du paragraphe 1 de l'article CO 21.

§ 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 ci-dessus ne s'appliquent pas aux bâtiments à


simple rez-de-chaussée.

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. EL 4 – Règles générales (Arrêté du 11 décembre


2009) (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Les installations électriques sont conformes au décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988


modifié pris pour l'exécution des dispositions du code du travail en ce qui concerne la
protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en œuvre des courants
électriques et à ses arrêtés d'application.
Les matériels utilisés dans les installations électriques sont conformes au décret n° 95-
1081 du 3 octobre 1995 modifié, transposant en droit national la directive 2006/95/CE du
12 décembre 2006.

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Les installations électriques sont réalisées et installées de façon à prévenir les risques
d'incendie ou d'explosion d'origine électrique. Les installations électriques réalisées selon la
norme NF C 15-100 (décembre 2002) sont présumées satisfaire à ces exigences.
Si une installation extérieure de protection des structures contre la foudre (paratonnerres)
est prévue, elle est installée conformément à la norme NF EN 62305-3 (décembre 2006).

§ 2. L'établissement n'est pas traversé par des canalisations électriques qui lui sont
étrangères, sauf si elles sont placées dans des cheminements techniques protégés tels que
visés à l'article MS 53, § 4, avec des parois coupe-feu de degré 1 heure ou EI 60 et si elles
ne comportent aucune connexion sur leur parcours.

§ 3. Les installations desservant les locaux et dégagements non accessibles au public sont
commandées et protégées indépendamment de celles desservant les locaux et
dégagements accessibles au public à l'exception des installations de chauffage électrique.
Toutefois, un local non accessible au public, de faible surface, situé dans un ensemble de
locaux accessibles au public peut avoir des circuits commandés et protégés par les mêmes
dispositifs.

§ 4. L'exploitant peut poursuivre l'exploitation de son établissement en cas de défaillance de


la source normale si l'une des conditions suivantes est remplie :
- une source de remplacement fonctionne ;
- l'éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant pour permettre
l'exploitation et les mesures de sauvegarde propres à assurer la sécurité du public
sont respectées ;
- l'éclairage de sécurité des établissements comportant des locaux à sommeil est
complété dans les conditions prévues dans les dispositions particulières et les
mesures de sauvegarde propres à assurer la sécurité du public sont respectées.
La source de remplacement, si elle existe, alimente au minimum l'éclairage de
remplacement, les chargeurs des sources centralisées ainsi que les circuits des blocs
autonomes d'éclairage de sécurité. La défaillance de la source de remplacement entraîne le
fonctionnement de l'éclairage de sécurité.

§ 5. Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la plus grande tension existant
en régime normal entre deux conducteurs ou entre l'un d'eux et la terre n'est pas supérieure
au domaine de la basse tension.
Toutefois, cette disposition ne s'oppose pas :
- à l'utilisation de tensions plus élevées pour des applications déterminées telles que
l'emploi de lampes à décharge et d'appareils audiovisuels et d'électricité médicale ;
- au passage des canalisations générales d'alimentation haute tension si elles sont
placées dans des cheminements techniques protégés par des parois coupe-feu de
degré 1 heure ou EI 60 et si elles ne comportent aucune connexion sur leur parcours.

§ 6. Les installations électriques des locaux à risques particuliers tels que définis à l'article
CO 27 sont établies dans les conditions définies à l'article 422 de la norme d'installation
NF C 15-100 (décembre 2002) pour les locaux présentant des risques d'incendie (condition
d'influence externe BE 2).

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Arrêté du 25 juin 1980 : Art. EL 5 – Locaux de service électrique


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Les locaux de service électrique sont les locaux renfermant des matériels électriques et
dont l'accès est réservé aux personnes qualifiées, chargées de l'entretien et de la
surveillance des matériels.

§ 2. Les locaux de service électrique doivent être identifiés et faciles à atteindre par les
services de secours.

§ 3. L'isolement de ces locaux peut être réalisé, selon la nature des matériels qu'ils
renferment :
a) Par des parois verticales et plancher haut coupe-feu de degré 2 heures et des
dispositifs de franchissement coupe-feu de degré 1 heure sans communication directe
avec les locaux ou dégagements accessibles au public ;
b) Par des parois verticales et plancher haut coupe-feu de degré 1 heure et portes coupe-
feu de degré 1/2 heure ;
c) Sans autres dispositions d'isolement que celles prévues pour les locaux à risques
courants ; dans ce cas, le local est dit ordinaire.

§ 4. Ils doivent être dotés de moyens d'extinction adaptés aux risques électriques.
Les appareils portatifs doivent porter des signes distinctifs bien visibles indiquant qu'ils
sont utilisables pour un feu se produisant en présence de conducteurs ou d'appareils
électriques.

§ 5. Ils doivent disposer d'un éclairage de sécurité constitué par un ou des blocs autonomes
ou luminaires alimentés par la source centralisée, d'une part, et par un ou des blocs
autonomes portables d'intervention (BAPI), d'autre part.

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. EL 8 – Batteries d'accumulateurs et matériels


associés (chargeurs, onduleurs) (Arrêté du 11 décembre 2009)
(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Les batteries d'accumulateurs et les matériels associés qui alimentent des équipements
autres que ceux des installations de sécurité sont installés dans un local de service
électrique qui peut être ordinaire.
Toutefois :
- ils peuvent être placés dans un local non accessible au public si les batteries sont du
type étanche et si celles-ci sont placées dans une enveloppe dont l'ouverture n'est
autorisée qu'au personnel chargé de leur entretien et de leur surveillance ;
- les alimentations d'une puissance inférieure ou égale à 3,5 kVA et placées dans une
enveloppe, telles que les alimentations sans interruption (ASI), peuvent être
installées dans un local quelconque si les batteries sont du type étanche.

§ 2. Les batteries d'accumulateurs et les matériels associés qui alimentent les installations
de sécurité sont installés dans un local de service électrique répondant aux dispositions de
l'article EL 5 et isolé dans les conditions du § 3 (b) de cet article. Ce local est réservé à
l'installation de batteries d'accumulateurs et de leurs matériels associés. Une batterie
d'accumulateurs du type étanche n'alimentant qu'un matériel du système de sécurité
incendie (SSI) peut être soit implantée dans ce matériel, soit installée dans le même local.

§ 3. Le local ainsi que l'enveloppe éventuelle contenant les batteries d'accumulateurs sont
ventilés de manière à éviter tout risque d'explosion. Les ventilations réalisées dans les

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conditions définies à l'article 554.2.3 de la norme d'installation NF C 15-100 (décembre


2002) sont présumées satisfaire à cette exigence.
Lorsque les batteries d'accumulateurs alimentent des installations de sécurité, la coupure
de l'alimentation des dispositifs de charge doit être signalée au tableau de sécurité concerné
visé à l'article EL 15.

§ 4. Les batteries de démarrage des groupes électrogènes ainsi que leur dispositif de charge
peuvent être installés dans le même local que le groupe.

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. EL 10 – Canalisations des installations « normale-


remplacement » (Arrêté du 11 décembre 2009) (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Les installations ne comportent que des canalisations fixes.

§ 2. Les câbles ou les conducteurs sont de la catégorie C2.

§ 3. Les systèmes de conduits, de conduits-profilés, de goulottes, de chemins de câbles,


d'échelles à câbles et similaires sont du type non propagateur de la flamme et donc
satisfont :
- pour les longueurs de ces systèmes à l'essai à la flamme de 1 kW de la norme
NF EN 60695-11-2 (février 2004) sauf pour les longueurs de goulotte de câblage
pour installation dans les armoires, qui satisfont à l'essai au brûleur-aiguille de la
norme NF EN 60695-11-5 (juin 2005) ;
- pour les autres pièces de ces systèmes à l'essai au fil incandescent de la norme
NF EN 60695-2-11 (juillet 2001), la température du fil incandescent étant de 650 °C.

§ 4. Les traversées de parois par des canalisations électriques sont obturées intérieurement
et extérieurement suivant les conditions de l'article 527.2 de la norme d'installation NF C 15-
100 (décembre 2002) de manière à ne pas diminuer le degré de résistance au feu prescrit
pour la paroi.
Ces dispositions s'appliquent également aux canalisations préfabriquées.

§ 5. Lorsque les canalisations sont groupées dans un coffrage, les matériaux constitutifs de
ce coffrage doivent être de catégorie M3 ou D-s1, d0.

§ 6. Les canalisations alimentant les ERP ne traversent pas des tiers sauf si elles sont
placées dans des cheminements techniques protégés par des parois de degré coupe-feu
1 heure ou EI 60 et si elles ne comportent aucune connexion sur leur parcours.

§ 7. Les canalisations électriques ne sont pas installées dans les mêmes gaines que les
canalisations de gaz.

Arrêté du 25 juin 1980 : Art. EL 11 – Appareillages et appareils d'utilisation


(Arrêté du 11 décembre 2009) (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Les dispositifs nécessaires pour permettre la mise hors tension générale de l'installation
électrique de l'établissement sont inaccessibles au public et faciles à atteindre par les
services de secours. Ils ne coupent pas l'alimentation normale des installations de sécurité.
Les produits tels que les blocs autonomes d'éclairage de sécurité (BAES) et les blocs
autonomes d'alarme sonore (BAAS) de types Sa ou Ma ne sont pas concernés par cette
disposition.

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§ 2. Aucun dispositif de coupure d'urgence de l'installation électrique n'est accessible au


public.
Ces dispositions ne s'appliquent pas aux dispositifs de coupure d'urgence des enseignes
lumineuses à haute tension et des enseignes lumineuses à basse tension.

§ 3. Les enseignes lumineuses en haute et basse tension sont équipées d'un dispositif de
coupure d'urgence et de sectionnement en basse tension. La coupure d'urgence doit
permettre au service de secours d'effectuer la coupure en charge, directe ou à distance, en
une seule manœuvre, de tous les conducteurs actifs de l'alimentation de l'enseigne. Le
déblocage du dispositif de coupure d'urgence ne doit pas permettre la réalimentation du
circuit sans une action intentionnelle. Leurs enveloppes éventuelles sont en matériau M3 ou
Ds1, d0 ou en matériau satisfaisant à l'essai au fil incandescent défini dans la norme
NF EN 60695-2-12 (juillet 2001), la température du fil incandescent étant de 650 °C.

§ 4. Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la manœuvre des dispositifs de


commande ou de protection situés à moins de 2,50 mètres au-dessus du sol est sous la
dépendance d'une clé ou d'un outil. Cette disposition ne s'applique pas aux appareils prévus
pour être commandés par le public.

§ 5. Les tableaux et les appareils d'utilisation sont protégés par construction ou par
installation de manière à éviter l'apparition d'une température élevée ou le risque d'incendie.

§ 6. Les tableaux et les appareils d'utilisation installés dans les dégagements respectent les
dispositions de l'article CO 37.

§ 7. L'emploi de fiches multiples est interdit. Le nombre de prises de courant est adapté à
l'utilisation pour limiter l'emploi de socles mobiles. Les prises de courant sont disposées de
manière que les canalisations mobiles aient une longueur aussi réduite que possible et ne
soient pas susceptibles de faire obstacle à la circulation des personnes.

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Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux


établissements recevant du public. Dispositions
particulières – Types J à Y – 1ère à 4e catégories (extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 19 novembre 2001 : Art. J 13 – Façades (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les dispositions du dernier alinéa de l'article CO 21 (§ 3, a) ne sont pas applicables aux


établissements visés par le présent chapitre.

Arrêté du 5 février 2007 : Art. L 68 – Installations électriques


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Le bloc-scène ne doit contenir d'autres canalisations que celles alimentant les appareils ou
les machines qui y sont utilisés, exception faite pour les canalisations de l'éclairage réglable
de la salle.

Arrêté du 5 février 2007 : Art. L 83 – Loges des artistes et leurs annexes


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

L'installation électrique doit être réalisée dans les conditions requises par la norme NF C 15-
100 pour les locaux présentant des risques d'incendie (condition d'influence externe BE 2).

Arrêté du 22 décembre 1981 : Art. M 51 – Installations électriques (Arrêté du


19 novembre 2001) (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

A l'exception des locaux administratifs et sociaux, les installations électriques doivent être
réalisées dans les conditions requises par la norme NF C 15-100 pour les locaux présentant
des risques mécaniques (condition d'influence externe AG 3) et dans les conditions requises
pour les locaux présentant des risques d'incendie (condition d'influence externe BE 2).

Arrêté du 7 juillet 1983 : Art. P 16 – Conditions d'installation (Arrêté du


19 novembre 2001) (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les installations électriques des salles de danse doivent être réalisées dans les conditions
requises par la norme NF C 15-100 pour les locaux présentant des risques d'incendie
(condition d'influence externe BE 2).

Arrêté du 10 décembre 2004 : Art. U 11 – Façades (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les dispositions du dernier alinéa de l'article CO 21 (§ 3, a) ne sont pas applicables aux


établissements visés par le présent chapitre.

Arrêté du 10 décembre 2004 : Art. U 30 – Généralités (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. En application des dispositions de l'article EL 4, les installations électriques des


établissements visés par le présent chapitre doivent, en outre, être conformes aux
dispositions de la norme NF C 15-211 relative aux installations électriques à basse tension

1
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dans les locaux à usage médical. Les canalisations ne doivent pas traverser les blocs
opératoires conformément aux dispositions de l'article U 10 (§4 a).

§ 2. En application des principes fondamentaux de sécurité définis à l'article U 8, toutes


dispositions doivent être prises, soit à la conception, soit à l'installation, de façon à éviter
qu'un incendie survenant dans une zone protégée définie par l'article U 10 n'interrompe le
fonctionnement des installations électriques situées dans les zones protégées non
concernées par l'incendie.

Arrêté du 21 avril 1983 : Art. V 4 – Couvertures (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

En dérogation aux dispositions de l'article CO 17, les éléments constitutifs des couvertures
situées à plus de 8 mètres d'un bâtiment tiers ou de la limite de la parcelle voisine peuvent
être réalisés en matériaux de catégorie M3 ; toutefois, sur une hauteur de 3 mètres au-
dessus du sol, les matériaux employés doivent être de catégorie M2.

Arrêté du 4 juin 1982 : Art. X 7 – Couvertures (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

En dérogation aux dispositions de l'article CO 17, les éléments constitutifs des couvertures
situées à plus de 8 mètres d'un bâtiment tiers, ou de la limite de la parcelle voisine, peuvent
être en matériaux de catégorie M3 ; toutefois, sur une hauteur de 3 mètres au-dessus du sol,
les matériaux employés doivent être de catégorie M2.

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Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux


établissements recevant du public. Dispositions
applicables aux établissements de la cinquième catégorie
(extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 22 juin 1990 : Art. PE 2 – Établissements assujettis (Arrêté du


16 juillet 2007 et rectificatif du 10 mai 2008) (revenir au § 3.3.2) (revenir au § 8)

§ 1. Les établissements de cinquième catégorie visés à l'article précédent sont les


établissements recevant du public dans lesquels l'effectif du public admis est inférieur aux
nombres fixés pour chaque type d'exploitation dans le tableau ci-après.
Le seuil de l'effectif à partir duquel les établissements définis à l'article J 1 de l'arrêté du
19 novembre 2001 modifié sont assujettis aux dispositions du présent règlement est fixé
à 7 ; les dispositions du chapitre V, à l'exclusion des articles PU 4 § 2, et PU 5, leur sont
applicables.

§ 2. Sont assujettis également :

a) les locaux à usage collectif d'une surface unitaire supérieure à 50 mètres carrés des
logements-foyers et de l'habitat de loisirs à gestion collective, non assujettis aux dispositions
du livre II du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les
établissements recevant du public ;

b) les bâtiments ou locaux à usage d'hébergement qui ne relèvent d'aucun type défini à
l'article GN 1 et qui permettent d'accueillir plus de 15 et moins de 100 personnes n'y élisant
pas domicile. Ils sont soumis aux dispositions des chapitres Ier, II et III du présent livre ;

c) en aggravation, si l'hébergement concerne des mineurs en dehors de leurs familles, le


seuil de l'effectif à partir duquel les dispositions prévues au paragraphe b ci-dessus
s'appliquent est fixé à 7 mineurs.
Toutefois, dans ce cas, lorsque les conditions suivantes sont simultanément respectées :
- la capacité maximale d'accueil est inférieure ou égale à 15 personnes ;
- chaque local à sommeil dispose d'au moins une sortie ouvrant de plain-pied vers
l'extérieur, cette sortie ne pouvant être obturée qu'au moyen d'un dispositif de
fermeture conforme aux dispositions de l'article PE 11, § 2 ;
- seules les dispositions des articles PE 4, PE 6 § 1, PE 24 § 1, PE 26 § 1, PE 27 et
PE 37 sont applicables. En dérogation à l'article PE 37, le maire peut faire visiter
l'établissement par la commission de sécurité compétente.

d) (Arrêté du 26 octobre 2011) « Les maisons d'assistants maternels (MAM) dont les
locaux accessibles au public sont strictement limités à un seul étage sur rez-de-chaussée et
dont l'effectif ne dépasse pas 16 enfants.
NB : Une MAM est le regroupement d'au moins deux et au plus quatre assistants
maternels ».

§ 3. Sont assujettis aux seules dispositions des articles PE 4 § 2 et 3, PE 24 § 1, PE 26 § 1


et PE 27, s'ils reçoivent au plus 19 personnes constituant le public :
1
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- les établissements recevant du public de 5e catégorie sans locaux à sommeil ;


- les locaux professionnels recevant du public situés dans les bâtiments d'habitation ou
dans les immeubles de bureaux.

§ 4. Si les établissements définis au paragraphe 3 ci-dessus comportent des locaux


présentant des risques particuliers d'incendie, ces locaux doivent être isolés des locaux et
dégagements accessibles au public dans les conditions définies par les dispositions du
premier paragraphe de l'article PE 6.

§ 5. Les établissements clos et couverts, fixes, munis d'une couverture souple sont soumis
aux seules dispositions appropriées du présent livre si l'effectif du public est inférieur à celui
fixé dans la colonne de droite du tableau pour une activité donnée (ensemble des niveaux).
De plus, leur couverture doit être réalisée en matériaux de catégorie M2 ou C s3-d0 dont le
procès-verbal de classement en réaction au feu ne comporte pas de limite de durabilité.

(Tableau modifié par arrêté du 24/12/2007)


Seuils du 1er Groupe
Types Ensemble
Sous-
Étages des
sol
niveaux
J I. – Structures d'accueil pour
personnes âgées :
- effectif des résidents - - 25
- effectif total - - 100
II. – Structures d'accueil pour
personnes handicapées :
- effectif des résidents - - 20
- effectif total - - 100
L Salle d'auditions, de conférences, de
100 - 200
réunions « multimédia »
Salle de spectacles, de projections ou
20 - 50
à usage multiple
M Magasins de vente 100 100 200
N Restaurants ou débits de boissons 100 200 200
O Hôtels ou pensions de famille - - 100
P Salles de danse ou salles de jeux 20 100 120
R Écoles maternelles, crèches, haltes-
(*) 1 (**) 100
garderies et jardins d'enfants
Autres établissements 100 100 200
Établissements avec locaux réservés
30
au sommeil
S Bibliothèques ou centres de
documentation (arr. du 12 juin 1995, 100 100 200
art. 4)
T Salles d'expositions 100 100 200
U Établissements de soins
- sans hébergement - - 100
- avec hébergement - - 20
V Établissements de culte 100 200 300
W Administrations, banques, bureaux 100 100 200

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X Établissements sportifs couverts 100 100 200


Y Musées (arr. du 12 juin 1995, art. 4) 100 100 200
OA Hôtels-restaurants d'altitude - - 20
GA Gares aériennes (***) - - 200
PA Plein air (établissements de) - - 300

(*) Ces activités sont interdites en sous-sol.


(**) Si l'établissement ne comporte qu'un seul niveau situé en étage : 20.
(***) Les gares souterraines et mixtes sont classées dans le 1er groupe quel que soit l'effectif.

Arrêté du 22 juin 1990 : Art. PE 6 – Isolement - Parc de stationnement


(revenir au § 3.3.2) (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

§ 1. Les établissements doivent être isolés de tous bâtiments ou locaux occupés par des
tiers par des murs et des planchers coupe-feu de degré 1 heure. Une porte
d'intercommunication peut être aménagée sous réserve d'être coupe-feu de degré 1/2 heure
et munie d'un ferme-porte.
Les dispositions sont aggravées si une autre réglementation impose un degré d'isolement
supérieur.

§ 2. Deux établissements distants de 5 mètres au moins ou respectant les dispositions du


§ 1 ci-dessus, sont considérés comme autant d'établissements distincts pour l'application du
présent livre.
Ces dispositions ne sont pas exigées lorsque l'établissement est séparé du bâtiment tiers
selon les modalités prévues à l'article CO 8 (§ 2).

§ 3. Si la façade non aveugle d'un bâtiment tiers domine la couverture de l'établissement,


cette dernière doit être réalisée en éléments de construction pare-flamme de degré 1/2 heure
sur une distance de 2 mètres mesurés horizontalement à partir de cette façade.

§ 4. (Arrêté du 9 mai 2006) Les intercommunications éventuelles réalisées entre un


établissement du deuxième groupe et un établissement de type PS sont assujetties aux
dispositions de l'article PS 8, § 4.

Arrêté du 22 juin 1990 : Art. PE 24 – (Arrêté du 21 mai 2008) Installations


électriques, éclairage (revenir au § 3.3.2) (revenir au § 8)

§ 1. Les installations électriques doivent être conformes aux normes les concernant.
Les câbles ou conducteurs doivent être de la catégorie C2 selon la classification et les
modalités d'attestation de conformité définies dans l'arrêté du 21 juillet 1994 portant
classification et attestation de conformité du comportement au feu des conducteurs et câbles
électriques et agrément des laboratoires d'essais.
L'emploi de fiches multiples est interdit. Le nombre de prises de courant doit être adapté à
l'utilisation pour limiter l'emploi de socles mobiles. Les prises de courant doivent être
disposées de manière que les canalisations mobiles aient une longueur aussi réduite que
possible et ne soient pas susceptibles de faire obstacle à la circulation des personnes.

§ 2. Les escaliers et les circulations horizontales d'une longueur totale supérieure à


10 mètres ou présentant un cheminement compliqué, ainsi que les salles d'une superficie
supérieure à 100 mètres carrés, doivent être équipés d'une installation d'éclairage de
sécurité d'évacuation.
S'il est fait usage de blocs autonomes, ceux-ci doivent être conformes aux normes de la
série NF C 71-800 et admis à la marque NF AEAS ou faire l'objet de toute autre certification

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de qualité en vigueur dans un Etat membre de la Communauté économique européenne.


Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la marque
NF AEAS, notamment en ce qui concerne l'intervention d'une tierce partie indépendante et
les performances prévues dans les normes correspondantes.

§ 3. (Arrêté du 21 mai 2008) « Les installations électriques :


- des locaux à risques particuliers tels que définis à l'article PE 9, à l'exclusion des
locaux renfermant des matériels électriques dont l'accès est réservé à des personnes
qualifiées chargées de l'entretien et de la surveillance de ces matériels ;
- des grandes cuisines telles que définies à l'article PE 15, § 3, et des îlots de cuisson
tels que définis à l'article PE 18, doivent être établies dans les conditions requises par
la norme NF C 15-100 pour les locaux présentant des risques d'incendie (condition
d'influence externe BE2). »

53
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Règlements de sécurité contre l’incendie relatifs aux


établissements recevant du public. Dispositions spéciales
(extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 23 janvier 1985 : Art. CTS 8 – Ossature et enveloppe


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. L'ossature constituant la structure rigide de l'établissement (mâts, potences, cadres,


câbles, etc.), ainsi que les dispositifs spéciaux éventuels de protection, doit permettre, en
cas d'affaissement de la couverture, le maintien de volumes suffisants pour assurer, en
toutes circonstances, l'évacuation du public.

§ 2. (Arrêté du 10 juillet 1987) « La couverture, la double couverture intérieure éventuelle et


la ceinture de l'établissement doivent être réalisées en matériaux de catégorie M2 dont le
procès-verbal de classement en réaction au feu ne comporte pas de limite de durabilité. »
Les matériaux ne figurant pas sur la liste en annexe III du présent chapitre sont
justiciables des épreuves de vieillissement accéléré définies au chapitre II de l'annexe 22 de
l'arrêté portant classification des matériaux de construction.
Des bandes transparentes en matériaux de catégorie M3 sont admises si cet
aménagement n'entraîne pas une diminution de la résistance mécanique de l'enveloppe et si
l'ensemble des conditions suivantes sont réalisées :
- la bande transparente se trouve, d'une part, à 0,50 mètre au moins de la partie
supérieure de la ceinture (ou de l'élément constituant la couverture), d'autre part, à
0,50 mètre au moins au-dessus du sol ;
- la partie supérieure de la bande ne s'élève pas à plus de 2,50 mètres du niveau du
sol ;
- la longueur d'une bande n'excède pas 5 mètres, chaque élément transparent étant
distant de 0,50 mètre au moins d'un autre élément transparent ;
- la longueur totale des panneaux comportant des bandes transparentes ne dépasse
pas le demi-périmètre de l'établissement.

§ 3. En cas de contestations relatives au classement en réaction au feu des matériaux


utilisés, les bureaux de vérifications visés à l'article CTS 4, ainsi que les commissions
consultatives départementales de la protection civile, peuvent effectuer (ou faire effectuer)
des prélèvements.
Toutefois, les matériaux justifiant de la marque de qualité « NF - Réaction au feu » sont
dispensés de ces prélèvements.

§ 4. (Arrêté du 10 juillet 1987) « Toutes dispositions doivent être prises pour que les câbles
de contreventement situés à une hauteur inférieure à 2 mètres au-dessus des emplacements
accessibles au public ne puissent pas constituer un risque pour les personnes (protection
par gaine, signalisation...). »

1
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http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000290033&fastPos=1&fastReqId=1142003919&categori
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Arrêté du 9 janvier 1990 : Art. EF 7 – Revêtements extérieurs


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les revêtements extérieurs des bordés et des superstructures, les éléments d'occultation
des baies, les menuiseries, les éléments transparents des fenêtres ainsi que les garde-corps
et leurs retours doivent être en matériaux de la catégorie M3.

Arrêté du 24 décembre 2007 : Art. GA 17 - Isolement par rapport aux tiers


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

17.1. Objet et généralités :

17.1.1. Objet :
Les établissements du présent type doivent être isolés de tout bâtiment ou local occupé
par un tiers afin d'éviter que les effets d'un incendie ne puissent se propager rapidement de
l'un à l'autre.
Toutefois pour les établissements tiers de type GA entre eux, les dispositions du
paragraphe 17.3 s'appliquent.

17.1.2. Généralités :
Lorsqu'un établissement de type GA abrite une exploitation non isolée à risques
particuliers, l'établissement de type GA est classé à risques particuliers.

17.2. Isolement par rapport à des tiers qui ne sont ni de type GA ni de type PS :
Sans présumer de l'application de dispositions réglementaires plus contraignantes, les
conditions d'isolement suivantes s'imposent :

17.2.1. Isolement en vis-à-vis :


Les dispositions de l'article CO 8 du règlement de sécurité sont applicables pour
l'isolement d'un établissement de type GA situé en vis-à-vis d'un tiers et séparé d'une aire
libre de moins de 8 mètres.
Ces dispositions ne sont toutefois pas applicables aux trémies indispensables à
l'exploitation d'une gare souterraine existante qui font l'objet d'un examen au cas d'espèce.

17.2.2. Isolement latéral :


Les dispositions de l'article CO 7 du règlement de sécurité sont applicables pour
l'isolement d'un établissement de type GA avec un tiers latéral contigu.

17.2.3. Isolement par rapport à un tiers superposé :

17.2.3.1. Gare aérienne ou partie aérienne de gare mixte :


Les dispositions de l'article CO 9 du règlement de sécurité sont applicables pour
l'isolement des parties aériennes d'un établissement de type GA avec tiers superposé.

17.2.3.2. Gare souterraine ou partie souterraine de gare mixte :


Les dalles supérieures d'isolement de la gare sont :
Coupe-feu de degré 2 heures ou REI 120 si elles sont :
- non surmontées de constructions. Cette disposition ne s'applique pas aux
constructions situées immédiatement au-dessus des voies dont la dimension suivant
l'axe longitudinal de ces dernières est inférieure à 20 mètres (ponts, passerelles...) ;

- surmontées d'une construction dont le plancher du dernier niveau est situé à


8 mètres ou moins par rapport au niveau de référence pour les gares où transitent
des trains transportant des marchandises ;

55
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- surmontées d'une construction dont le plancher du dernier niveau est situé à


28 mètres ou moins par rapport au niveau de référence pour les gares où transitent
uniquement des trains transportant des voyageurs.
Coupe-feu de degré 3 heures ou REI 180 si elles sont :
- surmontées par un immeuble d'habitation de 4e famille ou un immeuble de grande
hauteur (IGH), pour les gares où transitent uniquement des trains transportant des
voyageurs ;
- surmontées d'une construction dont le plancher du dernier niveau est situé à
28 mètres au maximum et à plus de 8 mètres par rapport au niveau de référence
pour les gares où transitent également des trains transportant des marchandises.
Coupe-feu de degré 4 heures ou REI 240 si elles sont :
- surmontées par un immeuble d'habitation de 4e famille ou un IGH pour les gares où
transitent également des trains transportant des marchandises.

17.2.3.3. Façades dominant des voies ferrées :


Les façades directement situées à l'aplomb de zones habituellement réservées au
stationnement de matériels ferroviaires doivent présenter les caractéristiques suivantes sur
une distance verticale de 8 mètres par rapport au niveau maximal atteint par le toit des
véhicules :
- pare-flammes de degré 1 heure ou RE 60 pour les gares où transitent uniquement
des trains transportant des voyageurs ;
- coupe-feu de degré 1 heure ou REI 60 pour les gares où transitent également des
trains transportant des marchandises.
Cette disposition peut être remplacée par la mise en place d'éléments de construction :
- pare-flammes de degré 1 heure ou RE 60 sur une distance horizontale de 4 mètres
par rapport au nu de la façade, pour les gares où transitent uniquement des trains
transportant des voyageurs ;
- coupe-feu de degré 1 heure ou REI 60, sur une distance horizontale de 4 mètres par
rapport au nu de la façade pour les gares où transitent également des trains
transportant des marchandises.

17.2.4. Dispositifs de franchissement :

17.2.4.1. Dispositifs de franchissement d'une paroi d'isolement :


Ces franchissements sont autorisés, sauf dans les cas où la réglementation applicable
aux différentes activités du tiers l'interdit. Ils ne peuvent servir de dégagements normaux de
l'un ou de l'autre des établissements concernés.
Ils doivent être réalisés au moyen d'un dispositif de franchissement restituant un degré de
résistance au feu coupe-feu de degré 2 heures ou EI 120.
Cependant, le franchissement peut être effectué au travers d'un bloc-porte coupe-feu de
degré 1 heure équipé de ferme-porte ou EI 60-C dans les cas suivants :
- locaux servant de logement au personnel ;
- dégagements accessoires d'un établissement tiers.

17.2.4.2 Dispositifs de franchissement d'une aire libre d'isolement :


Ces franchissements sont autorisés sous réserve du respect des dispositions de l'article
CO 10, §2, du règlement de sécurité.

17.3. Isolement entre plusieurs établissements de type GA ou similaires :


Aucune condition d'isolement n'est demandée entre établissements de type GA. Cette
disposition est étendue aux conditions d'isolement avec les établissements dont l'exploitation
est similaire à celle des établissements de type GA tels que gares routières, aérogares...

56
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En compensation, si deux établissements de type GA ou similaires sont implantés sur un


même site sans isolement, la surveillance doit être assurée conformément aux dispositions
de l'article GA 40.

17.4. Isolement par rapport à un parc de stationnement :


Les intercommunications éventuelles réalisées entre un établissement de type GA et un
établissement de type PS sont assujetties aux dispositions de l'article PS 8, § 4.
Les dispositifs de franchissement reliant un parc de stationnement et une gare situés à
des niveaux différents peuvent comporter des escaliers, des ascenseurs, des escaliers
mécaniques ou des trottoirs roulants.
Les sas et les escaliers éventuels débouchant dans les parcs de stationnement ne
peuvent être considérés comme des dégagements normaux au sens du règlement de
sécurité, pour aucun des deux établissements concernés.

Arrêté du 24 décembre 2007 : Art. GA 20 – Couverture (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les dispositions du présent article ont pour but de préserver la couverture d'un ou des
bâtiments d'une gare aérienne ou mixte des effets d'un feu provenant d'un bâtiment tiers.
Les dispositions des articles CO 7, §2 et 3, CO 17 et CO 18 du règlement de sécurité
s'appliquent.

Arrêté du 24 décembre 2007 : Art. GA 21 – Façades (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Afin d'empêcher la propagation du feu par les façades d'un bâtiment d'une gare aérienne
ou mixte, les dispositions des articles CO 19 à CO 22 du règlement de sécurité s'appliquent.

Arrêté du 24 décembre 2007 : Art. GA 32 – Généralités (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Sauf dispositions spécifiques mentionnées ci-après, le chapitre VII du livre II du règlement


de sécurité est applicable à l'exception des articles suivants : EL 4, § 2, 3 et 6, EL 11, § 1,
EL 12, EL 16, § 4, et EL 18, § 2.

32.1. Documents à fournir :


Les documents à fournir en application de l'article GA 8 comprennent :
- la liste des documents figurant dans l'article EL 2 ;
- la liste des installations électriques concourant à la mise en sécurité du public présent
dans l'établissement.

32.2. Définitions :
Les articles EL 3 et MS 53, § 4 sont applicables.

32.3. Règles générales :


L'établissement ne doit pas être traversé par des canalisations électriques étrangères au
système de transport, sauf si elles sont placées dans des cheminements techniques
protégés, au moyen de parois coupe-feu de degré 1 heure au moins et si elles ne
comportent aucune connexion sur leur parcours.
Les installations desservant les emplacements non accessibles au public doivent être
commandées et protégées indépendamment de celles desservant les emplacements
accessibles au public, à l'exception des installations de chauffage électrique. Toutefois,
conformément aux dispositions de l'article EL 4, § 3, des emplacements non accessibles au
public d'une surface inférieure à 100 mètres carrés, situés dans un espace comportant
également des emplacements accessibles au public, peuvent posséder des circuits
commandés et protégés par les mêmes dispositifs.

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Les installations électriques des locaux à risques particuliers tels que définis à l'article
GA 19 doivent être établies dans les conditions requises par la norme NF C 15-100 dans les
locaux présentant des risques d'incendie (condition d'influence externe BE2).
Les dispositifs permettant la mise hors tension générale de l'installation électrique de
l'établissement doivent être inaccessibles au public et faciles à atteindre par les services de
secours. Ils ne doivent couper ni l'alimentation des installations de sécurité ni l'alimentation
nécessaire à la sécurité du système de transport.
Chaque emplacement à caractère non ferroviaire tel que défini à l'article GA 2 doit
disposer d'un organe de coupure générale de son alimentation électrique accessible
uniquement au personnel d'exploitation de la gare, en cas de sinistre dans cet emplacement.

Arrêté du 23 octobre 1986 : Art. OA 7 – Façades et couvertures


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. En dérogation aux dispositions de l'article CO 20, les revêtements extérieurs des


façades et les façades peuvent être en bois.
Dans ce cas, les systèmes d'isolation comportant des matériaux synthétiques utilisés pour
l'isolation par l'extérieur sont interdits.
Les bardeaux, essentes et tavaillons en bois sont admis en façades et en couverture.
En aggravation des dispositions de l'article CO 21 (§ 3 a), la règle du « C + D » est
applicable aux bâtiments comportant au moins un étage sur rez-de-chaussée.

§ 2. En aggravation des dispositions de l'article CO 21 (§ 2), et si les éléments constitutifs


des façades comportent des vides susceptibles de créer des effets de cheminée, ces vides
doivent être recoupés à tous les niveaux par des matériaux incombustibles ou en bois
naturel de catégorie M3.

Arrêté du 6 janvier 1983 : Art. PA 10 – Installations électriques


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Les installations électriques doivent être réalisées dans les conditions générales fixées
(arrêté du 19 novembre 2001) « aux articles EL 1 à EL 23 ».

Arrêté du 9 mai 2006 : Art. PS 8 – Isolement (modifié par Arrêté du 24


septembre 2009 - art. (V)) (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

Au sens du présent règlement, les parcs de stationnement sont considérés comme des
établissements à risques courants.

§ 1. Isolement d'un parc de stationnement par rapport à un tiers en vis-à-vis :


Si la distance séparant la façade d'un parc de stationnement d'un bâtiment tiers est
inférieure à 8 mètres, l'une des façades est pare-flammes de degré 1 heure ou E 60, les
baies éventuelles étant obturées par des éléments pare-flammes de degré 1/2 heure ou E
30.
Si le bâtiment en vis-à-vis comporte des locaux à sommeil au-dessus du premier étage, la
façade de l'un des bâtiments est coupe-feu de degré 1 heure, EI 60, ou REI 60 en cas de
fonction porteuse, et les baies éventuelles sont obturées par des éléments pare-flammes de
degré 1/2 heure ou E 30.
Les dispositions ci-dessus ne sont pas exigées si le parc de stationnement répond
simultanément aux conditions suivantes :
- il est séparé d'un bâtiment tiers par une aire libre de 4 mètres au moins ;
- il dispose d'un plancher bas du niveau le plus haut accessible au public situé à moins
de 8 mètres du sol.

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§ 2. Isolement entre un parc de stationnement et un bâtiment ou un local contigu abritant une


autre activité ou exploité par un tiers :
Le degré coupe-feu de la paroi d'isolement d'un parc de stationnement couvert avec un
bâtiment ou un local contigu abritant une autre activité ou exploité par un tiers est au moins
égal au degré de stabilité au feu de l'établissement le plus exigeant avec un minimum de 1
heure. Cette durée est portée à 4 heures si l'établissement contigu est un immeuble de
grande hauteur.
§ 3. Isolement entre un parc de stationnement et un bâtiment ou un local superposé abritant
une autre activité ou exploité par un tiers :
Le degré coupe-feu minimal du plancher d'isolement entre un parc de stationnement et un
bâtiment ou un local superposé abritant une autre activité ou exploité par un tiers est de 1 h
30 ou REI 90.

§ 4. Intercommunication avec un local ou établissement abritant une autre activité ou


exploité par un tiers :
- les intercommunications éventuellement aménagées dans les murs ou parois sont
réalisées par un sas d'une surface minimale de 3 m² avec une largeur d'au moins
0,90 mètre. Leurs parois ont le même degré de résistance au feu que les murs ou
parois traversés. Le sas dispose de deux portes uniquement, situées aux extrémités
du sas, pare-flammes de degré 1/2 heure, équipées chacune d'un ferme-porte ou E
30-C, et s'ouvrant toutes les deux vers l'intérieur.
Tout autre dispositif est autorisé après avis de la commission de sécurité compétente.
Un sas ne contient ni dépôt de matériel ni armoire ou tableau électrique.
Lorsqu'un parc de stationnement couvert et un tiers relèvent de directions distinctes, un
accord contractuel définissant les obligations des parties relatives à la maintenance des
dispositifs de franchissement est établi et joint au dossier prévu à l'article R. 123-24 du Code
de la construction et de l'habitation ainsi qu'au registre de sécurité de l'établissement.
Si l'établissement contigu est un immeuble de grande hauteur, les dispositions de la
réglementation propre à ces immeubles et concernant les parcs de stationnement
s'appliquent.

Article PS 9 – Locaux non accessibles au public (modifié par Arrêté du 24


septembre 2009 - art. 3) (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

Les accès aux locaux non accessibles au public sont maintenus dégagés.
Lorsque l'implantation d'un local dans un parc de stationnement couvert est assujettie aux
conditions particulières d'isolement définies ci-dessous, il est facilement identifiable au
moyen d'un signal de sécurité conforme à la norme NF ISO 3864-2 relative aux couleurs et
signaux de sécurité et apposé sur la porte d'accès.
§ 1. Locaux nécessaires à l'exploitation du parc de stationnement :
Les bureaux nécessaires à l'exploitation du parc de stationnement, le poste de péage et
les locaux du personnel sont autorisés à l'intérieur du parc sans condition d'isolement.
Les ateliers d'entretien et de maintenance du parc ainsi que les locaux techniques (local
de service électrique, local abritant le groupe électrogène, local sprinkleur, local ventilation,
machinerie d'ascenseur...) sont isolés du parc par des parois coupe-feu de degré 1 heure, ou
EI 60, REI 60 en cas de fonction porteuse, et des blocs-portes pare-flammes de degré 1
heure équipés de ferme-portes ou E 60-C.

§ 2. Locaux techniques non liés à l'exploitation du parc de stationnement :


Les locaux techniques non liés à l'activité du parc tels que les chaufferies, les locaux
réservés aux poubelles, un local groupe électrogène non lié à l'activité du parc, peuvent être
installés à l'intérieur du parc. Ils sont isolés par des parois au moins coupe-feu de degré 1
heure, REI 60 si elles assurent une fonction porteuse, ou EI 60. Les dispositifs de
communication entre ces locaux et les zones du parc réservées au stationnement sont

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coupe-feu de degré 1 heure ou EI 60, les portes s'ouvrent vers le parc et sont munies de
ferme-porte. Ces locaux ne doivent pas être ventilés sur le parc, ils peuvent l'être sur la
rampe d'accès qui donne à l'air libre.

§ 3. Groupement d'établissements :
Lorsque le parc de stationnement constitue une des activités d'un établissement ou d'un
groupement d'établissements tel que défini dans les dispositions générales du règlement, les
locaux techniques de cet établissement ou de ce groupement d'établissements sont admis
dans le parc.
Ils sont isolés du parc par des parois coupe-feu de degré 1 heure, REI 60 en cas de
fonction porteuse, ou EI 60 avec des blocs portes pare-flammes de degré 1 heure équipés
de ferme-portes ou E 60-C. Ces locaux ne doivent pas être ventilés sur le parc, ils peuvent
l'être sur la rampe d'accès qui donne à l'air libre.

Arrêté du 9 mai 2006 : Art. PS 10 – Toitures (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

Si la toiture du parc est dominée par des parties de façades de bâtiments comportant des
baies vitrées ou ouvertes, elle est réalisée, sur une distance mesurée en projection
horizontale de 8 mètres de l'ouverture la plus proche, en matériaux classés M0 ou A2-s3, d0
et pare-flammes :
- de degré 1 heure ou E 60 si la différence de hauteur entre la toiture et le plancher
bas du dernier niveau du bâtiment voisin est inférieure ou égale à 8 mètres ;
- de degré 1 h 30 ou E 90 dans les autres cas.
L'installation d'un niveau de parc de stationnement de véhicules en toiture-terrasse à l'air
libre est autorisée.
Lorsqu'un tel niveau de parc est dominé par une ou des façades d'un autre bâtiment, les
allées de circulation des véhicules et les aires de stationnement sont disposées à plus de 2
mètres de tout point situé au droit de la façade qui les domine.
Lorsque la couverture est située à moins de 12 mètres de la limite de parcelle, elle est
classée au moins BROOF (t3) au sens de l'arrêté du 14 février 2003 relatif à la performance
des toitures et couvertures de toitures exposées à un incendie extérieur ou composées de
matériaux classés M0 ou A2-s3, d0.

Arrêté du 9 mai 2006 : Art. PS 11 – Façades (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

Dans le cas où le bâtiment comporte plus d'un niveau en superstructure, les façades du
parc de stationnement satisfont à la règle suivante : C + D ≥ 0,80 mètre, en application des
prescriptions définies dans l'instruction technique n° 249.
Toutefois, à l'exception des parties de façade situées au droit des planchers d'isolement
avec un établissement abritant une autre activité ou exploité par un tiers, cette règle n'est
pas exigée si le parc de stationnement est entièrement équipé d'un système d'extinction
automatique du type sprinkleur ou d'un système de détection incendie tel que défini à l'article
PS 27, § 2-b.

Arrêté du 9 mai 2006 : Article PS 19 – Installations électriques


(revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

Les installations électriques sont conformes aux dispositions du décret n° 88-1056 du 14


novembre 1988 du ministère chargé du travail et qui concerne la protection des travailleurs
dans les établissements qui mettent en œuvre des courants électriques et à ses arrêtés
d'application, ainsi qu'aux normes auxquelles ils font référence.
Les installations électriques des aires de stationnement sont réalisées dans les conditions
requises par la norme NF C 15-100 pour ce qui concerne les locaux présentant des risques
d'incendie (conditions d'influence externe BE 2). Celles qui sont implantées à moins d'un

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mètre cinquante du sol sont réalisées dans les conditions requises par la norme NF C 15-
100 pour ce qui concerne les locaux présentant des risques mécaniques (conditions
d'influence externe AG 4).

Arrêté du 10 novembre 1994 : Art. REF 9 – Façades et couvertures


(revenir au § 3.3.1) (revenir au §8)

§ 1. Les dispositions de l'article CO 20 (§ 1) sont applicables. Les systèmes d'isolation


thermique par l'extérieur comportant des matériaux de synthèse sont interdits.
Les bardeaux, essentes et tavaillons en bois sont admis en façade et en couverture.

§ 2. Si les éléments constitutifs des façades comportent des vides susceptibles de créer des
effets de cheminée, ces vides doivent être recoupés à tous les niveaux par des matériaux de
catégorie M0 ou en bois naturel de catégorie M3.

Arrêté du 10 novembre 1994 : Art. REF 15 – Installations électrique et éclairage


normal (revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

§ 1. Si une installation électrique existe, elle doit être réalisée conformément aux dispositions
de la norme NF C 15-100.

§ 2. L'éclairage normal doit être assuré par des appareils électriques qui peuvent être fixes
ou mobiles.

§ 3. L'utilisation de combustible gazeux sous réseau est interdite.

Arrêté du 10 novembre 1994 : Art. REF 24 – Façades et couvertures


(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

En aggravation des dispositions de l'article CO 21 (§ 3 a), la règle du " C + D " est


applicable aux bâtiments comportant au moins un étage sur rez-de-chaussée, exceptés ceux
de deux niveaux considérés à simple rez-de-chaussée en application de l'article REF 3 (§ 2).

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Règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux


immeubles de grande hauteur (extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 7 - Isolement du voisinage, volume de


protection (revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

§ 1. En application des articles R. 122-2 et R. 122-9 du code de la construction et de


l'habitation, un immeuble de grande hauteur est isolé des constructions voisines par un mur
ou une façade verticale coupe-feu de degré deux heures ou REI 120 sur toute sa hauteur, ou
par un volume de protection.

§ 2. La limite latérale du volume de protection est constituée par une surface verticale située
à 8 mètres au moins de tout point des façades de l'immeuble qui ne sont pas coupe-feu de
degré deux heures ou REI 120.
La limite inférieure du volume de protection est constituée soit par le sol, soit par des
constructions ou parties de constructions voisines coupe-feu de degré deux heures ou REI
120.

§ 3. Un immeuble de grande hauteur ne peut être construit si la limite latérale de son volume
de protection empiète sur les fonds voisins. Toutefois, il peut être dérogé à cette règle dans
les cas suivants :
- le propriétaire du fonds a obtenu des propriétaires des fonds voisins la création, par
acte authentique, d'une servitude conventionnelle assujettissant l'empiétement
précité aux dispositions de l'article GH 8, § 3 ;
- les fonds voisins respectent les dispositions relatives à l'indépendance des volumes
situés dans l'emprise d'un immeuble de grande hauteur définis au titre II, chapitre II,
du présent règlement.

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 8 – Servitude du volume de protection


(revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

§ 1. A l'exception des constructions visées aux paragraphes 2 et 3 ci-dessous, le volume de


protection est dégagé de tout élément combustible, végétation exclue.

§ 2. Les constructions, situées en tout ou partie à l'intérieur du périmètre délimité sur le plan
horizontal par la projection des éléments les plus saillants de l'immeuble de grande hauteur,
respectent les dispositions applicables à cet immeuble.
Cette disposition ne s'oppose pas à la création d'établissements recevant du public aux
niveaux inférieurs de l'immeuble dans les conditions définies au titre II, chapitre II, du présent
règlement.

§ 3. Les autres constructions, situées en tout ou partie dans le volume de protection,


répondent aux dispositions suivantes :
- le plancher bas de l'étage le plus élevé est situé à moins de 8 mètres du niveau
extérieur accessible à la circulation publique des piétons ;
- les sorties sur ce niveau peuvent être atteintes en permanence à partir des voies
accessibles aux engins des sapeurs-pompiers par un cheminement sûr de moins de
60 mètres. Toute dénivellation positive ou négative sur ce parcours est comptée dans
1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025167121&fastPos=2&fastReqId=1241619321&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

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le calcul de la longueur du cheminement pour une distance égale à cinq fois la


différence de niveau ;
- les structures sont indépendantes de l'immeuble de grande hauteur et stables au feu
de degré deux heures ou R 120 ;
- les murs extérieurs, les couvertures et les façades, situés dans le volume de
protection, sont pare-flammes de degré deux heures ou RE 120. Cette disposition
n'est pas applicable aux façades en retour par rapport à l'immeuble de grande
hauteur conformes aux dispositions de l'article GH 13 ;
- les locaux ne peuvent abriter des installations classées interdites par l'article R. 122-7
du code de la construction et de l'habitation.

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 12 - Généralités relatives aux façades


(revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

Les façades sont conçues et réalisées de façon à limiter la propagation du feu d'un
compartiment à l'autre :
- par les jonctions des façades avec les structures et parois aux limites des
compartiments ;
- par l'extérieur.
Les façades ou parties de façades ayant une fonction porteuse sont stables au feu de
degré deux heures ou R. 120.
La conformité des façades aux dispositions réglementaires des articles GH 12 et GH 13
est attestée par un visa du Centre scientifique et technique du bâtiment, d'Efectis France ou
de tout autre laboratoire reconnu compétent par la commission centrale de sécurité.

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 13 – Comportement au feu des façades


(revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

Les parties de façades soumises à exigence de résistance au feu ne comportent pas


d'ouvrants de confort susceptibles d'être ouverts en cas d'incendie.
Pour appliquer les dispositions suivantes, il y a lieu de considérer les plans tangents pour
les façades courbes. Les dispositions applicables aux façades s'appliquent aux couvertures
qui font avec la verticale un angle inférieur à 30°.

A. – Exigences pour toutes les façades.


§ 1. La masse combustible mobilisable (M) de la façade est inférieure ou égale à 130 MJ/m²,
l'ensemble des matériaux entrant dans sa constitution étant à prendre en compte.
Si la masse combustible mobilisable (M) de la façade est supérieure à 130 MJ/m², un
dossier est soumis à l'avis de la commission centrale de sécurité dans les conditions prévues
à l'article R. 122-11-6 du code de la construction et de l'habitation.
La même obligation s'impose si la façade fait l'objet d'une innovation technique
importante.
Les composants et équipements de façade sont classés M0 ou A2-s3, d0, à l'exception :
- des cadres de menuiseries en bois ;
- des cadres de menuiseries classés M2 ou C-s3, d0 ;
- des cadres de menuiseries avec leurs remplissages verriers minéraux (et leurs
éventuels intercalaires) classés C-s3, d0 ;
- des éléments verriers minéraux assemblés avec leurs intercalaires classés C-s3, d0 ;
- des peintures et systèmes d'imperméabilisation classés M2 ou C-s3, d0 ;
- des stores extérieurs ou intégrés classés M1 ou B-s3, d0 ;
- des joints et garnitures de joints.

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B. – Exigences pour les façades vitrées.


Pour les façades vitrées, il faut :
- soit mettre en œuvre les dispositions constructives décrites dans l'instruction
technique 249, avec application de la règle du C + D, en respectant :
C + D ≥ 1,20 m si M ≤ 80 MJ/m² ;
C + D ≥ 1,50 m si M ≤ 130 MJ/m² ;
- soit justifier d'une performance de résistance au feu des façades de degré pare-
flammes égale à une heure, feu extérieur vers intérieur ou E o → i 60 avec utilisation
du programme thermique normalisé.
Lorsque deux plans de façade consécutifs, d'un même immeuble de grande hauteur ou
d'un immeuble de grande hauteur et d'une construction contiguë, forment un dièdre rentrant
vertical d'angle inférieur à 100°, les parties de f açade situées à l'intérieur du dièdre sont
pare-flammes de degré une heure ou E i → o 60 sur une largeur minimale de 4 mètres
depuis l'arête du dièdre, afin de limiter la propagation par effet de tirage thermique. Cette
disposition ne s'applique pas aux retraits ou aux avancées de moins de 1 mètre.
Entre deux compartiments situés à un même niveau d'un immeuble de grande hauteur ou
entre un immeuble de grande hauteur et une construction contiguë dont les plans de façade
consécutifs forment un dièdre rentrant vertical, les dispositions suivantes sont à respecter :
- lorsque l'angle du dièdre est inférieur à 135°, le s parties de façade situées de part et
d'autre de l'arête du dièdre sont coupe-feu de degré une heure ou EW i → o 60 sur
une largeur minimale de 2 mètres, pour limiter les transferts thermiques par
rayonnement ;
- lorsque l'angle du dièdre est supérieur ou égal à 135° mais inférieur à 180°, les
parties de façade situées de part et d'autre de l'arête du dièdre sont pare-flammes de
degré une heure ou E i → o 60 sur une largeur minimale de 1 mètre, pour limiter la
propagation par convection sous l'effet d'un vent latéral.

C. – Exigence pour les façades non vitrées.


L'exigence requise pour les façades non vitrées est un degré pare-flammes d'une heure,
feu extérieur vers intérieur ou E o → i 60 avec utilisation du programme thermique normalisé.

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 14 – Couvertures (revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

La couverture est classée BROOF (t3) au sens de l'arrêté du 14 février 2003, et l'utilisation
de matériaux susceptibles de s'arracher enflammés en cas d'incendie est interdite.

Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 16 – Limitation de la charge calorifique


des éléments de construction hors revêtements des parois horizontales et
latérales (revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

§ 1. La charge calorifique surfacique des matériaux incorporés dans la construction des


immeubles est inférieure, en moyenne et par compartiment, à 255 MJ/m² de surface hors
œuvre nette.
La masse combustible de la façade n'est pas prise en compte au titre de cet article.
Dans le calcul de cette charge calorifique surfacique, les matériaux de catégorie M0 ou
classés A1 ou A2 incorporés dans la construction des immeubles sont exclus.

§ 2. Le maître d'œuvre apporte la justification au propriétaire de la charge calorifique définie


au paragraphe 1 et liste les différents éléments pris en compte pour ce calcul.

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Arrêté du 30 décembre 2011 : Art. GH 40 – Objectifs et généralités


(revenir au § 4.3) (revenir au § 8)

§ 1. Les dispositions de la présente section ont pour objectifs :


- d'éviter que les installations électriques ne présentent des risques d'éclosion, de
développement et de propagation d'un incendie ;
- de permettre le fonctionnement des installations de sécurité lors d'un incendie ;
- de permettre la continuation de certaines activités dans les compartiments non
atteints ou menacés par le feu.

§ 2. Les installations électriques doivent être conformes au décret n° 88-1056 du 14


novembre 1988 du ministère chargé du travail et à ses arrêtés d'application.

§ 3. L'immeuble ne doit pas être traversé par des canalisations électriques qui lui sont
étrangères.

§ 4. A l'exception des installations contenues dans les locaux de service électrique tels que
visés à l'article GH 41, la plus grande tension existant en régime normal entre deux
conducteurs ou entre l'un d'eux et la terre ne doit pas être supérieure au domaine de la
basse tension.
Toutefois, cette disposition ne s'oppose pas :
- à l'utilisation de tensions plus élevées pour des applications déterminées telles que
l'emploi de lampes à décharge, d'appareils audiovisuels et d'électricité médicale ;
- au passage des canalisations générales d'alimentation haute tension si elles sont
placées dans des cheminements techniques protégés avec des parois coupe-feu de
degré deux heures ou EI 120 et si elles ne comportent pas de connexion sur leur
parcours.

§ 5. L'immeuble est protégé contre la foudre (paratonnerre).

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Règlement de sécurité contre l’incendie relatif à certains


lieux de travail (extraits)1
(revenir au sommaire)

Arrêté du 5 août 1992 : Art. 4 (revenir au § 5.2) (revenir au § 6.4.2) (revenir au § 8)

1° L'isolement latéral entre un bâtiment visé par le présent arrêté et un autre bâtiment ou
établissement contigu occupé par des tiers doit être constitué par une paroi coupe-feu de
degré une heure.
Une porte d'intercommunication peut être aménagée sous réserve d'être coupe-feu de
degré une demi-heure et munie d'un ferme-porte.
Cette disposition ne porte pas préjudice à l'application d'autres réglementations imposant
un degré d'isolement supérieur.
La structure du bâtiment doit être conçue de manière telle que l'effondrement du bâtiment
tiers n'entraîne pas celui du bâtiment.

2° Deux bâtiments distants de 5 mètres au moins ou respectant les dispositions du


paragraphe 1° précédent sont considérés comme des b âtiments distincts pour l'application
du présent arrêté.

3° Si la façade non aveugle d'un bâtiment tiers domine la couverture du bâtiment, cette
couverture doit être réalisée en éléments de construction au moins pare-flammes de degré
une demi-heure sur une distance de 4 mètres mesurée horizontalement à partir de cette
façade.
Dans le cas où le bâtiment domine la couverture d'un autre bâtiment qui n'est pas au
moins réalisée conformément aux prescriptions de l'alinéa précédent, le mur dominant la
couverture doit être constitué par une paroi au moins coupe-feu de degré une heure sur 8
mètres de hauteur.

4° Les parois des parcs de stationnement couverts, sans préjudice de l'application des
prescriptions spécifiques concernant ces parcs, doivent être au moins coupe-feu de degré
une heure ; toutefois, les intercommunications sont autorisées si elles s'effectuent par des
sas munis de portes au moins pare-flamme de degré une demi-heure équipées de ferme-
portes et s'ouvrant vers l'intérieur du sas.

Arrêté du 5 août 1992 : Art. 7 (modifié par Arrêté 1995-09-22 art. 3 JORF 3
octobre 1995) (revenir au § 5.2) (revenir au § 8)

a) Les combles inaccessibles et l'intervalle existant entre le plafond et le plafond suspendu


doivent être recoupés par des éléments en matériaux de catégorie M0 ou par des parois au
moins pare-flamme de degré un quart d'heure.
Les vides doivent avoir une superficie maximale de 300 mètres carrés, la plus grande
dimension n'excédant pas 30 mètres.
Ces recoupements ne sont pas exigés si les vides précités sont protégés par un réseau
fixe d'extinction automatique à eau, conforme aux normes en vigueur, ou se trouvent à
l'intérieur de compartiments répondant aux prescriptions de l'article 6 ;

1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000874065&fastPos=1&fastReqId=2034692516&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

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b) Les conduits et les gaines doivent satisfaire aux dispositions fixées ci-dessous :

1. Tous les conduits de distribution et de reprise d'air doivent être en matériaux de


catégorie M0.
Toutefois les calorifuges de ces conduits, s'ils sont placés à l'extérieur des conduits,
peuvent être en matériaux de catégorie M 1.

2. Une résistance pare-flammes de traversée trente minutes doit être assurée par les
conduits traversant des parois :
- d'isolement entre compartiments ou entre niveaux ;
- de locaux à risques particuliers cités à l'article 6, paragraphe III, à l'exception des
locaux comportant des installations de V.M.C. inversée et des installations de
conditionnement d'air et des cuisines contenant des appareils de cuisson d'une
puissance nominale supérieure à 20 kW.
Cette prescription n'est pas exigible pour les conduits d'eau en charge et pour tous les
autres conduits si leur diamètre nominal est inférieur ou égal à 125 millimètres.
Sont réputés satisfaire à l'exigence pare-flammes trente minutes les conduits métalliques
à point de fusion supérieur à 850 °C et de diamètre nominal inférieur ou égal à 315
millimètres, à l'exception des conduits aérauliques.

3. Dans le cas où le conduit ne respecte pas les exigences fixées au point b, 2 ci-dessus il
doit être :
- soit placé dans une gaine en matériaux incombustibles assurant un pare-flammes de
traversée trente minutes ;
- soit équipé d'un dispositif d'obturation automatique de degré coupe-feu un quart
d'heure.
Les gaines verticales doivent être recoupées par un matériau incombustible au moins
tous les deux niveaux.

4. Les trappes éventuelles disposées sur les conduits ou les gaines doivent être pare-
flammes de même degré que lesdits conduits et gaines.

5. Dans le cas particulier des conduits traversant des parois d'isolement avec un bâtiment
tiers ou un parc de stationnement visé à l'article 4, paragraphe 4°, le degré coupe-feu une
heure doit être restitué, à l'exception des conduits d'eau en charge et des conduits de
diamètre nominal inférieur à 75 millimètres.

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IT n°249 relative aux façades (version finale 2010) 1


(revenir au sommaire)

(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 6.1.2) (revenir au § 8)

1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/dossiers/ccs/releves-ccs-janvier-
2010/downloadFile/attachedFile_1/IT_249_suite_CCS_20100107.pdf?nocache=1266575055.78

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IT du 3 mars 1975 relative aux parcs de stationnement


couverts (extraits)1
(revenir au sommaire)

IT du 3 mars 1975 : Art. 4 – Murs et parois extérieurs : isolement du voisinage


(revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

1° Lorsque le parc est contigu ou intégré à un immeuble habité ou occupé, les murs ou
parois mitoyens seront :
- coupe-feu de degré 4 heures pour un immeuble de grande hauteur ;
- coupe-feu de degré 3 heures au moins pour un établissement recevant du public, un
établissement rangé au titre de la loi du 19 décembre 1917 en 1re ou 2e classe en
raison du risque d’incendie ;
- coupe-feu de degré 2 heures dans les autres cas.
Les communications éventuelles devront être réalisées par des sas ventilés de même
degré de résistance au feu que les murs ou parois traversés.

2° Lorsque le parc n’est pas contigu mais se trouve à moins de 8 mètres d’un immeuble
habité ou occupé, les murs ou parois extérieurs du parc compris dans cette zone de 8
mètres seront coupe-feu de degré 1 heure.
Les baies éventuelles seront fermées par des éléments pare-flammes de degré ½ heure.

IT du 3 mars 1975 : Art. 5 – Façades (revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

Les garde-corps ou allèges devront avoir une hauteur de 1 mètre, hauteur qui pourra être
réduite à 0,80 mètre si leur largeur au niveau supérieur a plus de 0,50 mètre.
Dans le cas où le parc comporte plus d’un niveau en superstructure, les façades doivent
satisfaire à la règle suivante :
C + D > 1 mètre
dans laquelle C, exprimé en mètres, est la caractéristique de classes de panneaux définis
par l’essai des façades vitrées ; D représente la distance horizontale entre le plan des vitres
(ou le nu intérieur de la baie libre) et le nu de la plus grande saillie de l’obstacle résistant au
feu qui sépare les panneaux situés de part et d’autre du plancher.

IT du 3 mars 1975 : Art. 8 – Couverture (revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

Si la couverture du parc est dominée par des façades d’immeubles habités ou occupés
comportant des façades vitrées ou ouvertes, elle devra être réalisée, sur une distance
mesurée en en projection horizontale de 8 mètres de l’ouverture la plus proche, en matériaux
classés en catégorie M0 du point de vue de leur réaction au feu et pare-flammes :
- de degré 1 heure dans le cas où le plancher bas du plus haut niveau de l’immeuble
voisin est situé à une hauteur inférieure à 8 mètres du point le plus élevé de la
couverture du parc ;
- de degré 2 heures s’il est à 8 mètres et plus.
Dans le cas où la couverture du parc comporterait un revêtement qui ne serait pas réalisé
en matériaux classés en catégorie M3 du point de vue de la réaction au feu, elle devra
1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/dossiers/ccs/releves-ccs-janvier-
2010/downloadFile/attachedFile_1/IT_249_suite_CCS_20100107.pdf?nocache=1266575055.78

69
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

présenter les caractéristiques suivantes de classe et d’indice (1) dans lesquelles d est la
distance minimale, mesurée en projection horizontale, à laquelle peuvent se trouver les
immeubles voisins :
- classe T 15 si le parc est à simple rez-de-chaussée ;
- classe T 30 si le parc comporte plus d’un niveau ;
- indice 1 si 8 m ≤ d ≤ 11,50 m ;
- indice 2 si 11,50 m ≤ d ≤ 15 m ;
- indice 3 si d > 15 m.

(1) Définies par l’arrêté du ministre de l’Intérieur et du ministre de l’Equipement et du


Logement du 10 septembre 1970 (JO du 29 septembre 1970)

IT du 3 mars 1975 : Art. 10 – Conduits et gaines (1) (revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

Conduits et gaines devront être disposés ou construits de telle sorte qu’ils soient protégés
des chocs, de la corrosion, de l’incendie.
En particulier :
- les conduits de liquides inflammables destinés à l’alimentation des équipements du
parc (chaufferie ou groupe électrogène) devront être placés dans une gaine réalisée
en matériaux M0 du point de vue de leur réaction au feu et coupe-feu de degré 2
heures, le vide étant comblé par des matériaux inertes pulvérulents ;
- les conduits de ventilation du parc, quel que soit leur mode de fixation, devront être
de coupe-feu de degré ½ heure ainsi que leurs trappes et portes de visite ;
- tous les conduits ou gaines susceptibles de mettre en communication le par cet des
locaux voisins devront être coupe-feu de degré 2 heures au moins.
Les conduits de ventilation du parc seront indépendants par niveau et par compartiment,
tant pour l’arrivée d’air frais que pour l’évacuation de l’air vicié. Ils pourront être du système

(1) A l’exception des conduites d’eau.

IT du 3 mars 1975 : Art. 14 – Installations électriques (revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

Les installations électriques devront être conçues, réalisées (1) de façon à tenir compte
des risques potentiels résultant du classement des parcs en locaux très conducteurs (locaux
temporairement humides) et locaux à danger d’incendie. De plus, les équipement situés à
moins de 1,50 mètres du sol devront être de 9e degré de résistance mécanique (2).

(1) Au sens de la norme NF C15-100.


(2) Au sens de la norme NF C15-100.

IT du 3 mars 1975 : Art. 22 – Locaux d’exploitation (revenir au § 6.2.2) (revenir au § 8)

1°) Les bureaux d’exploitation (poste de péage, bureau du gardien, bureaux du personnel de
l’établissement) pourront être à l’intérieur du parc, à condition que leur ventilation soit
indépendante de celle du parc.
Les postes de péage et de surveillance du parc devront être conçus et situés de manière
telle que les opérations puissent être effectuées de l’intérieur du local. Du point de vue du
bruit, on se reportera aux textes en vigueur sur la législation du travail.

2°) Lorsqu’ils ne sont pas soumis à des réglementations particulières, les locaux techniques
qui représenteraient des risques d’incendie ou d’explosion devront être isolés du parc par
des parois coupe-feu de degré 1 heure, les portes seront pare-flammes de degré ½ heure.

70
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Avis sur les mesures de sécurité à prendre en cas


d’installation de panneaux photovoltaïques dans un
établissement recevant du public1
(revenir au sommaire)

Avis rendu par la sous-commission permanente de la Commission Centrale de


Sécurité lors de sa réunion du 5 novembre 2009, publié le 14 décembre 2009
(revenir au § 3.3.1) (revenir au § 8)

Avant toute installation de panneaux photovoltaïques, que ce soit sur un bâtiment existant
ou en projet, la commission centrale de sécurité préconise de transmettre pour avis un
dossier au service prévention du service d’incendie et de secours territorialement compétent.
Le service d’incendie et de secours est ensuite prévenu de son installation effective.
Elle préconise également la réalisation des mesures suivantes visant à assurer la sécurité
des occupants et des intervenants.

1 – La mise en place d’une installation photovoltaïque est réalisée conformément aux


dispositions réglementaires applicables au bâtiment concerné en matière de prévention
contre les risques d’incendie et de panique (notamment l’accessibilité des façades, isolement
par rapport aux tiers, couvertures, façades, règle du C+D, désenfumage, stabilité au feu…)

2 – L'ensemble de l'installation est conçu selon les préconisations du guide UTE C15-712,
en matière de sécurité incendie

3 – L'ensemble de l'installation est conçu en matière de sécurité selon les préconisations du


guide pratique réalisé par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
(ADEME) avec le syndicat des Energies Renouvelables (SER) baptisé “ Spécifications
techniques relatives à la protection des personnes et des biens dans les installations
photovoltaïques raccordées au réseau ” (1er décembre 2008).

4 – Toutes les dispositions sont prises pour éviter aux intervenants des services de secours
tout risque de choc électrique au contact d’un conducteur actif de courant continu sous
tension.
Cet objectif peut notamment être atteint par l’une des dispositions suivantes, par ordre
de préférence décroissante :
• un système de coupure d’urgence de la liaison DC est mis en place, positionné au
plus près de la chaîne photovoltaïque, piloté à distance depuis une commande
regroupée avec le dispositif de mise hors-tension du bâtiment ;
• les câbles DC cheminent en extérieur (avec protection mécanique si accessible) et
pénètrent directement dans chaque local technique onduleur du bâtiment ;
• les onduleurs sont positionnés à l’extérieur, sur le toit, au plus près des modules ;
• les câbles DC cheminent à l’intérieur du bâtiment jusqu’au local technique onduleur,
et sont placés dans un cheminement technique protégé, situé hors locaux à risques
particuliers, et de degré coupe-feu égal au degré de stabilité au feu du bâtiment, avec
un minimum de 30 minutes ;
• les câbles DC cheminent uniquement dans le volume où se trouvent les onduleurs.
Ce volume est situé à proximité immédiate des modules. Il n’est accessible ni au

1
Vous pouvez consulter la version intégrale de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/dossiers/ccs/releves-ccs-novembre-
2009/downloadFile/file/CCS_du_5_11_2009-1.pdf?nocache=1260787683.64

71
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

public, ni au personnel ou occupants non autorisés. Le plancher bas de ce volume


est stable au feu du même degré de stabilité au feu du bâtiment, avec un minimum
de 30 minutes.

5 – Une coupure générale simultanée de l'ensemble des onduleurs est positionnée de façon
visible à proximité du dispositif de mise hors tension du bâtiment et identifiée par la mention :
« Attention – Présence de deux sources de tension : 1- Réseau de distribution ; 2- Panneaux
photovoltaïques » en lettres noires sur fond jaune

6 – Un cheminement d’au moins 50 cm de large est laissé libre autour du ou des champs
photovoltaïques installés en toiture. Celui-ci permet notamment d’accéder à toutes les
installations techniques du toit (exutoires, climatisation, ventilation, visite…)

7 – La capacité de la structure porteuse à supporter la charge rapportée par l’installation


photovoltaïque est justifiée par la fourniture d’une attestation de contrôle technique relative à
la solidité à froid par un organisme agréé

8 – Lorsqu’il existe, le local technique onduleur a des parois de degré coupe-feu égal au
degré de stabilité au feu du bâtiment, avec un minimum de 30 minutes

9 – Sur les plans du bâtiment, destinés à faciliter l’intervention des secours, les
emplacements du ou des locaux techniques onduleurs sont signalés

10 – Le pictogramme dédié au risque photovoltaïque est apposé :


• à l’extérieur du bâtiment à l’accès des secours
• aux accès aux volumes et locaux abritant les équipements techniques relatifs à
l’énergie photovoltaïque
• sur les câbles DC tous les 5 mètres

11 – Sur les consignes de protection contre l’incendie sont indiqués la nature et les
emplacements des installations photovoltaïques (toiture, façades, fenêtres, …

72
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Règlement de sécurité contre l’incendie relatifs aux ICPE


(extraits)
(revenir au sommaire)

Arrêté du 23 décembre 2008 relatif aux prescriptions générales applicables aux


entrepôts couverts relevant du régime de la déclaration au titre de la rubrique
n°1510 de la nomenclature des installations classée s pour la protection de
l'environnement - ANNEXE I1

Arrêté du 23 décembre 2008 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


4.1. Structure du bâtiment

Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de


résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures sont construites en matériaux A2 s1 d0 ou en matériaux
conformes aux dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 5 août 2002 susvisé ;
- l'ensemble de la structure présente les caractéristiques R 15 ;
- en ce qui concerne la toiture, les poutres et les pannes sont au minimum R 15 ; les
autres éléments porteurs sont réalisés au minimum en matériaux A2 s1 d0 et l'isolant
thermique (s'il existe) est réalisé en matériaux au minimum B S3 d0 avec pouvoir
calorifique supérieur (PCS) inférieur ou égal à 8,4 MJ/kg, ou en matériaux conformes
aux dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 5 août 2002 susvisé. L'ensemble de la
toiture hors poutres et pannes satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- planchers hauts (hors mezzanines) REI 120 ; en outre, la stabilité au feu des
structures porteuses des planchers, pour les entrepôts de deux niveaux et plus, est
de degré deux heures au moins ;
- portes et fermetures des murs séparatifs EI 120 (y compris celles comportant des
vitrages et des quincailleries). Ces portes et fermetures sont munies d'un ferme-
porte, ou d'un dispositif assurant leur fermeture automatique, également EI 120 ;
- murs séparatifs REI 120 entre deux cellules ; ces parois sont prolongées latéralement
aux murs extérieurs sur une largeur de 1 mètre ou 0,50 mètre en saillie de la façade,
dans la continuité de la paroi. Elles doivent être construites de façon à ne pas être
entraînées en cas de ruine de la structure ;
- murs séparatifs REI 120 ou une distance libre de 10 mètres entre une cellule et un
local technique (hors chaufferie, tel que prévu au point 4.4) ;
- portes et fermetures des murs séparatifs résistantes au feu (y compris celles
comportant des vitrages et des quincailleries) et leurs dispositifs de fermeture EI 120.
Les dispositions constructives visent à ce que la ruine d'un élément de structure
n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de
stockage avoisinantes, ni de leur dispositif de recoupement et ne favorise pas l'effondrement
de la structure vers l'extérieur de la première cellule en feu.
Les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de protection sur
une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois séparatives.
Les ouvertures effectuées dans les éléments séparatifs (passage de gaines et
canalisations, de convoyeurs) sont munies de dispositifs assurant un degré coupe-feu
équivalent à celui exigé pour ces éléments séparatifs.
Le sol des aires et locaux de stockage est incombustible (de classe A1).

1
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020009023&fastPos=1&fastReqId=1722072639&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

73
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel ne produisent pas, lors d'un incendie, de
gouttes enflammées.
Une étude spécifique visant à évaluer les risques particuliers, notamment pour les
personnes, et à déterminer les mesures spécifiques à mettre en place est réalisée pour toute
mezzanine de surface supérieure à 50 % (85 % pour les entrepôts de textile) de la surface
en cellule située en rez-de-chaussée.

Arrêté du 23 décembre 2008 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


4.3. Installations électriques et éclairage

A. ― L'exploitant tient à la disposition de l'inspection des installations classées et de


l'organisme de contrôles périodiques les éléments justifiant que ses installations électriques
sont réalisées conformément aux normes en vigueur, entretenues en bon état et vérifiées.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les appareils d'éclairage fixes ne sont pas situés en des points susceptibles d'être
heurtés en cours d'exploitation, ou sont protégés contre les chocs.
Ils sont en toutes circonstances éloignés des matières entreposées pour éviter leur
échauffement.

B. ― Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur de


l'entrepôt, sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des
parois et des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ce mur et ces portes sont
respectivement REI 120 et EI 120.

C. ― Une analyse du risque foudre est réalisée conformément à la norme NF EN 62305-2 et


les moyens de prévention et de protection adaptés sont mis en place en fonction des
conclusions de l'analyse du risque foudre et conformément aux normes en vigueur.

D. ― Les équipements métalliques (réservoirs, cuves, canalisations) sont mis à la terre


conformément aux règlements et aux normes applicables.

Arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux


entrepôts couverts relevant du régime de l'enregistrement au titre de la
rubrique n°1510 de la nomenclature des installation s classées pour la
protection de l'environnement – ANNEXE I2

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


2.2.6. Structure des bâtiments

L'exploitant réalise une étude technique démontrant que les dispositions constructives
visent à ce que la ruine d'un élément (murs, toiture, poteaux, poutres, mezzanines) suite à
un sinistre n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les
cellules de stockage avoisinantes, ni de leurs dispositifs de compartimentage, ni
l'effondrement de la structure vers l'extérieur de la cellule en feu. Cette étude est réalisée
avec la construction de l'entrepôt et est tenue à disposition de l'inspection des installations
classées.

2
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022097930&fastPos=1&fastReqId=1731383195&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

74
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de résistance


au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures des bâtiments sont construites en matériaux A2 s1 d0 ;
- l'ensemble de la structure est a minima R 15 ;
- pour les entrepôts à simple rez-de-chaussée de plus de 12, 50 mètres de hauteur, la
structure est R 60, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif d'extinction automatique
d'incendie ;
- pour les entrepôts de deux niveaux ou plus, les planchers (hors mezzanines) sont EI
120 et les structures porteuses des planchers R 120 au moins ;
- les murs séparatifs entre deux cellules sont REI 120 ; ces parois sont prolongées
latéralement le long du mur extérieur sur une largeur de 1 mètre ou sont prolongées
perpendiculairement au mur extérieur de 0, 50 mètre en saillie de la façade ;
- les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les murs séparatifs entre une cellule et un local technique (hors chaufferie) sont REI
120 jusqu'en sous-face de toiture ou une distance libre de 10 mètres est respectée
entre la cellule et le local technique ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage.
Cette distance peut être inférieure à 10 mètres si les bureaux et locaux sociaux
sont :
- isolés par une paroi jusqu'en sous-face de toiture et des portes
d'intercommunication munies d'un ferme-porte, qui sont tous REI 120 ;
- sans être contigus avec les cellules où sont présentes des matières
dangereuses.
De plus, lorsque les bureaux sont situés à l'intérieur d'une cellule :
- le plafond est REI 120 ;
- le plancher est également REI 120 si les bureaux sont situés en étage ;
- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur, sont encloisonnés par des parois REI 60 et
construits en matériaux A2 s1 d0. Ils débouchent directement à l'air libre, sinon sur
des circulations encloisonnées de même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-
portes intérieurs donnant sur ces escaliers sont E 60 C2 ;
- le sol des aires et locaux de stockage est de classe A1fl ;
- les ouvertures effectuées dans les parois séparatives (baies, convoyeurs, passages
de gaines, câbles électriques et canalisations, portes, etc.) sont munies de dispositifs
de fermeture ou de calfeutrement assurant un degré de résistance au feu équivalent
à celui exigé pour ces parois. Les fermetures sont associées à un dispositif asservi à
la détection automatique d'incendie assurant leur fermeture automatique, mais ce
dispositif est aussi manœuvrable à la main, que l'incendie soit d'un côté ou de l'autre
de la paroi. Ainsi les portes situées dans un mur REI 120 présentent un classement
EI2 120 C et les portes satisfont une classe de durabilité C2 ;
- les éléments de support de couverture de toiture, hors isolant, sont réalisés en
matériaux A2 s1 d0 ;
- en ce qui concerne les isolants thermiques (ou l'isolant s'il n'y en a qu'un) :
- soit ils sont de classe A2 s1 d0 ;
- soit le système « support + isolants » est de classe B s1 d0 et respecte l'une
des conditions ci-après :
- l'isolant, unique, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ/kg ;

75
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

- l'isolation thermique est composée de plusieurs couches dont la


première (en contact avec le support de couverture), d'une épaisseur
d'au moins 30 mm, de masse volumique supérieure à 110 kg/m ³ et
fixée mécaniquement, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ/kg et les
couches supérieures sont constituées d'isolants, justifiant en épaisseur
de 60 millimètres d'une classe D s3 d2. Ces couches supérieures sont
recoupées au droit de chaque écran de cantonnement par un isolant
de PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ/kg ;
- le système de couverture de toiture satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe d0.

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


2.2.13. Installations électriques, éclairage et chauffage

Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux
normes applicables.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule, tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les gainages électriques et autres canalisations ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite et sont convenablement protégés contre les chocs,
contre la propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
A proximité d'au moins une issue est installé un interrupteur central, bien signalé,
permettant de couper l'alimentation électrique générale ou de chaque cellule.
Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur de
l'entrepôt, sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des
parois et des portes résistantes au feu. Ces parois sont REI 120 et ces portes EI2 120 C.
Le chauffage de l'entrepôt et de ses annexes ne peut être réalisé que par eau chaude,
vapeur produite par un générateur thermique ou autre système présentant un degré de
sécurité équivalent. Les systèmes de chauffage par aérothermes à gaz ne sont pas autorisés
dans les cellules de stockage.
Les moyens de chauffage des bureaux de quais, s'ils existent, présentent les mêmes
garanties de sécurité que celles prévues pour les locaux dans lesquels ils sont situés.

Arrêté du 5 août 2002 relatif à la prévention des sinistres dans les entrepôts
couverts soumis à autorisation sous la rubrique 15103

Arrêté du 5 août 2002 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


Article 6

De façon générale, les dispositions constructives visent à ce que la ruine d'un élément
(murs, toiture, poteaux, poutres par exemple) suite à un sinistre n'entraîne pas la ruine en
chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de stockage avoisinantes, ni de
leurs dispositifs de recoupement, et ne favorise pas l'effondrement de la structure vers
l'extérieur de la première cellule en feu.
En vue de prévenir la propagation d'un incendie à l'entrepôt ou entre parties de l'entrepôt,
celui-ci vérifie les conditions constructives minimales suivantes :

3
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000599593&fastPos=5&fastReqId=122353314&categorie
Lien=cid&oldAction=rechTexte

76
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

- les murs extérieurs sont construits en matériaux M0, sauf si le bâtiment est doté d'un
dispositif d'extinction automatique d'incendie ;
- en ce qui concerne la toiture, ses éléments de support sont réalisés en matériaux M0
et l'isolant thermique (s'il existe) est réalisé en matériaux M0 ou M1 de pouvoir
calorifique supérieur (PCS) inférieur ou égal à 8,4 MJ/kg. Cette disposition n'est pas
applicable si la structure porteuse est en lamellé-collé, en bois massif ou en
matériaux reconnus équivalents par le comité d'étude et de classification des
matériaux et éléments de construction par rapport au risque incendie (CECMI). Par
ailleurs, la toiture et la couverture de toiture satisfont la classe BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel ne doivent pas, lors d'un incendie,
produire de gouttes enflammées ;
- pour les entrepôts de deux niveaux ou plus, les planchers sont coupe-feu de degré 2
heures et la stabilité au feu de la structure d'une heure pour ceux dont le plancher du
dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol intérieur. Pour les entrepôts à
simple rez-de-chaussée de plus de 12,50 mètres de hauteur, la stabilité au feu de la
structure est d'une heure, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif d'extinction
automatique d'incendie et qu'une étude spécifique d'ingénierie incendie conclut à une
cinématique de ruine démontrant le non-effondrement de la structure vers l'extérieur
de la première cellule en feu et l'absence de ruine en chaîne, et une cinétique
d'incendie compatible avec l'évacuation des personnes et l'intervention des services
de secours ;
- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur et considérés comme issues de secours, sont
encloisonnés par des parois coupe-feu de degré 1 heure et construits en matériaux
M0. Ils doivent déboucher directement à l'air libre, sinon sur des circulations
encloisonnées de même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-portes intérieurs
donnant sur ces escaliers sont pare-flamme de degré 1 heure ;
- les ateliers d'entretien du matériel sont isolés par une paroi et un plafond coupe-feu
de degré 2 heures ou situés dans un local distant d'au moins 10 mètres des cellules
de stockage. Les portes d'intercommunication sont coupe-feu de degré 2 heures et
sont munies d'un ferme-porte ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage, ou
isolés par une paroi, un plafond et des portes d'intercommunication munies d'un
ferme-porte, qui sont tous coupe-feu de degré 2 heures, sans être contigus avec les
cellules où sont présentes des matières dangereuses.

Arrêté du 5 août 2002 (Rubrique n°1510) (revenir au § 7.3.1) (revenir au § 8)


Article 17

Conformément aux dispositions du code du travail, les installations électriques doivent


être réalisées, entretenues en bon état et vérifiées. A proximité d'au moins une issue, est
installé un interrupteur central, bien signalé, permettant de couper l'alimentation électrique
pour chaque cellule.
Les équipements métalliques (réservoirs, cuves, canalisations) doivent être mis à la terre
et interconnectés par un réseau de liaisons équipotentielles, conformément aux règlements
et aux normes applicables, compte tenu notamment de la nature explosive ou inflammable
des produits.
Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur de
l'entrepôt, sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés de l'entrepôt par un
mur et des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ce mur et ces portes sont de degré
coupe-feu 2 heures.

77
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

L'entrepôt est équipé d'une installation de protection contre la foudre conforme aux
normes NF C 17 100 et NF C 17 102.

78
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux


entrepôts frigorifiques relevant du régime de l'enregistrement au titre de la
rubrique n° 1511 de la nomenclature des installatio ns classées pour la
protection de l'environnement – ANNEXE I4

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1511) (revenir au § 7.3.2) (revenir au § 8)


2.2.6. Structure des bâtiments

L'exploitant réalise une étude technique démontrant que les dispositions constructives
visent à ce que la ruine d'un élément (murs, toiture, poteaux, poutres, mezzanines) suite à
un sinistre n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les
cellules de stockage avoisinantes, ni de leurs dispositifs de compartimentage, ni
l'effondrement de la structure vers l'extérieur de la cellule en feu. Cette étude est réalisée
avec la construction de l'entrepôt et est tenue à disposition de l'inspection des installations
classées.
Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de
résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures des bâtiments sont construites en matériaux a minima B s3 d0 ;
- l'ensemble de la structure est a minima R 15 ;
- pour les entrepôts à simple rez-de-chaussée de plus de 12, 50 mètres de hauteur, la
structure est R 60, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif d'extinction automatique
d'incendie ;
- pour les entrepôts de deux niveaux ou plus, les planchers (hors mezzanines) sont EI
120 et les structures porteuses des planchers R 120 au moins ;
- les murs séparatifs entre deux cellules sont REI 120 ; ces parois sont prolongées
latéralement le long du mur extérieur sur une largeur de 2 mètres ou sont prolongées
perpendiculairement au mur extérieur de 1 mètre en saillie de la façade. Si les parois
extérieures du bâtiment sont construites en matériaux A2 s1 d0, ces distances sont
ramenées respectivement à 1 mètre et 0, 5 mètre ;
- les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les murs séparatifs entre une cellule et un local technique (hors chaufferie) sont REI
120 jusqu'en sous-façade ou une distance libre de 10 mètres est respectée entre la
cellule et le local technique ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage.
Cette distance peut être inférieure à 10 mètres si les bureaux et locaux sociaux
sont :
- isolés par une paroi jusqu'en sous-face de toiture et des portes
d'intercommunication munies d'un ferme-porte, qui sont tous REI 120 ;
- sans être contigus avec les cellules où sont présentes des matières
dangereuses.
De plus, lorsque les bureaux sont situés à l'intérieur d'une cellule :
- le plafond est REI 120 ;
- le plancher est également REI 120 si les bureaux sont situés en étage ;

4
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022097955&fastPos=1&fastReqId=1887821780&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

79
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur, sont encloisonnés par des parois REI 60 et
construits en matériaux A2 s1 d0. Ils débouchent directement à l'air libre, sinon sur
des circulations encloisonnées de même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-
portes intérieurs donnant sur ces escaliers sont E 60 C2 ;
- le sol des aires et locaux de stockage est de classe A1fl ;
- les ouvertures effectuées dans les parois séparatives (baies, convoyeurs, passages
de gaines, câbles électriques et canalisations, portes, etc.) sont munies de dispositifs
de fermeture ou de calfeutrement assurant un degré de résistance au feu équivalent
à celui exigé pour ces parois. Les fermetures sont associées à un dispositif asservi à
la détection automatique d'incendie assurant leur fermeture automatique, mais ce
dispositif est aussi manœuvrable à la main, que l'incendie soit d'un côté ou de l'autre
de la paroi. Ainsi les portes situées dans un mur REI 120 présentent un classement
EI2 120 C et les portes satisfont une classe de durabilité C2 ;
- les éléments de support de couverture de toiture, hors isolant, sont réalisés en
matériaux A2 s1 d0 ;
- les isolants de support de couverture de toiture sont réalisés en matériaux Bs3 d0 ;
- la couverture de toiture surmontant un comble satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- dans les autres cas, la couverture de toiture satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ou
les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 2 mètres la couverture
du bâtiment au droit du franchissement et la toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 10 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe d0.

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1511) (revenir au § 7.3.2) (revenir au § 8)


2.2.13. Installations électriques, éclairage, chariots et chauffage

Les équipements techniques (systèmes de réchauffage électrique des encadrements de


portes, résistances de dégivrage, soupapes d'équilibrage de pression, etc.) présents à
l'intérieur des chambres froides ou sur les parois de celles-ci ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite.
En particulier, si les panneaux sandwiches ne sont pas A2 s1 d0, les câbles électriques
les traversant sont pourvus de fourreaux non propagateurs de flamme, de manière à garantir
l'absence de contact direct entre le câble et le parement du panneau ou de l'isolant, les
parements métalliques devant être percés proprement et ébavurés. Les résistances
électriques de réchauffage ne sont pas en contact direct avec les isolants.
En outre, si les panneaux sandwiches ne sont pas A2 s1 d0, les luminaires sont
positionnés de façon à respecter une distance minimale de 20 centimètres entre la partie
haute du luminaire et le parement inférieur du panneau isolant. Les autres équipements
électriques sont maintenus à une distance d'au moins 5 centimètres entre la face arrière de
l'équipement et le parement du panneau. Cette disposition n'est pas applicable aux câbles
isolés de section inférieure à 6 millimètres carrés qui peuvent être posés sous tubes IRO
fixés sur les panneaux.
Les câbles électriques forment un S au niveau de l'alimentation du luminaire pour faire
goutte d'eau et éviter la pénétration d'humidité.
A proximité d'au moins une issue de l'établissement, un interrupteur est installé, bien
signalé, qui permet de couper l'alimentation électrique générale ou de chaque cellule.
Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux
normes applicables.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.

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SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant


prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les gainages électriques et autres canalisations ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite et sont convenablement protégés contre les chocs,
contre la propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
Les prises électriques destinées à l'alimentation des groupes frigorifiques des véhicules
sont installées sur un support A2 s1 d0.
Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur de
l'entrepôt, sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des
parois et des portes résistantes au feu. Ces parois sont REI 120 et ces portes EI2 120 C.
Le chauffage des bureaux de quais ne peut être réalisé que par eau chaude, vapeur
produite par un générateur thermique ou autre système présentant un degré de sécurité
équivalent tel que les systèmes électriques à fluide caloporteur. Les convecteurs électriques
sont interdits.
L'utilisation de chariots thermiques est interdite.

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 30 septembre 2008 relatif aux prescriptions générales applicables


aux dépôts de papier et carton relevant du régime de la déclaration au titre de
la rubrique n° 1530 de la nomenclature des installa tions classées pour la
protection de l'environnement – ANNEXE I5

Arrêté du 30 septembre 2008 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


4.1. Structure du bâtiment

Pour ces stockages, les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de
réaction et de résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures sont construites en matériaux A2 s1 d0 (respectivement M0
lorsque les matériaux n'ont pas encore été classés au regard des euroclasses) ;
- planchers hauts REI 120 (respectivement coupe-feu de degré 2 heures) ;
- l'ensemble de la structure présente les caractéristiques REI 30 ;
- en ce qui concerne la toiture, ses éléments de support sont réalisés en matériaux A2
s1 d0 (respectivement M0) et l'isolant thermique (s'il existe) est réalisé en matériaux
A2 s1 d0 (respectivement M0). L'ensemble de la toiture (éléments de support, isolant
et étanchéité) satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel ne produisent pas, lors d'un incendie, de
gouttes enflammées ;
- portes intérieures EI 120 (respectivement coupe-feu de degré 2 heures) et munies
d'un ferme-porte ou d'un dispositif assurant leur fermeture automatique.
Les locaux sont équipés en partie haute de dispositifs permettant l'évacuation des fumées
et gaz de combustion dégagés en cas d'incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade
ou tout autre dispositif équivalent). Les commandes d'ouverture manuelle sont placées à
proximité des accès. Le système de désenfumage est adapté aux risques particuliers de
l'installation.
Le sol des aires et locaux de stockage est incombustible (de classe A1).

Arrêté du 30 septembre 2008 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


4.3. Installations électriques et éclairage

A. – L’exploitant tient à la disposition de l'inspection des installations classées les éléments


justifiant que ses installations électriques sont réalisées conformément aux normes en
vigueur, entretenues en bon état et vérifiées.
Les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel ne produisent pas, lors d'un incendie, de
gouttes enflammées.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les appareils d'éclairage fixes ne sont pas situés en des points susceptibles d'être
heurtés en cours d'exploitation, ou sont protégés contre les chocs.
Ils sont en toutes circonstances éloignés des matières entreposées pour éviter leur
échauffement.

B. - Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur du


dépôt, sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des
parois et des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ce mur et ces portes sont REI 120
et EI 120 (respectivement de degré coupe-feu 2 heures).

5
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019831346&fastPos=2&fastReqId=1672217753&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

82
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

C. - Le dépôt, lorsqu'il est couvert, est équipé d'une installation de protection contre la foudre
conforme aux normes en vigueur.

D. - Les équipements métalliques (réservoirs, cuves, canalisations) sont mis à la terre


conformément aux règlements et aux normes applicables.

Arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux


dépôts de papier et de carton relevant du régime de l'enregistrement au titre de
la rubrique n° 1530 de la nomenclature des installa tions classées pour la
protection de l'environnement – ANNEXE I6

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


2.2.6. Structure des bâtiments

L'exploitant réalise une étude technique démontrant que les dispositions constructives
visent à ce que la ruine d'un élément (murs, toiture, poteaux, poutres) suite à un sinistre
n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de
stockage avoisinantes, ni de leurs dispositifs de recoupement, ni l'effondrement de la
structure vers l'extérieur de la cellule en feu. Cette étude est réalisée avec la construction de
l'entrepôt et est tenue à disposition de l'inspection des installations classées.
Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de
résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures sont construites en matériaux A2 s1 d0 ;
- l'ensemble de la structure est a minima R 15 ;
- pour les dépôts à simple rez-de-chaussée de plus de 12,50 mètres de hauteur, la
structure est R 60, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif d'extinction automatique
d'incendie ;
- pour les dépôts de deux niveaux ou plus, les planchers sont EI 120 et les structures
porteuses des planchers R 120 au moins ;
- les murs séparatifs entre deux cellules sont REI 120 ; ces parois sont prolongées
latéralement aux murs extérieurs sur une largeur de 1 mètre ou 0,50 mètre en saillie
de la façade, dans la continuité de la paroi ;
- les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les murs séparatifs entre une cellule et un local technique (hors chaufferie) sont REI
120 jusqu'en sous-face de toiture ou une distance libre de 10 mètres est respectée
entre la cellule et le local technique ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage.
Cette distance peut être inférieure à 10 mètres si les bureaux et locaux sociaux
sont :
- isolés par une paroi jusqu'en sous-face de toiture et des portes
d'intercommunication munies d'un ferme-porte, qui sont tous REI 120 ;
- sans être contigus avec les cellules où sont présentes des matières
dangereuses.

6
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20100416&numTexte=7&pageDebut=07127&pageFi
n=07135

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

De plus, lorsque les bureaux sont situés à l'intérieur d'une cellule :


- le plafond est REI 120 ;
- le plancher est également REI 120 si les bureaux sont situés en étage ;
- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur et considérés comme issues de secours, sont
encloisonnés par des parois REI 60 et construits en matériaux A2 s1 d0. Ils
débouchent directement à l'air libre, sinon sur des circulations encloisonnées de
même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-portes intérieurs donnant sur ces
escaliers sont E 60 C2 ;
- le sol des aires et locaux de stockage est incombustible (de classe A1 fl) ;
- les ouvertures effectuées dans les parois séparatives (baies, convoyeurs, passages
de gaines, câbles électriques et canalisations, portes...) sont munies de dispositifs de
fermeture ou de calfeutrement assurant un degré de résistance au feu équivalent à
celui exigé pour ces parois. Les fermetures manœuvrables sont associées à un
dispositif asservi à la détection automatique d'incendie assurant leur fermeture
automatique, que l'incendie soit d'un côté ou de l'autre de la paroi. Ainsi, les portes
situées dans un mur REI 120 présentent un classement EI2 120 C. Les portes
satisfont une classe de durabilité C2 ;
- en ce qui concerne les isolants thermiques (ou l'isolant s'il n'y en a qu'un) :
- soit ils sont de classe A2 s1 d0 ;
- soit le système support + isolants est de classe B s1 d0 et respecte l'une des
conditions ci-après :
- l'isolant, unique, a un PCS inférieur ou égal à 8,4 MJ/kg ;
- l'isolation thermique est composée de plusieurs couches, dont la
première (en contact avec le support de couverture), d'une épaisseur
d'au moins 30 millimètres, de masse volumique supérieure à 110
kg/m³ et fixée mécaniquement, a un PCS inférieur ou égal à 8,4 MJ/kg
et les couches supérieures sont constituées d'isolants justifiant en
épaisseur de 60 millimètres d'une classe D s3 d2. Ces couches
supérieures sont recoupées au droit de chaque écran de
cantonnement par un isolant de PCS inférieur ou égal à 8,4 MJ/kg.
- le système de couverture de toiture satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe d0.
Les dispositions du présent point ne sont pas applicables, pour les extensions
d'installations existantes, aux îlots de stockage dont le volume est inférieur à 5 000 mètres
cubes et qui sont situés à plus de 30 mètres d'un autre stockage.

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


2.2.12. Installations électriques, éclairage et chauffage

Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux
normes applicables.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les gainages électriques et autres canalisations ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite et sont convenablement protégés contre les chocs,
contre la propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
A proximité d'au moins une issue, est installé un interrupteur central, bien signalé,
permettant de couper l'alimentation électrique générale ou de chaque cellule.
Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur du dépôt,
sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des parois et

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ces parois sont REI 120 et ces portes EI2
120 C.
Le chauffage du dépôt et de ses annexes ne peut être réalisé que par eau chaude,
vapeur produite par un générateur thermique ou autre système présentant un degré de
sécurité équivalent. Les systèmes de chauffage par aérothermes à gaz ne sont pas autorisés
dans les cellules de stockage.
Les moyens de chauffage des bureaux de quais, s'ils existent, présentent les mêmes
garanties de sécurité que celles prévues pour les locaux dans lesquels ils sont situés.
Les dispositions du présent point sont applicables aux installations existantes soumises à
enregistrement et précédemment autorisées à partir du 3 juin 2010.

Arrêté du 29 septembre 2008 relatif à la prévention des sinistres dans les


dépôts de papier et de carton soumis à autorisation au titre de la rubrique n°
1530 de la nomenclature des installations classées7

Arrêté du 29 septembre 2008 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


Article 6

De façon générale, les dispositions constructives visent à ce que la ruine d'un élément
(murs, toiture, poteaux, poutres par exemple) lors d'un sinistre n'entraîne pas la ruine en
chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de stockage avoisinantes, ni de
leurs dispositifs de recoupement, et ne favorise pas l'effondrement de la structure vers
l'extérieur de la première cellule en feu. L'exploitant tient à la disposition de l'inspection des
installations classées les éléments de justification du respect de cette prescription.
Le dépôt vérifie les conditions constructives minimales suivantes :
- les parois extérieures sont construites en matériaux A2 s1 d0 (respectivement M0
lorsque les matériaux n'ont pas encore été classés au regard des euroclasses) ;
- l'ensemble de la structure présente des caractéristiques de résistance REI 30 à
l'exception des palettiers d'une hauteur supérieure à 8 mètres ;
- en ce qui concerne la toiture, ses éléments de support sont réalisés en matériaux A2
s1 d0 (respectivement M0) et l'isolant thermique (s'il existe) est réalisé en matériaux
A2 s1 d0 (respectivement M0). L'ensemble de la toiture (éléments de support, isolant
et étanchéité) satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel ne produisent pas, lors d'un incendie, de
goutte enflammée.

Arrêté du 29 septembre 2008 (Rubrique n°1530) (revenir au § 7.3.3) (revenir au § 8)


Article 11

L'exploitant tient à la disposition de l'inspection des installations classées les éléments


justifiant que ses installations électriques sont réalisées conformément aux normes en
vigueur, entretenues en bon état et vérifiées.
A proximité d'au moins une issue est installé un interrupteur central, bien signalé,
permettant de couper l'alimentation électrique pour chaque cellule. Les transformateurs de
courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur du dépôt, sont situés dans des
locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par un mur et des portes coupe-feu,
munies d'un ferme-porte. Ce mur et ces portes sont respectivement de degré REI 120 et EI
120. Le dépôt est équipé d'une installation de protection contre la foudre conforme aux
normes en vigueur.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.

7
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019860739&fastPos=3&fastReqId=2052061030&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant


prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule, tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les appareils d'éclairage fixes ne sont pas situés en des points susceptibles d'être
heurtés en cours d'exploitation, ou sont protégés contre les chocs.
Ils sont en toutes circonstances éloignés des matières entreposées pour éviter leur
échauffement.
Le premier alinéa du présent article est applicable aux dépôts existants sous un délai de 6
mois. Le deuxième alinéa n'est pas applicable aux dépôts existants. Les autres alinéas sont
applicables sous un délai de 18 mois pour les dépôts existants.

86
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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 28 décembre 2007 relatif aux prescriptions générales applicables aux


installations classées soumises à déclaration sous la rubrique n° 2160 « Silos
et installations de stockage en vrac de céréales, grains, produits alimentaires
ou tout produit organique dégageant des poussières inflammables, y compris
les stockages sous tente ou structure gonflable – ANNEXE I8

Arrêté du 28 décembre 2007 (Rubrique n°2160) (revenir au § 7.3.4) (revenir au § 8)


2. 4. Comportement au feu des bâtiments

2. 4. 1. Réaction au feu
Les structures porteuses abritant l'installation présentent la caractéristique de réaction au
feu minimale suivante : matériaux de classe A1 selon la norme NF EN 13 501-1
(incombustible).
Pour les tentes et les structures gonflables, l'enveloppe est réalisée en matériaux de
classe B s3 d0. Les hublots, s'ils existent, sont au minimum en matériaux de classe C s3 d0.

2. 4. 2. Résistance au feu
L'exploitant est en mesure de justifier que la conception des bâtiments permet d'éviter un
effondrement en chaîne de la structure.
Pour les silos verticaux béton, les bâtiments abritant l'installation présentent les
caractéristiques de résistance au feu minimales suivantes :
- planchers et supports (murs porteurs, poteaux et poutres) de ces planchers R 120
(stabilité au feu de degré 2 heures) ;
- portes et fermetures (y compris celles comportant des vitrages et des quincailleries)
et leurs dispositifs de fermeture automatique présentant des caractéristiques de
résistance au feu (pare-flamme) équivalentes à celles exigées pour les murs ou
parois séparatifs auxquels elles sont associées. La fermeture automatique des portes
résistantes au feu n'est pas gênée par des obstacles.
Les escaliers, monte-charges, ascenseurs situés dans la tour de manutention fermée sur
quatre côtés sont encagés par des parois REI 60 (coupe-feu degré 1 heure).

2. 4. 3. Toitures et couvertures de toiture


Les toitures et couvertures de toiture répondent à la classe BROOF (t3). Cette disposition ne
s'applique pas aux tentes et structures gonflables.
Les toiles des tentes et des structures gonflables percent en moins de trois minutes dans
la zone exposée à une densité de flux de chaleur de 20 kW/m².L'essai de percement est
réalisé à l'aide du dispositif d'essai décrit dans la norme NF ISO 21367, version août 2008 en
position verticale, la toile étant tendue sur un cadre métallique à picots. Un test de
vieillissement initial (UV, chaleur, humidité) du matériau démontre la bonne tenue dans le
temps des toiles qui constituent la structure gonflable ou la tente, notamment le maintien de
plus de 70 % de la résistance mécanique des toiles en traction après vieillissement. Ce test
initial est réalisé selon la norme NF EN 15619, version novembre 2008. Les justificatifs sont
tenus à la disposition de l'inspection des installations classées.
Les tentes et les structures gonflables respectent les règles Neige et Vent suivantes :
règles NV 65-version février 2009 et N 84-version février 2009, normes NF EN 1991-1-3-
version avril 2004 et NF EN 1991-1-4-version novembre 2005 et leurs annexes.

8
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018049814&fastPos=2&fastReqId=2108075189&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 28 décembre 2007 (Rubrique n°2160) (revenir au § 7.3.4) (revenir au § 8)


4. 4. Prévention des incendies et explosions

Dans les parties de l'installation visées au point 4. 1 et susceptibles d'être à l'origine d'une
explosion, les équipements et appareils électriques, mécaniques, hydrauliques et
pneumatiques, et a minima les moteurs présents dans les installations :
- appartiennent aux catégories 1D, 2D ou 3D telles que définies dans le décret n° 96-
1010 du 19 novembre 1996 relatif aux appareils et aux systèmes de protection
destinés à être utilisés en atmosphères explosibles ;
- ou disposent d'une étanchéité correspondant à un indice de protection IP 5X
minimum (enveloppes protégées contre les poussières dans le cas de poussières
isolantes, norme NF 60-529) et possèdent une température de surface au plus égale
au minimum : des 2 / 3 de la température d'inflammation en nuage, et de la
température d'inflammation en couche de 5 mm diminuée de 75° C.
Dans tout l'établissement, les installations électriques, y compris les canalisations,
sont conformes aux prescriptions de l'article 422 de la norme NF C 15-100 relative
aux locaux à risque d'incendie. Les canalisations électriques ne sont pas une cause
possible d'inflammation et sont convenablement protégées contre les chocs, contre la
propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
L'exploitant tient à la disposition de l'inspecteur des installations classées pour la
protection de l'environnement un rapport annuel effectué par un organisme compétent.
Ce rapport comporte :
- une description des équipements et appareils présents dans les zones où peuvent
apparaître des explosions, les conclusions de l'organisme quant à la conformité des
installations ou les mesures à prendre pour assurer la conformité avec les
dispositions du décret mentionné ci-dessus ;
- les conclusions de l'organisme quant à la conformité des installations électriques
dans tout le site et, le cas échéant, les mesures à prendre pour assurer la conformité
avec les dispositions de l'article 422 de la norme NF C 15-100.
L'ensemble des non-conformités est levé sous un an.

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux


stockages de polymères (matières plastiques, caoutchoucs, élastomères,
résines et adhésifs synthétiques) relevant du régime de l'enregistrement au
titre de la rubrique n° 2662 de la nomenclature des installations classées pour
la protection de l'environnement – ANNEXE I9

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2662) (revenir au § 7.3.5) (revenir au § 8)


2. 2. 6. Structure des bâtiments

L'exploitant réalise une étude technique démontrant que les dispositions constructives
visent à ce que la ruine d'un élément (murs, toiture, poteaux, poutres) suite à un sinistre
n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de
stockage avoisinantes, ni de leurs dispositifs de compartimentage, ni l'effondrement de la
structure vers l'extérieur de la cellule en feu. Cette étude est réalisée au moment de la
construction de l'entrepôt et tenue à disposition de l'inspection des installations classées.
Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de
résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures des bâtiments sont construites en matériaux A2 s1 d0 ;
- l'ensemble de la structure est a minima R 15 ;
- pour les bâtiments de stockage à simple rez-de-chaussée de plus de 12, 50 mètres
de hauteur, la structure est R 60, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif
d'extinction automatique d'incendie ;
- pour les dépôts de deux niveaux ou plus, les planchers sont EI 120 et les structures
porteuses des planchers R 120 au moins ;
- les murs séparatifs entre deux cellules sont REI 120, ces parois sont prolongées
latéralement le long du mur extérieur sur une largeur d'1 mètre ou sont prolongées
perpendiculairement au mur extérieur de 0, 50 mètre en saillie de la façade ;
- les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les murs séparatifs entre une cellule et un local technique (hors chaufferie) sont REI
120 jusqu'en sous-face de toiture ou une distance libre de 10 mètres est respectée
entre la cellule et le local technique ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage.
Cette distance peut être inférieure à 10 mètres si les bureaux et locaux sociaux
sont :
- isolés par une paroi jusqu'en sous-face de toiture et des portes
d'intercommunication munies d'un ferme-porte, qui sont tous REI 120 ;
- sans être contigus avec les cellules où sont présentes des matières
dangereuses.
De plus, lorsque les bureaux sont situés à l'intérieur d'une cellule :
- le plafond est REI 120 ;
- le plancher est également REI 120 si les bureaux sont situés en étage ;
- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur et considérés comme issues de secours, ainsi que
les espaces protégés sont encloisonnés par des parois REI 60 et construits en

9
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022198234&fastPos=1&fastReqId=1910082942&categori
eLien=cid&oldAction=rechTexte

89
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

matériaux A2 s1 d0. Ils débouchent directement à l'air libre, sinon sur des circulations
encloisonnées de même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-portes intérieurs
donnant sur ces escaliers sont E 60 C 2 ;
- le sol des aires et locaux de stockage est incombustible (de classe A1fl) ;
- les ouvertures effectuées dans les parois séparatives (baies, convoyeurs, passages
de gaines, câbles électriques et canalisations, portes...) sont munies de dispositifs de
fermeture ou de calfeutrement assurant un degré de résistance au feu équivalent à
celui exigé pour ces parois. Les fermetures sont associées à un dispositif asservi à la
détection automatique d'incendie assurant leur fermeture automatique, mais ce
dispositif est aussi manœuvrable à la main, que l'incendie soit d'un côté ou de l'autre
de la paroi. Ainsi les portes situées dans un mur REI 120 présentent un classement
EI2 120 C. Les portes satisfont une classe de durabilité C 2 ;
- les éléments de support de couverture de toiture, hors isolant, sont réalisés en
matériaux A2 s1 d0 ;
- en ce qui concerne les isolants thermiques (ou l'isolant s'il n'y en a qu'un) :
- soit ils sont de classe A2 s1 d0 ;
- soit le système support + isolants est de classe B s1 d0 et respecte l'une des
conditions ci-après :
- l'isolant, unique, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg ;
- l'isolation thermique est composée de plusieurs couches dont la
première (en contact avec le support de couverture), d'une épaisseur
d'au moins 30 mm, de masse volumique supérieure à 110 kg / m ³ et
fixé mécaniquement, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg et les
couches supérieure sont constituées d'isolants justifiant, en épaisseur
de 60 millimètres, d'une classe D s3 d2. Ces couches supérieures sont
recoupées au droit de chaque écran de cantonnement par un isolant
de PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg ;
- le système de couverture de toiture satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe d0 ;
- le stockage est séparé des installations relevant des rubriques 2661 et 2663 de la
nomenclature des installations classées (à l'exception des en-cours de fabrication
dont la quantité est limitée aux nécessités de l'exploitation) :
- soit par une distance d'au moins 10 mètres entre les locaux si ceux-ci sont
distincts ;
- soit par un mur REI 120, dépassant d'au moins 1 mètre en toiture et de 0, 5
mètre latéralement, dans les autres cas. Les portes présentent un classement
EI2 120 C et satisfont une classe de durabilité C 2.

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2662) (revenir au § 7.3.5) (revenir au § 8)


2. 2. 12. Installations électriques, éclairage et chauffage

Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux
normes applicables.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les gainages électriques et autres canalisations ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite et sont convenablement protégés contre les chocs,
contre la propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
A proximité d'au moins une issue, est installé un interrupteur central, bien signalé,
permettant de couper l'alimentation électrique générale ou de chaque cellule.

90
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur du dépôt,


sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des parois et
des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ces parois sont REI 120 et ces portes EI2
120 C.
Le chauffage du dépôt et de ses annexes ne peut être réalisé que par eau chaude,
vapeur produite par un générateur thermique ou autre système présentant un degré de
sécurité équivalent. Les systèmes de chauffage par aérothermes à gaz ne sont pas autorisés
dans les cellules de stockage.
Les moyens de chauffage des bureaux de quais, s'ils existent, présentent les mêmes
garanties de sécurité que celles prévues pour les locaux dans lesquels ils sont situés.
L'installation respecte les dispositions de l'arrêté du 15 janvier 2008 susvisé.

Arrêté du 14 janvier 2000 relatif aux prescriptions générales applicables aux


installations classées pour la protection de l'environnement soumises à
déclaration sous la rubrique n° 2662 (Stockage de p olymères [matières
plastiques, caoutchouc, élastomères, résines et adhésifs synthétiques])10

Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2662) (revenir au § 7.3.5) (revenir au § 8)


2.4. Comportement au feu des bâtiments

Les locaux abritant l'installation de transformation doivent présenter les caractéristiques


de réaction et de résistance au feu minimales suivantes :
- ossature (ossature verticale et charpente de toiture) stable au feu de degré 1/2 heure
si la hauteur sous pied de ferme n'excède pas 8 mètres et de degré 1 heure si la
hauteur sous pied de ferme excède 8 mètres ou s'il existe un plancher haut ou une
mezzanine ;
- plancher haut ou mezzanine coupe-feu de degré 1 heure ;
- murs extérieurs et portes pare-flamme de degré 1/2 heure, les portes étant munies
d'un ferme-porte ou d'un dispositif assurant leur fermeture automatique ;
- couverture sèche constituée exclusivement en matériaux M0 ou couverture
constituée d'un support de couverture en matériaux M0, et d'une isolation et d'une
étanchéité en matériaux classés M2 non gouttants, à l'exception de la surface dédiée
à l'éclairage zénithal et aux dispositifs permettant l'évacuation des fumées et gaz de
combustion.
D'autre part, afin de ne pas aggraver les effets d'un incendie, l'installation visée est
séparée des installations relevant des rubriques 2662 et 2663 (à l'exception des en-cours de
fabrication dont la quantité sera limitée aux nécessités de l'exploitation), et des bâtiments ou
locaux fréquentés par le personnel et abritant des bureaux ou des lieux dont la vocation n'est
pas directement liée à l'exploitation de l'installation :
- soit par une distance d'au moins 10 mètres entre les locaux si ceux-ci sont distincts ;
- soit par un mur coupe-feu de degré 2 heures, dépassant d'au moins 1 mètre en
toiture et de 0,5 mètre latéralement, dans les autres cas. Les portes sont coupe-feu
de degré 1 heure et munies d'un ferme-porte ou d'un dispositif assurant leur
fermeture automatique.
Le mur précité peut être un mur séparatif ordinaire dans le cas d'une modification d'une
installation existante donnant lieu à une nouvelle déclaration (article 31 du décret du
21 septembre 1977).
La surface dédiée à l'éclairage zénithal n'excède pas 10 % de la surface géométrique de
la couverture. Les matériaux utilisés pour l'éclairage zénithal doivent être tels qu'ils ne
produisent pas de gouttes enflammées au sens de l'arrêté du 30 juin 1983 modifié portant

10
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/fiches/exboenvireco/200003/A0030024.html

91
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

classification des matériaux de .construction et d'aménagement selon leur réaction au feu et


définition des méthodes d'essais.
Les locaux doivent être équipés en partie haute d'exutoires de fumée, gaz de combustion
et chaleur dégagés en cas d'incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout
autre dispositif équivalent). Ces dispositifs doivent être à commande automatique et
manuelle et leur surface ne doit pas être inférieure à 2 % de la surface géométrique de la
couverture. D'autre part, ces dispositifs sont isolés sur une distance d'un mètre du reste de la
structure par une surface réalisée en matériaux M0. Les commandes d'ouverture manuelle
sont placées à proximité des accès. Le système de désenfumage doit être adapté aux
risques particuliers de l'installation.
La couverture ne comporte pas d'exutoires, d'ouvertures ou d'éléments constitutifs de
l'éclairage zénithal sur une largeur de 4 mètres de part et d'autre à l'aplomb de tous les murs
coupe-feu séparatifs.
Dans le cas d'une installation équipée d'un système d'extinction automatique d'incendie
de type sprinklage, toutes dispositions doivent être prises pour que l'ouverture automatique
ou manuelle des exutoires de fumée et de chaleur n'intervienne que postérieurement à
l'opération d'extinction.

Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2662) (revenir au § 7.3.5) (revenir au § 8)


2.7. Installations électriques

Les installations électriques doivent être réalisées conformément au décret n° 88-1056 du


14 novembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

92
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux


stockages de pneumatiques et de produits dont 50 % au moins de la masse
totale unitaire est composée de polymères (matières plastiques, caoutchouc,
élastomères, résines et adhésifs synthétiques) relevant du régime de
l'enregistrement au titre de la rubrique n° 2663 de la nomenclature des
installations classées pour la protection de l'environnement11

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2663) (revenir au § 7.3.6) (revenir au § 8)


2. 2. 6. Structure des bâtiments

L'exploitant réalise une étude technique démontrant que les dispositions constructives
visent à ce que la ruine d'un élément (murs, toiture, poteaux, poutres) suite à un sinistre
n'entraîne pas la ruine en chaîne de la structure du bâtiment, notamment les cellules de
stockage avoisinantes, ni de leurs dispositifs de compartimentage, ni l'effondrement de la
structure vers l'extérieur de la cellule en feu. Cette étude est réalisée au moment de la
construction de l'entrepôt et tenue à disposition de l'inspection des installations classées.
Les locaux abritant l'installation présentent les caractéristiques de réaction et de
résistance au feu minimales suivantes :
- les parois extérieures des bâtiments sont construites en matériaux A2 s1 d0 ;
- l'ensemble de la structure est a minima R 15 ;
- pour les bâtiments de stockage à simple rez-de-chaussée de plus de 12, 50 mètres
de hauteur, la structure est R 60, sauf si le bâtiment est doté d'un dispositif
d'extinction automatique d'incendie ;
- pour les dépôts de deux niveaux ou plus, les planchers sont EI 120 et les structures
porteuses des planchers R 120 au moins ;
- les murs séparatifs entre deux cellules sont REI 120, ces parois sont prolongées
latéralement le long du mur extérieur sur une largeur d'1 mètre ou sont prolongées
perpendiculairement au mur extérieur de 0, 50 mètre en saillie de la façade ;
- les éléments séparatifs entre cellules dépassent d'au moins 1 mètre la couverture du
bâtiment au droit du franchissement. La toiture est recouverte d'une bande de
protection sur une largeur minimale de 5 mètres de part et d'autre des parois
séparatives. Cette bande est en matériaux A2 s1 d0 ou comporte en surface une
feuille métallique A2 s1 d0 ;
- les murs séparatifs entre une cellule et un local technique (hors chaufferie) sont REI
120 jusqu'en sous-face de toiture ou une distance libre de 10 mètres est respectée
entre la cellule et le local technique ;
- les bureaux et les locaux sociaux, à l'exception des bureaux dits de quais destinés à
accueillir le personnel travaillant directement sur les stockages et les quais, sont
situés dans un local clos distant d'au moins 10 mètres des cellules de stockage.
Cette distance peut être inférieure à 10 mètres si les bureaux et locaux sociaux
sont :
- isolés par une paroi jusqu'en sous-face de toiture et des portes
d'intercommunication munies d'un ferme-porte, qui sont tous REI 120 ;
- sans être contigus avec les cellules où sont présentes des matières
dangereuses.
De plus, lorsque les bureaux sont situés à l'intérieur d'une cellule :
- le plafond est REI 120 ;
- le plancher est également REI 120 si les bureaux sont situés en étage ;
- les escaliers intérieurs reliant des niveaux séparés, dans le cas de planchers situés à
plus de 8 mètres du sol intérieur et considérés comme issues de secours, ainsi que

11
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022198256&fastPos=1&fastReqId=45025237&categorieLi
en=cid&oldAction=rechTexte

93
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

les espaces protégés, sont encloisonnés par des parois REI 60 et construits en
matériaux A2 s1 d0. Ils débouchent directement à l'air libre, sinon sur des circulations
encloisonnées de même degré coupe-feu y conduisant. Les blocs-portes intérieurs
donnant sur ces escaliers sont E 60 C 2 ;
- le sol des aires et locaux de stockage est incombustible (de classe A1 fl) ;
- les ouvertures effectuées dans les parois séparatives (baies, convoyeurs, passages
de gaines, câbles électriques et canalisations, portes...) sont munies de dispositifs de
fermeture ou de calfeutrement assurant un degré de résistance au feu équivalent à
celui exigé pour ces parois. Les fermetures sont associées à un dispositif asservi à la
détection automatique d'incendie assurant leur fermeture automatique, mais ce
dispositif est aussi manœuvrable à la main, que l'incendie soit d'un côté ou de l'autre
de la paroi. Ainsi les portes situées dans un mur REI 120 présentent un classement
EI2 120 C. Les portes satisfont une classe de durabilité C 2 ;
- les éléments de support de couverture de toiture, hors isolant, sont réalisés en
matériaux A2 s1 d0 ;
- en ce qui concerne les isolants thermiques (ou l'isolant s'il n'y en a qu'un) :
- soit ils sont de classe A2 s1 d0 ;
- soit le système support + isolants est de classe B s1 d0 et respecte l'une des
conditions ci-après :
- l'isolant, unique, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg ;
- l'isolation thermique est composée de plusieurs couches dont la
première (en contact avec le support de couverture), d'une épaisseur
d'au moins 30 mm, de masse volumique supérieure à 110 kg / m ³ et
fixé mécaniquement, a un PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg et les
couches supérieures sont constituées d'isolants justifiant, en épaisseur
de 60 millimètres, d'une classe D s3 d2. Ces couches supérieures sont
recoupées au droit de chaque écran de cantonnement par un isolant
de PCS inférieur ou égal à 8, 4 MJ / kg ;
- le système de couverture de toiture satisfait la classe et l'indice BROOF (t3) ;
- les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe d0 ;
- le stockage est séparé des installations relevant des rubriques 2661 et 2662 de la
nomenclature des installations classées (à l'exception des en-cours de fabrication
dont la quantité est limitée aux nécessités de l'exploitation) :
- soit par une distance d'au moins 10 mètres entre les locaux si ceux-ci sont
distincts ;
- soit par un mur REI 120, dépassant d'au moins 1 mètre en toiture et de 0, 5
mètre latéralement, dans les autres cas. Les portes présentent un classement
EI2 120 C et satisfont une classe de durabilité C 2.

Arrêté du 15 avril 2010 (Rubrique n°2663) (revenir au § 7.3.6) (revenir au § 8)


2. 2. 11. Installations électriques, éclairage et chauffage

Les équipements métalliques sont mis à la terre conformément aux règlements et aux
normes applicables.
Dans le cas d'un éclairage artificiel, seul l'éclairage électrique est autorisé.
Si l'éclairage met en œuvre des lampes à vapeur de sodium ou de mercure, l'exploitant
prend toute disposition pour qu'en cas d'éclatement de l'ampoule tous les éléments soient
confinés dans l'appareil.
Les gainages électriques et autres canalisations ne sont pas une cause possible
d'inflammation ou de propagation de fuite et sont convenablement protégés contre les chocs,
contre la propagation des flammes et contre l'action des produits présents dans la partie de
l'installation en cause.
A proximité d'au moins une issue, est installé un interrupteur central, bien signalé,
permettant de couper l'alimentation électrique générale ou de chaque cellule.

94
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Les transformateurs de courant électrique, lorsqu'ils sont accolés ou à l'intérieur du dépôt,


sont situés dans des locaux clos largement ventilés et isolés du stockage par des parois et
des portes coupe-feu, munies d'un ferme-porte. Ces parois sont REI 120 et ces portes EI2
120 C.
Le chauffage du dépôt et de ses annexes ne peut être réalisé que par eau chaude,
vapeur produite par un générateur thermique ou autre système présentant un degré de
sécurité équivalent. Les systèmes de chauffage par aérothermes à gaz ne sont pas autorisés
dans les cellules de stockage.
Les moyens de chauffage des bureaux de quais, s'ils existent, présentent les mêmes
garanties de sécurité que celles prévues pour les locaux dans lesquels ils sont situés.
L'installation respecte les dispositions de l'arrêté du 15 janvier 2008 susvisé.

Arrêté du 14 janvier 2000 relatif aux prescriptions générales applicables aux


installations classées pour la protection de l'environnement soumises à
déclaration sous la rubrique n° 2663 (Stockage de p neumatiques et de produits
dont 50 % au moins de la masse totale unitaire est composée de polymères
[matières plastiques, caoutchouc, élastomères, résines et adhésifs
synthétiques])12

Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2663) (revenir au § 7.3.6) (revenir au § 8)


2.4. Comportement au feu des bâtiments

Les locaux abritant l'installation de stockage doivent présenter les caractéristiques de


réaction et de résistance au feu minimales suivantes :
- ossature (ossature verticale et charpente de toiture) stable au feu de degré » heure si
la hauteur sous pied de ferme n'excède pas 8 mètres et de degré 1 heure si la
hauteur sous pied de ferme excède 8 mètres ou s'il existe un plancher haut ou une
mezzanine ;
- plancher haut ou mezzanine coupe-feu de degré 1 heure ;
- murs extérieurs et portes pare-flamme de degré heure, les portes étant munies d'un
ferme-porte ou d'un dispositif assurant leur fermeture automatique ;
- couverture sèche constituée exclusivement en matériaux M 0 ou couverture
constituée d'un support de couverture en matériaux M 0, et d'une isolation et d'une
étanchéité en matériaux classés M 2 non gouttants, à l'exception de la surface dédiée
à l'éclairage zénithal et aux dispositifs permettant l'évacuation des fumées et gaz de
combustion.
D'autre part, afin de ne pas aggraver les effets d'un incendie, l'installation visée est
séparée des installations relevant des rubriques 2661 et 2662, et des bâtiments ou locaux
fréquentés par le personnel et abritant des bureaux ou des lieux dont la vocation n'est pas
directement liée à l'exploitation de l'installation :
- soit par une distance d'au moins 10 mètres entre les bâtiments ou locaux si ceux-ci
sont distincts ;
- soit par un mur coupe-feu de degré 2 heures, dépassant d'au moins 1 mètre en
toiture et de 0,5 mètre latéralement, dans les autres cas. Les portes sont coupe-feu
de degré 1 heure et munies d'un ferme-porte ou d'un dispositif assurant leur
fermeture automatique.
Le mur précité peut être un mur séparatif ordinaire dans le cas d'une modification d'une
installation existante donnant lieu à une nouvelle déclaration (article 31 du décret du
21 septembre 1977).

12
Vous pouvez consulter l’intégralité de ce texte en ligne à l’adresse suivante : http://www.bulletin-officiel.developpement-
durable.gouv.fr/fiches/exboenvireco/200003/A0030025.html

95
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

La surface dédiée à l'éclairage zénithal n'excède pas 10 % de la surface géométrique de


la couverture. Les matériaux utilisés pour l'éclairage zénithal doivent être tels qu'ils ne
produisent pas de gouttes enflammées au sens de l'arrêté du 30 juin 1983 modifié portant
classification des matériaux de construction et d'aménagement selon leur réaction au feu et
définition des méthodes d'essais.
Les locaux doivent être équipés en partie haute d'exutoires de fumée, gaz de combustion
et chaleur dégagés en cas d'incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout
autre dispositif équivalent). Ces dispositifs doivent être à commande automatique et
manuelle et leur surface ne doit pas être inférieure à 2 . % de la surface géométrique de la
couverture. D'autre part, ces dispositifs sont isolés sur. une distance d'1 mètre du reste de la
structure par une surface réalisée en matériaux M0. Les commandes d'ouverture manuelle
sont placées à proximité des accès. Le système de désenfumage doit être adapté aux
risques particuliers de l'installation.
La couverture ne comporte pas d'exutoires, d'ouvertures ou d'éléments constitutifs de
l'éclairage zénithal sur une largeur de 4 mètres de part et d'autre à l'aplomb de tous les murs
coupe-feu séparatifs.
Dans le cas d'une installation équipée d'un système d'extinction automatique d'incendie
de type sprinklage, toutes dispositions doivent être prises pour que l'ouverture automatique
ou manuelle des exutoires de fumée et de chaleur n'intervienne que postérieurement à
l'opération d'extinction.

Arrêté du 14 janvier 2000 (Rubrique n°2663) (revenir au § 7.3.6) (revenir au § 8)


2.7. Installations électriques

Les installations électriques doivent être réalisées conformément au décret n° 88-1056 du


14 novembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

96
Syndicat des Energies Renouvelables
13/15 rue de la Baume
75008 PARIS
Tél. : 01 48 78 05 60
Fax : 01 48 78 09 07

97
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

Protection contre les effets de la


foudre dans les installations
photovoltaïques raccordées au réseau

Guide pratique à l’usage des porteurs de projets,


bureaux d’études et installateurs

10 décembre 2014
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

SOMMAIRE

Avant-propos
Introduction 1
1. Objectifs du guide et domaine d’application ............................... 4
1.1. Objectifs .................................................................................... 4
1.2. lexique ...................................................................................... 4
2. Retour d'expériences ..................................................................... 6
2.1. Enseignements ......................................................................... 6
2.2. Dégâts rencontrés sur les installations photovoltaïques ............ 6
2.3. Exemples .................................................................................. 6
2.3.1. Absence de protection foudre contre les effets directs ....... 6
2.3.2. Protection foudre mal appropriée ....................................... 8
2.4. Conclusion ................................................................................ 8
3. Mesures de protection contre la foudre pour les installations
photovoltaiques .................................................................................... 9
3.1. Protection contre les effets directs ............................................ 9
3.2. Protection contre les effets indirects ....................................... 10
3.2.1. Unicité de la prise de terre et équipotentialité des masses.
10
3.2.2. Parafoudres ..................................................................... 13
3.2.3. Cheminement des câbles................................................. 17
3.2.4. Blindage des canalisations............................................... 19
3.3. Evaluation du risque foudre pour les installations
photovoltaiques ................................................................................. 19
4. Exemples de preconisations de protection foudre pour les
installations photovoltaiques ............................................................. 23
4.1. Installation photovoltaïque sur batiment d’habitation ............... 23
4.2. Installation photovoltaïque sur batiment tertiaire ou industriel . 25
4.3. Installation photovoltaïque sur batiment equipe d’un
paratonnerre ...................................................................................... 28
4.4. Centrale photovoltaïque au sol ............................................... 32
5. Annexes ........................................................................................ 34
5.1. normes .................................................................................... 34
5.2. Niveaux kerauniques Nk en France et dans les dom .............. 35

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.2
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

AVANT-PROPOS

Ce guide a pour objectif d’aider les bureaux d’études et installateurs à concevoir et


mettre en œuvre des dispositifs de protection contre les effets de la foudre dans les
installations photovoltaïques raccordées au réseau.

Ce guide vient en complément de 3 autres guides édités également par le SER :

• Protection des personnes et des biens lors de la conception et mise en œuvre


• Règlements de sécurité contre l’incendie et dispositions pour protéger l’action
des sapeurs pompiers
• Recommandations pour intervenir en sécurité

Ce guide fait suite à une première édition parue en 2001 intitulé « protection contre
les effets de la foudre dans les installations faisant appel aux énergies
renouvelables ». Cette deuxième édition traite uniquement des installations
photovoltaïques raccordées au réseau BT et prend en compte les nouvelles normes
et les résultats des différents travaux des groupes de travail impliqués dans la même
problématique notamment au niveau de l’AFNOR.

Ce guide a été rédigé par M. Gérard Moine, ingénieur systèmes photovoltaïques au


bureau d’études Transénergie, pour le compte du Syndicat des Energies
Renouvelables (S.E.R.) avec l’aide du Département des Énergies Renouvelables de
l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME).

Le SER, l’ADEME et l’auteur rappellent que les recommandations proposées sont


données à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas engager leur responsabilité dans
la mesure où les préconisations ne peuvent pas garantir une protection absolue
contre des effets destructifs.

Toutes remarques et suggestions d’amélioration de ce document sont les


bienvenues et peuvent être transmises à l’auteur pour une prise en compte lors
d’une édition ultérieure.

Syndicat des Energies Renouvelables TRANSENERGIE ADEME/DER


Romain Poubeau Gérard Moine Rodolphe Morlot
13-15 rue de la Baume 3 D Allée c. Debussy 500 route des Lucioles
75008 PARIS 69130 ECULLY 06560 SOPHIA ANTIPOLIS
Tél : 01 48 78 56 13 Tél : 04 72 86 04 16 tél : 04 93 95 79 12
romain.poubeau@enr.fr g.moine@transenergie.eu rodolphe.morlot@ademe.fr

SER, Paris, 2013

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou
ayants cause est illicite selon le code de la propriété intellectuelle (Art. L122-4) et constitue une contrefaçon réprimée par le
code pénal. Seules sont autorisées (Art. L122-5) les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et
non destinées à une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique,
pédagogique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions
des articles L122-10 à L122-12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.

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INTRODUCTION

Spectaculaire décharge électrostatique, la foudre frappe en moyenne en France 1,6


millions de fois par an soit environ 3 foudroiements au kilomètre carré.

Les installations photovoltaïques sont soumises, comme tout système électrique, aux
risques induits par la foudre. Régulièrement, des composants de ces installations
sont détruits (onduleurs, modules PV), entraînant une baisse de fiabilité et donc de
rentabilité : hausse des coûts d’exploitation pour palier aux dégâts et perte de
revenus d'exploitation.

L’expérience montre que les protections installées contre la foudre, quand elles
existent, ont souvent été mises en place sans étude sérieuse sur leur efficacité. Avec
l’accroissement du nombre d’installations photovoltaïques notamment raccordées au
réseau, il semble important d'examiner le problème avec attention, afin de pouvoir
proposer des solutions adaptées et efficaces.

Toutefois, les recommandations proposées dans ce guide qui se veut pratique, sont
données à titre indicatif et ne peuvent pas garantir une protection à toute épreuve
contre des effets destructifs mais devraient générer une diminution sensible des
dégâts occasionnés.

1. OBJECTIFS DU GUIDE ET DOMAINE D’APPLICATION

1.1. OBJECTIFS
L’objectif général de ce guide est d’apporter une aide à l’usage des concepteurs et
installateurs qui ont à mettre en œuvre des dispositifs de protection contre les effets
de la foudre dans les installations photovoltaïques.
Le domaine d’application se limite exclusivement aux installations photovoltaïques
raccordées au réseau sans batterie, même si certains principes restent applicables
pour des installations photovoltaïques autonomes.

Quelques exemples sont traités d’une manière très pratique à savoir :


# Installation photovoltaïque sur habitat individuel
# Installation photovoltaïque sur bâtiment tertiaire ou industriel
# Installation photovoltaïque sur bâtiment équipé d’un paratonnerre
# Centrale photovoltaïque au sol

Les préconisations proposées concernent la protection au niveau des liaisons


électriques de chaque système et supposent que chaque composant constituant
le générateur ait sa propre protection interne définie par un niveau.

1.2. LEXIQUE

• Terre : Masse conductrice de la terre dont le potentiel électrique en chaque


point est pris, par convention, égal à zéro.
• Prise de terre : ensemble de conducteurs enterrés reliés entre eux et en

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contact direct avec le sol.


• Masse : partie conductrice d'un matériel électrique susceptible d'être touchée
et qui n'est pas normalement sous tension mais peut le devenir.
• Barre de terre : borne ou barre prévue pour la connexion aux dispositifs de
mise à la terre de conducteurs de protection, y compris les conducteurs
d'équipotentialité.
• Liaison équipotentielle : liaison électrique mettant au même potentiel, ou à
des potentiels voisins, des masses et des éléments conducteurs.
• Conducteur de protection (symbole PE) : conducteur prescrit dans
certaines mesures de protection contre les chocs électriques et destiné à relier
électriquement certaines des parties suivantes :
– Masses
– Eléments conducteurs
– Prises de terre
– Barre de terre
• Système de protection contre la foudre (SPF) : installation complète utilisée
pour réduire les dangers de dommages physiques dus aux coups de foudre
directs sur une structure
NOTE : Elle comprend à la fois une installation extérieure et une installation intérieure de
protection contre la foudre.

• Paratonnerre : dispositif destiné à guider le courant de foudre à la terre. Vient


du verbe "se parer" qui veut dire se protéger et du substantif tonnerre qui
dénomme le bruit se produisant lors d'un choc de foudre. Ce terme est donc
impropre puisqu'un paratonnerre ne protège pas du bruit. Cependant, c’est le
terme choisi pour protéger une installation contre les risques d’impact foudre
direct.

• Installation extérieure de protection contre la foudre (IEPF) : partie du


SPF comprenant un dispositif de capture, des conducteurs de descente et une
prise de terre

• Distance de séparation : distance entre deux parties conductrices à laquelle


il ne peut se produire aucune formation d'étincelles dangereuses

• Parafoudre : dispositif destiné à limiter le niveau de surtensions (par exemple


d’origine atmosphérique) transmises par les câbles à un niveau compatible
avec la tension de tenue aux chocs des matériels de l’installation et des
matériels alimentés par cette installation. Parafoudre : Vient du verbe "se
parer" (se protéger) et du substantif foudre. Ce terme a malgré tout été retenu
normativement pour définir l’ensemble des dispositifs de protection contre les
surtensions transitoires d’origine Foudre et de manœuvre.

• Parasurtenseur : Terme parfois utilisé par les fabricants pour des


parafoudres disposant d’une faible capacité d’écoulement.

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2. RETOUR D'EXPERIENCES

De nombreuses installations photovoltaïques raccordées au réseau ont subi des


dégâts suite à des orages et le retour d’expérience est le suivant :

2.1. ENSEIGNEMENTS

• Parmi les installations touchées la plupart se situent à des altitudes élevées (>
1000m)
• Certains générateurs photovoltaïques sont plus fréquemment victimes de la
foudre. Ceci s’explique essentiellement par les particularités du site : niveau
kéraunique élevé, présence d’antennes sur des points hauts, altitude, présence
de liaisons extérieures, …
• D’une manière générale, les installations raccordées au réseau aérien sont plus
sensibles à la foudre que les installations photovoltaïques autonomes.
• Les dégâts sont très variables selon les sites et le type de protection mis en
œuvre.
• La plupart des dégâts occasionnés s’expliquent souvent par une
méconnaissance, de la part des concepteurs et installateurs, des règles de l’art
en termes de protection foudre (absence de protection appropriée ou mauvaise
mise en œuvre).

2.2. DEGATS RENCONTRES SUR LES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES


Parmi les dégâts fréquemment rencontrés :
• modules photovoltaïques détruits par amorçage entre une polarité du module et
le cadre (généralement 1 seul par site). Conséquences : verre brisé, destruction
des bornes de connexion
• destruction des diodes by-pass ou/et anti-retour
• explosion de la boîte de jonction
• destruction des protections ou/et parafoudres
• destruction des équipements électroniques (onduleurs, acquisition de
mesures,…)
Les équipements électriques (onduleur, acquisition de mesures, diodes,…) sont les
plus souvent endommagés, plus rarement les modules PV.

Le montant des dégâts engendrés est très variable selon les circonstances de
foudroiement. Néanmoins, le coût de remise en état est de l'ordre de quelques
milliers à quelques dizaines de milliers d’euros, sans compter les conséquences
financières par perte de production.

2.3. EXEMPLES
2.3.1. Absence de protection foudre contre les effets directs

Dégâts occasionnés :

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• destruction du module PV : verre brisé, connexions fondues


• destruction de l’onduleur

Photo 1 et 2 : Destruction de modules PV

Photo 3 et 4: Onduleur endommagé

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ph

2.3.2. Protection
n foudre mal appropriée

Dégâts occasionnés (voir ph


photos):

Coffret de p
protection

Photo 5: Explosion d’un coffret de protection dû à la foudre

2.4. CONCLUSION
Face à la problématique e de protection contre les effets de la foudre sur les
installations photovoltaïques
es, il est constaté :

• la méconnaissance ou la difficulté, de la part des concepteurs ou installateurs, de


transposer les normes e existantes en matière de protection foudre
dre aux installations
photovoltaïques
• l’absence d’évaluation au préalable du risque foudre
• l’absence ou la mauvais aise mise en œuvre de dispositifs de protrotection contre les
effets de la foudre, selon
lon les différentes configurations rencontrée
rées.

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s au
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3. MESURES DE PROTECTION CONTRE LA FOUDRE POUR LES


INSTALLATIONS PHOTOVOLTAIQUES

Les principes de base de protection foudre évoqués précédemment permettent d’en


déduire des mesures à appliquer aux installations photovoltaïques raccordées au
réseau avec certaines spécificités notamment sur la partie continue.

3.1. PROTECTION CONTRE LES EFFETS DIRECTS

L’analyse de risque déterminera s’il y a lieu de protéger les installations


photovoltaïques, contre les effets directs de la foudre.
En fonction du Niveau de protection défini Npf et grâce à la méthode de l’angle ou du
rayon de protection, les dispositifs de capture définiront si les modules
photovoltaïques se situent à l'extérieur ou à l’intérieur de la zone de protection (voir
modèle électro-géométrique). Les deux exemples ci-dessous explicitent bien le
problème. Dans le premier cas il n'est pas nécessaire de mettre un paratonnerre,
alors que dans le deuxième cas il faut éventuellement une protection supplémentaire
en fonction du risque encouru.
On se reportera aux recommandations précédemment citées pour la mise en œuvre
de paratonnerres, conducteurs de descente et prise de terre.

Figure 17: Exemples de bonne et mauvaise protection

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3.2. PROTECTION CONTRE LES EFFETS INDIRECTS


Il est rappelé que la protection contre les effets indirects nécessite la mise en place
simultanée de plusieurs mesures :
• Unicité de la prise de terre
• Réalisation d’un réseau équipotentiel reliant toutes les masses des matériels
électriques et les éléments conducteurs du bâtiment avec liaison à la terre.
• Cheminement des câbles de façon à éviter les boucles susceptibles de favoriser
la génération de surtensions dues au champ magnétique rapidement variable.
• Mise en place de parafoudres adaptés et reliés à la masse des appareils
protégés.
• Blindage des câbles de télécommunications et de transmission d’informations

En conséquence, pour les installations photovoltaïques, la mise en œuvre de ces


mesures pourra se traduire pratiquement de la manière suivante :

3.2.1. Unicité de la prise de terre et équipotentialité des masses.

L'expérience montre que les problèmes d'équipotentialité sont fréquents et qu'ils sont
à l'origine de la majorité des dysfonctionnements. L'interconnexion des masses est
d'une importance fondamentale pour le bon fonctionnement des protections contre la
foudre et les surtensions.
L’ensemble des masses métalliques des équipements constituant l’installation de
production et de distribution de l’électricité, y compris entre bâtiments différents, doit
être interconnecté et relié à une prise de terre unique.

Générateurs PV sur bâtiments :

L’interconnexion des masses entre le champ photovoltaïque et le(s) onduleur(s) peut


être réalisée soit :
• avec un conducteur de protection de section au minimum de 6 mm² si la
distance de séparation est respectée
• avec du câble de cuivre nu de section minimale de 16 mm² si la distance de
séparation ne peut être respectée (avec interconnexion)

Lorsque plusieurs structures de modules photovoltaïques sont présentes, on pourra


les relier entre elles avec de la tresse de masse ou du câble vert/jaune de section
minimale 6 mm2 sans rompre la continuité de la liaison.

D’une manière générale, toutes les canalisations conductrices doivent être mises à la
terre à proximité de leur point d'entrée dans le bâtiment (cas de goulottes métalliques
et de câbles blindés). Toutes les structures métalliques conductrices du bâtiment
ainsi que celles des supports de modules photovoltaïques doivent être mises à la
terre.

Dans la mesure où il est métallique, il convient de relier le cadre des modules PV au

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conducteur de liaison équipotentielle à un des points prévus à cet effet par le


fabricant (cf. § 6.3.1 UTE C15-712-1, § 8.1 et 8.3 NF EN 61730-1). Le mode de
connexion à la liaison équipotentielle doit suivre les prescriptions du fabricant
(§ 6.3.1 UTE C15-712-1).

Si la toiture est en tôle, il y a lieu de connecter celle-ci avec le conducteur assurant la


liaison équipotentielle.

Centrales PV au sol :
Dans le cas de centrale PV au sol, le conducteur de masse n’a pas besoin d’être
enterré si la longueur est inférieure à 50 m. Au delà de 50 m, celui-ci doit être
obligatoirement enterré pour éviter tout risque d’amorçage avec la terre ce qui
endommagerait les câbles. La proximité du conducteur de masse avec les
conducteurs actifs est fortement conseillée pour limiter la surface de boucle.
Lorsque la liaison équipotentielle est enterrée, la section du câble en cuivre nu ne
doit pas être de section inférieure à 25 mm2 pour des problèmes de corrosion.

Distance de séparation :
Pour les générateurs photovoltaïques dont les modules photovoltaïques sont
installés sur un toit de bâtiment équipé d’un paratonnerre, à une distance inférieure à
la distance de séparation « s », une liaison directe entre les conducteurs de descente
et les parties métalliques du champ PV devra être effectuée pour éviter tout risque
d’amorçage.
Le calcul de cette distance de séparation « s » entre les parties métalliques du
champ PV (cadre des modules, chemins de câbles, câbles,..) et les conducteurs de
descente du paratonnerre devra s’effectuer selon la norme NF EN 62305-3 ou NFC
17-102.

Il est convenu, en cas d’absence de calcul, une distance de 1 m de séparation


comme suffisante.
Dans le cas ou il n’est pas possible physiquement de respecter la distance de
séparation, 2 solutions sont envisageables :
• Soit la réalisation d’une équipotentialité grâce à une liaison directe entre les
conducteurs de descente et les parties métalliques du champ PV.
Cette solution nécessite la mise en place de parafoudre de type 1 non
seulement au niveau du TGBT mais aussi au niveau DC.
Un conducteur d’équipotentialité doit être connecté à tous les éléments
conducteurs et masses métalliques de l’installation PV.

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ph

Le cheminement de ce co conducteur d’équipotentialité doit être réalisé


réa de façon à
réduire au maximum les sur
urfaces de boucles entre conducteurs.

• Soit l’utilisation de conducteurs


c de descente isolé (constitu
titué à partir d’une
couche isolante limit
mitant les décharges rampantes), ce quii revient
r à réaliser
une distance de sépaéparation dans l’air équivalente apportantt a
ainsi une solution
simple pour respect ecter la distance de séparation et la misemi en place de
Parafoudre de Type e 2 côté DC.

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Equipements électroniques :
Les masses métalliques des équipements électroniques (onduleur, acquisition de
mesures, coffret de protection AC,…) se feront, de la manière suivante :

• si la distance est inférieure à 2m entre équipements et barre d’équipotentialité,


chaque masse d’équipement sera directement raccordée à la barre
d’équipotentialité par des conducteurs de masse de section minimale 6 mm².
• si la distance est supérieure à 2m entre équipements et barre
d’équipotentialité, chaque masse d’équipement sera directement raccordée à
la câblette cuivre nu commune proche des équipements elle-même reliée à la
barre d’équipotentialité.

Ces connexions doivent être réalisées même si un conducteur PE relie déjà 2


équipements via un câble d’alimentation.
D’une manière générale, l’interconnexion des masses se fera de préférence d’une
manière maillée, plutôt qu’en étoile, surtout si les câbles d’interconnexion sont longs.

3.2.2. Parafoudres

Choix du parafoudre sur circuit courant continu (liaison champ photovoltaïque-


onduleur)

Les parafoudres DC doivent être appropriés aux spécificités du photovoltaïque. En


effet la conception des parafoudres DC doit prendre en compte :
# les caractéristiques du champ PV dans lequel ils sont insérés
# les conséquences du vieillissement des composants internes ou un défaut
d’isolement du champ PV.

Le vieillissement critique des composants du parafoudre peut se traduire de 2


manières :

1. Accroissement du courant de fuite et augmentation de la température interne


Un échauffement excessif pourrait provoquer le départ d’un incendie. Pour les
parafoudres utilisés en AC, un déconnecteur thermique permet de couper le courant
de la varistance en défaut. Dans le cas d’un courant d’origine photovoltaïque, un
déconnecteur non approprié ne serait pas en mesure de couper l’arc en courant
continu ce qui pourrait générer le départ d’un incendie.

2. Court-circuit d’un composant


Un court-circuit d’un composant peut provoquer soit une mise à la masse du champ
PV et éventuellement provoquer un court-circuit permanent sur le champ PV selon
les différentes configurations de défaut. Une telle situation peut être critique compte
tenu de la difficulté de se protéger par des fusibles appropriés en série.

En conséquence, les fabricants ont développé des parafoudres spécifiques aux


applications photovoltaïques permettant de garantir un fonctionnement sûr en cas de
défaut provenant soit du parafoudre lui-même soit d’un défaut d’isolement du champ
PV.

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Différentes solutions sont proposées par les constructeurs présentant chacune des
avantages et inconvénients :

# Parafoudre constitué d’une varistance sur chaque polarité

# Parafoudre constitué de 2 varistances et un éclateur montés en Y

=

# Parafoudre constitué de 3 varistances montées en Y

=

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# Parafoudre avec triple déconnexion du champ PV en cas de fonctionnement.


(déconnexion, mise en court-circuit momentanée pour extinction d’arc et ouverture
du circuit)

=

Les parafoudres courant continu pour applications photovoltaïques doivent satisfaire


aux exigences de la norme européenne NF EN 50539-11.

Les caractéristiques du parafoudre DC sont déterminées par les critères suivants :

• Ucpv : la tension doit être choisie de telle sorte que le parafoudre ne conduise
pas en tension de circuit ouvert des modules dans les pires conditions. En
pratique on prendra Ucpv > 1,2 Voc
• In : courant nominal de décharge supérieur ou égal à 5kA et allant
généralement jusqu’ à 20 kA en onde 8/20 µs
• Imax : Courant maximal de décharge caractérisant les parafoudres de type 2
(valeur de crête du courant de forme d’onde 8/20µs que le parafoudre peut
écouler 1 seule fois correspondant généralement à 2 x In)
• Iimp : Courant de choc caractérisant les parafoudres de type 1 supérieur ou
égal à 12,5 kA selon le Tableau A2 du guide UTE 61740-52
• Iscwpv ou Iscpv: courant maximum de court-circuit du champ PV au niveau du
parafoudre

Remarque importante :
Le choix du parafoudre relatif à Iscpv ne doit pas s’effectuer en fonction de la valeur
du courant Imax en sortie de la boîte de jonction dans laquelle le parafoudre DC est
installé, mais en fonction de la valeur du courant IDCmax du générateur PV.
La déconnexion propre du parafoudre (SPD) est donc seulement assurée si Iscpv >
IDCmax (courant total du générateur)

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Si le fabricant déclare la nécessité d’un fusible PV associé aux parafoudres DC, il est
alors impératif de le dimensionner correctement contre les surcharges des
parafoudres (SPD) occasionnées par le courant de défaut et de tester cette
association selon la norme EN50539-11 mais aussi pour tenir la capacité
d’écoulement foudre Imax ou Iimp du parafoudre selon l’annexe P de la norme
NFEN61643-12.
Pour faire le bon choix des parafoudres, on se reportera utilement aux indications du
guide TS 50539-12 et NFEN 61643-12 pour déterminer les parafoudres et fusible PV
éventuel appropriés aux installations électriques basse tension.

Choix du parafoudre sur circuit courant alternatif (liaison onduleur-réseau de


distribution):

Le type de parafoudre est fonction du schéma de liaison à la terre. Pour un site


photovoltaïque raccordé au réseau, le schéma de liaison à la terre est généralement
de type TT.

Pour faire le bon choix des parafoudres correspondants, on se reportera utilement


aux indications du guide UTE C 15-443 ou au guide EN 61-643-12 pour déterminer
les parafoudres appropriés aux installations électriques basse tension.

Emplacement des parafoudres

Si l’évaluation du risque foudre le justifie, les équipements (modules photovoltaïques


et onduleur) doivent être protégés contre les coups de foudre indirects, par des
parafoudres installés de part et d’autres des différentes liaisons.
Dans certains cas, l’installation de parafoudres au niveau du champ photovoltaïque
n’est pas indispensable (voir chapitre suivant : évaluation du risque foudre)

D’une manière générale, tous les câbles entrant et sortant du bâtiment (puissance,
données, téléphone) doivent bénéficier d'une protection contre les surtensions
référencée à la masse locale.

Coordination des parafoudres

Dans la pratique, pour respecter les normes de tenue électrique des équipements
CEI 60664-1 et d’immunité aux chocs CEI 61000-4-5, les fabricants d’onduleur
intègrent généralement des varistances de faibles diamètres côté DC et AC.
Ainsi, lorsque un parafoudre est installé en amont sur la même ligne, il est donc
nécessaire de s’assurer de la coordination et de leur comportement respectif face à
une surtension.
Des contraintes d’installation nécessitant de séparer les deux parafoudres par des
longueurs de câble (ou entre le parafoudre et l’équipement à protéger si ce dernier
intègre en entrée un parafoudre) peut être nécessaire (selon le guide UTE C 15-443
annexe 7 ou guide EN 61643-12 § 6.2.6 (voir recommandation des fabricants
d’onduleurs ou de parafoudres).

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3.2.3. Cheminement des câbles

Le champ magnétique dû à la foudre génère dans les boucles des surtensions


proportionnelles à l'intensité du coup de foudre, à la surface et à la position de la
boucle et à l'inverse de la distance au point d'impact.

Pour limiter ces surtensions des dispositions de câblage doivent être prises car deux
types de boucle d'induction peuvent apparaître si des précautions ne sont pas prises
dans la mise en œuvre du câblage :

Boucle induite par les conducteurs actifs :

Les générateurs PV sont généralement constitués d'une connexion série de


plusieurs modules photovoltaïques. Dans le cas d'un coup de foudre, une tension est
créée entre la ligne positive (L+) et la ligne négative (L-) du système. Dans les cas
les plus défavorables une tension induite se crée sur chaque module qui vient
s'ajouter à la tension dans la boucle (L+, L-). Cette tension induite est transmise
directement à l'entrée DC des équipements électriques et peut occasionner leur
destruction.
En conséquence, lorsque l'on câble des modules photovoltaïques, il faut faire
attention de ne pas faire de grande boucle, en plaçant les conducteurs de polarité
positive et négative ensembles et parallèles, ainsi la surface de boucle reste la plus
petite possible.

Figure 21: Câblage des modules

Boucle induite par les conducteurs actifs et le conducteur de masse

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Une autre boucle peut se former entre les conducteurs actifs du circuit courant
continu et le conducteur d’interconnexion des masses si ceux-ci ne sont pas joints
lors du cheminement des câbles vers les équipements électriques. (Voir ci-dessous.).
Cette surtension peut provoquer un claquage destructif des équipements électriques
ou des modules photovoltaïques.

Goulotte

Moyen Bien

Cornière

Non Moyen Bien

Figure 22: Couplage inductif entre chaque composant et les parties métalliques du
générateur

En conséquence, on veillera à ce que les câbles de liaison entre le champ


photovoltaïque et les équipements électriques soient plaqués sur toute leur longueur
contre le câble de masse. Une protection complémentaire, type blindage permet
d'augmenter le degré de protection. Ce blindage peut être réalisé en utilisant des
goulottes métalliques raccordées à la masse côté capteurs et côté bâtiment.

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Figure 23: Position du câble

3.2.4. Blindage des canalisations

Pour des installations très exposées à la foudre comportant des équipements


sensibles, par exemple en télécommunication, plutôt que d’utiliser des câbles
blindés entre champ photovoltaïque et électronique, il est préférable et moins
coûteux de faire cheminer les conducteurs dans des chemins de câbles métalliques
reliés à la masse de part et d’autre (voir ci-dessus).

3.3. EVALUATION DU RISQUE FOUDRE POUR LES INSTALLATIONS


PHOTOVOLTAIQUES

La nécessité ou non d’installer un dispositif de capture de la foudre ou des


parafoudres pour protéger des installations photovoltaïques dépend des éléments
suivants :

• Niveau de foudroiement de la zone (Ng)


• Risque d’impact direct
• Topographie du lieu
• Niveaux de tenue aux surtensions des différents matériels
• Valeur et importance des matériels à protéger (modules photovoltaïques,
onduleur(s)).
• Conséquences de défaillances éventuelles (manque à gagner par perte de
production électrique,…)

Différentes méthodes d’évaluation du risque foudre existent mais les préconisations


présentées ci-dessous sont basées suivant les résultats de l’analyse de risque
effectuée selon :
- Le guide UTE C15-443 ou guide EN 61-643-12 pour la partie alternative
BT
- Le guide TS 50539-12 pour la partie continue (DC)
La nécessité ou non de mettre en œuvre des parafoudres aussi bien côté courant
continu (DC) que du côté alternatif (AC).est synthétisée dans les tableaux ci-
dessous :

Côté courant continu :

La nécessité de mettre des parafoudres côté courant continu dépend :


• du type d’installation (résidentielle, industrielle, tertiaire ou centrale au sol)
• de Ng : niveau de foudroiement du site (voir carte en annexe)
• de L : distance cumulée des chemins de câbles entre l’onduleur et les points
les plus éloignés des modules photovoltaïques constituant la chaîne, en
sommant la longueur des parcours conformément au principe de la figure ci-
dessous

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Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.20
SER – Syndicat des Energies Renouvelables
SOLER – Groupement
nt français des professionnels du solaire photovoltaïque
ph

En cas de nécessité de met


ettre des parafoudres côté DC :

Un seul parafoudre DC-PV V est


e suffisant en amont d’onduleur :
- Si la longueur
ur L est inférieure à 10 m
- Si la longueur
ur L est supérieure à 10 m et que le niveau
au de protection en
tension Up du para
arafoudre a une valeur inférieure à 50% % de la tenue de
tension de choc Uww des modules PV

Dans les autres cas, il y a nécessité de mettre un parafoudre à la fois en amont


d’onduleur et également au plus près des modules PV (dans une boîte
bo de jonction).

En cas de présence de paratonnerre,


pa il est nécessaire de mettre
re des parafoudres
aussi bien côté continu qu’a
u’alternatif.

Côté courant alternatif :

Pour connaître la nécessit sité ou non de mettre des parafoudress côté AC, on se
reportera à l’article 4-443 de
d la norme NFC 15100 dont un tableau
u est
e extrait :

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées
s au
a réseau p.21
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En résumé, lorsqu’il y a nécessité de mettre des parafoudres, le tableau ci-dessous


précise l’emplacement des parafoudres en fonction :
• de leur niveau de protection Up par rapport à la tenue de choc Uw du
matériel à protéger.
• de la distance séparant l’onduleur et les panneaux solaires
• de la distance séparant l’onduleur et le TGBT

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.22
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4. EXEMPLES DE PRECONISATIONS DE PROTECTION FOUDRE


POUR LES INSTALLATIONS PHOTOVOLTAIQUES

Dans ce chapitre, il est traité 4 cas pratiques d’installations photovoltaïques avec la


protection préconisée et sa mise en œuvre en s’inspirant des règles de protection
présentées précédemment. Il est entendu que ce niveau de protection est donné à
titre indicatif et permet ainsi aux concepteurs et installateurs de systèmes
photovoltaïques de prendre des mesures appropriées sans avoir recours à des
calculs de spécialistes.

D’autre part, il est à noter que les mesures proposées sont d’un coût faible par
rapport au coût global de l’installation photovoltaïque. Au regard de ce faible
investissement relatif, ces dispositions sont à mettre systématiquement en œuvre
dès que la probabilité de surtensions n’est pas négligeable.

4.1. INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE SUR BATIMENT D’HABITATION


Caractéristiques de l’installation étudiée :

• Champ PV sur toiture


• Alimentation BT par une ligne entièrement ou partiellement souterraine
• Longueur des chemins de câbles entre champ PV et onduleur = 30 m
• Absence de paratonnerre
• Préjudice faible en cas de défaillance

Principe de protection foudre retenu :

Le choix et le type de parafoudre à mettre en œuvre est déterminé par les tableaux
présentés précédemment.

1er cas : Niveau de foudroiement faible Ng= 2 < 2,5 (voir carte en annexe) :

L (30m) < Lcrit (57,5 m =115/2) donc pas nécessité de parafoudres DC


Parafoudres AC non obligatoires

Préconisations :
• Interconnexion des masses par conducteur d’équipotentalité de section
minimale de 6 mm² (cuivre) entre champ photovoltaïque et onduleur.
• Mise à la terre des masses au niveau de la prise de terre de l’habitation

2ème cas : Niveau de foudroiement Ng= 4,4 >2,5 (voir carte en annexe) :

L (25m) < Lcrit = 26,1 m (115/4,4) donc pas nécessité de parafoudres DC même en
zone de densité de foudroiement le plus élevé en France (Ng max : 4,4)
Parafoudre AC obligatoire (Ng > 2,5)

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.23
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Préconisations :
• Interconnexion des masses par conducteur d’équipotentialité de section
minimale de 6 mm2 (cuivre) entre champ photovoltaïque et onduleur.
• Mise à la terre des masses au niveau de la prise de terre de l’habitation
• Parafoudres AC type 2 pour régime TT en sortie onduleur

Structure PV Partie DC : classe II


Réseau public de distribution

Compteurs
Modules PV d’énergie

AGCP

NFC14-100

Connecteurs

Câbles de
chaînes PV

Liaison
équipotentielle

Coffret AC

Parafoudre
AC* Interrupteur-
Sectionneur
Connecteurs Coffret DC général AC

Interrupteur- Câble principal PV Disjoncteur


sectionneur Onduleur différentiel
général DC 30 mA
(si locaux
habitations)

Prise de terre
du bâtiment

Schéma unifilaire d’une installation PV raccordée au réseau BT

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.24
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Cas d’une habitation (* : parafoudre AC non nécessaire en zone de densité de


foudroiement < 2,5)

4.2. INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE SUR BATIMENT TERTIAIRE OU


INDUSTRIEL

Caractéristiques de l’installation étudiée :

• Champ PV sur toiture


• Tenue de choc des modules Uw = 8 kV
• Tenue de choc de l’onduleur Uw = 4 kV
• Longueur des chemins de câbles entre champ PV et onduleur = 200m
• Zone de niveau de foudroiement : Ng= 3
• Alimentation BT par une ligne entièrement ou partiellement souterraine
• Absence de paratonnerre
• Préjudice important en cas de défaillance

Principe de protection foudre retenu :

La nécessité ou non de mettre des parafoudres est déterminée par le tableau


présenté précédemment.

L (200m) > Lcrit = 150 m (450/3) donc nécessité de parafoudres DC


Parafoudre AC obligatoire (Ng > 2,5)

Préconisations :
• Interconnexion des masses par conducteur d’équipotentialité de section
minimale de 6 mm² (cuivre) entre champ photovoltaïque et onduleur.
• Mise à la terre des masses au niveau de la prise de terre du bâtiment (repère
4)

• Parafoudres DC :
• Type 2 en entrée d’onduleur (s) (repère 1) : Up = 3,5 kV (< 80% de Uw
onduleur)
• pas nécessaire dans les boites de jonction des modules PV (repère 1’) car
Up < 50% Uw modules
• Parafoudre AC type 2 pour régime TT en sortie onduleur(s) (repère 2)
• Parafoudre AC de type 2 dans tableau principal (si existant et si la distance de
l’onduleur est supérieure à 10m) (repère 3)

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.25
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Emplacement des parafoudres sur une installation PV raccordée au réseau BT


(avec parafoudres DC et AC)

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.26
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Structure PV Partie DC : classe II Réseau de distribution

Compteurs
d’énergie
Modules PV

Câbles de AGCP
chaînes PV
NFC14-100
Connecteurs
NFC15-100
Fusibles DC

Interrupteur-
sectionneur Boite de jonction
DC parallèle

Coffret AC

Parafoudre
AC Interrupteur-
Sectionneur
général AC

Onduleurs

Disjoncteur sortie
Câble principal PV onduleur
Interrupteur-
sectionneur
général DC
Coffret DC

Parafoudre
DC
Prise de terre
du bâtiment

Exemple de schéma unifilaire d’une installation PV raccordée au réseau BT


(avec parafoudres DC et AC)

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.27
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sortie ~ Entrée
c.a. = c.c.

Barre
d'équipotentialité Connecteur
supplémentaire
de mise à la terre

SPD =Parafoudre

Compteur / Barre
principale
Tableau de de terre Parafoudre de type 2 pour applications
distribution
Ligne
principal photovoltaïques
d'alimentation
basse tension Parafoudre de type 2
Parafoudre de type 2

Système de prises de terre

NOTE Si la distance entre le tableau de distribution principal et l'onduleur est supérieure à 10 m,


deux jeux de parafoudres de Type 2 sont nécessaires aux emplacements 2 et 3. Deux jeux de
parafoudres de Type 2 (non représentés sur la figure) sont également requis à l'emplacement 1 si la
distance entre les panneaux PV et l'onduleur est supérieure à 10 m.

4.3. INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE SUR BATIMENT EQUIPE D’UN


PARATONNERRE

Caractéristiques de l’installation étudiée :

• Champ PV sur toiture


• Tenue de choc des modules PV : Uw = 8 kV
• Tenue de choc de l’onduleur : Uw = 4 kV
• Présence d’un paratonnerre
• Alimentation BT par une ligne entièrement ou partiellement souterraine
• Longueur des chemins de câbles entre champ PV et onduleur > 30m
• Site fortement exposé à la foudre ou présence d’un paratonnerre
• Préjudice important en cas de défaillance

Principe de protection foudre retenu :

Compte tenu de la présence d’un paratonnerre, il est obligatoire de mettre des


parafoudres aussi bien côté DC que du côté AC.
Le choix et le type de parafoudre DC à mettre en œuvre dépend de la distance de
séparation entre le SPF et le champ photovoltaïque.

1er cas : Exemple d'installation dans le cas d'un bâtiment disposant d'une IEPF
lorsque la distance de séparation s est supérieure à la distance de séparation
résultant du calcul effectué selon la norme NF EN 62305-3.

Préconisations :

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.28
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• Mise en place d’une installation extérieure de protection contre la foudre


(IEPF) sur le bâtiment de manière à ce que tous les modules PV se trouvent
dans la zone de protection.
• Interconnexion des parties métalliques par conducteur d’équipotentialité de
section minimale de 6 mm² (cuivre) entre champ photovoltaïque et onduleur.
• Mise à la terre du conducteur d’équipotentialité au niveau de la prise de terre
du bâtiment
• Interconnexion de la prise de terre du bâtiment et de la prise de terre du
paratonnerre
• Parafoudres DC :
• Type 2 en entrée d’onduleur (s) (repère 1) : Up = 3,5 kV (< 80% de Uw
onduleur)
• pas nécessaire dans les boites de jonction des modules PV (repère 1’) car
Up < 50% Uw modules

• Parafoudres AC type 2 en sortie onduleur(s) (repère 2)


• Parafoudres AC type 1 au plus proche du point d’injection si existant (repère
3)
• Parafoudre sur arrivée de la ligne téléphonique (si présence de modem) avec
mise à la masse et à la terre.
• Câbles blindés pour appareillage de mesures externes (sonde
d’ensoleillement et de température,…) avec mise à la masse de part et
d’autre.

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.29
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s
s

Entrée
Sortie ~ c.c.
c.a.
= s: la distance de
séparation est maintenue
(SPF isolé )
Barre
Conducteur
d'équipotentialité
supplémentaire de
SPD = Parafoudre
mise à la terre

Parafoudre de type 2 pour applications


photovoltaïques
Compteur / Tableau
de
distribution Barre Parafoudre de type 2
principale
principal
de terre Parafoudre de type 1
Ligne
d'alimentation
basse tension
Dispositif de capture

Conducteur de descente
Système de prises de terre

NOTE Si la distance entre le tableau de distribution principal et l'onduleur est supérieure à 10 m, deux
jeux de parafoudres sont nécessaires aux emplacements 2 et 3. Le parafoudre à l'emplacement 3 doit
être de Type 1. Deux jeux de parafoudres de Type 2 (non représentés sur la figure) sont également
requis à l'emplacement 1 si la distance entre les panneaux PV et l'onduleur est supérieure à 10 m

2ème cas : Exemple d'installation dans le cas d'un bâtiment disposant d'une IEPF
lorsque la distance de séparation s est inférieure à la distance de séparation
résultant du calcul effectué selon la norme NF EN 62305-3.

Préconisations :
• Mise en place d’une installation extérieure de protection contre la foudre
(IEPF) sur le bâtiment de manière à ce que tous les modules PV se trouvent
dans la zone de protection (repère 4).
• Interconnexion des parties métalliques par conducteur d’équipotentialité de
section minimale de 16 mm² (cuivre) entre champ photovoltaïque et onduleur
(repère 6).
• Connexion de la structure du champ PV à l’IEPF
• Mise à la terre du conducteur d’équipotentialité au niveau de la prise de terre
du bâtiment
• Interconnexion de la prise de terre du bâtiment et de la prise de terre du
paratonnerre
• Parafoudres DC type 1 dans les boites de jonction des modules PV (repère 1’)
et en entrée d’onduleur(s) (repère 1) si la distance est supérieure à 10m
• Parafoudres AC type 1 en sortie onduleur(s) (repère 2)
• Parafoudres AC type 1 au plus proche du point d’injection si existant (repère
3)
• Parafoudre sur arrivée de la ligne téléphonique (si présence de modem) avec
mise à la masse et à la terre.
• Câbles blindés pour appareillage de mesures externes (sonde
d’ensoleillement et de température,…) avec mise à la masse de part et
d’autre.

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.30
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<s

< s: La distance de séparation de


sortie
c.a.
~
=
Entrée
c.c.
l'EN 62305 n'est pas
maintenue
SPD= Parafoudre
Conducteur
Barre supplémentaire Parafoudre de type 1 pour applications
d'équipotentialité de mise à la terre photovoltaïques
Parafoudre de type 1
Parafoudre de type 1
Dispositif de capture
Barre
Compteur/Tableau Conducteur de descente
de principale
distribution de terre
Ligne
principal
Connexion entre la masse métallique
d'alimentation du système photovoltaïque et le SPF
basse tension

Système de prises de terre

NOTE Si la distance entre le tableau de distribution principal et l'onduleur est supérieure à 10 m, deux
jeux de parafoudres sont nécessaires aux emplacements 2 et 3. Deux jeux de parafoudres sont
également nécessaires à l'emplacement 1 (non représentés sur la figure) si la distance entre les
panneaux PV et l'onduleur est supérieure à 10 m
Dans ce cas, les conducteurs a.c. et d.c. agissent comme des conducteurs parallèles aux conducteurs
d'équipotentialité. Par conséquent, tous les parafoudres doivent être de Type 1.

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4.4. CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE AU SOL

Caractéristiques de l’installation étudiée :

• Champ PV au sol
• Tenue de choc des modules PV : Uw = 8 kV
• Tenue de choc de l’onduleur : Uw = 4 kV
• Alimentation HTA par une ligne entièrement ou partiellement souterraine
• Longueur des chemins de câbles entre champ PV et onduleur > 300m
• Préjudice important en cas de défaillance

Principe de protection foudre retenu :

La nécessité ou non de mettre des parafoudres est déterminée par le tableau


présenté précédemment.

1er cas : Site faiblement exposé à la foudre (Ng=2)

L (300m) > Lcrit = 150 m (200/Ng) donc nécessité de parafoudres DC


Parafoudre AC obligatoire (Ng > 2,5)

Préconisations :
• Interconnexion des structures par conducteur d’équipotentialité enterré de
section minimale de 25mm2 (cuivre) entre champ photovoltaïque et
onduleur(s).
• Mise à la terre des masses des équipements électriques (onduleur(s),…)
• Pose des câbles DC dans des chemins de câbles métalliques reliés à la
masse de part et d’autre de la liaison.
• Parafoudres DC :
• Type 2 en entrée d’onduleur (s) (repère 1) : Up = 3,5 kV (< 80% de Uw
onduleur)
• pas nécessaire dans les boites de jonction des modules PV (repère 1’) car Up
< 50% Uw modules
• Parafoudres AC type 2 en sortie onduleur(s)
• Parafoudre sur arrivée de la ligne téléphonique (si présence de modem) avec
mise à la masse et à la terre.
• Câbles blindés pour appareillage de mesures externes (sonde
d’ensoleillement et de température,…) avec mise à la masse de part et d’autre

2ème cas : Site fortement exposé à la foudre

Préconisations :

Guide de protection contre les effets de la foudre dans les installations photovoltaïques raccordées au réseau p.32
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• Mise en place d’une installation extérieure de protection contre la foudre


(IEPF) de manière à ce que tous les modules PV se trouvent dans la zone de
protection.
• Interconnexion des structures par conducteur d’équipotentialité enterré de
section minimale de 25mm2 (cuivre) entre champ photovoltaïque et
onduleur(s).
• Mise à la terre des masses des équipements électriques (onduleur(s),…)
• Interconnexion de toutes les prises de terre
• Pose des câbles DC dans des chemins de câbles de préférence métalliques
reliés à la masse de part et d’autre de la liaison.
• Parafoudres DC type 1 dans les boites de jonction des modules PV et en
entrée d’onduleur(s)
• Parafoudres AC type 1 en sortie onduleur(s)
• Parafoudres AC type 1 au plus proche du point d’injection
• Parafoudre sur arrivée de la ligne téléphonique (si présence de modem) avec
mise à la masse et à la terre.
• Câbles blindés pour appareillage de mesures externes (sonde
d’ensoleillement et de température,…) avec mise à la masse de part et
d’autre.

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5. ANNEXES

5.1. NORMES

Liste non exhaustive de normes se rapportant aux surtensions et à la


foudre applicables aux installations basse tension :

Pour la France :
• NFC 15 100 : Installations électriques à basse tension
• Chapitre 44 : protection contre les surtensions
• Chapitre 53 : Surintensités et surtensions
• Chapitre 54 : Mise à la terre
• Chapitre 60 : Vérification et entretien des installations
• NFEN 62305-3 Dommage physique aux structures et risques humains
• NFC 17-102 Protection contre la foudre - Systèmes de protection contre la
foudre à dispositif d’amorçage
• NFEN 61643-11: parafoudres pour installation basse tension (septembre
2002)
• NFEN 50539-11: Parafoudres basse tension - Parafoudres pour applications
spécifiques incluant le courant continu - Partie 11 : Exigences et essais pour
parafoudres connectés aux installations photovoltaïques

Et les guides,
• UTE C15-443 : Protection des installations électriques basse tension contre les
surtensions d’origine atmosphérique (Août 2004)
• UTE C61-740-52 : Parafoudres basse tension - Parafoudres pour applications
spécifiques incluant le courant continu - Partie 52: Principes de choix et
d’application - Parafoudres connectés aux installations photovoltaïques

Au niveau international :
• CEI 61173 :Overvoltage protection for photovoltaic power generating systems
• CEI 61000-4-5 : Compatibilité électromagnétique : essai d’immunité aux ondes
de choc (1995)
• CEI 62305 -1 / CEI 62305-2 / CEI 62305-3 / CEI 62305-4

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5.2. NIVEAUX KERAUNIQUES NK EN FRANCE ET DANS LES DOM

Réunion : Nk = 20
Guyane/Martinique/Guadeloupe : Nk = 40
St Pierre et Miquelon : Nk = 1

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Recommandations pour intervenir en


sécurité sur les installations
photovoltaïques raccordées au réseau

Guide pratique à l’usage des porteurs de projets,


bureaux d’études et installateurs

15 octobre 2013

Guide de spécifications techniques relatives à la protection des personnes et biens


Installations photovoltaïques raccordées au réseau BT et HTA
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SOMMAIRE

1
1 INTRODUCTION 5
2 DEFINITIONS 5
2.1 Couvreurs ou étancheurs 5
2.2 Electriciens solaires 5
3 ORGANISATION DU GUIDE 5
4 REGLES GENERALES DE SECURITE 6
5 PREMIERE PARTIE : LA MISE EN OEUVRE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE
7
5.1 Installation et travail sur site 7
5.1.1 Mise en œuvre d’une installation photovoltaïque 7
5.1.2 Les risques encourus 7
5.1.3 Les intervenants 7
5.1.4 Les dispositions de sécurité 7
5.2 Mise en service d’une installation 8
5.2.1 Définition 8
5.2.2 Schéma unifilaire type d’une installation photovoltaïque 8
5.2.3 Conditions préalables 10
5.2.4 Les risques encourus 10
5.2.5 Les intervenants 10
5.2.6 Les dispositions de sécurité 10
5.2.7 Les procédures de mise en service 10
5.2.8 Les différents documents techniques remis au Maître d’Ouvrage 14
6 DEUXIEME PARTIE : EXPLOITATION ET LE SUIVI D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE
16
6.1 Définition 16
6.2 Les intervenants 16
6.3 Les dispositions de sécurité 16
7 TROIXIEME PARTIE : LA MAINTENANCE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAÏQUE 16
7.1 Le rôle de la maintenance 16
7.2 La maintenance 16
7.2.1 Organisation de la maintenance 16
7.2.2 Les différents types de maintenance 18
7.2.3 Les actions de maintenance 18
7.2.4 Les risques encourus 20
7.2.5 Les intervenants 20
7.2.6 Les dispositions de sécurité 20
8 QUATRIEME PARTIE – LES DIFFERENTS RISQUES IDENTIFIES 22
8.1 Le risque de chute lié au travail en hauteur 22
8.1.1 La réglementation 22
8.1.2 Les moyens de protection 22
8.1.2.4 Les équipements de protection individuelle (EPI) 23
8.1.3 La formation pour les interventions en hauteur 23

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8.2 Le risque électrique 24


8.2.1 Risques généraux liés à l’énergie électrique 24
8.2.2 La réglementation 24
8.2.3 Les moyens de protection contre les contacts directs 24
8.2.4 Les moyens de protection contre les contacts indirects 25
8.2.5 Les spécificités des installations photovoltaïques 27
8.2.6 Les équipements de protection individuelle (EPI) 28
8.2.7 La formation pour la préparation à l’habilitation électrique 28
8.2.8 Mode opérationnel pour intervenir « hors tension » sur la partie courant continu d’une installation
photovoltaïque 30
8.3 Autres risques 30
8.3.1 Risques liés à la manutention 30
8.3.2 Risques liés à l’exposition au rayonnement solaire 30
8.3.3 Risques de piqûres d’insectes 30
8.3.4 Risques de brûlures (panneaux PV exposés au soleil) 31
8.4 Organisation de la prévention des risques 31
8.4.1 Plan de prévention ou coordination SPS 31
8.4.2 Le plan de prévention 31
8.4.3 La coordination SPS 33
8.4.4 Le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé (PPSPS) 33
9 ANNEXES 34

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AVANT-PROPOS

Ce guide a pour objectif d’aider les maitres d’ouvrages, les monteurs de projets et les installateurs,, à
mettre en place une politique de prévention des risques pour la mise en œuvre l’exploitation et les
interventions de maintenance, sur les installations photovoltaïques (intégration au bâti et centrale au
sol).

Ce guide vient en complément de 3 autres guides édités également par le SER :

• Protection des personnes et des biens lors de la conception et mise en œuvre


• Règlements de sécurité contre l’incendie et dispositions pour protéger l’action des sapeurs
pompiers
• Protection contre les effets de la foudre

Ce document a été réalisé pour le compte du Syndicat des Energies Renouvelables (S.E.R.) avec l’aide
financière du Département des Énergies Renouvelables de l’Agence de l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Énergie (ADEME).

Ce guide intègre les exigences de la norme C18-510 et du code du travail.

Ce guide de spécifications techniques relatives aux interventions sur les installations photovoltaïques
raccordées au réseau, a été rédigé par M. Gérard MOINE, ingénieur systèmes photovoltaïques,
directeur technique de Transénergie, et par Gilles PESCARMONA, responsable formation à
Transénergie et formateur en sécurité électrique.

Toute remarque et suggestion d’amélioration de ce document sont les bienvenues et peuvent être
transmises aux auteurs pour une prise en compte lors d’une édition ultérieure.

Syndicat des Energies Renouvelables TRANSENERGIE ADEME/DER


Romain POUBEAU Gérard MOINE et Gilles PESCARMONA Rodolphe MORLOT
13-15 rue de la Baume 3 D Allée C. Debussy 500 route des Lucioles
75008 PARIS 69130 ECULLY 06560 SOPHIA ANTIPOLIS
Tél : 01 48 78 05 60 Tél : 04 72 86 04 16 / 04 81 07 10 77 tél : 04 93 95 79 12
romain.poubeau@enr.fr g.moine@transenergie.eu rodolphe.morlot@ademe.fr
g.pescarmona@transenergie.eu

SER, Paris, 2013

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou
ayants cause est illicite selon le code de la propriété intellectuelle (Art. L122-4) et constitue une contrefaçon réprimée par le code
pénal. Seules sont autorisées (Art. L122-5) les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non
destinées à une utilisation collective, ainsi que les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, pédagogique ou
d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées, sous réserve, toutefois, du respect des dispositions des articles L122-
10 à L122-12 du même code, relatives à la reproduction par reprographie.

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SOLER – Groupement français des professionnels du solaire photovoltaïque

1 INTRODUCTION

Le photovoltaïque présente une combinaison unique de risques pour les intervenants à savoir :
• risques liés à la manutention
• risques de choc électrique,
• risques de chutes pour le personnel travaillant en hauteur
• risques de chutes d’objets si les travaux sont réalisés en hauteur
• risque de casse de modules photovoltaïques

Tous ces risques sont rencontrés systématiquement sur un bâtiment en construction, mais rarement
tous en même temps. Bien que les couvreurs puissent être habitués à minimiser les risques de chute
ou de blessure dus à des problèmes de manutention, ils ne sont probablement pas familiarisés avec les
risques de chocs électriques. De la même façon, les électriciens sont familiarisés avec les risques de
chocs électriques, mais pas forcément avec ceux de la manutention de composants volumineux en
hauteur.

Pour assurer dans les meilleures conditions les interventions des personnels pour la mise en œuvre,
l’exploitation et la maintenance des installations photovoltaïques, ce guide rappelle les principes de
bases de la sécurité et les règles qui en découlent.
Ce guide reprend les principaux dangers liés au photovoltaïque et les moyens de préventions à mettre
en œuvre lors de toute intervention.

2 DEFINITIONS

2.1 Couvreurs ou étancheurs


Ces personnes de formation de base couvreur/zingueur, doivent maitriser les règles de l’art de la
couverture et les DTU en vigueur, et sont formées aux spécificités du photovoltaïque. Elles peuvent
assurer, suivant l’organisation du travail de l’entreprise, la pose des modules photovoltaïque, la
constitution des chaines photovoltaïques (raccordement électrique des modules entre eux) en
intégration au bâti ou la maintenance des champs photovoltaïques (remplacement d’un module, d’un
connecteur, nettoyage d’un champ photovoltaïque, suppression de corrosions, vérifications visuelles de
l’état des câbles et de l’encrassement des modules,…).
Remarque : pour la construction du champ solaire d’une centrale au sol la compétence en
couverture/zinguerie n’est pas nécessaire.

2.2 Electriciens solaires


Ces personnes de formation de base en électricité, doivent maitriser les règles de l’art de l’électricité et
les normes en vigueur, et sont formées aux spécificités du photovoltaïque ; elles peuvent assurer,
suivant l’organisation du travail de l’entreprise, la mise en œuvre, le raccordement des composants
électriques des installations photovoltaïques, la mise en service ou la maintenance électrique des
installations photovoltaïques.

3 ORGANISATION DU GUIDE

Dans son déroulé le guide présentera les risques associés aux différentes étapes qui iront de la
construction à la maintenance d’une installation photovoltaïque.
La présentation des différents risques associés et leurs moyens de prévention constitueront la dernière
partie de ce guide.

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4 REGLES GENERALES DE SECURITE

Pour la mise en œuvre, la mise en service ou des interventions sur un système PV, les règles d’usage
en matière de santé, de sécurité et les recommandations en matière d’installations électriques doivent
être appliquées notamment par l’élaboration d’un PGSC (Plan Général Simplifié de Coordination en
matière de Sécurité et de Protection de la Santé) ou d’un PPSPS (Plan Particulier de Sécurité et de
Protection de la Santé) : voir « L’organisation de la prévention des risques » p.24

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5 PREMIERE PARTIE : LA MISE EN OEUVRE D’UNE INSTALLATION


PHOTOVOLTAÏQUE

5.1 Installation et travail sur site

5.1.1 Mise en œuvre d’une installation photovoltaïque


La mise en œuvre d’une installation photovoltaïque est l’étape de construction qui suit la phase d’étude
et de conception.
Cette phase de mise en œuvre se déroule en 2 grandes étapes ;
• La construction du champ photovoltaïque qui nécessite des compétences en couverture
et une qualification en photovoltaïque pour la lecture de plans de calpinage et de
constitution des chaines photovoltaïques. Lors de cette étape, des opérations de
manutention (modules, structures,….), de fixations des structures supportant les modules
et de raccordement électrique pour constituer les chaines photovoltaïques sont réalisées.
• La pose et le raccordement des composants électriques qui nécessitent des compétences
en électricité et une qualification en photovoltaïque (lecture des plans électriques, de
notices de raccordement,…)
Remarque : pour la construction du champ solaire d’une centrale au sol la compétence en
couverture/zinguerie n’est pas nécessaire.

5.1.2 Les risques encourus


Lors de la mise en œuvre d’une installation photovoltaïque, des mesures de prévention devront être
mises en œuvre pour se protéger contre les risques:
• De manutention
• De chute de hauteur
• Electriques
• De piqûres d’insectes
• De brûlures (panneaux photovoltaïques exposés au soleil)
• Liés à l’exposition au rayonnement solaire

5.1.3 Les intervenants


Pour la mise en œuvre d’une installation photovoltaïque, des couvreurs/étancheurs solaire, pour la
pose de système intégré au bâti,, et des électriciens solaires pour la partie électrique, sont
indispensables.
Remarque : pour la construction du champ solaire d’une centrale au sol la compétence en
couverture/zinguerie n’est pas nécessaire.

5.1.4 Les dispositions de sécurité


Afin de limiter les risques encourus lors de l’installation d’un générateur photovoltaïque, des mesures
de sécurité devront être mises en œuvre au niveau des intervenants :

Couvreurs ou étancheurs ou autres :


• Personnels titulaires d’une habilitation électrique de symbole BP (selon la norme UTE C18-
510)
• Personnes formées aux travaux en hauteur si elles sont exposées aux risques de chute

Electriciens solaires :
• Personnels formés aux travaux en hauteur si nécessaire (exemple : Pose et raccordement
en aval des boites de jonction situées en hauteur,…)

NB1 : Dans le cas où la même personne assure à la fois la pose des modules photovoltaïques
et l’ensemble du câblage électrique, celle-ci devra disposer de l’ensemble des compétences.
(Couverture et électricité).

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NB2 : Dans le cas où une personne est désignée pour fixer la structure recevant les modules,
manutentionner les modules équipés de connecteurs, sans constituer les chaines
photovoltaïques, l’habilitation électrique BP n’est pas nécessaire.
NB3 : Si l’électricien solaire réalise la mise en œuvre et la mise en service de l’installation,
même partiellement (raccordement des chaînes photovoltaïques sur une boite de jonction,….),
il devra être habilité BRPV.

Pour la définition et la mise en œuvre des moyens de protection se reporter à « Les différents risques
identifiés » p.16 et aux annexes p 26.

5.2 Mise en service d’une installation

5.2.1 Définition
La mise en service d’une installation photovoltaïque suit la phase de construction. Elle consiste, en
suivant une procédure préalablement établie, à mettre en fonctionnement une installation
photovoltaïque en effectuant des opérations de contrôles, de mesurages électriques, de vérifications,
de paramétrage,……
Un procès verbal de mise en service sera réalisé pour la livraison de l’installation au maître d’ouvrage.

5.2.2 Schéma unifilaire type d’une installation photovoltaïque

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Partie DC : classe II Réseau de distribution

Compteurs
d’énergie

AGCP

NFC14-100

AGCP

Interrupteur-
sectionneur
DC
≤36 kVA > 36 kVA

Sectionneur DC
Interrupteur-sectionneur
général AC

Interrupteur-
sectionneur DC

Disjoncteur sortie
onduleur
(différentiel 30 mA
si locaux
Interrupteur-sectionneur d’habitation)
général DC

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5.2.3 Conditions préa


éalables
Pour assurer la mise en service edd’une installation photovoltaïque, l’ensemble des
s matériels sera posé et
raccordé électriquement à l’exc exception des chaînes photovoltaïques qui seront se en attente de
raccordement électrique sur un coffret
co DC ou sur une ou des boites de jonction.
D’autre part l’installation sera su
supposée conforme aux normes et aux guides en n vvigueur (notamment le
guide C15-712-1), et préalableme ment contrôlée (Consuel, organismes de contrôle,, ou maître d’œuvre) et
raccordée au réseau ERDF.

5.2.4 Les risques enc


ncourus
Lors de la mise en service d’une
ne installation photovoltaïque, des mesures de prévention
pr devront être
mises en œuvre pour se protéger
er contre les risques:
• De chutes de hauteur
• De chocs électriques

5.2.5 Les intervenants


nts
Les compétences d’un électricien
ien solaire sont indispensables.

5.2.6 Les dispositions


ns de sécurité

Afin de limiter les risques encou


ourus lors de la mise en service d’un générateu
eur photovoltaïque, des
mesures de sécurité générales s suivantes devront être mises en œuvre pourr protéger le personnel
électricien qui devra :

• Justifier d’une expérience


ce minimum pour la mise en service d’installationsns photovoltaïques.
• Etre titulaire d’une habilit
ilitation électrique symbole « BR photovoltaïque » (selon
( UTE 18-510).
• Etre formées aux travauvaux en hauteur si nécessaire (exemples : racco cordement des chaines
photovoltaïques, contrôlele électrique des boîtes de jonction situées en toitu
iture.
• Respecter les procédure res de « mise en service ».

Pour la définition et la mise en œ


œuvre des moyens de protection se reporter à « Les
L différents risques
identifiés » p.16.et aux annexes es p 26.

5.2.7 Les procédures


s de mise en service

5.2.7.1 Procédure gén


énérale

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5.2.7.2 Procédure pou


our les essais à vide de la partie DC

5.2.7.3 Procédure pou


our les essais en charge de l’installation photovoltaïque.
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5.2.8 Les différents documents techniques remis au Maître d’Ouvrage

5.2.8.1 Le Dossier d’Ouvrage Exécuté : DOE

Pour une installation photovoltaïque, le DOE doit être constitué des pièces suivantes :
• Implantation du générateur
o Plan de calpinage
o Répartition des chaines
o Cheminement des câbles
o Plan d’implantation des matériels (coffrets électriques, local technique,…)
o Plan de l’injection
• Etude électrique
o Schémas électriques unifilaires
o Schémas électriques et plans de câblage des coffrets électriques
o Carnet de câbles
o Note de calcul justifiant le choix des composants DC et AC
o Nomenclature des matériels
• Documentations et certificats de conformités
o Modules photovoltaïques
o Structure d’intégration
o Différents composants AC et DC (protections, parafoudres, interrupteurs,
disjoncteurs,….)
o Onduleur
o Câbles
o Connecteurs
o Monitoring
Bien vérifier dans la documentation technique que les préconisations constructeur concernant la
fréquence des contrôles, des changements de pièce,…..apparaissent bien. C’est sur la base de ces
éléments important que sera mise en place l’organisation de la maintenance préventive.

5.2.8.2 Le Dossier d’Intervention Ultérieure sur l’Ouvrage : DIUO

Le DUIO (Dossier d'Interventions Ultérieures sur l’Ouvrage) est constitué dès la phase de conception
de l'ouvrage par le coordonnateur qui en a la responsabilité et transmis au coordonnateur chargé de la
phase de réalisation des travaux lorsque celui-ci est différent. Cette transmission fait l'objet d'un procès-
verbal joint au dossier.
Il a pour objectif essentiel de faciliter tout l'entretien nécessaire pour maintenir l'ouvrage dans l'état où il
se trouve lors de la livraison.
Le DIUO (Dossier d’Interventions Ultérieures sur l’Ouvrage) est établi pour faciliter la transmission
d’informations opérationnelles aux services ou prestataires (chargés de l’entretien, de la maintenance,
du nettoyage…) et leurs salariés et informer les utilisateurs des moyens et des consignes à mettre en
œuvre lors des opérations de maintenance de manière à limiter les risques d’atteinte à la sécurité des
opérateurs.
Il rassemble tous les documents de nature à faciliter l'intervention ultérieure, tels que plans et notes
techniques. En particulier, il décrit les dispositions organisationnelles et les moyens de sécurité à
préconiser lors des interventions de maintenance (équipement d’élévation du personnel, moyens de
levage,….).

5.2.8.3 Le dossier d’exploitation


Le Dossier d’exploitation a pour objectif de décrire toutes les instructions nécessaires au personnel
d’exploitation pour mettre en œuvre et assurer efficacement le fonctionnement et le suivi de l’installation
photovoltaïque.

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5.2.8.4 Le dossier de maintenance


C’est le carnet de santé de l’équipement électrique. Il permet de suivre dans le temps toutes les
défaillances du système. Il comprend :

• L’historique des interventions : c’est un tableau qui indique la nature des interventions
et leur date. Il permet :
o De connaître la nature des défaillances précédentes.
o De décider des améliorations à apporter.
o De chiffrer les coûts de maintenance.
o D’opérer les approvisionnements de pièces de rechange.
• Le processus de visite préventive : c’est un document qui indique au personnel chargé
de la maintenance, les opérations de contrôle ou de vérification à effectuer sur
l’installation et la périodicité de ces visites. Ce document est réalisé sur la base des
données du constructeur qui l’on doit trouver dans le DOE

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6 DEUXIEME PARTIE : EXPLOITATION ET LE SUIVI D’UNE INSTALLATION


PHOTOVOLTAÏQUE

6.1 Définition
L’exploitation et le suivi d’une installation photovoltaïque consiste à s’assurer du bon état général des
matériels et du bon fonctionnement de l’installation. Le suivi du monitoring (local ou à distance) pour
suivre le ratio de performance d’une installation, la vérification et la cohérence des Vmpp, Impp des
différentes chaines PV, le niveau d’isolement (voyant « défaut isolement » sur le ou les onduleurs, …..le
relevé des compteurs horaires et de production,…..sont autant de paramètres qu’il faut suivre de
manière continu.

6.2 Les intervenants


Assurer l’exploitation et le suivi d’une installation photovoltaïque ne requiert pas de compétences
particulières ; une sensibilisation sur le fonctionnement peut-être suffisante.
Le rôle de l’exploitant est de signaler au maitre d’ouvrage toute dégradation qui pourrait altérer le
fonctionnement de l’installation et la sécurité des intervenants.

6.3 Les dispositions de sécurité


Il n’y a pas de dangers spécifiques liés à la présence du photovoltaïque qui pourraient venir altérer la
santé des personnels d’exploitation.

7 TROIXIEME PARTIE : LA MAINTENANCE D’UNE INSTALLATION


PHOTOVOLTAÏQUE

7.1 Le rôle de la maintenance


La maintenance permet d’anticiper des défaillances et de planifier des interventions pour maintenir le
niveau de performance énergétique d’une l’installation tout au long de sa vie, tout en garantissant la
protection des biens et des personnes.

7.2 La maintenance

7.2.1 Organisation de la maintenance


C’est l'ensemble des actions permettant de maintenir ou de rétablir une installation dans un état dans
lequel elle peut accomplir la fonction pour laquelle elle a été conçue.

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7.2.2 Les différents types


ty de maintenance
Il existe deux types de maintenan ance :
• La maintenance correc rective : c’est une intervention ponctuelle, non planifiée,
pl permettant la
remise en fonctionnemen ent normal d’une installation suite à une défaillan
ance, totale ou partielle.
Elle correspond à troiss ttypes d'actions: le diagnostic, la réparation, la mise
m en service et les
essais
• La maintenance préven entive : c’est une intervention prévue, préparée ett planifiée.

7.2.3 Les actions de


emmaintenance

7.2.3.1 Généralités
Il faut distinguer les points relatif
tifs à la sécurité des personnes et des biens, des
es points relatifs au bon
fonctionnement.
Ces actions de maintenance pe peuvent être amenées à être complétés en fon onctions des évolutions
réglementaires de sécurité auxqu quelles le bâtiment peut être soumis.

7.2.3.2 Points relatifs


fs à la sécurité des personnes et des biens
• Contrôle visu
isuel de l’ensemble des parties accessibles de l’inststallation ;
• Recherche de des points chauds éventuels sans démontage ;
• Vérification dde l’absence de corrosion ;
• Contrôle visu
isuel de l’état des câbles ;
• Contrôle dee l’l’état des boites de jonction ;
• Contrôle visu
isuel des connexions ;
• Contrôle visvisuel des caractéristiques techniques de l’a l’appareillage (fusible,
disjoncteurs,s, parafoudres,..) ;
• Test des disp
ispositifs différentiels à courant résiduel (DDR) ;
• Vérification ddes liaisons équipotentielles ;
• Test de la fon
fonction coupure d’urgence ;
• Test de l’éven
ventuel dispositif de coupure pour l’intervention deses services de secours ;

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• Contrôle de la présence et du bon état de l’étiquetage et de l’identification des


composants ;
• Contrôle de la disponibilité des dossiers de plans de l’installation PV à jour.

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7.2.3.3 Points relatifs au bon fonctionnement


• Nettoyage des modules photovoltaïques ;
• Vérification de l’onduleur ;
• Vérification du maintien des conditions initiales de l’environnement des modules
PV ;
• Vérification des mises à la terre fonctionnelle ;
• Vérification du maintien des conditions d’exploitation des locaux et du maintien de
leur destination initiale ;
• Dépoussiérage.

7.2.4 Les risques encourus


Dans le cadre des interventions pour la maintenance d’une installation photovoltaïque, des mesures de
prévention devront être mises en œuvre pour se protéger contre les risques:
• De chutes de hauteur
• Electriques
• De piqûres d’insectes
• De brûlures (panneaux photovoltaïques exposés au soleil)
• Liés à l’exposition au rayonnement solaire

7.2.5 Les intervenants


Pour la maintenance d’une installation photovoltaïque, des couvreurs/étancheurs solaire pour la partie
« bâti », et des électriciens solaires pour la partie électrique, sont indispensables.
Remarque : pour la maintenance du champ solaire d’une centrale au sol la compétence en
couverture/zinguerie n’est pas nécessaire.

7.2.6 Les dispositions de sécurité


Afin de limiter les risques encourus lors de la maintenance d’un générateur photovoltaïque, les mesures
de sécurité suivantes devront être mises en œuvre pour les personnels intervenants :

Couvreurs ou étancheur ou autres


• Personnes titulaires d’une habilitation électrique de symbole BP (selon UTE 18-510)
• Personnes formées aux travaux en hauteur (si nécessaire)

Pour les interventions de maintenance sur un champ photovoltaïque des mesures de prévention
préalables doivent être mise en œuvre par un électricien solaire:
• Pour le changement d’un module (Déconnexion et reconnexion électrique)
• Vérification et contrôle de l’absence de défaut d’isolement
• Mise hors charge de tout ou partie de l’installation
• Consignation électrique de l’installation ou de la partie d’installation mise hors
charge, par une personne habilitée.
• Pour le nettoyage des modules, la vérification de l’état du champ PV, …..
• Vérification et contrôle de l’absence de défaut d’isolement
• Dans ce cas l’habilitation électrique BP n’est pas nécessaire.

Electriciens solaires :
• Personnes justifiant d’une expérience minimum sur des installations photovoltaïques
• Personnes titulaires d’une habilitation électrique de symbole « BR photovoltaïque » et qui
peut être compléter, selon le profil de poste des symboles BC et/ou B2 (selon UTE 18-510)
• Personnes formées aux travaux en hauteur si nécessaire (exemple : contrôle électrique des
boîtes de jonction situées en toiture, contrôle visuel de l’état des câbles du champ PV, de
l’absence de corrosion,…)

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Pour la définition et la mise en œuvre des moyens de protection se reporter à « Les différents risques
identifiés » p.16.et aux annexes p 26.

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8 QUATRIEME PARTIE – LES DIFFERENTS RISQUES IDENTIFIES

La protection des personnes lors d’interventions sur des installations photovoltaïques reposent sur des
enjeux humains, techniques, économiques et juridiques.
Le risque de chute de hauteur et le risque électrique sont les risques majeurs auxquels tous les
intervenants sur les installations photovoltaïques sont exposés.
La mise en œuvre d’une démarche de prévention de risques est incontournable et doit reposer sur les
principes généraux de la prévention inscrit à l’article L. 4121-2 du code du travail.
Tout employeur est tenu d’informer ses salariés sur les risques professionnels, les mesures prises pour
y remédier et organiser une formation pratique et appropriée à la sécurité (articles L. 4141-1 à L. 4141-
4 du Code du travail)

8.1 Le risque de chute lié au travail en hauteur

8.1.1 La réglementation

L’application des règles de prévention doit s’effectuer dans le respect des textes réglementaires en
vigueur :
• Le code du travail
o Obligations pour l’employeur de moyens et résultats
# Voir articles L 4121-1 à L 4121-3, R 4121-1 et -2 du code du travail.
o Droits et devoirs des salariés
# Voir articles L 4122-1, L 4122-2, L 4131-1 du code du travail
o Obligation de formation
# Voir articles L 4141-1 à L 4141-4, et R 4141-1 à R 4141-7 du code du
travail
er
• Le décret du 1 septembre 2004 et l’arrêté du 21 décembre 2004
• Recommandation R467 de l’assurance maladie: « Pose et maintenance des modules
solaires en sécurité» en annexe
• Guide ED 6110, INRS/OPBBTP « Prévention des chutes de hauteurs »
• Guide ED 6077 INRS
• Recommandation R 430 CNAMTS
• ………….

8.1.2 Les moyens de protection


Les interventions en hauteur (articles R 4534-85 à R 5434-94 du code du travail, articles …..) doivent
se faire en priorité depuis des postes de travail spécifiquement conçus à cet effet et équipés de
protections permanentes. A défaut, des protections temporaires peuvent être utilisées ; la priorité sera
donnée à la protection collective (EPC) sur la protection individuelle (EPI).
D’une manière générale les EPC (échafaudage, ligne de vie, points d’ancrage,..) doivent être contrôlés
périodiquement par des personnes formées aux procédures de contrôles établies par les constructeurs
(Voir articles R 4323-99 à R 4323-103).
Les EPI (voir ED 6077 de l’INRS) doivent faire l’objet d’une vérification de maintien en état de
conformité ; l’employeur doit former ses salariés. Il intègre dans les consignes de sécurité les
indicateurs de détérioration. Certains EPI doivent faire l’objet de vérifications générales périodiques
(voir arrêté du 19 mars 1993), dont les résultats seront consignés dans le registre de sécurité.

8.1.2.1 Pour les accès


Lors de la conception, il est nécessaire de privilégier les dispositifs d’accès permanents (escalier et
fenêtre de toit, échelle à crinoline …).

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En l’absence de dispositifs permanents, des accès temporaires (tour d’accès, plates-formes élévatrices
mobiles, échelles mobiles) seront mis en place. La solution présentant les conditions les plus
sécurisées doit systématiquement être privilégiée.

8.1.2.2 Pour les travaux :


L’utilisation de protections collectives en périphérie de la toiture (garde-corps, filets, échafaudage,…)
est prioritaire.
La protection en sous face sur la totalité ou en partie de la toiture (en fonction du type panneaux PV, de
la présence de sky-dômes ou autres …) doit être mise en œuvre.
La délimitation des zones de travaux vis-à-vis du risque de chutes d’objets pour le public doit être
réalisée par:
• Utilisation de balisage rigide interdisant l’accès aux zones dangereuses
• Signalisation de zones de travaux

8.1.2.3 Les différents équipements de protection

8.1.2.3.1 Les équipements permanents de protection


• Les garde-corps
• Les plateformes accessibles par escalier
• Les échelles à crinoline
• …………..

8.1.2.3.2 Les équipements temporaires de protection


• Echafaudages (de pieds, roulants, en console)
• Garde-corps provisoires
• Plateformes roulantes
• Plateformes élévatrices (PEMP)
• ……………

8.1.2.4 Les équipements de protection individuelle (EPI)


• Harnais antichute
• Longe avec absorbeur d’énergie
• Anti chute à rappel automatique
• ……………

8.1.3 La formation pour les interventions en hauteur


L’intervention en hauteur doit être effectuée par une personne apte médicalement et ayant reçu une
formation (voir article R 4323-1 à R 4323-5 du code du travail).
La formation au travail en hauteur est obligatoire ; elle doit permettre l’utilisation des équipements de
travail assurant une protection collective, la prise de connaissance des instructions et l’entraînement au
port des équipements de protection individuelle.
L’article R4323-3 du Code du travail précise que la formation doit être renouvelée aussi souvent que
nécessaire pour prendre en compte les évolutions des équipements de travail dont les travailleurs ont la
charge.
Pour les installations solaires, le CARSAT a émis la recommandation R467: « Pose et maintenance
des modules solaires en sécurité» (voir document en annexe)

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8.2 Le risque électri


trique

8.2.1 Risques généra


raux liés à l’énergie électrique
Il y a choc électrique lorsqu’un un courant électrique traversant le corps humain ain provoque des effets
physiopathologiques. Pour qu’il ’il y ait passage du courant à l’intérieur du corps,
s, deux points au moins
doivent être à des potentiels diffé
fférents.
Le corps humain est généralem lement en contact avec le potentiel de la terre. e. C’est pourquoi il est
primordial d’identifier toute appari
arition d’un potentiel dangereux accessible afin dee prévenir tout risque.
En fonction de l’intensité du coura
urant traversant le corps humain, plusieurs seuils de
d dangers sont définis
allant de la simple perception à la fibrillation cardiaque. Il s’avère donc importantt de
d connaitre l’intensité
du courant susceptible de travers rser une personne.
La résistance globale de corps ps humain est une variable importante pour dét éterminer l’intensité du
courant ; elle dépend de plusieursurs facteurs, dont la tension de contact.
En dessous d’une valeur maxim imale appelée « tension limite conventionnelle d de contact » le danger
électrique disparait. Cette tension
ion limite varie selon la nature du courant (alternatif
tif ou continu).

8.2.2 La réglementatio
ation

La nouvelle norme NF C18-510 10 de janvier 2012 (décret n° 2010 -1018 du 30 août ao 2010 et décret n°
2010-1118 du 22 septembre 2 2010) rend désormais obligatoire l’habilitatio tion électrique pour le
personnel qui intervient sur ou au voisinage d’une installation électrique.
Le titre d’habilitation électrique remis
re par l’employeur à son salarié (après forma ation et/ou évaluation),
spécifie la nature des opérationss que ce dernier est autorisé à effectuer.
Dans les installations électriques es, la réglementation demande de travailler en premier
pre en hors tension
(cf norme NF C18-510 : applicatio tion de la procédure de consignation des installatio
tions électrique) et dans
les autres cas au voisinage (mesu esurage,…) ou sous tension.
Dans le cas où la mise hors tensinsion de tout ou partie de l’installation électrique ne pourrait être réalisée,
l’analyse du risque électrique, doit
do précéder toute opération d’ordre électrique ou u d’ordre non électrique
dans le but de définir et mettre e en place les mesures de prévention appropriées s pour la protection des
personnes.
Dans certaines situations le travail
tra « sous tension » est obligatoire et néce cessite une habilitation
électrique TST, après accord de e lla direction, de travail.
En ce qui concerne les installation
tions photovoltaïques, le travail sous tension est à pproscrire (cf procédure
pour travail hors tension sur modu
odules ou chaines PV).

8.2.3 Les moyens de


e protection contre les contacts directs

8.2.3.1 Définition du
u c
contact direct

Le contact direct est le contact ph


physique de personnes avec des conducteurs actif
ctifs.

8.2.3.2 Seuils du dang


nger électrique

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La protection est obligatoire à par


artir de :

• 25V pour les circu


ircuits en courant alternatif
• 60V pour les circu
ircuits en courant continu

8.2.3.3 Les moyens de protection des personnes

8.2.3.3.1 Mise hhors de portée des personnes de


des pièces nues
sous tensio
sion
• Par éloign
ignement: transformateur sur poteau, ligne aérienn
nne, …..
• Par obsta
stacles: armoires, coffrets, grillage de cellule,….. ouverture par clé ou
outil spéc
écialisé
• Par isola
olation: fils et câbles isolés, gaines, capuchon ons isolants, nappe,….
canalisati
ations enterrées signalées par grillage avertisseur..

8.2.3.3.2 Indice
ce de protection
L'indice de pro rotection (IP) est un standard international al de la Commission
électrotechnique
e internationale. Cet indice classe le niveau de e protection qu'offre un
matériel aux intru
trusions de corps solides et liquides. Le format de l'indice, donné par la
norme CEI 6052929, est IP XX, où les lettres XX sont deux chiffres
s et/ou
e une lettre.

8.2.4 Les moyens de


e protection contre les contacts indirects

8.2.4.1 Définition du
u c
contact indirect

Le contact indirect est le contact physique de personnes avec des masses mises accidentellement sous
tension suite à un défaut d’isolem
lement.

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8.2.4.2 Seuil du dange


ger électrique
La protection est obligatoire à par
artir de :

• 50V pour les circu


ircuits en courant alternatif
• 120V pour les circuits
cir en courant continu

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8.2.4.3 Les moyens de protection des personnes

8.2.4.3.1 Par schéma


mas de liaison à la terre

Remarque : Nécessité de raccor


corder toutes les masses métalliques accessibles
les à un conducteur de
protection relié à la terre.

8.2.4.3.2 Par util


utilisation de matériel de classe II

C’est une protection obtenue par


ar construction (sécurité passive) dite « isolation
n double
d » ou « isolation
renforcée ».

8.2.5 Les spécificités


és des installations photovoltaïques

8.2.5.1 Risques électr


ctriques identifiés

• Les modules PV produis uisent de l’électricité lorsqu’ils sont exposés à la lumière du jour et ne
peuvent pas être interrom
rompus individuellement. C’est pourquoi, contrairemrement à l’usage dans la
plupart des installations
ns électriques, les matériels PV partie courant nt continu doivent être
considérés sous tension on si les conducteurs actifs ne sont pas protégé gés contre les contacts
directs, et ceci même en n cas de déconnexion de la partie courant alternatatif.

• Compte tenu de la mise ise en série de modules photovoltaïques, la tension


ten du système est
généralement supérieurere à 120V, ce qui peut engendrer un risque de choc
ch électrique pour les
intervenants en cas de défaut
dé de l’installation

• De même que pour un g générateur de courant, la liaison principale du champ


ch PV ne peut pas
être protégée par un fus
usible ou disjoncteur DC pour une déconnexion automatique
a en cas de
défaut. En effet, le courant
cou de court circuit est à peine plus élevé vé que le courant en
fonctionnement.
Certains défauts non dét
étectés (contacts défectueux, défauts d’isolation)
n) peuvent engendrer la
création d’arcs électriqu
iques qui ne pourront être interrompus et augmenter
au les risques

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d’incendie. Sans protecti


ction par fusibles pour lever de tels défauts, la p
prévention des risques
d’incendie peut être réal
éalisée par une bonne conception du système courant
co continu et une
installation soignée.

• Les conditions de chocc éélectrique sont :


• Par contact direc ect avec 2 conducteurs actifs (aucune polarité relié
liée à la terre).
• Par contact direcrect avec 1 conducteur actif (autre conducteur relié
lié à la terre pour raison
fonctionnelle).
• Par contact dire irect avec 1 conducteur actif (aucune polarité reliée
re à la terre) mais
décharge capacit citive.

8.2.5.2 Mesures génér


nérales de préventions sur la partie d.c
• L’installation doit
oit être de classe II.
• Lorsqu’un défaut ut d’isolement est signalé par un onduleur, il fautt le supprimer avant une
quelconque interv
tervention.
• Le travail « sous
us tension » est interdit ; la consignation de tout ou partie de l’installation
s’impose.

8.2.5.3 Dispositions de
d protection

8.2.5.3.1 Sur la p
partie courant continu
• Les modules pho hotovoltaïques constituant le champ photovoltaïquque sont de classe II (cf
guide C15 712-1) 1) lorsque les tensions de chaines sont supérieure
re à 120V d.c.
• Les modules son ont tous équipés de connecteurs IP2X.
• Le câblage doitit être
ê réalisé avec du câble mono conducteur de classe
cla II

8.2.5.3.2 Sur la p
partie courant alternatif
• Les schémas de liaisons à la terre appliqués sur la sortie a.cc d
de l’onduleur sont les
suivants :

8.2.6 Les équipement


nts de protection individuelle (EPI)
Pour toutes interventions ave vec présence de tension (mesurage, contrôle ôle,…) l’utilisation des
équipements de protection individviduelle est obligatoire après vérification de chacun
un d’entre eux.
Les principaux équipements de protection individuelle sont : les gants, l’écra cran facial, le tapis, le
Vérificateur d’Absence de Tensio sion,…..
D’une manière générale les équip uipements de protection individuelle doivent être contrôlés
co avant chaque
utilisation. D’autre part un contrôl
rôle périodique (fréquence déterminé par le construtructeur) doit être réalisé
en suivant une procédure de test st pré-établie par le constructeur. La personne enn charge
c de réaliser ces
contrôles périodiques aura au prépréalable été formée.

8.2.7 La formation pour


po la préparation à l’habilitation électrique
ue

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Les opérations d’ordre électrique ou non électrique dans un environnement électrique doivent être
effectuées par des personne aptes médicalement et ayant reçu une formation adaptée.
Comme indiqué par la norme NF C18-510 la formation pour la préparation à l’habilitation électrique est
obligatoire ; toute formation sera validée par une évaluation finale. Suite à cette évaluation et « avis
après formation » délivré par le responsable de formation, le chef d’entreprise ou son représentant
pourra délivrer à son salarié le titre d’habilitation correspondant.
Tous les 3 ans, un renouvellement du titre d’habilitation devra être réalisé, conformément à la norme
NF C18-510. Ce renouvellement se fera suite à une formation de recyclage.

8.2.7.1 L’habilitation électrique BP

Cette habilitation électrique s’adresse à des personnels non électricien, effectuant des opérations de
pose, de raccordement et de maintenance des panneaux photovoltaïques.
Pour pouvoir être habilité ce personnel devra posséder une formation suffisante pour l’installation et le
raccordement de modules photovoltaïques.

8.2.7.2 L’habilitation électrique BR PV

Cette habilitation électrique s’adresse à des personnels électricien, effectuant des opérations de
raccordement électriques, de mise en service et de maintenance électrique sur des installations
photovoltaïques.
Pour être habilitées électriquement, ces personnes devront au préalable avoir été formés au
photovoltaïque.

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8.2.8 Mode opérationonnel pour intervenir « hors tension » sur


su la partie courant
continu d’une instal
tallation photovoltaïque

8.3 Autres risques

8.3.1 Risques liés à la manutention


Pour se protéger contre les ri
risques liés à la manutention, les intervenants
nts doivent utiliser des
équipements de protection indiv
dividuelle (casque, vêtements, gants, chaussures
es de sécurité…) et du
matériel de manutention approp
oprié (palan, grue, nacelle, planche de répartitio
ition de charge, échelle
élévatrice,…)

8.3.2 Risques liés à l’exposition


l’ au rayonnement solaire
Pour se protéger contre les risqu
ques liés à l’exposition aux UV solaire, les interven enants doivent appliquer
des mesures de bon sens : se ccouvrir la tête, ne pas travailler torse nu et porte rter des sous-vêtements
permettant l'évaporation de la su
sueur (le coton est à privilégier, le nylon est à éviteiter). Pour les parties du
corps qui ne peuvent pas être co couvertes, essentiellement le visage, les oreilles,, le l cou et la nuque, ils
doivent appliquer largement et fré
fréquemment une crème solaire à haut indice de e protection sur la peau
laissée à nu. Des lunettes de protection
pro avec filtres pour l'ultraviolet seront utilisé
lisées pour la protection
oculaire. D’autre part il est conse
seillé de se désaltérer régulièrement pour éviterr u une déshydratation de
l’organisme.

8.3.3 Risques de piqû


iqûres d’insectes
Des essaims d’abeilles, guêpes,
s, frelons,…, peuvent se trouver sous les moduless photovoltaïques. Pour
intervenir en présence de ces insectes
in il est vivement recommandé de dispos oser d’une bombe anti-

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insectes et d’avoir une tenue vestimentaire recouvrant au maximum le corps, complété si besoin par le
port de lunette, gant et casque. La majorité des piqûres d’insectes sont bénignes, certaines peuvent
provoquer des réactions plus ou moins fortes ; les personnes allergiques doivent être particulièrement
vigilantes.

8.3.4 Risques de brûlures (panneaux PV exposés au soleil)


Il est vivement recommandé de se protéger contre le risque de brûlure thermique par contact de la
peau avec la surface des panneaux (mains ou autre) ; la température de surface des panneaux pouvant
être égale ou supérieure à 50 °C.

8.4 Organisation de la prévention des risques


Le Code du Travail demande que la sécurité des travailleurs pour les interventions pendant la durée
d’exploitation d’un ouvrage soit prise en compte dès sa conception.
Toute personne intervenant pour la maintenance d’une installation photovoltaïque ne doit intervenir qu’à
partir du moment où elle connaît exactement la nature des risques auxquels elle sera exposée.
Le DIUO (Dossier d’Interventions Ultérieures sur l’Ouvrage) de la responsabilité du maître d’ouvrage et
réalisé par le coordonnateur SPS dès la phase de conception, à pour but de faciliter la transmission
d’informations opérationnelles aux services ou prestataires (chargés de l’entretien, de la maintenance,
du nettoyage…) et à leurs salariés concernés. Il permet d’informer les utilisateurs des moyens et des
consignes à mettre en œuvre lors des opérations de maintenance de manière à limiter les risques
d’atteinte à la sécurité des intervenants. En particulier, il décrit les dispositions organisationnelles et les
moyens à préconiser lors des interventions de maintenance (équipement d’élévation du personnel,
moyens de levage,..).
La connaissance des risques, des dispositions organisationnelles et des moyens pour se prémunir
contre ces risques devra faire l’objet d’un plan de prévention avant toute action de maintenance.

8.4.1 Plan de prévention ou coordination SPS

« Travaux de maintenance avec un « Travaux/opérations de bâtiment, génie


donneur d’ordre » civil,…(construction, réhabilitation,..) avec un
Travaux non structurants qui sont liés à maître d’ouvrage »
l’exploitation du bâtiment : entretien courant, Travaux structurants touchant à la structure, au
vérification des équipements, installation clos et couvert, à la distribution intérieure.
d’équipement,….

1 entreprise Plus d’une entreprise

Plan de prévention CSPS

8.4.2 Le plan de prévention


Un plan de prévention écrit doit être réalisé avant le commencement des travaux si le nombre total
d’heures de travail prévu pour réaliser les travaux est au moins de 400 heures sur 12 mois, ou bien si
les travaux figurent sur la liste des 21 travaux dangereux fixé par l’arrêté du 19 mars 1993 comme en
fait parti :
• Travaux exposant au contact avec des pièces nues sous tension supérieure à la T.B.T.

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• Travaux du bâtiment et des travaux publics exposant les travailleurs à des risques de chute de
hauteur

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8.4.3 La coordination SPS


C’est le maitre d’ouvrage qui désigne un coordinateur SPS qui doit assurer la coordination de la
sécurité, de la conception de l’étude et de l’élaboration du projet jusqu’à la réalisation de l’ouvrage.

Lors de la phase conception il :


• Élabore le plan général de coordination (PGC)
• Constitue le dossier de maintenance et d’interventions ultérieures DIUO
• Définit l’utilisation des moyens communs (protections collectives, appareils de levage,..)

Lors de la phase de réalisation il :


• Assure l’accueil des entreprises sur le chantier
• Réalise l’inspection commune du chantier
• Examine le plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS)
• Organise entre les entrepreneurs la coopération et la coordination des activités, le passage
des consignes

8.4.4 Le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé (PPSPS)


C’est le chef de l’entreprise intervenante qui doit établir le PPSPS avant le démarrage des travaux.
Le PPSPS permet à l’entrepreneur de préciser les mesures spécifiques qu’il prend pour prévenir les
risques liés à l’environnement du chantier, à des travaux dangereux réalisés par d’autres entreprises ou
à ceux résultant de ses propres travaux, auxquels se trouveraient exposés ses salariés comme ceux
des autres entreprises

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9 ANNEXES

Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé

SOMMAIRE D'UN PPSPS


RENSEIGNEMENTS ENTREPRISE
I - Organigramme de la société
II - Généralités sur l’affaire
II-1 - Travaux sous-traités
II-2 - Effectif du chantier
II-3 - Planning de Travaux
II-3.a - Durée du chantier
II-3.b - Horaires de Travail
III - Mode de construction
III-1 - Fondations
III-2 - Superstructure
III-3 - Menuiseries Extérieures
III-4 - Charpente
III-5 - Couverture
III-6 - Autres travaux
III-7 - Travaux Spécifiques
RENSEIGNEMENTS GENERAUX
I - Maître d’ouvrage
II - Directeur opérationnel / architecte
III - Economiste
IV - Bureau d’études techniques
V - Bureau de contrôle
VI - Coordonnateur S.P.S
VII - Missions OPC
VIII - Services concessionnaire
VIII-1.a - EDF - GDF
VIII-1.b - France Télécom
VIII-1.c - Service des Eaux
VIII-1.d - Direction Départementale de L’Equipement
INSTALLATION, CANTONNEMENT ET HYGIENE
I - Préliminaires
II - Cantonnements
II-1 - Points d’Eau
II-2 - Sanitaires
II-3 - Réfectoires
II-4 - Vestiaires
II-5 - Infirmerie
II-6 - Protection Incendie
III - Hébergement
IV - Bureaux de chantier

Guide de spécifications techniques relatives à la protection des personnes et biens


Installations photovoltaïques raccordées au réseau BT et HTA
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V - Desserte en énergie des locaux


ANALYSE DES RISQUES DU CHANTIER ET MESURES
I - Analyse des risques
I-1 - Risques engendrés par d’autres entreprises
I-2 - Risques inhérents à l’environnement du chantier
I-3 - Risques propres à l'entreprise rédigeant ce PPSPS

II - PLAN D’INSTALLATION DE CHANTIER


II-1 - Zone de sécurité
II-2 - Zone de stockage
II-3 - Accès à la toiture
II-4 - Sécurité en toiture
ORGANISATION DES PREMIERS SECOURS
I - Consignes en cas d’accident
II - Consignes rappelées dans la boîte à pharmacie
II-1 - Plaie
II-2 - Brûlure
II-3 - Coupure
II-4 - Oeil
II-4.a - Projection de produit chimique
II-4.b - Irritation
II-4.c - Poussières
II-5 - Conseils
II-6 - Autres consignes
II-6.a - En cas d’accident grave
II-6.b - Blessé transportable avec moyens disponibles :
II-6.c - Blessé à transporter couché :
III - Matériel de premier secours
IV - Liste des secouristes
PROTECTIONS
I - Protections individuelles
II - Protections collectives
MATERIEL UTILISE
I - Liste des engins de chantier
II - Engins de terrassement
III - Matériel spécifique
IV - Matériel de levage et manutention
IV-1 - Grue
IV-2 - Autres moyens de levage et manutention
V - Produits nocifs ou inflammables
VI - Emploi de produits à réglementation spécifique

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PLAN GENERAL SIMPLIFIE DE COORDINATION

NOM DU CHANTIER :

COORDONNEES DE L’ENTREPRISE

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES / ADEME 15/11/2013

PLAN GENERAL SIMPLIFIE DE COORDINATION (PGSC)


Lorsqu'une entreprise effectue des Opérations de 3e catégorie présentant un risque particulier
(opération inférieures à 500 Hommes/jours mais dont les travaux figurent sur la liste des
travaux à risques particuliers fixés par l’arrêté du 25 février 2003): le PGSCSPS est exigé (art.
R 238-25-1 du CT).

Ce document prend en considération les mesures propres à prévenir les risques découlant de
l’interférence de ces travaux avec les autres activités des différents intervenants sur le
chantier, ou de la succession de leurs activités lorsqu’une intervention laisse subsister après
son achèvement un des risques particuliers énumérés dans la même liste.

Durée des travaux : ! < 500H/j ! > 500H/j

Risque de chute en hauteur : ! Oui ! Non

Risque électrique : ! Oui ! Non

Autres travaux dangereux : ! Oui ! Non


(au sens de l’arrêté du 25/02/03)

Co-activité sur le chantier : ! Oui ! Non

Arrêté du 25 février 2003


pris pour l'application de l'article L. 235-6 du code du travail fixant une liste de travaux comportant des
risques particuliers pour lesquels un plan général simplifié de coordination en matière de sécurité et de
protection de la santé est requis (J O n° 55 du 6 m ars 2003 page 3903)

Cet arrêté, applicable pour toutes opérations de niveau 3, présente 13 travaux à risques particuliers
dont les suivants :

" Travaux présentant des risques particulièrement aggravés, par la nature de l'activité ou des
procédés mis en oeuvre ou par l'environnement du poste de travail ou de l'ouvrage exposant les
travailleurs :
# à des risques de chute de hauteur (Important : Contrairement au décret de 65, le décret 2004-
924 n’autorise pas un travail avec risque de chute sans protection même si la hauteur de chute
possible est inférieure à 3m).
" Travaux de retrait ou de confinement de l'amiante friable, au sens du décret du 7 février 1996
" Travaux exposant les travailleurs au contact de pièces nues sous tension supérieure à la très basse
tension (TBT) et travaux à proximité des lignes électriques de HTB aériennes ou enterrées
" Travaux de démolition, de déconstruction, de réhabilitation, impliquant les structures porteuses d'un
ouvrage ou d'une partie d'ouvrage d'un volume initial hors oeuvre supérieur à 200 mètres cubes
" Travaux de montage ou de démontage d'éléments préfabriqués lourds au sens de l'article 170 du
décret du 8 janvier 1965
" Travaux comportant le recours à des ponts roulants ou des grues ou transstockeurs.
" Travaux de soudage oxyacétylénique exigeant le recours à un permis de feu.

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES / ADEME 15/11/2013

1. Renseignement relatif au chantier

1.1. Adresse du chantier

Adresse postale : ...............................................................................................

............................................................................................................................

Adresse d’accès : ...............................................................................................

............................................................................................................................

Tél. : Fax. :

1.2. Nature des travaux

Résumé des travaux confiés à l’entreprise : .......................................................

............................................................................................................................

............................................................................................................................

Déclaration d’ouverture du chantier faite le : .......................................................

Début des travaux Délai d’exécution

Entreprise titulaire

Sous-traitant : ……………..…………….…
…………………………………………….….
Responsable :……………………………….….

Horaires de travail sur le chantier : ......................................................................

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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1.3. Désignation du client

Maître d’ouvrage : .................................................................. ............................

Responsable : ................................................................ Tél. :............................

Maître d’oeuvre : .................................................................... ............................

Responsable .................................................................. Tél. :............................

2. Inspection commune avant le début des travaux

Nom du représentant du maître d’ouvrage présent: ..................... ............................

Nom du représentant du maître d’œuvre présent: ....................... ............................

Nom du représentant de l’entreprise présent: ............................. ............................

Date de l’inspection commune : / /


3. Risques identifiés et mesures de prévention

Spécificités du site :..................................................................................................

Spécificités du chantier : ...........................................................................................

………………………………………………………………………………………………

Origine et nature des risques Mesures à prendre


Accès au site Ex. : signalisation, sens circulation, zone de stockage

…………………………………………… ………………………………………………...
…………………………………………… …………………………………………………
…………………………………………… …………………………………………………

Travail en hauteur Ex. : Garde-corps, EPI, échafaudage, nacelles.

…………………………………………… ………………………………………………...
…………………………………………… …………………………………………………
…………………………………………… Identification des points d’ancrage possibles:
…………………………………………… …………………………………………………
…………………………………………… …………………………………………………

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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Installation de produits électriques Ex. : habilitation, gants isolant, écran facial

…………………………………………… ……………………………………………
…………………………………………… ……………………………………………
…………………………………………… ……………………………………………

Manutention, Utilisation d’outils Ex. : palan, grue, nacelle, élévateur, balisage

…………………………………………… ……………………………………………
…………………………………………… ……………………………………………

Incendie

…………………………………………… ……………………………………………

4. Risque sur l’environnement


Par exemple, Nuisances sonores, poussières, gestion des déchets, déplacements de véhicules.

Description des tâches Matériels, dispositifs et Risques Mesures de


installations concernés prévention

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES / ADEME 15/11/2013

5. En cas d’accident

- En cas d’accident les secouristes sur le chantier sont : M. .............................................

M................................................

- La (ou les) boîte(s) de 1er secours disponible(s) se trouve(nt) à l’endroit suivant :

............................................................................................................................................

- Si nécessaire, alerter les secours en téléphonant au numéro suivant :

Pompiers : 18 ou 112

Police secours : 17

SAMU : 15

en précisant l’adresse du chantier, la nature de l’accident, le nombre de blessé et leur état.

- Le responsable de chantier doit prévenir immédiatement par téléphone:

M………………………………..société……………………………..Tél. : .................................

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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SYNDICAT DES ENERGIES RENOUVELABLES / ADEME 15/11/2013

RAPPEL SUR LES INTERVENTIONS EN TOITURE


Toiture

En cas d’utilisation d’un EPI, le travailleur ne doit jamais


rester seul afin de pouvoir être secouru dans un temps
compatible avec la préservation de sa santé.

La notion de protection à partir de 3 mètres (décret 65-48)


n’existe plus depuis 2004 (décret 2004-924)

Guide de bonnes pratiques et recommandations pour la mise en œuvre et les


interventions en sécurité sur les installations photovoltaïques raccordées au réseau
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R.467

RECO
DU COMITÉ TECHNIQUE NATIONAL DU BÂTIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS

Pose, maintenance et dépose des panneaux


solaires thermiques et photovoltaïques en sécurité

Des préconisations pour intervenir en sécurité :


Veiller à l’organisation du chantier,
Utiliser les protections collectives permanentes ou à défaut installer des protections temporaires,
Prévoir les équipements de manutention mécanisés adaptés à l’activité,
Former et informer les intervenants.
© Guillaume J.Plisson - pour l'INRS
Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en sécurité

R.467

Cette recommandation a été adoptée par le Comité Technique National


des industries du Bâtiment et des Travaux Publics (CTN B) le 11 octobre
2012.

Sommaire
1 Préambule 2
2 Champ d'application 3
3 Objet de la recommandation 3
4 Principes de prévention 4
5 Mesures de prévention 4
5 | 1 - Au stade de la conception
5 | 2 - Pour l'organisation du chantier et pour l'exécution
des travaux sur bâtiments
5 | 3 - Pour entretien et la maintenance
5 | 4 - Co-activité ou présence de plusieurs entreprises
5 | 5 - Formation des intervenants

1 Préambule

Le développement des énergies nouvelles est très important et entraîne l’installation de nombreux panneaux
solaires. Leur pose, leur maintenance et leur dépose doivent s’accompagner de mesures de prévention
pragmatiques et rigoureuses. Le développement rapide de cette activité s’est effectué avant mise en place de
toute qualification adaptée, et peut se traduire par des lacunes dans l’organisation et la sécurité de ces travaux.

Les accidents les plus fréquents lors de la pose ou de l’entretien des panneaux solaires sont des chutes
de hauteur à partir du toit ou à travers le toit.

Le présent document, après avoir rappelé la priorité qui doit toujours être accordée aux équipements de travail
assurant une protection collective des salariés et la nécessité d'effectuer une évaluation préalable des risques,
recommande un certain nombre de règles qui permettent aux salariés d'intervenir dans les meilleures conditions
de sécurité et de protection de la santé lors de l’installation, de l'entretien et de la dépose des panneaux solaires
thermiques et photovoltaïques.

R.467 2
R.467

Ces dispositions sont également utiles aux maîtres d’ouvrage, aux maîtres d’oeuvre, aux concepteurs d’installation,
aux entreprises de pose et de maintenance, aux fabricants de panneaux et aux coordonnateurs en matière de
sécurité et de protection de la santé, notamment pour l’élaboration du PGC (plan général de coordination Santé-
Sécurité) et du DIUO (dossier d’interventions ultérieures sur l’ouvrage).

2 Champ d'application
Le présent texte est applicable à tous les chefs d'entreprise des industries du Bâtiment et des Travaux Publics dont
le personnel relève en totalité ou en partie du régime général de la Sécurité Sociale et qui installent, entretiennent
ou déposent des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques.
Cette recommandation ne vise pas les interventions des services de secours (en cas d’incendie notamment).

Un panneau solaire thermique (ou hélio-thermique) est un dispositif conçu pour recueillir l'énergie
provenant du soleil par rayonnement (chaleur) et la transmettre à un fluide caloporteur. Son installation
vise à produire de l’eau chaude.
Un panneau solaire photovoltaïque transforme la lumière (les photons) du soleil en électricité.
C’est un générateur électrique de courant continu constitué d'un ensemble de cellules photovoltaïques
reliées entre elles.
Il est destiné à alimenter en électricité soit des équipements autonomes (non reliés au réseau électrique),
tels les bornes téléphoniques autoroutières ou les horodateurs, soit un réseau électrique.
Cette installation nécessite un onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif.

3 Objet de la recommandation
Cette recommandation a pour objet de favoriser une application pratique de la réglementation et de rappeler
les bonnes pratiques en matière de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques pour :
les choix de modes opératoires ou d’équipements,
l’installation,
l’entretien,
la dépose.

Les risques visés par cette recommandation sont notamment :


Chutes de hauteur,
Risques liés à la manutention,
Risques liés au bris des panneaux,
Électrisations et brûlures dues à la production d’électricité des panneaux,
Électrisations dues aux lignes électriques aériennes,
Brûlures thermiques et/ou chimiques dues aux panneaux et leurs composants,
Chutes d’objets (panneaux compris).

3 R.467
Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en sécurité

4 Principes de prévention
Les principes de prévention sont traduits dans ce texte par les principales mesures de prévention suivantes,
indispensables à ce type d’activité :
Effectuer une évaluation préalable des risques,
Définir l’implantation des panneaux en intégrant la sécurité des opérateurs lors de la pose et de la maintenance,
S’assurer que l’environnement du chantier est sécurisé pendant les interventions (vent, foudre, lignes
électriques aériennes, ..)
Utiliser les accès sécurisés et les protections collectives permanentes en toiture, et à défaut :
 tNFUUSFFOQMBDFVOBDDÒTTÏDVSJTÏFOUPJUVSF
 tÏRVJQFSMBDPVWFSUVSFEFQSPUFDUJPOTDPOUSFMFTDIVUFTEFIBVUFVS
— protection en bas de pente et en rive,
— protection en sous - face,
— aménagement des accès et des circulations sur surface résistante.
Mettre les panneaux électriquement hors charge lors des interventions,
Prévoir les équipements de manutention mécanisée adaptés à l’activité.

5 Mesures de prévention

5 | 1 - Au stade de la conception
La pose des panneaux solaires est récente en France et les réflexions sur la conception des installations de
panneaux solaires sont loin d’être terminées. Néanmoins, un certain nombre de principes et de solutions sont à
intégrer dès la conception pour intervenir en sécurité lors des opérations de pose, maintenance et dépose de
ces équipements.

Trois priorités, dans l’ordre


Positionner les panneaux sur les endroits les moins dangereux : par exemple près du sol, éloignés le plus possible
des pignons…
Mettre en place des protections collectives définitives.
À défaut, privilégier les protections collectives temporaires (par rapport aux protections individuelles).
La conception tiendra compte du type et des caractéristiques de l’ouvrage (maisons individuelles, bâtiment collectif
ou industriel, pente du toit). Des mesures de prévention spécifiques sont à définir.

L’emplacement des panneaux, l’accès au poste de travail, la circulation et les équipements à utiliser sont à étudier
en tenant compte des opérations de pose, d’entretien et de maintenance.
Le tableau en §5.2 présente les principales mesures de prévention à mettre en œuvre sur les bâtiments.

Quel que soit le type d’installation (thermique ou photovoltaïque, individuelle ou industrielle), des opérations de
maintenance sont inéluctables.
Leur fréquence sera variable en fonction de la pente du toit, de l’environnement, du type d’installation ou de
la recherche d’optimisation de l’installation…
Un nettoyage régulier du panneau garantit une sécurité maximale et un rendement optimal.
Une intervention annuelle est à prévoir au minimum.

R.467 4
R.467

5 | 2 - Pour l’organisation du chantier et pour l’exécution des travaux sur bâtiments


Les principales mesures de prévention sont détaillées dans le tableau synthétique ci-dessous, par ordre de
priorité.

BÂTIMENTS INDUSTRIELS,
COMMERCIAUX,
BÂTIMENT AVEC TOITURE
AGRICOLES, IMMEUBLES
MAISON INDIVIDUELLE TERRASSE
D’HABITATION…. AVEC
(PENTE < 10 %)
TOITURE EN PENTE
(> 10 %)

CHUTE DE HAUTEUR

ACCÈS DES * Tour d’accès ou service Accès définitif à la toiture par :


PERSONNES À échelle intégré à 1. escalier intérieur,
LA TOITURE l’échafaudage.
2. escalier extérieur,
* Accès par l’intérieur de la
3. échelle à crinoline,
maison : fenêtre de toit ou
équivalent … ou, à défaut, à créer à l’occasion du chantier si inexistant.
accès par échelle par
l’extérieur pour les maisons
de plain pied.

AU POSTE DE * Protection en rive d’égout * Garde-corps périphériques


TRAVAIL
La protection doit couvrir toute la longueur de la zone En rive de terrasse, des garde-
d’évolution prévue pour les travaux, augmentée de 1,5m de corps définitifs (conformes à
chaque côté de part et d’autre. la norme NF E 85-015) doivent
1. Dispositif de protection de bas de pente de toiture sur être mis en place.
échafaudage de pied à montage et démontage en sécurité Quand les garde-corps
(MDS), selon référentiel Marque NF Equipement de chantier. définitifs ne sont pas
2. Dispositif de protection de bas de pente de toiture sur encore installés, assurer la
échafaudage en console conforme à la norme NF P93-354 protection périphérique avant
monté depuis une nacelle (PEMP). démarrage du chantier par
des garde-corps périphériques
3. Garde-corps (conforme à la norme NF EN13374, classe C).
temporaires (conformes à la
* Protection en rives de pignon norme NF EN 13374 classe A).
Protection en rive d’un pignon nécessaire si la zone d’évolution
prévue pour les travaux se situe à moins de 1,5m de celle-ci.
Cette protection doit couvrir la totalité du versant concerné.
1. Echafaudage de pied fixe (conforme aux normes NF EN12810
et 12811).
2. Garde-corps (conforme à la norme NF EN 13374, classe A
minimum).

5 R.467
Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en sécurité

BÂTIMENTS INDUSTRIELS,
COMMERCIAUX,
BÂTIMENT AVEC TOITURE
AGRICOLES, IMMEUBLES
MAISON INDIVIDUELLE TERRASSE
D’HABITATION…. AVEC
(PENTE < 10 %)
TOITURE EN PENTE
(> 10 %)

AU POSTE DE * Protection en sous face


TRAVAIL
- Filet en sous face ou
équivalent dans tous
les cas de figure.

* Aménagement du poste de travail


Prévoir un plancher de travail horizontal sur les toitures à forte
pente. En cas d’impossibilité technique, utiliser des dispositifs de
maintien.
* Pour les toitures à versant supérieur à 5 m, prévoir des
surfaces de travail intermédiaires ou, à défaut, des protections
intermédiaires permettant de limiter la longueur de chute.
* Recours aux EPI
Le recours à des systèmes d’arrêt de chute n’est envisageable
qu’en présence de point d’ancrage (répondant aux spécifications
de la norme NF EN 795 , dans les conditions de l’article R.
4323-61 du code du travail).

* Couverture
en matériaux fragiles
En cas de couverture
en matériaux fragiles,
remplacer la totalité
de la surface.

CIRCULATION

CIRCULATION * Mettre en place des


SUR TOITURE chemins de circulation
pour accéder au poste
de travail, y compris
pour les interventions
ultérieures.
* Echelle de couvreur Sans objet
et crochet de
sécurité, ou dispositif
équivalent.

R.467 6
R.467

BÂTIMENTS INDUSTRIELS,
COMMERCIAUX,
BÂTIMENT AVEC TOITURE
AGRICOLES, IMMEUBLES
MAISON INDIVIDUELLE TERRASSE
D’HABITATION…. AVEC
(PENTE < 10 %)
TOITURE EN PENTE
(> 10 %)

CIRCULATION
SUR * Vérifier que la résistance du panneau est suffisante sinon prévoir les dispositifs utilisés sur
PANNEAU les couvertures en matériaux fragiles.
* Proscrire les interventions en cas d’humidité : risque de glissade en présence d’eau
(rosée, pluie, nettoyage) aggravé par la pente de la toiture.
Remarque : la température des panneaux peut être très importante si les panneaux sont exposés
au soleil. Utiliser des chaussures adaptées (antidérapantes, résistantes aux températures élevées).

* Prévoir pour les pentes supérieures à 15° un chemin de * Prévoir des circulations entre
circulation adapté complété d’un dispositif anti-chute. les panneaux.

MANUTENTION

APPROVISIONNEMENT
* Proscrire la pose des panneaux par vent fort. A partir de 30 km/h, les risques de chutes et
les difficultés de tenue du panneau augmentent.

* Monte - matériaux compatibles avec la continuité de la protection collective.


* Chariot télescopique de manutention avec accessoire de manutention adapté.
* Treuil avec accessoire de manutention adapté.
* Manutention manuelle à partir d’un échafaudage de pied tolérée pour les maisons de plain-pied
et pour des panneaux inférieurs à 15 kg.
L’équipement choisi permettra d’approvisionner au plus près du lieu de pose
(attention au respect des charges admissibles de la toiture).

POSTE DE TRAVAIL
* Consulter la notice du panneau avant de choisir les moyens de préhension type ventouses
ou autres (indispensables pour le thermique et fortement conseillés pour le photovoltaïque).

RISQUES DE CONTACT AVEC UNE LIGNE ÉLECTRIQUE AÉRIENNE EN CONDUCTEURS NUS

SI PRÉSENCE
DE LIGNE À En cas de présence d’un réseau électrique dans les 50 m d’une installation solaire :
PROXIMITÉ DE Avant d’exécuter des travaux, consulter le télé service www.reseaux-et-canalisations.gouv.fr
L’INSTALLATION Cette démarche est obligatoire à compter du 1er juillet 2012, que les travaux soient situés sur
un terrain privé ou public. Avant d’engager les travaux, il faut s’assurer que les réponses aux DT
et DICT sont disponibles sur le chantier. Les exploitants doivent préciser l’état de leur réseau
(sous tension, consigné, hors tension) et les mesures de prévention appropriées.
Dans tous les cas, une installation solaire doit être située à plus de 3 ou 5 m (selon la tension)
d’un réseau électrique nu. Ces distances sont aussi les distances frontières à ne franchir sous
aucun prétexte lors des interventions ou des travaux.

7 R.467
Pose, maintenance et dépose des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en sécurité

BÂTIMENTS INDUSTRIELS,
COMMERCIAUX,
BÂTIMENT AVEC TOITURE
AGRICOLES, IMMEUBLES
MAISON INDIVIDUELLE TERRASSE
D’HABITATION…. AVEC
(PENTE < 10 %)
TOITURE EN PENTE
(> 10 %)

RISQUES LIÉS AUX PANNEAUX SOLAIRES THERMIQUES

RISQUES DE
BRÛLURES La température dans les éléments constitutifs des panneaux (tubes notamment) peut atteindre
THERMIQUES des valeurs importantes (> 200 °C dans certains cas).
De manière générale lors du montage des capteurs solaires, proscrire l’enlèvement du film
protecteur anti-rayonnement (même par temps couvert, ou quand le soleil est masqué) afin
d’éviter la montée en température rapide.
Le film protecteur ne doit être enlevé qu’après la mise en circulation de l’installation solaire.

RISQUES DE
La présence de fluide caloporteur impose de suivre les consignes de sécurité propres au produit
BRÛLURES
CHIMIQUES
dans le respect de la notice ainsi que des fiches techniques et des fiches de données de sécurité
du fabricant.
Toutes les installations nécessitent des opérations de vidange, remplissage, purge et autres
opérations de vérifications ou de maintenance.
En cas de contact cutané, rincer abondamment ; en cas d’inhalation ou d’ingestion du fluide, suivre
la procédure de secours (services de premiers secours, médecin du travail, ou centre
anti-poison).

5 | 3 - Pour l’entretien et la maintenance


Les mesures de prévention sont les mêmes que celles présentées dans le § 5.2.
Le responsable des travaux s’assurera avant l’intervention que le DIUO (Dossier d’interventions ultérieures sur
l’ouvrage) et le Dossier de maintenance le cas échéant ont bien défini les conditions d’accès et la sécurité
au poste de travail. Si nécessaire, ces documents seront mis à jour.

5 | 4 - Co-activité ou présence de plusieurs entreprises


Si une entreprise utilise du matériel mis en œuvre par une autre entreprise, il faut définir les modalités d’utilisation
et procéder à une réception in situ avant le démarrage du chantier.
Pour les échafaudages, il convient de se référer à la recommandation R.408 « Prévention des risques liés au
montage, à l’utilisation et au démontage des échafaudages de pied », et plus particulièrement le §5.2.
Les opérations de levage et de manutention sont à organiser en privilégiant les moyens mécanisés et mis en
commun, comme présentés par la recommandation R.445 « Mécanisation du transport vertical des personnes et
des charges sur les chantiers - (construction, réhabilitation, entretien) », et plus particulièrement le §6.6.

R.467 8
R.467

5 | 5 - Formation des intervenants


Prévention des risques de chute de hauteur
Les salariés doivent être formés au montage, à l’utilisation et à la réception des échafaudages, conformément
aux recommandations de la R.408.
Les salariés doivent être formés au port du harnais.
L’utilisation d’une nacelle élévatrice de personnes (PEMP) nécessite une formation, une évaluation (sanctionnée
par un CACES®) et une autorisation de conduite de l’employeur.

Prévention des risques électriques


Les travaux dans l’environnement d’une installation photovoltaïque peuvent faire courir un risque d’électrisation
ou d’arc électrique en cas de détérioration accidentelle de l’isolation et de l’enveloppe de celle-ci, préalablement
aux travaux ou durant ceux-ci. Il convient :
de ne pas entrer en contact avec un élément de l’installation sans nécessité,
de ne pas marcher ou poser des objets sur un élément, sauf si le fabricant l’autorise,
de signaler au chef d’établissement ou à son représentant toute atteinte à l’installation.

Toute opération électrique sur des installations photovoltaïques nécessite la formation et l’habilitation
électrique des intervenants selon les règles définies par la norme NFC 18510-2012.

Cependant, les opérations ci-après peuvent être exécutées par une personne formée non habilitée :
manipulation de tout module PV de tension inférieure ou égale à 60 V en courant continu ;
manipulation de modules PV dont l’extrémité des câbles de liaison est protégée par un dispositif isolant de
degré de protection code minimal IP44 pour une opération exposée aux intempéries ou à l’humidité, ou de degré
de protection code minimal IP2X ou IPXXB dans le cas contraire ;
interconnexion de modules à l’aide de connecteurs débrochables conformes à la norme NF EN 50521 sur
une chaîne de tension inférieure ou égale à 60 V en courant continu.

Prévention des risques liés aux panneaux solaires thermiques


Dans tous les cas la mise en service du circuit solaire doit être réalisée par un personnel spécialisé possédant
des connaissances approfondies et l’expérience nécessaires à la manipulation des installations de chauffage
et de distribution hydraulique.
Par exemple, des tests de pression sont réalisés avant le nettoyage et le remplissage de l’installation solaire
afin de contrôler l’étanchéité de l’installation et de tous ses raccords et de vérifier le bon fonctionnement de
la soupape de sécurité.
Les salariés doivent de plus être informés des risques chimiques liés aux fluides calorigènes.

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Recommandation R.467 - 1ère édition - mars 2013 - 3 000 ex. - ISBN 978-2-7389-2050-8