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1- Par phytoremédiaton

  

L'utilisation des plantes dans la rémédiation des hydrocarbures des sols est un
concept nouveau. En effet, on peut noter deux formes de phytorémédiation ou
l'hydrocarbure est transformé. D’abord, des études ont montré que certaines plantes
étaient capables d'absorber et de transformer des polluants organiques tels que les
hydrocarbures. Cette technique est appelée phytodégradation et s'applique
principalement dans le cas des hydrocarbures. En plus de l'absorption et du
métabolisme des hydrocarbures, les plantes secrètent aussi des exsudats racinaires
qui stimulent la biorémediation appelée phytodégradation ex planta ou encore
phytostimulation.

 
A) La phytodégradation des hydrocarbures
le schéma ci-dessus montre la plante a la capacité d'exporter l’ hydrocarbure polluant
vers ces parties aériennes , où celui-ci sera dégradé en substances moins toxiques ou
non-toxiques et parfois utilisé dans la synthèse d'élément nécessaire à la plante. Ces
plantes prélèvent de fort taux de polluants de leurs milieux sans pour autant les
utilisés dans la synthèse de leurs protéines .Il les stocke donc parfois et les dégrades
par la suite. 
Comme pour la phytoextraction, on installe donc un couvert végétal sur le site à
traitée. Ces plantes peuvent rester longtemps sur le site sans renouvèlement car, à la
différence des métaux lourds, elles ne sont pas récoltées car le polluant est
transformé. On peut aussi ajouté des chélateur pour augmenté la capacité
d'absorption des plantes .Cependant, contrairement aux métaux lourds , peu de
résultat concernant la dépollution des hydrocarbures sont actuellement disponibles.
  

B) Les mécanismes de dégradation


Par analogie avec la phytoextraction des métaux lourds, la dépollution des
hydrocarbures dépend principalement de sa disponibilité. Elle est influencée par les
caractéristiques du sol .L'absorption se fait à la phase liquide et comme pour les
métaux lourd, via les poils absorbants. 

Les hydrocarbures sont donc absorbés par la plante qui peut métaboliser, les


compartimenter dans la vacuole ou encore les intégrer dans de nouvelles structures
via la lignificationPar ailleurs, on a l'implication de plusieurs réactions enzymatiques
qui catalysent la conversion de la molécule d'hydrocarbure en donnant des formes
dérivées chimiquement distinctes les une des autre. Il est donc nécessaires qu’il y ait
l'existence de plusieurs gènes, permettant au système d’utilisé un grand nombre de
réaction.L'efficacité de cette technique dépend alors des espèces végétales. Les
produits de transformation sont généralement moins toxiques et plus solubles que les
hydrocarbures d'origines. Les réactions de transformation chimique sont de trois
phases: 

 La première est généralement des réactions d'hydrolyse ou d'oxydation et


conduisent à la forme active de l'hydrocarbure en question. Dans la phase une,
les réactions d'hydrolyse (catalysées par des estérases et des amidases) sont
minoritaires par rapport aux réactions d'oxydation (catalysées par des
enzymes au niveau du réticulum endoplasmique). 
 Les réactions de la phase deux sont des réactions de conjugaison, c'est à dire
de liaison. Dans cette seconde phase,  les produits activés de la phase une sont
inactivés par des liaisons covalentes avec des molécules endogènes comme le
glucose en formant des produits conjugués solubles dans l'eau. Contrairement
à la phase une qui peut donnée des composés toxiques, les produits de la phase
deux ne sont pas toxiques. De se faite les enzymes qui catalysent les réactions
de la phase deux jouent un rôle important dans le mécanisme de détoxication.
 Enfin la compartimentation cellulaire (phase trois) des formes conjugués
produites est assurée par des transporteurs membranaires durant
la translocation. Après leurs transferts dans la vacuole, les composés peuvent
être soumis à d'autres réactions. Ils peuvent être exportés vers l'apoplaste où
ils peuvent se lier à la lignine.

Exemple d'une plante utilisées pour la phytodégradation des


hydrocarbures: le scirpe
Le scirpe (en haut) est une plante capable d’absorber, puis de briser des
composés chimiques polluants surtout les hydrocarbures, en
molécules simples inoffensives.
C-La phytostimulation des
hydrocarbures
Une grande diversité de microorganismes agit sur la biodégradation des
hydrocarbures dans le sol. Cependant, on a constater que la présence de certaines
plantes dans ces millieu comtaminés augmentait l'activité microbienne dans la
dégradation des hydrocarbures. En effet, 
Les champignons et les bactéries qui vivent au niveau de la rhisosphère utilisent
les exsudats libérés par les racines pour leur croissance et leur activités
métaboliquesce qui explique pourquoi leur nombre est deux à quatre fois plus
importants dans cette région du sol.Comme les microorganismes peuvent également
dégrader les polluant, il n'est pas étonnantd de contater une accélération de
la biorémédiation. Dans le sol contenant des hydrocarbures, on note une période
d'adaptation enzymatique, puis une période de forte croissance, au cours de laquelle
les microorganismes sont capables d'assimiler les produits de la dégradation des
hydrocarbures.De plus,de la même façon que des ligands sont ajoutée au sol pour les
métaux lourds, des biosurfactants sont utilisés pour augmenté la dispersion des
polluants ainsi que leur dégradation par les microorganismes
Certaines bactéries hétérotrophes utilisent des coproduits de la dégradation,
nouvelles sources de carbone.En plus de la secretion de ces composé, les plantes
peuvent aussi libérée des enzymes capables de dégrader les hydrocarbures (ex
déhalogénase ).
Toutefois, une partie des hydrocarbures n'est pas métabolisée, car ils peuvent se lier à
la matrice organique du sol. Ils deviennent alors moins accessibles aux
microorganismes.L'intégralité des polluants potentiellement dégradables n'est donc
pas dégradée, à cause d'interactions physiques avec le sol. 

                             
     
Voici l'exemple de quelques champignons et bactéries qu'on à pu identifier comme
étant des acteur de la biodégradation des hydrocarbures:

  
              
   
   
                              

  

                                                                                                
bactéries: pseudomas
          champignon:penicillium