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UNIVERSITE DE DSCHANG UNIVERSITY OF DSCHANG

FACULTE D’AGRONOMIE ET FACULTY OF AGRONOMY AND


DES SCIENCES AGRICOLES AGRICULTURAL SCIENCES
ANTENNE D’EBOLOWA EBOLOWA BRANCH

FILIERE DES METIERS DU BOIS DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT


SCHOOL OF WOOD, WATER AND NATURAL RESSOURCES

THEME : DEVELOPPER UN SYSTÈME


D’EPURATION BIOLOGIQUE DES EAUX
PROVENANT DES PLANTATIONS AGRICOLES

Rédigé par : ABENG EBA’A Cathy Olivia

Option : Production d’Eau potable et Assainissement

Niveau IV

Matricule : CM-USD-16ASA0064

Superviseur : Pr. NANA Paulin

Année académique
2019/2020
INTRODUCTION
L’agriculture périurbaine, tout comme l’agriculture urbaine (dite parfois agriculture
« d’interstice ») joue un rôle majeur dans l’approvisionnement des villes et des villages en
denrées alimentaires mais également pour le maintien d’une activité économique locale. Elle
concerne principalement des métiers spécialement comme le maraîchage, l’aviculture, la
pisciculture. Mais également les activités de post-récolte associées. Des activités de recyclage
de la matière organique des déchets urbains se sont développées dans ces zones périurbaines :
outre les eaux usées, les ordures ménagères à Brazzaville, les fumiers d’élevage à Bissau.
Elles ont permis aux agriculteurs de bénéficier des ressources fertilisantes à faible coût bien
que ces pratiques, souvent non contrôlées, engendrent de forts risques sanitaires et
environnementaux. Les pesticides y sont également souvent utilisés de manière non raisonnée
lorsque les agriculteurs y ont accès (Paule Moustier, 1997).

I. LES EAUX USEES BRUTES


Les eaux usées brutes (EUB) sont toutes sources d’eau à haute composition en matières
fécales provenant d’eau usées non traitées (brutes), ou avec de très faibles niveaux de dilution
ou de traitement. Bien que les agriculteurs dans les périphériques des villes trouvent dans les
eaux usées brutes une ressource riche en nutriments : azote, phosphore, matières organiques,
elles contiennent des polluants chimiques mais également une grande variété de différents
agents pathogènes qui sont capables de survivre sur de longues périodes dans le sol ou à la
surface des plantes et entrent dans la chaine alimentaire. Les pratiques d’utilisation d’eaux
usées brutes sont des sources de risque pour la santé publique, l’environnement et les
systèmes agronomiques (sols et plantes). Ainsi pour la réutilisation (traitement) des eaux
usées brutes, plusieurs systèmes sont utilisés : le lagunage, les boues activées, la filtration sur
sable, les filtres à lits biologiques. Mais le lagunage seul sera évoqué dans le devoir.

II. LE SYSTEME DE LAGUNAGE


1. Principe de fonctionnement
Le lagunage est un procédé naturel d’épuration des eaux usées qui permet une séparation des
éléments de la phase liquide par sédimentation, et une épuration biologique due
essentiellement à l’action des bactéries. Les systèmes de lagunage forment une série de
lagunes peu profondes reliés entre eux. Les bassins de lagunage sont généralement au nombre
de trois et sont conçus pour utiliser les processus naturels de biodégradation, de désinfection
par la lumière du soleil, et de sédimentation des particules par gravité, pour purifier l’eau. Des
taux de charge très élevés peuvent être appliqués (10 à 20 fois plus élevé que dans le
traitement classique par boues activées) (Choukr’Allah 2010).
Le mécanisme de base sur lequel repose le lagunage naturel est la photosynthèse. La tranche
d'eau supérieure des bassins est exposée à la lumière. Ceci permet l'existence d'algues qui
produisent l'oxygène nécessaire au développement et maintien des bactéries aérobies. Ces
bactéries sont responsables de la dégradation de la matière organique. Le gaz carbonique
formé par les bactéries, ainsi que les sels minéraux contenus dans les eaux usées, permettent
aux algues de se multiplier. Il y a ainsi prolifération de deux populations interdépendantes :
les bactéries et les algues planctoniques, également dénommées “microphytes”. Ce cycle
s'auto-entretient tant que le système reçoit de l'énergie solaire et de la matière organique.
Le principe de fonctionnement se base sur la dégradation de la matière organique par des
bactéries et la photosynthèse d’algues. L'écosystème est très complexe car l'action des êtres
vivants est dépendante de très nombreux facteurs non maîtrisables : la température,
l'ensoleillement... En fond de bassin, où la lumière ne pénètre pas, ce sont des bactéries
anaérobies qui dégradent les sédiments issus de la décantation de la matière organique. Un
dégagement de gaz carbonique et de méthane se produit à ce niveau.
Lorsqu’elles sont bien conçues et exploitées correctement, elles sont très efficaces pour
éliminer les agents pathogènes et peuvent fonctionner à faible coût. Les agents pathogènes
sont progressivement éliminés le long de la série de lagunes, l’élimination maximale a lieu
dans le bassin de maturation (la dernière lagune dans la série). Cependant les lagunes doivent
être conçues, utilisées et entretenues de façon à empêcher la reproduction des vecteurs de
maladies dans les lagunes. Néanmoins, elles perdent leurs avantages économiques
comparatifs par rapport aux systèmes de traitement mécanisés dès lors que les prix des
terrains sont élevés.

2. LES DIFFERENTS TYPES DE LAGUNAGE


- Le lagunage naturel (aérobie) : le rayonnement solaire est la source d’énergie qui
permet la production de matière vivante par les chaînes alimentaires aquatiques
(chaînes trophiques). L’épuration des effluents est réalisée essentiellement par des
bactéries aérobies dont l’oxygénation est assurée par l’action chlorophyllienne de
végétaux qui participent aussi à la synthèse directe de la matière organique.
- Le lagunage aéré : contrairement au lagunage naturel où l’oxygène est fourni par la
photosynthèse et le transfert à l’interface eau-atmosphère, dans le cas du lagunage aéré
l’oxygène est produit artificiellement (aérateurs mécaniques, insufflation d’air).
- Le lagunage anaérobie : dans ces lagunes, le rendement d’épuration escompté dépend
essentiellement du développement d’une fermentation méthanique. Il n’est de ce fait
applicable que sur des effluents à fortes concentrations et, le plus souvent, à titre de
prétraitement avant un deuxième stade d’épuration de type aérobie. Les principes
fondamentaux de ce système d’épuration sont surtout utilisés en climat tropical.
- Le lagunage à haut rendement : c’est une technique particulière où l’épuration des
eaux usées est obtenue grâce à une production algale particulièrement intensive.
Les différents types de lagunes : lagune d’aération, lagunes de décantation (facilite
l’extraction des boues qui doit avoir lieu tous les deux ans.

III. CONCLUSION
Le lagunage est dans certains domaines plus performants que les stations d’épuration, il
représente les coûts d’investissement et de fonctionnement bien inférieur également. En
revanche il nécessite une surface importante par équivalent habitant et des temps de séjour de
l’eau usée extrêmement important. Une telle technologie n’est donc pas compatible avec les
besoins d’une grande agglomération en terme d’emprise au sol et du flux quotidien à traiter.