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CHAPITRE 2 LA SOCIETE-CONTRAT

La société est à la fois entre associés et une personne juridique autonome. Cette double nature
confère à la société un statut juridique particulier. Sa nature contractuelle se révèle dans le contrat
de société, acte fondateur dont les différents éléments constitutifs doivent être étudiés avec
attention. Tout manquement aux conditions de constitution de la société peut donner lieu à sa nullité

I) La nature juridique de la société.

A) La société, à la fois contrat et personne juridique.

Constitutions de la société -> signature du contrat par les associés statuts, immatriculation au RCS,
acquisition de la personne morale

La société contrat entre associé : nécessité des contrats (statuts) fruit de la volonté des parties,
respect des conditions générales de validité de tous contrats (consentement et capacité des parties,
contenu licite)
Dans une certaine mesure la loi renvoie au statut pour régir le fonctionnement des sociétés.

La société personne juridique autonome : le contrat bien que nécessaire ne suffit pas à la création
d’une société : des formalités et publicités sont indispensable à la reconnaissance de son existence
juridique (immatriculation). Après acquisition de la personnalité morale, la société fonctionne selon
les principes parfois incompatibles avec la liberté contractuelle (recours à la majorité pour les
décisions). Respect de l’objet social (reconnaissance d’un intérêt social)

B) La reconnaissance d’un intérêt social

Définition : 2 conceptions de l’intérêt social


- L’intérêt social au sens d’intérêt des associés (société –contrat) :
Accroissement maximum du rendement pour les associés (dividendes)
Accroissement maximum de la valeur des titres détenu par les associés (actions ou parts sociales)
- L’intérêt social au sens d’intérêt de l’entreprise (société-personne autonome)
Intérêt des associés et des autres acteurs (clients, fournisseurs, Etat)
Recherche de prospérité et de continuité (pérennité de l’entreprise)

De même que la société a une nature juridique hybride l’intérêt social est un mélange de deux
conceptions précitées, et se définit comme l’intérêt propre de la société en tant que personne
morale.

La protection de l’intérêt social.


La notion de l’intérêt social peut être comprise comme en figurant sur une boussole que doivent
utiliser des acteurs qui interviennent au cours de la vie de la société (les acteurs = dirigeants,
associés, juges) pour le permettre de suivre un cap, celui de la pérennité de la société.
La protection de l’intérêt social intervient dans plusieurs cas de figure :
 La violation de l’intérêt social par le dirigeant : la responsabilité du dirigeant est alors mise en
œuvre (responsabilité civile sur le fondement de la faute de gestion, responsabilité pénale
sur le fondement de l’abus de biens sociaux dans certaines sociétés)
 La violation de l’intérêt social par les associés : elle intervient en cas d’abus de majorité ou de
minorité.
En cas d’abus de majorité : un vote des associés contraire à l’intérêt social émis dans le seul
but de favoriser les membres de la majorité au détriment de l’intérêt des autres associés. Le
juge peut ordonner le versement de dommages et intérêts aux minoritaires et à la société
(sur le fondement de la responsabilité civile des majoritaires) ainsi que la nullité de la
décision adoptée.
En cas d’abus de minorité : une opposition minoritaire à l’adoption d’une décision dans leur
intérêt personnel, empêchant la réalisation d’une opération essentielle pour la survie de la
société. Le juge peut ordonner le versement de dommages et intérêts aux majoritaires ainsi
que la nomination d’un mandataire chargé de voté à place des minoritaires.
La protection de l’intérêt social intervient en recourant notamment :
A la nomination par le juge d’un expert de gestion. Le juge peut à la demande des associés
nommer un expert chargé d’établir un rapport sur une opération de gestion contesté par les
associés est susceptible de porter atteinte à l’intérêt sociale.
A la nomination par le juge d’un administrateur provisoire lorsque la gestion de la société est
paralysée par la mésentente ou la carence des organes sociaux, la protection de l’intérêt
sociale peut ainsi amener le juge à désigner un administrateur provisoire.

II) Les éléments constitutifs du contrat de société.


A) Les associés

L’associé se définit comme une personne ayant effectué un apport, qui participe aux bénéfices et aux
pertes et qui a eu la volonté de s’associé.

- Le nombre des associés :


En principe la société ne peut exister que si 2 personnes au moins décident de s’associer. La
loi prévoit cependant que la SARL et SAS peuvent être unipersonnels. Dans la SA les associés
doivent être au moins 2 si la société ne fait pas offre au public des titres financiers. 7 si la SA
si elle fait offre. La SCA doit comprendre au moins 4 associés. Aucun nombre maximum
n’associés n’est prévu sauf pour la SARL (100 associés maximum).
- La capacité des associés :
Les associés doivent être capables. Ils peuvent être des personnes morales ou physiques :
Personnes morale capables : pour devenir associé d’une autre société la personne morale
doit avoir la personnalité juridique donc être immatriculée. Son objet doit lui permettre de
devenir associé d’une autre société c’est le principe de la spécialité.
Personne morale représenté : le représentant légal d’une personne morale est habilité à
acquérir des titres dans d’autres sociétés.
Personne morale physique : un mineur ne peut devenir associé dans une société que par
l’intermédiaire de son représentant légale et à créer seul une société unipersonnel (EURL) et
à la gérer en partie. Certains actes importants devront être traités par son représentant légal.
Certaine société exige la capacité commerciale. Le mineur n’a en principe pas la capacité
commerciale il ne pourra donc pas s’inscrire dans une SNC ou devenir associé dans une SCA,
sauf en cas d’émancipation et sur autorisation d’une juge d’exercer le commerce. Des règles
particulières protègent le patrimoine du mineur. Le majeur sous tutelle ou en curatelle est
dans la même situation que le mineur non émancipé. Le majeur sous sauvegarde de justice
conserve en principe l’exercice de ses droits sans être représenter, mais les actes qu’il a
passé pourront être rescindés pour lésion ou réduits en cas d’excès. Les personnes qui ont
fait l’objet d’une décision judiciaire prononçant la faillite personnelle ou une interdiction lié à
cette infraction ne peuvent exercer le commerce et par conséquent être associé d’une SNC
ou SCA. Les membres des professions libérales réglementées, les fonctionnaires, officiers
ministérielles ne peuvent être commerçant ou diriger une société par action ou SARL.
B) Les apports.

L’apport est le bien ou l’industrie dont l’associé confère la propriété ou la jouissance à la société. En
contrepartie de ces apports l’associé reçoit des droits sociaux (actions ou par sociales) par le biais du
contrat d’apport.
La somme des apports en numéraire et en nature constitue le capital social.
Donc souscription du capital puis libération du capital, puis formation du capital.
Il existe 3 types d’apports :

Numéraire : C’est l’apport donc d’une somme d’argent.


Souscription : le capital correspondant aux apports en numéraire doit être intégralement souscrit en
moment de la signature des statuts (constitution de la société).
Libération : différée dans le temps selon la forme juridique de la société, dans les SNC et sociétés
civiles la loi n’impose pas de délai. En revanche dans les autres sociétés un montant minimum des
apports en numéraire doit être libéré lors de la constitution, le reste devant l’être dans les 5 ans sur
appel de fond des dirigeants.

Nature : biens autre que l’argent pouvant être évalué financièrement.


Biens meubles corporels : Machines, outillages, stocks
Biens meubles incorporels : Clientèles, brevets, créances, droits sociaux.
Bien immeubles : Terrains, locaux
Intervention des commissaires aux apports (CAA) : l’évaluation des apports en nature comporte un
risque de surévaluation qui peut entrainer une rupture d’égalité de traitement entre associés, un
associé pourrait obtenir davantage de titres que ce que représente la valeur de ses apports, les
créanciers sont également lésés par cette surévaluation puisque le montant du capital qui représente
le gage des créanciers ne correspond pas à la réalité d’où l’intervention d’un CAA facultative ou
obligatoire selon la structure juridique et la valeur des apports. Dans une SNC CAA facultative du fait
de la responsabilité illimitée des associés. Les créanciers de la société sont protégé de la
surévaluation puisque tant bien même que le montant du capital ne correspond pas à la réalité les
associés sont engagés de façon indéfini envers les créanciers sociaux. Dans une SARL ou SAS
l’intervention d’un CAA est obligatoire, mais peut devenir facultative si 3 conditions remplis :
Aucun n’apport en nature n’est supérieur à 30 000 €
Somme des apports en nature n’excède pas la moitié du capital social.
La décision de ne pas recourir au CAA est prise à l’unanimité.
Dans la SA la nomination d’un CAA est obligatoire, la décision du CAA se fait soit à l’unanimité des
associés soit sur requête d’un des fondateurs auprès du président du tribunal de commerce qui
désigne un CAA inscrit à la cour d’appel. Le rapport du CAA est annexé au statut. L’apport en nature
en pleine propriété ou en jouissance dans tous les cas l’apporteur reçoit la pleine propriété des titres
émis en échange de son apport.
Le cas particulier d’apport de bien commun : les sociétés concernées : les époux peuvent librement
s’associer entre eux ou avec des tiers mais doivent respecter une procédure d’information du
conjoint pour apporter un bien commun dans une société qui émette des parts sociales (SNC SARL
SC) dans toutes les sociétés les époux mariés sous régime de communauté ne peuvent seules aliénés
c’est-à-dire transférer la propriété, un immeuble ou un bien meuble commun au couple soumis à
publicité, l’apporteur doit informer son conjoint et justifier de cette information dans l’acte d’apport
du bien. Le défaut d’information du conjoint entraine la nullité de l’apport. Le conjoint pouvant
intenter durant 2 ans à partir du jour où il a eu connaissance de l’acte et au plus tard dans les 2
années qui suivent la dissolution de la communauté. Dans les sociétés par actions si l’apport est
effectué conjointement par les 2 époux, chacun d’eux à la qualité d’associé indivis ou personnel si
l’acte d’apport indique la répartition des actions entre les 2 époux. Dans les sociétés émettant des
parts sociales le conjoint de l’associé peut revendique la qualité d’associé pour la moitié parts
sociales lorsque la souscription à était faite au moyen de bien commun. En tout état de cause, même
si un époux n’a pas la qualité d’associé les titres remis en échange de l’apport de bien commun sont
des biens communs. Les revenus de ces titres (dividendes) entre donc dans la communauté.

L’apport en industrie : apport par lequel l’associé met à la disposition de la société son savoir-faire sa
notoriété tout en respectant une obligation de non concurrence au regard de la société
Principe : autorisé SNC, SC dans la SAS SARL possible si statut prévoit et interdit dans la SA.
Régime juridique : la rémunération des apports en industrie figure dans les statuts mais les apports
en industrie ne concourent pas à la formation du capital social. Les statuts déterminent le nombre de
parts sociales rémunérant l’apport en industrie, ces parts ouvrent droit aux bénéfices et à la
contribution aux pertes selon les dispositions statutaires. Dans le silence des statuts l’apporteur en
industrie perçoit les bénéfices et contribue aux pertes comme plus petit apporteur.

Le capital social : Le capital social d’une société est la somme des apports en nature et numéraire
libéré ou non, effectué par les associés lors de la constitution et durant l’existence de la société.
Composition : le capital mentionné dans les statuts et documents destiné aux tiers se compose de
titres sociaux d’une valeur nominal (valeur individuelle lors de l’émission) = il permet à la société de
se constituer un patrimoine. Ca minimum selon cas juridique :
SCS, SNC aucun capital
SARL, SAS montant librement fixé par les statuts
SA 37 000 €
SC aucun capital min
Evolution : tout changement du capital social est soumis à une décision collective des associés et
publié pour en informer les tiers : le capital peut être augmenté soit par des nouveaux apports soit
par incorporation de bénéfices ou réserves il peut être réduit à la suite de pertes subit sans être
inférieur au capital minimum fixé par la loi. Le capital social fait partie des capitaux propres qui
représente le passif interne de la société en complément des dettes qui représente le passif externe.
Les capitaux propres sont les ressources financière de la société, ils sont en haut du passif du bilan
car c’est des dettes envers les associés dont l’exigibilité est reportée à la dissolution et déterminent
la valeur comptable de la société autrement dit il mesure sa situation financière réelle. Si une
entreprise à des capitaux propres = aucune valeur, si les capitaux propres sont négatif > capital
sociale.

C) La participation aux résultats.

La création d’une société peut permettre aux associés de s’enrichir mais si la société rencontre des
difficultés perdre la valeur de leurs apports voir davantage parce que la société est à risque illimitée.
La participation aux résultats intervient au moment de l’approbation des comptes annuels
Clôture des comptes sociaux : enregistrement des écritures comptables (fin d’exercice), date selon
les dispositions statutaires
Arrêté des comptes sociaux : production des comptes par les mandataires sociaux, préparation des
comptes sociaux et du rapport de gestion à présenter aux associés entre la clôture et l’approbation
des comptes
Approbation des comptes sociaux : déclenchement de l’affectation du résultat comptable lors de
l’approbation des comptes part les associés à effectuer dans les 6 mois de la clôture des comptes.
Le résultat peut être un bénéfice ou une perte pour la société
Une société dont les comptes n’ont pas été approuvés continue simplement son activité. Le défaut
d’approbation n’a pas d’effet aucun bénéfice éventuel n’est distribué. Les comptes doit être publié
aux RCS dans le mois qui suit la décision des associés sauf dispense.
1) La vocation des associés aux bénéfices et économies.

Le partage des bénéfices et l’enrichissement pécuniaire des associés résultant de l’action commune
c’est de l’action sociale.
Bénéfice distribuable : le partage des bénéfices nécessite la constatation par les associés des
bénéfices distribuables, autrement dit un résultat comptable positif. Le bénéfice résultant de l’action
commune pourra alors être distribué aux associés sous forme de dividendes, mise en réserve ou
reporté. Bénéfice distribuable = bénéfice de l’exercice.
- Pertes antérieur éventuelles : report à nouveau déficitaire
- Bénéfices antérieur non affectées : report à nouveau bénéficiaire
- Somme affectées aux réserves le cas échéant 
- Eventuellement somme prélevé sur les réserves : sauf réserve légale

 Les bénéfices sont répartis entre les associés selon les dispositions statutaires, si rien n’est
prévu la répartition s’effectuera proportionnellement aux apports. Les associés sont libres de prévoir
des clauses de traitement inégalitaire dans la limite des clauses léonines (clauses par lesquelles un
associé se prendrait la plus grosse part) elles sont réputées non écrites, elles ne produisent aucun
effet. Une clause attribuant la totalité des bénéfices à l’un des associés ou l’exonérant de la totalité
des pertes. Une clause excluant un associé totalement du profit ou mettant à sa charge la totalité des
pertes.

 La dotation aux réserves : dans les SARL et les sociétés par actions, les associés sont tenus de
doter une partie des bénéfices en réserve légale à hauteur de 5% du bénéfice net réalisé au
cour de l’exercice et dans la limite de 10% du montant du capital social, sous peine de nullité
des délibérations d’affectation du résultat. Les statuts peuvent prévoir d’autres réserves au
nom de réserves statutaires. Les associés peuvent décider ponctuellement de doter des
réserves libres. Les montants en réserve légale ne peuvent être distribués aux associés,
contrairement aux sommes qui figurent dans les autres réserves. En revanche, la réserve
légale peut comme les autres réserves être incorporée au capital social. Parfois dans
certaines sociétés civiles l’entreprise commune n’a pas pour objectif de réaliser des bénéfices
mais plutôt de profiter des économies qu’elles procurent.

2) La contribution aux pertes

C’est la quote-part qui incombe à chaque associé dans le montant des pertes au moment de la
dissolution. Les associés n’ont pas le pouvoir de décider une contribution immédiate. Leur demander
de renflouer la société en cours d’activité reviendrait à leur ordonner une augmentation de leurs
engagements, ce que la loi interdit (sauf accord unanime des associés). En principe les pertes
donnent lieu à un traitement purement comptable. Elles sont portées au passif du bilan en report à
nouveau négatif

D) L’affectio-societatis.

C’est une notion issue de la jurisprudence, elle désigne la volonté de chaque associé de collaborer
effectivement à l’entreprise commune dans un intérêt commun est sur un pied d’égalité avec les
autres associés. L’entreprise commune, correspond à la réalisation de l’objet social c’est-à-dire des
activités que les associés se proposent de faire réaliser par la société. Le pied d’égalité est le critère
permettant de distinguer le contrat de société des autres contrats (contrat de travail).
III) La nullité des sociétés.

La nullité est une sanction qui affecte un défaut intervenant au moment de la constitution (cause de
dissolution). La loi a pour objet de limiter les annulations en matière de société commerciale car la
nullité de la société entraine la disparition de la personne morale d’un contribuable, d’un employeur
ou d’un co-contractant.

A) Les causes de nullité.

La nullité d’une société procède soit la violation d’une règle soit d’une fraude.

 Nullité résultant de la violation des règles générale de validité des contrats.


SNC / Société civile : défaut ou vice de consentement, incapacité d’un ou plusieurs associés, k k k k k
kkk k impossibilité illicéité ou défaut d’objet social.
Sarl / Société par action : illicéité de l’objet social, incapacité atteignant tous les associés fondateurs.

 Nullité résultant de la violation des règles spécifiques du contrat de société.


SNC / Société civile : absence d’au moins 2 associés, absence ou fictivité d’un apport, défaut d d d
d d’affectio-societatis.
SA / SCA : Constitution par un seul associé.
SARL / SAS : Aucune cause spécifique de nullité

 Nullité résultant de la fraude :


SNC / Société civile : Tous les associés doivent avoir participé à la fraude (action effectué dans le but
de tromper autrui ou d’échapper à l’application d’une règle impérative
Sarl / Société par action : La fraude n’est pas une cause de nullité même si le droit des sociétés
contient de nombreuses dispositions non sanctionner par la nullité il n’est pas possible de les violer
impunément. La sanction est d’une autre nature : les clauses statutaires contraires à ces règles sont
réputées non écrites.

B) Les conditions de l’exercice de l’action en nullité.

1) Le droit d’agir en nullité.

 Nullité absolue : Lorsque la nullité sanctionne un vice de portée générale, toutes personnes
justifiant d’un intérêt légitime peut agir en nullité, ce sera le cas des associés, des dirigeants,
des CAA (commissaire aux apports), l’action en nullité est déclaré irrecevable s’il est intenté
par l
 Nullité relative : Lorsque la nullité a pour objet la protection d’intérêt particulier ceux d’une
personne déterminée ou ceux d’un groupe de personne seul la personne peut agir en
nullité

2) La prescription

3 ans de délais à compter du jour ou la nullité est encourus. Ce délai plus court que délai droit
commun se justifie par la volonté du législateur de limiter les hypothèses de nullité.

3) La régularisation
Toutes les causes de nullité peuvent être effacées sauf de celles fondées sur l’illicéité de l’objet
social. Une nullité peut être régularisée jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond en première
instance. Une fois le vice réparée l’action en nullité n’est plus recevable.

C) Les effets de la nullité.

Par exception au droit civile la nullité n’a pas d’effet rétroactif.


Conséquence de la nullité dans le temps.
 Pour l’avenir :
- A l’égard de la société : La nullité fait disparaitre le contrat de société et la personne
morale, elle produit les effets d’une dissolution judiciaire il est alors procédé à la
liquidation.
- A l’égard des associés : Après paiement des dettes de la société et remboursement du
capital social, l’actif net est partagé entre les associés dans les mêmes proportions que la
participation aux bénéfices. La nullité de la société peut engager à responsabilité de ceux
à qui elle est imputable.
- A L’égard des tiers : Ni la société ni les associés ne peuvent pour se soustraire à leurs
engagements, se prévaloir d’une nullité à l’égard des tiers de bonne foi. Par exception, la
nullité résultant d’un vice de consentement ou d’une incapacité est opposable par
l’associé concerné même au tiers de bonne foi.

 Pour le passé : La société est réputé avoir existé conformément aux dispositions statutaires,
la société annulé doit donc honorer ses engagements antérieur. Réciproquement les tiers ne
peuvent invoquer la nullité de la société pour se soustraire à leurs engagements.

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