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Fiche mémo Kobus

LA MALADIE DE PARKINSONDOMAINES NEUROLOGIE ET GÉRIATRIE

La maladie de Parkinson est une affection dégénérative


idiopathique du système nerveux central. Elle touche les
neurones dopaminergiques du locus niger dit également Putamen
Striatum
Noyau caudé
substance noire dont le neurotransmetteur est la dopamine
Voie de la dopamine
(expliquant les bons résultats par un traitement médicamenteux Substance noire
à base de L-dopa). Ce noyau du système nerveux central est Chez le patients atteints de la maladie
de Parkinson, les neurones
dopaminergiques de la voie
responsable de l’élaboration des mouvements et de leur noire-striatale dégénèrent
coordination.
Dans cette pathologie, une dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques de la voie
nigro-striatale est mise en évidence. La cause est inconnue mais semble multi-factorielle, épigénétique.

Les signes cliniques sont les suivants :


• Tremblements de repos : réguliers, ils disparaissent pendant sommeil et sont réduits pendant les
mouvements volontaires. Ils peuvent augmenter lors de la survenue d'émotions et durant des activités
intellectuelles.
• Bradykinésie voire Akinésie : lenteur et rareté d’exécution des mouvements automatiques et
volontaires, malgré une force musculaire normale entraînant une absence de mouvements spontanés.
Troubles de l'initiation (freezing) et de la réalisation d'un geste.
• Hypertonie (= rigidité) extra-pyramidale : phénomène de roue dentée. Exagération des réflexes de posture
ce qui explique l’attitude du parkinsonien (tête et tronc inclinés en avant, membres supérieurs en légère
flexion, marche à petits pas).
• Instabilité posturale : forte tendance à la rétropulsion.
• D’autres troubles peuvent être présents : Troubles de la parole, déglutition ; troubles posturaux, équilibre ;
troubles cognitifs et psychiques ; troubles vésico-sphinctériens ; troubles respiratoires ; douleurs à type de
crampes etc.

et red flags
Vous devrez faire attention aux signes associés pouvant mettre en évidence une complication respiratoire,
orthopédique (fracture si ostéopénie), circulatoire (phlébite) chez vos patients atteints avec notamment :
Auteurs : Benoit Sibileau et Margaux Dacquin

Les signes de phlébites : douleur mollet/mollet chaud • diminution du ballant du mollet • oedème distal et
sensation de plénitude du mollet • lacis veineux superficiel • Signe de Homans • Dissociation
pouls/température • Adénopathie inguinale • Signe d'anxiété ou dépression

Red flags autres : essoufflement gravement augmenté au cours des derniers jours • fracture • perte
sensitive ou motrice d'évolution rapide (hémicorps ou non, et notamment au niveau du visage type
hémiplégie) • diplopie • aphasie • troubles de la déglutition • etc.
Tous les autres signes drapeaux rouges pouvant toucher la personne âgée (ex : troubles déglutitions).
Attention, veillez à la prise en charge pluri-disciplinaire des autres signes de comorbidité.
Fiche mémo Kobus

Pour suivre l'évolution de la pathologie :

• L’Échelle UPDRS : dont il existe plusieurs sous sections traitant des AVQ, de l'examen moteur, l'examen
mental, une évaluation comportemental et thymique, et des complications,
• les Stades de Hoehn et Yahr permet de classer la maladie en différents stades.
De plus, pour évaluer spécifiquement certains paramètres comme :
• l’autonomie : Test Moteur Minimum ;
• la marche : Périmètre de marche, Test de marche de 6 min, Test escaliers 2 min ;
• l'équilibre : Berg Balance Scale, Score de Tinetti, Timed up and Go, Get up and Go ;
• la qualité de vie : Questionnaire SF-36 et la dyspnée avec MRC (Medical Research Council).

Il est mauvais, avec une évolution vers la dégénérescence. L'objectif est de maintenir le plus longtemps
possible les capacités fonctionnelles, motrices, respiratoires, et l'autonomie du patient.

Les objectifs de la rééducation seront :

• l'éducation thérapeutique au patient et à l'entourage,


• le maintien de l'autonomie dans les AVQ ainsi que la qualité de vie,
• le maintien des amplitudes articulaires et de la mobilité,
• le maintien/augmentation du périmètre de marche,
• le maintien le plus longtemps possible des qualités respiratoires,
• avoir un effet antalgique si besoin.

• Mettre en place et favoriser l'activité physique régulière ;


• Solliciter les qualités du mouvement à travers des exercices actifs : amplitude, vitesse, coordination
(compenser l'activité automatique par le mouvement volontaire) ;
• Entraîner des thèmes fonctionnels spécifiques de la MP, activer des processus attentionnels : l’équilibre,
le redressement, la respiration, l’adresse motrice, la locomotion ;
• Mettre en place de manière adaptée des stratégies de ré-apprentissage ou des stratégies de suppléance
Auteurs : Benoit Sibileau et Margaux Dacquin

utilisables dans un contexte de vie quotidienne (lever, retournements, marche, escaliers).

La prise en charge doit être pluridisciplinaire et peut concerner médecins, neurologues, ergothérapeutes,
orthophonistes, établissements de soins sociaux, etc.

Le patient pourra passer par plusieurs phases : de début, d'état, avancée et de déclin ou tardive.
La fréquence des prises en charge doit être adaptée à chacune de ces phases.