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Chapitre 2 : Générateurs de vapeur ATMANI

Générateur de vapeur

Introduction

Un générateur de vapeur est l’ensemble des dispositifs prévu pour la production de la


vapeur à une pression supérieure à 0,1MN/m 2, est constitués par la chaudière à vapeur, le
foyer avec toute une série de dispositifs auxiliaires prévus pour le chauffage de l’eau ou de
l’air, le revêtement, la carcasse, les installations de tirage et le soufflage, les accessoires
réglementaires et les garnitures, ainsi que les appareils de réglages, de contrôles et de
mesures.
Les caractéristiques essentielles du générateur de vapeur, sont :
 La puissance, est caractérisée par sont débit de vapeur exprimant la quantité de vapeur
en kilogramme produite en 1heure (seconde) ;
 Les paramètres de la vapeur débitées, sont caractérisés par : la pression et la
température pour la vapeur surchauffée ; la pression et le titre pour la vapeur saturé.

Technologies des chaudières

A/ Les principaux types de chaudières

1. Chaudière en fonte et chaudière en acier


Les chaudières en acier sont légères, compactes et donc plus faciles à installer que les
chaudières en fonte. Plus sensibles à la corrosion, la qualité et la température de l’eau
d’irrigation doivent être bien maîtrisées.
La fonte est plus lourde et plus cassante que l’acier. Par contre, elle résiste bien à la corrosion.
Les chaudières en fonte contiennent en général beaucoup d’eau et leur inertie convient bien
aux combustibles solides dont l’approvisionnement est difficile à réguler.
L’échangeur est constitué d’éléments assemblés. Elles peuvent donc, lorsque nécessaire, être
rentrées par élément dans la chaufferie et montées sur place.
2. Chaudière à tubes d’eau et à tubes de fumée
Les chaudières à eau chaude sont constituées d’un échangeur tubulaire permettant le
transfert de la chaleur produite par la combustion à l’eau de chauffage. Il existe deux
possibilités :

 l’eau passe dans les tubes et la fumée circule autour, chaudières à tube d’eau ;
 la fumée passe dans les tubes et l’eau circule autour, chaudières à tubes de fumée.

Les chaudières à tubes de fumée contiennent un volume d’eau plus important, ce qui leur
donne plus d’inertie thermique et une meilleure résistance aux chocs thermiques. Ce sont les
plus courantes. Les chaudières à tubes d’eau ont un temps de réponse plus rapide au
démarrage du brûleur (volume d'eau plus réduit).

3. Chaudières à brûleur atmosphérique et brûleur à air soufflé


Les brûleurs atmosphériques n’existent que pour les combustibles gazeux. Ils assurent
l’entrée du gaz dans le foyer de la chaudière où il brûlera au contact de l’air ambiant.

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Les brûleurs à air soufflé assurent l’entrée du combustible (gaz ou fuel) et de l’air nécessaire
à la combustion. L’air dit comburant est pulsé par un ventilateur, dans le foyer de la
chaudière où a lieu la combustion.

Les chaudières à brûleur atmosphérique sont plus encombrantes avec un rendement plus
faible que celles équipées d’un brûleur air soufflé. Elles sont par contre beaucoup plus
silencieuses.

Les chaudières équipées d’un brûleur à air soufflé sont plus compactes, Elles doivent être
réglées avec soin. On distingue :

 Les chaudières dites pressurisées, la pression assurée par le ventilateur du brûleur


refoule la fumée jusqu’au carneau qui raccorde la chaudière au conduit de fumée ;
 Les chaudières dites en dépression, la pression assurée par le ventilateur du brûleur ne
suffit pas au refoulement de la fumée. Elle est alors extraite de la chaudière grâce au
tirage naturel de la cheminée.

Les chaudières peuvent être classées en groupes de façon suivante, d’après :


 Leur application, chaudière fixe ou mobile ;
 La circulation dans la chaudière, chaudière à circulation naturelle ou forcée ;
 La pression de la vapeur, chaudière basse pression (jusqu’à 1,6 MN/m2), moyenne
pression (jusqu’à 3,5 MN/m2) et haute pression (jusqu’à 18 MN/m2 et plus) ;
o Petite pression 8 à 16 bars, moyenne pression 22 à 39 bars, haute pression 60 à 140 bars, très
haute pression 150 à 220 bars et pression hypercritique >230 bars
 La puissance, chaudière de grande, moyenne et petite puissance ;
 La disposition de la surface de chauffe dans l’espace, chaudière horizontale et
verticale.

B/ Les chaudières traditionnelles


 On parle de "chaudière traditionnelle" en opposition aux "chaudières à condensation’’.
Chaudière à tube de feu 

Figure 1 : Chaudière à vapeur « Lancashire ».

La chaudière Lancashire a été développée en 1844 par Sir William Fairbaim, elle a été le
prédécesseur des chaudières modernes. Elle comprend une coque en acier de 5 à 9 m. de long,
traversée par deux foyers de gros calibre ; l’alimentation en charbon se fait soit manuellement soit
automatiquement à l’entrée de la chaudière. Le transfert de la chaleur de combustion à l’eau se fait
directement par les parois des foyers vers l’eau contenu dans le réservoir. Les conduites des deux
foyers se rencontrent en arrière de la chaudière d’où la fumée est évacuée par la cheminée fabriquée en
briques réfractaires.

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Figure 2 : Chaudière économique (deux passes, paroi sèche)

Chaudière à tube de feu à deux passes, elle est construite avec un ou deux foyers. Elle a la
forme d’un ballon (réservoir d’eau) dans lequel passe le ou les foyers de combustion. Il en
existe plusieurs constructions, les variantes les plus importantes sont: les chaudières à deux
passes à paroi sèche et les chaudières à deux passes à paroi humide.

Figure 3. : a) chaudière Schell à deux passes à paroi sèche, le retour des gaz chaud se fait en arrière
de la chaudière dans une enceinte en revêtement réfractaire et qui n’est pas en contact avec l’eau. b) :
chaudière de même type à paroi humide, le retour des gaz se fait dans une chambre complètement
immergée dans l’eau, cela permet d’augmenter la surface d’échange thermique et d’éviter
l’échauffement des extrémités de la chaudière.

Chaudières gaz ou fuel à bruleur pulsé

Les chaudières à “brûleur pulsé sont des chaudières dont le brûleur est choisi
indépendamment de la chaudière. Celui-ci peut fonctionner au gaz ou au fuel.
Les chaudières actuelles de ce type (Fig.5) sont dites "à foyer pressurisé", c'est-à-dire que le
trajet des fumées dans la chaudière est assuré grâce à la pression fournie par le ventilateur du
brûleur.

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Figure 4 : Chaudière triple parcours en acier : les fumées quittent le foyer par l'arrière et parcourent à
trois reprises la longueur de la chaudière avant d'être récoltées au dos de celle-ci.

Figure 5 : Chaudière à inversion de flamme en acier. Dans ces chaudières, souvent de grosse
puissance, le foyer est "borgne". Les fumées ressortent de celui-ci par l'avant (le long de la flamme)
avant de parcourir des tubes de fumée. Dans ceux-ci, des turbulateurs (spirales, lamelles
métalliques,...) ralentissent les fumées pour augmenter l'échange avec l'eau et doser celui-ci pour éviter
les condensations.
La principale différence entre ces deux configurations se situe au niveau des émissions
d’oxyde d’azote NOx. En effet, les chaudières à "triple parcours" permettent un court temps de
séjour des fumées dans la zone de combustion, contrairement aux chaudières à inversion de
flamme dans lesquelles les fumées doivent repasser par la zone de combustion. Un long temps
de séjour des fumées dans la zone à plus haute température est favorable à la formation des
NOx.

Chaudière gaz atmosphérique


Les chaudières gaz atmosphériques sont des chaudières dont le brûleur ne possède pas de
ventilateur.
Ces chaudières sont composées de rampes de brûleurs placés en dessous du foyer. L'aspiration
d'air par le brûleur se fait naturellement par le gaz et les flammes. On parle de brûleur
atmosphérique traditionnel quand une grande partie de l'air est aspirée au niveau de la flamme
et on parle de brûleur à prémélange (Fig.6) quand l'air est mélangé au gaz avant la flamme.

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2 Echangeur à ailettes profilées


3 Isolation
4 Bouclier thermique
5 Buse de fumée
6 Tableau de commande
7 Jaquette
8 Porte d’accès (pivotante)
9 Collecteur de départ
10 Collecteur de retour
11 Brûleur à prémélange
12 Rampe à gaz
13 Électrode d’allumage
14 Transformateur d’allumage
15 Connecteur électrique
16 Vanne gaz à deux allures
17 Vanne de vidange

Figure 6 : Chaudière atmosphérique

1 Corps de chauffe
Avantages
> Le prix moindre. Une chaudière atmosphérique de conception "bas de gamme" coûte moins cher
qu'une chaudière équipée d'un brûleur gaz pulsé.
> L'absence de bruit. Une chaudière atmosphérique ne comportant pas de ventilateur est nettement
moins bruyante qu'un brûleur pulsé.
> La facilité de montage et de réglage.
Inconvénients
> Un rendement utile moindre. La gestion moins précise de l'excès d'air diminue le rendement utile
des chaudières qui est voisin de 91 .. 92 % pour les nouvelles chaudières à prémélange et inférieur à
90 % pour les chaudières de conception plus ancienne, alors que l'on peut espérer un rendement de 93-
94 % avec une chaudière moderne à brûleur pulsé bien réglée.

Chaudière gaz à prémélange avec ventilateur


On associe aussi aux chaudières gaz atmosphériques les chaudières à prémélange total mais
équipées d'un ventilateur qui pulse le mélange air/gaz vers le brûleur ou placé sur l'évacuation
des fumées, qui aide à vaincre la perte de charge de la chaudière. Le brûleur intégré à ces
chaudières peut être un brûleur à rampes comme pour les chaudières atmosphériques ou
un brûleur radiant.

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C/ Les chaudières à condensation


Le principe de la chaudière à condensation dans laquelle l’eau à réchauffer refroidit la fumée
de la chaudière à des températures inférieures à 50°C. Cela fonctionne donc avec des retours
de chauffage les plus froids possible pour atteindre ce que l’on appelle le point de rosée. Ceci
permet la condensation d’une partie de la vapeur produite lors de la combustion et la
récupération de l’énergie qui a été nécessaire à sa production dans le foyer de la chaudière.

Figure 7: a) La chaudière à condensation, b) Principe de la


chaudière à condensation

Principe de la condensation dans les chaudières


Pouvoir calorifique inférieur (PCI) et supérieur (PCS)
Les produits normaux d'une bonne combustion sont essentiellement du CO 2 et de l'H2O. Juste après la
réaction de combustion, cette eau issue du combustible se trouve à l'état gazeux dans les fumées.
Notons que l'eau à l'état gazeux n'est pas visible, elle est transparente. D'ailleurs, l'air ambiant en
contient toujours une certaine quantité. 
Dans le cas d’une combustion parfaite d'un combustible, libérant ainsi le maximum d'énergie sous
forme thermique (énergie qui était initialement contenue sous forme chimique dans le combustible), 
l'énergie libérée est transmise, d'une part, à la chaudière et, d'autre part, est contenue dans les fumées à
température élevée. Si on peut récupérer l'énergie contenue dans ces fumées en abaissant leur
température jusqu'à la température ambiante, on dispose théoriquement de toute l'énergie que le
combustible contenait initialement, il s'agit du pouvoir calorifique. Néanmoins, comme évoqué ci-
dessus, les fumées contiennent de l'H 2O à l'état gazeux. En abaissant la température des fumées, l'eau
peut passer à l'état liquide cédant ainsi une énergie, la chaleur de condensation ou énergie latente.
S’il y a récupération de cette énergie, on parlera du pouvoir calorifique supérieur (PCS). Dans le cas
contraire où il n’y a pas de récupération de l'énergie des fumées, alors on parlera de pouvoir
calorifique inférieur (PCI).
Le pouvoir calorifique supérieur est par définition supérieur au pouvoir calorifique inférieur (PCS >
PCI

 Exemple : Pour le gaz naturel (type L) : PCS = 9,79 kWh/m³N et PCI = 8.83 kWh/m³N, soit
PCS = PCI  + 10.8 % (le normo mètre cube : unité de mesure d’une quantité de gaz qui
correspond au contenu d’un volume de 1m3 pour un gaz se trouvant dans les conditions

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 Exemples de chaudière à condensation

Figure 8: Chaudière gaz à condensation,

Figure 9: Chaudière gaz à condensation équipée d'un brûleur pulsé traditionnel (à gauche).


Chaudière gaz à condensation avec brûleur modulant à prémélange et aspiration d'air le long du
foyer en fonte d'aluminium (à droite).

Figure.10 : Chaudière fioul à condensation avec brûleur à air pulsé (à gauche), Chaudière à
pellets à condensation : le refroidissement des fumées s'opère en deux fois. Le premier
échangeur correspond aux plus hautes températures tandis que la condensation s'opère dans le

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second, Cette séparation permet de récupérer le condensat efficacement sans polluer le cendrier
de la chaudière (à droite).

Le condenseur
Les chaudières à condensation sont composées de deux ou trois échangeurs en série. Ces
échangeurs sont soit séparés sous une même jaquette, soit intégrés dans un ensemble
monobloc.
Le dernier échangeur sur le circuit des fumées (ou la dernière partie de l'échangeur monobloc)
est appelé "condenseur". C'est dans ce dernier que les fumées doivent céder leur chaleur
latente. C'est donc également au niveau de ce dernier que se raccorde le retour d'eau à
température la plus basse possible. Cet échangeur est conçu en un matériau supportant la
condensation sans risque de corrosion (acier inox, fonte d'aluminium).
Il est également possible d'utiliser un condenseur séparé, rajouté à une chaudière
traditionnelle, de manière à en augmenter son rendement. Cela est en principe possible pour
toute chaudière gaz et fioul existante. C'est la seule solution si on veut exploiter la
condensation avec des chaudières de plus d'un 1MW.

Figure 11 : Échangeurs-condenseurs s'adaptant à une chaudière traditionnelle (à gauche). Évacuation


des fumées dans une chaudière à condensation, dans le sens de l'écoulement des condensats (à droite).
Pour obtenir le meilleur rendement de l'échangeur-condenseur, il est important que l'évacuation des
fumées se fasse dans le même sens que l'écoulement des condensats, c'est-à-dire vers le bas. Dans le
cas contraire, les fumées s'élevant risqueraient de revaporiser les condensats, ce qui ferait perdre
l'avantage de la condensation.

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