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III. L’exercice du commerce est-il possible ?

1. Melle Aspro, docteur en droit, désire ouvrir une pharmacie.


-Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière independante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
Profession libérale règlementée est une profession non-commerciale qui n’exerce pas d’actes de
commerce de la liste d’acte de commerce et qui est forcément et nécessairement une activité
civile, régit par les règles du Code Civile.
-En l’espèce, Melle Aspro, docteur en droit exerce une profession libérale règlementée par un
ordre professionnel qui suis un code déontologique qui est donc non-commerciale et qui n’exerce
pas d’actes de commerce?. Toutefois, pour ouvrir une pharmacie m. Aspro doit avoir des études
en médecine et un ordre de médecin pour la prestation des services intellectuelle.
-Alors, Melle Aspro, docteur en droit, ne peut pas ouvrir une pharmacie, donc l’exercice du
commerce n’est pas possible.

2. M. Masty a l’intention d’ouvrir un bar.


Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière independante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
- En l’espèce, on ne connait pas/on a pas des informations concernant sa profession
habituelle et la manière d’exercer sa profession (da manière indépendante et personnelle
ou pas).
- En l’espèce, rien n’empêche Mr Masty d’ouvrir son bar. Il devra s’immatriculer au registre du
commerce des sociétés selon l’article L-123-1 du code de commerce. Si Mr Masty respecte bien
son immatriculation, l’exercice du commerce sera donc possible.
- Compte tenu de ces informations, on peut dire que M Masty peut ouvrir un bar, donc
l’exercice du commerce est possible.

3. M. Noël est commissaire de police et il désire ouvrir une pâtisserie.


- Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière independante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
-Selon les conditions visant a la protection de l’intérêt général notamment les incompatibilités:
on connait que les fonctionnaires publiques doivent être guides par l’intérêt général et pas
personnel.
- En l’espèce, M. Noel, commissaire de police exerce une fonction publique qui est incompatible
avec l’acte de commerce.
-Alors, M. Noel, ne peut pas ouvrir une pâtisserie, donc l’exercice du commerce n’est pas
possible.

4. Mme X. a été condamnée à 13 reprises pour excès de vitesse. Pourra t’elle ouvrir
un pressing ?
Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière indépendante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
- Selon les conditions visant a la protection de l’intérêt général, notamment le défaut
d’honorabilité (la déchéance) : l’exercice du commerce suppose une bonne moralité.
- En l’espèce, Mme X qui a été condamnée à 13 reprises pour excès de vitesse n’a subi aucune
condamnation pénale, fiscale ou faillite personnelle donc elle peut exercer une activité
commerciale. Ses condamnations pour excès de vitesse ne l’empêcheront pas d’ouvrir un
commerce.
- Alors, mme X peut ouvrir un pressing, donc l’exercice du commerce est possible.
5. M. Emmessedos, de nationalité grecque vient d’ouvrir un restaurant à Paris.
Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière indépendante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
- Selon les conditions visant a la protection de l’intérêt général, notamment l’accès de commerce
a l’étranger : les ressortissants de l’UE sont soumis au principe du traitement national (non-
discrimination).
- En l’espèce, M Emmessedos, de nationalité grecque est un ressortissant de L’UE et par
conséquent il est soumis au principe du traitement national (non-discrimination) et donc il peut
faire de commerce en France.
- Alors, M. Emmessedos peut ouvrir un restaurant à Paris, donc l’exercice du commerce est
toujours possible.

IV. Cas pratique


Catherine Prosper tient à Sens, 3 place Detoeuf, l’enseigne BIOFRUIT : un commerce de fruits
et de légumes biologiques. Sérieuse, aimable et travaillant avec des maraîchers développant des
productions respectueuses de l’environnement et des hommes, Catherine vit une belle aventure.
Le mois dernier, Catherine a acheté une automobile afin de se rendre plus aisément chez les
maraîchers avec lesquels elle travaille. En réalisant cette acquisition, Catherine a-t-elle effectué
un acte de commerce ?
Règle de droit : Article L. 121-1 Code de commerce : « Sont commerçant ceux qui réalise des
actes de commerce ET en font leur profession habituelle, de manière indépendante ».
Parmi les actes que la loi répute actes de commerce L110 :
1.Tout achat de biens meubles pour les revendre, soit en nature, soit après les avoir travaillés et
mis en œuvre ;
2.Tout achat de biens immeubles aux fins de les revendre, à moins que l'acquéreur n'ait agi en
vue d'édifier un ou plusieurs bâtiments et de les vendre en bloc ou par locaux ;
3.Toutes opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription ou la vente d'immeubles, de
fonds de commerce, d'actions ou parts de sociétés immobilières ;
4.Toute entreprise de location de meubles ;
5.Toute entreprise de manufactures, de commission, de transport par terre ou par eau ;
6.Toute entreprise de fournitures, d'agence, bureaux d'affaires, établissements de ventes à
l'encan, de spectacles publics ;
7.Toute opération de change, banque, courtage, activité d'émission et de gestion de monnaie
électronique et tout service de paiement ;
8.Toutes les opérations de banques publiques ;
9.Toutes obligations entre négociants, marchands et banquiers ;
10.Entre toutes personnes, les lettres de change.
Acte civil : tout acte qui n’est pas un acte de commerce est par conséquent un acte civil.
L’agriculteur exerce une activite civile, soumise aux regles du code civil, non-commerciale,
puisqu’ils sont pas dans la liste d’actes de commerce.
- En l’espèce, Catherine Prosper qui tient à Sens, 3 place Detoeuf, l’enseigne BIOFRUIT : un
commerce de fruits et de légumes biologiques n’est pas un agriculteur, mais elle travaille avec
les maraîchers.

- Catherine réalise un acte de commerce : Tout achat de biens meubles pour les revendre,
soit en nature, soit après les avoir travaillés et mis en œuvre. C’est une activité récurrente,
exercée à son nom et pour son compte. Alors elle est un commerçant qui a acheté une
voiture pour les besoins ou a l’occasion de son commerce, donc il s’agit d’un acte de
commerce par accessoire. Par nature c’est civil, mails in va devenir commercial par
accessoire du principal.

- Alors, Catherine a effectué un acte de commerce.

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