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Guides et Fascicules disponibles et gratuits sur le net :

Les guides STRRES : béton et maçonnerie (12 volumes),


métal (2 volumes), fondation et sol (2volumes),
équipements d’ouvrage (6 volumes).
WWW. Strres.org
Les fascicules Béton projeté : 8 volumes
WWW.asquapro.com
Mastère ENPC 2015-2016 Module MPREP
Cours Christian TOURNEUR

Thème :
Quand faut-il réparer ou renforcer les ouvrages ?

Maintenance, réparation et renforcement :

Ces trois mots sont souvent regroupés sous le terme générique : de travaux de réparation

L’exécution de travaux de réparation engage la responsabilité de tous les intervenants et


particulièrement celle des entreprises qui réalisent le travail.

Pour faire la distinction avec les travaux neufs, les juristes désignent les travaux de réparations
par le terme de travaux sur existant.

L’Existant: désigne les parties anciennes de la construction en l’état avant les travaux. (sur, sous
ou dans lesquels on travaille)
L’existant peut inclure les parties adjacentes à l’ouvrage et ne faisant pas partie de l’ouvrage
(comme des immeubles voisins par exemple). Il est généralement conseillé de faire un état des
lieux avant le début de travaux délicats ou pouvant provoquer des vibrations. (relevé de fissures
des ouvrages voisins par exemple).

La notion de garantie :
Elle s’applique aussi aux travaux sur existant et c’est pour cette raison que l’on distingue trois
grande catégories de travaux : Maintenance, Réparation et Renforcement
Certaines interventions n’entraînent que la garantie de la zone réparée, alors que d’autres
interventions touchent des parties essentielles de la structure et entraînent une garantie totale sur
toutes les parties de l’édifice.

Maintenance et entretien : Ces termes désignent les travaux destinés à conserver le bon
fonctionnement de la structure pour les mêmes conditions d’exploitation.
- Entretien courant (nettoyage, lavage de drain …..)
- Entretien spécialisé (changement appuis, joints…)
(Les garanties peuvent être d’une durée variable décidée contractuellement)

Réparation: Elle est nécessaire lorsque que les dégradations ont atteint un niveau qui ne permet
plus l’exploitation en service dans les conditions d’origine.
Il s’agit de ramener une structure endommagée par le vieillissement ou accidentellement à son
niveau de service initial. (la garantie s’applique généralement qu’à la partie refaite)

Renforcement: Il est réalisé pour augmenter la capacité de l’ouvrage car sa destination, son
utilisation, ou ses contraintes de service vont être modifiées.
Par exemple : modification d’un bâtiment d’habitation en surface commerciale, augmentation
des charges roulantes sur un ouvrage d’art … (la garantie s’applique sur l’ensemble)

1
Le coût de la vie d’un ouvrage :
La prise en compte de la maintenance et de l’entretien joue un rôle prépondérant dans le coût
final d’exploitation d’un ouvrage.
La conception de l’ouvrage et le choix des matériaux employés déterminent la périodicité des
travaux de maintenance.
La non réalisation des travaux normaux d’entretiens entraînent des dégradations dont le coût de
réparation est plus important que la somme des frais non engagés pour réaliser les travaux
d’entretiens périodiques.
Le coût de la vie d’un ouvrage est une question de conception adaptée aux travaux d’entretien,
et aussi du soin porté au moment de sa construction. (Par exemple : accès faciles aux endroits
nécessitant une maintenance, une surveillance accrue pendant les travaux, un choix de matériaux
de qualité ….)

Si l’on considère pour un ouvrage neuf que sa valeur d’usage vaut 100% à la construction, et que
cet ouvrage se dégrade au fil du temps, on devra déclancher des interventions d’entretiens
périodiques pour le maintenir à son niveau de service d’origine.
Ces dépenses d’exploitations sont prévisibles et normales, elles devraient faire l’objet d’un
« manuel d’entretien » avec périodicités prévues dés la conception.

Le coût de ces entretiens est très inférieur au coût de remise à niveau d’ouvrage n’ayant pas été
entretenu.

Graphe de principe de comparaison des coûts de maintenance comparés avec un coût de


remise à niveau.

Niveau de service

100%

Coût maintenance

Coût réparation lourde

Temps de vie

2
Comment aborder le problème de la réparation ?
Le schéma idéal est une structure suivie depuis son origine dont on aurait fait un point zéro à la
construction et dont l’évolution aurait été évalué au fil du temps par une instrumentation
mesurant les variations d’état de contraintes, de géométrie, de corrosion, de fissurations etc..
Ce schéma idéaliste ne reflète en rien la réalité, et à part quelques grands ouvrages de prestige
équipés de divers capteurs et instruments de mesures, on observe les dégradations qu’au travers
de signes de faiblesses détectables visuellement lors de visite.

Les effets se voient, les causes restent à définir .

Listons en quelques unes :

Dépassements de capacité, Fluage, Relaxation, Chocs, Affaissements, Effets thermiques,


Séismes, Déformations gênées, Actions chimiques, Endommagement des matériaux, Actions
climatiques……..

En partant d’un simple constat d’observation, il faudra mener une véritable enquête de terrain
pour comprendre la ou les causes des dégradations.

Rappelons le principe fondamental d’une réparation :

Il faut isoler et supprimer la cause d’une dégradation


avant d’en réparer les effets

3
Chronologie de la démarche pour réaliser une réparation.

1ere phase : Identifier l ’ouvrage


2eme phase : Observer et noter les effets constatés
3eme phase : Analyser ce que j’ai vu pour trouver la ou les causes probables
4eme phase : Enquêter de façon approfondie ( mesures, essais…..)
5eme phase : Conclure
6eme phase : Adopter une stratégie de réparation
7eme phase : Monter un projet
8eme phase : Lancer les travaux

1ere phase : Identifier l’ouvrage

Cela revient à rédiger la fiche signalétique de l’ouvrage


- principales caractéristiques
- date de construction
- dossiers d’archive
- historique de la construction
- compte rendu de chantier
- dossier photos
- modifications éventuelles de la structure, du trafic ou des accès
- a-t-il fait l’objet d ’intervention de réparation
- connaissance du terrain, des fondations, des drainages …..
- fait-il l’objet d’une surveillance

2eme phase : Observations faites sur l’ouvrage

La première opération à effectuer : reporter sur un plan les désordres visibles


- fissures
- éclats de béton
- déformations
- etc.…
Noter les éléments relatifs à l’environnement de l’ouvrage et aux conditions d’exploitation
(Promenez-vous et examinez les environs de l’ouvrage)
- anomalies de terrain
- ruissellement des eaux
- végétation
- extraction de matériaux
- puits et station de pompage
- etc.….

3eme phase : 1ère Analyse

Cette analyse basée sur les éléments d’observation doit conduire à classer le problème et à
orienter la suite de la démarche
Quel est le problème principal ?:
- pathologie de parement
- pathologie de structure
- pathologie de fondations

4
4eme phase : Enquêter de façon approfondie (mesures, essais…..)

Pour une pathologie de parement : Connaissance des matériaux

J’engage des investigations complémentaires pour la connaissance des matériaux


- caractéristiques des bétons
- profondeur de carbonatation
- corrosion des armatures
- présence d’agents agressifs
-etc..

Pour une pathologie de structure : Connaissance de fonctionnement


Il faut déterminer l’origine des désordres qui se traduisent le plus souvent par une fissuration
- conditions d’exploitation
- effets des gradients thermiques
- cause accidentelle

Faire une vérification de la structure


- conformité des plans
- stabilité, solidité (note de calcul)

Pour une pathologie de fondations : Connaissance de fonctionnement


On engage des recherches à partir des éléments contenus dans le dossier de l’ouvrage que l ’on
complète par l’intervention d’un géomètre.

Faire une vérification des appuis (fondations piles, culées…)


- conformité des plans
- stabilité, solidité (note de calcul)
On réalise une reconnaissance géotechnique de sol (si besoin est).

5eme phase : Décision


J’effectue une synthèse des éléments d’observations et d ’investigations et je conclue sur la ou
les causes des désordres.

6eme phase : Adopter une stratégie de réparation /Arrêter une stratégie


En accord avec l’exploitant ou le maître d’ouvrage
La stratégie peut-être suivant la gravité des désordres:
- je laisse en l’état et je surveille
- je répare ce que je vois et je prends le risque d’une nouvelle intervention
- je remédie aux causes des désordres et je répare l’ouvrage
- je mets l’ouvrage en sécurité
- je démolis l’ouvrage
- etc.

7eme phase : Monter un projet : Objectif(s) fixé(s)


En fonction des conclusions et d’un cahier des charges établit avec l’exploitant:
Les objectifs sont fixés :
- augmenter la charge de service
- redonner un aspect extérieur
- remettre en conformité

5
- poursuivre l’exploitation pour une durée limitée
- répondre à des exigences de sécurité
- garder l’ossature et modifier la destination de l’ouvrage
- rester dans une enveloppe budgétaire
-etc.

Le projet de réparation
Problème de parement :
- ragréage des bétons (reconstitution de formes)
- application d’un revêtement (protéger)
- pontage ou injection de fissures (protéger, remplir des vides)
- protection cathodique (immunité des armatures)
- extraction de chlorures (dépollution)
- ré alcalinisation des bétons (régénération)

Problème de structure
- béton projeté avec ajout d’armatures (augmentation de section)
- précontrainte additionnelle (modification de fonctionnement)
- structure métallique additionnelle (modification de fonctionnement)
- éléments collés (armatures additionnelles)
- vérins plats (réorganisation des efforts)
- injection de fissures (rétablissement d’une section)

Problème de fondations
- reprise en sous œuvre (transferts de charges)
- micro pieux (augmentation de capacité)
- vérinage (remise à l’aplomb, surélévation)
- drainage (assainissement, consolidation)

8eme phase : lancement des travaux


Montage du dossier d’appel d’offre (non traité dans ce cours)
- CCAG
- CCTP (le dossier technique doit reprendre impérativement les éléments de l’étude et fixer
clairement les objectifs et performances à atteindre définies par l’étude pour autoriser les
variantes).
- Définir un budget :
Les travaux sur existant laissent toujours une part importante d’aléas qu’il faut prévoir au
budget, il est en effet difficile de prévoir lors des inspections aussi détaillées soient elles,
les vices cachés d’une structure observée souvent de loin.
Ne pas hésiter à prévoir des essais de convenance in situ et contradictoires entre le maître
d’œuvre et l’entrepreneur au début des travaux de façon à valider les techniques, les
produits, ainsi que le personnel de mise en œuvre.
Lors de l’exécution des travaux de réparation, le contrôle jouera un rôle prépondérant, ce
poste doit être généralement renforcé par rapport aux travaux neufs.

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Réparations du matériau béton
La corrosion processus de dégradation, effets et réparations

Christian TOURNEUR
Mastère ENPC
Mastère 2012-2013
ENPC 2015-2016 module MPREP

CORROSION
• Le cycle naturel du fer

Minerai
Fe203

CORROSION Vengeance de la
nature Haut
fourneau

Exposition à
contre l’homme
l’atmosphère Barre Réduction
Lingot
Sels Eau

Produit final
Plaque
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CORROSION
• Processus de corrosion
Composition de la matière
(Atomes)

À pH 0-7 H+ + e- 1/
2H2
À pH 8-14 O2 + 2H2O + 4e- 4OH-
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CORROSION
• L’acier dans le béton
Le béton protége l’acier
Mais cette protection n’est que temporaire

Le béton est poreux 15 à 20% de vide


Air et humidité pénètrent Corrosion atmosphérique
CO2 pénètre Carbonatation Dé passivation
Cl- pénètre Concentration humide Piqûres
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CORROSION
• L’acier dans le béton
Le p H élevé du béton protége l’acier
Solution interstitielle très basique (pH=12-13)

Formation d’une couche d’oxyde fermée, adhérente et stable:


L’acier s’auto-protége

Oxyde Oxyde
ferrique ferreux
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CORROSION
• L’acier dans le béton

Pénétration de CO2 (Carbonatation):


Ca(OH) 2 + CO2 CaCO3 + H2O
Le pH passe de 13 à 8
la couche d’oxyde devient instable les oxydes deviennent expansifs
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CORROSION
• L’acier dans le béton

Chlorures:

Concentrent l’humidité réaction localisée avec les


oxydes de fer
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CORROSION
• La dégradation au fil du temps
Incubation stable si l’état du béton est maintenu entretien
Amorçage blocage des réactions + protection béton
Corrosion réparation béton + protection acier
Destruction réparation béton et acier + protection acier

Dégradations
Visible à l’oeil

Naturel + entretien

Passivité

Temps d’incubation amorçage corrosion destruction


Temps
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CORROSION
• Le diagnostic
Évaluer les risques de corrosion:
Mesure des potentiels Ecor
Risques de corrosion
•-150mV = 0%
•-250mV = 50%
•-350mV = 90%

Mesure du courant de corrosion Icor


Permet de pronostiquer la vitesse de dégradation
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CORROSION
• Le diagnostic Évaluer la pollution:

Profondeur de carbonatation
Profil de carbonatation
Réactif coloré
pH Graphe profil de Carbonatation
14
13
12
11
10
armature

9
8
7
6
mm
0 5 10 15 20 25 30 35
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CORROSION
• Le diagnostic Évaluer la pollution:
Cl- = % Graphe profil de Cl-
1.8
1.6
1.4
1.2
1.0
armature

0.8
0.6
0.4
0.2

mm
0 5 10 15 20 25 30 35
% Cl- admissible =
0.6% du poids de ciment
Cl- = % Graphe profil de Cl-
1.8
1.6
1.4
1.2
1.0
armature

0.8
0.6
0.4
0.2

Dosage des chlores et mesure du pH mm


0 5 10 15 20 25 30 35
Photo Freyssinet
Mastère ENPC
Mastère 2012-2013
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CORROSION
• Segmentation des techniques

GRADES I II III IV

Temps d’incubation amorçage corrosion destruction

Bon béton Peinture Ragréages

SOLUTIONS Bon enrobage Inhibiteur REGEBETON

Minéralisant Anodes Protection


sacrificielles cathodique
Peinture courant imposé
REGEBETON

Le choix d’une technique de réparation se


fait d’après le diagnostic.
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CORROSION
• Choix des techniques de réparation
Carbonatation Peintures OUI si pas de remontés capillaires
Inhibiteur OUI après essai de convenance et contrôle de pénétration
REGEBETON OUI effets mesurables , pérenniser avec peinture
Anodes NON milieu faiblement conducteur
sacrificielles
Chloration Inhibiteur OUI si Cl- < 0.8% , E cor > - 350mV
NON si Cl- > 0.8% , E cor < - 350mV
REGEBETON OUI si la pollution vient de l’extérieure
NON si le béton est pollué sur toute son épaisseur
Anodes
OUI pour une faible activité
sacrificielles

La protection cathodique par courant imposé s ’applique dans tous les cas
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CORROSION (protection physique)

• Choix des techniques de réparation


PEINTURES et REVÊTEMENTS
But : Empêcher la pénétration d’eau et de substances
agressives
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CORROSION (protection chimique)

• Choix des techniques de réparation


INHIBITEURS de CORROSION
But : Ralentir ou bloquer les
réactions électrochimiques

L’imprégnation Aspersion
se fait de la
lentement surface

Molécules
Béton
Acier
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CORROSION (traitement électrochimique)

• Choix des techniques de réparation


Ré-alcalinisation REGEBETON
But : Recréer un milieu passivant au voisinage des aciers

+ Electrolyte Anode OH -
Na+ Na+
v OH- OH- OH- OH- OH- pH 12
Cathode Acier
Acier Zone ré-alcalinisée
- OH- OH- OH- OH - OH-
pH 8

Formation de OH-
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CORROSION (traitement électrochimique)

• Choix des techniques de réparation


Dé-chloration REGEBETON
But : Éloigner les ions Cl- du voisinage des aciers

+ Electrolyte Anode

v Cl- Cl- Cl- Cl- Cl- Cl-

- - - - - - - Cathode
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CORROSION (protection galvanique)

• Choix des techniques de réparation


ANODES SACRIFICIELLES DISCRETES
But : Un métal (Zn, Mg ou Al ) placé dans le béton se
sacrifie, relié à la barre d’acier, il distribue des électrons

e- +
e-
e- e- e- e- e- e-
- - - - - -
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CORROSION (protection galvanique)

• Choix des techniques de réparation


ANODES SACRIFICIELLES DE SURFACE

Métaux projetés en
surface par torche
plasma

crédit photos Freyssinet France


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CORROSION (courant imposé)

• Choix des techniques de réparation


PROTECTION CATHODIQUE
But : Un courant appliqué met les armatures en état d’immunité
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CORROSION (courant imposé)

• Choix des techniques de réparation


PROTECTION CATHODIQUE

Pose de l’anode
(titane)

crédit photo Freyssinet Hong Kong Connexion des anodes


Réparations du matériau béton
Réparer le béton en surface et en profondeur

Christian TOURNEUR
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
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Réparations courantes des ouvrages


Les réparations en surface
(Comment aborder le problème)

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Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP
• Courbe de dégradations d’un ouvrage au fil du temps
Durabilité
Pas visible mais
Les couches
mesurable
protectrices se
détruisent

Dégradations
Dégradation
Un capital santé que l’on Visible à l’oeil
va perdre
Sans maintenance

Seuil de pH 9

passivité
Acier en état
pH 13
Temps d’incubation amorçage corrosion destruction
d’immunité
Temps
De 60 à 80 ans
Mastère ENPC
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ENPC 2015-2016 module MPREP
2013-2014
Durabilité
Quelle en est l’approche scientifique actuelle ?

Conception d’ouvrages
Evolution des matériaux

Organismes institutionnels
Laboratoires
Universités
Associations
Syndicats de constructeurs
Constructeurs

Règles applicables
Les bases : Retour d’expériences . Méthodes d’essais . Eurocodes
Classes d’exposition. Qualité béton Norme EN 206-1
Ouvrages neufs
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ENPC 2015-2016 module MPREP
Durabilité
Le béton est un matériau hétérogène poreux et micro fissuré
Réparation:
Il faut compenser les défauts des matériaux de l’époque.

MuCEM Marseille 2013


Béton BEFUP
Architecte : Rudy RICCIOTI

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Durabilité
Vieillissement

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Durabilité des réparations

CEREMA

Réflexions sur
PROTECTION
DES OUVRAGES

Solutions
conservation

Reproduit par Freyssinet avec l’autorisation de Monsieur AUBAGNAC du CEREMA

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Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP
Durabilité des réparations (évaluation)
CEREMA

Exemple
Pénétration de Cl -

Reproduit par Freyssinet avec l’autorisation de Monsieur AUBAGNAC du CEREMA

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Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2013-2014
Durabilité des réparations (choix des produits)
Concevoir les réparations des structures en béton de façon durable

Les produits de réparation doivent avoir des fonctions qui


compensent les défauts du béton existant.
• La norme NF EN 1504 définit le marquage CE des produits (performances fonctionnelles).
• La prescription doit donner l’orientation fonctionnelle pour permettre un choix judicieux de
produits.
• Les nouvelles normes NF 95 103 et 95 101 fixent un niveau de qualité de produits et
d’application pour les OA.

Les points clefs


• Bien identifier les défauts utiliser le bon langage
• Faire le bon choix des produits en fonction de la pathologie
• Utiliser la bonne méthode
• Appliquer dans les règles de l’art les produits
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Règles professionnelles

STRRES
Syndicats de réparateurs
Editions de guides pour la Les règles de l’art
réparation des bétons dégradés doivent être claires
http://www.strres.org/

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Mastère ENPC
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Norme Européenne NF EN 1504 : Classification fonctionnelle
des produits

Principes (1 Protection contre les risques de pénétration )


Méthodes (1.2 revêtement de surface avec ou sans capacité de pontage)
Performances + Essais qualifiants
Le marquage CE est un enregistrement Européen de
produits par type d’utilisation obligatoire depuis 2010.
Ce n’est pas une reconnaissance de qualité
Degré d’exigence pour OA en France:
Fascicule 65 + GA P 18 902 + norme NF P 95 103
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Normes Françaises d’application :
Réparation des endommagements de surface du béton
(Ragréages)

Norme NF P 95 101
Directive Nationale
fixe les niveaux de performances,
recommandations et techniques de
mise en œuvre pour les ouvrages
d’art.

En cours de révision
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
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Domaines d’application performances des produits

Tableau de la norme NF P 95 101

1
Mastère ENPC
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Norme Française d’application :
Traitement des fissures et protection du béton

Norme NF P 95 103
Directive Nationale
fixe les niveaux de performances,
recommandations et techniques de
mise en œuvre pour les ouvrages
d’art.

En fin d’enquête pubique édition 2014


Mastère ENPC
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Les protections généralisées


(selon classement NF EN 1504) et Norme NF P 95 103
Approche performantielle des produits
Mastère ENPC
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Gestion de ces critères par l’entreprise
Faire des réparations pérennes de structures en béton

L’approche FREYSSINET:
Une sélection judicieuse de produits conforment aux normes
et des équipes formées
1. Des solutions durables (gestion des retours d’expérience)
2. Une sélection de produits compatibles (essais de laboratoire)
3. Des produits avec des fonctions complémentaires (selon marquage CE)
4. Une approche globale pour définir des systèmes (appelés SOLUTIONS)
5. Un engagement et une responsabilité totale sous un Label de marque

SOLUTIONS
Fiche en cours

1
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP
Exemples
Ce qui est simple n’est pas forcément facile ! « Le
Endommagements dus à la corrosion ragréage».
des armatures
Préparation : enlèvement du béton
Ce qu’il ne faut pas faire

Ce qu’il faut faire

Enlèvement :
• mécanique et à percussions + lavage
haute pression 15 MPa
• Hydraulique à très haute pression 90
à110 MPa
Extrait
Annexe de la norme 1504 -10
ENEN1504-10 page 43

1
Mastère ENPC
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ADHERENCE

Produits de synthèse: Produits base ciment:


Une vraie adhérence Pas d’adhérence
si les règles de un enracinement sous
préparation sont certaines conditions
respectées
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
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Revêtements pelliculaires :
A base de ciment ou synthétiques

Objectifs :
•Réduire les porosités
•Éviter la pénétration d’eau

Fissures de faïençage
Fissures superficielles
généralement dues au retrait

Alcali-réaction
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Pontage des fissures :


A base produits synthétiques :
Le calfeutrement :
Objectifs : L ’ouverture de la rainure doit être = 2/3 de la profondeur

•Laisser libre la fissure


•Éviter la pénétration d’eau

Feuille de rupture
d ’adhérence
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Injections des fissures :


A base produits synthétiques ou de ciments sur-broyés:
Objectifs :
•Bloquer les mouvements poste d’injection
•Éviter la pénétration d’eau

Mesure des fissures


Mastère ENPC
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Ragréage des surfaces (sans aciers apparents):

A base produits synthétiques ou de mortiers de ciments:


Objectifs :
•Reconstituer des formes
Épaufrures sans armature apparente

•Respecter l’esthétique
Le repiquage du béton doit
être fait perpendiculairement
Bullage de surface au sens des efforts.

Nids de cailloux
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
ENPC 2015-2016 module MPREP

Repiquage du béton
Ragréage

Repiquage
Mastère ENPC
Mastère 2014-2015
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Ragréage des surfaces (avec aciers apparents):

A base produits synthétiques ou de mortiers de ciments:


Objectifs :
•Reconstituer des formes
•Respecter l’esthétique
•Éviter la corrosion
Mastère ENPC
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Repiquage + Ragréage
Mastère ENPC
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Attention !!
Formation d’anodes induites

Déplacement du problème
dans la zone d’à côté
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Faible enrobage des armatures

Passivant d’armature Fermeture


Réparations structurelles des ouvrages en béton
La précontrainte additionnelle

Christian TOURNEUR
Mastère ENPC
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Précontrainte Additionnelle

COUPE SUR DEVIATEUR COUPE SUR ANCRAGE

160.0mm
Principes

20.0mm
85.0mm
110.0mm
410.0mm

40.0mm
540.0mm
315.0mm
450.0mm
750.0mm

750.0mm

Ancrage d'extrémité
Serrage transversal par
4 barres Macalloy D=32mm
P*sinµ P*sinµ P*sinµ

P*sinµ Déviateur intermédiaire


ELEVATION Plaqué en sous face de poutre
Pose sur bain de mortier sans retrait

20.00mm
40.00mm
6.12°

400.00mm

Cable de précontrainte
3C15 de chaque côté de la poutre
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Ouvrages à poutres
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Ouvrages en caisson
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Ouvrages en caisson

Carottage
des âmes

Massif d ’ancrage

Déviateur et
ancrage
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Ouvrages circulaires

Silos de Brest
Silos
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Ouvrages circulaires

Ancrages spécifiques pour


précontrainte circulaire
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Ouvrages circulaires

Cerclages et raidisseurs Château d ’eau de Louzac


Cheminée LAFARGE précontrainte extérieure
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Ouvrages circulaires

Château d ’eau de Lescar précontrainte


Réservoir de Pressigny
extérieure
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Ouvrages du bâtiment

Renforcement de poutres de
plancher

Renforcement de
poutre cantilever
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Ouvrages du bâtiment

Ancrages spécifiques pour


précontrainte du bâtiment
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Ouvrages du bâtiment en bois

Ancrages spécifiques pour


précontrainte du bois
Réparations structurelles des ouvrages en béton
Le vérinage des structures

Christian TOURNEUR
Mastère ENPC
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VERINAGES ET MANUTENTIONS

Levage Assisté par Ordinateur


Vérinage et Descente
Vérins Plats
Levage par câbles
Poussage et Ripage
Dé construction d ’Ouvrages
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Levage assisté par Ordinateur

Automate LAO Vérins et équipements


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Vérinage pour changement d ’appui

Descente de tablier
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Levage de cuve
de réservoir
en service

15 m
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Surélévation d’édifices

Relevage d ’un
pavillon de 80 cm
Mastère ENPC
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Vérins plats

Mise en charge d ’appui par


bloc vérin plat

Décintrement de voûte
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Levages par câbles


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Poussages d’ouvrages

Ripage PI SNCF sur A12

Poussage passerelle à Nanterre


Mastère ENPC
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Déconstruction d’ouvrages

Délançage d ’ouvrage sur cintre


Démontage de
voussoirs avec
équipage
Mastère ENPC
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Déplacements de monuments

Déplacement de
façade à Paris
(rue d’Aligre)
Réparations structurelles des ouvrages en béton
Béton projeté

Christian TOURNEUR
Mastère ENPC
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• Les techniques du béton projeté

,QYHQW«HVHQ
(OOHVVHUYHQW¢ODPLVHHQĕXYUHGXE«WRQVDQV
XWLOLVHUGHFRIIUDJH
,OH[LVWHGHX[P«WKRGHVGHE«WRQSURMHW«
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ವ /DP«WKRGHSDUYRLHVªFKH
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/DP«WKRGHSDUYRLHKXPLGH

Pompe
Air comprimé

/DP«WKRGHSDUYRLHVªFKH

Silo

Machine à projeter

Eau
Air comprimé
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• Béton projeté voie sèche

Pour la réparation des béton, on utilise


/DP«WKRGHSDUYRLHVªFKHPourquoi?
/DP«WKRGHSDUYRLHVªFKH
• Le béton sec transporté par l’air à grande vitesse (180m/s)
Plus d’énergie Meilleures compacité et adhérence
• Les frottements dans les tuyaux sont faibles
Tuyauterie plus petite Transport de plus longue distance
• Le transport se fait sous faible pression ( 6daN/cm²)
Tuyaux plus souples Meilleure sécurité
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• Béton projeté voie sèche


Adhérence

Les éléments les plus Dans le matelas formé L’adhérence est


fins restent collés. les éléments de plus en mécanique
plus lourds viennent
Ceux de plus grande
s’enchâsser.
énergie rebondissent et
compactent les plus fins
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• Béton projeté voie sèche


Compacité du béton
La compacité est optimum, la couche d’accrochage
se fait naturellement.
Pour un béton sec dosé à 400kg/m3 de ciment, on
peut mesurer :
• en I un dosage de 800kg /m3 de ciment.
• en II un dosage de 600kg /m3 de ciment.
• en III un dosage de 400kg /m3 de ciment.

III II I

La rupture se fait toujours dans le béton ancien


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• Béton projeté voie sèche


Objectifs

Les objectifs sont: soit de reconstituer des formes, soit d’ajouter


de la matière sur une structure existante.
Dans les deux cas le monolithisme est recherché.
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• Béton projeté voie sèche


Ferraillage
Les dispositions constructives doivent
être adoptés pour la bonne liaison et les
transferts vis à vis du ferraillage existant.

• Pose de connecteurs.
• Scellements de barres.
• Épinglage.
• Pose de cadres
• Écartement permettant la
projection.
Mastère ENPC
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• Béton projeté voie sèche


Réglages
(facteurs de réussite)

Il faut de l’air

La quantité d’air dépend :


• Du type de machine
• Du diamètre de tuyau
• De la longueur de tuyau
• De la dénivelée
Mastère ENPC
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• Béton projeté voie sèche


Réglages
(facteurs de réussite)

Il faut de l’eau

La pression d’eau doit toujours être


supérieure à la pression d’air
L’utilisation d’un surpresseur est
indispensable
Mastère ENPC
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• Béton projeté voie sèche


Le geste

Il faut des hommes

85% de la réussite
dépendent de l’opérateur
Mastère ENPC
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Renforcement de petites poutres
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Projections créatives
Mastère ENPC
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Renforcements de façades
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Renforcements de canaux
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Tunnel, robot en action
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• Béton projeté voie sèche


Exemples
Tunnel
Tunnel,sous Manche
robotlaen action
Réparations structurelles des ouvrages en béton
Renforcements par armatures additionnelles collées
( COMPOSITES)

Christian TOURNEUR
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• Qu’est ce qu’un composite ?


Matériau formé par plusieurs composants, le plus souvent des
fibres maintenues par une matrice (résine ou autre).
Les caractéristiques mécaniques des composites dépendent:
•Des fibres
•De la matrice
•Du taux d’imprégnation

Lames LFC Profilés JFC Tissus TFC - TFK


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• Produits (que choisir ?)

TFC : Tissu Fibres Carbone

TFK : Tissu Fibres Kevlar

LFC : Lame Fibres Carbone

JFC : Jonc Fibres carbone


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• Un formidable outil de réparation


Le principe: ajouter de la matière résistante dans
les zones tendues par simple collage.

Renforcement collé

Tissus Lames Joncs


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• L’entraînement se fait par cisaillement

Longueur d’ancrage = 10cm

Contrainte d’entraînement sur béton


Pour une force égale de 5000daN

LFC largeur 25mm à plat τb = 20 MPa

TFC largeur 75mm à plat τb = 6 MPa

JFC ∅ 6 mm engravure 4x4cm


τb = 4 MPa
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• Pourquoi différents types de composites?

TFC s’adapte aux défauts de


planéité des supports:
Module élastique = 105GPa

LFC, rigide, mobilise plus vite


les efforts:
Module élastique = 180GPa
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JFC rigide, se pose en engravure


ou en forage
Module élastique = 170GPa

TFK résistant aux chocs, protége


les bétons des endommagements
Module élastique = 80GPa
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COMPOSITES TFC
• Réparation du béton Flexion:
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COMPOSITES TFC
• Réparation du béton Efforts tranchants:
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COMPOSITES TFC
• Réparation du béton Confinement poteaux:
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COMPOSITES TFC
• Réparation du métal
Profilés non soudables
:
Mastère ENPC
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COMPOSITES TFC
• Réparation de la maçonnerie

350daN 650daN

550daN
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COMPOSITES TFK
• Prévention des chocs
Mastère ENPC
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COMPOSITES LFC
Mastère ENPC
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COMPOSITES JFC
• Clouages, assemblages et renforcements

Scellement après forage Scellement en engravure

τ= 500MPa
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COMPOSITES JFC
• Haubans d’ouvrages
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COMPOSITES
• Mèches d’ancrage et de couture
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Merci pour votre attention