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livre « GRANDS ARRETS Le gouvernement a décidé par décret maintient fermeture des


de la jurisprudence discothèques sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement a les
administrative » de Dalloz – pouvoirs pour adopter un certain nombre de mesure pour lutter contre la
Grands arrêts – 22e édition propagation du coronavirus. Il dispose ainsi d’un pouvoir règlementaire
pour fermer certains établissements et prévenir la diffusion du virus. On
(référence Moodle) est dans le cadre d’une action de police administrative. Une des
fonctions du gouvernement est d’agir en amont.
Droit administratif jacques
Décret du 10 juillet 2020 : discothèques restent fermées.
petit et pierre Laurent frier
« droit administratif » LGDJ Pour les gérants cela porte une atteinte très grave à leur liberté dont
– 14e édition principalement celle de la liberté d’entreprendre : conséquences
dramatiques sur leur commerce. Les gérants on introduit un recours devant
50% NOTE TD : contrôle de le Conseil d’État pour contester le règlement du gouvernement pour la
connaissance – 50% fermeture des ERP (établissement qui reçoivent du public).
EPREUVE FIN DE Pour ce recours ils ont utilisé une procédure d’urgence : la procédure
SEMESTRE = commentaire du référé (procédure permettant de demander au juge qu’il ordonne des
d’arrêt mesures provisoires mais rapide tendant à préserver les droits du
demandeur) liberté. Demandent au CE de suspendre le décret
qui maintient fermer les discothèques sur tout le territoire. Ils ont dvpé un
certain nombre d’arguments juridiques : atteinte à leur liberté de commerce et idée selon laquelle l’interdiction
générale pour TOUTES les discothèques était injustifiée et qu’il aurait été possible de prendre des mesures
préventives d’encadrement moins strictes, des moyens autres que la fermeture pure et simple. Ils disaient que la
mesure était trop générale, pas assez circonstanciée. Ils disaient être victime d’une certaine inégalité de
traitement avec transfert d’activité vers les bars.

Le CE a dû se prononcer sur ce recours en référé liberté : CE Ordonnance 13 juillet 2020 – Société


PLAZA (arrêt porte souvent le nom de la personne qui est à l’origine du recours). Dans cette décision, le CE
rejette le recours. Il considère que le gouvernement n’a pas violé les libertés des gérants de disco en adoptant ce
type de mesure « Eu égard au caractère clos des établissement en cause, du caractère physique de la danse. ». Le
CE met en balance l’objectif de santé public avec l’atteinte aux libertés d’exploiter le commerce. Dans cette
conciliation/mise en balance le CE va vérifier si le gouvernement n’est pas allé trop loin par rapport a l’objectif
poursuivi. Il prend des éléments concrets : gestes barrières difficilement réalisable dans un contexte festif :
« difficulté à garantir le port du masque ou les règles de distanciation sociales ». Risque de foyer infectieux.
Le recours est donc rejeté, rejet du référé PLAZA.

Il existe un principe essentiel en droit administratif il s’agit du principe de proportionnalité : toutes les mesures
que les pouvoirs publics prennent doivent être proportionnées. Pose à l’État la charge de démontrer que toutes
les mesures prises sont proportionnées. Il doit être en mesure d’apporter la preuve devant le juge que la mesure
prise était la seule possible au regard de la situation.
 Droit administratif : bcp de mise en balance de l’intérêt général et des libertés.
Question de l’impartialité du CE : pour qu’il y ait justice, il faut une justice impartiale. Le CE en tant que juge
est indépendant, il lui ait arrivé à plusieurs reprises de suspendre des décisions du gouvernement. Ex :
réouverture des lieux de culte.
CE : une fois qu’il s’est prononcé, affaire close. Dernière juridiction.
Le droit administratif est vécu comme une mesure venant du haut, de l’État. En effet l’état dispose de
prérogative et peut prendre des mesures contraignantes. Cependant pèse aussi toute une série de contraintes sur
l’État qui ne pèsent pas sur les particuliers. Le droit administratif n’est pas qu’un droit de puissance
publique mais aussi un droit de contrainte qui va peser sur le droit administratif. Il va astreindre l’État à
respecter certaines règles qui ne pèsent pas sur les particuliers. Par ex : la continuité
de l’État = principe de continuité qui fait qu’on est en mesure d’exiger pour un certain nombre de services qu’ils
fonctionnent continuellement. C’est donc un droit qui doit se voir de deux façons.
Marseille et Aix : recours au tribunal administration qui a rejeté le recours pour fermeture des bars et resto.
Qu’est-ce que l’administration publique ?
L’administration publique peut renvoyer à plusieurs définitions :

 C’est un ensemble d’organes par lesquels sont conduites et exécutées les taches publiques.

 Quand on parle d’administration publique, on peut avoir deux points de vue : fonctionnel et organique.

A) Administration publique d’un point de vue fonctionnel (administration = ensemble d’activités.)

L’administration publique joue deux rôles : 


a. Le maintien de l’ordre public
L’ordre public est l’état de paix interne, l’ordre minimal qui doit exister dans nos sociétés pour qu’elles
fonctionnent. C’est à l’administration publique que revient de le maintenir, elle doit combattre tout ce qui peut
porter atteinte à l’ordre public. Elle doit faire en sorte que matériellement soit observé un état de paix dans la
société.
Juridiquement, l’ordre public à trois composantes : la sécurité publique, la tranquillité publique et la
salubrité/santé publique. Elles doivent être garanties.

 Sécurité publique : code de la route par ex, qui permet de maintenir la sécurité publique.
 Tranquillité publique : il incombe aux personnes publiques de faire en sortes qu’elle soit maintenue.
Ex : rave party soumise à autorisation.

 Salubrité publique/ santé publique :il incombe à l’État et au maire de faire en sorte que la SP soit
maintenue par des mesures. 
Le maintien de l’ordre public nécessite :
 L’intervention du législateur : loi votée par le parlement

 Juge répressif/pénal : punir les personnes qui ne respectent pas les règles, pouvoirs répressifs du juge.

 L’administration publique : elle doit compléter la loi avec des règlements (ex : décret fermant les
discothèques), des décrets d’application. Elle peut aussi adopter sans loi préalable des règlements. Constitution
du 4 octobre 58 contient article 37 qui autorise le Premier ministre et gouvernement à adopter des décrets et
règlements autonomes, indépendamment des lois. Elle agit de manière concrète et matériellement en menant des
opérations (ex : véhicule mal garé à la fourrière) pour maintenir l’ordre public.
Juridiquement, l’activité que mène l’administration pour maintenir l’ordre public est la police administrative.
Elle se distingue de la police judiciaire qui a un rôle répressif.
La police administrative doit prendre les mesures pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de troubles à l’ordre
public. Activité qui consiste à avoir un rôle préventif, avant, c’est de la prophylaxie, avant que les troubles
arrivent. Si malgré cela il y a des troubles, on va vers la police judiciaire, qui est répressive.
 Si pas d’ordre public, société en perdition, ne peut fonctionner.

b. Assure la satisfaction des besoins d’intérêts général


En foncions des pays et des moments historiques, l’administration/état prend plus ou moins en charge des
activités d’intérêt général. Autrefois l’état gendarme : ne prend en charge que certaines activités par ex
l’enseignement primaire à partir de la IIIe République. L’état va prendre de plus en plus de besoins d’IG en
charge. Se développe une intervention publique/service public à côté du service privé.
Ex santé : de plus en plus d’initiatives publiques. Arrêt CASANOVA du CE : commune corse qui avait dvppé
une assistance médicale gratuite. On a donc observé un certain nombre d’initiatives de santé se développer.
L’état gendarme a laissé à place à l’Etat providence. Autre ex : domaine de la culture : activités culturelles au
cours du 20e : service public culturel.
En fonction des époques, les besoin d’ig varient. De plus en plus de besoin d’ig ont été pris en charge par
l’administration. Cela donne lieu a toute une série de décisions du juge administration qui va déterminer si telle
ou telle activité peut être considérée comme service public/ d’ig : développement jurisprudence debut 20e.
 a côté du maintien de l’ordre public on a toute une série d’autres besoin d’ig assurés par l’administration
publique. En fonction des époques ils sont considérés ou non comme des services d’ig.

B) Administration publique d’un point de vue organique (administration = ensemble de personnes.)


a. Des personnes morales
Pour mener a bien les différentes missions que l’administration donne, elle est organisée sous la forme de
personne morales de droit public (généralement) parmi lesquelles figure l’État.
L’Etat est une personne morale de droit public qui peut voir ses décisions contestées devant le juge administratif.
Le droit administratif permet aux citoyens d’attaquer l’état et demander l’annulation de certaines de ses
décisions.
Personnes morales de droit public : collectivités locales (communes département, région) par ex. Il y a aussi les
établissements publics.
Parmi les personnes morales qui interviennent dans la vie administrative il y a en plus des personnes morales de
droit public des personnes de droit privé. Certaines mission d’ig sont prises en charges par ces personnes morales
de droit privé. Ex : associations COJO (comité d’organisation des JO) en charge de l’organisation des jo =
mission d’ig
b. Les personnes physiques
Pour accomplir des missions et faire fonctionner l’état il faut des individus.
Les personnes physiques en charge d’accomplir la fonction publique sont en partie les fonctionnaires : ex prof
d’université. Ce sont des personnes titulaires.
On a aussi et de plus en plus des agents contractuels. Ils sont là pour une durée déterminée, ils accomplissent une
mission puis une fois cela fait ils ne sont plus payés par l’administration publique. On a donc deux statuts.
Cependant on a aussi toute une série d’élus : maires, président de la République par ex. Ils ne sont pas des
fonctionnaires. Ils touchent une indemnité pour exercer leur fonction d’élu, il n’est pas non plus sous contrat.