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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE DJILLALI LIABES DE SIDI-BEL-


ABBES
Faculté de Technologie
Département d'Électrotechnique

Projet de Fin d’Etude présenté par :

Melle AGHA Imane

Melle BELHADJ Rachida

Pour l'obtention du diplôme de :

Master en réseaux électrique


Parcours : Electrotechnique
Intitulé du mémoire :

Analyse des performance dynamique des


fermes éoliennes à base des machines
asynchrone à double alimentation

Présenté devant le jury composé de :

Dr. BOUHAMAMA Mohammed Maître de Assistant A (U.D.L. Sidi Bel-Abbès) Président


Dr. NEMMICHE Said Maître de Conférences B (U.D.L. Sidi Bel-Abbès) Encadreur
Pr. MAAMAR Mohammed. Maître de Assistant B (U.D.L. Sidi Bel-Abbès) Examinateur

Soutenu en : Juin 2018

I
Remerciement
Tout travail réussi dans la vie nécessite en premier lieu la
Bénédiction de Dieu, et ensuite l'aide et le support de plusieurs
personnes. Nous tenons donc à remercier et à adresser notre
reconnaissance à toute personne qui nous a aidé de loin ou de
près afin de réaliser ce travail.

Nous exprimons ici notre profonde reconnaissance à l'égard


de notre promoteur Dr. NEMMICH Saïd . Il a su nous orienter
dans la recherche de notre thème. Les conseils et les
encouragements qu'il nous a jamais cessé de prodiguer sont
inestimables. Sa patience et sa compréhension nous ont permis
d'avancer et de terminer notre mémoire.

Que le docteur BOUHAMAMA Mohammed trouve ici


l'expression de notre remerciement pour l'intérêt qu'il a porté à
ce travail. Nous le remercie vivement d'avoir accepté d'être le
président du jury de ce mémoire.

Nous remercions bien chaleureusement Dr. MAAMAR


Mohammed, pour ses qualités humaines et scientifiques qui
nous ont donné courage, conscience mais surtout esprit de la
recherche scientifique. Un grand merci pour l'honneur qu'il
nous a fait pour avoir accepté d'examiner ce mémoire et de
participer au jury.

II
Dédicace
Remerciements et louanges à Dieu Tout Puissant pour m'avoir donné
la foi et la force d'accomplir ce modeste travail.
Prière et Salut soient sur Notre Cher Maître & Prophète "
Mohammed " et sur sa famille et ses fidèles compagnons.
Je dédie ce modeste travail à :
Ma douce mère Fatiha en reconnaissance des sacrifices qu'elle a fait pour
nous tracer un chemin dans cette vie. Que vie nous donne temps pour la
remercier ! C'est grâce à son amour infini, sa patience, son inestimable aide et
ses conseils que ma vie s'est construite !
Mon formidable père et guide Noureddine qui m'a ouvert les yeux sur la
science et l'histoire et m'a poussé dans le domaine de recherches et du travail et
qui n'a pas cessé de m'encourager tout au long de mon parcours.
J'adresse mon grand amour à mes chères parents, mes frères Frouk, Hadj
Djelloul et mes sœurs Wissem , Samia et son fils Issam Moatez Billah ,
son maré Fthi ,et à la famille AGHA et la famille
BENMOSTAPHA . C'est grâce à leurs amours et leurs sacrifices que
ce mémoire a été mené à bout enfin. Mon plus grand souhait dans cette vie, c'est
de les voir toujours à côté de moi, en bonne santé, heureux et que la paix soit avec
eux.
Mes vifs remerciements vont également à ma binôme :Belhadj
Rachida et à tous mes amies intimes Amira , Amina , Imane et Halima,
Fatima pour l'appui moral qu'ils m'ont témoigné et les encouragements qu'ils
m'ont offerts.
Imane .
III
Dédicace
Je remercie dieu le tout puissant pour m'avoir donné toute la force et le
courage pour faire aboutir ce travail
Je dédié ce modeste travail :
A la raison de ma vie.
A la prunelle de mes yeux.
Et à la joie de mon âme.
Aux plus chères personnes au monde.
A mes adorables parents : A ma maman Safai , à mon papa Mansour
A mes chères sœurs : Horia et ses enfants Mohamed et Wissal
Hidayat et ses enfants Mansour et Hadjer
En particulaire : Imane et Hanane
A mes chère frère : Walid Nasro, et Tayab
A mes oncles et leurs enfants , À mes tantes et leurs enfants
A toute la famille BELHADJ
Dédicace spéciale à mon ami hicham
A ma meilleur binôme : Agha Imane
. A mes collègues :Imane,Amira ,Halima ,kaltom et fatna
A tous ceux qui m'ont aidée et soutenue tout au long de cette recherche
Rachida

IV
Résumé
Ce travail présente d’abord une généralité sur les énergies renouvelables et surtout l énergie
éolienne , l’étude et l’utilisation de la génératrice asynchrone a double alimentation dans la
production de l’énergie éolienne , en ce qui concerne la modalisation et la commande de La
MADA . Cette étude a été conclue par des résultats de simulation comparés à ceux de
l’expérience, pour une validation des modèles.

‫الملخص‬

‫ دراسة واستخدام المولد‬،‫يقدم هذا العمل في المقام األول عمومية عن الطاقات المتجددة وخاصة طاقة الرياح‬
‫ اختتمت هذه الدراسة من‬.‫ فيما يتعلق بالتشكيل والتحكم من مدى‬،‫غير المتزامن مع التغذية المزدوجة في إنتاج طاقة الرياح‬
‫ من أجل التحقق من صحة النماذج‬،‫خالل نتائج المحاكاة مقارنة مع تلك التجربة‬

Mots clé : Machine asynchrone à double alimentation ( MADA)

V
SOMMAIRE

VI
Sommaire
Remerciement .............................................................................................................................. I
Dédicace ................................................................................................................................... III
Résumé .................................................................................................................................. V
Sommaire ................................................................................................................................VII
Liste des figures ........................................................................................................................ X
Liste des tableaux ....................................................................................................................XII
Introduction Générale ................................................................................................................. 1
Chapitre I Les Energies Renouvelables................................................................................. 3
I.1 Introduction ................................................................................................................. 4
I.2 Génération d’énergie renouvelable .............................................................................. 4
I.3 Sources D’énergie Renouvelable................................................................................. 4
I.3.1 Source Hydraulique .............................................................................................. 5
I.3.2 Source Solaire ...................................................................................................... 6
I.3.3 Source Marin ........................................................................................................ 8
I.3.4 Source biomasse ................................................................................................... 8
I.4 La production d’électricité d’origine renouvelable mondiale ................................... 10
I.5 Les avantage des énergies renouvelables .................................................................. 11
I.6 Les inconvénients des énergies renouvelables .......................................................... 12
I.7 Source éolienne.......................................................................................................... 14
I.7.1 Etude sur le vent ................................................................................................. 15
I.8 Extraction de l'énergie apportée par le vent............................................................... 23
I.8.1 Energie cinétique d'une colonne d'air – Puissance théoriquement disponible ... 23
I.8.2 Puissance de vent récupérable – Limite de Betz ................................................ 24
I.8.3 Valeurs pratiques du coefficient de puissance en fonction du type de turbine .. 25
I.9 Régulation de puissance ............................................................................................ 26
I.9.1 Dispositif actif de calage d’angle des pales (Pitch Control) .............................. 26
I.9.2 Zones de fonctionnement de l’éolienne.............................................................. 27
I.10 Conclusion ................................................................................................................. 28
Chapitre II La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA ................................. 29
II.1 Introduction ............................................................................................................... 30

VII
II.2 Présentation de la Machine Asynchrone à Double Alimentation .............................. 30
II.3 Structure de la machine ............................................................................................. 30
II.4 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone à double alimentation ......... 30
II.5 Classification des machines à double alimentation : ................................................. 31
II.5.1 Machine à double alimentation simple : ............................................................ 31
II.5.2 Machine à double alimentation en cascade ........................................................ 31
II.5.3 Machine à double alimentation cascade à un repère .......................................... 32
II.5.4 Machine à double alimentation sans collecteur ................................................. 32.
II.6 L’utilisation du MADA ............................................................................................. 34
II.6.1 Fonctionnement moteur dans les applications industrielles ............................... 34
II.6.2 Systèmes de génération éolienne à vitesse variable ........................................... 36
II.7 Constitution de la MADA.......................................................................................... 36
II.8 Différentes structures d’alimentation de la MADA dans les systèmes éoliens ......... 37
II.8.1 Machine asynchrone à double alimentation « type brushless » ......................... 37
II.8.2 MADA à énergie rotorique dissipée ................................................................... 38
II.8.3 Structure de kramer ............................................................................................ 38
II.8.4 Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI ............................................... 39
II.8.5 Structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur ............................................... 39
II.8.6 Convertisseur Matriciel ...................................................................................... 40
II.9 Modes de fonctionnement de la MADA .................................................................... 40
II.9.1 Fonctionnement en mode moteur hypo synchrone ............................................ 41
II.9.2 Fonctionnement en mode moteur hyper synchrone ........................................... 41
II.9.3 fonctionnement en mode générateur hypo-synchrone........................................ 41
II.9.4 Fonctionnement en mode générateur hyper synchrone ...................................... 42
II.10 Transformation de Park .......................................................................................... 43
II.11 Les avantages et les inconvénients de la MADA ................................................... 43
II.11.1 Les avantages de la MADA ............................................................................ 43
II.11.2 Les inconvénients de la MADA : ................................................................... 45
II.12 Conclusion ............................................................................................................. 45
Chapitre III Modélisation et commande ............................................................................. 47
III.1 Introduction ............................................................................................................ 48
III.2 La description : ...................................................................................................... 48

VIII
III.3 Principe de fonctionnement du générateur asynchrone à double alimentation des
éoliennes ............................................................................................................................... 49
III.3.1 Système de contrôle Crotor................................................................................... 50
III.3.2 Système de contrôle Cgrid.................................................................................... 54
III.3.3 Générateur asynchrone à double alimentation ................................................... 56
III.4 Modèle de la turbine .............................................................................................. 57
III.5 Boîte de dialogue et paramètres ............................................................................. 59
III.5.1 Données du générateur ....................................................................................... 59
III.5.2 Données des convertisseurs ................................................................................ 60
III.5.3 Donnée de la turbine .......................................................................................... 60
III.5.4 Paramètres de contrôle ....................................................................................... 62
III.6 Conclusion ............................................................................................................. 64
Chapitre IV Simulation ....................................................................................................... 65
IV.1 Introduction ............................................................................................................ 66
IV.2 Description du modèle étudié ................................................................................ 66
IV.3 Simulation .............................................................................................................. 69
IV.3.1 Réponse de la turbine à un changement de la vitesse du vent ............................ 69
IV.3.2 Simulation d'un creux de tension sur le réseau 120 kV...................................... 71
IV.3.3 Simulation d'un défaut sur le système 25 kV ..................................................... 74
IV.4 Conclusion ............................................................................................................. 77
Conclusion Générale ................................................................................................................ 78
Bibliographie ................................................................................... Erreur ! Signet non défini.

IX
Liste des figures
Figure I-1 Les énergies renouvelables [3] .................................................................................. 5
Figure I-2 Centrale hydraulique [5] ........................................................................................... 6
Figure I-3 source photovoltaïque [6] ......................................................................................... 6
Figure I-4 Source Géothermie [2] .............................................................................................. 8
Figure I-5 Source Marin [5] ....................................................................................................... 8
Figure I-6 source biomasse [9] ................................................................................................... 9
Figure I-7 Structure de la production d’électricité mondiale en 2012 [10] .............................. 10
Figure I-8 Structure de la production d’électrique d’origine renouvelable mondiale en 2012
[10] ........................................................................................................................................... 11
Figure I-9 Structure de la production d'électricité en Algérie 2002-2012 [11] ........................ 11
Figure I-10 Structure de la production d'électricité en Algérie 2002-2015 [11] ...................... 11
Figure I-11 Carte de vent en Algérie [14] ................................................................................ 15
Figure I-12 Conversion de l’énergie cinétique du vent [15] .................................................... 16
Figure I-13 les différents composants d’une éolienne [18] ...................................................... 17
Figure I-14 Eolienne à axe vertical [21]................................................................................... 19
Figure I-15 Eolienne à axe horizontal [16] .............................................................................. 20
Figure I-16 source éolienne [24] .............................................................................................. 21
Figure I-17 représentation d’une colonne d’air ........................................................................ 22
Figure I-18 Tube de courant sur la turbine d’un aérogénérateur .............................................. 23
Figure I-19 Equation Cp =f (x) avec x=V2VENT / V1VENT ........................................................ 24
Figure I-20 Cp=f(λ) pour plusieurs types d’éolienne ............................................................... 25
Figure I-21 Variation de l’angle de calage d’une pale ............................................................. 26
Figure I-22 Zones de fonctionnement d’une éolienne,............................................................. 27
Figure II-1 Représentation de la MADA .................................................................................. 30
Figure II-2 Structure du stator et des contacts rotoriques de la MADA [2] ............................. 30
Figure II-3 Schéma de principe de la machine à double alimentation simple ......................... 31
Figure II-4 Schéma de principe de la machine à double alimentation en cascade ................... 32
Figure II-5 Schéma de principe de la machine à double alimentation en cascade à un repère 32
Figure II-6 Schéma de principe de la machine à double alimentation sans collecteur [25] ..... 33

X
Figure II-7 Schéma d’un system utilisant une MADA en moteur alimenté par deux
convertisseurs ........................................................................................................................... 35
Figure II-8 Schéma d’un système utilisant une MADA en moteur alimenté par un seul
convertisseur............................................................................................................................. 35
Figure II-9 Schéma de l’alimentation de la MADA pour une application génératrice[24] ..... 36
Figure II-10 Schéma général d’un système utilisant une MADA alimenté par un seul
convertisseur statique [26] ....................................................................................................... 37
Figure II-11 Machine asynchrone à double bobinage au stator ............................................... 38
Figure II-12 Variation de la vitesse par réglage de la résistance du rotor ................................ 38
Figure II-13 Structure de kramer .............................................................................................. 39
Figure II-14 Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI................................................ 39
Figure II-15 Structure de scherbius avec cycloconvertisseur ................................................. 40
Figure II-16 Structure avec convertisseur matriciel [24] ......................................................... 40
Figure II-17 fonctionnement en mode moteur hypo synchrone [27] ....................................... 41
Figure II-18 fonctionnement en mode moteur hyper synchrone[27]. ...................................... 41
Figure II-19 fonctionnement en mode générateur hypo synchrone[27]. .................................. 42
Figure II-20 fonctionnement en mode générateur hyper synchrone[27].................................. 43
Figure II-21 Représentation de la MADA dans le repère de Park ........................................... 44
Figure II-22 Comparaison de la zone de fonctionnement en survitesse sans démagnétisations
de la machine à cage et de la MADA ....................................................................................... 45
Figure II-23 Représentation d’un fonctionnement avec démagnétisation de la MADA. ......... 45
Figure III-1 modèle de l’éolienne (type phaseur) ..................................................................... 48
Figure III-2 L'éolienne et la machine asynchrone à double alimentation. ............................... 49
Figure III-3 flux de puissance .................................................................................................. 50
Figure III-4 Caractéristiques de la turbine et de suivi .............................................................. 51
Figure III-5 système de commande du Crotor ............................................................................ 52
Figure III-6 Caractéristique VI de l’éolienne ........................................................................... 53
Figure III-7 système de contrôle de Cgrid .................................................................................. 54
Figure III-8système de contrôle de l’angle de calage............................................................... 56
Figure III-9 caractéritique cp-λ ................................................................................................ 57
Figure III-10 modèle de la turbine ........................................................................................... 57
Figure III-11 Paramètres du générateur ................................................................................... 58
Figure III-12 modèle de la MADA .......................................................................................... 58

XI
Figure III-13 Paramètres des convertisseurs ............................................................................ 60
Figure III-14 Paramètres de la turbine ..................................................................................... 60
Figure III-15caractéristique de puissance de la turbine............................................................ 61
Figure III-16 paramètres de commande ................................................................................... 62
Figure IV-1modèle étudié ........................................................................................................ 66
Figure IV-2 moteur asynchrone + la charge résistvie + le système de protection ................... 66
Figure IV-3 La turbine + convertisseurs+ MADA ................................................................... 67
Figure IV-4 système de protection de l’éolienne et du moteur asynchrone ............................. 68
Figure IV-5 réponse de l’éolienne à un changement de la vitesse du vent .............................. 69
Figure IV-6 réponse de l’éolienne à un changement de vitesse du vent en mode compensation
.................................................................................................................................................. 70
Figure IV-7 réponse de l’éolienne à un creux de tension en mode compensation ................... 71
Figure IV-8 réponse du réseau à un creux de tension en mode compensation ........................ 71
Figure IV-9 réponse de l’éolienne à un creux de tension en mode régulation de tension........ 72
Figure IV-10 réponse du réseau à un creux de tension en mode régulation de tension ........... 72
Figure IV-11 réponse de l’éolienne à un court-circuit monophasé .......................................... 74
Figure IV-12 réponse du réseau à un court-circuit monophasé en mode régulation de tension
.................................................................................................................................................. 75
Figure IV-13 réponse de l’éolienne à un court-circuit monophasé en mode compensation .... 76
Figure IV-14 réponse du réseau à un court-circuit monophasé en mode compensation .......... 76

Liste des tableaux


Le Tableau I-1 les différents composants d’une éolienne [18] ................................................ 18
Tableau I-2 les catégories des éoliennes selon leur puissance [21] ......................................... 20

XII
INTRODUCTION

GENERALE

1
Introduction générale

Introduction Générale
Les énergies renouvelables sont des énergies inépuisables. Elles sont des éléments
naturels : le soleil, le vent, les chutes d’eau, les marées, la chaleur de la terre, la croissance
des végétaux. Contrairement à celle des énergies fossiles, l’exploitation des énergies
renouvelables n’engendre pas ou peu de déchets et d’émissions polluantes. Ce sont les
énergies de l’avenir. Mais elles sont encore sous-exploitées par rapport à leur potentiel
puisque ces énergies renouvelables ne couvrent que 20% de la consommation mondiale
d’électricité.

L’utilisation des énergies renouvelables présente de nombreux avantages. Cela aide à


lutter contre l’effet de serre, en réduisant notamment les rejets de gaz carbonique de plus à
une gestion intelligente des ressources locales et à la création d’emplois.[1]

C'est dans cet objectif que vient s'insérer notre étude qui porte sur une des énergies
renouvelables en développement en ce moment qui est l'énergie éolienne. Nous allons nous
intéresser à l'état actuel des avancées technologiques qui ont permis la construction et le
fonctionnement de ces aérogénérateurs, tout ceci en regardant aussi ce qui freine leur
développement afin de pouvoir envisager des solutions permettant de faciliter l'insertion de tel
dispositif dans la production électrique.

Une grande partie des éoliennes installées de nos jours sont équipées de machines
asynchrones à double alimentation (MADA). Cette génératrice permet une production
d'électricité à vitesse variable, ceci permet alors de mieux exploiter les ressources éoliennes
pour différentes conditions de vent. Ces éoliennes sont aussi équipées d'hélices à angle de
calage de pale variable pour s'adapter aux conditions de vent. [2]

Pour cela, nous présentons notre travail sous forme de quatre chapitres, tel que :

Le premier chapitre, est consacré aux rappels sur les énergies renouvelables en
général. Avec plus de détails sur l’énergie éolienne, ainsi que ses avantages et inconvénients.

Le deuxième chapitre est consacré à une présentation des machines asynchrones à


double alimentation, et la constitution et le principe de fonctionnement de cette machine

2
Introduction générale

Le troisième chapitre est consacré à une modélisation et la commande d’une machine


asynchrone à double alimentation avec une description de cette dernière , le principe de
fonctionnement du générateur asynchrone double alimentation des éolienne ,les modèle de la
turbine ,

Le quatrième chapitre est consacré à une simulation et la réponse de l’éolienne à


différentes conditions de fonctionnement des réseaux électriques.

3
Chapitre I Les Energies
Renouvelables
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.1 Introduction
Les énergies renouvelables sont celles qui se produisent de manière continue, et qui sont
inépuisables, à une échelle humaine : solaire, éolien, hydraulique, biomasse et géothermique.

Elles sont respectueuses de l'environnement, leurs effets sont infiniment mineurs par
rapport à ceux des énergies conventionnels (combustibles fossiles, énergie nucléaire, etc.), et
sont normalement réversible. Parmi leurs avantages sont la non émission des gaz polluants de
la combustion des fossiles (CO2, SO2 et NOx), en plus de la non production de résidus
dangereux, comme les énergies nucléaires. Un autre est l'indépendance que les énergies
renouvelables nous donnent par rapport aux combustibles fossiles que se trouvent seulement
dans un nombre très limité des pays, et elles peuvent aussi se développer dans régions rurales.

Il faut faire attention à l’importance du soleil et à son effet sûr les différents procédés
dans La terre, parce qu’il a une influence, soit plus ou moins directe, car il apporte toute
l'énergie permettant de maintenir la vie sur la planète par l’irradiation de son énergie
électromagnétique. Le soleil crée les différences de pression, origine des vents (source de
l'énergie éolienne). Par l'évaporation qu’il produit on a les nuages, et autant les pluies (source
de l'énergie hydraulique), il régie aussi le cycle de l’eau.

Par rapport à l'énergie de biomasse, il sert pour la vie et l'accroissement des végétaux
par son influence directe à la photosynthèse. Le soleil est la source directe de l'énergie solaire,
tant pour l’énergie thermique que photovoltaïque [1].

Ainsi dans ce qui suit nous allons énoncer en première partie une généralité sur les
différents types des énergies renouvelables, ensuite nous allons nous intéresser plus
particulièrement aux éoliennes

I.2 Génération d’énergie renouvelable


Parmi les énergies renouvelables, trois grandes familles émergent :

 Energie sous forme de chaleur (géothermie, solaire thermique,…) ;


 Energie électrique (panneaux photovoltaïques) ;
 Energie d’origine mécanique (énergie éolienne) [2].

I.3 Sources D’énergie Renouvelable


Les énergies renouvelables sont des sources d'énergies dont le renouvellement
naturel est assez rapide pour qu'elles puissent être considérées comme inépuisables à l'échelle

5
Chapitre I- Les énergies renouvelables

du temps humain. L'expression énergie renouvelable est la forme courte et usuelle des
expressions « sources d'énergie renouvelables » ou « énergies d'origine renouvelable » qui
sont plus correctes d'un point de vue physique. Les énergies renouvelables n’engendrent pas
ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à la lutte contre l’effet de serre
et les rejets de CO2 dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales,
génèrent des emplois. L’énergie renouvelable provient de plusieurs sources distinctes (Figure
I-1) [3].

Figure I-1 Les énergies renouvelables [3]

I.3.1 Source Hydraulique


Hydro, mot grec signifiant "eau", s'applique aux cours d'eau et aux océans
.L‘énergie électrique est produite par la transformation de l‘énergie cinétique de l‘eau en
énergie électrique par l‘intermédiaire d‘un rotor alternateur relié à un ensemble mécanique
situé autour de la roue motrice : la turbine. La quantité d'énergie extraite de l'eau retenue
derrière un barrage dépend du volume d'eau et de la hauteur de chute. Cette source a
l‘avantage de ne pas être polluante (pas de rejet de GES lors de la production énergétique), de
maîtriser le stockage de l‘énergie potentiellement utilisable, de débarrasser les cours d‘eau des
déchets grâce aux différents filtres des barrages, et la technologie nécessaire à son utilisation
est maîtrisée. Le bruit, l‘impact sur la vie aquatique, des installations lourdes, et des sites
limités pour l‘exploitation sont ses principaux inconvénients [4].

L'hydroélectricité est la source d'énergie renouvelable la plus utilisée pour produire de


l'électricité (Figure I-2)[5].

6
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Figure I-2 Centrale hydraulique [5]

I.3.2 Source Solaire


Existe en deux types :

I.3.2.1 Source Photovoltaïque


L‘énergie photovoltaïque est basée sur l‘effet photoélectrique. Celui-ci permet de créer
un courant électrique continu à partir d‘un rayonnement électromagnétique. Le soleil émettant
ce type de rayonnement, cette ressource a donc l‘avantage d‘être inépuisable et utilisable en
tout point d‘un territoire. C‘est également une énergie « propre » puisque que la production
énergétique à partir des modules PV n‘engendre pas de GES. Cette ressource a toutefois deux
inconvénients, la production est invariablement liée aux conditions climatiques et une surface
considérable est nécessaire pour produire de grande quantité d‘énergie puisque le rendement
des panneaux PV est relativement faible [4].

la figure I-3 représente la source photovoltaïque :

Figure I-3 source photovoltaïque [6]

7
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.3.2.2 Source Géothermie


Le terme géothermie provient du grec <Ge> et <thermos>, signifiant respectivement : la
terre et la chaleur. La géothermie peut se définir comme étant la technique qui consiste à
puiser dans le sous-sol ou dans les roches, les calories qui y sont contenues, afin de les rendre
disponibles en surface pour des applications de chauffage ou de production d’électricité. Dans
des cas particuliers, la géothermie peut consister à injecter de la chaleur dans le sous-sol afin
de refroidir les installations de surface. Différents sources de chaleurs sont à l’origine de la
chaleur interne de la terre : la radioactivité, la chaleur initiale, la chaleur de différentiation et
les mouvements différentiels Par rapport à d'autres énergies renouvelables [3].

Classiquement trois types de géothermie sont distingués selon le niveau de température


disponible à l'exploitation :

 la géothermie à haute énergie ou géothermie privilégiée qui exploite des sources


hydrothermales très chaudes, ou des forages très profonds où de l'eau est injectée
sous pression dans la roche. Cette géothermie est surtout utilisée pour produire
de l'électricité
 La géothermie de basse énergie : géothermie des nappes profondes (entre
quelques centaines et plusieurs milliers de mètres) aux températures situées entre
30 et 100 °C. La principale utilisation est appliquée pour les réseaux de
chauffage urbain.
 La géothermie de très basse énergie : géothermie des faibles profondeurs aux
niveaux de température compris entre 10 et 30 °C. Sa principale utilisation est le
chauffage et la climatisation individuelle [7].

La géothermie présente l'avantage de ne pas dépendre des conditions atmosphériques ;


c'est donc une énergie fiable et disponible dans le temps. Cependant, il ne s'agit pas d'une
énergie entièrement inépuisable dans le sens où un puits verra un jour son réservoir
calorifique diminuer. Si les installations géothermiques sont technologiquement au point et
que l'énergie qu'elles prélèvent est gratuite, leur coût demeure, dans certains cas très élevé [3].

la figure I-4 montre la source géothermie :

8
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Figure I-4 Source Géothermie [2]

I.3.3 Source Marin


L‘énergie marine ou des mers est extraite du milieu marin. Il y a notamment
l‘énergie marémotrice (issue du mouvement de l‘eau créé par les marées), l‘énergie des
vagues (utilise la puissance du mouvement des vagues), l‘énergie thermique des mers
(produite en exploitant la différence de température entre les eaux superficielles et les eaux
profondes des océans), les éoliennes offshore, et l‘énergie osmotique (diffusion ionique
provoquée par l‘arrivée d‘eau douce dans l‘eau salée de la mer). Tout comme les autres
sources ENR, elle est non polluante lors de la production. On note également que l‘énergie
potentiellement disponible est énorme et que cette technologie a un bel avenir devant elle [3].

Voir la figure I-5 qui représente la source marin.

Figure I-5 Source Marin [5]

I.3.4 Source biomasse


La biomasse est l’ensemble de la matière organique d’origine végétale, animale ainsi
que ses produits de transformation (les déchets organiques). L’avantage de la conversion

9
Chapitre I- Les énergies renouvelables

énergétique de la biomasse, par rapport aux autres sources énergétiques renouvelables, réside
dans le fait qu’en plus de la production d’énergie, elle participe activement au traitement
activement au des déchets organiques contribuant ainsi à la réduction de l’impact de nos
activités sur l’environnement.

La production de biomasse est divisée en huit catégories sont :

 biomasse produite par le surplus des terres agricoles, non utilisées pour
l’alimentation humaine ou animale : cultures énergétiques,
 biomasse produite par le déboisement (entretien de forêt) ou le nettoyage de
terre agricole,
 résidus agricoles issus des cultures des céréales, vignes, vergers, oliviers, fruits
et légumes,… ; résidus de l’agroalimentaire,
 résidus forestiers issus de la sylviculture et de la transformation du bois,
 résidus agricoles issus de l’élevage (fumier, lisier, litières…),
 déchets organiques des ménages (fraction fermentescibles des ordures
ménagères (FFOM), papiers, cartons, déchets verts),
 biomasse directement utilisée à des fins non alimentaires (bois pour le papier),
 déchets organiques des déchets industriels banals (papiers, cartons, bois, déchets
putrescibles) [8].

La figure I-6 présente la source biomasse :

Figure I-6 source biomasse [9]

10
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.4 La production d’électricité d’origine renouvelable mondiale


 Plus de 20% de la production d’électricité mondiale

La production d’électricité renouvelable (incluant la production des centrales de


pompage turbinage) a atteint 4699,2 TWh en 2012 dans le monde, franchissant nettement le
seuil des 20% de la production d’électricité mondiale (20,8). Les combustibles fossiles
demeurent le noyau dur de la production d’électricité mondiale avec plus des deux tiers du
total (68,1% en 2012), et un peu plus d’un électron sur dix (10,9%) est d’origine nucléaire.
Les 0,2% restants sont apportés par la combustion des déchets qualifiés de non renouvelables.

L’électricité renouvelable provient de six sources distinctes. L’hydroélectricité (incluant


la production des centrales de pompage turbinage) est la première d’entre elles avec une
contribution en 2012 de 78%. L’énergie éolienne, qui depuis 2009 est devenue la deuxième
source d’énergie renouvelable, désormais 11,4% du total renouvelable. Elle devance la filière
biomasse, qui rassemble la biomasse solide, la biomasse liquide, le biogaz et les déchets
ménagers renouvelable (6,9%). Suivent le solaire (2,2%) qui rassemble les centrales
photovoltaïque et les centrales solaire thermiques (hélio thermodynamiques), la géothermie
(1,5%) et les énergies marines (0,01%) qui restent une filière en phase de démonstration [10].

géothermie 0,3%
éolien 2,4%
biomasse 1,4%
dechets non renouvelables 0,2%
solaire 0,5%
hydraulique 16,2%
energies marines 0,002%
nucléaire 10,9%
fossile 68,1%

Figure I-7 Structure de la production d’électricité mondiale en 2012 [10]

11
Chapitre I- Les énergies renouvelables

géothermie 1,5%

éolien 11,4%

biomasse 6,9%

solaire 2,2%

hydraulique 78,0%

énergies marines 0,01%

Figure I-8 Structure de la production d’électrique d’origine renouvelable mondiale en 2012


[10]

Solaire 0,1%

Hydraulique 0,7%

Fossiles 99,2%

Figure I-9 Structure de la production d'électricité en Algérie 2002-2012 [11]

solaire 1,3%
hydraulique 0,6%
fossiles 98,1%

Figure I-10 Structure de la production d'électricité en Algérie 2002-2015 [11]

I.5 Les avantage des énergies renouvelables


Actuellement, nous utilisons des énergies polluantes qui vont se tarir dans un futur
proche comme le pétrole et le gaz. Il va donc falloir développer davantage les énergies
renouvelables pour continuer à nous éclairer, nous chauffer, faire fonctionner les divers
moteurs et bien d’autres fonctions encore.

Les avantages des énergies renouvelables sont nombreux, car ces dernières sont en
général propres et sûres et surtout renouvelables.

12
Chapitre I- Les énergies renouvelables

En les utilisant en majorité, on retrouverait une stabilité climatique, économique,


environnementale et sociale surtout en développant de grandes centrales thermiques. La sûreté
est l’un des avantages principaux, car il existe de très faibles risques d’accident. Elle génère
également peu de déchets pouvant même être recyclables.

La décentralisation des énergies renouvelables est aussi un facteur positif très important
pour développer certains territoires et le développement local. Le marché du travail
concernant ces énergies représente presque un million deux cent mille emplois surtout dans le
photovoltaïque, l’éolien et la biomasse. Ces énergies respectent l’environnement pendant leur
fabrication, leur fonctionnement et lors de leur fin de vie lorsqu’on les démantèle. Une
installation hydroélectrique provoque l’engloutissement des vallées et peut se rompre.
Actuellement, on compte 18 000 victimes sur la planète, dont 2 000 en Europe. Les
biocarburants coûtent très cher pour la transformation des matières premières et leur
transport. L’énergie éolienne reste toujours pour l’instant, une production locale. Dans tous
les cas, toutes les énergies renouvelables réduisent le CO2 de façon identique que les énergies
non renouvelables qu’elles sont censées remplacer [12].

I.6 Les inconvénients des énergies renouvelables


En général, on assimile énergie renouvelable à énergie propre et ce n’est pas forcément
le cas. Une énergie propre ne pollue pas ou ses quelques effets nuisibles sur l’environnement
se dissipent très vite. Les énergies renouvelables ne sont donc pas forcément bonnes pour
l’environnement. On peut constater qu’elles contribuent à la déforestation en masse, à la
réduction de la biodiversité et polluent avec les suies qu’elles dégagent ou encore les dioxines,
Nox, etc.

L’énergie renouvelable solaire n’est pas toujours disponible, car le soleil disparaît la
nuit et pendant plusieurs mois quand on se rapproche des pôles. Quand l’intensité est trop
forte, le rayonnement solaire est responsable de la réduction des nuages. Si les pressions
atmosphériques sont insuffisantes, le vent ne souffle pas. Si on ne tient pas compte des
réductions des émissions de gaz, les énergies renouvelables sont une réelle solution pour lutter
contre le réchauffement de la planète. Avec des éoliennes de plus en plus grandes, la pollution
visuelle commence à se faire sentir. Les barrages hydroélectriques ont aussi de lourdes
conséquences sur l’environnement. L’écosystème local se modifie fortement, les vallées sont
inondées, les poissons ne peuvent plus migrer et certaines races de poissons sont en nette
diminution du fait qu’ils ne peuvent plus se reproduire. Les éoliennes sont aussi un grand
13
Chapitre I- Les énergies renouvelables

danger pour la faune. Une éolienne tue environ un à trois oiseaux par an, mais le risque de
mortalité le plus important est pour les chauves-souris. Les inconvénients liés aux énergies
renouvelables sont assez nombreux. On peut ainsi noter qu’il existe un manque de
disponibilité pour certaines, que d’autres sont en partie responsables du réchauffement
climatique, que d’autres encore ont du mal à s’intégrer au paysage. Ces mêmes énergies ont
de fortes répercussions sur la faune.

 Leur disponibilité dépend du climat. Pour celles fonctionnant au solaire, il n’est


possible d’utiliser que 50 % de leur capacité réelle dans les zones équatoriales et
encore moins à cause de la disparition du soleil pendant plusieurs mois dans les
pôles. En outre, quand le ciel est nuageux, le rayonnement solaire est moindre.
Lors de périodes anticycloniques, il n’y a pas de vent. Cette énergie n’est pas
très stable.
 La responsabilité sur le réchauffement climatique des énergies renouvelables est
un inconvénient majeur. Elles sont souvent présentées et admises pour justement
résoudre ce problème, mais pour que ce soit réel, il faudrait diminuer
considérablement la consommation des énergies fossiles comme le pétrole, le
charbon ou le gaz et mieux maîtriser l’énergie renouvelable pour l’économiser
davantage.
 L’impact visuel sur le paysage est à prendre en compte surtout lors de
constructions de grandes centrales solaires ou de champs d’éoliennes. Ces
productions décentralisées aideraient à diminuer le nombre de lignes à haute
tension. Elles restent donc une pollution pour la faune. De plus, les expériences
menées déjà dans certains pays montrent qu’elles aident à l’accroissement de ces
mêmes lignes.
 Les problèmes majeurs pour la faune sont les barrages hydroélectriques, car ils
inondent des vallées entières et ont un fort impact négatif sur l’écosystème. Les
poissons ne peuvent plus migrer vers leurs lieux de reproduction même si des
passes à poissons ont été construites. Les éoliennes sont un danger pour les
oiseaux et les chauves-souris [12].

L’énergie cinétique du vent est l’élément primaire et fondamental du système de


conversion d’énergie éolienne. Le vent est un champ de déplacement de masses d’air
caractérisé par une vitesse variable et une direction aléatoire. Son déplacement au niveau de la

14
Chapitre I- Les énergies renouvelables

turbine éolienne crée des forces sur les surfaces de ses pales, qui génèrent un mouvement
rotatif du dispositif [13].

I.7 Source éolienne


I.7.1 Etude sur le vent
La vitesse du vent varie selon les zones géographiques et les saisons, elle est surtout
élevée pendant la période d’hiver et au niveau des mers. Le vent est défini par sa direction et
sa vitesse.

Le vent souffle en principe des zones de hautes pressions vers les zones de basses
pressions. Pour implanter un parc éolien, la prospection des sites possibles constitue le
premier travail à effectuer pour juger de la capacité de production d’une centrale éolienne.

Des relevés météorologiques complets sur les sites présumés doivent être effectués au
moins pendant une année pour déterminer la possibilité ou non d’implanter le parc. Non
seulement il faut connaître la vitesse moyenne du vent, mais aussi sa variation en fonction de
l’altitude.

Les vents les plus intéressants qui donnent finalement le plus d’énergie annuelle, sont
les vents réguliers qui ont une vitesse de 6 à10 m/s .Dans notre pays, les énergies
renouvelables n'ont pas connu le développement que permet leur disponibilité, et qu'impose
leur importance pour le développement économique et social. Le potentiel techniquement
exploitable en énergies renouvelables en Algérie est considérable et la qualité des gisements
est telle que des investissements rentables peuvent être envisagés pour leur développement.

Trois raisons principales plaident en faveur d'un développement des énergies


renouvelables en Algérie :

 Elles constituent une solution économiquement viable pour fournir des services
énergétiques aux populations rurales isolées notamment dans les régions du
Grand Sud,
 Elles permettent un développement durable du fait de leur caractère inépuisable,
et de leur impact limité sur l'environnement et contribuent à la préservation de
nos ressources fossiles,
 La valorisation de ces ressources énergétiques ne peut qu'avoir des retombées
positives en matière d'équilibre régional et de création d'emplois. L'énergie

15
Chapitre I- Les énergies renouvelables

éolienne en Algérie est exploitée seulement pour le pompage de l’eau, la


première expérience du pompage d'eau avec une éolienne en Afrique a été
effectuée à Adrar en 1957 à ksar Sidi-aïssa pour l'irrigation de 50 Hectares
.L’Algérie a un régime de vent modéré (2 à 6 m/s) , selon la carte des vents
présentée sur la Figure I-11 [14].

Figure I-11 Carte de vent en Algérie [14]

I.7.1.1 La production éolienne


La ressource éolienne provient du déplacement des masses d’air qui est directement lié
à l’ensoleillement de la terre. Par le réchauffement de certaines zones de la planète et le
refroidissement d’autres une différence de pression est créée et les masses d’air sont en
perpétuel déplacement. Après avoir pendant longtemps été oublié, cette énergie pourtant
exploitée depuis l’antiquité, connaît depuis environ 30 ans un développement sans précédent
notamment dû aux premiers chocs pétroliers [15].

16
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.7.1.2 Définition de l’énergie éolienne


Un aérogénérateur, plus communément appelé éolienne, est un dispositif qui transforme
une partie de l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique disponible sur un arbre de
transmission puis en énergie électrique par l'intermédiaire d'une génératrice [15].

Les éoliennes sont conçues de manière à produire un maximum de puissance pour des
vents de force moyenne fréquemment rencontrées. Elles atteignent leur puissance nominale
pour une vitesse de vent de 50 km/h (14 m/s). Si le vent devient plus violent, la machine subit
des contraintes plus importantes. Elle est alors freinée grâce à un système de régulation
électronique qui lui permet de rester à la puissance maximale (atteinte dès 50 km/h) tout en
limitant les efforts sur la structure. Au delà d'un certain seuil (90 km/h, soit 25 m/s), la
régulation ne suffit plus. La machine est alors stoppée afin de lui éviter de subir des charges
trop importantes [16].
La figure I-8 présente la conversion de l’énergie du vent

Energie Energie Energie

Cinétique de vent Mécanique Electrique

Figure I-12 Conversion de l’énergie cinétique du vent [15]

L’énergie éolienne est une énergie renouvelable non dégradée, géographiquement


diffusée et surtout en corrélation saisonnière (l’énergie électrique est largement plus
demandée en hiver et c’est souvent à cette période que la moyenne des vitesses des vents est
la plus élevée). De plus c’est une énergie qui ne produit aucun rejet atmosphérique ni déchet
radioactif ; elle est toutefois aléatoire dans le temps et son captage reste assez complexe,
nécessitant des mats et des pales de grandes dimensions (jusqu’à 60m pour des éoliennes des
plusieurs mégawatts) dans des zones géographiquement de turbulences.

L’éolienne se compose d’une nacelle, d’un mât, de pales et d’un multiplicateur de


vitesse. La fabrication de ces différents éléments est d’une technologie avancée, ce qui les
rend par conséquent onéreux.

L’énergie éolienne fait partie des nouveaux moyens de production d’électricité


décentralisée proposant une alternative viable à l’énergie nucléaire sans pour autant prétendre
la remplacer (l’ordre de grandeur de la quantité d’énergie produit étant largement plus faible).

17
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Les installations peuvent être réalisées sur terre mais également en mer où la présence du vent
est plus régulière [17].

Voire la Figure I-13 qui représente les différents composants d’une éolienne

Figure I-13 les différents composants d’une éolienne [18]

Le Tableau I-1 les différents composants d’une éolienne [18]

tableau I-1 montre les différent composants d’une éolienne

Repère Désignation Repère Désignation


1 Fondation 11 Accouplement à haute fréquence de
rotation
2 Tour 12 Frein à disque
3 Pignon d’entrainement de la nacelle 13 Multiplicateur de vitesse
4 Roue dentée liée à la tour 14 Accouplement à basse fréquence de
rotation
5 Moteur d’orientation de la nacelle 15 Arbre lent
6 Nacelle orientable 16 Moyeu du rotor à 3 pales
7 Unité centrale 17 Pale à pas variable
8 Girouette 18 Réseau électrique
9 Anémomètre 19 Système de régulation du pas des pales
10 Générateur 20 Groupe hydraulique

I.3.5.4 Principe de fonctionnement d’une éolienne


Une éolienne est constituée d’une partie tournante, le rotor, qui transforme l’énergie
cinétique en énergie mécanique, en utilisant des profils aérodynamiques. Le flux d’air crée

18
Chapitre I- Les énergies renouvelables

autour du profil une poussée qui entraîne le rotor et une traînée qui constitue une force
parasite. La puissance mécanique est ensuite transformée soit en puissance hydraulique par
une pompe, soit en puissance électrique par une génératrice [15].

I.7.1.3 Les différents types d’éolienne


Les aérogénérateurs sont à axe horizontal ou vertical. Aujourd’hui, pratiquement les
seules éoliennes commerciales sont à axes horizontales. Les éoliennes à axe vertical ont été
les premières structures développées pour produire de l’électricité. Elles possèdent l’avantage
d’avoir les organes de commande et le générateur au niveau du sol facilement accessibles
mais leur plus faible rendement aérodynamique ainsi que les fluctuations élevées de la
puissance électrique générée les ont écartées du marché [19].

a. Les éoliennes à axe vertical

Ces éoliennes ont un axe de rotation à la verticale du sol et presque


perpendiculaire à la direction du vent. Le principe de mise en mouvement de ce type de
machine est identique à celui d’un anémomètre : les efforts exercés par le vent sur chacune
des faces d’un corps creux sont d’intensités différentes.

Le principal avantage des machines à axe vertical est que le dispositif de génération
électrique repose sur le sol, ne nécessitant donc pas l’édification d’une tour. Par ailleurs, une
éolienne à axe vertical fonctionne quelle que soit la direction d’où souffle le vent, permettant
donc de s’affranchir d’un dispositif d’orientation de la machine.

En revanche, le fait qu’une telle éolienne soit érigée près du sol signifie que le capteur
d’énergie se situe dans une zone peu favorable (gradient de vent, turbulence due aux accidents
du terrain en amont de la machine). Ce qui réduit significativement l’efficacité de la machine.

Par ailleurs, le principe même de fonctionnement, basé sur des variations incessantes de
charge aérodynamique sur les pales, fait que ces éoliennes sont très sujettes aux problèmes
d’aéroélasticité.
Les deux plus importantes conceptions d’éoliennes à axe vertical sont : Darrieus et
Savoniu [20].
Voire la figure I-10 qui représente l’éolienne à axe vertical

19
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Figure I-14 Eolienne à axe vertical [21]

b. Eolienne à axe Horizontal


Ces éoliennes captent le vent en hauteur et loin du sol; à cette hauteur le vent est
beaucoup moins ralenti par le relief. A dimension d'hélice identique, on pourra produire plus
de puissance par le biais de cette structure par rapport aux éoliennes à axe vertical Les
éoliennes à axe horizontal sont basées sur la technologie ancestrale des moulins à vent. Elles
sont constituées de plusieurs pales profilées aéro-dynamiquement à la manière des ailes
d'avion. Dans ce cas, la portance n'est pas utilisée pour maintenir un avion en vol mais pour
générer un couple moteur entraînant la rotation. Le nombre de pales utilisé pour la production
d'électricité varie classiquement entre 1 et 3, le rotor tripale étant le plus utilisé car il constitue
un compromis entre le coefficient de puissance, le coût et la vitesse de rotation du capteur
éolien. Ce type d'éolienne a pris le dessus sur celles à axe vertical car elles représentent un
coût moins important, elles sont moins exposées aux contraintes mécaniques et la position du
récepteur à plusieurs dizaines de mètres du sol privilégie l'efficacité. Notons cependant que
certains travaux défendent la viabilité du rotor vertical en réalisant des études multicritères.

Les concepts abordés dans la suite de cette étude se limiteront uniquement au cas des
éoliennes à axe horizontal (Figure I-15) [16].

Les éoliennes sont divisées en trois catégories selon leur puissance nominale. Le Tableau I-2
propose une classification de ces turbines selon la puissance qu’elles délivrent et le diamètre
de leur hélice [21].

20
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Tableau I-2 les catégories des éoliennes selon leur puissance [21]

Echelle Diamètre des pales Valeurs de puissance


Petite puissance < 12 m < 40 KW
Moyenne puissance 12 à 45 m 40 KW à 1MW
Grande puissance > 46 m > 1 MW

Voire la figure I-11 qui représente l’éolienne à axe horizontal

Figure I-15 Eolienne à axe horizontal [16]

I.7.1.4 Les avantages de l’éolien


 L’énergie éolienne est une énergie renouvelable ;
 les éoliennes ne nécessitent aucun carburant ;
 les éoliennes ne créent pas de déchets toxiques ou radioactif ;
 les éoliennes produisent de l’électricité sans dégrader l’environnement (sans
dégrader la qualité de l'air, sans polluer les eaux (pas de rejet dans le milieu
aquatique, pas de pollution thermique), sans polluer les sols (ni suies, ni
cendres);
 les éoliennes n’utilisent que 2 % du sol, donc la surface restante est disponible
pour l'exploitation agricole, l'élevage et d'autres utilisations.
 La production éolienne d'électricité suit notre consommation d'énergie: le vent
souffle plus souvent en hiver, cette saison étant celle où la demande d'électricité
est la plus forte.

I.7.1.5 Les inconvénients de l’éolienne


 L’énergie éolienne est une énergie irrégulière et très insuffisante pour le
moment. Et s’il n’y pas de vent on fait comment ?
 L’éolienne a des effets sur le paysage (au niveau de l’esthétique) ;

21
Chapitre I- Les énergies renouvelables

 l'énergie éolienne est dépendante du milieu où elle est implantée, de la météo et


de l'environnement ;
 l’éolienne produit du bruit (à 500 mètres de distance, le volume sonore d’une
éolienne est d’environ 35 décibels, soit l’équivalent d’une conversation
chuchotée) ;
 l’entretient d’une éolienne est très coûteux, surtout si elle est en pleine mer ;
 Les éoliennes peuvent nuire à la migration des oiseaux en étant un obstacle
mortel. En effet, les pales en rotation sont difficilement visibles la nuit ou par
mauvais temps. Les oiseaux peuvent alors entrer en collision avec celles-ci ;
 Les éoliennes produisent des interférences électromagnétiques.

La figure I-12 montre la source éolienne.

Figure I-16 source éolienne [24]

22
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.8 Extraction de l'énergie apportée par le vent


I.8.1 Energie cinétique d'une colonne d'air – Puissance théoriquement
disponible

Figure I-17 représentation d’une colonne d’air

Nous considérons une colonne d'air de section S, de longueur L contenant une quantité
d'air de masse volumique ρ animée d'une vitesse constante Vvent elle que représentée sur la
Figure I-13. La masse de cette colonne d'air, mcolonne s'exprime ainsi :

mcolonne  S .L . ( .1)

L'énergie cinétique Ecin-col de cette colonne d'air en mouvement s'exprime de la façon


suivante :

1 1
E cin col  m colonne V 2
. vent  S .L . .Vvent
2
( .2)
2 2

Cette colonne d'air est aussi la représentation de la quantité d'air traversant la surface S
pendant une durée dt, la longueur L étant directement issue de cette durée. La puissance
Pcolonne étant la dérivée de l’énergie Ecin-col pendant une quantité de temps donnée, nous
pouvons écrire :[22]

d d 1  1 d
Pcolonne  E cin col   S .L . .Vvent
2
  S . .V vent . L
2

dt dt  2  2 dt
( .3)
d
Avec L V vent
dt

Finalement nous en déduisons une expression simple de la puissance Pcolonne :

1
Pcolonne  S . V 3
. vent ( .4)
2

23
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.8.2 Puissance de vent récupérable – Limite de Betz

T
urbine

S S S
1 V1VENT V2VENT
V2VENT

Figure I-18 Tube de courant sur la turbine d’un aérogénérateur

Une éolienne ne peut extraire qu’une partie de la puissance d’une colonne d’air. En
effet, la masse d’air arrivant sur l’éolienne perd de sa vitesse transmettant une partie de son
énergie cinétique à la turbine, mais continue sa progression en aval de celle-ci.

Il existe donc un coefficient entre la puissance de la colonne d’air Pcolonne et l’énergie


récupérable au niveau de la turbine PTURB. Ce coefficient est couramment désigné sous
l’appellation Cp. L’expression de Cp est la suivante :

PTURB PTURB
Cp   ( .5)
Pcolonne 1 .S..V3
vent
2

La Figure 20 représente le tracé de la fonction Cp=f(x) tels que x = V2vent/V1vent. On


constate que cette fonction atteint une valeur maximale pour 1/3. Cette valeur maximale est
Cpmax=16/27 =0,593, c’est la limite de Betz. Cette limite ne peut jamais être atteinte dans la
pratique, car elle a été obtenue en tenant compte d’hypothèses idéales pour l’air.[22]

24
Chapitre I- Les énergies renouvelables

0.6
X: 0.3331
Y: 0.5926

0.58

0.56
Cp

0.54

0.52

0.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
x=Vvent1/Vvent2

Figure I-19 Equation Cp =f (x) avec x=V2VENT / V1VENT

I.8.3 Valeurs pratiques du coefficient de puissance en fonction du type de


turbine
Afin de pouvoir permettre une utilisation pratique du coefficient de puissance Cp, nous
introduisons la variable λ appelée vitesse relative et définie par la relation suivante :

TURB .R
 ( .6)
V vent

Avec ΩTURB Vitesse de rotation de la turbine - arbre lent (mesurable au tachymètre) et R


Rayon de la turbine (connu) et Vvent Vitesse du vent libre (mesurable par un anémomètre)

Pour chaque type d’éolienne, il existe une courbe Cp=f(λ) exprimant la relation entre Cp
et les paramètres R, Ωturb et Vvent telle que nous le montre la Figure I-20. Pour chacune des
courbes présentées, le coefficient de puissance atteint une valeur maximale (Cpmax) pour une
valeur de λ dite optimale (λopt). Une éolienne tripale classique présente par exemple un
Cpmax≈ 0,48 pour une valeur λopt≈7.

25
Chapitre I- Les énergies renouvelables

Figure I-20 Cp=f(λ) pour plusieurs types d’éolienne

I.9 Régulation de puissance


Dans la partie précédente, nous avons fait état d’une courbe Cp¬=f(λ) propre à chaque
type d’éolienne. Pour permettre de faire varier Cp, agir sur la variable λ (la vitesse relative)
n’est pas le seul moyen. En effet, les pales peuvent être pourvues de dispositifs actifs ou
passifs afin de pouvoir dégrader le coefficient de puissance Cp. Il est ainsi possible de réguler
la puissance mais aussi d’empêcher l’emballement du rotor pour de fortes vitesses de vent (en
complément du frein de sécurité).[22]

I.9.1 Dispositif actif de calage d’angle des pales (Pitch Control)

Figure I-21 Variation de l’angle de calage d’une pale

Ce dispositif permet de positionner les pales suivant un angle β choisi. Un angle nul
correspond à une pale face au vent (Figure I-21). Généralement, on conserve un calage
d’angle minimal pour les vitesses de vent faibles jusqu’à nominales. Au delà, on peut
augmenter l’angle β , ce qui va entraîner la dégradation de Cp.

26
Chapitre I- Les énergies renouvelables

I.9.2 Zones de fonctionnement de l’éolienne


Compte tenu des informations précédentes, la courbe de puissance convertie d‟une
turbine, généralement fournie par les constructeurs, permet de définir quatre zones de
fonctionnement pour l'éolienne suivant la vitesse du vent :

Figure I-22 Zones de fonctionnement d’une éolienne,

V1 – la vitesse du vent correspondant au démarrage de la turbine. Suivant les


constructeurs, V1 varie entre 2.5m/s et 4m/s pour les éoliennes de forte puissance ;

V2 - la vitesse du vent pour laquelle la puissance extraite correspond à la puissance


nominale de la génératrice. Suivant les constructeurs, V2 varie entre 11.5m/s et 15m/s en
fonction des technologies ;

V3 - vitesse du vent au-delà de laquelle il convient de déconnecter l‟éolienne pour des


raisons de tenue mécanique en bout de pales. Pour la grande majorité des éoliennes, V3 vaut
25m/s. Zone I : V < V1 : La vitesse du vent est trop faible. La turbine peut tourner mais
l‟énergie à capter est trop faible.

Zone II : V1 < V < V2 : Le maximum de puissance est capté dans cette zone pour
chaque vitesse de vent. Différentes méthodes existent pour optimiser l‟énergie extraite. Cette
zone correspond au fonctionnement à charge partielle.

Zone III : V2 < V < V3 :

La puissance disponible devient trop importante. La puissance extraite est donc limitée,
tout en restant le plus proche possible de la puissance nominale de la turbine . Cette zone
correspond au fonctionnement à pleine charge. Zone IV : V > V3:

27
Chapitre I- Les énergies renouvelables

La vitesse du vent devient trop forte. La turbine est arrêtée et la puissance extraite est
nulle.[22]

I.10 Conclusion
La production d’électricité par l’énergie renouvelable intéresse de plus en plus les pays
afin de produire une énergie propre et durable.

Une brève description du domaine des énergies renouvelables a été présentée dans ce
chapitre. Dans ce contexte, quelques notions principales au sujet de la technologie éolienne.

Nous avons présenté un aperçu général sur l’énergie éolienne dans le monde et en
Algérie, nous avons présenté aussi les différents composants qui constituent les éoliennes, et
la puissance, et les différentes zones de fonctionnement, le chapitre suivant va être concerné
par le composant le plus important dans les éoliennes, ce qui est le générateur.

28
Chapitre II La Machine
Asynchrone à Double
Alimentation MADA
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.1 Introduction
La machine asynchrone à double alimentation (MADA) avec rotor bobiné présente un
stator triphasé identique à celui des machines asynchrones classiques et un rotor contenant
également un bobinage triphasé accessible par trois bagues munies de contacts glissants. Ce
type de machine est utilisé comme génératrice dans la plupart des projets de centrale éolienne,
car il offre de grands avantages de fonctionnement. Intégrée dans un système éolien, la
génératrice asynchrone à double alimentation permet de fonctionner sur une large plage de
vitesses de vent, et d’en tirer le maximum de puissance possible, pour chaque vitesse de vent.
Son circuit statorique est connecté directement au réseau électrique. Un second circuit placé
au rotor est également relié au réseau mais par l’intermédiaire de convertisseurs de puissance.
Etant donné que la puissance rotorique transitée est moindre, le coût des convertisseurs s’en
trouve réduit en comparaison avec une éolienne à vitesse variable alimentée au stator par des
convertisseurs de puissance. C’est la raison principale pour laquelle on trouve cette
génératrice pour la production en forte puissance. Une seconde raison est la possibilité de
régler la tension au point de connexion de cette génératrice. [23]

Dans ce chapitre on va présenter la constitution et le principe de fonctionnement de


cette machine

II.2 Présentation de la Machine Asynchrone à Double


Alimentation
Les enroulements des trois phases statorique et rotorique dans l’espace électrique
peuvent être représentes comme indique en Figure II-1.

Figure II-1 Représentation de la MADA

30
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.3 Structure de la machine


Une MADA a un stator identique à celui (d’une machine asynchrone à cage ou d'une
machine synchrone). C’est le rotor qui diffère radicalement car il n’est pas composé d’aimants
ou d'une cage d'écureuil mais d'enroulements triphasés disposés de la même manière que les
enroulements statoriques.

On peut voir sur la Figure II-2 que les enroulements rotoriques sont connectés en étoile
et les trois phases sont reliées à un système de contacts glissants (balais-bagues collectrices)
permettant d’avoir accès aux tensions et courants du rotor

Figure II-2 Structure du stator et des contacts rotoriques de la MADA [2]

II.4 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone à


double alimentation
Pour un fonctionnement normal de la machine asynchrone en régime établi, il faut que
les vecteurs des forces magnétomotrices du stator et du rotor soient immobiles dans l’espace
l’un par rapport à l’autre. Et du moment que le vecteur résultant de fmms des enroulements
statoriques tourne dans l’espace avec une vitesse angulaire 𝜔𝑠 = 2. 𝜋 𝑓𝑠 et le rotor tourne
avec la vitesse ωr , alors pour que cette condition soit vérifiée, il faut que le vecteur des fmms
des enroulements rotoriques tourne par rapport au rotor avec une vitesse 𝜔𝑔𝑙 telle que :

gl  s  r  s .g (I.1)

Où : g est le glissement et 𝜔𝑔𝑙 est la vitesse angulaire de glissement.

Si la vitesse de la machine est inférieure à la vitesse de synchronisme, les sens de


rotation des deux vecteurs sont identiques, dans le cas contraire, quand la vitesse est
supérieure à la vitesse de synchronisme les sens seront opposés. [24]

31
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Pour que la rotation du vecteur résultant des fmms par rapport au rotor se réalise, le
courant dans l’enroulement rotorique doit avoir une fréquence 𝑓𝑟 , définie à partir de
𝜔𝑔𝑙 = 2. 𝜋. 𝑓𝑟 ; C’est à dire

f r  g .f s (I.2)

II.5 Classification des machines à double alimentation :


Dans la littérature du domaine des machines asynchrone à double alimentation, on
trouvera la classification suivante

II.5.1 Machine à double alimentation simple :


La machine à double alimentation simple (MADAS), est une machine asynchrone à
rotor bobiné occupée par un système balais-bague (Single Doubly Fed Induction Machine).
La Figure II-3 illustre le schéma de principe de cette dernière, tel que le stator est alimenté
directement par le réseau, ainsi que le rotor est alimenté au moyen d'un convertisseur
alternatif de telle sorte que le glissement de la machine peut être contrôlé. Il faut noter que le
convertisseur indiqué dans la figure peut être composé par un redresseur et un onduleur
(conversion indirecte) ou bien peut être un cycloconvertisseur (conversion directe)

Figure II-3 Schéma de principe de la machine à double alimentation simple

II.5.2 Machine à double alimentation en cascade


Cette machine est constituée de deux MADA dont les rotors sont couplés
électriquement et mécaniquement, (Cascade Double Fed Induction Machine). La Figure II-4
présente le schéma de principe de deux machines asynchrones à rotor bobiné permettant
d'obtenir un système à double alimentation. Les enroulements statoriques sont reliés à deux
sources de tensions triphasées.

32
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-4 Schéma de principe de la machine à double alimentation en cascade

II.5.3 Machine à double alimentation cascade à un repère


La machine à double alimentation cascade à un repère consiste de deux machines
asynchrones à cage connectés mécaniquement, (Single Frame Cascaded Doubly Fed
Induction Machine). La Figure II-5 présente le schéma de principe, tel que le stator de l'une
des deux machines est connecté directement au réseau alors que l'autre est connecté à celui-ci
par l’intermédiaire d'un convertisseur alternatif-alternatif

Figure II-5 Schéma de principe de la machine à double alimentation en cascade à un repère

II.5.4 Machine à double alimentation sans collecteur


Cette machine est constituée par deux enroulements prolongés dans un seul stator. L'un
des deux enroulements est alimenté directement par le réseau et l'autre par un convertisseur
AC/AC, (Figure II-6). Ce type de machine consiste de deux enroulements statoriques ayant
des nombres de paires de pôles différents ; ainsi que celui du rotor doit être la somme de ces
deux nombres de paires de pôle

33
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-6 Schéma de principe de la machine à double alimentation sans collecteur [25]

II.6 L’utilisation du MADA


Aujourd’hui la Machine Doublement Alimentée est utilisée pour diverses applications :

1. moteur pour certaines applications industrielles comme le laminage, la traction


ferroviaire
2. génératrice pour les énergies renouvelables (pour divers éoliens). ou encore la
propulsion maritime[25].

II.6.1 Fonctionnement moteur dans les applications industrielles


La machine asynchrone à double alimentation été conçue pour fonctionner en moteur
sur une grande plage de variation de vitesse comme première application. L’utilisation d’une
MADA permet de varier la vitesse par action sur la fréquence d’alimentation des
enroulements rotoriques, ce dispositif sera donc économique quand on place les
convertisseurs entre le rotor et le réseau en réduisant leurs tailles d’environ 70%.

La MADA peut être utilisée aussi dans d’autres applications importantes nécessitant un
fort couple de démarrage, telles que

 La métallurgie avec les enrouleuses et les dérouleuses de bobines.


 La traction, avec notamment des applications de type transport urbain ou propulsion
maritime.
 Et enfin l’application de levage, les ascenseurs, les monte-charges etc...
On note que les applications de la MADA en moteur sont relativement très limitées,
parmi celles-ci on trouve principalement, la traction électrique et les systèmes de pompage.

34
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.6.1.1 Fonctionnement en moteur avec deux convertisseurs


Ce type d’alimentation peut prendre différentes formes :

 Deux onduleurs alimentés par leurs propres redresseurs conformément à la Figure II-7
 Deux onduleurs alimentés en parallèle par un redresseur commun,
 Deux cyclo-convertisseurs.

Figure II-7 Schéma d’un system utilisant une MADA en moteur alimenté par deux
convertisseurs

II.6.1.2 Fonctionnement en moteur avec un seul convertisseur


Dans ce type de fonctionnement, le stator est relié au réseau à fréquence et tension
constantes, tandis que le rotor est relié à son propre convertisseur qui peut être un cyclo-
convertisseur ou une association redresseur-onduleur. Cette solution permet de réduire
fortement la puissance du convertisseur. La Figure II-8 présente le schéma de principe de
cette catégorie.

Figure II-8 Schéma d’un système utilisant une MADA en moteur alimenté par un seul
convertisseur

35
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.6.2 Systèmes de génération éolienne à vitesse variable


Une éolienne à vitesse variable a pour rôle de convertir 1'énergie cinétique du vent en
énergie électrique avec un rendement optimisé. Par conséquent les différents éléments du
système éolien sont conçus pour maximiser cette conversion énergétique et d’une manière
générale une bonne adéquation entre les caractéristiques couple/vitesse de la turbine et de la
génératrice électrique est indispensable. Dans les systèmes éoliens de production de 1'énergie
électrique à vitesse variable, il existe une solution nouvelle et originale, utilisant la machine
asynchrone à rotor bobiné. Cette solution est plus attractive pour toutes les applications où les
variations de vitesse sont limitées autour de celle de synchronisme dont 1'objectif d 'avoir un
convertisseur de puissance dimensionné à une fraction de 20-30 % de toute la puissance du
système, et qui permet de minimiser les pertes et réduire le coût de celui-ci .

La configuration, largement répandue dans les systèmes éoliens à vitesse variable avec
MADA, est représentée par la figure (II.9). Elle consiste à alimenter le rotor par un
convertisseur et à lier le stator directement au réseau.

Figure II-9 Schéma de l’alimentation de la MADA pour une application génératrice [24]

II.7 Constitution de la MADA


La génératrice se situe dans la nacelle de l’éolienne. Elle est entraînée par un arbre
mécanique. La machine asynchrone à double alimentation est un générateur à induction à
rotor bobiné. Les enroulements du stator sont connectés directement au réseau triphasé
(Figure II-10).

Les enroulements du rotor sont reliés à des convertisseurs de puissance bidirectionnels


en courant: la puissance traversant ces convertisseurs peut alors être absorbée ou produite par
la machine, selon le point de fonctionnement. Le condensateur entre ces deux convertisseurs

36
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

représente le bus continu. Le transformateur élévateur de tension permet le raccordement au


réseau de distribution [26].

Figure II-10 Schéma général d’un système utilisant une MADA alimenté par un seul
convertisseur statique [26]

II.8 Différentes structures d’alimentation de la MADA dans les


systèmes éoliens
II.8.1 Machine asynchrone à double alimentation « type brushless »
Pour réaliser une double alimentation par le stator, la machine asynchrone est munie de
deux bobinages statoriques distincts (Figure II-11). Un des bobinages est directement
connecté au réseau et constitue le principal support de transmission de l’énergie générée. On
peut contrôler la vitesse de la génératrice autour d’un point de fonctionnement en agissant sur
les tensions appliquées au second bobinage statorique qui sera appelé enroulement
d’excitation.

Cet enroulement est connecté à des convertisseurs d’électronique de puissance qui sont
dimensionnés pour une fraction de la puissance nominale de la turbine, le coût s’en trouve
réduit. La machine n’a pas de contacts glissants mais possède deux stators à nombre de paires
de pôles différent ce qui augmente son diamètre et sa complexité de fabrication. Il a été vérifié
que cette structure génère des puissances fluctuantes sur le réseau . Ce système n’a pas été
exploité industriellement mais existe à l’état de prototype.

37
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-11 Machine asynchrone à double bobinage au stator

II.8.2 MADA à énergie rotorique dissipée


Le stator de la génératrice est directement couplé au réseau, et le réglage électronique de
l’énergie du rotor assure la variation du glissement. La chaîne rotor permet ainsi à l’ensemble
de fonctionner à vitesse variable. Cette configuration permet une variation limitée de la
vitesse à environ 10% autour de la vitesse de synchronisme par le changement de la résistance
rotor. Outre la plage de variation de vitesse limitée, l’inconvénient de cette solution est la
dissipation de la puissance rotorique dans les éléments résistifs Figure II-12

Figure II-12 Variation de la vitesse par réglage de la résistance du rotor

II.8.3 Structure de kramer


La structure d’alimentation de Kramer comporte un redresseur à diodes sur le côté du
rotor et un onduleur non autonome sur le côté réseau, (Figure II-13) L’onduleur à thyristors
non autonome applique à ce redresseur une tension qui varie par action sur l’angle
d’amorçage. Ce dispositif permet de faire varier la plage de conduction des diodes, de rendre
variable la puissance extraite du circuit rotorique et donc le glissement de la génératrice
asynchrone. Le principal avantage est que l’onduleur est assez classique, et moins coûteux,
puisqu’il s’agit d’un onduleur non autonome dont les commutations sont assurées par le
réseau.

38
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-13 Structure de kramer

II.8.4 Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI


Le stator de la génératrice est directement couplé au réseau et transfère la plus grande
partie de la puissance alors que le rotor de moindre puissance permet de faire varier les
courants rotoriques d’excitation de la MADA (Figure II-14). C’est sur ce bobinage de
moindre puissance que le convertisseur de puissance, composé d’un ensemble à deux
convertisseurs à

IGBT commandés en MLI, en cascade, est inséré afin de contrôler le flux et la vitesse
de rotation de la génératrice asynchrone du côté de la machine et contrôler aussi des
puissances actives et réactives transitées du côté du réseau.

Figure II-14 Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI

II.8.5 Structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur


Afin d'autoriser un flux d'énergie bidirectionnel entre le rotor et le réseau, l'association
redresseur onduleur peut être remplacée par un cyclo-convertisseur (Figure II-15), l'ensemble
est alors appelé structure de Scherbius. Comme le flux de la puissance est bidirectionnel, il est

39
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

possible d’augmenter ou de diminuer l’énergie de glissement et ainsi faire fonctionner la


machine en génératrice ou en moteur. Son utilisation génère par conséquent des perturbations
harmoniques importantes qui nuisent au facteur de puissance du dispositif. Les progrès de
l’électronique de puissance ont conduit au remplacement du cycloconvertisseur par une
structure à deux convertisseurs à IGBT commandés en MLI .

Figure II-15 Structure de scherbius avec cycloconvertisseur

II.8.6 Convertisseur Matriciel


Le convertisseur matriciel est une nouvelle génération de convertisseurs directs AC/AC,
qui est constitué par des interrupteurs de puissance bidirectionnels ultra rapides.

Généralement il a une topologie d'une source de tension. L'apparition des IGBTs et des
contrôleurs puissants DSP permettent de mettre en évidence le convertisseur matriciel et
d'exploiter les hautes performances apportées par celui-ci par rapport aux convertisseurs de
puissances traditionnels. La tension à la sortie de celui-ci est formée par des sections de
tensions d'entrée à 1'aide de techniques de commande MLI intelligentes. A 1'entrée du
convertisseur matriciel, on place un filtre LC pour le filtrage des harmoniques. La réalisation
pratique du convertisseur matriciel exige des interrupteurs bidirectionnels capables de bloquer
la tension et le courant dans les deux directions, mais jusqu'à nos jour ce genre d'interrupteurs
ne sont pas disponibles ce qui mène à réaliser ces derniers par la combinaison d'interrupteurs
comme les IGBTs, MCTs, IGCTs et MOSFETs avec les diodes (Figure II-16) [24].

40
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-16 Structure avec convertisseur matriciel [24]

II.9 Modes de fonctionnement de la MADA


Comme la machine asynchrone à cage, la MADA peut fonctionner en moteur et en
générateur. La différence réside dans le fait que pour la MADA ce n’est plus la vitesse de
rotation qui définit le mode de fonctionnement mais la commande des tensions rotoriques qui
permet de gérer le champ magnétique à l’intérieur de la machine, offrant ainsi la possibilité de
fonctionnement en hyper ou hypo synchrone aussi bien en mode moteur qu’en mode
générateur. Cette propriété fondamentale a fait de la MADA un meilleur choix pour des
entraînements à vitesse variable [27].

II.9.1 Fonctionnement en mode moteur hypo synchrone


La Figure II-17 montre que la puissance est fournie par le réseau au stator et la
puissance de glissement transite par le rotor pour être réinjectée au réseau. On a donc un
fonctionnement moteur en dessous de la vitesse de synchronisme. La machine asynchrone à
cage classique peut fonctionner ainsi mais la puissance de glissement est alors dissipée en
pertes joules dans le rotor [29].

41
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

Figure II-17 fonctionnement en mode moteur hypo synchrone [27]

II.9.2 Fonctionnement en mode moteur hyper synchrone


La Figure II-18 montre que la puissance est fournie par le réseau au stator et la
puissance de glissement est également fournie par le réseau au rotor. On a donc un
fonctionnement moteur au dessus de la vitesse de synchronisme. La machine asynchrone à
cage classique ne peut pas avoir ce fonctionnement[28].

Figure II-18 fonctionnement en mode moteur hyper synchrone[27].

II.9.3 fonctionnement en mode générateur hypo-synchrone


La Figure II-19 montre que la puissance est fournie au réseau par le stator (Ps alimente
le réseau). La puissance de glissement est aussi fournie par le stator. On a donc un

42
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

fonctionnement générateur en dessous de la vitesse de synchronisme. La machine asynchrone


a cage classique ne peut pas avoir ce mode de fonctionnement [28].

Figure II-19 fonctionnement en mode générateur hypo synchrone [27].

II.9.4 Fonctionnement en mode générateur hyper synchrone


La Figure II-20 montre que la puissance est alors fournie au réseau par le stator et la
puissance de glissement est récupérée via le rotor pour être réinjectée au réseau. On a donc un
fonctionnement générateur au-dessus de la vitesse de synchronisme. La machine asynchrone à
cage classique peut avoir ce mode de fonctionnement mais dans ce cas la puissance de
glissement est dissipée en pertes joule dans le rotor [28].

Figure II-20 fonctionnement en mode générateur hyper synchrone [27].

43
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.10 Transformation de Park


Toujours dans le but de rendre compte au mieux de la réalité, il est utile de travailler
avec la transformation de Park, il est possible de passer du repère fixe (𝛼, 𝛽) à un repère
tournant (𝑑 , 𝑞) dit de Park, qui peut ensuite être associé soit au stator, rotor ou au champ
tournant.

Cette transformation qui permet le passage du système triphasé au systeme biphase


s’effectue en faisant correspondre aux variables réelles leurs composantes homopolaires,
directes et en quadrature, Figure(II.22).

Figure II-21 Représentation de la MADA dans le repère de Park

II.11 Les avantages et les inconvénients de la MADA


Nous introduisons succinctement dans ce paragraphe les avantages et les inconvénients
de la machine asynchrone à double alimentation lors de son fonctionnement à vitesse variable.

II.11.1 Les avantages de la MADA


La MADA présente plusieurs avantages :

 La mesure des courants au stator et rotor, contrairement à la machine à cage, donnant


ainsi une plus grande flexibilité et précision au contrôle du flux et du couple
électromagnétique.
 Le partage des fréquences entre le stator et le rotor : en effet, dans le cas d’une
double alimentation, il est possible et recommandé de partager la vitesse de rotation
du rotor entre les deux convertisseurs alimentant la machine, réduisant ainsi les
pertes fer de la machine et augmentent son rendement. De plus, l’alimentation de la
44
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

machine par deux onduleurs permet de travailler à des fréquences relativement


élevées évitant ainsi un déclassement des convertisseurs tout en maintenant un
couple à l’arrêt. Cette même propriété assure un contrôle quasi insensible aux
variations résistives de la machine.
 La solution avec deux convertisseurs alimentant la machine assurer un partage du
courant magnétisant entre les deux armatures ainsi que la puissance mécanique
fournie à la charge.
 La possibilité de fonctionner à couple constant au-delà de la vitesse nominale.
 La MADA se comporte comme une machine synchrone et l’on peut pratiquer des
rapports de démagnétisation très importants (de l’ordre de 1 à 6).
 Un fonctionnement en régime dégradé plus souple que la machine à simple
alimentation, quand un onduleur tombe en panne. Les Figure II-22 et Figure II-23
notent les zones de fonctionnements d’une MADA [25].

Figure II-22 Comparaison de la zone de fonctionnement en survitesse sans démagnétisations de


la machine à cage et de la MADA

Figure II-23 Représentation d’un fonctionnement avec démagnétisation de la MADA.

45
Chapitre II- La Machine Asynchrone à Double Alimentation MADA

II.11.2 Les inconvénients de la MADA :


 Machine plus volumineuse que celle à cage, généralement elle est plus longue à
causes des balais.
 utilisation un nombre des convertisseurs (deux redresseurs et deux onduleurs ou un
redresseur et deux onduleurs) plus importants que la machine à cage (un redresseur et
un onduleur).
 Le coût total de la machine asservie est plus important que celui de la machine à Cage
[28].

II.12 Conclusion
Au cours de ce chapitre, nous avons présenté une brève étude sur la machine asynchrone
à double alimentation, sa structure, son principe de fonctionnement et les différentes stratégies
de sa commande ainsi que ses domaines d’application. Ainsi qu'une présentation des différentes
alimentations de la machine asynchrone à double alimentation et des différents types de
convertisseur de puissance associé à cette dernière. La transformation de Park nous a permis de le
simplifier. Ces études portent principalement sur son fonctionnement en génératrice, pour des
applications éoliennes. D'après cette étude, on constate que la MADA offre des avantages
remarquables, ce qui permet à cette dernière de trouver un domaine d’application très vaste,
notamment dans les entrainements à vitesse variable.

La modélisation de l’ensemble turbine-MADA sera le sujet du chapitre suivant.

46
Chapitre III Modélisation et
commande
Chapitre III- Modélisation et commande

III.1 Introduction
La modélisation de la chaîne de conversion éolienne est une étape primordiale dans la
compréhension du système éolien. Cette étape permet de premier lieu d’abord de comprendre
le comportement dynamique et l’interaction électromécanique de la génératrice. Avec le
modèle approprié, nous pouvons nous orienter facilement à comprendre les systèmes de
commande.

La technique de modélisation utilisée est la modélisation des phaseurs qui représente


tous les éléments en utilisant des vecteurs (amplitude et angle de phase), cette méthode est
principalement utilisée pour étudier les oscillations électromécaniques des réseaux composés
de grands générateurs et de moteurs. Cependant, cette technique n'est pas limitée à l'étude de
la stabilité transitoire des machines. Elle peut être appliquée à n'importe quel système
linéaire.

Dans ce chapitre le modèle type phaseur de l’éolienne à base de la machine asynchrone


à double alimentation est présenté, ce modèle sera utilisé dans le prochain chapitre pour
effectuer une simulation.

III.2 La description :

Figure III-1 modèle de l’éolienne (type phaseur)

Le bloc utilisé pour modéliser l’éolienne est montré sur la Figure III-1 s’appelle Wind
turbine Doubly-Fed induction Generator (phasor type), on peut le trouver dans
Simpowersystem/application libraries/Renewable energy library/wind generation.

L'éolienne et le générateur asynchrone à double alimentation sont représentés dans la


Figure III-2 . Le convertisseur AC/DC/AC est divisé en deux composants: le convertisseur
côté rotor ( Crotor ) et le convertisseur côté réseau ( Cgrid ).

48
Chapitre III- Modélisation et commande

Figure III-2 L'éolienne et la machine asynchrone à double alimentation.

Le Crotor et Cgrid sont des convertisseurs à source de tension qui utilisent des dispositifs
d’électroniques de puissance à commutation forcée (IGBT) pour synthétiser une tension
alternative à partir d'un Source de tension continue. Un condensateur connecté côté courant
continu sert de source de tension continue. Une inductance de couplage L est utilisée pour
connecter le Cgrid au réseau.[29]

L'enroulement du rotor triphasé est relié au Crotor par des bagues collectrices et des
balais et l'enroulement du stator triphasé est directement connecté au réseau.

La puissance captée par l'éolienne est convertie en énergie électrique par le générateur
asynchrone et elle est transmise au réseau par le stator et les enroulements de rotor. Le
système de commande génère la commande d'angle de calage et les signaux de commande de
tension Vr et Vgc pour le Crotor et Cgrid respectivement pour contrôler la puissance de
l'éolienne, la tension du bus continu et la puissance réactive ou la tension aux bornes du
réseau.[30]

III.3 Principe de fonctionnement du générateur asynchrone à


double alimentation des éoliennes
Le flux de puissance, illustré sur la Figure III-3, est utilisé pour décrire le principe de
fonctionnement. Dans cette figure, les paramètres suivants sont utilisés :

49
Chapitre III- Modélisation et commande

Figure III-3 flux de puissance

Pm : Puissance mécanique captée par l'éolienne et transmise au rotor


Ps : puissance active du Stator
Pr : puissance active du rotor
Pgc : puissance active du Cgrid
Qs : Puissance réactive du stator
Qr : puissance réactive du rotor
Qgc : puissance réactive du Cgrid
Tm : Couple mécanique appliqué au rotor
Tem : Couple électromagnétique appliqué au rotor
ωr : Vitesse de rotation du rotor
ωs : Vitesse de rotation du flux magnétique dans l'entrefer du générateur, cette vitesse
est appelée vitesse de synchronisme. C'est proportionnel à la fréquence de la tension du
réseau et au nombre de pôles du générateur.

J : Coefficient combiné d'inertie du rotor et de l'éolienne

La puissance mécanique et la puissance du stator sont calculées comme suit :

Pm  T m r (II.1)

Ps  Tem s (II.2)

Pour un générateur sans perte, l'équation mécanique est :

d r
J  T m T em (II.3)
dt

50
Chapitre III- Modélisation et commande

En régime permanent à vitesse fixe pour un générateur sans perte :

T m = T em et P m = P s + P r.

On obtient par la suite

s  r
Pr  Pm  Ps  T m r T em s  T m s  sT m s  sPs (II.4)
s

Où s est défini comme le glissement du générateur :

s  s  r  / s (II.5)

En général, la valeur absolue du glissement est très inférieure à 1 et, par


conséquent, Pr est seulement une fraction de Ps . Puisque Tm est positif pour la production
d'électricité et puisque ωs est positif et constant pour une tension de réseau à fréquence
constante, le signe de Pr est une fonction du signe de glissement. Pr est positif pour un
glissement négatif (vitesse supérieure à la vitesse synchrone) et négatif pour le glissement
positif (vitesse inférieure à la vitesse synchrone). Pour un fonctionnement en vitesse hyper-
synchrone, Pr est transmis au condensateur du bus continu et a tendance à augmenter la
tension continue. Pour le fonctionnement en vitesse hypo-synchrone, Pr est absorbé du bus
continu et tend à diminuer la tension continue. Cgrid est utilisé pour générer ou absorber la
puissance Pgc afin de maintenir la tension continue constante. Dans l’état d'équilibre pour un
convertisseur AC / DC / AC sans perte Pgc est égal à Pr et la vitesse de l'éolienne est
déterminée par la puissance Pr absorbée ou généré par le Crotor. Le contrôle de puissance sera
expliqué ci-dessous.

La séquence de phase de la tension alternative générée par le Crotor est positive pour la
vitesse hypo-synchrone et négative pour la vitesse hyper-synchrone. Le la fréquence de cette
tension est égale au produit de la fréquence du réseau et de la valeur absolue du glissement.

Le Crotor et le Cgrid ont la capacité de générer ou d'absorber la puissance réactive et


pourraient être utilisés pour contrôler la puissance réactive ou la tension aux bornes de
réseau.

III.3.1 Système de contrôle Crotor

51
Chapitre III- Modélisation et commande

Le convertisseur côté rotor est utilisé pour contrôler la puissance de sortie de l'éolienne
et la tension (ou puissance réactive) mesurée aux bornes du réseau.

III.3.1.1 Contrôle de puissance

La puissance est contrôlée afin de suivre une caractéristique de puissance-vitesse


prédéfinie, appelée caractéristique de suivi. Un exemple d’une telle caractéristique est illustré
dans la Figure III-4, par la courbe ABCD superposée à la caractéristique de puissance
mécanique de la turbine obtenue à différentes vitesses de vent.
Caractéristique de puissance de la Turbine ( angle de calage beta = 0 deg)
1.6 16.2 m/s
1.4
Puissance mécanique de la turbine (pu)

1.2

1 D

0.8 12 m/s
C
0.6

0.4

0.2
B
5 m/s
0 A
0.6 0.7 0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3
Vitesse de la turbine (pu)

Figure III-4 Caractéristiques de la turbine et de suivi

La vitesse réelle de la turbine ωr est mesurée et la puissance mécanique correspondante


de la caractéristique de poursuite est utilisée comme puissance de référence pour la boucle de
commande de puissance. La caractéristique de suivi est définie par quatre points : A, B, C et
D. De la vitesse nulle à la vitesse du point A, la puissance de référence est nulle. Entre le
point A et le point B, le suivi caractéristique est une ligne droite, la vitesse du point B doit
être supérieure à la vitesse du point A. Entre le point B et le point C le suivi caractéristique
est le lieu de la puissance maximale de la turbine. La caractéristique de suivi est une ligne
droite à partir du point C et du point D. La puissance au point D est 1 per unit (1 pu) et la
vitesse du point D doit être supérieure à la vitesse du point C. Au-delà du point D, la
puissance de référence est une constante égale à un per unit (1 pu).

La boucle générique de contrôle de puissance est illustrée dans la Figure III-5.

52
Chapitre III- Modélisation et commande

Figure III-5 système de commande du Crotor

La puissance active de sortie, mesurée aux bornes du coté réseau de l'éolienne, s'ajoute
aux pertes de puissance totales (mécaniques et électriques) et se compare à la puissance de
référence obtenu à partir de la caractéristique de suivi. Un régulateur proportionnel-intégral
(PI) est utilisé pour réduire l'erreur de puissance à zéro. La sortie de ce régulateur est le
courant de rotor de référence Iqr ref qui doit être injecté dans le rotor par le convertisseur
Crotor. C'est le composant qui produit le couple électromagnétique Tem. La composante Iqr du
courant de séquence positive est comparée à Iqr_ref et l'erreur est réduite à zéro par un
régulateur de courant (PI). La sortie de ce contrôleur de courant est la tension Vqr générée
par le Crotor . Ce régulateur est assisté par des termes qui prédisent Vqr.[31]

III.3.1.2 Contrôle de tension et contrôle de puissance réactive

La tension ou la puissance réactive aux bornes du réseau est contrôlée par le courant
réactif circulant dans le convertisseur Crotor. La boucle de contrôle générique est illustrée dans
la Figure III-5 .

53
Chapitre III- Modélisation et commande

Lorsque l'éolienne fonctionne en mode de régulation de tension, elle applique la


caractéristique VI suivante.

Figure III-6 Caractéristique VI de l’éolienne

Tant que le courant réactif reste entre les valeurs de courant maximales (-Imax, Imax)
imposées par le convertisseur, la tension est régulée à la tension de référence
Vref. Cependant, un abaissement de tension est normalement utilisé (généralement entre 1%
et 4% à la puissance réactive maximale), et la caractéristique V- I a la pente indiquée dans
la Figure III-6. En mode de régulation de tension, la caractéristique VI est décrit par
l'équation suivante :

V V ref  X s I (II.6)

V : Tension de séquence positive (pu)


Is : Courant réactif (pu / Pnom) (I> 0 indique un courant inductif)
X s : Réactance de pente ou de statisme (pu / Pn)
Pnom : Puissance nominale triphasée du convertisseur spécifiée dans la boîte de
dialogue du bloc

Lorsque l'éolienne fonctionne en mode de contrôle de la puissance réactive, la


puissance réactive aux bornes du réseau est maintenue constante par un régulateur var.

La sortie du régulateur de tension ou du régulateur var est le courant de référence de


l'axe d Idr_ ref qui doit être injecté dans le rotor par le convertisseur Crotor.

54
Chapitre III- Modélisation et commande

Le même régulateur de courant que celui du contrôle de puissance est utilisé pour
réguler la composante Idr du courant de séquence positive à sa valeur de référence. La sortie
de ce régulateur est la tension d'axe d Vdr générée par le Crotor. Le régulateur du courant
actuel est assisté par des termes qui prédisent Vdr.[32]

Vdr et Vqr sont respectivement la tension Vr de l'axe d et l'axe q.

 Pour le système de contrôle du Crotor et les mesures, l'axe d du repère tournant dq est
bloqué sur le flux mutuel du générateur par un PLL(phase locked loop) ce qui est
supposé être idéal dans ce modèle de phaseur.

 2
La grandeur du courant de rotor de référence Ir_ref est égale à √𝐼𝑑𝑟_𝑟𝑒𝑓 2
+ 𝐼𝑞𝑟_𝑟𝑒𝑓 . La

valeur maximale de ce courant est limitée à 1 pu.

Lorsque Idr _ ref et Iqr _ ref sont de grandeur supérieure à 1 pu, la composante Iqr _ ref
est réduite afin de ramener l’amplitude à 1 pu.

III.3.2 Système de contrôle Cgrid

Le convertisseur Cgrid est utilisé pour réguler la tension du condensateur du bus


continu. En outre, ce modèle permet d'utiliser le convertisseur Cgrid pour générer ou absorber
la puissance réactive.

Figure III-7 système de contrôle de Cgrid

Le système de contrôle, illustré dans la Figure III-7 , consiste en :

 Systèmes de mesure mesurant les composantes d et q de la séquence positive du


courant alternatif à contrôler ainsi que la tension continue Vdc.
 Une boucle de régulation externe constituée d'un régulateur de tension continue. La
sortie de ce régulateur est le courant de référence Idgc _ ref pour le régulateur de

55
Chapitre III- Modélisation et commande

courant (Idgc = courant en phase avec la tension du réseau qui contrôle le flux de
puissance active).
 Une boucle de régulation de courant interne constituée d'un régulateur de courant. Ce
régulateur contrôle l'amplitude et la phase de la tension générée par le convertisseur
Cgrid (Vgc) à partir de Idgc_ref produit par le régulateur de tension continue et Iq_ref
de référence. Le régulateur du courant est assisté par des termes qui prédisent
la tension de sortie du Cgrid.

L'amplitude du courant de référence du convertisseur de grille Igc_ref est égale à

_ ref  I qr _ ref
2 2
I dgc (II.7)

La valeur maximale de ce courant est limitée à une valeur définie par la puissance
maximale du convertisseur à la tension nominale. Quand Idgc_ref et Iq_ref sont de grandeur
supérieure à cette valeur maximale, la composante Iq_ref est réduite afin de ramener la
grandeur à son valeur maximum.

III.3.2.1 Système de contrôle de l'angle de calage

L'angle de calage est maintenu constant à zéro degré jusqu'à ce que la vitesse atteigne le
point D de la caractéristique de poursuite. Au-delà du point D, l'angle de calage est
proportionnel à l'écart de vitesse par rapport à la vitesse du point D. Le système de contrôle
est illustré dans la Figure III-8.

Figure III-8système de contrôle de l’angle de calage

III.3.3 Générateur asynchrone à double alimentation

Le modèle du phaseur du MADA est le même que celui de la machine asynchrone à


rotor bobiné avec deux points de différence :

56
Chapitre III- Modélisation et commande

1. la séquence positive seulement est prise en compte, la séquence négative a été


éliminée.

2. Une entrée de déclenchement a été ajoutée. Lorsque cette entrée est haute, le
générateur est déconnecté de réseau et du Crotor.

III.4 Modèle de la turbine

Le modèle de la turbine est basé sur les caractéristiques de puissance en régime


permanent de la turbine. La rigidité de la chaîne cinématique est infinie et le facteur de
frottement et l'inertie de la turbine doit être combinée avec celles du générateur couplé à la
turbine. La puissance de sortie de la turbine est donnée par l'équation suivante.

S
Pm  Cp   ,   3
v wind (II.8)
2

Pm : Puissance de sortie mécanique de la turbine (W)


Cp : Coefficient de performance de la turbine
ρ : Densité de l'air (kg / m 3)
S : Surface balayée par turbine (m 2)
vwind : Vitesse du vent (m / s)
λ : Rapport de vitesse de pointe de la vitesse de pointe de la pale de rotor à la vitesse du vent
β : Angle de lancement de la lame (deg)
l’équation (II.8) peut être normalisée. Dans le système par unité (pu), nous avons :

Pm _ pu  k pc p _ puv wind
3
_ pu (II.9)

Pm_ pu : Puissance en pu de la puissance nominale pour des valeurs particulières de ρ et S


Cp_ pu : Coefficient de performance en pu de la valeur maximale de C p
V wind _pu : La vitesse du vent en pu de la vitesse du vent de base. La vitesse du vent de base
est la valeur moyenne de la vitesse du vent prévue en m / s.
Kp : Gain de puissance pour c p_ pu = 1 pu et v vent _ pu = 1 pu, k p est inférieur ou égal à 1

57
Chapitre III- Modélisation et commande

Une équation générique est utilisée pour modéliser cp (λ, β). Cette équation, basée sur
les caractéristiques de la turbine de modélisation de [30], est :

c p   ,    c1 c 2 / i  c 3   c 4  e c5 / i  c 6  (II.10)

Avec Les coefficients c1 à c6 sont: c1=0,5176, c2=116, c3=0,4, c4=5, c5=21et


c6=0,0068. Le cp-λ caractéristiques, pour différentes valeurs de l'angle de calage β, sont
illustrés sur la Figure III-9. La valeur maximum de cp (c pmax = 0,48) est obtenu pour β = 0
degré et pour λ = 8,1. Cette valeur particulière de λ est définie comme valeur nominale (λ _
nom).[33]

Figure III-9 caractéritique cp-λ

Le modèle Simulink de la turbine est illustré dans la Figure III-10. Les trois entrées
sont la vitesse du générateur (ωr_pu) en pu de la vitesse nominale du générateur, l'angle de
calage en degrés et la vitesse du vent en m / s. Le rapport de vitesse de pointe λ en pu de
λ _nom est obtenu par la division de la vitesse rationnelle en pu de la vitesse de rotation de
base (définie ci-dessous) et de la vitesse du vent en pu de la vitesse du vent de base. La sortie
est le couple appliqué à l'arbre du générateur.

Figure III-10 modèle de la turbine

58
Chapitre III- Modélisation et commande

III.5 Boîte de dialogue et paramètres

Les paramètres du bloc de l’éolienne sont regroupés en quatre catégories : données du


générateur, données du convertisseur, données de la turbine et paramètres de contrôle.
III.5.1 Données du générateur

Figure III-11 Paramètres du générateur

La MADA est modélisé en utilisant uniquement la séquence positive, elle est modélisée
par un système à trois fils utilisant deux sources de courant (Figure III-12). Ce modèle ne
génère aucun courant homopolaire, mais il peut générer des courants de séquence négative
pendant le fonctionnement du système déséquilibré.

Figure III-12 modèle de la MADA

La Figure III-11 montre les paramètres de générateur qui sont :

59
Chapitre III- Modélisation et commande

 La puissance nominale en VA, la tension nominale ligne-ligne en Vrms et la


fréquence nominale du système en hertz.
 Stator [Rs, Lls] : La résistance du stator Rs et l'inductance de fuite Lls en pu sont
basées sur la puissance du générateur.
 Rotor [Rr ', Llr'] : La résistance du rotor Rr 'et l'inductance de fuite Llr', toutes deux
sont référées au stator, en pu, en fonction de la puissance du générateur.
 Inductance de magnétisation Lm
 Constante d'inertie est la constante d'inertie du générateur et de la turbine H en
secondes, facteur de friction est le facteur de frottement visqueux combiné F en pu,
et paires de pôles
 Conditions initiales : Le glissement initial s, l'angle électrique Θ en degrés, la
amplitude du phaseur du courant du stator en pu, l'angle de phase du courant du stator
en degrés, l’amplitude du phaseur du courant du rotor et l'angle de phase du courant
du rotor en degrés.
III.5.2 Données des convertisseurs

Figure III-13 Paramètres des convertisseurs

La Figure III-13 montre les paramètres des convertisseurs qui sont :

 Puissance maximale du convertisseur : est La puissance maximale de Cgrid et


du Crotor en pu. Ce paramètre est utilisé pour calculer le courant maximal à 1 pu de
tension pour Cgrid Le courant maximum pour le Crotor est de 1 pu.

60
Chapitre III- Modélisation et commande

 Inductance de couplage côté réseau [L R]


 Courant initiale de l’inductance de Couplage
 Tension nominale du bus DC
 Condensateur de bus DC est La capacité totale de la liaison DC en farads. Cette
valeur de capacité est liée à la puissance nominale de l’éolienne et à la tension
nominale du bus continu.
III.5.3 Donnée de la turbine

Figure III-14 Paramètres de la turbine

La Figure III-14 montre les paramètres de la turbine qui sont :

 Afficher les caractéristiques de puissance des éoliennes

Si ce paramètre est coché, les caractéristiques de la puissance de la turbine à un angle


de calage égal à sont affichées pour différentes vitesses de vent. Le suivi caractéristique est
également affiché sur la même figure (Figure III-15).

61
Chapitre III- Modélisation et commande

Caractéristique de puissance de la Turbine ( angle de calage beta = 0 deg)


1.6 16.2 m/s
1.4
Puissance mécanique de la turbine (pu)

1.2

1 D

0.8 12 m/s
C
0.6

0.4

0.2
B
5 m/s
0 A
0.6 0.7 0.8 0.9 1 1.1 1.2 1.3
Vitesse de la turbine (pu)

Figure III-15caractéristique de puissance de la turbine

 Puissance de sortie mécanique nominale de l'éolienne


 Suivi des vitesses caractéristiques pour Spécifiez les vitesses du point A au point D
de la caractéristique de suivi en pu de la vitesse synchrone. Speed _ B doit être
supérieur à speed _ A et speed _ D doit être supérieur à speed _ C.
 Puissance au point C pour Spécifiez la puissance du point C de la caractéristique de
suivi en pu de la puissance de sortie mécanique de l'éolienne nominale.
 La vitesse du vent au point C Spécifiez la vitesse du vent en m / s pour le point C.
La puissance au point C est la puissance de sortie maximale de la turbine pour la
vitesse du vent spécifiée.
 Gain du contrôleur d'angle de calage [Kp]est un Gain proportionnel Kp du
contrôleur de l’angle. Il faut spécifier Kp en degrés / (écart de vitesse pu). L'écart de
vitesse est la différence entre la vitesse réelle et vitesse du point D en pu.
 Angle de calage maximal
 Taux maximum de changement d'angle de calage

III.5.4 Paramètres de contrôle

62
Chapitre III- Modélisation et commande

Figure III-16 paramètres de commande

La Figure III-16 représente les paramètres de commande qui sont :

 Mode de fonctionnement pour le choix le mode de fonctionnement d’éolienne soit


en mode régulation de tension ou régulation de la puissance réactive.
 Tension de réseau de référence Vref : Ce paramètre n'est pas visible lorsque le
paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur contrôle de la puissance réactive.
 Puissance réactive générée Qref : Ce paramètre n'est pas visible lorsque le
paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur Régulation de tension
 Courant réactif de référence (Iq_ref) du Convertisseur côté réseau Ce paramètre
n'est pas visible lorsque le courant réactif externe Iq_ref pour le paramètre de
référence du convertisseur côté réseau est coché.
 Le gain de régulateur de tension de réseau [Kp Ki] Ce paramètre n'est pas visible
lorsque le paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur la contrôle de la puissance
réactive.
 Droop Xs Ce paramètre n'est pas visible lorsque le paramètre Mode de
fonctionnement est réglé sur contrôle de la puissance réactive. Réactance du statisme,
en pu, définissant la pente de la caractéristique VI.

63
Chapitre III- Modélisation et commande

 Le gain de régulateur de puissance réactive [Kp Ki] Ce paramètre n'est pas visible
lorsque le paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur Régulation de tension.
 Le gain de régulateur de puissance active [Kp Ki]
 Le gain de régulateur de tension du bus continu [Kp Ki]
 Le régulateur de courant du convertisseur de grille gagne [Kp Ki]
 Le gain de régulateur de courant du convertisseur côté rotor [Kp Ki]
 Taux maximal de variation de la tension du réseau de référence Ce paramètre
n'est pas visible lorsque le paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur contrôle
de la puissance réactive.
 Taux maximum de changement de la puissance réactive de référence : Ce
paramètre n'est pas visible lorsque le paramètre Mode de fonctionnement est réglé sur
Régulation de tension.
 Taux maximum de changement de puissance active de référence
 Taux maximum de changement de courant de référence des convertisseurs

III.6 Conclusion

Dans ce chapitre le modèle type phaseur de l’éolienne à base de la machine asynchrone


à double alimentation a été présenté, la stratégie de commande des convertisseurs coté réseau
et coté rotor a été discuté , ce modèle offre l’avantage de sa simplicité car au lieu de résoudre
toutes les équations différentielles (modèle d'espace d'état) résultant de l'interaction des
éléments R, L et C. on résoudra un ensemble beaucoup plus simple d'équations algébriques
reliant les phaseurs de tension et de courant. Ce modèle sera utilisé dans la partie suivante qui
est la simulation.

64
Chapitre IV Simulation
Chapitre IV- Simulation

IV.1 Introduction

L'utilisation de la machine asynchrone à double alimentation a fait l'objet de


nombreuses investigations, tant en fonctionnement moteur qu'en fonctionnement générateur.

Le but de ces dispositifs est dans la plupart des cas d'amener le glissement à la valeur
désirée avec le meilleur rendement possible en alimentant les enroulements rotoriques par un
dispositif redresseur onduleur.

Le but de ce chapitre est de voir la réponse de l’éolienne à différentes conditions de


fonctionnement des réseaux électriques, en changeant le mode de contrôle pour voir les
performances dynamique de l’éolienne à base de la machine asynchrone à double
alimentation.

IV.2 Description du modèle étudié

Un parc éolien de 9 MW composé de six éoliennes de 1,5 MW raccordées à un réseau


de distribution à 25 kV exporte de l'énergie vers un réseau de 120 kV par l'intermédiaire d'une
ligne de 30 km à 25 kV. Une installation de 2300V, 2 MVA composée d'un moteur
asynchrone (de 1,68 MW à 0,93 PF) et d'une charge résistive de 200 kW est connectée sur le
même départ au nœud B25 (Figure IV-2). L'éolienne et le moteur ont un système de
protection surveillant la tension, le courant et la vitesse de la machine. Le système est montré
sur la Figure IV-1

66
Chapitre IV- Simulation

Figure IV-1modèle étudié

Figure IV-2 moteur asynchrone + la charge résistvie + le système de protection

67
Chapitre IV- Simulation

Les éoliennes utilisent un générateur asynchrone à double alimentation (GADA)


composé d'un générateur à rotor bobiné et d'un convertisseur PWM AC / DC / AC à base
d’IGBT(Figure IV-3). L'enroulement du stator est connecté directement au réseau tandis que
le rotor est alimenté à fréquence variable via le convertisseur AC / DC / AC. La technologie
MADA permet d'extraire l'énergie maximale du vent pour des vitesses de vent faibles en
optimisant la vitesse de la turbine, tout en minimisant les contraintes mécaniques sur la
turbine lors de rafales de vent.

Figure IV-3 La turbine + convertisseurs+ MADA

La vitesse optimale de la turbine produisant une énergie mécanique maximale pour une
vitesse de vent donnée est proportionnelle à la vitesse du vent. Pour des vitesses de vent
inférieures à 10 m/s, le rotor tourne à une vitesse hypo-synchrone. À une vitesse de vent
élevée, il fonctionne à une vitesse hypersynchrone. Le DFIG est contrôlé afin de suivre la
courbe rouge de la Figure III-15. L'optimisation de la vitesse de la turbine est obtenue entre le
point B et le point C sur cette courbe. Un autre avantage de la technologie MADA est la
capacité des convertisseurs électroniques de puissance à générer ou absorber de la puissance
réactive, éliminant ainsi la nécessité d'installer des batteries de condensateurs comme dans le
cas des générateurs à cage d'écureuil.

68
Chapitre IV- Simulation

Le modèle d'éolienne est un modèle de phaseur qui permet des études de type de
stabilité transitoire avec des longs temps de simulation. Dans cet exemple, le système est
observé pendant 50s.

La ferme à 6 éoliennes est simulée par un seul bloc d'éoliennes en multipliant les
paramètres suivants par six, comme suit :

1. La puissance mécanique nominale de l’éolienne : 6 * 1.5e6 watts, spécifiée dans le


menu de données Turbine
2. La puissance nominale du générateur : 6 * 1,5 / 0,9 MVA (6 * 1,5 MW à 0,9 PF),
spécifiée dans le menu des données du générateur
3. Le condensateur de bus continu nominal : 6 * 10000 microfarads, spécifié dans le
menu de données Convertisseurs

Dans le menu Paramètres de contrôle que le "Mode de fonctionnement" est réglé sur
"Régulation de tension". La tension aux bornes sera contrôlée à une valeur imposée par la
tension de référence (Vref = 1 pu) et la chute de tension (Xs = 0,02 pu).

Le système de protection de l’éolienne est montré sur la Figure IV-4

Figure IV-4 système de protection de l’éolienne et du moteur asynchrone

IV.3 Simulation

IV.3.1 Réponse de la turbine à un changement de la vitesse du vent

69
Chapitre IV- Simulation

Initialement, la vitesse du vent est fixée à 8 m / s, puis à t = 5s, la vitesse du vent


augmente soudainement à 14 m / s. les résultats pour l’éolienne sont montrés dans la Figure
IV-5.

1202
<Vdc (V)> 8
6 P(MW)
1201 4
2
1200 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1.2 0
<wr (pu)> Q(Mvar)
-0.2
1 -0.4
0.8 -0.6
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (Seconds)0.8 Temps (Seconds)
0.6 <angle (deg)>
0.4
0.2
0
0 10 20 30 40 50
Temps (Seconds)

Figure IV-5 réponse de l’éolienne à un changement de la vitesse du vent

À t = 5 s, la puissance active générée augmente progressivement (avec la vitesse de la


turbine wr Figure IV-5) pour atteindre sa valeur nominale de 9 MW en 15 secondes environ.
Au cours de cette période, la vitesse de la turbine aura augmenté de 0,8 pu à 1,21 pu.
Initialement, l'angle de calage des pales de turbine est égal à zéro degré et le point de
fonctionnement de la turbine suit la courbe rouge des caractéristiques de puissance de la
turbine jusqu'au point D. Ensuite, l'angle de calage est augmenté de 0 deg à 0,76 deg afin de
limiter la puissance mécanique. La puissance réactive est contrôlée pour maintenir une tension
de 1 pu. À puissance nominale, l'éolienne absorbe 0,68 Mvar (Q = -0,68 Mvar) pour contrôler
la tension à 1pu.

Si on change le mode de fonctionnement sur " contrôle de la puissance réactive" avec la


"Puissance réactive générée Qref" réglée à zéro, on remarque que la tension augmente jusqu'à
1,021 pu lorsque l'éolienne génère sa puissance nominale au facteur de puissance unitaire
(Figure IV-6,).

70
Chapitre IV- Simulation

1202 8
<Vdc (V)> 6
1201 P(MW)
4
1200 2
1199 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
1.2 0
<wr (pu)> -1 Q(Mvar)
1
-2
0.8 -3
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (Seconds) 0.8 Temps (Seconds)
0.6
0.4
0.2 <angle (deg)>
0
0 10 20 30 40 50
Temps (Seconds)

Figure IV-6 réponse de l’éolienne à un changement de vitesse du vent en mode contrôle de la


puissance réactive

IV.3.2 Simulation d'un creux de tension sur le réseau 120 kV

Maintenant, on va observer l'impact d'un creux de tension résultant d'un défaut à


distance sur le réseau 120 kV. Une chute de tension de 0,15 pu pendant 0,5 s est programmée
pour se produire à t = 5 s. les résultats sont montrés sur les Figure IV-7, Figure IV-8.

71
Chapitre IV- Simulation

1210 <Vdc (V)>


2
1205

1200 1 Generated P(MW)

1195
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

0.8001 <wr (pu)>


0.8001 0
0.8
-1 Generated Q(Mvar)
0.8
0.8 -2
0.8
-3
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-7 réponse de l’éolienne à un creux de tension en mode contrôle de la puissance


réactive

1 0.5
0 P_B25 (MW)
Vabc_B120 (pu)[1] -0.5
0.9 -1
-1.5
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1 Vabc_B25 (pu)[1] 2 Q_B25 (Mvar)


1
0.9 0
-1
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1
1 Vabc_B575 (pu)[1] Motor Speed (pu)
0.5
0.9
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-8 réponse du réseau à un creux de tension en mode contrôle de la puissance réactive

D’après Figure IV-7 on remarque que le parc éolien produit 1,87 MW. À t = 5 s, la
tension descend en dessous de 0,9 pu et à t = 5,22 s, le système de protection déclenche le
moteur car une sous-tension de plus de 0,2 s a été détectée. Le courant du moteur tombe à
zéro et la vitesse du moteur diminue progressivement, tandis que le parc éolien continue de
72
Chapitre IV- Simulation

produire à un niveau de puissance de 1,87 MW. Après le déclenchement de l'installation, 1,25


MW d'énergie (P_B25 mesurée au nœud B25) est exportée vers le réseau.

Maintenant, on va changer le mode de contrôle de l'éolienne en "Régulation de tension"


et on va répétez le test. Les résultats sont montrés dans Figure IV-9 et Figure IV-10

1210 <Vdc (V)> 2


1200 Generated P(MW)
1
1190
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
<wr (pu)> Generated Q(Mvar)
0.8 4
0.7999 2

0.7999 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-9 réponse de l’éolienne à un creux de tension en mode régulation de tension

1 1
P_B25 (MW)
Vabc_B120 (pu)[1] 0.5
0.9
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1.05 0
1 -2
0.95 Vabc_B25 (pu)[1] Q_B25 (Mvar)
0.9 -4
0.85
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1.1 0.995
Vabc_B575 (pu)[1]
1
0.9 0.99 Motor Speed (pu)
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-10 réponse du réseau à un creux de tension en mode régulation de tension

On remarque que le moteur ne se déclenche plus. En effet, le support de tension fourni


par la puissance réactive de 5 Mvar générée par les éoliennes pendant le creux de la tension

73
Chapitre IV- Simulation

maintient la tension de l'installation au-dessus du seuil de protection de 0,9 pu. La tension de


l'installation pendant le creux de tension est maintenant de 0,93 pu.

IV.3.3 Simulation d'un défaut sur le système 25 kV

On va observer maintenant l'impact d’un court-circuit phase-terre survenant sur la ligne


25 kV du nœud B25. Tout d'abord désactiver l'étape de tension de 120 kV. Maintenant,
ouvrez le menu "Fault" et sélectionnez "Phase A Fault". Vérifier que le défaut est programmé
pour appliquer un défaut monophasé à la masse de 9 cycles à t = 5 s.

On observe que lorsque l'éolienne est en mode "Régulation de tension", la tension


directe aux bornes des éoliennes (V1_B575) chute à 0,8 pu pendant le défaut (Figure IV-12),
ce qui est supérieur au seuil de protection contre les sous-tensions (0,75 pu pour at> 0,1 s). Le
parc éolien reste donc en service (Figure IV-11).

1240
<Vdc (V)> P(MW)
1220
4
1200
1180 2
1160
0
1140
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

<wr (pu)> 6
Q(Mvar)
0.802 4
2
0.8 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-11 réponse de l’éolienne à un court-circuit monophasé

74
Chapitre IV- Simulation

1 4 P_B25 (MW)
0.995 Vabc_B120 (pu)[1] 2
0
0.99 -2
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1 2
0
0.5 Vabc_B25 (pu)[1]
-2 Q_B25 (Mvar)
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1.2
1 1 Motor Speed (pu)
0.8 Vabc_B575 (pu)[1] 0.99
0.6 0.98
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-12 réponse du réseau à un court-circuit monophasé en mode régulation de tension

Cependant, si le mode " contrôle de la puissance réactive " est utilisé avec Qref = 0, la
tension chute sous 0,7 pu (Figure IV-14) et la protection contre les sous-tensions déclenche le
parc éolien. Nous pouvons maintenant observer que la vitesse de la turbine augmente (Figure
IV-13). À t = 40 s, l'angle de calage commence à augmenter afin de limiter la vitesse.

75
Chapitre IV- Simulation

1240 2
<Vdc (V)> Generated P(MW)
1220
1
1200
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1.2 1 Generated Q(Mvar)


0
1 <wr (pu)> -1
-2
0.8 -3
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

10 <angle (deg)>
5
0
0 10 20 30 40 50
Temps (seconds)

Figure IV-13 réponse de l’éolienne à un court-circuit monophasé en mode contrôle de la


puissance réactive

1
3
0.995 Vabc_B120 (pu)[1] 2
0.99 1 P_B25 (MW)
0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1
4 Q_B25 (Mvar)
0.5 Vabc_B25 (pu)[1]
2
0 0
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50

1
0.995
0.8 Vabc_B575 (pu)[1] 0.99
0.985 Motor Speed (pu)
0.6 0.98
0 10 20 30 40 50 0 10 20 30 40 50
Temps (seconds) Temps (seconds)

Figure IV-14 réponse du réseau à un court-circuit monophasé en mode contrôle de la puissance


réactive

76
Chapitre IV- Simulation

IV.4 Conclusion

Ce chapitre nous a permis de montré les performances dynamiques de l’éolienne à base


de MADA, face aux différentes conditions de fonctionnements, tels que le changement de la
vitesse du vent, creux de tensions coté réseau, et un court-circuit monophasé en deux mode de
fonctionnement qui sont la régulation de la tension, et le contrôle de la puissance réactive.

Les résultats montrent clairement que le mode régulation de tension offre une meilleure
stabilité face à différentes perturbations, car il offre le support de la puissance réactive au
réseau afin de maintenir une tension constant, pour éviter l’effondrement de la tension.

77
CONCLUSION

GENERALE
Conclusion Générale

Conclusion Générale
A la lumière de notre travail, nous avons pu aborder les différentes problématiques liées
à l’utilisation des machines asynchrones en fonctionnement génératrice, notamment leurs
adaptations dans un système éolien. Dans ce mémoire, notre étude s’est portée essentiellement
sur la machine asynchrone à double alimentation, qui est la plus utilisés dans les parcs éoliens.

Nous avons abordés tout d’abord l’étude des différents types d’énergies renouvelables,
dont la solaire, générée à partir de la chaleur et de la lumière du soleil, l’énergie hydraulique,
produite à partir des courants d’eau, la géothermique qui se trouve surtout en profondeur à
l’intérieur des roches et qui sert au chauffage urbain, on a aussi l’énergie des végétaux ou
biomasse, produite à partir de la combustion de la faune et flore. En fin un état de l’art de la
génération éolienne est aussi présenté dans le premier lieu, et la conception et la modélisation
de la turbine éolienne car elle constitue un élément fondamental dans la conversion de
l’énergie éolienne en énergie électrique. Bien que beaucoup de gens croient qu'une éolienne,
c'est de la mécanique. Pourtant, les éoliennes sont aussi et surtout des machines électriques, et
les défis techniques ou les coûts de réalisation d'une éolienne résident surtout désormais dans
ce domaine de l'électricité et de l'électronique de puissance. D'ailleurs, il faudrait mieux parler
de "centrale éolienne", c'est à dire de l'ensemble des composants qui vous permettent de
produire de l'électricité, la "turbine" n'étant qu'une partie de cet ensemble.

Le deuxième chapitre de ce mémoire est consacré à une étude générale de la machine


asynchrone à double alimentation (MADA), ces applications, ces modes de fonctionnement et
ces avantages. Nous avons exposé la modélisation de cette machine en utilisant la
transformation de PARK. Une étude comparative entre les deux modes de fonctionnement
Moteur et Générateur a été effectuée dans le but de connaître le comportement de ce type de
machine dans ses différents régimes de fonctionnement.

Le troisième chapitre rappelle les concepts fondamentaux de la modélisation et la


commande de la machine asynchrone à double alimentation avec le réglage de la boite de
dialogue et paramètres

Le quatrième chapitre présente les résultats de simulation de ce modèle sur


Matlab/simulink nous confirment les performances dynamiques de la MADA connectée au

79
Conclusion Générale

réseau sous différents perturbations tels que le changement de la vitesse du vent, les creux de
tension et les court-circuit, montre clairement que l’éolienne garde sa stabilité face au
différent condition de fonctionnement, et le mode régulation de tension, offre un support de
l’énergie réactive qui garde la tension proche du nominale, pour éviter l’effondrement de
tension en cas de défaut.

Comme perspective de notre travail, nous envisageons de continuer nos études sur
l’amélioration et l’optimisation de la commande des éoliennes pour avoir un rendement
supérieur, et une meilleure performance, pour plus de stabilité, et étudier différents technique
de modélisation, de la machine, et utiliser d’autres configuration des convertisseurs.

80
BIBIOGRAPHIE
Bibliographie

Bibliographie
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