Vous êtes sur la page 1sur 2

Les Accords de Bâle

Les plus grandes banques centrales, réunies dans le Comité de Bâle, cherchent à
prévenir l’apparition de crises financières et à limiter le cas échéant leur diffusion.
L’idée est de rendre toutes les banques plus solides, en leur imposant un seuil
minimum de fonds propres calculé par rapport à leur volume d’activité et la nature de
leurs engagements : la valeur d’une chaîne dépend de son maillon le plus faible.

Les établissements de crédit ont à chaque fois plusieurs années pour s’adapter aux
nouvelles contraintes.

Bâle I : instauration d’un seuil minimal de fonds


propres
Création du ratio Cooke qui impose 8% de fonds propres par rapport aux
engagements de la banque.

Bâle II : surveillance interne des risques des


banques et accent mis sur la transparence
L’approche des risques évolue avec l’intégration de la notion de risque opérationnel
en 2007.
Il est aussi demandé aux banques d’organiser la surveillance interne de leurs
risques.
Le ratio Cooke devient le ratio McDonough (toujours 8%), la mesure des fonds
propres est alors plus fine notamment avec l’intégration du risque opérationnel et la
notion de fonds propres durs, le fameux Tier 1.
Bâle II s’articule alors en trois piliers complémentaires :

 Les fonds propres


 La surveillance des risques
 La transparence

Bâle III : introduction d’un ratio mesurant les


fonds propres par rapport aux actifs de la
banque
Face à la crise des subprimes, que la régulation de l’époque n’a pas pu circonscrire,
le Comité de Bâle a encore durcit ses exigences. Elles s’appliquent sur les fonds
propres réglementaires de manière étalée dans le temps :
 Ils sont toujours à 8% des engagements dont 4.5% de « fonds propres durs »,
dit Tier One, en 2013
 Ils s’élèveront à 10,5% des engagements en 2019, dont 6% de Tier One
 De plus, un ratio de levier a été introduit. Il rapporte le montant des fonds
propres de base (Tier 1) au total des actifs non pondérés du risque de la
banque

Pour être plus concret et réduire les risques d’illiquidité, la banque doit également
sélectionner des actifs facilement cessibles sans perte de valeur pour nourrir sa
trésorerie en cas de besoin (bank runs, paralysie du marché interbancaire).

En outre, il est demandé aux établissements de crédit de pondérer leurs actifs en


fonction de la qualité du risque de leurs engagements (exemple : les risques ne sont
pas les même pour un crédit à un Etat ou à une entreprise).

De même, le développement des activités de marché devra être compensé par plus
de fonds propres.

De 2008 à 2015, en un temps record, les fonds propres des grands groupes
bancaires français ont été porté de 132 à 275 Mds€. De plus, ils sont de meilleure
qualité. Les gains en matière de solvabilité ont été réalisés pour l’essentiel par une
augmentation du capital, et non par une baisse des actifs moyens pondérés.
Néanmoins, certaines banques sont sorties de métiers non stratégiques, comme le
financement de bateaux ou d’avions, devenu trop coûteux en fonds propres et en
liquidités.