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Forum du GFII Paris 2013

Industrie de l'information: accélérateur de croissance.

L'idée de l'organisation du forum est survenue lors de l'assemblée générale. 21 partenaires


extérieurs, Institutions et Presse. Quatre conférences plénières et d'autres séances thématiques
en deux jours.

L'information au service de la performance et de l'innovation.

Mme Modane Marchand, Thomson Reuters. Mme Françoise Colaïtis, CAP Digital. Mr Gilles Garel,
CNAM. Mr Bertrand Piechaczk, Bretagne Développement Innovation.

Gilles Garel: cadrage théorique de l'innovation.

Travaux de recherche dans le domaine de l'innovation en lien avec l'information.


Conception réglée, conception innovante.

L'innovation intensive: elle se généralise et devient fréquente. Entre 1945 et 2010 Renault
mettait sur le marché un modèle nouveau tout les quatre ans, à présent c'est huit modèles par
an. Au niveau smartphone l'avance technologique innovante est cruciale.

L'innovation identitaire: l'objet change d'identité, il est consommé différemment et c'est le thème
des recherches des Entreprises. Le téléphone d'Apple est devenu autre chose qu'un objet servant
à téléphoner, il invente des services et des moyens d'accès aux ressources d'information. La
montre Swatch a également rénové le thème de la montre et a produit un changement dans la
façon de présenter ce produit. Une foule d'exemples montre que l'identité des objets usuels et
des pratiques d'enseignement sont modifiées par le dépassement des règles qui régissent les
usages. Travailler sur le changement d'identité des objets c'est cherché à briser les barrières des
utilisations habituelles pour apporter de nouvelles possibilités intégrés aux mêmes objets.
Il ne s'agit pas uniquement d'inventer des usages, mais de réinterpréter les concepts des usages
connus.

Par exemple la poële Tefal, toujours produite, a bénéficié des nouvelles capacités de calcul en
influençant également les conception de familles de nouveaux produits. Les idées innovantes ne
viennent plus uniquement des chercheurs internes mais de la collaboration avec les clients, les
fournisseurs, les communautés d'intérêt etc...

En créant des outils 3D on peut également ouvrir les possibilités d'expérimentations qui ouvre
elles-mêmes de nouvelles voies de recherche.

Bertrand Piechaczk.

Le développement et l'innovation dans la région Bretagne suscitent des recherches, des études et
des enquêtes. Il s'agit aujourd'hui de communiquer sur une bonne pratique concernant la
cartographie des laboratoires, de leurs savoirs faire, des équipements et de leurs relations
professionnelles.
Il fallait croiser cette recherche avec les valeurs économiques locales en s'appuyant sur
l'Ecosystème de la région. Les structures de financement permettent de soutenir différentes
étapes du développement. La cartographie permet de mieux connaître le territoire concerné dans
chaque domaine d'activité d'intérêt économique et en terme de compétence.
Lors d'implantation de projets par des entreprises, les outils de recherche d'information
permettent de proposer des partenaires locaux afin de pousser les retombées locales de l'activité.

Smart Spécialisation Strategy est une règle européenne insufflée par la Communauté Européenne
pour l'attribution de financements.

Françoise Colaïtis.

Expérience du Pôle de compétitivité Cap Digital (plus de 700 membres, soutient à la croissance,
au développement, et à d'autres aspects de l'activité). L'ADN de cette activité est travailler sur les
ecosystèmes et sur la consolidation des plate-formes. Le focus de Cap Digital concerne tout les
secteurs impactés par les changements liés à l'information. Il y a des invariants dans l'innovation
et les cultures de la curiosité et du territoire font parti du jeu. L'économie collaborative influence
également les recherches du Pôle. Les chaînes de valeurs sont remise en question car les
consommateurs deviennent acteurs et créateurs de contenu. Les Start-up sont très dynamiques
dans cette création par la légèreté de leur structure. L'innovation est générée dans les filières et
également par les technologies elles-mêmes inventées par cette innovation.

La croissance s'organise par des plate-formes qui offre un site de regroupement d'utilisateurs.
Ceux-ci sont ainsi disponibles et demandeurs de nouvelles utilisations et applications.

Mme Mondane Marchand.

Thomson Reuters travaille dans le domaine de l'information et de l'innovation par la diffusion de


contenu à l'international. Les usagers doivent pouvoir accéder à l'information partagée et profiter
de l'innovation et de son évaluation. Les sociétés et Institutions clientes sont demandeuses de
l'efficacité en terme de découverte, développement et délivrance de l'information qui sont les
trois orientations de l'activité de Thomson Reuters.

La globalisation, l'interopérabilité, la portabilité, la qualité font parti de cette route vers


l'innovation permanente et partagée.

On part du principe que l'on ne peut pas servir l'accès à l'information de la même façon selon le
type d'utilisateur et ses propres buts. On entend par là que le contenu et l'interopérabilité de
l'information sont liés à l'identité du client de celle-ci.

Recherche IGN et axes innovants: 70 personnes dans 5 laboratoires.

Les buts sont opérationnels et opératoires. Il s'agit atteindre des objectifs concernant la mise à
disposition des données géographiques. En outre, la pratique des réseaux GPS permet de mieux
connaître les phénomènes atmosphériques car il a été observé une part d'erreur dans le
positionnement causé par la pression de l'air. La cartographie des habitats permet d'améliorer la
connaissance des espèces animales et végétales présente sur chaque secteur. Il se pose
également la question de la date de récolte de donnée lors d'établissement des cartes anciennes.
Le temps de la base de données est différent du temps du Monde.
Pour les services à la carte, le ScanExpress permet de produire des cartes automatisées à 95% et
actuellement disponibles pour les professionnels. Le but est de pouvoir superposer les données
de l'Entreprise avec celles de l'IGN.
Le E-PLU permet par exemple d'analyser l'urbanisme en 3D. Le grand public est encouragé à
utiliser cette possibilité.
Des co-productions avec la Poste et des partenaires Institutionnels sont envisagées.

Marché mondial de l'information professionnel: spécificités sectorielles et


géographiques.

Mr Eris Brégand, TEMIS.

Suppression des frontières entre les contenus: notion de structuration et modélisation de


l'information. TEMIS est une entreprise pionnière dans l'enrichissement des contenus. 60% du
chiffre d'affaire est réalisé hors de France. Les pionniers de l'information scientifique utilisent la
technologie sémantique proposée. 46% des éditeurs scientifiques enrichissent leur contenu. C'est
à dire que l'analyse des termes d'une phrase permet d'extraire le sens et créer un niveau
d'abstraction. Cette technologie porte le nom d'extraction de méta-données. Ceci permet de relier
les termes à d'autres sites d'information dans les domaines plus précis. Exemple: molécules,
maladies etc...
La liaison des termes avec d'autres documents traitant du même sujet permet de comparer des
contenus en enrichissant ses connaissances.
La fonction analytics permet d'identifier tout les documents similaires en terme de contenu.

L'ensemble des fonctions d'enrichissement permet de rendre les contenus plus attirants et fournir
des fonctions de visualisation supplémentaires. Il s'agit de garder le visiteur et créer par là même
la fonction de publicité.
La fonction "surligneur" permet d'identifier les termes selon des sélections. Il est possible
d'accéder à des liens externes du fait de l'analyse de contenu. C'est particulièrement intéressant
pour le domaine médical et l'analyse des radios.

Kate Arnold, Bibliothèques Universitaires anglaises.

Point de vue de l'utilisateur dans les librairies anglophones. Dans on domaine d'activité Kate
s'emploie à la mise à disposition de données médicales pour les praticiens et les patients. La
problématique durant les cinq dernières années est la perte de postes dans les Médias et d'autres
secteurs. S'il n'y a pas suffisamment d'adhérents dans les associations elles ferment et leur
activité est perdue. Actuellement, avoir un espace physique pour une Bibliothèque est devenu
aléatoire. Chacun peut transporter ses documents et publications sur un ordinateur personnel.
Les Bibliothèques spécialisées sont confrontées aux mêmes problématiques dans le monde
entier. SLA est une association des Bibliothèques spécialisées qui peuvent adhérer à des groupes
d'intérêts spécifiques ou des groupes généralistes afin d'élargir leur relations. Il y a trois activités
principales, Apprentissage, Création de relations (networking) et Défense de l'activité des
Bibliothèques.
Il y a un enjeu de prouver la valeur de l'activité de professionnel de l'information.

Mr Nicolas Bombourg, Exploitation du web ouvert.

Les clients de Reportlinker sont majoritairement américains. Google est le moteur principal
exploitant les recherches et les documents anglophones. Les documents doivent être originaux et
non dupliqués pour être validé par ce site. La particularité d'une solution d'information qui
marche est de proposer une solution originale, non concurrentielle qui optimise des fonctions
opérées manuellement.
Marché de l'information: 370 milliards de dollars au plan mondial. Les Micro processeurs 302
milliard de dollars.
36 milliard de dollars dans l'information financière temps réel, c'est à dire de l'autre du millième
de seconde. Pour le back office et l'information scientifique c'est respectivement 34 et 22 milliard
de dollars. 16 milliards de dollars pour le secteur juridique. Le secteur suivant concerne la
solvabilité des entreprises.
Si on analyse le marché global on a une dizaine d'acteurs principaux et internationaux, puis le
marché National se réparti entre plusieurs intervenants.
Les stratégies traditionnelles sont communément un captage du work flow (habitudes
professionnelles) des utilisateurs plutôt qu'une proposition particulière. Ces éditeurs sont plus des
sociétés de service que des créateurs. A l'heure actuel aucun éditeur professionnel ne peut
raisonnablement prétendre proposer l'ensemble des informations dans un secteur professionnel
ou de l'ensemble des domaines de l'information.
Pour le champs de la propriété intellectuelle, la problématique a migré vers le concept de licence
et c'est dans ce cadre que se règle les transactions autour de la diffusion des œuvres (du moins
dans sa partie légale).

Dans le cadre de l'information financière la compagnie Bloomberg a récemment supplanté


Thomson-Reuters avec un chiffre d'affaire de 5 milliards de dollars.

Alors que les activité Business to Business et Business to consumers n'étaient pas différenciés on
ne pouvait pas vraiment évaluer chaque activité. Suite aux aléas des transactions certaines
compagnies ont choisi de spécialiser leur activité et parfois s'implanter aux USA pour acquérir des
parts de marché.
Une évolution des tendances confirme que les éditeurs professionnels se nourissent des
publications présentes sur le web ouvert.
On assiste à une croissance exponentielle des articles scientifiques publiés et la tendance va
perdurer.
Depuis vingt ans les éditeurs proposent des outils de gestion spécifiques, mais la technologie
Cloud remet en cause ces outils par le développement en SAS, c'est-à-dire Software and Service.
Sur l'information financière est construit l'ensemble du système très sensible des transactions.
L'information financière est toujours en pointe et la mise à disposition de l'information liée à une
entreprise est cruciale.
Tout ce qui se négocie sur une place de marché a vocation a être publier dans le domaine de
l'information financière.
Il y a des spécificités géographiques dans la publication de donnés financières. Le marché
américain est plus porté vers une grosse quantité d'information que le marché européen.
Une spécificité américaine est le développement d'outils de conformité, appelé 'compliance' qui
assurent que les transactions sont effectuées dans le cadre légal.

Perspective de développement autour de l'Open Data.

Le groupe de données publiques regroupe des professionnels de l'information travaillant pour la


qualité et la gratuité de la mise à disposition. S'il n'y a pas d'interventions supplémentaires il n'y a
pas lieu de facturer ces données. Toutes les Institutions ne sont pas équivalentes et selon leur
histoire elles sont, ou non, habituées à la diffusion. Quels modèles économiques? Quelle
gouvernance, quels échanges entre Institutions? Quid des données personnelles?

Open linked data permet de relier des articles afin d'éviter la duplication des textes. Actuellement
les journalistes se penche très peu sur le sujet de l'Open Data, c'est plutôt un intérêt de la part
des internautes.
Thême du développement potentiel de l'Open Data.

L'Open Data est à l'ordre du jour des collectivités locales. Il s'agit de mettre à disposition
gratuitement les données publiables publiquement. Un exemple est donné par une vidéo sans
commentaires pour montrer l'utilisation du cadastre en ligne pour l'investissement immobilier.

HBS a commencé a utiliser des informations publiques pour son activité immobilière. L'Open Data
représente une mise à disposition de données qui sont croisées avec des ressources stables.
L'Open Data sera mature quand les données seront structurées et livrées régulièrement. C'est un
booster d'innovation car de nombreux services peuvent s'y créer. Chacun peut voir le travail de
son prédécesseur et s'en inspirer.

La mise à jour est très importante, les collectivités travaillent sur ces données et ils est essentiel
qu'elles soient à jour pour l'efficacité des procédures. Il n'y a pas de données personnelles dans
ces données. Pour l'agrégation des données il faut compiler plusieurs sources afin d'affiner et
compléter les fichiers. Il faut également relier les données entre elles en plus de la massification.
C'est plutôt dans l'application et les utilisations des données que sera créée la valeur ajouté. Il
n'est donc pas envisagé de rendre payant cet accès, le financement de ces données publiques a
déjà été assuré. Une partie des compétences concerne la participation citoyenne à
l'établissement des ces données.

Quand une session fut organisée à Stockholm il y a quelque à l'apparition de cette thématique il y
avait autant d'intervenants que de personnes dans la salle. A présent le sujet a été porté à la
connaissance du public et l'audience est plus forte. La fonction des données est phénoménale et
c'est un aspect positif.

A la commission européenne c'est un stade de lancement et la plupart des données proviennent


d'Eurostat. De plus les différents niveaux gouvernementaux peuvent introduire leurs données
pour les partager. La construction de la structure d'interconnexion pour l'Europe est lancée et
concerne l'ensemble des Institutions. Pour le coté réglementaire il y a eu deux événements
marquants aux USA, tout les nouveaux fichiers de données sont ouverts par défaut, donc sauf
avis contraire motivé. Pour les coûts, on ne voit pas une stratégie Open Data car on parle de
facturation et de Droit à la réutilisation. On note que "ce qui est accessible est réutilisable", mais
cela dépend de ce que chaque Etat considère dans ce concept d'accessibilité.
Dans le cadre de l'Open Data: "Il n'y a rien de simple ni de magique mais il faut travailler."

EDP Sciences: Positionnement et Stratégie d'un éditeur scientifique à l'horizon 2020.

Mme Agnès Henri, EDP.

Il s'agit d'étudier le contexte dans l'optique de la directive 2020 pour la libéralisation des
données. En 1995: publication de huit revues en physique et premières versions électroniques.
Aujourd'hui les revues sont diversifiées et disponibles sur le web. 55 revues Académiques dans
plusieurs domaines scientifiques et en plusieurs langues avec 200.000 articles. Le portail de
conférence est publié en Open access. Avant 1995, le chercheur rédigeait, il confiait son travail à
l'éditeur qui le vendait à la Bibliothèque. Actuellement l'article se décline en PDF, HTML et sera
indexé en base de données. Il est possible de connaître les consultations et téléchargements
ainsi que les réutilisations en ligne. Des liens sont reliés par les thèmes, les termes et les
ressources supplémentaires. Il est possible de mesurer l'impact dans les réseaux sociaux.
Il y a deux voies de publication: la prise en charge par un éditeur qui enrichi, corrige et met à
disposition. La deuxième concerne la mise en ligne de version PDF sans révision par des pairs et
parfois accepté pour des documents gérés par un éditeur. Les Institutions sont en déficit
d'indexation d'ouvrages dans les bases de données.
La version papier reste un support prépondérant et il est possible de descendre jusqu'à le tirage
à la demande. Il est également possible de faire évoluer le livre vers le concept de revue, avec
enrichissement, découpe en chapitre, publication en Open access et indexation en base de
données.
Pour les actes et publications de conférences il est possible de joindre des posters et ajouter les
documents annuellement.
La diffusion de la Science est le rôle de l'éditeur et celui-ci se met au service de l'auteur pour la
qualification, la mise en valeur et la promotion de l'ouvrage.
Le chercheur en tant que lecteur a besoin d'outil de recherche pour ses lectures et l'éditeur
participe donc à faciliter ces recherches.

Sciences invisibles: de nouveaux services pour de nouveaux usages de la recherche.


Les nouveaux enjeux de l'information scientifiques.

Mr Alain Wagner, CNRS, NOVALYS.

Plus de 20.000 entreprises s'intéressent à la chimie. 2000 Universités et 600.000 chimistes de


recherche. Le chimiste n'a pas accès au formules dont il a besoin par manque de documentation,
il procède donc par essais au quotidien pour obtenir des recettes de la molécule souhaitée. Une
réaction chimique coûte en moyenne 150 euro et elle est généralement archivée sous forme de
papier. L'accès aux réactions, aux produits et aux publications est payant et c'est donc le chimiste
qui met la main à la poche. 3% des données sont publiées et 27% restent secrètes dans
l'Industrie. 70% reste en dehors du circuit de publication donc une partie est inexploitable du fait
d'erreur ou de mauvaise note d'expérience. Il faut donc capturer les réactions par un processus
appelé "graphe encodé de réaction". Il faut stocker tout les éléments de recherche, les
conditions, la sécurité, les éléments chimiques et le résultat obtenu. Suite à l'utilisation de l'outil
le chercheur est invité à publier les données afin de les partager. Rendre la donnée exploitable et
accessible sont donc deux points importants de la stratégie NOVALYS.

Mme Mondane Marchand, Thomson Reuters.

Nouveaux objets scientifiques.

Une grande partie des expériences scientifiques ne sont pas publiées. Des travaux sont archivés
dans des dépôts appelés "cahiers de notation" et petit à petit ils sont numérisés. Il faut rendre
visible ces informations pour les mettre à disposition. Ces informations doivent être indexées et
découvrables dans la bases Institutionnelle et Bibliothèques. Du fait de l'ambiguité des noms de
chercheurs il est essentiel d'attribuer un identifiant unique afin de retrouver exactement la
personne auteur de la publication. L'ensemble des articles permet de ressortir les identifiants
uniques sous ORCID qui sont utilisables sur d'autres plate-formes scientifiques.

Mme Christine Buske, Papers, Springer.

Comment trouver des articles publiés parmi 1,5 millions publiés et peer reviewed. Les chercheurs
rédigent, publient parfois et oublient où se trouve leurs articles ainsi que leurs notes. Numériser
les articles permet de les classer et de retrouver tout les travaux. Trois plate-formes sont
disponibles, Mac, Windows et IOS. Ce n'est pas uniquement un lieu d'archivage et c'est une façon
d'éviter l'impression de dizaine de documents. La librairie PDF peut être indexée et les recherches
valides dans ces documents. Cela crée liste de Méta data pour la classification rapide.
Il est possible de surligner, sauter vers une page par des clics sur les termes. Des notes peuvent
être ajoutées en marge des PDF. Par un clic il est possible de lier un logiciel, email, blog ou
média qui serait intéressant de consulter. La recherche scientifique est une combinaison de
lecture, expérimentation et rédaction. C'est un système payant qui est réglé en une fois, ce n'est
pas un abonnement annuel.
Il n'est pas possible d'effectuer des recherches parmi les listes de chercheurs et l'entreprise ne
communique pas de chiffres sur les documents rejetés ou consultés.

Mr Victor Henning, Mendeley.

Le début de l'histoire commence par un PhD réussi et un travail acharné pendant cette même
période. Le point de départ est la volonté de partager et mettre en évidence des travaux
d'étudiants stockés sur des ordinateurs. Mendeley permet de partager, surligner, travailler en
groupe et rédiger des notes sur les textes. L'idée se poursuit par la création d'une base de
chercheurs de 2,4 millions. 400 millions de téléchargements ont été effectué sur cette base de
connaissance. Les lectures peuvent être simultanées et les chercheurs voit des signaux quand
une personne travaille dans la même direction. Il y a un certain délai entre la lecture,
l'expérimentation et la publication de nouveaux articles. Mendeley a pour but de partager des
documents et débloquer leur stockage inaccessible sur des supports non-connectés.
Une possibilité qu'il faut saluer sur Mendeley est la compatibilité d'échange avec d'autres plate-
formes mobiles ou informatiques. Des inscriptions payantes sont possibles pour les institutions et
les groupes de recherche.

Le financement des acteurs de l'économie numérique et la fiscalité en question.

Un certain nombre d'acteurs sont présents pour commenter le sujet, dont parmi eux l'auteur du
rapport sur la fiscalité numérique. L'économie numérique est présente dans tout les secteurs et
l'exploitation des données personnelles est quotidienne. Chacun signale son passage sur diverses
plate-formes d'e-commerce ou de messagerie, lequel passage est toujours une source pour les
acteurs du numérique.
Concernant le rapport, il y a une troisième proposition de Loi au sujet de la création de valeur
dans l'économie numérique. Deux citations: les leaders d'Amazon et Google ont dit: "nous
travaillons pour nous libérer des avocats fiscaux et ça ne marche pas encore." "Nous sommes
fière de la structure que nous avons créer, elle est rendue possible par les financements que les
gouvernements nous ont offert."
On peut adopter une nouvelle définition: parmi toutes les entreprises qui gravitent dans
l'économie numérique et qui profitent de la révolution digitale certaines datent "d'avant", et de
nouveaux acteurs qui ont une nouvelle approche en terme de chaîne de valeur.
Nous avons tous une utilisation quotidienne d'applications qui entre dans notre intimité. Cette
valeur ajoutée numérique est partout et les chiffres montrent de grands bénéfices. Si le bureau
d'Etat américain juge que le coût d'accès est représentatif de la masse financière créée par le
milieu numérique, il faut modérer ce propos car de nombreux acteurs tirent profit de ces
structures par ailleurs. Au niveau des investissements privés par des fonds privés ont un taux de
risque élevé, et seulement une entreprises sur dix sera profitable. Elle a d'ailleurs le rôle de
soutenir les pertes des neufs autres.
On observe que la culture de la fiscalité numérique a tendance à exporter ses bénéfices afin de
ne pas être taxé aux USA. Car la fiscalité américaine considère les bénéfices lorsqu'ils sont
disponibles aux USA ou rapatriés aux USA, par conséquent les entreprises ont tout intérêt à
placer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux. Les acteurs du logiciels sont très prompts à
investir dans la produire du matériel ou inversement car l'essentiel est de maintenir le lien avec
l'utilisateur. Dans cette économie la taxation des bénéfices n'est pas possible car elle répond au
Droit international. Les données collectées ne servent pas seulement à affiner l'affichage des
bannières sur les sites en fonction des préférences mais à améliorer les performances des
applications produites. Les applications sont en constante évolution car le but est d'optimiser le
ROI. L'innovation ouverte est caractérisé par le partage des améliorations afin de générer un
mouvement pour une augmentation de l'usage numérique. Dans l'économie numérique
l'Entreprise n'est pas la seule à créer de la valeur mais l'utilisateur est également fourniseur de
contenu. Le manque de taxation des bénéfices du numérique crée un déficit de participation au
financement des infrastructures qui permettent d'accéder au monde digital. Le numérique dévore
le monde et le changement de paradigme n'est pas une réelle création d'un bénéfice potentiel,
mais une répartition différente d'une capacité de gain. Le lien très fort entre les entreprises
numériques et les utilisateurs fait que l'ensemble est capable de surmonter les problèmes.
Quelques réalités simples: les Entreprises ne peuvent pas être forcées de respecter des rêgles qui
n'existent pas. Elles ont pour but de minimiser leurs impôts.

Propositions de la Loi: axe du Droit international.

Le Droit français n'est pas capable de gérer les tensions financières entre Etats sans
négociations. Les négociations concernent l'OCDE afin de définir la cote part qui sera imposable.
La possibilité de taxer un établissement stable dépend des biens immobiliers, des machines mais
la problématique de cette économie est qu'elle peut organiser la mobilité du stockage de
données, rendant par là même difficile de localiser le lieu réel de leur stockage sur des serveurs.
Un Droit en cours de discussion à Bruxelles concerne la possibilité de faire migrer les données
personnelles d'une application à l'autre, commandé par l'utilisateur afin qu'une autre application
ou entreprise lui propose un service.
La taxe collectée, quel que soit le moyen identifié sera pour une utilisation d'intérêt général. Mais
il reste la difficulté Légale de l'implication des Entreprises françaises si une fiscalité est mise en
place en France. De plus, l'économie numérique ne concerne pas qu'un seul secteur.
Au niveau de l'activité de l'édition française on peut dire que l'activité est relativement modeste
comparé aux géants internationaux du web. Au niveau européen, si la France prend des
dispositions en premier elle risque de créer un repoussoir qui sera favorable à d'autres capitales
européennes. Pour les Entreprises du net, on constate qu'elles sont majoritairement propriété de
leur fondateur et portés vers la croissance permanente. Quand ces Entreprises réussissent à
générer d'importants bénéfices ils sont rarement capitalisés par le patron mais plutôt réinvesti
dans un rachat d'Entreprise ou rachat d'actions.
Pour relocaliser les grands acteurs numériques en France il faudrait éviter de prendre une taxe
ciblée mais plutôt viser une collecte généralisée des acteurs numériques.

Aspect linguistique de l'événement GFII.

Le français est représenté sur les cinq continents et cette communauté linguistique est plutôt en
recul dans le domaine de l'édition.

Mr Patrick Weil, CNRS. Mr Pierre Ouedraogo, OIF. Mme Odile Canale, DGLFLF. Jean-Loup
Cuisiniez, Syndicat CFDT.
Mr Patrick Weil.

A toujours été partisan d'un programme d'éducation en anglais pour des américains à Sciences
Po Paris. A l'école d'économie de Paris des cours sont dispensés en anglais. Un objectif d'avoir
des cours de matières spécifique dans cette langue permet de lever la barrière pour l'accès au
Pays. Sachant que chaque mot se dit à la saxonne ou à la française dans la langue anglaise cela
réduit le fossé virtuel entre ces langues. En plus de pratiquer la langue anglaise les francophones
apportent une culture et des savoirs-faire. Le voisin d'Haïti est un pays hispanophone. Dans ce
pays les bibliothèques n'ont pas reçus d'ouvrages francophones pendant plus de dix ans. Le
papier reste important car la diffusion de l'internet n'est pas généralisé et parfois très faible. La
numérisation de livres est complémentaire de la consultation sur papier. Le fait d'imprimer est
peut être banal en France mais dans les pays en développement c'est un acte coûteux car
nécessite du papier, de l'encre et un équipement. Pour l'association BSF Bibliothèque sans
Frontières il a été créé une bibliothèque virtuelle accessible par une clef USB sans connexion
internet. Un centaine de vidéos seront également disponibles sur YouTube. La dimension
intellectuelle de l'Etre Humain n'est pas prise en compte par les opérations humanitaires. La
santé, l'alimentation et l'abri sont les priorités. Il est prévu de déployer des Bibliothèques dans les
zones victimes des crises. La réponse institutionnelle n'est pas la plus adaptée aux interventions
alors que les associations peuvent être réactives. La qualité fini toujours par percer et les
meilleurs texte sont traduit.
L'important est de produire ce que l'on a à dire dans langue que l'on maîtrise.

Mr Pierre Ouedraogo.

Il y a énormément de changements et ceux qui sont une force de proposition réussissent


toujours à faire surface. Au niveau international il a été donné une définition lors du Sommet de
la Société de l'information. Celle-ci a été reprise lorsque les discussions tournaient court.
Une opération de formation technologique en français sera bientôt organisée en Haïti. La
recherche du Bien commun dans la sphère de l'information pousse à soutenir la publication de
sites internet multilingues afin de donner accès au plus grand nombre d'utilisateurs. Pour
l'utilisation des Technologies numériques une évaluation est en projet concernant la stratégie
technologique 2020. Pour la transition vers le numérique en 2015 certains Etats n'ont pas encore
mis en place de stratégies et c'est l'urgence qui prend le pas sur la préparation.
Le premier lieu de production cinématographique en Afrique est situé au Nigeria, Nollywood. Des
ateliers d'écriture ont également produit des notices techniques manquantes et l'on peut en
disposer en Bibliothèque.

4 axes: le numérique doit être un facteur significatif du développement. Actuellement le nombre


des mobiles est quasiment équivalent au nombre d'humains sur la terre. Ainsi avec l'accès aux
Institutions par les téléphones intelligents la donne peu changer pour l'implication des
populations. Les données ouvertes et la participation peut bénéficier de Open Data. Actuellement
l'OIF cherche des acteurs majeurs des technologies numériques en Afrique pour développer des
projets dans l'intérêt général. Le cadre stratégique se termine bientôt et les participations sont
toujours sollicitées.
Il faut travailler en réseau afin de renforcer l'impact de cette philosophie.

Mme Odile Canale. Délégation Générale de la langue française.

Le français est demandé pour l'apprentissage en tant que langue étrangère. Pourtant en France
la langue parait assaillie par des termes étrangers dans la publicité et les usages courants. Le
français est la deuxième langue parlée dans le monde et la France est la deuxième destination
touristique dans le monde.
Le français dans le contexte du Monde du travail. Les entreprises qui tiennent compte des
diversités linguistiques sont gagnantes et ne cèdent pas à la facilité des grands Groupes qui
passe au "tout anglais". La Loi Toubon défend les employés dans le cadre des relations avec les
dirigeants d'Entreprise sur ce sujet des langues.
Au long de deux années d'études une liste de bonnes pratiques a été constituée par consultation
des habitudes professionnelles. Les rubriques ont structuré l'organisation du guide. Par exemple il
est relevé que la nomination d'un dirigeant anglophone apparaît comme un point de départ
Du passage à l'anglais dans les relations interpersonnelles.
Un tableau résume les bonnes pratiques communes. Certains points de crispation sont mis en
lumière depuis quelques années comme les entretiens d'évaluation en anglais alors que les
salariés travaillent en français.

Jean-Loup Cuisiniez.

Le terme de relocalisation de la langue française à stimulé l'intérêt des syndicalistes. L'utilisation


des termes anglophones n'est souvent pas justifiée car les équivalents existent en français. Les
enjeux des entreprises sont liés à la langue employée. Il y a une souffrance non-exprimée dans
l'environnement professionnel lorsque les salariés se sentent dépossédés de leur vocabulaire. Au
niveau sécurité, un exemple malheureux dans le secteur Médical montre que l'utilisation d'une
machine anglophone et d'une formation anglophone a donné lieu à de graves lésions dans le
service de radiologie.
Il peut y avoir des cas des pressions de la part d'entreprises qui suggèrent de transférer des
activités sous le prétexte d'un refus d'adaptation du personnel français à la langue anglaise.
Dans le cas des entretiens d'évaluation dans des Entreprises multinationales il arrive que des
interlocuteurs francophones doivent s'exprimer en anglais pour adresser des conclusions en
anglais.

En conclusion: la problématique est complexe et l'on met en avant l'importance de la qualité de


la langue dans les documents et les échanges. La production de contenu francophone doit être
encouragée pour remplir le vide linguistique dans de nombreux domaines. Les technologies
existent et la mise à disposition de ressources en langue française est une action nécessaire. Les
élites françaises doivent s'appuyer d'avantage sur les recommandations visant à amplifier la
publication et diffuser d'avantage d'ouvrages francophones.

Publié par RDM-ROW sur http://slideshare.net/reporter Dominique Deschamps

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