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Maintenance des systèmes électromécaniques 3LAEMI ISGI Sfax

MAINTENANCE DES SYSTEMES MECANIQUES


I- Méthode de réglage du jeu des glissières.
Le réglage des jeux sur un ensemble mécanique est une opération de maintenance. Exemple :
déplacement de tables de machines-outils. Ce réglage est moins fréquent sur les systèmes
automatisés de production.
Un jeu trop important retire toute la précision de guidage.
Un jeu trop faible peut nuire au bon fonctionnement d'un système et provoque un échauffement
inutile.

1. Méthode de réglage.
Pour effectuer une opération de réglage d'un jeu sur une glissière, certaines règles doivent être
respectées.

− Evaluation de la valeur du jeu aux extrémités de l'ensemble (se servir de cales


d'épaisseur ou d'un ensemble « comparateur ».
− Débloquer les éléments (vis ou écrous) et agir sur les vis de réglage à l'aide d'un
tournevis ou d'une clé appropriée. Le nombre des vis est fonction de la longueur du
guidage.
− Contrôler le fonctionnement à la main.
− Resserrer les éléments d'immobilisation des vis (écrous). Les éléments ne doivent être ni
trop « durs », ni trop libres.

2. Réglage sur un guidage en queue d'aronde (1er cas).

− Desserrer les écrous (4) ;


− Régler le jeu à l'aide des vis (5), sur la longueur du guidage ;
− Contrôler le jeu ;
− Régler de nouveau si nécessaire ;
− Rebloquer les écrous (4) en maintenant les vis (5).

3. Réglage sur un guidage en queue d'aronde (2e cas).

− Desserrer les écrous (4) ;


− Desserrer légèrement les vis (6) ;
− Régler le jeu à l'aide des vis (5), sur la longueur du guidage ;
− Contrôler manuellement le jeu ;
− Resserrer les vis (6) et les écrous (4) avec soin ;
− Contrôler le fonctionnement.

Remarque
Si l'ensemble à régler travaille dans de mauvaises conditions
(graisse sale, limaille, protection des graisses défectueuses ou
inexistantes), il est souvent préférable, avant d'effectuer le réglage, de
démonter, de nettoyer, puis de procéder en suite au réglage après avoir remonter le système.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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4. Réglage sur un guidage par éléments roulants


Même démarche que précédemment cf. I-3.

II- Maintenance des systèmes filetés.


1. Réparation des taraudages.
La détérioration d'un taraudage sur une pièce d'un ensemble mécanique est très fréquente et
pause souvent des problèmes.
Deux cas qui se présentent :
− La pièce est simple, facile à démonter et d'un prix de revient peu élevé. Dans ce cas, le
changement de la pièce est souvent la meilleure solution.
− La pièce est importante et d'un prix de revient élevé. Dans ce cas, la solution du filet
rapporté peut être avantageuse ou encore, si l'encombrement le permet, augmenter le
diamètre du taraudage.
Pose d'un filet rapporté
a- Agrandir le trou taraudé au diamètre préconisé ;
b- Tarauder le trou ;
c- Mettre en place le filet rapporté à l'aide d'un appareil de pause ;
d- Retirer la queue d'entraînement ;
e- Contrôler le diamètre de taraudage.

2. Extraction d'un taraud cassé.


Ce travail délicat consiste à retirer du trou, dans lequel il est bloqué, une
partie du taraud cassé. La méthode la plus utilisée consiste à désintégrer la partie cassée du taraud à
l'aide d'une électrode et par électroérosion, sur une machine adaptée.

3. Démontage des goujons.


Sur une pièce mécanique, le goujon étant monté à fond de filet, son démontage nécessite
certaines précautions. Celui-ci ne doit pas se faire avec une pince (écrasement des filets de la partie
supérieure du goujon), sauf si le goujon possède une partie non filetée d'encombrement suffisant
pour utiliser une pince étau.

3.1. Démontage avec écrou et contre-écrou.


− Monter deux écrous (1) et (2) sur la tige filetée supérieure.
− Bloquer (2) sur (1) en maintenant ce dernier.
− Tourner (1) dans le sens du desserrage pour démonter le goujon
« sens inverse sur (2) pour le serrage ».

3.2. Dégoujonneuse à molette.


Une molette immobilise le goujon à extraire. Le dévissement se
fait par manœuvre de la dégoujonneuse à l'aide d'un outil à carré
conducteur.

4. Le casse-écrou.
Chaque fois qu'un écrou est grippé ou rouillé, il est plus rapide
de le casser et de le remplacer par un neuf. Pour le casser on utilise
le casse-écrou qui lui correspond ( un jeu comprend 2 casse-écrou

Dr. Alaeddine ZOUARI


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M2 à M16) et on procède comme suit :


− Sélectionner le corps correspondant à l'écrou et
introduire la vis coin sur l'écrou.
− Visser avec une clé en maintenant le corps.

5. Extracteur de vis ou goujons cassés.


Ces petits outils permettent d'extraire une vis ou un goujon
cassé en perçant un trou de diamètre plus petit dans l'élément
cassé. Enfoncer l'extracteur dans ce trou et tourner pour
extraire la partie cassée de l'élément fileté.
Il existe dans le commerce deux types d'extracteurs :
− Extracteur seul (nécessite l'utilisation d'un foret
classique) ;
− Extracteur avec foret intégré (un seul outil pour percer
et extraire à monter sur une perceuse portative à vitesse
variable et réversible).

III- Maintenance des roulements.


1. Travail préparatoire.
− Préparer tous les éléments, outils et équipements nécessaires avant assemblage.
− Choisir un local de travail adapté et séparer de l'atelier où l'air ambiant peut être chargé de
particules métalliques, de poussière, d'humidité, etc.
− Vérifier l'identification des roulements à mettre en place, relire les plans, procédures et
spécifications.

2. Règles de travail.
Le démontage et le remontage d'un roulement demandent de la méthode et du soin :
− Nettoyer l'emplacement où le travail va être effectué.
− Retirer tous les éléments nuisibles (limailles, poussière...).
− Préparer l'outillage nécessaire (extracteurs, clés et outils divers).
− Si le roulement doit être remonté, repérer son sens, pour le remonter en suite dans la même
position.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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− Ne jamais frapper directement sur les bagues du roulement. Utiliser une entretoise sur
laquelle appliquer l'effort.
− Laisser les roulements dans leur emballage jusqu'au montage.
Remarque : Les entretoises servant au montage des roulements et prenant appui sur les bagues
extérieures ou intérieures doivent comporter une surface usinée, afin de ne pas marquer les faces du
roulement. Elles doivent également être légèrement chanfreinées.

3. Montage ou assemblage.
La méthode à utiliser (outil mécanique, presse ou chauffage) dépend du type et de la dimension du
roulement.
− Mettre d'abord en place la bague dont l'ajustement est le plus serré. Huiler légèrement la potée
avant montage.
− Appliquer l'effort sur la bague à monter ou à démonter. Les éléments roulants ne doivent
jamais supporter ni transmettre l'effort de montage. Ne pas frapper directement sur le
roulement.

3.1. Montage à la presse (ou à la masse).


Si, pour des petits roulements peu serrés, l'emmanchement est possible avec de légers coups de
marteau appliqués par l'intermédiaire d'une douille, une presse hydraulique ou mécanique est
nécessaire pour un grand nombre de roulements.
Utiliser un tube ou une douille qui prendra appui sur la bague devant être emmanchée avec
ajustement serré.

Montage : bague intérieure montée serrée Montage : bague extérieure montée serrée
Si les deux bagues du roulement sont ajustées serrées, utiliser une douille agissant à la fois sur les
deux bagues.

Montage : bague intérieure et extérieure serrée Montage : méthode à pression d'huile et écrou
hydraulique

Dr. Alaeddine ZOUARI


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3.2. Montage à chaud.


Le montage à froid des roulements de grandes dimensions
n'est pas possible dans la mesure où les efforts exigés sont trop
élevés. Leur mise en place s'effectue en général après chauffage
soit du roulement, soit du logement (moyeu).
La différence de température nécessaire entre bague et pièce
réceptrice est fonction du serrage, du diamètre de la portée et du
matériau de l'arbre ou du logement.
Une dilatation suffisante du roulement ou du logement, par
chauffage (bain d'huile, table chauffante, étuve, système à
induction) permet sa mise en place par annulation temporaire du
serrage. Le jeu provisoire créé par dilatation laissera place au
serrage souhaité dès que les composants retrouveront la même
température.
La température de chauffage doit rester inférieure à des
valeurs situées entre 110°C et 125°C (au-delà de ces valeurs il y
a risque de modification de la structure de la matière).

Température de chauffage

4. Démontage des roulements.


Si les roulements sont destines à être réutilisés après démontage, il est indispensable que l'effort
d'extraction ne soit pas transmis par les éléments roulants (analogie avec le cas de montage).

Dr. Alaeddine ZOUARI


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Le démontage des roulements peut être réalisé par différentes méthodes : marteau avec douille,
extracteur, presse, bobine d'induction, douille chauffante, méthode à pression d'huile...etc.
Certains dispositifs comme, par exemple, des encoches aménagées
dans les épaulements d'arbre ou de logement, des trous taraudés pour
adapter des vis d'extraction pour bagues extérieures, facilitent les
opérations de démontage.
Dans le cas de roulements à bagues séparables, chaque bague peut
être extraite séparément. Si les roulements sont à bagues non séparables,
démonter d'abord la bague la moins serrée :
− Roulements ajustés serrés sur l'arbre : tirer le roulement par sa
bague intérieure ;
− Roulements ajustés serrés dans le logement : l'effort d'extraction
sera sur la bague extérieure ;
− Roulements ajustés serrés à la fois sur l'arbre et dans le
logement : séparer d'abord l'ensemble arbre plus roulements du
logement, puis démonter les roulements de l'arbre.

5. Extraction des roulements avec « extracteur »


II existe sur le marché, différents types d'extracteurs permettant de répondre aux problèmes que
pose parfois l'extraction des roulements à billes ou à rouleaux.
Deux cas peuvent se présenter :
− 1er cas : le roulement à extraire doit ou peut être réutilisé.
− 2e cas : le roulement à extraire peut être détruit (non réutilisable).

5.1. Extracteurs sans destruction du roulement.


5.1.1. Extracteur à prises extérieures (2 griffes).
Ces petits extracteurs permettent l'extraction des roulements, pignons et poulies. Très faciles
d'emploi, ils s'utilisent en deux positions. La gamme comprend plusieurs extracteurs couvrant une
plage dimensionnelle de 10 à 300 mm. L'extraction se fait sur l'extérieur.

5.1.2. Extracteur a prises intérieures (extracteur à pince).


Ces extracteurs, plus sophistiqués que les précédents, permettent l'extraction des roulements
par l'intérieur. L'arbre est retiré, le roulement est dans son logement.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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La démarche d'extraction est la suivante :

− Introduire la pince dans l'alésage du roulement ;

− Visser par l'écrou afin de provoquer l'écartement de la pince ;

− Visser la pince sur l'auxiliaire d'extraction :


- masse d'inertie ;
- vis centrale d'une potence.

5.1.3. Extracteur a prises auto serrantes.


Ces extracteurs, par les différentes possibilités de montage de leurs griffes, permettent d'effectuer
des extractions, par l'intérieur ou par l'extérieur des roulements.

Leur conception très étudiée en permet une transformation très facile en lui donnant une large
plage d'utilisation. Un dispositif particulier permet de placer les griffes sur l'élément d'appui.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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5.1.4. Extracteur à griffes pour roulements encastrés.


Ce type d'extracteur permet d'extraire en interposant les griffes de
l'appareil entre les bagues intérieure et extérieure du roulement.
Le mode opératoire est le suivant :
− Placer la première griffe entre les deux bagues du roulement ;

− Mettre en place les deux autres griffes ainsi que l'ensemble de


traction, à choisir suivant le roulement à extraire. La vis doit être
parallèle aux griffes ;

− Faire tourner la vis centrale et maintenir le levier, pour empêcher


l'extracteur de tourner. Le roulement doit sortir progressivement.

5.2. Extracteurs avec destruction du roulement (extracteurs à


embouts sphériques).
Ce principe d'extraction est particulièrement adapté pour les roulements à billes avec cage. Il peut
être utilisé, quel que soit le type de montage (montage serré sur la bague intérieure ou sur la bague
extérieure).
Le diamètre de l'embout sphérique dépend du diamètre des billes du roulement.

a- percer deux trous diamétralement opposés ;


b- écarter les bords de la cage ;
c- insérer les deux embouts adaptés et les faire tourner de 90° pour les verrouiller ;
d- visser les embouts sur les tirants de la potence ;
e- tourner la vis centrale progressivement.

6. Causes des détériorations prématurées des roulements.


L'expertise d'un roulement détérioré est une source précieuse d'informations sur ses conditions de
montage et de fonctionnement, celle-ci doit donc être réalisée avec soin.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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6.1. Avant le démontage.


Noter les bruits, vibrations, élévations de température, perte de lubrifiant, encrassement, etc.

6.2. Pendant le démontage.


Déposer dans un endroit propre les chapeaux et les joints (sans les laver) ; s'il y a un élément fileté,
noter son couple de serrage ; repérer les positions axiales et radiales du roulement par rapport à l'arbre
et au logement ; noter l'état des pièces environnantes et des portées du roulement.

6.3. Après démontage.


Faire un examen visuel ; démonter le roulement et examiner ses divers composants : bagues, cages,
éléments roulants) ; analyser la graisse ; chercher las particules étrangères par lavage et fïltration.

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7. Exemple de matériel pour le contrôle des roulements.


Pour la vérification des roulements (en fonctionnement) et dans le cadre de la maintenance
préventive, l'appareil ci-dessous permet :
− Une évaluation directe de l'état des roulements à l'aide de l'échelle verte, jaune et rouge en
terme de : bon moyen et mauvais ;
− L'affichage numérique des valeurs d'ondes de choc et de la sévérité de vibration ;
− L'emploi d'un casque d'écoute et la mesure de la crête.

Les ondes sont mesurées en décibels (dB).


− La zone (A) indique un fonctionnement normal ;
− La zone (B), intermédiaire, indique la naissance d'une certaine usure et l'apparition de défauts
sur le roulement ;
− La zone (C) indique des dommages et une maintenance à prévoir rapidement

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IV- Maintenance des joints d'étanchéité.


1. les principales causes de destruction des joints.

− L'usure (cause la plus répondue) ;


− La présence de contaminants dans l'huile ;
− Les pollutions extérieures (poussière, sable, ozone...) ;
− La présence d'air dans l'huile (hydraulique) ;
− Un jeu d'extrusion trop important (hydraulique) ;
− De mauvais état de surfaces ;
− Des erreurs de conception ;
− Des erreurs de montage ; L'influence thermique du fluide ;
− L'influence chimique du fluide.

2. les joints toriques.

2.1. Précautions usuelles à prendre avant la mise en service.

− Stocker le joint dans son emballage d'origine (le protège et évite les salissures) ;
− Choisir un joint de diamètre aussi proche que possible du diamètre de la gorge qui le reçoit ;
− Monter le joint sans le « blesser » et sans le tordre.

2.2. Principales causes de détérioration des joints toriques.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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3. Les joints à lèvres.

3.1. Montage et démontage des joints à lèvres.


Pour qu'un joint fonctionne bien, il faut qu'il soit monté correctement. Un outillage approprié, de
l'expérience et de bonnes conditions de propreté (ambiance, surface d'appui sur l'arbre et dans le
logement...) sont nécessaires.
3.1.1. Préparation.
Afin de faciliter la pose et d'assurer la lubrification initiale, il est recommandé de tremper le joint
dans un lubrifiant adéquat ou du moins graisser légèrement la lèvre et le diamètre extérieur. Mettre de
la graisse entre les deux lèvres pour ceux qui en comportent deux (sauf contre indication : joint en
silicone, lèvres hydrodynamiques...).
3.7.2. Montage.
Monter le joint dans son logement à l'aide d'une presse en utilisant l'outillage recommandé. Pour
les grands joints, sans outillage particulier, utiliser une pièce de bois et un marteau (taper
uniformément sur la périphérie en évitant tout basculement du joint).

Dr. Alaeddine ZOUARI


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3.2. Principales causes de détérioration des joints à lèvres.

3.3. Principales causes de détérioration des joints pour vérin et systèmes hydrauliques.

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V- Maintenance des engrenages.


1. Détérioration des dentures - types d'avaries.
Il existe trois catégories principales de détériorations des surfaces de dentures :
− Altération caractérisée par des petites particules de métal qui se détachent des dents.
Principaux cas : écaillage et piqûres ;
− Soudure ponctuelle des aspérités des surfaces des dents en contact. Principaux cas : grippage,
rides et stries ;
− Usure abrasive.

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2. Principes de maintenance.
Le centrage ou le positionnement des roues d'engrenages dépend de l'usinage des portées de
roulements ou les paliers, permettant de positionner les arbres et les roues dentées. En règle générale
et dans des conditions normales (appareil correctement conçu, construit, monté et « réglé », ce
centrage est automatiquement assuré.
Si un mauvais centrage se produit, celui-ci se traduit par une usure anormale et rapide des
roulements et des engrenages. Si celle-ci est rapidement détectée, un remède doit être rapidement mis
en œuvre.
L'entraxe des roues doit être vérifié ainsi que le jeu de fonctionnement entre les dents (utiliser un
jeu de jauges par exemple). La position relative doit si nécessaire être réajustée. Le parallélisme des
faces de dents des roues en contact doit être contrôlé (bleu de marquage).

Dr. Alaeddine ZOUARI


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3. Les moto-réducteurs.

3.1. L’installation des moto-réducteurs.


3.1.1. Vérification avant installation d'un moto-réducteur.
Contrôler :
− Si les indications de la plaque signalétique correspondent aux caractéristiques du réseau ;
− Si l'appareil n'a subi aucun dommage (transport, stockage...) ;
− Si les conditions de fonctionnement sont respectées.
3.1.2. Travaux préliminaires.
− Avant la mise en place enlever soigneusement le produit anticorrosion qui recouvre l'arbre de
sortie et les surfaces des flasques (appuis), avec un diluant de type courant ou préconisé ;
− Veiller à ce que le diluant n'entre pas en contact avec les joints ;
− Vérifier le niveau d'huile.
3.1.3. Installation de l'appareil.
− Le réducteur ou moto-réducteur doit être installé selon la position prescrite par le constructeur.
Le support doit être exempt de vibration et indéformable ;
− Lors de l'installation, veiller à ne pas déformer les fixations ou les flasques-brides ;
− Les bouchons de vidange, d'évent, de niveau et de remplissage doivent être facilement
accessibles.

3.2. Le montage et la mise en service.


Il est préférable de suivre les instructions du constructeur, fournies avec l'appareil. Ces instructions
et recommandations dépendent du type de l'appareil.

3.3. Le contrôle et l'entretien (cas des matériels Sew Usocome).


Ces instructions dépendent également du type et de la marque du matériel. Exemple :

Toutes les 3000 heures machine ou tous les 6 mois minimum  Contrôle de l'huile

Selon conditions d'utilisation


Tous les 3 ans minimum Remplacer l'huile minérale

Tous les 5 ans minimum Remplacer l'huile synthétique

Certains réducteurs sont graissés à vie et exempts d'entretien

Attention ! Ne pas mélanger les lubrifiants synthétiques entre eux ou avec des lubrifiants
minéraux. Utiliser une huile de rinçage avant de remplir une nouvelle huile de nature différents e à
l’ancienne.

Dr. Alaeddine ZOUARI


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3.4. Contrôle de l'huile.


Certaines règles concernant la sécurité sont à respecter :
− Couper l'alimentation du moteur afin d'éviter tout démarrage involontaire ;
− Attendre que le réducteur refroidisse. L'huile chaude peut provoquer des brûlures graves ;
− Prélever un peu d'huile au bouchon de vidange. Contrôler la qualité de l'huile (couleur,
consistance et éventuellement présence de limaille) ;
− Si l'huile est sale, vidanger et remplacer ;
− Si le réducteur comporte un bouchon de niveau : retirer le bouchon et vérifier le niveau d'huile.
Au besoin, compléter avec la même huile. Essuyer l'huile répandue accidentellement.

3.5. Remplacement de l'huile.


− Effectuer cette opération à température de fonctionnement de l'huile ;
− Couper l'alimentation du moteur afin d'éviter tout démarrage involontaire ;
− Placer un récipient sous le bouchon de vidange. Retirer les bouchons de vidange, d'évent et de
niveau ;
− Laisser couler l'huile entièrement.
− Remettre le bouchon de vidange ;
− Remplir d'huile neuve par l'orifice d'évent ;
− Contrôler le niveau ;
− Remettre les bouchons d'évent et de niveau.

Dr. Alaeddine ZOUARI

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