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Chapitre : mondialisation et

internationalisation des échanges Notions du référentiel :


mondialisation,FTN , ,taux de change,régimes
de change,FMI, IDE, investissement de

Fiche 1 – Définition et mesure de la mondialisation

Partie 1 - Présentation du phénomène


I. Un concept complexe

Le FMI définit la mondialisation comme : « l’interdépendance économique croissante de


l’ensemble des pays du monde, provoquée par l’augmentation du volume et de la variété des
transactions transfrontières de biens et de services, ainsi que les flux internationaux de
capitaux, en même temps que par la diffusion accélérée et généralisée de la technologie ».

D’autres définitions de la mondialisation : ici

Une vidéo d’écodico de BNP Paribas : ici

II. Indicateurs de la mondialisation

A. Un développement des échanges internationaux : la mesure de ces échanges

On assiste à une augmentation du volume des échanges et à une diversification : des échanges de biens et services, mais aussi de
capitaux et d’hommes

1. la mesure des échanges de biens et de services

a. La Balance Commerciale

- Le solde commercial est la différence entre les exportations ( X : vente de produits nationaux
à l’étranger ) et les importations (M : achat de produits à l’étranger ) :
X–M

• On dira que la Balance commerciale est excédentaire si X > M


• On dira que la Balance commerciale est déficitaire si X < M

- On peut aussi calculer un taux de couverture :

X x 100
M

Quand le taux de couverture est > 100, la Balance commerciale est excédentaire .

Attention : il ne faut pas confondre le taux de couverture et le taux d’ouverture :

X + M x 100
2 PIB
b. La Balance des transactions courantes regroupe :

• la Balance commerciale qui comptabilise les exportations et les importations de


marchandises

• la Balance des invisibles qui comptabilise :


- les opérations d’exportations et d’importations de services ( transports ,
tourisme , communication , … ) ainsi que certains revenus du travail ( les revenus du
travailleur frontalier ) et les revenus du capital sous forme d’intérêts et de dividendes
reçus ou versés

- la Balance des transferts courants qui correspondent à des opérations sans


contrepartie : ex : le revenu des travailleurs immigrés envoyé dans leur pays d’origine
ou les dons (accordés à la France à d’autres Etats)

c. La balance des Paiements ( 1 p 278 )

La balance des paiements est un document comptable retraçant l’ensemble des opérations
entre agents résidents et non résidents, c’est à dire toutes les entrées et sorties de biens, de
services et de capitaux (titres financiers, et créances) et de monnaie pendant une période
donnée (le plus souvent un trimestre ou un an). Ce document est établi par la banque centrale
du pays considéré.

Depuis 2001, la balance des paiements est décomposée de la manière suivante :


- Le Compte des transactions courantes qui regroupe :
• La balance commerciale (qui enregistre les importations et exportations de biens)
• Les échanges de services, les transferts courants, certains revenus du travail et les
revenus du capital sous forme d’intérêts et dividendes.

- Le compte de capital qui retrace les transferts en capital entre un pays et l’étranger
(pour l’essentiel :
• acquisition d’actifs non financiers tels qu’achats /ventes de brevets,
• et remises de dettes).

- Le compte financier qui retrace les échanges de capitaux entre un pays et l’étranger :
• Investissements directs
• Investissements de portefeuille
• Autres investissements.

- Le poste « Avoirs de réserve » : ce poste est la contrepartie du solde global des autres
postes. Il reflète la position monétaire du pays. En effet, tout excédent (courant,financier)
se traduit par une augmentation des réserves de la nation et une baisse des engagements,
et inversement.
- Le poste « Erreurs et omissions » permet l’ajustement des résultats en cas d’écarts
inexpliqués (dus à des difficultés d’enregistrement, à des trafics illicites, etc.).
Source :http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article317#nb1

La présentation de la Balance des Paiements par un diaporamal de classe prépa du lycée Alliénor d’Aquitaine : ici

Un article des Cahiers français présentant la situation du commerce extérieur français : ici
B. Les Firmes Transnationales : un agent essentiel de la mondialisation

1. Définition des FTN

a. Le terme de multinationales ne convient pas ( 4 p 267 )

Le terme le plus fréquemment retenu pour décrire une entreprise qui a implanté des filiales de
production et de distribution dans différents pays est le terme firme multinationale (FMN) .
Pourtant, celui-ci est discutable. En effet :
- il conduit à penser que les firmes pourraient avoir plusieurs nationalités.
- Or, on constate que quasiment toutes les firmes conservent une nationalité de
référence : celle de leur nation d’origine.

b. Il faut parler de transnationales

Nous retiendrons donc le terme FTN car, selon R.Sandretto : « le préfixe trans est
incontestablement mieux adapté à la situation actuelle de ses firmes . Son double sens ( celui
de traverser et celui de dépasser ) signifie que les FTN sont le prolongement extraterritorial de
leur nation d’origine , qu’elles débordent ( dépassent ) tout en traversant les espaces des pays
d’implantation . La firme n’est donc pas au-dessus des nations ; elle en est au contraire un
principe actif. Inversement, la nation ne se confond pas avec la délimitation des frontières
territoriales, en particulier la nation américaine pourrait s’étendre , via ses FTN bien au-delà
des limites des Etats associés aux 50 étoiles de la bannière » .

c. Le développement des IDE ( Investissements Directs à l’Etranger) ( p 274)

Les FTN s’implantent à l’étranger en développant les investissements directs ( IDE )

définition : On considère généralement qu’un investissement étranger est :


- un investissement direct si l’investisseur étranger possède 10% ou plus des actions
ordinaires ou de droits de vote dans les entreprises. Ce critère a été retenu, car on
estime qu’une telle participation est un investissement à long terme qui permet à son
propriétaire d’exercer une influence sur les décisions de gestion des entreprises .

Pour voir les relations entre une société et la firme acquéreuse : ici

En revanche, un investissement étranger qui est inférieur à 10% du montant des droits de
votes sera considéré comme un investissement de portefeuille, car il ne permet pas d’exercer
une influence sur la gestion de la société. Les investissements de portefeuille sont
généralement spéculatifs, c’est-à-dire qu’ils visent à obtenir une plus-value dans le court
terme, par l’achat et la cession de placements financiers et/ou monétaires.

Pour voir l ‘historique de la transnationalisation : ici


Source : JF Freu

2. Les explications de la transnationalisation

La transnationalisation peut s’expliquer par 3 grands types de raisons :

• les FMN primaires qui sont essentiellement implantées dans les PVD et qui sont concentrées dans les secteurs de
l’extraction minière du pétrole ou des produits agricoles s’implantent à l’étranger afin de pouvoir exploiter les ressources
naturelles du sol .

• les FMN à stratégie commerciale qui visent à s’implanter sur des marchés porteurs ou de grande taille ( Inde ou pays riches
) en contournant les barrières protectionnistes mises en place par de nombreux pays (en voie de développement ( cf. le
Brésil dans les années 60 ) ou développés ) en établissant des filiales relais qui montent une gamme de produits calqués sur
ceux de la maison mère .

Pour la relation entre barrières protectionnistes et ce type d’IDE : ici

• la transnationalisation répond enfin à une stratégie productive ( docs 3 et 4 p 264-265) : dans ce cas , la conquête du
marché local d’implantation n’est plus la raison essentielle de l’implantation de la filiale . En effet , la production de la
filiale atelier qui est spécialisée dans la fabrication d’une partie du produit sera exportée vers le pays qui prendra en
charge le montage final . On assiste alors à une véritable Division Internationale des processus productifs. La firme
transnationale va implanter ses filiales dans les pays en fonction de la capacité de chaque pays à effectuer au moindre
coût la pièce ou le sous-ensemble qui lui a été confié . Ceci conduit à une véritable internalisation de la production , les
relations entre les filiales et la maison-mère donnant lieu à un véritable commerce intra-firme .

pour un bon exemple d’analyse de DIPP(division international des processus productifs , le cas des Pontiac le mans :
http://perso.orange.fr/revision-bac-es/terminale_es/chap13/dipp.htm

M.Porter peut ainsi opposer :


• les stratégies multinationales pratiquées par les firmes multinationales dans les années 60 qui consistaient à produire sur
plusieurs marchés nationaux des biens adaptés à chaque marché . La production des firmes n’est donc pas spécialisée ,
chaque filiale est un centre de profit qui entretient des relations avec la maison mère et non avec les autres filiales .
• aux stratégies globales qui visent à unifier la gamme des produits au niveau mondial et donc à faire de chaque filiale une
unité spécialisée dans la fabrication d’un composant particulier du produit fini en fonction des avantages comparatifs de
chacun .

Conclusion : selon R.Reich,ce phénomène porte en lui les germes de la disparition de la nationalité des firmes , puisque la firme
devient une structure mondiale en forme de réseaux dans laquelle la propriété du capital importe moins que la capacité à
mobiliser et à combiner les compétences de toute nationalité en vue de réaliser les objectifs recherchés par la firme . Dès lors la
firme se sert du pays dont elle est issue en fonction de ses besoins , mais son intérêt n’est pas complémentaire à celui du pays . Par
exemple , par le biais des délocalisations , elle peut accroître sa compétitivité tout en augmentant le chômage dans son pays
d’origine .

Relativisation : Il n’en reste pas moins que les firmes transnationales , en particulier américaines , sont largement soutenues par
les autorités des pays dont elles sont issues , ce qui relativise l’analyse de Reich .

Conclusion

On assisterait donc aujourd’hui à un développement du phénomène transnational, qui se caractériserait :


• par un développement des implantations à l’étranger, sous forme d’investissements directs,
• par l’existence de différentes filiales entretenant des relations internes qui font que l’on peut désormais parler d’un réseau
interne propre aux FTN , qui dépasseraient ainsi le cadre des frontières ,
• par l’apparition d’un techno-globalisme : les entreprises ne géreraient plus leurs innovations, à partir d’une base nationale,
mais implanteraient des laboratoires de recherche dans leurs filiales implantées à l’étranger , signeraient des accords de
recherche en particulier dans l’industrie électronique , afin de pouvoir partager les efforts de mise au point très coûteux ,
d’établir des standards ou des normes communes au niveau mondial , de partager les risques d’échec .

Une vidéo d’éco dico de BNP Paribas présentant les FTN : ici

Pour les analyses théoriques de la transnationalisation ici

Un diaporama de classe prépa ECE (AEHSC) du lycée Aliénor d’Aquitaine de Poitiers : ici

Un article des Cahiers français sur le rôle des FTN sur le commerce international : ici

Pour avoir plus de connaissances sur la stratégie des FTN : un article de C.Aubin dans les cahiers français ici

C. L’intégration financière internationale

1. Définition du Système monétaire international

M.BERNARD écrit : « Un SMI est un ensemble de règles et d’institutions qui régissent comment
, en quoi et à quel prix les monnaies s’échangent entre elles . » Un SMI donne alors les taux de
change qui est le prix d’une monnaie exprimé par rapport à une monnaie étrangère.

Une vidéo d’éco dico sur le FMI: ici

Une vidéo d’éco dico sur la Banque mondiale : ici

Pour les problèmes posés par la fixation des taux de change : ici

2. Le SMI actuel : un régime de changes flottants : Vers le système financier international ( SFI)
(26-27 p 298 et, 8 p 312)

Pour la présentation et la critique par les libéraux des taux de change fixes : ici

o Définition

Le système de change actuel est basé sur les changes flexibles qui résulteraient de
l’application de la loi de l’offre et de la demande de devises

o Intérêts des changes flexibles

Selon les défenseurs en particulier les théoriciens monétaristes le flottement devait permettre
d’assurer un meilleur fonctionnement du SMI :
• les taux de change flexibles devraient permettre de déterminer les cours vrais du marché : ceux
qui reflétant la santé économique du pays ( on devrait donc se rapprocher des taux de PPA ) .En
effet , la tendance normale pour réaliser un gain étant de vendre lorsque les cours sont élevés
( demande < offre entraîne une baisse du cours de la devise ) , d’acheter lorsque les cours sont
bas ( offre < demande , d’où une augmentation du cours de la devise ); le taux de change devrait
automatiquement revenir à son point d’équilibre : celui de PPA .
• dès lors les banques centrales n’ont plus à détenir des réserves de change coûteuses et souvent
insuffisantes pour soutenir le cours de leur monnaie .
• le taux de change devient alors l’instrument principal de l’ajustement de chaque économie . En
effet , quand le pays connaît un déficit extérieur ( excédent ), on observe une demande
excédentaire ( déficitaire ) de monnaie étrangère qui entraîne une dépréciation ( appréciation ) de
la monnaie nationale et améliore ( handicape ) sa compétitivité-prix . Dès lors , les exportations
augmentent alors que les importations sont handicapées , et la Balance Commerciale
excédentaire ( déficitaire ) .
• les changes flottants permettent donc d’assurer l’autonomie des politiques monétaires , qui n’ont
plus désormais à intervenir pour soutenir les taux de change , dans le cadre de marges préfixées .
Le pays peut alors assigner sa politique monétaire aux objectifs internes , puisqu’il n’a plus à
assurer la stabilisation du taux de change .

Pour voir les raisons de la globalisation financière : ici

Un diaporama de classe prépa du lycée Aliénor d’Aquitaine sur le SMI : ici

Pour en savoir plus sur les étapes de la mondialisation financière : un article de P.Jacquet dans Problèmes économiques :
ici

Un diaporama de l’IEP Toulouse sur la globalisation financière ici

Une conéfrence de l’Université de tous les savoirs sur la globalisation financière : ici

D. Vers la disparition de l’Etat-Nation et la remise en cause des politiques économiques

La mondialisation a alors une conséquence : les autorités publiques ne peuvent plus mener de manière indépendante leur politique
économique. Leur seule tâche est alors de rendre leur territoire attractif pour attirer les FTN ( docs 1 p 266 , 5 p 267)

Pour en savoir plus : ici

On assisterait ainsi, selon de nombreux auteurs libéraux , à une mondialisation de l’économie qui signifierait ( selon F.Fukuyama
cf chapitre introductif ) la fin de l’histoire et de la géographie , l’économie de marché traduisant l’état naturel de la société
universelle , pour le bien-être de tous(7 p 312) . Néanmoins cette vision parait trop idyllique et mérite d’être relativisée

Partie 2 – Une relativisation de la mondialisation

I. L’entreprise globale entre mythe et réalité

Il est nécessaire de remettre en cause certaines idées préconçues sur les FTN .
A. Les FTN conservent toujours une base nationale

Excepté les FTN issues des petites économies ouvertes, pour lesquelles une division du travail à l’échelle internationale s’impose
(Nestlé Suisse, Electrolux Suède emploient respectivement 96 et 82 % de leurs salariés hors de leur pays d’origine. On ne constate
pas réellement d’entreprises véritablement globales

Pour en voir les raisons : ici

Conclusion : Ainsi, on peut en conclure avec R.Boyer que « la firme globale relève plus du projet, voire du mythe que de la
pratique des grandes FTN. La trajectoire de celle-ci reste marquée par l’histoire longue de leur constitution et de leur évolution sur
un espace national particulier. »

B . Les FTN , un bilan contrasté

Le postulat libéral : Comme l’indique CA Michalet : « dans l’optique de la conception ultra-libérale (... ), l’implantation des
FMN doit jouer un rôle d’entraînement automatique sur les structures productives locales. L’investissement étranger joue le même
rôle que la création de pôles de croissance. »

Les limites : Mais, en réalité, les effets d’entraînement sur les économies en voie de développement sont relativement réduits,
pour 3 raisons essentiellement selon Michalet :
• les entreprises des PVD ne sont généralement pas capables de livrer des produits dont les qualités correspondent aux
attentes des FMN.
• elles ne sont pas compétitives, car elles utilisent généralement des technologies dépassées et parce qu’elles sont mal gérées.
• elles n’arrivent pas à produire dans les délais qui sont impartis par la firme.

Pour voir l’évolution des relations entre PVD et FTN : ici

Conclusion : Comme nous l’avons vu précédemment, la stratégie des FMN n’est pas sans inconvénient pour les pays riches ; les
délocalisations qui sont opérés par les FMN conduisent à des résultats ambigus :
• Selon certains, elles ne feraient que reprendre, en l’adaptant au nouveau contexte, la logique ricardienne, chaque pays se
spécialisant dans la production pour laquelle il a un avantage comparatif ; les FMN, en s’implantant dans les PVD,
détruisent certes des emplois peu qualifiés dans les PDEM, mais vont contribuer à leur développement et donc à fournir des
débouchés aux industries de haute technologie des PDEM.
• Pour d’autres au contraire dont Reich, les délocalisations ne font que traduire l’intérêt égoïste des firmes qui ne recoupe pas
l’intérêt des nations dont elles sont issues. De même les 3 D n’ont pas eu les effets vertueux qu’ils devaient engendrer.

II – Les mécomptes du SFI

Contrairement à ce qu’affirmaient les libéraux, la volatilité des taux de change est beaucoup plus forte depuis l’instauration des
taux de change flexibles, ce qui a généré plus de spéculation

Pour en savoir plus sur les critiques des changes flottants : ici

III – Le temps des nations n’est pas fini


Constat : Comme le constate R.Boyer : « en dépit de la multiplicité des facteurs de déstabilisation, les espaces nationaux sont loin
de s’être fondus dans un nouvel ensemble complètement mondialisé. En effet, paradoxalement, la mise en concurrence des
différents capitalises semble avoir stimulé leur différenciation. » Ainsi, on pourrait opposer :
• à une logique anglo-saxonne préférant le court terme,
• un modèle rhénan et japonais misant sur la stimulation de l’innovation productive et la compétitivité de long terme.

Remarque : Il ne faut pas en outre surévaluer l'influence des marchés financiers internationaux sur les politiques économiques.
Certes :
• le keynésianisme à l’échelle nationale semble mis à mal, cédant la place à une nouvelle orthodoxie ( une pensée unique ? )
privilégiant stabilité monétaire et compétitivité extérieure.
• Néanmoins, le style des politiques économiques demeure imprégné de fortes spécificités nationales.:
- la nature et l’ampleur des interventions publiques,
- le degré de coopération capital - travail permis par les relations industrielles,
- la qualité de la spécialisation industrielle,
- la politique de formation,
- la mise en place d’infrastructures
- Ces éléments définissent autant de contraintes ou d’opportunités pour la politique économique et façonnent par la
même des stratégies nationales fortement contrastées.

Conclusion : Il ne faut pas oublier que :


• si les Etats sont de plus en plus dépendants des marchés financiers internationaux, la contribution des capitaux à court terme
(spéculatif) au taux d’investissement national demeure faible : on ne finance pas par des capitaux à court terme un
ambitieux programme d’investissement, excédant largement les capacités d’épargne nationale, comme l’a montré la crise
mexicaine de 94-95.
• L’accès à la finance internationale est tout à la fois une opportunité et un risque, qui n’altèrent pas fondamentalement les
conditions du développement :aide toi et le ciel t’aidera. Ainsi, si les pays du sud-est asiatique connaissent des rythmes de
croissance très élevés, c’est parce qu’ils ont mené des politiques économiques efficaces, ils épargnent beaucoup, les
financements extérieurs ne représentant qu’un complément à un processus de développement largement internalisé (même
si celui-ci semble mis à mal aujourd’hui par la crise qu’ils ont connu en 1998 ).
• Dès lors, il semble irréaliste de laisser les marchés imposer leur loi aux Etats et aujourd’hui de nombreux auteurs
préconisent des mesures, visant à limiter les inconvénients générés par les 3 D .

Pour voir les solutions préconisées :


ici