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LES MERIDIENS et les LUO

Jing Luo

jeudi 11 novembre 2010


jeudi 11 novembre 2010
LES MERIDIENS et les LUO
Jing Luo

1/ Organisation globale du système des vaisseaux-méridiens:

 Le système contemporain du réseau des méridiens comprend:

• Les méridiens principaux: ils sont au nombre de 12 (jing mai)


• Les méridiens extraordinaires ou particuliers: ils sont au nombre de 8 (qi jing ba mai)
• Les 15 vaisseaux Luo (luo mai)

jeudi 11 novembre 2010


A: Historique et dénomination des méridiens:

Les premières description des trajets des méridiens étaient de peu de précision et la
circulation centripète, l’arrivée des points Shu antiques (27 EC) précisant cette
circulation.

Dans un premier temps, le problème posé par la connexion entre les méridiens et leurs
viscères respectifs fut résolu par la description d’une branche séparée du méridien (jing
bie).
De même la description obligatoire d’un temps aller et d’un temps de retour, avec un
modèle de douze méridiens centripètes, fut résolu par l’élaboration de la notion des
quatres mers, qui distribuent vers la périphérie les substances vitales thésaurisées par
l’intermédiaire des douzes canaux de l’eau (jing shui).

Enfin, (I-II EC) un modèle circulatoire à 12 étapes règlent de façon définitive la


connexion et la circulation, en décrivant un trajet interne (ou branche profonde), propre à
chaque méridien, qui le met en relation avec son viscère et le viscère couplé dans la
relation biao-li, et une circulation alternativement centripéte et centrifuge dans les
méridiens.

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Les premiers textes mentionnant les méridiens apparaissent vers le III ème siècle AEC et
évoluérent vers le système actuel jusqu’au II ème siècle de l’EC.
Seulement 6 mai sont décrits: les trois Yin du bas et les trois Yang du bas:

La terminologie utilisée pour désigner ces six vaisseaux était composé d’expressions qui
rendaient compte des 3 états de mutation du Yin et du Yang:

. tai yang : le grand yang


. shao yang : le petit yang
. yang ming : la clarté du yang

. tai yin : le grand yin


. shao yin : le petit yin
. jue yin : le yin finissant

Par la suite les trois Yang du haut furent décrits, amenant le total à 9, puis onze avec les
deux yin du haut auquel se rajoute enfin le méridien de maître du cœur pour aboutir au
total actuel de douze jing mai.

Parallèlement à cette évolution du nombre des méridiens, leurs relations aux viscères se
mirent en place, d’abord avec les trois yin du bas puis les trois yang du haut et enfin avec
la totalité des méridiens.

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Par la suite furent utilisés les termes shou (main) et zu (pied) pour distinguer deux méridiens de même
polarité lun situé au membre supérieur, lautre au membre inférieur.

Enfin à partir du I° siècle AEC chaque méridien fut attribué de façon définitive à un viscère et porte depuis le
nom du viscère correspondant.

Le nom dʼun méridien comprend donc :

o les termes shou ou zu désignant sa localisation à la main ou au pied (en haut ou en bas)
o sa qualification en termes de yin yang
o le nom du viscère auquel il est attribué.

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Membre inférieur Membre supérieur
shou tai yang de Intestin
zu tai yang de Vessie
grêle
zu shao yang de Vésicule shou shao yang des 3 Foyers
biliaire
zu yang ming d’ Estomac shou yang ming de Gros
intestin
zu tai yin de Rate shou tai yin de Poumon
zu shao yin de rein shou shao yin de Cœur
shou jue yin de Maître du
zu jue yin de Foie
Cœur

Lensemble composé dun méridien de la main et du pied de même polarité yin yang
porte le nom de grand méridien (liu jing) .

Par ex. le grand méridien tai yang comprend :

-le méridien zu tai yang de Vessie au membre inférieur et


le méridien shou tai yang dʼIntestin Grêle au membre supérieur.

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C : Distribution

Lorganisation et la distribution des méridiens sur le corps humain sont fonction du yin yang.

Lhomme est envisagé debout face au nord les bras tendus vers le Ciel. Dans cette position le yang est :
- le haut (% au yin le bas)
- larrière (% au yin lavant)
- la région dorsale et latérale des membres (% à la région ventrale et médiale)

Les vaisseaux – méridiens ont un trajet longitudinal (transmétamérique, cyclomères).


Sur lhomme – référence, debout les pieds sur la Terre les bras tendus vers le Ciel:
- les méridiens yang vont des mains (Ciel) aux pieds (Terre)
- les méridiens yin vont des pieds (Terre) aux mains (Ciel).

Dans cette position de référence

- les méridiens yang de la main vont des mains à la tête, où ils se relient aux méridiens yang du pied
- les méridiens yang du pied vont de la tête au pied
- les méridiens yin du pied vont de pied au thorax, où ils se relient aux méridiens yin de la main
- les méridiens yin de la main vont du thorax à la main.

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Autrement dit:
- la jonction des méridiens yang de la main avec les méridiens yang du pied se fait à la tête
- la jonction des méridiens yin du pied avec les méridiens yin de la main se fait au thorax.

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B: Les termes techniques

a) Les JING MAI :

  Les Jing-mai sont les voies de circulation des substances vitales qui sont le Qi, le Xue. Il leur
permettent dêtre harmonieusement répartit dans toutes les structures du corps pour assurer une vie
normale.

Mai, vaisseau ,fût le 1er terme utilisé (IV° siecle AEC), il désigne une structure matérialisée contenant
les substances vitales.

Jing, méridien, (apparait au III° siecles AEC)et son sens laisse supposer une structure immatérielle,
sans support anatomique précis.

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b) Les LUO MAI:

luo a le sens de: filaments qui enveloppent la pulpe de certains fruits. En médecine luo pourrait se traduire
par: les ramifications. En pratique le terme luo nest pas traduit et on utilise lexpression: les vaisseaux luo.

Les méridiens ont un trajet longitudinal : jing : la chaîne


Les luo ont un trajet transversal : la trame

Ainsi lʼensemble des méridiens et des luo réalise lʼimage du métier à tisser
qui entoure le corps comme un filet.

Le système des vaisseaux luo a varié au fil du temps. Ils sont aujourdhui au nombre de 15

c) Les sun luo:



 sun : a le sens de petit- fils, descendant, rejet dune plante.
 sun luo : pourrait se traduire «ramifications secondaires» . Limage que lon peut en donner est celle du
réseau des capillaires en M.O.

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e) Les jing luo :

jing luo peut se traduirepar: les méridiens et les luo. Cette expression est utilisé pour désigner lensemble
du «  système canalaire  » dans lequel circulent les substances vitales  : le qi, le sang et les liquides
organiques (jing ye).

d) Les qi jing ba mai: les 8 – vaisseaux – extraordinaires – des méridiens.

qi : a le sens, ici, de irrégulier, curieux, impair, extraordinaire

Les 8 vaisseaux extraordinaires n’ont pas de liaison avec des viscères. Ils relient des
méridiens de même polarité Yin ou Yang.

Leurs fonctions ont donné lieu à de multiples interprétations. Daprès les textes classiques de lacupuncture:
- ils sont comparés à des «déversoirs» par le Classique des difficultés
- deux dentre eux du mai et ren mai , respectivement «mer des méridiens yang» et «mer des
méridiens yin» sont aussi des réservoirs (mer) des substances vitales.

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2/ Organisation structurale dun méridien.

Le méridien est un ensemble complexe qui comprend:

- le méridien proprement dit (le trajet superficiel)


- la branche profonde qui relie le méridien à son viscère et au viscère couplé dans la relation biao li .

- le vaisseau luo

- le tendon du méridien (jing jin)

- une région cutanée (pi bu)

- un ensemble de branches qui relient certains points du méridien à des points dautres méridiens
appelés points réunions (hui)

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a - Le méridien proprement dit

1°) le trajet superficiel

- Le trajet dun méridien est une ligne fictive qui relie les points que lon attribue à ce méridien.
- Le trajet dun méridien est un trajet superficiel qui établit une relation entre lensemble des structures
somatiques (peau, muscles, os, articulations, organes des sens) quil traverse et un viscère.

2°) la branche profonde du méridien

- Elle relie le méridien à son viscère et au viscère couplé dans la relation biao – li
- Depuis le II° siècle de notre Ere la branche profonde du méridien remplace le jing bie du système
précédent. (jing bie : séparation du méridien: méridien distinct).
- Lensemble trajet superficiel – branche profonde constitue le méridien proprement dit.

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b - Le vaisseau luo (luo mai)
Au nombre de 365 dans certaines écoles de l’antiquité, un pour chaque point d’acupuncture, ils ont été
par la suite ramenés au nombre de 15 :

. un vaisseau luo pour chaque méridien qui relie un méridien à son méridien couplé dans la relation
biao li.
. un luo pour du mai et ren mai .
. le grand luo de Rate

Le réseau des luo apparaît comme un système transversal de connexion du réseau des vaisseaux – méridiens,
un système de renforcement des relations yin yang.

Le trajet dʼun vaisseau luo comprend :

- une branche transversale qui se détache du point luo du méridien et qui relie le méridien couplé dans la
relation biao li.
- pour certains dʼentre eux une branche longitudinale se détache du point luo et relie des régions
somatiques à distance.

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Exemple: le méridien Shou yang ming de Gros
Intestin

Vaisseaux luo du méridien / trajets

Luo longitudinal : il naît à GI6, sur la face postérieure du radius, à 3 distances au-dessus du pli d'extension du
poignet ; il suit le méridien principal jusqu'à l'épaule, s'insère sur GI15, longe la clavicule jusqu'à E12, où il se divise en
deux branches : l'une, profonde, plonge dans le thorax pour rejoindre le Poumon ; l'autre monte le long du cou jusqu'au
maxillaire inférieur, se ramifie aux racines des dents, et pénètre dans l'oreille pour rejoindre les Zong mai, lieu où se
rassemblent les vaisseaux à l'oreille.

Le point luo GI 6 est lié au point P9, yuan de Poumon.

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C - Le tendon du méridien Jing Jin
Traduit souvent par méridien tendino – musculaire,
lexpression jing jin signifie en fait tendon du
méridien et désigne lʼensemble des muscles qui sont
sous la dépendance dʼun méridien.

Ex. le tendon du méridien shou yang ming de Gros


Intestin.

eut

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d - Les Zones cutanées ou Pibu :

Chaque méridien principal est en relation préférentielle avec un territoire cutané (pibu)

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Les branches reliant les points réunion.

La sensation propagée le long des méridiens montre dans certaines régions du corps une diffusion du phénomène qui ne
permet pas d’attribuer de façon univoque un point à un méridien. Ce constat a amené les médecins de l’antiquité à créer
la notion de point réunion (hui xue).

Un point réunion est un point que l’on attribue conventionnellement à un méridien et qui en réalité appartient
à plusieurs méridiens.

Distinction trajet et territoire d’un méridien.

Le trajet du méridien est une ligne qui relie l’ensemble des points attribués à ce méridien.

Le territoire d’un méridien est l’ensemble des régions somatiques où se manifeste la sensation propagée (PSC).

De ce fait le territoire est un ensemble plus vaste que le trajet. Il englobe :


- l’ensemble des structures somatiques sous la dépendance du trajet
- l’ensemble des structures somatiques sous la dépendance des différents luo et branches décrits au fil du temps
par la tradition médicale.

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3/ Organisation relationnelle des méridiens.

Les méridiens ne sont pas indépendants les uns des autres. Toute la démarche des médecins de
lantiquité a tendu vers létablissement de relations. Le réseau des méridiens forme une totalité
sous-tendue par 4 types de relations:
- relations extérieur – intérieur (biao li)
- relation haut – bas (shou zu)
- relation minuit – midi (zi wu)
- relation époux-épouse

a - La relation biao li

biao li désigne à lorigine lavers et le revers dun vêtement. Doù la traduction avers – revers ou externe –
interne.

Cette relation établit une liaison structurale et fonctionnelle entre deux méridiens couplés un yin avec un
yang de la main ou du pied. Les viscères en relations avec ces deux méridiens sont aussi dans une relation
biao li. Ils correspondent à une relation fonctionnelle entre un zang et un fu.

En haut: En bas:

- P – GI - Rte – E
- C - IG - R – V
- MC – TR - F – VB

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b - La relation shou – zu (main – pied, haut – bas)

Cette relation établit une liaison structurale et fonctionnelle entre un méridien de la main et un méridien
du pied de même polarité.

- tai yang : IG – V
- shao yang : TR - VB
- yang ming : GI – E
- tai yin : P – Rte
- shao yin : C – R
- jue yin : MC - F

c - La relation minuit – midi

Cette relation est établie à partir de la circulation du sang et du qi dans les méridiens et de lhoraire des
marées des méridiens. Ainsi la circulation du qi et du xue dans les vaisseaux-méridiens suit une un rythme
circadien conduisant pour chaque méridien à une période de magnitude à laquelle soppose 12 heures
aprés une période de vide.

Lorsque les méridiens furent au nombre de 12 le modèle classique de la circulation (I-II° siècle) fut établit
suivant en cela lʼalternance du yin et du yang. Le sang et le qi circulent alternativement dʼun méridien yin à
un méridien yang du haut puis dʼun méridien yang à un méridien yin du bas et ainsi de suite.
Dans la pensée chinoise antique lʼHomme est à lʼimage de lʼUnivers. Les rythmes du Cosmos influencent
les rythmes de lʼêtre humain. Ici les 24 heures sont divisées en 12 périodes de 2 heures correspondant à
lʼancienne heure chinoise.
Elle établit une liaison structurale et fonctionnelle entre un méridien de la main dʼune polarité donnée et un
méridien du pied de polarité opposée.

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La circulation commence au méridien du Poumon. Puis on a successivement:

P – GI – E – Rte – C – IG – V – R – MC – TR – VB – F – P

- P: 3-5
- GI: 5-7
- E: 7-9
- Rte: 9-11
- C: 11- 13 (heure wu)
- IG: 13-15
- V: 15-17
- R: 17-19
- MC: 19-21
- TR: 21-23
- VB: 23- 1 (heure zi)
- F: 1-3

Ainsi la circulation du qi et du xue dans les


vaisseaux-méridiens suit une un rythme
circadien conduisant pour chaque méridien
à une période de magnitude (marée haute)
à laquelle soppose 12 heures aprés une
période de vide (marée basse)

La relation midi – minuit relie 2 méridiens


dont les horaires des marées sont en
opposition.

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d - relation époux – épouse

«Chacun des organes reflétés au poignet gauche (époux) domine l’organe correspondant reflété au poignet droit (épouse)
ce qui correspond au cycle Ke (domination).

Ainsi, le foie (époux) domine la rate (épouse) (le bois domine la terre); un excés de la rate peut mettre en danger le Foie
etc.. cette relation intéresse autant les organes que les méridiens.

Ainsi Ig (époux) est en relation époux–épouse avec GI (épouse): le Feu domine le Metal.
Ainsi Ve (époux) est en relation époux–épouse avec TR (épouse): l’Eau domine le Feu.

Les relations époux – épouse des méridiens sont:

- méridiens yin
.P–C
. Rte – F
. MC – R
- méridiens yang
. GI – IG
. E – VB
. TR - V

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4/ Fonctions des méridiens

Sur le plan fonctionnel les méridiens ont 3 fonctions:

- nutrition

- défense

- locomotion

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1) La nutrition

La vie et lentretien de la vie dépendent du yin yang.

Dans lorganisme le yin yang cest le sang (yin) et le qi.(yang) que lon appelle communément les
«substances vitales».

En fait les substances vitales sont au nombre de 3:


- le sang (xue)
- les liquides organiques (jin ye)
- lénergie (ou le souffle) (qi)

Ces substances sont élaborées par les viscères à partir des substances du Ciel et de la Terre.
Les substances du Ciel (lair) et de la Terre (les aliments et les boissons) subissent à lintérieur de
lorganisme des processus de changements et transformations (bian hua) qui dépendent de lactivité
fonctionnelle des différents viscères (zang fu). Ces différents processus aboutissent à la formation des
substances vitales le qi, le sang et les liquides.

Les substances vitales circulent dans le réseau des méridiens et assurent la nutrition des tous les tissus.

Le rôle des vaisseaux - méridiens peut être assimilé à des voies de transport des substances vitales qui
nourrissent la totalité des structures somatiques de lorganisme. (équivalent du système artério-veineux)

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2) La défense:

La défense proprement dite dépend de l’état du qi.

Le qi a plusieurs fonctions. Pour chacune d’entre elles, les médecins chinois ont attribué un
qualificatif.

L’aspect défensif du qi se nomme wei qi (qi protecteur, qi défensif).

Le qi, qui circule dans les méridiens, protège l’organisme des atteintes externes (vent, froid, chaleur,
humidité, sécheresse).

- Si le qi est insuffisant (vide de qi):

les facteurs pathogènes externes (xie) pénètrent d’abord dans les méridiens en donnant une
symptomatologie de surface (biao zheng) et suivant le rapport de force entre le xie et le qi peuvent
gagner l’intérieur et donner une symptomatologie de l’interne (li zheng).

Dans ce rôle de défense tous les méridiens n’ont pas la même importance. Les méridiens yang sont
les plus fréquemment touchés par les atteintes externes et, parmi ceux – ci, tai yang le plus
superficiel est le plus fréquemment atteint en particulier par le froid ou le vent – froid.

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3) La locomotion

On a vu dans lorganisation dun méridien que lensemble des muscles qui sont sous la dépendance dun
méridien constitue le tendon du méridien (jing jin). Lappareil locomoteur est constitué par 12 ensembles
polymusculaires et un tendon fondamental (zong jin). Ainsi, lensemble de lappareil locomoteur est
assimilable à 13 ensembles musculaires.

Les méridiens sont en relations avec les viscères. Létat de vide – plénitude des viscères aura un
retentissement sur la nutrition des tendons de lappareil locomoteur.

Cest dire que les affections de lappareil locomoteur peuvent être dorigine externe ou dorigine
interne.

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Le méridien image ou réalité ?.

La MTC est la seule médecine au monde qui décrit un réseau de méridien en relation avec les viscères.
Le réseau des nadhis de la médecine indienne n’atteint pas le degré d’élaboration du réseau des
méridiens de la médecine chinoise.

Une question se pose : comment les médecins chinois de l’Antiquité en sont arrivés à cette notion ?

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées :

- Les connaissances anatomiques de l’antiquité étaient sommaires. Il est probable qu’ils ont
confondu en une même structure les vaisseaux et les nerfs. Un fait est certain ils ont assimilé la
moelle osseuse et la moelle épinière comme une seule et même structure le cerveau était appelé la
mer des moelles et le Cœur était le siège du shen (le mental).

- Les douleurs linéaires de l’appareil locomoteur (névralgies sciatiques) ont peut-être été un
élément inducteur. Par ailleurs il a été rapporté des cas de dermatoses de topographies linéaires qui
se superposaient au trajet des méridiens. Cependant ces derniers cas paraissent trop rares pour avoir
joué un rôle déterminant dans l’élaboration du réseau des méridiens.

- Plus probable le phénomène du PSC.

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PSC

Propagated sensation along the chanel = xing qi: déplacement du qi

1) Déclenchement:

La piqûre des points jing ou yuan suivie dune manipulation prolongée de laiguille est susceptible de
déclencher le phénomène. Dans 50 à 80 % des cas suivant les auteurs on déclenche un PSC avec des
stimulations électriques à basse fréquence (10 à 20 Hertz).

Le patient perçoit une sensation découlement de «quelque chose» qui se déplace selon un trajet quil
peut décrire lui- même et qui se superpose au trajet du méridien correspondant au point stimulé.

La correspondance avec les trajets classiques est meilleure au niveau des membres que du tronc et surtout de
la tête où on assiste à un phénomène de diffusion. Ce qui permet de comprendre la description des points
réunions hui vers le I° - II° siècle de notre ère.

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2) Caractéristiques/

Les expériences menées en Chine dans les années 1970 – 80 permettent de dire:

- Le PSC est indépendant du sexe, de l’âge, de la race.

- Meng Zaowei et col. ont fait une étude systématique de PSC comparée aux trajets classiques. Leurs conclusions sont
les suivantes:

. Il existe souvent une symétrie entre les branches Dt et G d’un méridien

. Il n’existe pas dans le PSC de changements brusques des tracés comme on le voit dans certains méridiens (VB
au crâne par ex.)

. Les méridiens yin se terminent souvent sur la tête, parfois une branche sur la tête, une branche sur le tronc.

. Au dos le méridien de Vessie ne possède qu’une branche.

. Au tronc les méridiens de F, Rte, E se dédoublent et forment des lignes intriquées.

. On observe souvent des échanges entre les méridiens et des passages de l’un à l’autre.

. Les branches profondes des méridiens apparaissent souvent au tronc.

. Dans certains cas on observe des trajets nets vers les organes et les régions malades.

. Les tracés se dirigent souvent vers les ouvertures ou organes des sens de la région céphalique.

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La sensation découlement à une largeur de 1 à 2 cm. au niveau des membres, 10 cm au
niveau du tronc.

Lorsquil se déclenche le PSC à une vitesse variable de 1 à 20 cm à la sec. La chaleur


locale accélère le phénomène, le froid le ralentit.

La propagation peut se faire dans les 2 sens à partir du point stimulé (technique du Da
cheng)

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Conclusion

La réalité du méridien ne fait pas de doute bien quen périphérie aucune structure anatomique
connue ne peut à elle seule supporter la notion de méridien. Il est probable que cest dans
lorganisation même du SNC que lon trouvera un jour le support de cette notion.

Cependant lorganisation des méridiens telle quelle sest élaborée progressivement au fil du


temps présente par endroits un caractère conventionnel (dans lorganisation et le nombre des
points, dans lorganisation des trajets etc…)

Disons pour rester dans lesprit de la pensée chinoise que le méridien est une image qui
comprend une certaine réalité.

Que le méridien existe, ou nexiste pas, na pas, en soi, une grande importance dans la
mesure où cest un outil efficace de lacupuncture.

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