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INTRODUCTION

L'éducation nouvelle est un courant pédagogique qui défend le principe d'une participation
active des individus à leur propre formation. Elle déclare que l'apprentissage, avant d'être une
accumulation de connaissances, doit être un facteur de progrès global de la personne. Pour
cela, il faut partir de ses centres d'intérêt et s'efforcer de susciter l'esprit d'exploration et de
coopération : c'est le principe des méthodes actives. Elle prône une éducation globale,
accordant une importance égale aux différents domaines éducatifs : intellectuels et artistiques,
mais également physiques, manuels et sociaux. L'apprentissage de la vie sociale est considéré
comme essentiel.

I. L’école occidentale

II. L’école coranique


L’école coranique a été initiée au cours de l’année 1992 avec l’achat de la mosquée Annour. Il
s’agit essentiellement d’une école de fin de semaine pour les enfants de la communauté
musulmane de Québec. Elle accueille plusieurs jeunes musulmans qui viennent apprendre le
saint coran, l’éducation islamique et la biographie des prophètes, des compagnons et des
personnalités musulmanes célèbres. Les enfants-élèves sont répartis sur plus de dix niveaux
dépendamment de leur degré d’apprentissage des sourates du coran. Plusieurs enseignants
assurent les cours à l’école coranique de façon bénévole.

Il est à noter que des séances additionnelles au milieu de la semaine sont aussi offertes
vers la fin de l’après-midi, et ce dépendamment de la disponibilité des enfants (leurs
parents) et des enseignants.
1- Les avantages
Avant toute chose, il convient de rappeler ce point la principale ressemblance entre l’Islam et
les autres religions, qui n’ont pas été altérées, consiste à instaurer l’Unicité et l’adoration de
Dieu sur la terre et à en émanciper les habitants de la servitude et de la soumission à tout ce
qui se situe en dehors de Dieu. Le noble coran dit : « Nous avons envoyé dans chaque
communauté un Messager, [pour leur dire]: «Adorez Allah et écartez-vous du Ṭāğūt». Alors
Allah en guida certains, mais il y en eut qui ont été destinés à l’égarement. Parcourez donc la
terre, et regardez quelle fut la fin de ceux qui traitaient [Nos messagers] de menteurs ». Si
nous tenons compte de cette similitude, nous constatons que même le christianisme et le
judaïsme, dont les prophètes c'est-à-dire le vénéré Jésus (béni soit-il) et le vénéré Moïse (béni
soit-il), qui appelèrent, eux-aussi, à l’Unicité et à l’adoration de Dieu unique et dont  les
principes initiaux furent restés, loin de toute altération et manipulation,  ont des avantages sur
des cultes et des écoles de pensée athée et païenne. Bien que, dans chaque époque, certains
adeptes de ces religions monothéistes, en faisant fi de leurs principes initiaux, altérèrent la
Thora et l’Evangile et transformèrent, finalement, ces deux religions en quelque chose
similaire aux écoles et courants de pensée non-religieuse. Le plus important avantage qu’une
école de pensée religieuse a sur une école de pensée non-religieuse consiste à ce qu’elle
éveille la nature innée (la Fitra), de l’homme, lui permettant de réaliser les perfections
spirituelles, déposées, potentiellement, en lui. Pour mieux dire, cela rendre, progressivement,
le terrain favorable pour que l’homme puisse faire le passage de «  être » vers «  devenir »
dans son parcours vers la perfection, autrement dit, qu’il puisse faire le passage d’une
situation potentielle vers une situation virtuelle, et ce sur la base des fondements et de justes
valeurs religieuses.

2- Les inconvénients
L’école coranique apprend aux élèves les bases de la religion musulmane(comment faire la
prière, mémoriser le coran…) et aussi l’histoire et la vie de chaque prophète. Elle leur
inculque toute cette éducation faire d’eux des êtres accomplis et sociables. Mais force est de
croire qu’elle joue difficilement son rôle dans cette société contemporaine qui est tournée vers
la vie active à savoir : la nouvelle technologie, le digital…Ainsi, l’élève qui n’a fait que
l’école coranique est confronté à d’énormes difficultés telles que :

- Accès difficile aux métiers liés à la technologie


- Faible niveau de la maitrise des langues occidentales
- Ne peut pratiquer autre métier que celui en rapport avec la religion
III. LES DIVERGENCES
L’école coranique est un lieu d’apprentissage centrée sur la religion et fondé sur la
mémorisation (c’est-à-dire réciter par cœur le saint coran). L’enfant doit se mettre à la
recherche de Dieu dès l’âge de sept ans, durant cette quête, l’enfant doit vivre uniquement de
la mendicité quel que soit la richesse de ses parents page 24 « qui nourriras aujourd’hui les
pauvres disciples ? nos pères sont vivants et nous mendions comme des orphelins. Au nom de
Dieu donnez à ceux qui mendient par sa gloire, hommes qui dormez, songez aux disciples qui
passent ! ». Les élèves sont beaucoup traités avec rigueur et sévérité lorsqu’ils échouent à une
de leurs tâches, le maître autoritaire et intraitable dominait les apprenants par une baguette qui
fait très mal et qu’il applique n’importe où sur le corps de l’élève (tête, mains, dos) etc. Page
15 « Thierno l’avait encore battu », « le maître avait abandonné la cuisse, maintenant il tenais
l’oreille de Samba Diallo ». Entre les élèves et le maître, il existe un rapport de dominant à
dominé et l’apprentissage se fait dans des salles généralement attaché à la mosquée. Il existe
le non-respect des tranches d’âges, étaient pieux et respectaient toutes les règles de religion
preuve à la page 123 « j’ai oublié de te dire que je ne bois pas d’alcool », « non s’excusa
Samba. Ma religion l’interdit. Je suis musulman. »

Pourtant l’école occidentale est un endroit d’apprentissage centre sur la vie en société qui
applique de nouvelles méthodes, l’éducation selon le modernisme, la manière de voir le
monde est tout autre justification page 61 « l’homme ne veut pas de l’école parce que pour
vivre, être libre, se nourrir, s’habiller de passer par les bancs, l’école ne veut pas d’avantage
de l’homme parce qu’il lui impose de survivre, s’éteindre, prendre racine de compter avec
lui ». En effet l’école occidentale a une variété de matières qu’elle enseigne que sont :
français, anglais, mathématiques, histoire-géographie, la philosophie, la physique-chimie, la
science de la vie et de la terre et pleins d’autres matières. Toutes ces matières font partis de
nos programmes d’apprentissage qui nous permettent de devenir des intellectuels et des hauts
cadres capables de procéder un travail. Par ailleurs l’écrit est beaucoup utilisé à la différence
de l’école coranique où l’oral domine, elle centre l’intérêt sur l’élève qui est impliqué dans le
processus d’apprentissage ce qui le motive à la page 63 « classe entre de rire ou de
s’esclaffer », «  un frémissement parcourait tous les blancs, les ardoises étaient agitées puis les
objets tombaient ». L’école nouvelle ouvre ainsi ses portes à Samba Diallo au moment où le
jeune garçon est arraché au foyer ardent par la Grande Royale pour fréquenter l’autre école
illustration page 48 « je viens vous voir au sujet de Samba Diallo. Ainsi je pense que vos
enfants, mon frère, ainsi que notre cousin Samba Diallo doivent ouvrir la marche ».

CONCLUSION
Au terme de notre étude, il ressort que Cheikh Hamidou Kane montre à travers L’aventure
ambiguë l’opposition entre la pensée technique de l’Occident essentiellement tournée vers
l’action et la pensée de l’Islam repliée sur elle-même. Il dévoile les problèmes à
l’interpénétration culturelle causé par la décolonisation le plus important étant celui de
l’identité culturelle, communautaire, religieuse. A travers l’itinéraire de Samba Diallo,
l’auteur dénonce l’influence que la religion peut exercer sur un individu confronté à une autre
civilisation que la sienne. Mais cette confrontation, au lieu d’engendrer uniquement des
conflits devrait être un moyen d’amélioration des différentes civilisations. C’est pourquoi
nous pouvons nous poser la question suivante : quel est l’apport de la culture occidentale sur
celle africaine ?

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