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Chapitre 3 :

Les séquences :

La séquence est un ensemble de phénomènes chronologiques cycliques qui ;


judicieusement choisis à partir de paramètres d'acquisition ; vont aboutir à un signal
utilisable en imagerie par raisonnance magnétique.
Ces paramètres d'acquisitions sont nombreux et parfois complexes, chaque séquence
sera programmée en fonction de la pondération, des critères de qualité de l'image, mais
aussi en respectant ainsi un temps d'acquisition acceptable.

Le chronogramme est un schéma qui représente la séquence, il est composé de 5 lignes


horizontales placées les unes au dessus des autres. Il se lit de gauche à droite en lisant
les 5 lignes simultanément.

Le T1 et le T2 sont des unités de temps.

En IRM, le signal est assez faible : il est obtenu par la mesure du voltage induit dans
l'antenne de réception.
Le signal dépend de :
– la densité de protons du voxel
– de la relaxation
– du champs magnétique B0 lui même
– des gradients des champs
– des impulsions radiofréquences
– de la qualité des antennes

A cela se rajoutent des paramètres intrinsèques à l'opérateur :


– le TE
– le TR
– L'angle de Bascule
– Le volume du voxel
– le nombre de ligne dans la matrice
– le nombre d'excitation
– la Bande passante.

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IRM.

Figuration de la séquence : le chronogramme.

1ère ligne : RF = Radiofréquence


2è ligne : GSS = Gradient de sélection de coupe
3è ligne : Gp = Gradient de codage en phase
4è ligne : Gf = Gradient de codage en fréquence

On observe 5 lignes horizontales, sur lesquelles ont retrouvent des événements de


natures différentes.
Ligne d'impulsion de la RF = il est souvent nécessaire de répéter les émissions d'ondes de
RF
Ligne de codage = dans trois axes différents : le codage spatial sera utile pour siter le
signal dans l'espace de notre patient.

Ligne de réception du signal : ici sous forme d'écho.

LE SCHEMA EST SUR EASYCLASS !!!

On associe à ces lignes des repères chronologiques, ici TE ou TE/2 (temps d'écho diviser
par deux) et TR (temps de répétition).
Les impulsions d'onde de RF et ces deux derniers paramètres majeurs, seront le point de
départ des explications du chronogramme.

Influence du temps d'écho et du temps de répétition : la séquence spin-écho :


Chronologie de la séquence SPIN-ECHO :

Comme nous l'avons vu précedemment, le signal FID (phénomènes de relaxation sans


intervention supplémentaire) est faible et ne saurait être suffisant pour obtenir une
image IRM anatomiquement convenable.
Une méthode proposée par Hahn va pemettre de se débarrasser des inhomogénéités de
champs magnétique liées à la dispersion des protons en précessions. (T2*).
C'est la naissance de la séquence de base en IRM appelé SPIN-ECHO ou écho de spin qui
engendre un signal beaucoup plus exploitable de type T2.
Il est difficile de recevoir un signal sans faire d'écho.

Décryptage :

SPIN : le spin est le proton.


L'écho se définit comme la répétition d'un événement.
L'événement que l'on va répéter en IRM est l'instant ou les protons (spins) d'un tissus
donné vont se trouver en phase.
Nous savons que cet état est furtif et que le déphasage est systématique à l'arrêt de
l'impulsion de RF.
Une deuxième impulsion d'onde RF sera émise quelqes millisecondes après la
premièrepour réaliser ce rephasage.

– Étape 1 : État d'équilibre


Le patient est positionné dans l'IRM :
Mz est à 100% dans la direction de B0
Mxy est égale à 0.

– Étape 2 : Début du cycle : impulsion onde RF 1


Afin de faire basculer le vecteur d'animation on utilise une impulsion initiale de 90° ;
c'est le point de départ initial du temps TE ou temps d'écho.
Les spins sont en phase et l'animation transversale est maximale.
Mz = 0 et Mxy = 100%.

– Étape 3 : Arrêt de l'impulsion de RF 1 :


Déphasage des spins en raison des inhomogénéités d'origine moléculaire, les protons
s'éloignent les uns des autres, Mxy va décroître au profit de Mz.
On s'éloigne du T2*.

– Étape 4 : deuxième impulsion RF


Au temps TE/2 on applique une nouvelle impulsion de RF à 180° qui fait basculer les
protons dans le sens opposé à leur déphasage.
La RF inverse les déphasages. Le sens de rotation 'précession) est inchangé. La vitesse de
rephasage est proportionnelle à la vitesse de précession des spins (certains lents d'autres
rapides).
En vue supérieure : on observe le rapprochement des spins = rephasage au moment de la
deuxième impulsion de RF à 180° c'est le temps TE/2 Mxy repousse.

– Étape 5  Apparition de l'écho de spins :


Au bout d'un nouveau TE/2, les spins sont rephasés.
Au TE : le signal apparaît sous forme d'écho et il peut être mesuré.
Ce vecteur Mxy est plus petit que le précédent : on a supprimé les déphasages
constants, propres aux inhomogénéités de B0, mais pas ceux liés à la relaxation spin-
spin. On accède au « vrai » T2 (c'est le T2* débarrassé de toutes inhomogénéité du
champs magnétique).

– étape 6 :
L'écho disparaît aussi vite qu'il apparaît, c'est la fin du cycle.
Le signal obtenu est utilisé pour « remplir » une ligne de la matrice de l'image.
Pour obtenir les lignes suivantes un nouveau cycle (Rf 90 et Rf 180°) sera programmé et
ceci autant de fois que nécessaire (exemple de matrice image IRM = 256 x 320).

Tacq = TR x Ny x Nex

Ny = nombre de ligne dans le sens de la phase


Nex = nombre d'excitation (nombre de fois où on va lire chaque ligne).

Schéma : le temps de répétition ou TR correspond au temps qui sépare 2 impulsions RF


de 90°.
Le TE correspond au temps de lecture. Il est tout le temps (sauf cas exceptionnel)
compris dans le TR.

Les gradients sont produit par des bobines. Les gradients créer des champs magnétiques
qui se soustraient à B0.

Répétition du cycle SE :

La répétition du cycle complet permet de remplir l'ensemble des lignes de la matrice.


(une ligne par cycle, voir plus de précisions dans le chapitre de codage spatial).
Le temps total de la séquence (TA) sera autant de fois multiplié par le nombre de cycles
répétés. (voir chapitre codage spatial).

Répétition de l'impulsion de RF à 180° :


afin de remplir les espaces temps durant lesquels il n'y a pas de signal disponible parce
que les spins reviennent à l'état initial, on procède à de nouveau rephasage avec la
multiplication de l'onde de 180°. ces rephasage font apparaître des échos dont la valeur
décroît avec le nombre de répétition.
Pour un séquence en spin écho pondérée T1, il sera possible de répéter trois fois l'écho.
Pour une séquence en spin écho pondérée T2, il sera possible de répéter 16 fois l'écho. L
séquence change de nom et s'appelle écho de spin rapide. Elle porte également un nom
commercial : turbo spin écho ou fast spin écho. Chaque écho ainsi récupérés remplira
une ligne différente de la matrice.
Il existe une séquence écho de spin ultra rapide (ESUR). Elle est basée sur la formation
de 128 à 256 échos dans un seul TR. On appel aussi HASTE et RARE. La pondération
obtenue est un hyper T2. Cette technique repose également sur une des propriétés de
l'espace K qui peut être partagée symétriquement.

Cela permet permet de gagner du temps en multipliant les mesures du signal, mais le
nombre d'impulsion de rephasage sera limité par la décroissance de Mz0.
En pratique, cela consition à régler le train d'écho = ETL.

Tacq = (TR x Ny x Nex) / ETL.

En répétant l'impulsion de 180°, on raccourci la durée de la séquence par rapport à la


valeur du train d'écho.

L'aimantation longitdinale repousse durant le temps TE/2 et est également affectée par
l'impulsion de 180° et par conséquent s'inverse dans l'axe oz (axe de B0).

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