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Alternateur Bouteffaha

Experiment Findings · January 2019

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Bouteffaha Ahmed
University Mustapha Stambouli of Mascara
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SOMMAIRE

Introduction générale.……………………………………………………................................………… 1
Chapitre І Généralité sur l’alternateur
І.1 Introduction ………………………………………..………………………................................... 2
I.2 Démarrage des moteurs synchrones ………..........................................…………………….... 2
I.3 Mise au synchronisme ......................................................……………………..............……… 3
I.4 Principe de fonction ............................................................................................................ 3
I.4.1 Principe de la production de forces électromotrices triphasées équilibrées ……… 3
I.4.2 Principe de la production d’une f .e.m sinusoïdale.................................................... 4
I.5 Technologie de l’alternateur synchrone ………………………………………................................……. 4
I.5.1 Les circuits électriques ...................……………………………………………………… 4
I.5.2 Les paires de pôle ..................................………………………………………………… 5
I.6 Fonctionnement de l’alternateur synchrone ……………………………………...........………. 5
I.6.1 Schémas électriques équivalent ........... ………………………....……………………… 5
I.6.2 Détermination des grandeurs d’une phase ............................................................... 6
I.6.3 Caractéristiques de l’alternateur synchrone ............................................................ 7
I.6.4 Diagramme de Behn-Eschenburg ;;;;;;;.................................................................... 8
I.7 Bilan de puissance et les pertes ……………………… ;;....................................................…. 9
I.8 Rendement. .......................................................................................................................... 9
I.9 Les pannes possibles de l'alternateur …………………………………………..................…… 9
I.10 Conclusion …...................………………………………………........................................…… 10
Chapitre II Caractérisation expérimentale de l’alternateur
II.1 Introduction………………………………………………..................................................... 11
II .2 Présentation de l’alternateur … ......................….…………………………………........…. 11
II.2.1 Plaque signalétique .....................................…………………………………….….. 11
II.2.2 Plaque a borne...... .....................................…………………………………….….. 12
II.3 Caractéristique interne.................................................................................................... 12
II.4 Caractéristique de court-circuit …………………............................................................... 14
II.5 Caractéristique externe V = f(Ich)…................................................................................ 15
II.6 Détermination de la résistance d’une bobine …............................................................ 16
II.7 Exploitation des résultats … ........................................................................................... 17
II.7.1 Détermination des composants du circuit équivalent.…....………………….….. 17
II.7.2 Modèle d’une phase de l’alternateur ..............................…………………….….. 18
II.8 Conclusion …....................... ........................................................................................... 18
Conclusion générale ....................................................................................................................................... 19
Bibliographie ................................................................................................................................................... 20
..
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

La machine synchrone est inventée par Nikola Tesla. Son concept figure dans un dépôt de
sept brevets du 1er mai 1888 où il en décrit plusieurs variantes ainsi que le principe du courant
alternatif biphasé et triphasé et leur distribution6. Tesla aurait développé cette idée de machine
électrique quand il était étudiant à l'École polytechnique de Graz6 (1875-1876).
Dès que l’on commence à comprendre le fonctionnement des machines électriques, leur
évolution a été progressive à tel point que maintenant est difficile même imaginer toutes les
applications où nous les utilisons. Grâce à l’apparition des énergies renouvelables et certaines
problématiques comme la monté du prix du pétrole, l’industrie électrique se repenche sur
l’amélioration des machines électriques. Aujourd’hui, les machines électriques sont plus
puissantes et demandent moins d’énergie.
Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de
l’arbre de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir un tel
fonctionnement, le champ magnétique rotorique est généré soit par des aimants, soit par un
circuit d’excitation. La position du champ magnétique rotorique est alors fixe par rapport au
rotor, ce qui impose en fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre le rotor et
le champ tournant statorique.
Dans ce travail, on traite la caractérisation expérimentale de l’alternateur
Le travail présenté dans ce mémoire est organisé en deux chapitres :
1) Le premier chapitre présente une généralité sur l’ alternateur et son application dans les
installations électriques dont l’élément principal est le alternateur
2) Le deuxième chapitre est consacré à la modélisation ou la caracterisation experimentale
de l’alternateur.
Enfin on terminera par une conclusion générale présentant le travail accompli, les
difficultés rencontrées et les perspectives pour la continuité de ce travail.

1
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

Chapitre I : Généralité sur l’alternateur

I -1. Introduction
Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de
l’arbre de sortie est égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir un tel
fonctionnement, le champ magnétique rotorique est généré soit par des aimants, soit par un
circuit d’excitation. La position du champ magnétique rotorique est alors fixe par rapport au
rotor, ce qui impose en fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre le rotor et
le champ tournant statorique. Cette famille de machine regroupe en fait plusieurs sous familles,
qui vont de l’alternateur de plusieurs centaines de mégawatts au moteur de quelques watts, en
passant par les moteurs pas à pas. Néanmoins, la structure de toutes ces machines est
relativement proche. Le stator est généralement constitué de trois enroulements triphasés
répartis, tel que les forces électromotrices générées par la rotation du champ rotorique soient
sinusoïdales où trapézoïdales. Les stators, notamment en forte puissance, sont identiques à ceux
d’une machine asynchrone (voir ci-contre).
Il existe trois grandes familles de rotor, ayant pour rôle de générer le champ d’induction
rotorique. Les rotors bobinés à pôles lisses, les rotors bobinés à pôles saillants ainsi que les rotors
à aimants :

a) - Rotor à pôles lisses b) - Rotor à pôles saillants c) - Rotor à aimants

. Figure 1.1. Les trois grandes familles de rotor de l’alternateur

I -2. Démarrage des moteurs synchrones


Brancher un moteur synchrone triphasé sur le réseau est une opération assez délicate. Il
faut, en effet, réaliser les mêmes conditions préalables suivantes :

2
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

− Amener l’inducteur à tourner au synchronisme


− Régler la f. c. é. m. du moteur à peu près à la valeur de la tension du réseau
− S’assurer que la tension du réseau et celle de la machine sont en concordance de phase
− Vérifier que les phases de la ligne et du moteur sont disposées dans le même ordre.

I -3. Mise au synchronisme

Si l’on dispose de courant continu, on entraîne l’alternateur par l’excitatrice fonctionnant


comme moteur. On utilise parfois un moteur asynchrone spécial pour la mise en vitesse du
moteur synchrone.

On peut aussi, avec un auto - transformateur pour limiter l’intensité prise au réseau,
démarrer le moteur en asynchrone. Les circuits amortisseurs ou les pièces polaires pleines de
l’inducteur jouent le rôle de cage d’écureuil.
Intérêt :

− Convertie de la puissance mécanique. En puissance électrique.


− Principe simple et rendement très important (≈ 100 %)
− Peut être intégré dans des systèmes embarqués et dans des installations de puissance
− Sa taille est négligeable par rapport à la puissance délivrée
Ex : un alternateur de centrale = plusieurs dizaines de pour un diamètre de plusieurs
dizaines de mètre

− L’alternateur est la base de presque toute la production d’énergie électrique


mondiale
I -4. Principe de fonction

I -4-1. Principe de la production de forces électromotrices triphasées équilibrées


Soit trois bobines identiques décalées entre elles de 120° et soumise au même champ
tournant. A ces décalages correspondent des retards de phase de 2 et de 4 d’où :
1 = . 2.cos ( )
2 = . 2.cos ( − 2 3)
3 = . 2.cos + 2 3 = . 2.cos ( − 4 3)
On choisie l’origine des phases horizontale et le sens direct dans le sens trigonométrique.
De plus, On ne constate que les 3 f.e.m produites par le champ magnétique. D’intensité constante
forment un système triphasé équilibré.

3
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

I -4-2. Principe de la production d’une f .e.m sinusoïdale

θ = (B.S)= ω×t
φ= N.B.S .cos (ωt)
e = N.B.S.ω.sin (ωt) = Em.sin (ω×t)
Amplitude : Em = N.B.S. ω
Pulsation :ω= (rad./s)
Période : T = 2π/ ω
Fréquence : f = 1 /T (Hz)

Remarque

Un voltmètre utilisé en mode alternatif donne la tension efficace E =Em/√2

I -5. Technologie de l’alternateur synchrone

I -5-1. Les circuits électriques

a. Le rotor est l’inducteur :


c’est lui que va absorber la puissance mécanique . Le rotor-inducteur de l’alternateur peut
être constitué par un aimant permanent = rotor brushless * Le rotor-inducteur peut aussi être
constitué d’un bobinage que l’on fait parcourir par un courant continu = rotor bobiné. Cependant,
ce dernier doit être alimenté en courant durant son mouvement : il sera donc confronté au
problème des balais et du collecteur. Ainsi, le cas de l’alternateur brushless correspondra à une
simplification de ce cas général.

− le courant inducteur = courant d’excitation


− Par son principe de fonctionnement le rotor-inducteur est aussi appelé roue polaire

b. Le stator est l’induit :


il produit la puissance électrique.- Il est constitué de 3 bobinages décalés de / , afin de
créer des f.e.m ayant ce même décalage
Pour améliorer le fonctionnement du stator il suffit de mettre 2 bobinages par phase : cela
permet de profiter au maximum du champ magnétique. Et d’augmenter ainsi le rendement de

4
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

conversion (sans changer les fréquences des f.e.m). Si l’un des 2 bobinages induits = pôle nord
pour le rotor alors l’autre présente le pôle sud : paire de pôle
Remarque
Les champs induits tournent dans le stator à la même vitesse que le rotor. C’est pour cela
que l’alternateur est dit synchrone. Sa vitesse de rotation est notée : ( . −1)

. Figure 1.1. Les trois grandes familles de rotor de l’alternateur

I -5-2. Les paires de pôle

- En jouant sur le nombre de paires de pôles, il sera possible de s’adapter à toutes les
situations :

- Les centrales thermiques ou à vapeur = alternateur tournant à des vitesses rapides (1500-
3000 /min)
- Les centrales hydroélectriques = alternateur tournant à vitesse lente (qq centaine de
/min) On peut constater que le rotor porte le même nombre de paires de pôles que le stator.
= .
p : nombre de paires de pôles
: fréquence (Hz)

I -6. Fonctionnement de l’alternateur synchrone

I -6-1. Schémas électriques équivalent

En condition de fonctionnement raisonnable, le comportement électrique de la machine est


donné par le modèle équivalent de Behn-Eschenburg :

5
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

. Figure 1.1. Schémas électriques équivalent


On a
: Résistance de l’enroulement ; Pertes par échauffement dans la phase
= . : réactance synchrone ; Pertes de flux magnétique. et réaction magnétique.
D’induit
Remarque
La présence des notations V et I permettent de dresser un modèle dans le cas générale :
- Si alt. monté en étoile : chaque phase délivre V et I.
- Si alt. monté en triangle : chaque phase délivre U et J
Dans la pratique, on préfère les alt. monté en étoile afin de créer le neutre. D’après la loi
des mailles : = + .. +
Or les bobinages induits sont faits de façon à être très peu résistants tels que : ≪
Donc : = . . +

I -6-2. Détermination des grandeurs d’une phase

a. Force électromotrice
= . . . = . . . .
La valeur efficace de la force électromotrice peut aussi être évalué par mesure à vide, car si
l’on supprime la charge, alors le courant = et donc : = ⇒ =
K : constante de la machine = coef. de Kapp
N : nombre de conducteur d’une phase
E : valeur efficace de la f.e.m
Φ : flux magnétique.
b. La réactance synchrone :
La réactance synchrone se détermine elle-aussi par la mesure : si l’on remplace la charge,
par un court circuit alors la tension de sortie est annulée et le courant prend une valeur élevée de
court-circuit. On obtient donc :
= 0 et = constante .
Et ainsi : = . . ⇔ . = ,

6
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

Par suite : =
On en conclue que la réactance synchrone d’une phase se mesure à l’aide d’un essai à vide
(en circuit ouvert) suivi d’un essai en court-circuit.
court

I -6-3. Caractéristiques
ues de l’alternateur synchrone

a. Caractéristique Interne

Caractéristique interne E(i) mesurée ; à vitesse (Ns) constante,


On remarque qu’il y a une zone linéaire (fonctionnement) et une zone de saturation et que E ≠0
quand i=0 (champ rémanent)

b. Caractéristique externe

Caractéristique externe est la caractéristique en charge V=f(Ich) ,mesurée à Ns=constant et


à i=constant à cosɸ constant
C1 : résistance
C2 ; inductance
C3 ; capacités

7
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

-on remarque que la charge influe sur le fonctionnement de la machine et que les pertes
augmente
ugmente en cas de la charge inductive

c. Caractéristique de court circuit :

Caractéristique en court--circuit
circuit : Icc = f(Iex) mesurée a une vitesse (Ns) constante et à
V=0
Caractéristique en court-circuit
court circuit : Icc = f(Iex) est linéaire et grace a cette caractéristique et
celle a vide on peut déterminer la réactance synchrone Xs ,c’est le paramètre important d’un
générateur . Un générateur meilleur quand Jcc est grand

I -6-4. Diagramme de Behn--Eschenburg

Hypothèses :

ΦIM
IM est proportionnelle à la valeur efficace de l’intensité du courant alternatif traversant
trav
chaque phase de l’induit (le circuit magnétique de la machine n’est pas saturé).
ωI
On pose alors EI = -LωI
D’où
V= Ev- jLw I-(( r+ jLw) I =Ev-(
=Ev r+ jwL) I
avec r résistance de l’enroulement
et lω réactance
éactance de fuite correspondant aux lignes de champ se
se refermant entre encoche ou
autour des têtes de bobines.

8
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

I -7. Bilan de puissance et les pertes

La puissance absorbée est la puissance mécanique reçue plus la puissance électrique


consommée par l'inducteur
= . =2 . .
La puissance utile =est la puissance électrique fournie à la charge triphasée

= √3 . . cos ( )
Les pertes variables : = + = 3/2 ²+ .
Les pertes constantes : = + : mesurables

I -8. Rendement

: = / = / + + + = − − – /

I -9. Les pannes possibles de l'alternateur

L’alternateur peut connaître une panne mécanique. A ce moment, c'est la batterie qui
prend le relais pour alimenter le moteur et les accessoires. Théoriquement, dans ce cas-là, le
voyant de la batterie devrait s'éclairer en permanence sur le tableau de bord. Si le voyant ne
s'allume pas, le conducteur n'a aucun autre moyen de savoir que son alternateur est hors service,
car le comportement moteur n'en est pas affecté. Il s'en rendra compte trop tard, lorsque la
voiture ne voudra plus démarrer. La panne peut aussi venir de la courroie d'alternateur, qui sert à
entraîner l'ensemble. Elle ne doit pas être trop tendue ni trop lâche pour fonctionner
correctement. Une courroie trop usée peut aussi se déchirer, particulièrement à grande vitesse.
Dans ce cas-là, le bruit produit sous le capot ne pourra pas échapper au conducteur

9
Chapitre I Généralité sur l’alternateur

I -10. Conclusion
La machine synchrone est une machine à champ tournant, elle est réversible comme la
machine à courant continu ou la machine asynchrone, c'est à dire qu'elle peut être motrice ou
génératrice. Notre étude se bornera ici à considérer l'aspect génératrice, on l'appelle plus
particulièrement : alternateur. L'énergie mécanique nécessaire sera fournie par une machine
asynchroneOn en conclue que la réactance synchrone d’une phase se mesure à l’aide d’un essai à
vide (en circuit ouvert) suivi d’un essai en court-circuit.

10
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Chapitre II : Caractérisation expérimentale


de l’alternateur

II -1. Introduction
Ce chapitre porte sur la détermination des principaux paramètres électriques de la machine
d‘étude, importants pour la chaîne de production de l’énergie. Ces paramètres sont issus de résultats
de mesures obtenus par des essais normalisés tels que les essais à vide et en court circuit. Ainsi il
sera possible de caractériser l‘alternateur à l‘aide d‘essais virtuels réalisés par éléments finis. Afin
de caractériser ce prototype, des essais normalisés ont été effectués pour obtenir les caractéristiques
globales à vide et en court-circuit.et déterminer le circuit équivalent de l’alternateur

II -2. Présentation de l’alternateur


La fréquence de l’alternateur f est reglee on ajustant la fréquence de rotation du rotor et ona f
= p .n
Avec :
p : nombre de paires de poles
n : vitesse de rotation du rotor en tr/min
Puis on regle la tension au borne de l’alternateur en ajustant le courant d’exitation et la
frequence de rotation du rotor

II -2-1. Plaque signalitique

La plaque signalétique est la carte d'identité d'une machine: On y trouve

• Le type de machine
• La numéro de série de la machine
• Les caractéristiques importantes de la machine
• Suivant le type de machine, ces caractéristiques seront différentes :
Détaillons la plaque signalétique d'une machine synchrone
Alternateur (c'est donc une machine synchrone) 3 phases, la tension fournie par l'alternateur
sera triphasée
Couplage étoile, les enroulements statoriques doivent être couplés en étoile.

• Sn = 2 kVA
• Un = 210V
• N = 1500 tr/min
• VnExcitation = 210V

11
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

• IExcitation = 5.5 A

II -2-2. Plaque a borne

Nous avons realise la connexion ci-dessous


ci dessous pour les enroulement du stator en etoile

Figure II-
II 1.Plaque a borne de l’alternateur

II -3. Caractéristique interne


La caractéristique interne d’un alternateur est la courbe de la force électromotrice E en
fonction du courant inducteur i. E s’obtient par une mesure à vide. Il s’agit alors de la
caractéristique V (i) effectuée :

− à vitesse ou fréquence de rotation ns constante ;


− à courant induit d’intensité nulle I = 0.
L’alternateur sera utilisé loin de la saturation, c’est à dire dans la région où la courbe E(i) est
linéaire.

Figure II- 2. Dispositif expérimental et mode opératoire pour la relevée de la


caractéristique interne

12
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Le dispositif expérimental est le même que précédemment. L’objectif est de tracer la


caractéristique à vide c'est-à-dire
dire l’évolution de la valeur efficace Ev des fém statoriques en
fonction de l’intensité d’excitation Ie lorsque la vitesse de rotation est maintenue constante.
L’intensité d’excitation est augmentée de 0 à 1,25 fois sa valeur
valeur nominale puis ramenée à
zéro. Des points de mesure sont relevés pendant l’augmentation puis la réduction de l’intensité.

On prélève la f.e.m E par phase pour déférentes valeurs du courant continu on obtient les
résultats suivant

Figure II-
II 3. La caractéristique interne E=f(iex)

Iterpretation
La courbe fait apparaître une fém rémanente due au champ magnétique rémanent des tôles du
circuit magnétique et un hystérésis du à l’hystérésis de ces mêmes tôles.
Pour la suite, on travaille sur la courbe moyenne
mo entre la courbe « montante » et la courbe
« descendante ». Deux zones distinctes apparaissent sur la courbe :

− Zone de fonctionnement linéaire ou non saturé.


− Zone de fonctionnement non linéaire ou saturé

Plus l'intensité d'excitation est élevée, plus


plus les valeurs maximales du champ et du flux
magnétiques sont élevées, plus la valeur maximale de la fém est élevée.
Plus la vitesse de rotation est élevée, plus les variations du champ et du flux magnétiques sont
rapides, plus la valeur maximale et la fréquence de la fém sont élevées .

13
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

II -4. Caractéristique de court-circuit


La machine est entraînée à sa vitesse nominale et l’intensité d’excitation réglée pour que
l’intensité statorique soit nominale. L'intensité dans le court-circuit est mesurée à l'aide d'une
ampèremètre.
La caractéristique en court-circuit est la courbe Icc(i) des variations de l’intensité efficace du
courant de court-circuit en fonction de l’intensité i du courant d’excitation tracée:
– à vitesse de rotation ns constante ; à tension V = 0.
Dispositif expérimental et mode opératoire

Figure II- 4. Dispositif expérimental pour la relevée de la caractéristique


de court-circuit Icc=f(iex)

350
Courant de court-circuit (mA)

300 Icc = f (Iex)


250

200

150

100

50

0
0 0,25 0,5 0,75 1 1,25 1,5 1,75 2
Courant d'excitation (A)

Figure II- 5. La caractéristique de court-circuit Icc=f(iex)

14
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Interprétation des résultats


D’après les résultats présents sur la figure II-4, on observe que l’intensité de court-circuit Icc
est proportionnelle à i. Ce sera toujours le cas dans un alternateur synchrone.
L’intensité du courant de court-circuit est proportionnelle au courant d’excitation.

II -5. Caractéristique externe V = f(Ich)

La caractéristique externe est une caractéristique en charge de l’alternateur. Elle est réalisée à
l’aide d’une charge d’impédance variable mais de cos φ constant. C’est donc la courbe V (I) (ou
U(I) selon les cas) :

– à vitesse de rotation ns constante ;


– à courant d’excitation d’intensité i constante ;
• avec une charge dont le facteur de puissance cos φ est constant.

La machine est entraînée à vitesse constante par un dispositif mécanique extérieur. L’intensité
d’excitation est réglée pour que les valeurs efficaces des tensions statoriques soient nominales. Une
charge triphasée équilibrée réglable est placée au stator de la machine synchrone. Le montage est
représenté ci-dessous.

Figure II- 6. Dispositif expérimental pour la relevée de la caractéristique


externe V=f(Ich

La charge est constituée de la mise en parallèle d’une charge résistive de 2 kW, Elle est
réglable de 0 à 100 % par bonds de 5%.

15
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Figure II- 7. La caractéristique externe V =f(Ich) avec charge résistive

Interprétation des résultats


Lorsque la charge est purement résistive, la valeur efficace des tensions simples statoriques,
notée VR est plus faible qu'à vide. Tout se passe comme si l'intensité d'excitation avait diminué ,
ainsi que l'intensité d'excitation, notée Iex
Ie est plus élevée qu'à vide. Donc pour
our compenser la baisse
de valeur efficace des tensions observée précédemment, l'intensité d'excitation doit être augmentée.

II -6. Détermination de la résistance d’une bobine


Par la méthode volt-ampérométrique
ampérométrique
a. Méthode directe : La résistance du voltmètre est plus importante que celle des
enroulements, on branche donc le voltmètre en aval par rapport à l’ampèremètre on
trouve
R = 2,8 Ω
b. Deuxième méthode
En pratique les poles des enroulements d’une machine ne sont pas tous accessible
accessi on doit alors
déduire R a partir de la tension composée entre deux enroulements, on réalise un couplage triangle
en connectant les bornes des enroulements comme l’indique la figure ci-dessous
ci dessous

16
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Figure II- 5. Schéma de principe pour la mesure de la résistance entre borne

En gardant les mêmes dispositions du voltmètre et de l’ampèremètre, on calcul la résistance


d’un seul enroulement par la relation R= 2 V / 3I
V et I sont respectivement la tension et l’intensité du courant mesurés :

V = 2,6 V pour un courant I = 0,6 A donc R = 2,89Ω

II -7. Exploitation des résultats Détermination de la résistance d’une bobine

II -7-1. Determinationdes composants du circuit equivalent

La caracteristique a vide E = f(Iex) et la caracteristique en court-circuit Icc = f(Iex) se


presentent de la facon suivante figure :
Pour calculer la reactance synchrone ,il faut donc choisir une certaine valeur de Iex ,de telle
facon que l’on se trouve dans la partie lineaire de la caracteristique a vide

Figure II- 6. Principe pour le calcul de la réactance synchrone

17
Chapitre II Modélisation des transformateurs monophasés

Il faut ensuite faire le rapport entre les valeurs de E et Icc relevées pour cette meme valeur
de Iex (courant d’excitation)

Xs = E / Icc

Pour notre cas : Xs = 243,6 /105 = 2,32 Ω

R = 2,89Ω

II -7-2. Modele d’une phase de l’alternateur

U : La tension simple est V = 220 V


E : La f.e.m synchrone
R : La resistance d’un enroulement du stator
X : La reactance synchrone d’un enroulement du stator

II -8. Conclusion
Ce travail était un grand apport par rapport a nos connaissance dans la mesure ou il nous a
permit d’anticipé des notions pas encore traité dans notre parcoure ,dans ce travail nous avons pu
réaliser le schéma équivalent d’un alternateur synchrone et déterminer la réactance synchrone d’un
enroulement ,on a fait cette modélisation sous l’hypothèse que la machine n’est pas saturé
magnétiquement et on a travailler seulement dans la zone linéaire du réponse de la machine
synchrone .

18
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE

Notre travail a consisté à étudier la caractérisation expérimentale de la machine synchrone


l’alternateur.

Nous avons commencé par décrire l’alternateur triphasé. On s’est intéressé à l’étude de
l’influence des différents paramètres (la charge). Cette étude est effectuée au laboratoire . Ces
résultats manquent de précision, offrent toutefois un bon accord qualitatif avec les résultats
theoriques.

La machine synchrone est une machine à champ tournant, elle est réversible comme la
machine à courant continu ou la machine asynchrone, c'est à dire qu'elle peut être motrice ou
génératrice. Notre étude se bornera ici à considérer l'aspect génératrice, on l'appelle plus
particulièrement : alternateur. L'énergie mécanique nécessaire sera fournie par une machine
asynchroneOn en conclue que la réactance synchrone d’une phase se mesure à l’aide d’un essai à
vide (en circuit ouvert) suivi d’un essai en court-circuit.

L’essai a vide de notre machine et l’essai en court-circuit nous a permis de déterminer la


reactance synchrone ainsi que le modèle d’une phase de l’alternateur ,la charge influe sur le
fonctionnement de notre machine plus la charge est inductive plus les pertes en tension
augmentent .Ce travail nous permis d’approfondir et de mettre en evidence nos connaissance
theorique acquit durant notre parcours de formation .

19
Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE
[1] R. David, « Calcul des machines électriques tournantes », première partie, Edition
Ecole Supérieure d’Electricité, Paris 1950.

[2] Norme internationale, « Machine électrique tournante – Méthodes pour la


détermination des à partir d’essais des grandeurs d’une machine synchrone », 1ère
édition, 1985.
[3] Norme internationale, « Machine électrique tournante – Méthodes pour la
détermination des pertes et du rendement des machines électriques à partir
d’essais », 1ère édition, 1972.
[4] Site internet Wikipédia: Machine synchrone.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_synchrone
[5] Site internet : Les machines synchrones
https://fr.scribd.com/document/164451093/Machine-Synchrone-pdf

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