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Les PME sont les moteurs de la croissance des pays, ils jouent un rôle primordial dans le

système socio-économique, En effet, les PME sont un facteur primaire de promotion de


l’emploi et de partage des richesses.
L'économie marocain à enregistrée pendant les années précédant une hausse continue des
sociétés (PME) en défaillance. À cet effet, quels sont les principales difficultés et faiblesse
des PME qui conduisent vers la faillite ?, quelles sont les opportunités et les forces de PME. ?
au Maroc la définition officielle des PME, selon la charte de 2002 , « toute entreprise gérée
et administrée directement par les personnes physiques qui en sont les propriétaires ,
copropriétaires ou actionnaires ,et qui n’est pas détenue a Plus de 25% du capital ou des
droits de vote par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises ».
Parmi les caractéristiques des PME on trouve un effectif ne dépassant pas 200 personnes, et
un chiffre d'affaires annuel hors taxes n'excédant pas 75 millions de dirhams,
Selon une étude du Ministère de l'Économie et des Finances. La part des PME représente plus
de 95% dans tous les secteurs d’activité,
Avant de parler directement sur les difficultés des PME, Tout d'abord, on va voir la
proportion des entreprises en faillite et leur évolution avec le temps.
Selon la dernière étude réalisé par inforisk sur les créations et défaillances d’entreprises au
Maroc au 1ere semestre 2019.le taux de défaillance des entreprises à augmentent de 9,1% au
1er semestre 2019, Les défaillances s'élèvent à 4.104 entreprises défaillantes contre 3.760 en
2018 et 4.113 en 2017.
Sur les 4.104 entreprises défaillantes, la part des liquidations judiciaires s’élève à 92,9%,
contre 0,6% pour les redressements judiciaires et 6,5% pour les cessations. L’ancienneté
médiane de l’entreprise défaillante est de 5,4 ans.
Maintenant on va s'intéresse à l’étude des différentes difficultés et faiblesse des PME
marocains.
Faiblesses :
A la tête des principaux difficultés qui est confronté les PME marocain, c'est le problème du
BFR, qui est considéré comme le cause direct de la défaillance.
«Selon Khalid Ayouch le PDG d’Inforisk, En France, 25% des défaillances d’entreprises sont
dues à l’allongement des délais de paiement, par contre le Maroc proches d’un taux de 35 à
40%. Donc il y a une forte corrélation entre les délais de paiement et les défaillants des
entreprises »,
Et D’après les résultats des travaux menés sur les bilans de la base de données d’Inforisk, le
besoin en fonds de roulement (BFR), affiché des niveaux élevés dans les années (2014, 2015,
et 2016) dans tous les secteurs d’activité. En pourcentage du chiffre d’affaires, il est passé
d’une moyenne de 17% à environ 25%, soit une hausse de 8 points en trois ans.
Une hausse du BFR implique que les entreprises doivent trouver des fonds supplémentaires
pour financier son cycle d’exploitation.
Au deuxième lieu, La difficulté d'accès à la moyenne du financement constitue le problème
cardinal qui confronté les PME en Matière de développement et croissance:
On trouve que le financement des PME par le marché boursier reste assez peu développer au
Maroc, il y a des grandes spécificités doivent être manifeste dans les PME, pour s’adresser au
marché financier (la bourse) c.-à-d. Pour fait l'émission des titres, il faut que le nombre de
titres émis soit au minimum 100000 actions, aussi nécessaire d'un Chiffre d'affaire minimum
de 50MDH.
Aussi Le financement des PME par le système bancaire reste insuffisance, car avec la
concurrence acharnée, les PME rencontrent plusieurs problème pour financer leur projet, Une
telle banque demande aujourd'hui énormément des garanties pour un financement d'un tel
projet et même le taux n'est courageux.
Au Maroc il y a un manque d’accès aux nouvelles technologies par les PME, on trouve une
déconnexion claire entre les centres de recherche universitaires et les PME, les moyens
matériels et humains sont faibles, puis l'ouverture et la coopération avec des centres étrangers
plus développés sont limitées.
Les Menaces :
Le problème de la concurrence par le secteur informel influence négative sur les résultats des
PME, Pour cette raison, la partie concernée doit protéger le secteur consolidé qui garantit les
recettes publiques des impôts, des assurances et des assurances sociales importants.
Le projet du LF2020 à effectuer plusieurs changements en matière de fiscalité, ce qui est
défavorise les PME, Parmi ces changements on trouve :

 Le taux intermédiaire applicable aux bénéfices compris entre 300.000 DH et 1 MDH


sera relevé de 17,5% à 20%.
 A partir de l’année prochaine, Le taux d'IS passe à 15% au lieu de 8,75%, après
l’expiration du période d'exonération qui est de 5 ans, Pour les sociétés installées dans
les zones d'accélération industrielles (zones franches) et celles installées à Casablanca
Finance City,
 Il y a aussi une suppression de l'exonération de l'is pour les entreprises exportatrices
créées à partir de 2020.
Les opportunités :
L’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise il est offrir
plusieurs opportunité aux PME ;
Parmi l’opportunité que les PME peut saisir on trouve la transformation digital, il Ya une
Accompagnement de l’entreprise dans le renforcement de sa compétitivité en actionnant la
transformation digitale de l’entreprise et les systèmes d’information. Prise en charge du coût
de la prestation à hauteur de :
 70% du montant global d’acquisition d’un système d’information (SI) en mode
propriétaire, y compris infrastructure et équipement.
 80% du montant global d’acquisition des systèmes d’information en mode cloud, y
compris infrastructure et équipement.
ANPME à lancer un programme "Moussanada" qui vise l'accompagnement des petites et
moyennes entreprises dans leur démarche de modernisation et de compétitivité.
Les offres transverse et sectorielle bénéficient d'un financement par l'agence à hauteur de 60%
du coût de la prestation dans une limite de 600.000 dh, tandis que pour l'offre sectorielle TI,
l'agence finance l'acquisition des systèmes d'information et leur implémentation à hauteur de
60pc dans une limite de 400.000 dh par entreprise.
Il y a aussi Un programme de soutien dédié au PME (10 ≤ CA ≤ 200 MDH) et ce, pour
bénéficier d’une prime de 50% du montant d’un ou de plusieurs projets de créativité, design,
conception de nouveaux produits et de co-développement, dans la limite de 5 MDH/projet.

Pour le but d’encourager la création et le renforcement des PME, Maroc PME annonce trois
leviers d’action qui seront mis en place à l'horizon 2025 :

- Pour le premier pilier, on trouve trois initiatives proposées : le renforcement de la


compétitivité des chaînes de production pour développer le sourcing, l’accélération de
la transformation des PME à fort potentiel de croissance et de création d’emplois, et le
sauvetage des entreprises en difficulté.
- Pour le second pilier, les initiatives proposées sont l’établissement d’un programme
d’accélération des jeunes entreprises innovantes, d’un programme destiné aux petites
entreprises parrainées par le secteur privé.
- Quant au troisième pilier, qui vise à assurer la compétitivité des territoires, trois
éléments sont proposés également: l’accélération de l’acquisition des expériences et
des compétences pour le développement de l’employabilité et des compétences
entrepreneuriales des jeunes, la facilitation de l’accès à des conseillers et experts, au
service des petites entreprises locales, et la facilitation de leur accès aux financements.
Les forces :
Les PME sont dotées d’une capacité d’adaptation supérieure à celles des grandes entreprises
grâce à leur taille et leur structure souple.
Les PME est plus efficace en matière des couts, car ils disposent d’avantage que leurs cout du
revient est inférieur au celui des grandes entreprises, parce que les charges du structures sont
plus faibles dans ce type d’entreprise(PME).
Au Maroc, le facteur travail est très disponible, également les compétences des employé n'est
pas de bon niveau, moins qualifiés, et peu syndicalisée, ce qui rend les couts du travail faible
par rapport aux autre pays, donc c'est un avantage, il encourage les entrepreneurs, soit de crée
des nouvelles PME, soit développer leur activité en augmentent le facteur travail.
Conclusion

Malgré les efforts effectués par les parties concernée, afin de faire face à la faillite, et
d’assurer la continuité et la compétitivité des PME, reste insuffisance.
De plus le système bancaire, doivent également faciliter les PME à l’accès aux prêts, grace à
la réduction du taux d’intérêt et les garanties.
Aussi, les PME ne doivent pas limiter seulement au financement auprès des banques, il faut
s’orienter vers les autres sources de financement externe plus avantageux.
Pour faire face au problème du BFR, il est important pour les l'entreprises de négocier leur
délais de paiement, En agrandir les délais de règlement fournisseurs et d'encaisser au plus
court les créances clients, il peut aussi améliore en agissant sur les délais de production, de
fabrication et les délais de livraison.