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REMERCIEMENTS

Je tiens également à remercier les honorables membres du j


u r y pour leur extrême gentillesse de bien vouloir évaluer ce
travail, ils y trouvent le témoignage de mon sincère respect.

Je tiens à assurer mon gratitude à mon encadreur


……………….

pour tout le temps qu’il m’a consacré, et pour la qualité de


son suivi durant toute la période de mon stage ainsi
tous mes amis .
Dédicace

A mes Familles, Vous avez toujours été présents à coté


de moi, dans la proximité du cœur et du soutien. Votre
affection m’a été d’un grand secours tout au long de
ma vie professionnelle et personnelle.

Veuillez trouver dans ce modeste travail ma


reconnaissance pour tous vos efforts. A l’aime de mes
grands parents et tous ceux qui sont passés dans mon
existence.
PARTIE I :


Stage d’observation au sein du centre de greffe


Stage technicien au sein centre de greffe
Sommaire

REMERCIEMENTS.........................................................................................2
Dédicace............................................................................................................3
Introduction générale.........................................................................................1
Chapitre 1 : présentation générale.....................................................................2
I. Introduction :..............................................................................................2
II. Raison Sociale..........................................................................................2
Chapitre II. Analyse des besoins et spécifications............................................3
I) Pharmacie Interne......................................................................................3
1) La pharmacie hospitalière et ses fonctions.................................................3
2) Le préparateur en pharmacie......................................................................4
3. Fonctionnement...........................................................................................5
4) Contrôler les médicaments d'une façon :....................................................7
5) Aménagement des locaux dans la pharmacie :...........................................7
6) L'arrangement des médicaments dans la pharmacie:..................................8
7)Les documents trouvés dans la pharmacie :.............................................10
8. mes activités..............................................................................................10
9. mes remarques...........................................................................................10
Conclusion Général.........................................................................................11
A. Stage d’observation au sein du centre de greffe

Introduction générale

Dans le cadre de préparation d’un rapport de stage en préparatrice ne pharmacie , j’ai effectué un stage
…………………… d’une durée 03 mois au niveau de centre de greffe , et au sein de service
pharmaceutique

Ce choix est motivé par l’importance de compléter la partie théorique par un développement pratique
des connaissances acquise.

En effectuant ce stage, mon but a été l’observation permanente et sérieuse des divers tests de
diagnostics biologiques, puis la manipulation. Ce qui m’a permis de réaliser ce rapport.

J’espère que ce travail sera un supplément intéressant dans le domaine, pour l’ensemble des
techniciens concernés et des étudiants d’avenir.
Chapitre 1 : présentation générale

I. Introduction :
Le Centre national de greffe de la moelle osseuse  est un centre national tunisien fondé
en 1998 conformément à la loi n°127 de 1994 et spécialisé dans tous les types de greffe de la moelle
osseuse et le traitement des personnes atteintes d’immunodéficience1.

Il reçoit à la fois les citoyens tunisiens et les personnes venues de l’étranger dans le cadre de
l’exportation de ses compétences.

II. Structure
Il est composé de deux unités :

La première et la plus ancienne abritant les services hospitaliers de prise en charge des patients ;

La seconde unité plus récente comprend, entre autres, un équipement à la pointe de la technologie et
destiné à la fabrication sur place de tous les médicaments nécessaires aux traitements par greffe de
moelle osseuse.

En mai 2016, il est équipé d’une unité pédiatrique avec cinq cabines1.

III. Personnels
Lors de son inauguration, il débute ses activités avec environ 70 personnes, médecins, paramédicaux et
ouvriers, pour compter un effectif de 215 personnes en 20171.
Chapitre II. Analyse des besoins et
spécifications

I) Pharmacie Interne
1) La pharmacie hospitalière et ses fonctions 

La pharmacie est une branche proche de la médecine et traite la réalisation et la délivrance des
médicaments, ce terme désigne également le lieu où les préparations médicinales sont faites.
Les établissements de santé dans lesquels sont traités les malades sont tenus de créer une pharmacie
hospitalière.
L'activité des pharmacies hospitalières est réservée à l'usage des malades traités dans leurs
établissements.
La pharmacie hospitalière doit être en vigueur des tâches suivantes : 
Assurer (selon les règles qui régissent le fonctionnement de l'établissement) la gestion,
l'approvisionnement, la préparation, le contrôle, le stockage et la distribution des produits
pharmaceutiques, médicaments et autres, ainsi que des matériels médicaux stériles pour l'usage
intérieur de l'établissement.
Participer à toute action d'information sur ces produits pharmaceutiques, médicaments, matériels ou
objets ainsi qu'à toute action de promotion et d'évaluation de leur bon usage.
Mener ou participer à toute action susceptible de concourir à la qualité et à la sécurité des traitements et
des soins relevant de la compétence pharmaceutique. ).
 Personnel :
La pharmacie hospitalière dispose d'un personnel qualifié et compétent en nombre suffisant
pour mener bien les missions.
Les responsabilités individuelles sont bien définies et comprises par chacun des membres du
personnel. 
Tous les membres du personnel doivent bien connaître et appliquer les tâches qui lui sont confiées.
Pour cela chacun de ces membres doit avoir bénéficié d'une formation adaptée à ses responsabilités.
Le fonctionnement de la pharmacie est assuré par :

 Une pharmacienne chef.


 Quatre pharmaciennes chargées de tâches différentes.
 Deux surveillants médicaux.
 Des techniciens supérieurs de la santé (TSS) :
 exerçant leurs fonctions sous la responsabilité et le contrôle effectif des pharmaciens (saisie,
délivrance des médicaments et préparation).
 Une préparatrice au niveau de la pharmacie et un autre au niveau des inflammables.
Des agents de sécurité

2) Le préparateur en pharmacie
 Est chargé, sous la responsabilité du pharmacien, de préparer et délivrer les médicaments, dans le
système français. Le préparateur en pharmacie a une responsabilité pénale tout comme
le pharmacien qui est responsable de ses délivrances et de ses préparations. Il relève des professions
paramédicales.
 À l'officine

Le préparateur en pharmacie d'officine dispense (délivrance et conseil) des médicaments conseil et sur
ordonnance sous vérification du pharmacien, vend et conseille les patients pour l'orthopédie et la
parapharmacie. Il effectue les préparations magistrales et officinales dans les officines en respectant les
« bonnes pratiques de préparation ». Il assure également la réception et le rangement des commandes,
les télétransmissions (suivis des dossiers auprès de la Sécurité Sociale et des différentes mutuelles), la
gestion de la réserve et du réassort. En accord avec le titulaire, il peut même s'occuper d'un secteur
précis et passer des commandes avec les grossistes ou les laboratoires.
 À l'hôpital
Article détaillé : Préparateur en pharmacie hospitalière.

Le préparateur en pharmacie hospitalière dispense des médicaments et des dispositifs médicaux stériles
à un service et également aux patients ambulatoires ayant des traitements à dispensation hospitalière de
type anti rétroviraux ou certains anti cancéreux ainsi que certains médicaments sous autorisation
temporaire d'utilisation(ATU) ou certains autres traitements sous protocoles d'essais cliniques . Il
effectue des préparations magistrales, hospitalières, radio-pharmaceutiques et de chimiothérapie
(reconstitution de cytotoxiques) sous contrôle d'un pharmacien.

Il effectue aussi des opérations de stérilisation, participe à la gestion du stock de la PUI : achats,
stockage, inventaire, contrôle…

Le préparateur en pharmacie est à la fois un scientifique avec des connaissances en biologie,


biochimie, botanique et un technicien qui connaît la pharmacologie et la législation pharmaceutique.

3. Fonctionnement
Préparatoire : Le préparatoire est l’endroit ou se font les préparations médicales dans les pharmacies,
dans cette pièce on y trouve :

 -des récipients de préparations.


 -le flaconnage
 -des matières premières (carbonate de calcium, lactose…)
 -des ustensiles (mortier, entonnoir, pipette …)
 -une balance et un trébuchet (plus précis qu’une balance normale)
 -des produits volatiles (formol, acétone…)
Frigo : on y classe les produits nécessitants une conservation a une température précise plus souvent
froide : pommades, vaccins…
Vérification des commandes : bureau où se font les vérifications des livraisons de médicaments.
Poste administratif : Gestion du côté administratif de la pharmacie tel que les courriers et commandes
écrites, C.P.O. …

les informations sont renvoyées à la pharmacie dans une caisse primaire ,et une caisse cryptée. C’est de
la TELETRANSMISSION.
Homéopathie : traitement à base de médicaments composés végétalement.
Orthopédie : traitement des problèmes physiques (ex : dos= ceinture
Parapharmacie : soins bucco-dentaires, soin de la peau, pour les nourrissons, produits d’hygiène …
Comprimé : tiroir comprenant le stockage de collyre et différentes sorte de comprimés ou produits
externes…
Un médicament générique : c’est un médicament identique et aussi efficace qu’un médicament
original, il est souvent moins cher car il n’ pas, eu les frais de recherche du
Ordonnancier : registre servant au pharmacien à inscrire des produits délivrés (liste1 et 2) au patient,
il doit porter le nom de ce même malade plus le nom du médecin prescripteur, le nom du produit
délivré et la quantité et la forme (comprimé, collyre, pommade, injectable…).
*Fonctionnement de la pharmacie lorsqu’un client arrive :
Lors de l’arrivée d’un client, il doit donner s’il la possède sa carte vitale ou celle de ses parents si celui-
ci est âgé de moins de 16 ans. Puis il doit donner son ordonnance s’il ne souhaite pas un « conseil » du
pharmacien en cas d’urgence. La personne recevant le client met alors la carte dans un appareil relié à
un ordinateur, cet appareil suite a une identification du client par la carte, enregistre les médicaments
de l’ordonnance ayant étés scannés par un port infrarouge en quantitéexacte.
Ces données sont enregistrées dans l’ordinateur et ainsi envoyées lors du bilan quotidien au CPO
(pharma-com-ouest) de Rennes. Cette procédure ainsi faite, les médicaments sont redonnés au client
puis son ordonnance où la facture est imprimée à l’arrière, ainsi que la carte vitale. Ici présent, la
feuille de soin utilisé pour une prescription de médicament sans carte vitale.
*Réception des commandes et télétransmissions :
Lorsque la commande est réceptionnée, chaque produit ou médicament est enregistré par ordinateur, la
commande est elle-même effectuée par ordinateur (automatiquement) ; chaque médicament vendu est
de suite recommandée en cas de manque ou de liquidation
de stock. Si le médicament commandé est manquant a la livraison, lors de l’enregistrement de la
commande l’ordinateur recommandera le médicament, parfois certains produits nécessitent une
commande téléphonique ou par ordinateur en rentrant le produit, car les ordinateurs comme pour le
CPO ont le même système de fonctionnement (télétransmissions) avec leur grossistes ou fournisseurs
(ex : SOGIPHAR). Voici un exemple de bordereau de commande :
Le rôle d’un pharmacien est de délivrer les ordonnances, contrôler les doses prescrites, vérifier les
interactions des médicaments, en conclusion valider l’ordonnance du médecin.
Mais aussi conseiller le client par exemple lors d’une urgence sans ordonnance lorsque le client va
directement à la pharmacie et qu’il a besoin d’un médicament le pharmacien est là
pour le conseiller.

4) Contrôler les médicaments d'une façon :


 
Qualitative : désignation, dosage, forme, date de fabrication et date de péremption. 
Quantitative : réception des commandes, vérification et comptage des  colis et des boites.
La réception des délégués médicaux qui présentent les nouveaux produits pharmaceutiques des
différents laboratoires.
la pharmacovigilance en surveillant l'apparition des effets indésirables d'un médicament donné lors de
son utilisation dans un service.
La préparation des médicaments officinaux et magistraux.
L'inspection des différents services.
Le contrôle de la livraison des stupéfiants et des psychotropes. La gestion pharmaceutique assurée par
le pharmacien est exercée en collaboration avec la direction des services économiques de l'hôpital.

5) Aménagement des locaux dans la pharmacie :


En effet, le local réservé à l’aménagement d’une officine doit comporter :

 Une salle de vente au public dont la hauteur du plafond doit être de 2,80 m au minimum,
comprenant le comptoir vitré dans lequel se trouve les ordinateurs, ainsi que des présentoirs
pour les différents produits parapharmaceutiques.

 Un bureau où sont rangés les documents indispensables : Vidal, pharmacopée, manuel du


préparateur et autres source d’information tel que les magazines à visée médicales ou
pharmaceutiques et les archives personnelles du pharmacien. Une armoire fermée à clé
renfermant les produits inscrits au tableau B : spécialités, matières premières, registre des
entrées et sorties des stupéfiants….

 Une salle de dépôt où sont gardés les stocks des produits reçus en grande quantité lors
d’une commande groupée.

 Une salle d’injection qui est aménagée pour pratiquer les injections. Elle comporte : des
seringues, coton, solution antiseptique (alcool iodé), alcool, éther, un lavabo…
 Un préparatoire où on prépare les préparations officinales et magistrales. Ces préparations sont
consignées sur l’ordonnancier (date de préparation, nom du médecin, formule, quantité, nom du
patient)

 Un coin sanitaire

La surface totale utile nécessaire pour l’agrément du local doit être de 50 m² dont au moins 30 m² au
sol.

L’équipement doit comporter le matériel et l’installation nécessaires pour le bon fonctionnement de


l’officine, exemple : eau potable, réfrigérateur, téléphone,…

L’agencement extérieur comporte :

 Une enseigne lumineuse mentionnant « PHARMACIE ».


 Un tableau affichant le nom du pharmacien titulaire accompagné de ses titres universitaires,
scientifiques.
 Une vitrine.
 Sur la porte, on mentionne le tableau de garde.

6) L'arrangement des médicaments dans la pharmacie:


Les médicaments dans la pharmacie sont rangés dans des tiroirs, en premier lieu, par forme galénique :

 Comprimés et gélules
 Injectables
 Gouttes nasales
 Gouttes auriculaire
 Sirops et suspensions buvables
 Collyres, pommades et gels ophtalmiques
 Produits pour usage externe
 Suppositoires
 Gouttes buvables
 Pommades, crèmes et gels
 Sachets
 Ampoules buvables
 Bains de bouches et collutoires

Remarque :

 les antibiotiques sont rangés à part selon la forme galénique ; On trouve ainsi :
 Comprimés et gélules
 Sirops et sachets
 Injectables
 Les psychotropes sont rangés dans compartiment à part
 Un compartiment pour les médicaments homéopathiques présentés sous formes de tubes
granule, sirops et comprimés
 Les formes gynécologiques sont rangées dans un compartiment à part
 On distingue aussi un coin spécial pour le rangement des médicaments conseils. Le contenu de
ce rayon est changé d'une période à l'autre selon la saison et il est visible au public.

 Les médicaments nécessitant des conditions de température bien particulière sont conservés
dans un réfrigérateur ; il s'agit des médicaments thermosensibles :
 Les vaccins (Euvax B®, Infanrix®)
 L’immunoglobine anti tétanique
 Les insulines (Insulatard®, Actrapid®, Novomix®, Lantus®)
 Des collyres (Xalatan®)
 Des hormones (Ovitrelle®, Gonal®)
 Test de grossesse
 Les laits infantils sont rangés dans des étagères spécifiques
 Les huiles et les préparations officinales sont rangées à part dans d’autre étagère
 Les produits parapharmaceutiques sont rangés de façon à ce qu'ils soient bien visibles au public
dans des étagères spécifiques. On y trouve:
 Shampooings
 Produits de soins pour visage
 Produits bébé
 Produits de soins pour pieds, mains…
En deuxième lieu, les médicaments sont rangés par ordre alphabétique.
7)Les documents trouvés dans la pharmacie :
Pour le bon déroulement du travail à l’officine, la présence de certains documents est indispensable. En
effet, dans la pharmacie où j’ai effectué mon stage j’ai trouvé les documents suivants :

 Le formulaire thérapeutique
 Le Vidal
 Le manuel du préparateur
 L'ordonnancier

8. mes activités
Durant mon stage j’ai procédé au stockage des livraisons de médicaments. Ce qui m’était difficile était
de ne pas participer aux réelles activités des employés du fait du secret de profession il m’était interdit
d’enregistrer des ordonnances ou du fait du manque de qualification je n’avais pas le droit de faire une
préparation ce qui est compréhensible, ; ce qui pour plus tard m’empêcherai de faire ce travail serait le
manque d’activités diverses, j’aimerais faire un travail plus diversifié avec des variantes des actions
réalisées dans la journée ce pourquoi mon premier choix d’orientation avant la pharmacie était la
médecine.

9. mes remarques
J’ai découvert que le métier de pharmacien ou de préparateur n’était pas si simple et fastidieux que je
l’imaginais. Cependant mon choix primaire d’orientation reste la médecine mais cela m’a tout de
même permis de découvrir un nouveau métier. Cette découverte n’a fait qu’augmenter mon intérêt
pour le domaine de la pharmacie et me donner envie d’aller vers une filière telle que la médecine. Le
personnel y travaillant me montrait que dans ce travail une atmosphère tranquille et paisible (tout de
même sérieuse) régnait.

Conclusion Général
Ce stage m’a vraiment plu. J’ai découvert une quantité de choses que je ne connaissais pas.
Contrairement à ce qu’on pense, le métier de pharmacien ne consiste pas uniquement à vendre des
produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques, mais également à conseiller, à écouter et à aider les
gens. C’est une approche qui me fascine énormément. Derrière le travail du comptoir, il y a beaucoup
de travail de gestion des produits : déballage, tri, rangement, enregistrement… Je me suis sentie à l’aise
dans l’équipe qui n’a pas hésité à répondre à mes questions et m’a accordé beaucoup de temps.

Stage technicien au sein du laboratoire du


Chapitre 1 : présentation générale
I. Introduction :
Le Centre national de greffe de la moelle osseuse  est un centre national tunisien fondé
en 1998 conformément à la loi n°127 de 1994 et spécialisé dans tous les types de greffe de la moelle
osseuse et le traitement des personnes atteintes d’immunodéficience1.

Il reçoit à la fois les citoyens tunisiens et les personnes venues de l’étranger dans le cadre de
l’exportation de ses compétences.

II. Structure
Il est composé de deux unités :

La première et la plus ancienne abritant les services hospitaliers de prise en charge des patients ;

La seconde unité plus récente comprend, entre autres, un équipement à la pointe de la technologie et
destiné à la fabrication sur place de tous les médicaments nécessaires aux traitements par greffe de
moelle osseuse.

En mai 2016, il est équipé d’une unité pédiatrique avec cinq cabines1.

III. Personnels
Lors de son inauguration, il débute ses activités avec environ 70 personnes, médecins, paramédicaux et
ouvriers, pour compter un effectif de 215 personnes en 20171.

Chapitre 2 : Prélèvement


1- Définitions:
Prélèvement de sang veineux
Prélèvements de sang par ponction veineuse à visée diagnostique pour l’analyser :
- Investigation, surveillance, recherche de diagnostique, suivi thérapeutique…
-Ou à visée thérapeutique : saignée.
C’est un acte sur prescription médicale.
Prélèvement de sang artériel :
Prélèvement de sang par ponction artérielle à visée :
-Diagnostic spécifique comme la gazométrie (enseignée ultérieurement) ;
-Diagnostic non spécifique : toute analyse pouvant être faite sur du sang veineux
Prélèvement capillaire
Prélèvement de sang provenant du système veineux capillaire par piqûre transcutanée

2- Législation :
Art R4311.7 « l’infirmier est habilité à pratiquer les actes suivants, soit en application d’une prescription
médicale, qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée ; soit en application d’un
protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin : […]
• 34 – saignées ;
• 35 – prélèvement de sang par ponction veineuse ou capillaire ou par cathéter veineux ;
• 36 – prélèvement de sang par ponction artérielle pour gazométrie […] »

3-Les grands principes :

• Vérification de la prescription
• Information du patient
• Vérification de l’identité
• Installation du patient
• Dimension relationnelle
• Respect des règles d’hygiène, d’asepsie et précautions standard
• Efficience du soin
• Evaluation de l’efficacité du traitement (ex: saignée)
• Surveillance des effets indésirables et complications
• Transmissions
4-Matériel disponible dans les salles de
prélèvement
4.1 Matériel de ponction
a) Aiguilles stériles VACUTAINER
Verte 0,8 * 40 mm
Verte 0,8 * 25 mm
Noire 0,7 * 40mm Noire 0.7 * 25 mm.
b) Corps VACUTAINER Corps VACUTAINER (à clips ou à pas de vis) Corps VACUTAINER pour Hémocultures.
c) Unités de prélèvement à ailettes, stérile à usage unique - VACUTAINER 23G ¾ - 19mm 6/10 – Tubulure 7’’ –
178mm Couleur bleue - TERUMO 23G ¾ - 19mm 6/10 tubulure 300mm couleur bleue.
d) Adaptateur VACUTAINER Adaptateurs stériles pour prélèvements multiples
e) Seringues 5ml ou 10ml
f) Aiguilles TERUMO pour seringues Jaune 20G 0.9 * 25 mm Vert 21G 0.8 * 25 mm
g) Cathéter pour perfusion et obturateur (dans certains boxes). Bleu 22G

4.2.Tubes de prélèvement sous vide, stériles VACUTAINER avec bouchon sécurité


Hemogard :

Nous utilisons différents types de tube sous vide, selon les analyses à effectuer
Le tube à bouchon rouge ou tube sec
Ce tube ne contient aucun anti coagulant, le sang va donc pouvoir coaguler dans le tube (effet recherché). Il
contient seulement un activateur de la coagulation (micro-particules de silice). Après centrifugation, nous
obtiendrons donc du sérum.

Ce tube servira notamment pour les analyses suivantes :


 en sérologie,
 en biochimie (ionogramme, urée, créatinine, cholestérol, ...)
 en allergie,
 en autoimmunité,
 en hormonologie,
 pour les marqueurs en cancérologie ...

Le tube à bouchon jaune

Ce tube dessert les mêmes analyses et possède les mêmes propriétés que le tube à bouchon rouge, hormis la
présence d'un gel dans le tube.

Après centrifugation, le gel fait interface entre la partie liquide et les cellules, et empêchera ainsi que les deux
se remélangent.

Tous les autres tubes contiennent un anti coagulant; après centrifugation nous obtiendrons donc du plasma.
 

Le tube à bouchon bleu

Ce tube contient un anti coagulant : le citrate de sodium.

Il sera utilisé pour :


 les bilans de coagulation
 le suivi des traitements anti coagulants ...

Le tube à bouchon violet

Ce tube contient un anti coagulant : l’EDTA.

Ce tube est utilisé notamment pour :


 les numérations (globules blancs, globules rouges, plaquettes),
 l’hémoglobine glyquée,
 les groupes sanguins...
Le tube à bouchon gris

Ce tube contient un anti coagulant le fluorure de sodium/oxalate de potassium.

Ce tube est utilisé pour le dosage de la glycémie.

En effet, le fluorure va empêcher la dégradation du glucose, par les cellules du sang en cas de contact
prolongé.
 

Le tube à bouchon vert

Ce tube contient un anti coagulant : l’héparine de lithium.

Ce tube est utilisé pour quelques analyses particulières :


 lactates
 methémoglobine, ...

Les tubes à bouchon mauve clair

Ces tubes, destinés à la pédiatrie, sont d'une plus petite contenance.

Ce sont là les principaux tubes utilisés. Il en existe d'autres, utilisés plus rarement pour des analyses bien
spécifiques.

4.3. Autre matériel :


- Garrot
- Alcool modifié (70°)
- Solution Hydro-Alcoolique pour désinfection des mains
- Coton
- Compresses stériles
- Pansements adhésifs et micropores
- Portoirs pour tubes de prélèvements
- Glucose en sachet de 50g ou 75g pour tests HGPO (dans certains boxes)
- Minuteur et Chronomètre (dans certains boxes)
- Tensiomètre et Stéthoscope (dans certains boxes)
- Container d’élimination : aiguilles, autres déchets contaminés.

5. Modalités pour les prélèvements veineux :


 Prendre la pochette plastique avec le dossier à prélever
 Appeler le patient par son nom et prénom et l’installer dans la salle de prélèvement.
 Une fois entré dans la salle, revérifier l’identité de la personne (nom de jeune fille pour immuno-
hématologie) ainsi que sa date de naissance et l’identité du médecin.
 Rassurer les patients anxieux.
 Vérifier la concordance entre les examens demandés sur l’ordonnance et la planche d’étiquettes, coller
une étiquette sur la fiche préleveur I2 ENR01 et la parapher. Il est conseillé de lire à haute voix les
examens demandés pour en informer le patient, lui apporter éventuellement des explications et
recueillir en dialoguant des informations cliniques (Cf infra)
 Recueillir et/ou vérifier les informations cliniques et thérapeutiques pertinentes pour la réalisation de
l’examen, interprétation du résultat comprise, les noter sur la planche d’étiquettes pour les reporter
sur le SIL et modifier la prescription si nécessaire.
 Vérifier les conditions de prélèvement (sujet à jeun, horaires respectés…) Choisir le matériel : matériel
de ponction, tubes. La liste des tubes à utiliser est disponible dans chaque salle de prélèvement et dans
les mallettes de prélèvement. Lorsqu’une analyse est transmise, se reporter si nécessaire (informations
sur étiquette habituellement) au guide du laboratoire spécialisé pour prendre connaissance des
conditions de prélèvement, choix des tubes et conditions de conservation des échantillons.
 Préparer le matériel de ponction.
 Choisir le site de ponction (inspection visuelle et palpation du pli du coude et autres sites d’abord
veineux à défaut).
 Poser le garrot. Eviter de serrer fort et relâcher peu après la ponction. Désinfection soigneuse des
mains (particulièrement ongles, pulpes des doigts, espaces interdigitaux, paumes) à l’aide de SHA.
 Désinfection large, centrifuge et ou descendante du site de ponction avec un coton imbibé d’alcool
modifié en ne repassant pas sur les zones déjà désinfectées. Laisse sécher quelques secondes.
 Réaliser la ponction veineuse en utilisant du matériel sous vide (Vacutainer) L’ordre de prélèvement
préconisé pour les tubes Vacutainer dans le cas de prélèvements multiples est le suivant pour les
examens standards :

- Si hémoculture, commencer par l’hémoculture


- Tube citrate (coagulation). Si prélèvement par ailette, commencer éventuellement par un
tube neutre ou sec ou s’assurer du remplissage suffisant du tube (trait de jauge).
- Tube sec SST2 jaune (ou rouge : Chimie / Immuno-enzymo / Sérologies)
- Tube hépariné (seulement si Chimie / Immuno-enzymo urgente)
- Tube EDTA (NFS; VS, Hba1C ; GR-Phéno ; RAI, BNP)
- Tube gris Fluorure (Glycémie)

 Fin du prélèvement. Compression du point de ponction avec une boule de coton, relayée par le
patient.
 Eliminer le matériel de ponction dans le container proche en évitant tout geste brusque et en restant
éloigné de l’aiguille.
 Procéder à l’homogénéisation sang / additif par 6 à 10 retournements complets au minimum.
 Identifier les tubes de prélèvement en collant sur les tubes leurs étiquettes respectives, pendant que
le patient comprime le site de ponction avec un coton.
 Après s’être assuré de l’arrêt du saignement au point de ponction, on pose un pansement (double si
anticoagulation).
 Renseigner le patient sur le délai prévisionnel de rendu des résultats et proposer une collation.
 Déposer les tubes et le dossier patient aux emplacements dédiés (avant transmission en technique)
 Signaler tout élément particulier (tube peu rempli ou non prélevé, examen urgent…) et prévenir
éventuellement un biologiste
Problèmes rencontrés Mesures
Non respect des consignes préalables au correctives(après explication)
Planifier un nouveau prélèvement
prélèvement (jeun, horaire) ou contre-
indication à une injection médicamenteuse
(tests dynamiques).

Agitation Rassurer le patient (adulte ou enfant)


Enfants :

 Contention par personnel habitué


 Eloigner les parents si anxiogènes
 Crème anesthésiante (+/-)

Echec du prélèvement  Changer de site de prélèvement


 Changer de type de matériel (ailettes)
 Changer de préleveur

Prélèvement coagulé Refaire le prélèvement (+ FNC/REFUS)

Tube oublié ou remplissage imparfait Voir le poste RVP (ou un biologiste) (+ FNC/REFUS ou
R E S E R V ) et refaire le prélèvement si nécessaire (absence
de tube de substitution)

Veine qui « claque »


 Compression prolongée
 Epargner la veine pendant au moins 15 jours si
possible

 Compression prolongée
 Pansement compressif en croix
 Recherche de facteurs de risques thérapeutiques,
Saignement prolongé
familiaux ou de lésions
 (pétéchies, ecchymoses ...) avec information
éventuelle du médecin

Malaise ou perte de connaissance  Allonger et rassurer le patient (relever la partie


inférieure du fauteuil), lui donner de l'eau sucrée
s'il le souhaite
 Prendre le pouls et la tension artérielle
 Prévenir le biologiste
 Si présence d'autres signes (traumatisme en cas de
chute, yeux révulsés, mouvements anormaux),
prévenir le médecin traitant.
Chapitre 3 : Biochimie
1.Définition
La biochimie clinique ou chimie pathologique ou chimie clinique est le domaine de la biologie
médicale qui est en général concerné par l'analyse des molécules contenues dans les fluides
corporels (sang, liquide céphalo-rachidien, urines, etc.) et l'interprétation des résultats de ces analyses
par un biologiste médical dans le but de caractériser l'origine physiopathologique d'une maladie.

La biochimie clinique se cantonne à la recherche ou au dosage des molécules pouvant être impliquées
dans une pathologie.

Le travail du biologiste médical spécialisé en biochimie clinique consiste en l'interprétation des


résultats en fonction du reste du bilan biologique et avec l'aide du clinicien. Cette interprétation prend
en compte les caractéristiques physiologiques du patient (âge, sexe, poids...) et les symptômes repérés
par le clinicien dans le but d'aboutir avec lui (à l'aide, si besoin, de tests supplémentaires) au diagnostic
de la pathologie.

2. Principaux prélèvements en biochimie

Les plus fréquents :


 sang veineux
 urine Plus rarem
Plus rarement :

 Liquide céphalo-rachidien
 Epanchements et liquides
 sang artériel
 sang capillaire
 selles
 salive, sueur, ...

3.Analyses biochimiques sanguines


Les analyses biochimiques sanguines sont des analyses de sang qui mesurent la quantité de certaines
substances chimiques dans un prélèvement sanguin. Elles permettent d’évaluer la qualité de
fonctionnement de certains organes et aussi de détecter des anomalies. Les analyses biochimiques
sanguines peuvent aussi être appelées profil chimique.

Il y a de nombreux types d’analyses biochimiques sanguines. Elles mesurent des substances chimiques
dont les enzymes, les électrolytes, les graisses (lipides), les hormones, les sucres, les protéines, les
vitamines et les minéraux. Il arrive souvent que plusieurs substances chimiques soient regroupées et
mesurées en même temps.

Analyses biochimiques sanguines courantes

On peut avoir recours à différentes analyses pour mesurer différents types de substances chimiques. On
pourrait vous prescrire certaines des analyses biochimiques sanguines courantes qui suivent.

Le profil électrolytique mesure le sodium, le potassium, le chlorure, le magnésium, le phosphate et le


bicarbonate.

Les tests de la fonction rénale (aussi appelés profil rénal) mesurent l’azote uréique du sang et la
créatinine.

Les tests de la fonction hépatique mesurent l’alanine aminotransférase (ALT), la phosphatase alcaline


(PA), l’aspartate transaminase (AST), la bilirubine, l’albumine et les protéines totales.

Le profil métabolique de base est constitué du profil électrolytique et des tests de la fonction rénale et il
mesure également le glucose et le calcium.
Le profil métabolique complet est constitué du profil électrolytique, des tests de la fonction rénale ainsi
que des tests de la fonction hépatique et il mesure également le glucose et le calcium.

Pourquoi on fait une analyse biochimique sanguine

L’analyse biochimique sanguine est une analyse sanguine courante. On y a souvent recours dans le
cadre d’un examen de santé habituel, mais on peut la faire en tout temps.

On peut faire une analyse biochimique sanguine pour :

 obtenir de l’information sur votre état de santé général;


 vérifier le fonctionnement d’organes comme les reins, le foie et la glande thyroïde;
 vérifier l’équilibre des électrolytes du corps;
 aider à diagnostiquer des maladies et des affections;
 obtenir les taux des substances chimiques (valeurs de référence) auxquels on pourra comparer les
résultats d'analyses sanguines effectuées plus tard;
 vérifier comment un traitement affecte certains organes;
 surveiller le cancer ou une autre affection (dans le cadre du suivi).
Comment se déroule l’analyse biochimique sanguine

La façon dont on se prépare à une analyse biochimique sanguine dépend du type de substance
chimique mesurée. Au besoin, on vous donne des directives particulières à suivre avant l’analyse.

On peut vous demander de ne pas manger ni boire (sauf de l’eau) plusieurs heures avant l’analyse.
C’est ce qu’on appelle un jeûne.

Certains médicaments risquent aussi d’affecter le résultat de l’analyse biochimique sanguine. On peut
vous demander de cesser de prendre certains médicaments avant l’analyse. Renseignez-vous pour
savoir si vous devez éviter de prendre des médicaments et pendant combien de temps.

On fait habituellement les analyses biochimiques sanguines dans un laboratoire communautaire ou à


l’hôpital.

On prélève généralement le sang dans une veine du bras. On entoure le bras d’une bande élastique
(garrot) pour exercer une pression dans la région et rendre les veines plus visibles. Il est possible qu’on
vous demande de fermer la main (poing) pour faire saillir les veines davantage. On nettoie et désinfecte
la peau. On insère une aiguille dans une veine et on prélève une petite quantité de sang. Vous pouvez
ressentir une piqûre ou une brûlure.
Le sang est recueilli dans un tube dont l’étiquette porte votre nom et d’autres renseignements qui vous
identifient. Parfois plus d’un tube est nécessaire. On enlève ensuite le garrot et on retire l’aiguille. Il est
possible que vous ressentiez un léger malaise lors du retrait de l’aiguille. On applique une pression sur
la région où on a inséré l’aiguille jusqu’à ce que le saignement cesse. Il se peut qu’on y mette un petit
pansement adhésif.

Le sang prélevé est ensuite examiné par une spécialiste en laboratoire (technologue de laboratoire) à
l’aide de microscopes et d’autres appareils particuliers.

Effets secondaires

Le prélèvement sanguin effectué pour une analyse biochimique sanguine n’engendre habituellement
aucun effet secondaire. S’ils se produisent, ils sont généralement mineurs et apparaissent au point
d’insertion de l’aiguille. Ce sont entre autres ceux-ci :

 inconfort
 saignement
 ecchymose
 enflure
 infection

Conclusion général
Mon stage m’a beaucoup intéressée. J’ai pu découvrir les différents services et avoir un aperçu global
de son fonctionnement. Il m’a permis de me familiariser avec ces différents services et d’avoir une
approche réelle du monde du travail.

J’aurais aimé que le stage dure plus longtemps car pas eu le temps de bien approfondir mes
connaissances théoriques.

chapitre 4 : microbiologie
 
Sommaire
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des figures
Introduction générale……………...………………………………………………………1
Synthèse bibliographique...............................................................................2
1. Les médicaments cytotoxiques...................................................................2
1.1. Définitions et dosages...........................................................................................................2
1.2. Le contrôle analytique...........................................................................................................2

2. La cytarabine...............................................................................................3
2.1. Définition..............................................................................................................................3
2.2. Formulation...........................................................................................................................3
2.3. Stabilité et la durée de vie.....................................................................................................3
2.4. Mécanisme d’action..............................................................................................................3
2.5. Voies d’administration..........................................................................................................4
2.6. Distribution et l’excrétion.....................................................................................................4
2.7. Risques de surdosages et de sous-dosages.............................................................................4
2.7.1. Les effets des surdosages.................................................................................................4
2.7.2. Les effets des sous-dosages.............................................................................................5

3. La chromatographie en phase liquide à haute performance et l’analyse par


injection en flux continu.................................................................................5
3.1. La chromatographie en phase liquide à haute performance...................................................5
3.1.1. Définition........................................................................................................................5
3.1.2. Principe...........................................................................................................................5
3.2. Analyse par injection en flux continu : FIA...........................................................................6
3.2.1. Historique........................................................................................................................6
3.2.2. Principe...........................................................................................................................6
3.2.3. La combinaison de la méthode FIA et la CLHP..............................................................6
3.2.4. Le profil du pic par le système FIA ou Fiagramme.........................................................7

4. Validation d’une méthode analytique de dosage......................................8


4.1. Définition..............................................................................................................................8
4.2. Objectif.................................................................................................................................8
4.3. Critères de la validation analytique.......................................................................................9
4.3.1. La sélectivité....................................................................................................................9
4.3.2. La spécificité...................................................................................................................9
4.3.3. La justesse.......................................................................................................................9
4.3.4. La fidélité........................................................................................................................9
4.3.5. La linéarité.....................................................................................................................10
4.3.6. L’incertitude..................................................................................................................10
4.3.7. La robustesse.................................................................................................................10
4.4. Validation de la méthode analytique basée sur le profil d’exactitude..................................10

Matériel et Méthodes
……………………………………………………………………12
1. Matériel......................................................................................................12
1.1. Le système chromatographique...........................................................................................12
1.2. Le choix de la molécule cytarabine et le domaine de concentration...................................12

2. Méthodes....................................................................................................13
2.1. La méthode FIA couplée à la CLHP....................................................................................13
2.2. Validation de la méthode.....................................................................................................13
2.2.1. Choix du modèle statistique : le profil d’exactitude.......................................................13
2.2.2. Le choix du protocole et des standards..........................................................................14
2.2.3. Plan d’expérience de validation, plan d’expérience d’étalonnage..................................16
2.2.4. Calcul des modèles d’étalonnage...................................................................................16
2.2.5. Calcul des concentrations retrouvées par prédiction inverse..........................................17
2.2.6. Calcul des critères de fidélité et de justesse...................................................................17
2.2.7. Calcul des intervalles de tolérance.................................................................................17
2.2.8. Construction du profil d’exactitude...............................................................................18
2.2.9. Recueil des données.......................................................................................................18
2.3. Utilisation de la méthode validée dans le contrôle analytique de la cytarabine...................18

Résultats.........................................................................................................19
1. Les paramètres de dosage............................................................................19
2. Les résultats de la validation.......................................................................19
2.1. Linéarité..............................................................................................................................19
2.3. Justesse................................................................................................................................20
2.4. Fidélité................................................................................................................................20
3. Construction du profil d’exactitude.............................................................................................21
4. Calcul de la limite de quantification inférieure............................................................................22
5. Résultats de dosage de routine de la cytarabine...........................................................................22
Discussion…………………………………………………………………………………24
Conclusion………………………………………………………………..……………….26
Références bibliographiques…………………...…………………………………..………….……...27
Annexes
Les médicaments cytotoxiques

Définition et Dosage:

On entend par médicament, toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés
curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales Toute substance ou composition
pouvant être administrée à l’homme ou à l’animal en vue d’établir un diagnostic médical ou de
restaurer, corriger ou modifier des fonctions organiques chez l’homme ou l’animal est également
considérée comme médicament. Les médicaments cytotoxiques : Ils inhibent ou empêchent le bon
fonctionnement des cellules. On les utilise surtout pour traiter le cancer, souvent dans le cadre d’une
chimiothérapie. Dernièrement, leur utilisation s’est étendue au traitement de certaines maladies de la
peau comme le psoriasis, de l’arthrite rhumatoïde, de l’arthrite rhumatoïde juvénile, de même que des
problèmes musculaires résistant aux stéroïdes. Les médicaments cytotoxiques les plus connus sont les
antinéoplasiques. Le terme antinéoplasique est d’ailleurs parfois utilisé au lieu de médicament
cytotoxique. Les médicaments cytotoxiques peuvent empêcher la croissance rapide et la division des
cellules cancéreuses (mitose). Ils peuvent aussi nuire à la croissance d’autres cellules qui se divisent
rapidement dans le corps, comme les follicules pileux et le revêtement intérieur de l’appareil digestif.

……………………………………………………………

- Qualité : La qualité est définie par : « l’aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à
satisfaire des exigences ». C’est un outil de gestion destiné à atteindre les objectifs fixés par
l’organisme dans le cadre de la politique qualité, en veillant à réaliser l’absence totale des défauts au
niveau des produits, ainsi que la prévention continue des non conformités. -L'assurance de la qualité :
Est un large concept qui couvre tout ce qui peut, individuellement ou collectivement, influencer la
qualité d'un produit. Elle représente l'ensemble des mesures prises pour s'assurer que les médicaments
et les médicaments expérimentaux fabriqués sont de la qualité requise pour l’usage auquel ils sont
destinés. L'assurance de la qualité comprend donc les bonnes pratiques de fabrication mais également
d'autres éléments depuis l’équipement jusqu’aux emplacements et locaux.

La cytarabine
Définition

La cytarabine est l'un des groupes de médicaments qui sont administrés pour lutter contre le cancer et
sont appelés antinéoplasiques. Elle appartient au groupe des antinéoplasiques appelés antimétabolites.
La cytarabine s'attaque au cancer en prévenant la croissance des cellules cancéreuses, ce qui entraîne
leur destruction. La cytarabine est administrée seule ou en association avec un ou plusieurs autres
médicaments afin de traiter les cancers du sang appelés leucémie.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une
marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été
approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce
médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans
cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin,
ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne
cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que
les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

Formulation

DepoCyte®, formulation de cytarabine encapsulée dans des vésicules lipidiques DepoFoam® est une
formulation galénique correspondant à un système multivésiculaire lipidique sphérique d’une taille
comprise entre 10 et 20 µm (figure 1) [6]. Chaque particule sphérique est constituée de nombreux
polyèdres disposés de façon non concentrique et formant des compartiments: c’est une bicouche
lipidique qui sépare ces compartiments entre eux et constitue également la partie extérieure des
vésicules. Les lipides composant ces particules sont à la fois biocompatibles et biodégradables; il s’agit
du cholestérol, de la trioléïne, du dipalmitatephosphatidylglycérol et du dioléatephosphatidylcholine.
La cytarabine est présente sous forme solubilisée dans l’eau enfermée dans ces compartiments. Ces
particules sont en suspension dans une solution de chlorure de sodium isotonique. Cette formulation
présente le double avantage d’une production industrielle possible et d’une très bonne stabilité, en
particulier lorsqu’elle est comparée avec celle de la plupart des autres formulations de type liposome.
Conservées au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8°C), ces particules sont stables pendant une période de
18 mois. Administrées dans le liquide céphalorachidien (LCR), elles sont progressivement (mais
lentement) [2] dégradées, conférant à DepoCyte® la propriété d’être une forme à libération prolongée.
La libération continue de cytarabine à partir de DepoFoam® est consécutive à la réorganisation des
membranes lipidiques, entraînant une érosion et la formation de pores. Les paramètres
pharmacocinétiques de la cytarabine décrits dans le paragraphe suivant découlent directement de la
vitesse lente de dégradation de ces particules lipidiques. Les lipides libérés suivent les voies
métaboliques physiologiques des triglycérides, des phospholipides et du cholestérol.

Au niveau lombaire. En effet, cette formulation n’a été développée que dans la perspective d’assurer
des concentrations prolongées de médicament au niveau du LCR. À la dose de 75 mg de cytarabine
sous forme de DepoCyte®, des concentrations supérieures à 0,1 µg/ml sont observées au niveau tant
ventriculaire que lombaire pendant plus de 14 jours après l’injection intraventriculaire (figure 2) [7].
Pour comparaison, les concentrations dépassent ce seuil de 0,1 µg/ml pendant moins d’une journée
lorsque 30 mg de cytarabine sont injectées sous forme standard (8). La pharmacocinétique de
DepoCyte® est linéaire sur l’intervalle de dose exploré : 25 à 125 mg de cytarabine (9). Les
concentrations céphalorachidiennes de cytarabine libre évoluent parallèlement à celles de la cytarabine
totale (forme libre + forme encore encapsulée). Il s’agit d’un véritable phénomène de “flip-flop”, la
demi-vie de la cytarabine libre correspondant très exactement à celle des micro-vésicules lipidiques
dans le LCR. Après injection intraventriculaire (au moyen d’un réservoir Ommaya) de DepoCyte®, la
demi-vie de la cytarabine encapsulée est en moyenne de 6 jours, contre seulement 3 heures quand la
cytarabine est injectée sous forme standard (non encapsulée) [7, 8]. L’administration de DepoCyte® au
niveau lombaire s’accompagne de concentrations proches de celles observées après injection
intraventriculaire, si ce n’est que les concentrations lombaires restent supérieures (d’un facteur 10 à
100) aux concentrations ventriculaires (9). La formation d’ara-U au niveau du LCR est très faible (aire
sous la courbe des concentrations représentant 3 % de celle de cytarabine). Les concentrations
plasmatiques d’ara-C ou d’ara-U sont non détectables (limite de quantification de 0,25 µg/ml).
Stabilité et la durée de vie

Mécanisme d'action
La cytarabine est un antimétabolite spécifique de la phase S du cycle cellulaire (phase de division
cellulaire).
La cytotoxicité de la cytarabine dépend de son métabolite actif l'ARA-CTP qui, incorporé à l'ADN
(acide désoxyribonucléique), en bloque la synthèse. La molécule d'ADN comprenant de l'ARA-CTP
présente des anomalies structurales aboutissant à des perturbations du métabolisme cellulaire et altérant
sa reproduction. La cytotoxicité passerait aussi par une inhibition de l'ADN polymérase et par une
action sur le système des kinases.

L'utilisation de hautes doses de cytarabine a montré qu'elles permettent de vaincre la résistance des
cellules leucémiques ne répondant plus aux doses conventionnelles du produit.

Plusieurs mécanismes semblent intervenir pour vaincre cette résistance : l’augmentation de la quantité
de substrat et l’augmentation du pool intracellulaire d'ARA-CTP. Il existe une corrélation positive
entre la rétention intracellulaire d'ARA-CTP et le pourcentage de cellules en phase S.  

Cas d'usage

La cytarabine est utilisée dans la prise en charge de :

 leucémies,
 lymphomes malins non hodgkiniens,
 syndromes myélodisplasiques. 
En association au gemtuzumabozogamicine et à la daunorubicine, la cytarabine est utilisée dans la
prise en charge de leucémies aiguës myéloblastiques.
Voie d’administration :

La cytarabine peut être utilisée par différentes voies d'administration.

 voie intraveineuse en injection directe ou en perfusion continue : lorsque la cytarabine est


administrée rapidement, les doses injectées peuvent être plus importantes que celles qui le
seraient par perfusion lente ; ceci est dû à l'inactivation rapide du produit et à sa durée de
contact très courte avec les cellules néoplasiques et normales sensibles ;

 voie sous-cutanée : la cytarabine est particulièrement bien tolérée. On observe très rarement
douleur et inflammation au point d'injection ;

 voie intrathécale : la cytarabine est utilisée dans le traitement préventif et curatif des
localisations méningées des leucémies aiguës lymphoblastiques de l'enfant.
Distribution et l'excrétion

Dans certains cas, l’association de cytarabine et d'autres agents antinéoplasiques ou


myélosuppresseurs ou une radiothérapie renforce les effets cytotoxiques et immunosuppresseurs
des médicaments.
Autres médicaments immunosuppresseurs utilisés en association avec la cytarabine : les
infections causées par des virus, des bactéries, des champignons, des parasites ou des
saprophytes dans diverses parties ducorps peuvent être liées à l'utilisation de la cytarabine, en
association avec d'autres médicaments, y compris les vaccins vivants, ayant des propriétés
immunosuppressives, après administration de doses immunosuppressives qui affectent
l'immunité cellulaire ou humorale. Ces infections peuvent être légères mais aussi sévères, voire,
dans certains cas, fatales (voir rubrique4.8).

Digoxine: chez les patients recevant de la ß-acétyldigoxine en même temps qu'un traitement
chimiothérapeutique par cyclophosphamide, vincristine et prednisone, avec ou sans cytarabine ou
procarbazine, une diminution réversible des concentrations plasmatiques de digoxine à l’état
d’équilibre a été observée ainsi qu'une diminution de l'excrétion rénale du glycoside.
Au cours du traitement avec des médicaments cytostatiques, le taux plasmatique de digoxine
doit être strictement contrôlé. On n'a observé aucun changement du taux plasmatique de la
digitoxine à l’état d’équilibre. L'utilisation de la digitoxine peut être considérée comme une
alternative chez ces patients.

Gentamicine : une étude d'interactions in vitro entre la gentamicine et la cytarabine a démontré


l’existence d’un antagonisme lié à la cytarabine pour la sensibilité aux souches de K.
pneumoniae. Par conséquent, il est

parfois nécessaire de revoir le traitement antibactérien chez des patients traités par cytarabine et chez
qui une infection à K. pneumoniaene réagit pas à un traitement par gentamicine.

Flucytosine: les données cliniques ont démontré une possible diminution de l’efficacité de la
flucytosine associée à la cytarabine. Celle-ci peut être la conséquence d’une inhibition
compétitive de l'absorption.
Méthotrexate : la cytarabine, administrée par voie intraveineuse en même temps que du méthotrexate
par
voieintrathécale,peutaugmenterlerisqued’effetsindésirablesneurologiquessévèrestelsquedescéphalées,
une paralysie, un coma et des épisodes de type AVC.

Risques de surdosages et de sous-dosages

Doses élevées :
La cytarabine est administrée sous stricte surveillance médicale, en monothérapie ou en association à
d'autres cytostatiques, à 2-3 g/m2, par perfusion intraveineuse, pendant 1-3 heures toutes les 12 heures
pendant 2-6 jours (soit un total de 12 doses par cycle). Une dose thérapeutique totale de 36 g/m2 ne doit
pas être dépassée. La fréquence des cycles de traitement dépend de la réponse au traitement et de la
toxicité hématologique et non-hématologique. Il convient aussi de se reporter aux précautions d'emploi
pour les modalités d'arrêt du traitement.
Patients pédiatriques :
La sécurité d'emploi n'a pas été établie chez les nourrissons.
Patients insuffisants hépatiques ou rénaux :
Patients présentant une insuffisance de la fonction hépatique ou rénale : la posologie doit être réduite.
La cytarabine peut être dialysée. La cytarabine ne doit donc pas être administrée immédiatement avant
ou après une dialyse.
Personnes âgées :
Chez les patients âgés de plus de 60 ans, le traitement à fortes doses ne doit être administré qu'après
avoir soigneusement évalué le rapport bénéfice-risque.

En cas de surdosage : arrêt du traitement, suivi par une prise en charge de la myélosuppression
notamment par le biais d’une transfusion de sang total ou de plaquettes, ainsi qu’une antibiothérapie si
nécessaire. La cytarabine peut être éliminée par hémodialyse.
La chromatographie en phase liquide à haute performance et l’analyse
par injection en flux continu
La chromatographie en phase liquide à haute performance
La chromatographie est un ensemble de procédés applicables à des mélanges
moléculaires ou ioniques, basés sur des différences de distribution des solutés entre une phase
stationnaire et une phase mobile continue: les deux phases étant mises en contact intime et à
contrecourant.
1. Principe de laHPLC

Les composés à séparer (solutés) sont mis en solution d’abord, puis elle sera introduite dans la
phase mobile liquide (éluant). Grâce à la répartition sélective des solutés entre la phase mobile et la
phase stationnaire, chaque soluté est donc soumis à une force de rétention exercée par la phase
stationnaire, et une force de mobilité due à la phase mobile. Suivant la nature des molécules, elles
interagissent plus ou moins avec la phase stationnaire dans un tube appelé colonnechromatographique.

La phase mobile, poussée par une pompe sous forte pression, parcourt le système
chromatographique. Le mélange à analyser est injecté puis transporté à travers le système
chromatographique. Les composés en solution se répartissent alors suivant leur affinité entre la phase
mobile et la phase stationnaire. En sortie de colonne, grâce à un détecteur approprié, les différents
solutés sont représentés par des pics. L’ensemble des pics enregistrés est appelé chromatogramme

Le mécanisme de la séparation chromatographique s’explique par les différences de répartition


des molécules des composés d’un mélange entre deux phases non-miscibles : l’une mobile et l’autre
stationnaire. Ce principe est traduit par le schéma suivant:
Figure 8: Principe de fonctionnement d’une chaineHPLC
2. Appareillage

Les différentes composantes d’une chaine HPLC sont présentées sur le schéma suivant (figure
9). Tous les organes du système sont liés à un micro-ordinateur qui pilote tous les processus.

Figure 9: Les organes d’une chaine HPLC

L’appareillage se compose d’un réservoir contenant la phase mobile, d’un système de


pompage, d’un injecteur, d’une colonne chromatographique (éventuellement thermostatée), d’un
détecteur et d’un système d’acquisition des données (avec un logiciel pour traiter les signaux).

a. Le réservoir de la phase mobile


Il contient la phase mobile en quantité suffisante. Plusieurs flacons d’éluant (solvant de
polarités différentes) sont disponibles pour pouvoir réaliser des gradients d’élution (mélange de
plusieurs solvants à des concentrations variables) à l’aide de la pompe qui réalise le mélange
demandé[16].
b. Lapompe
Elle doit fournir la phase mobile à un débit constant à une certaine pression pour atteindre la
colonne. Elle permet de travailler soit :

 En mode isocratique, c’est à dire avec 100% d’un même éluant tout au long de
l’analyse.
 En mode gradient, c’est à dire avec une variation des constituants du mélange
d’éluant.
Les pompes actuelles ont un débit variable de quelques µL à plusieurs mL/min.

La pression à imposer dépend des facteurs suivants [17] :


 débit de la phasemobile
 viscosité du modificateurorganique
 taille des grains de la phasestationnaire
 géométrie de lacolonne

c. L’injecteur

L’injection de l’échantillon se fait de deux manières :

 Manuelle : l’injecteur comporte une vanne à plusieurs voies montée sur le parcours
de la phase mobile, juste avant la colonne. L’échantillon à analyser est introduit avec
une micro-seringue dans un petit volume tubulaire appelé boucle ; l’échantillon est
ainsi inséré avec un flux de phasemobile.
 Automatique : l’injection se fait automatiquement, l’injecteur utilisé comporte une
vanne à boucle d’échantillonnage d’une capacité fixe, cette boucle permet
d’introduire l’échantillon sans modifier la pression dans la colonne [18].

d. La colonne

La colonne est l’élément majeur de la chaîne HPLC. Le choix d’une colonne HPLC est lié
aux paramètres suivants:
 Type de la phasestationnaire
 Longueur
 Diamètre des particules(dp)
 Débit de la phase mobile supportable
En chromatographie liquide à haute performance de phase inversée, la phase stationnaire est
apolaire et la phase mobile modérément polaire, l’efficacité de remplissage est fortement affectée par
la qualité du gel de silice de la phase stationnaire. On peut utiliser une colonne de type C18, qui a
plusieurs avantages et est fréquemment utilisée pour les analyses des produits pharmaceutiques par
HPLC.
La Phase stationnaire apolaire, est formée d’un gel de silice dans lequel on a greffé des fonctions
chimiques le plus souvent de chaines alkyles à 18 atomes de carbone, hydrophobes.

La phase stationnaire est maintenue entre deux disques frittés, on distingue deux types de phase
stationnaire [19] :

 La phase stationnairenormale

La phase normale est constituée de gel de silice. Ce matériau est très polaire. Il faut donc utiliser
un éluant apolaire. Ainsi lors de l'injection d'une solution, les produits polaires sont retenus dans la
colonne, contrairement aux produits apolaires qui sortent en tête [20].

 La phase stationnaireinversée

La phase inverse est majoritairement composée de silice greffée par des chaînes linéaires de 8 ou
18 atomes de carbones (C8 et C18). Cette phase est apolaire et nécessite donc un éluant polaire tels que
l’acétonitrile, le méthanol et l’eau. Dans ce cas, ce sont les composés polaires qui seront élués en
premier. Contrairement à une phase normale, il n'y a pas d'évolution de la phase stationnaire au cours
du temps, et la qualité de la séparation est donc maintenue constante.

L’augmentation du nombre de chaine greffé par unité de surface fait diminuer le temps de
rétention et augmenter la séparation des signaux ainsi que le facteur de la sélectivité. A des pH
supérieur à 8, les greffons se trouvent instables. Pour les composés ionisés, il faut ajuster le pH pour
que les composés gardent leur forme neutre nécessaire à leur rétention par la colonne[20].

Les gels de silice sont stables dans une grande gamme de pH mais ils ne supportent pas des pH
trop extrêmes. Il y a des risques de dissolution pour des pH trop acides ou trop basiques, on se limite
donc à la gamme de pH comprise entre 2 et12.
e. Ledétecteur
Le détecteur est relié à la sortie de la colonne. Les solutés en sortie de la colonne
chromatographique sont en solution très diluée dans une phase éluant dont la nature et la composition
varient d’une analyse à l’autre, de ce fait un détecteur est nécessaire puisqu’il permet de suivre en
continu la séparation et de mesurer la concentration des solutés. Le choix d’un détecteur dépend à la
fois des caractéristiques physiques des composés à séparer et des conditions opératoires.

Le détecteur suit l’apparition des analytes. Le signal obtenu est enregistré en fonction du temps.
Il existe différents types de détecteurs :

 DétecteurUV-visible
 Réfractomètre
 Détecteur àfluorescence
 Détecteur à barrette de diodes(DAD)

f. L’enregistreur
L’enregistreur reçoit un signal électrique proportionnel à la concentration de l’analyte qui
traverse le détecteur. Ce signal est traité, amplifié puis utilisé pour tracer le chromatogramme. Pour
qu’un pic soit exploitable, on considère généralement que le rapport signal / bruit doit être au moins de
trois.

Le bruit se traduit par des oscillations plus ou moins marquées autour de la ligne de base, ce bruit de
fond aléatoire provient de diverses causes :
 la variation detempérature
 de lapression
 l’instabilitéélectronique

Par ailleurs on doit avoir une ligne de base aussi proche que possible de l’horizontale.

3. Les grandeurs caractérisant la qualité de séparation et la performance de lacolonne

 L’efficacité de lacolonne

L’efficacité d’une colonne analytique d’une chaine HPLC peut s’exprimer par le nombre
N de plateaux théoriques.
Plus le nombre des plateaux théoriques N est élevé, plus la colonne est efficace. On définit
également HEPT, la hauteur équivalente à un plateau théorique, et L, la longueur de la colonne. Plus la
hauteur du plateau HEPT est faible, plus la colonne est efficace. Il existe une équation dite équation de
Knox en chromatographie liquide à haute performance qui relie la hauteur équivalente à un plateau
théorique (HEPT) à la vitesse linéaire moyenne de la phase mobile. L’efficacité N traduit la finesse
despics.

HEPT = H = L / N

L’efficacité d’une colonne dépend de trois facteurs principaux :


 De sa géométrie : plus une colonne sera longue et plus elle seraefficace.
 De son garnissage : plus les particules de silice seront fines et plus la colonne
sera efficace.
 Du débit de l’éluant : Il existe un débit optimal d’utilisation d’une colonne pour
lequel son efficacité est la plusgrande.

Dans le cas où les pics sont symétriques et gaussiens, le nombre de plateaux théoriques sera calculé
selon la relation:

N = 16(tr/ω) ²

Si les pics sont non symétriques:

N=5,54 (tr/ ω1/2) ²

Avec :

Tr : temps de rétention.

ω : largeur de pic à la base.

ω1/2 : largeur de pic à mi-hauteur.


 La résolutionRs

La résolution est une mesure de la qualité d’une séparation de point de vue chevauchement de
deux signaux consécutifs. Elle est exprimée à partir des temps de rétention. La résolution est calculée à
partir de la relation suivante:

Rs = 2 (tr2 – tr1) / (ω1/2(1) + ω1/2(2))

Avec :

Si Rs<1 : une mauvaiserésolution.

Si 1<Rs<1,5 : une résolution acceptable. Si Rs

≥ 1, 6 : une bonnerésolution.

Si 1,4 <Rs<1,6 : une résolution optimale.

Deux caractéristiques déterminent le degré de recouvrement des pics:

 la distance séparant les sommets de deux pics mesurée par les temps de rétention tr2

ettr1.

 la largeur des pics à la base ω1/2(pic1) et ω1/2(pic2).

 La Sélectivitéα

On définit la sélectivité α d’une séparation par le rapport de facteur de distribution (k 1 et k2) de


deux solutés. Plus k est grand, plus le composé est adsorbé fortement dans la phase stationnaire et plus
la rétention est grande et inversement.
La valeur de k dépend de la structure du composé qui détermine son affinité pour chacune des deux
phases.

α = k2 / k1
αest égale à 1 lorsque n’a pas une séparation entre les deux signaux consécutifs.
La perte de charge
La perte de charge est une caractéristique de la colonne, elle exprime sa résistance à l’écoulement de la
phase mobile. Elle est appelé aussi pression de la colonne.

Exemple d’un pic chromatographique

Figure 10 : Structure d’un pic

4. Les grandeurs derétention

 Temps derétention

Le temps de rétention est une grandeur caractéristique d’un analyte dans des conditions
opératoires données, c’est le temps écoulé entre l’injection et le maximum du pic du composé élué,
noté tr et exprimé en minutes. On utilise ce paramètre pour identifier les composés dans un
chromatogramme. Il varie en fonction du débit de la phase mobile et de leur composition, de la
température d'élution et de la nature de colonne utilisée.

Le temps de rétention tr d’un soluté est fonction de son affinité avec l’éluant d’une part et avec la
phase stationnaire d’autre part. A un instant t, le soluté est à la concentration Cm dans la phase mobile
et à la concentration Cs dans la phase stationnaire, leur rapport est appelé coefficient de partage noté
K.

K = Cs / Cm

Le coefficient de partage dépend de trois types d’affinités : la première celle entre le


solutéetlaphasemobile,ladeuxièmeentrelesolutéetlaphasestationnaire,latroisième
entre les deux phases. La surface ou la hauteur du pic chromatographique est proportionnelle à la
masse ou à la concentration du produitinjecté.

 Tempsmort

Le temps mort est le temps nécessaire pour qu’un composé non retenu traverse la colonne ; il est
noté tmou toet exprimé enminutes.

tm = to = L / V

Avec:

L : la langueur de la colonne.

V : la vitesse de la phase mobile.

 Volume derétention

C’est le volume de la phase mobile nécessaire pour éluer un composé d’un mélange à analyser.
Ce volume est caractéristique d’un seul composé dans des conditions opératoires données. Il est lié au
temps de rétention tr d’un soluté et au débit d’écoulement de la phase mobile D. Le volume de
rétention est noté Vr.

Vr = tr. D

 Facteur de rétentionk’

Le facteur de rétention k’ représente l’affinité d’un composé vis-à-vis de la phase stationnaire.


C’est un paramètre important indépendant du débit de la phase mobile et des dimensions de la
colonne. Si pour deux analyses identiques, dans les mêmes conditions opératoire, on obtient deux
valeurs de temps de rétention identiques et deux valeurs de k’ différentes, cela signifie qu'il y a une
fuite de phase mobile avant la colonne. Et si on a deux valeurs de tr et deux valeurs de k’ différentes,
ce qui indique qui il y a des problèmes au niveau de la phase mobile ou phase stationnaire.

k’ = (tr - tm) / tm
5. Aperçu sur les paramètres chromatographiques deséparation
 la phasemobile
L'interaction plus ou moins forte entre la phase mobile et la phase stationnaire normale ou à
polarité inversée se répercute sur les temps de rétention des solutés. La polarité de la phase
stationnaire permet de distinguer deux situations:

 Si la phase stationnaire est polaire, on utilisera une phase mobile peu polaire, la
chromatographie est dite dans ce cas en phasenormale.
 Si la phase stationnaire est très peu polaire, on choisira une phase mobile
polaire, c'est la chromatographie en phaseinverse.
En modifiant la polarité de la phase mobile, on agit sur les facteurs de rétention des composés.

Avec une phase greffée, l'ordre d'élution est opposé à celui auquel on est habitué avec la phase
normale. Ainsi avec un éluant polaire, un composé polaire migre plus vite qu'un composé apolaire.
Dans ces conditions, les hydrocarbures sont fortement retenus. On peut réaliser des gradients d'élution
en diminuant au cours de la séparation la polarité de l'éluant. On peut, en mélangeant plusieurs
solvants, ajuster le pouvoir d'élution de la phase mobile.

La phase mobile est l’un des principaux facteurs influençant sur la séparation des solutés. Le Type
de phase mobile utilisée peut avoir un grand effet sur la rétention. La principale exigence pour la phase
mobile est qu’elle doit dissoudre les analytes à la concentration appropriée pour la détection ; les
solvants qui compose la phase mobile doivent être miscibles[21].

 La polarité dessolvants

Si la phase stationnaire est polaire, on utilise une phase mobile apolaire c’est la chromatographie en
phase normale. Si la phase stationnaire est apolaire, on utilise une phase mobile polaire, on parle de la
chromatographie en phase inversée. Les solvants utilisés pourHPLC sont classés suivant leur polarité
et leur force éluante. La polarité de la phase mobile augmente par l’ajout d’un solvant organique tel
que le méthanol ou l'acétonitrile qui sont principalement utilisés pour l’analyse par la HPLC [22].
Figure 11 : Sens d’évolution de la polarité des solvants

 Teneur en solvant organique dans la phasemobile


On fait varier la polarité et la tension superficielle de la phase mobile avec la teneur en solvant
organique. On joue à la fois sur les temps de rétention tret sur les facteurs de rétention k’ donc sur la
qualité de laséparation.

Il existe souvent une corrélation linéaire dite équation d'Everett entre les logarithmes des facteurs de
rétention et le logarithme de la teneur en solvant organique. L’augmentation de la teneur en solvant
organique x permet généralement de raccourcir les temps de rétention et donc de diminuer la durée
d’analyse. Si les valeurs de k’ sont proches, les composés sont alors moins bienséparés.

Log k’ = a log x + b

Avec :

X : la teneur en solvant organique exprimée en pourcentage volumique.

 Le pH de la phasemobile

Il est important de contrôler le pH de la phase mobile. En effet, en chromatographie liquide à


haute performance de phase inversée, la rétention augmente avec l’hydrophobicité des produits. Les
composés ionisables sont donc plus retenus sous leur forme neutre que sous leur forme ionique.
L’ionisation étant un phénomène dépendant du pH, il est donc important de tester l’influence de ce
facteur sur la rétention [23].
 Débit de la phasemobile

Le temps de rétention des solutés dépendent du débit d’écoulement de la phase mobile. Plus le
débit est élevé, plus les temps de rétention seront réduits et par conséquence la durée de l’analyse
de l’échantillon sera diminuée. Pour accélérer l’analyse, on peut augmenter le débit, mais pas trop
car cela provoque des inconvénients telles que [23] :

 Une augmentation élevée du débit de la phase mobile entraine une


augmentation de la pression. Il ne faut pas élever le débit pour que l’efficacité
de la colonne restecorrecte.
 Une augmentation du débit provoque une grande consommation rapide de
l’éluant.
 Mise au point d'une séparation par la chaineHPLC

Après avoir préparé l’échantillon et choisi le type de chromatographie (partage, phase inversée,
exclusion, diffusion...), la mise au point d’une méthode de séparation chromatographique se fait par
étape:
 Obtenir un débit d’écoulement de la phase mobile correspond à une séparation
dans un délai de tempsacceptable.
 Ajuster la sélectivité en agissant sur la composition de la phase mobile et sur sonpH.
 Optimiser la méthode en influant sur le débit d’écoulement de l’éluant, le pH, la
phase stationnaire et des autresparamètres.
La méthode analytique finale optimisée donne ainsi des pics de bonne résolution supérieure à
l’unité.
Pour mettre au point une méthode chromatographique pour analyser les produits
pharmaceutiques, il est conseillé d’utiliser la chromatographie liquide à haute performance en phase
de polarité inversée en utilisant généralement des colonnes C18 ou C8 à température ambiante, avec
un débit variant entre 1 et 2 mL /min compatible avec la pression en tête de la colonne. Une large
plage de composition de la phase mobile à base de méthanol ou d’acétonitrile peut convenir. Pour
atteindre une séparation convenable le plus vite possible, il vaut mieux débuter avec une force éluante
importante. Lorsque la phase mobile contient 100% de méthanol ou d’acétonitrile. Si on utilise le
modificateur organique entre 80% et 90%, la force éluante est souvent encore trop importante et par
conséquent tous les composés sortent proche du front de solvant (temps mort) et tous ne sont pas
bienséparés.
Une bonne méthode consiste à diminuer la teneur en solvant organique. Pour cette raison, on doit
ainsi balayer rapidement la plage de la force éluant de la phase mobile.

FIA
Définition
On définit aujourd’hui l’analyse en flux continu, dans son principe général, par l’injection d’un petit
volume (µL) d’une solution échantillon dans un fluide en mouvement, non segmenté, avec la possibilité
d’imposer à cet échantillon, pendant son transport, sous des conditions hydrodynamiques contrôlées, tout
un ensemble de processus chimiques, physico-chimiques ou physiques (dilution, réactions chimiques,
passage à travers des membranes de dialyse, extraction liquide-liquide, etc.).

Historique :

L’expression analyse par injection en flux continu (FIA) a été pour la première fois employée en 1975 par
Ruzicka et Hansen [2] pour désigner l’opération qui consistait à injecter avec une seringue hypodermique
une solution échantillon dans un fluide en mouvement ; cet échantillon était alors entraîné vers un
détecteur, un spectrophotomètre dans le cas d’une solution de phosphates ou un détecteur
potentiométrique dans le cas d’une solution d’ammoniaque.
Auparavant, on peut trouver une première évocation de ce type de méthode dans les travaux. où une
chambre de mélange placée sur le parcours d’une solution injectée dans un électrolyte transporteur

permettait une homogénéisation rapide et complète de cette solution à analyser avec l’électrolyte.

Principe :

’analyse par injection en flux continu (Flow Injection Analysis FIA) consiste, dans son principe le plus
simple, en l’injection d’un petit volume (µL) d’une solution échantillon dans un fluide en mouvement ; ce
liquide transporteur, qui se déplace de façon continue, n’est pas segmenté, et la zone formée par
l’injection répétée de l’échantillon est ainsi transportée vers un détecteur afin d’enregistrer les variations
d’un paramètre physique ou physico-chimique caractéristique de l’échantillon ou, le plus souvent, de l’un
de ses éléments constitutifs.
Dans son principe, l’analyse en flux continu se distingue cependant de l’analyse en flux segmenté puisque
en effet, dans ce dernier cas, les échantillons sont séparés par des bulles d’air et conservent leur identité.
De plus, pour cette dernière technique, si des réactions chimiques sont mises en jeu, on s’efforce
d’atteindre l’équilibre avant le passage dans le détecteur approprié, ce qui n’est pas toujours le cas de la
FIA. L’analyse en flux continu se distingue aussi des méthodes de la chromatographie en phase liquide
car elle ne fait, en général, pas appel à la séparation des constituants du mélange à analyser.

On peut ainsi dire, de façon schématique, que l’originalité de l’analyse en flux continu et de ses
possibilités analytiques [1] est définie par les deux points suivants :

 flux non segmenté ;


 dispersion contrôlée de l’échantillon dans le fluide transporteur.

Validation d’une méthode analytique de dosage

Définition:

Une validation de méthode analytique consiste à déterminer certaines caractéristiques du dosage d'une


substance dans un substrat.
Les caractéristiques à déterminer diffèrent suivant que le dosage est quantitatif ou qualitatif1.

Les principaux paramètres à déterminer sont les suivants.


objectif :

L'objectif de la validation est de donner au laboratoire et aux autorités les garanties suffisantes que
chacune des mesures qui seront réalisées en routine avec cette procédure seront proches de la "vérité
crétaires :

Critères Méthodologie Intérêt

Il est important de prouver que le produit


Analyser de façon indépendante toutes les principal peut être analysé avec la même
substances connues pouvant être présentes fiabilité qu’il soit seul ou en présence de
au sein du produit fini. Analyser ensuite le ses produits secondaires. Une méthode
Spécificité
mélange produit fini et substances connues spécifique justifiera de l’absence
(à hauteur de la spécification si possible d’interférence lors de l’analyse du produit
pour les impuretés). principal en présence de ses produits
secondaires. 

Une réponse analytique doit absolument


être proportionnelle à la concentration de
Analyser 5 concentrations minimum du l’analyte. Une méthode linéaire permet
produit principal, recouvrant la gamme de d’assurer un résultat fiable sur une gamme
validation sélectionnée et en incluant la de concentration. Par exemple, l’impureté
Linéarité
concentration nominale. Evaluer la B qui se retrouve toujours présente à des
linéarité de la méthode à l’aide d’une teneurs différentes suivant les lots d’un
régression linéaire par exemple. produit fini A, sera quantifiée avec la
même précision indépendamment de la
quantité de A dans B.

Gamme de La gamme de validation (Validation range) La gamme de validation doit absolument


validation est l’intervalle de concentration dans lequel être respectée car toute méthode analytique
la méthode est dite validée. En dehors de possède des limites d’utilisation.
En effet, une méthode n’est parfois plus
cet intervalle, la méthode n’est pas linéaire à très basse ou à très haute
considérée comme validée. concentration par exemple. Il en est de
L’intervalle est défini lors de l’évaluation même pour l’exactitude. La gamme de
de la linéarité et de la justesse.  validation permet donc de fixer des limites
d’utilisation de la méthode.

L’exactitude (ou justesse) sera déterminée


L’exactitude d’une méthode permet de
par comparaison d’une valeur de
déterminer l’écart entre la valeur
concentration théorique avec la valeur
analytique et la valeur dite « vraie ». Le
expérimentale. En général exprimée sous
dosage d’un produit fini par exemple,
Exactitude forme de
devra fournir des résultats très proches de
% de recouvrement. Cette évaluation devra
la réalité. Les critères d’acceptation seront
être confirmée sur 9 préparations minimum
fixés en tenant compte de la spécification
(en général 3 préparations sur 3 niveaux)
même du produit à analyser.
en recouvrant la gamme de validation.

La répétabilité est le critère justifiant de la


Effectuer 6 fois l’analyse à la concentration
précision de la méthode d’analyse. En
nominale par exemple (à partir de
Répétabilité effet, il est primordial de prouver qu’une
préparations indépendantes), dans les
analyse répétée dans les mêmes conditions
mêmes conditions et environnements.
donne un résultat identique.

Fidélité Reproduire la partie répétabilité (ou La partie fidélité intermédiaire permet de


intermédiaire exactitude) dans le même laboratoire en y justifier de l’indépendance de la méthode
incluant plusieurs paramètres extérieurs avec des évènements extérieurs à la
changeant, par exemple : technicien méthode elle-même au sein d’un même
différent, jour différent et/ou équipement laboratoire. En effet, la méthode d’analyse
doit être reproduite avec la même fiabilité
indépendamment des conditions
différent.  météorologiques, du technicien effectuant
l’analyse ou de l’équipement (marque,
modèle…) utilisé. 

La partie reproductibilité permet de


Reproduire la partie répétabilité (ou
justifier de l’indépendance de la méthode
exactitude) deux laboratoires différents en
entre deux laboratoires. Très souvent, ce
y incluant plusieurs paramètres extérieurs
Reproductibilité critère une fois validé est utilisé pour
changeant par exemple les paramètres
garantir le transfert de la méthode dans le
suivants : technicien, jour et/ou
deuxième laboratoire. La validation est
équipement.
alors appelée « co-validation ». 

Toute méthode d’analyse possède ses


La limite de détection est la concentration propres limites de fiabilité, précision,
la plus basse détectable. La limite de exactitude etc.
quantification est quant à elle la
La limite de quantification est
concentration la plus basse quantifiable.
Limite de généralement la concentration la plus basse
Ces seuils seront déterminés en analysant
détection et de la gamme de validation.
la substance à des concentrations de plus
quantification
en plus faibles jusqu’à ses limites. Afin de En ce qui concerne la limite de détection,
justifier l’atteinte de ces critères, le signal elle est un moyen de pouvoir confirmer la
sur bruit peut être utilisé, par exemple en présence d’une substance au sein d’un
chromatographie. produit fini, sans pour autant pouvoir la
quantifier.

Robustesse La robustesse est étudiée en simulant La robustesse étudie l’influence de petites


volontairement des variations mineures de variations pouvant intervenir de façon
plusieurs paramètres (une variation à la aléatoire dans un laboratoire. Cette étude
fois). On étudie par exemple la variation permet donc de prouver qu’une méthode
mineure d’une longueur d’onde, d’un pH, est plus ou moins sensible aux aléas
d’une phase mobile ou d’une température pouvant perturber les conditions
de colonne. d’utilisation d’une méthode. 
La spécificité

Spécificité (angl : specificity) : la spécificité d’une procédure analytique est sa capacité à


permettre l’évaluation univoque de la substance à analyser, en présence des composés
susceptibles de l’accompagner. Ces composés comprennent typiquement, les impuretés, les
produits de dégradation, la matrice, etc. Ce critère est absolu : la méthode est spécifique ou
non.

La sélectivité

Sélectivité (angl : selectivity) : la sélectivité d’une procédure analytique est sa capacité à


établir de manière univoque l’existence de la substance à analyser en présence d’autres
composants potentiellement présents. Propriété d’une procédure d’analyse de convenir
exclusivement à la caractéristique de l’analyte, avec la garantie que le résultat de l’analyse ne
provient que de l’analyte. Critère graduel : il peut être amélioré. Les techniques
chromatographiques sont sélectives plutôt que spécifiques.

La linéarité

Linéarité (angl : linearity) : la linéarité d’une procédure analytique est sa capacité, à


l’intérieur de l’intervalle de dosage, à fournir des résultats directement proportionnels à la
concentration (quantité) en substance présente dans l’échantillon.

Concentration = quantité introduite (quantité pesée) dans la solution de référence

Résultats = quantité mesurée par la courbe de calibration (fonction de réponse)


L’intervalle de dosage

l’intervalle de dosage d’une procédure d’analyse est la région entre les niveaux supérieurs et
inférieurs (ces valeurs incluses) pour lequel il a été démontré que la procédure est appropriée
quant à sa fidélité, sa justesse, son exactitude et sa linéarité, en utilisant la méthode décrite.

Fidélité (angl : Precision) :

mesure la dispersion des résultats, les écarts des résultats par rapport à la moyenne. Erreur
aléatoire. La fidélité exprime l’étroitesse de l’accord (degré de dispersion, coefficient de
variation) entre une série de mesures provenant de multiples prises d’un même échantillon
homogène (résultats d’essai indépendants) dans des conditions prescrites. 3 niveaux : -
répétabilité - fidélité intermédiaire (intra-laboratoire) - reproductibilité (inter-laboratoire)

La répétabilité Répétabilité (angl : repeatability) : Conditions où les résultats d’essai


indépendants sont obtenus par la même méthode, sur des individus d’essai identiques, dans le
même laboratoire, par le même opérateur, utilisant le même équipement et pendant un court
intervalle de temps

La justesse Justesse (angl : Trueness) : est mesurée par le biais (ou le taux de recouvrement
= recovery) entre la valeur supposée « vraie » et la moyenne des résultats. La méthode est
juste si la moyenne des résultats est proche de la valeur « vraie ». Erreur systématique. Biais =
Moyenne des résultats (M) – Valeur « vraie » (µ) Biais relatif (%) = ((M-µ)/µ)*100 =
Recovery (%) -100 Recovery (%) = (M/µ)*100

La robustesse Robustesse : regarder les performances de la méthode en faisant varier


différents paramètres analytiques de la méthode (split ratio…). Etude à part entière qui
nécessite la mise en œuvre de plans expérimentaux (Packett-Burman). Critère plus complet
que la reproductibilité. Idéalement, il faut faire cette étude en fin de validation
matérielle e méthode

1- les matérielles :
Le système chromatographique

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