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La Liberté des Employés/Salariés

Introduction :
À partir des années 1950, le Japon de l’après-guerre est devenu une référence en
matière de travail acharné dans le monde entier.
Dans un premier temps, nous verrons la loi des droits du travail au Japon et en
France, puis, dans un second temps, nous nous pencherons sur les mentalités des
Japonais et des Français sur l’éthique du travail.
Dans notre exposé notre objectif sera de répondre à la question suivante : comment
se fait-il que les employés japonais aient moins de libertés que les employés
français ?

Paragraphe 1 :
Au Japon, un employé sur cinq est victime de surmenage. Pour éviter cela, le 28
mars 2017, le gouvernement met en place une loi, dans laquelle il est dit que
l’horaire de travail moyen prévu est de 40 heures par semaine et 8 heures par jour.
Par mois, 60 heures de travail supplémentaires est autorisé.
Certaines entreprises enfreignent cette loi, provoquant le phénomène « karoshi »,
littéralement traduit par mort par excès de travail ; 20% des entreprises affirment que
leurs employés font plus de 80 heures de travail supplémentaires, et 12% affirment
leur faire faire plus de 100 heures de travail supplémentaires par mois. De plus, le
gouvernement japonais insiste sur le fait que le surmenage est bénéfique pour
l’entreprise. Parallèlement, certains trouvent un emploi à mi-temps car leur salaire ne
suffit pas à payer leur loyer. En cause, la santé des employés est très négligée ;
épuisement, dépression, voire décès, etc.
Les salariés ont en moyenne 18,5 jours de congés au plus d’après la loi, mais la
plupart d’entre eux n’en utilisent que la moitié, le minimum étant de cinq jours par an.
En France, le surmenage est peu présent car premièrement, le chômage est plus
élevé et le nombre d’habitants l’est moins. Deuxièmement, notre état n’encourage
pas les travailleurs au surmenage contrairement au japonais et l’horaire de travail
moyen est de 35 heures par semaine. On remarque donc bien que la loi française
est moins stricte sur ce point.
La loi autorise 20 à 25 heures supplémentaires de travail, beaucoup moins qu’au
Japon, et 2,5 jours de congés par mois avec un congé principal de 12 jours, pour
prendre du repos. On peut donc en conclure que le nombre d’employés victimes de
surmenage est probablement très bas.
Paragraphe 2 :
Au Japon, le respect hiérarchique est fondamentalement présent. Il y est perçu
irrespectueux de contester un service ou une requête venant de son aîné ou
supérieur, ce qui les oblige à faire tout le travail supplémentaire demandé.
Le taux de chômage y est très bas (2,9%) et l’assurance chômage varie entre 50% et
80% du dernier salaire. Mais comme celui d’un employé est déjà minime, répondre
aux besoins primaires en gagnant encore moins est pénible. De plus la nourriture se
périme très vite et il faut donc faire les courses tous les deux à trois jours. Et les prix
des appartements sont très chers donc on peut rapidement être à la rue si l’on n’a
toujours pas de travail.
Il est mal vu de quitter le lieu de travail avant le supérieur (22% des employés
japonais ne quittent pas le lieu de travail pendant plus de 49 heures par semaine) et
de prendre des congés. Ils pensent être fautifs d’en avoir besoin.
Le gouvernement estime que chaque année, 200 décès sont dus à la surcharge de
travail. (Ou plutôt à la pression psychologique de l’absurdité de ce système
dévastateur où les gens se sentent obligés de rester au boulot, tout en sachant qu’ils
ne produisent rien de substantiel. Les cas de suicide liés au travail ne sont pas
même pas pris en compte dans les statistiques, ni les nombreux burn-out.)
Travailler des heures supplémentaires est culturellement vu comme un signe
d’ambition et de loyauté. Prendre du temps pour des loisirs donne des sentiments de
culpabilité. En attaquant à la culture japonaise immorale du travail, le gouvernement
veut également raugmenter le taux de natalité en déclin. Car évidement, les
travailleurs n’ont ni le temps ni l’envie d’avoir des enfants.)
L’éthique du travail au Japon y est exagérément présente malgré les effets pervers
qu’il engendre sur la santé humaine et l’économie du pays.
Un genre de littérature, le kodoku, né du surmenage, romance la solitude des
travailleurs qui ont peu de temps ou peu envie de voir des amis ou de trouver un
partenaire.

Conclusion :
En conclusion, les employés français ont plus de libertés que les employés japonais,
comme on a pu vous le prouver dans ces deux parties, au Japon, la loi du travail est
plus ferme et la mentalité autour de l’éthique du travail est très présente.
Le surmenage conduit à une efficacité gravement réduite, mais la productivité est la
plus forte mondialement en raison des employés nombreux.
La culture japonaise du travail est devenue une menace pour la vie.
 Selon Bloomberg Economics, la productivité dans le secteur des
services/(tertiaire), qui emploie près de 70% des travailleurs, a diminué de
plus de 10% entre 2003 et 2016. (La culture japonaise du travail qui était autrefois un
avantage pour la productivité a donc commencé à avoir un effet pervers. Les heures
supplémentaires sont devenues un substitut pour travailler efficacement et toute une culture a évolué
autour du fait de permettre des heures absurdement longues. Il est toujours considéré impoli
de quitter le bureau avant votre patron et les travailleurs hésitent à le faire avant leurs pairs. Les
magasins de quartier vendent des chemises propres à ceux qui n’ont pas eu la chance de rentrer chez
eux.)

 Les travailleurs japonais n’utilisent en moyenne que 50% des congés annuels
auxquels ils ont droit, soit 8,8 jours par an, soit un pourcentage bien inférieur à
celui des voisins très productifs du Japon, Hong Kong (100%) ou Singapour
(78%).

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