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TRAITEMENT DES EAUX COURANTES

<= Notes sur les pratiques techniques

L’eau potable: elle est prise

En surfaces : lacs, rivières


Dans le sol : nappes souterraines
Dessalement de l’eau de mer (technique rare car coûteuse)

Les eaux souterraines sont souvent de qualité supérieures à celle des eaux de
surfaces, car leur passage à travers différentes couches géologiques constitue une
épuration naturelle. En effet à partir d’une certain profondeur elles ne contiennent
pratiquement plus de substances organiques ni de bactéries ; cependant leur teneur en
substances minérales augmente.

Forage: excavation de faible diamètre dans l’horizon géologique jusqu’à la nappe


recherchée. Une crépine empêche de puiser les fines avec l’eau potable. Les
profondeurs atteintes peuvent être très importantes :

Régions arides en surface, mais possédant des ressources aquifères en


profondeur
En agglomération où la nappe phréatique est souvent pollué
En bordure de mer on doit faire attention à ne pas faire pénétrer l’eau salée dans
les nappes d’eau douces.

Puits maçonnés: fouille circulaire de grand diamètre blindé par une maçonnerie de
briques ou de moellons ou en béton armé. Il s’agit en fait de la technique la plus
ancienne. Ces puits sont généralement équipés à la base d’une couche de graviers
filtrante de graviers à granulométrie variable, soigneusement étudiée pour éviter le
passage des fines.

Station de pompage: lorsque le prélèvement de l’eau de fait en surfaces, rivières ou


lacs, des stations de pompages conduisent l’eau jusqu’aux stations de traitements.
Lorsque l’eau provient de torrents le transport se fait par gravité.

Traitement de l’eau (presque systématique):

Traitement des Eaux souterraines:


Aération: L’aération a pour but d’éliminer le gaz carbonique en excès et d’oxyder
les sels de fer
Filtration : les sels de calcium et de magnésium en excès confèrent à l’eau sa
dureté. On l’adoucit en précipitant ces sels par adjonction de chaux et de soude.
Stérilisation biologique : ajout de chlore et traitement à l’ozone.

Traitement des Eaux de surface: leur traitement est plus complexe, car on doit éliminer
les matières en suspension et détruire les bactéries.

Floculation: on introduit dans l’eau du sulfate d’aluminium qui précipite et entraîne


les fines et une partie des bactéries ; le floc ainsi obtenu est éliminé par filtration.

Distribution de l’eau: on doit avoir une pression d’utilisation suffisante pour obtenir un
débit compatible avec les besoins, en tenant compte des pertes de charges. On a deux
moyens:

Pression hydrostatique naturelle : château d’eau, édifié sur une hauteur naturelle
et dont la capacité et l’altitude se déterminent en fonction de la réserve et de la
pression d’utilisation à obtenir (alimentation par gravité). Lorsque les dénivellations
naturelles sont suffisantes, on met en place des réservoirs enterrés ou semi-
enterrés, car les châteaux d’eaux sont des ouvrages coûteux.
Par surpression artificielle : réservoirs enterrés et surpressés (alimentation par
refoulement), moins coûteux et plus accessibles que réservoirs en hauteurs, mais
tributaires d’une installation dynamique de surpression, donc hors service en cas
de pannes.

On distingue deux types de réseaux:


Réseaux ramifiés: les utilisateurs sont servis les uns après les autres, et le débit de
chaque tronçon ne dépend que de la consommation locale
Réseaux maillés : chaque point de distribution se trouve sur une boucle qui
l’alimente des deux cotés, d’où meilleur équilibrage des pressions et des débits et
meilleure sécurité en cas de défaut sur l’un des tronçons.

Traitement des eaux pluviales (EP):

L’eau de pluie tombant dans la nature n’est pas polluée lors de son écoulement.
L’eau de pluie lessivant les routes, parkings, etc. est souvent chargée
d’hydrocarbures et de débris divers, surtout après une période de sécheresse, et
on doit la traiter sommairement

Le premier réservoir sert à la décantation des produits non flottants, le deuxième à la


récupération des produits flottants, notamment hydrocarbures. L’orifice de séparation
des deux réservoirs se trouve à mi hauteur

Evacuation des eaux pluviales:

Débits à évacuer des terrains: Les évacuateurs d’eaux pluviales sont souvent calculés
pour répondre au débit des orages de fréquence décennale. Pour ne pas
surdimensionner le réseau, on construit souvent des bassins de rétentions des eaux
d’orages, munis d’un système d’évacuation distribuant après l’orage un débit compatible
avec les canalisations existantes.

S<1ha => Q=250l/s/ha sur toute la surface intéressée

S>1ha => on utilise la formule de Caquot :

Dans laquelle:

Q : débit en l/s
I : pente moyenne du parcours de l’eau en m/m
C : coefficient de ruissellement moyen
A : surface en ha du bassin versant
Si le collecteur reçoit les eaux par l’intermédiaire de canalisations élémentaires, la
formule tient compte à la fois du volume retenu par ces canalisations élémentaires et du
retard apporté à l’arrivée des eaux par leur transit dans ces canalisations. La pente I est
à évaluer d’après sa valeur moyenne sur le développement total du parcours de l’eau.

Fossés: les débits de base sont déterminés selon les formules hydrauliques spécifiques.
Pour les ouvrages importants on tient compte des pertes par percolations, d’autant plus
élevées que la hauteur d’eau est plus importante. Les pertes par évaporations sont
négligeables par rapport à celles par percolations. On pourra tenir les valeurs suivantes
comme de bonnes moyennes de percolation:

Evacuations de eaux usées: leur réseau est désormais différents de celui des eaux
pluviales, car elles sont traitées par station d’épuration avant d’être rejetées dans le
milieu naturel (ce système dit séparatif permet d’éviter de surdimensionner inutilement
les installations des stations d’épurations).

Certains réseaux très anciens fonctionnent encore selon le mode unitaire, mais les eaux
sont maintenant amenées à une station d’épuration ; en cas de gros orages elles sont
déversées directement à la rivière au moyen d’un déversoir d’orage, car la station
d’épuration ne pourrait accepter le débit amené par ces égouts.

Certaines eaux industrielles nécessitent des traitements spécifiques avant d’être


rejetées dans les collecteurs d’assainissement.
Calcul des débits des canalisations (DTU 60.11):

Coefficient de simultanéité : dans un immeuble à usage de bureaux ou dans une


usine, les lavabos, douches, toilettes, peuvent fonctionner sans interruption lors de
la sortie du personnel ; certaines machines ne fonctionnent pas simultanément
dans un appartement, etc.
Coefficient correcteur : pour tenir compte du fait que les machines ne fonctionnent
pas en permanence

Les diamètres des canalisations circulaires sont normalisés (NF EN 476, NF P16-100).
Les tuyaux circulaires en BA font l’objet d’une norme particulière: NF P16-341

On considère que l’on a:

Des écoulements pleins pour les eaux pluviales


Des écoulements demi-pleins pour les eaux usées
Ecoulement demi-pleins pour un réseau non séparatif
Ecoulement demi-plein pour les eaux industrielles

Formule de Bazin:

On veillera à ne pas dépasser les vitesses limites d’autocurage et de bonne


conservation des ouvrages :

Vitesses d’autocurage:

>1.0m/s pour les eaux pluviales


>0.9m/s pour les eaux usées

vitesse de bonne conservation des ouvrages : <4m/s


attention: la rugosité des canalisations augmente avec les dépôts sur les parois (ceux-
ci, de plus, diminuent la section mouillée, sans diminuer d’autant le périmètre mouillé).

Les égouts (NF P16-401): on les classes en trois catégories :

I exceptionnellement visitables
II semi visitable
III visitable

Leurs dimensions sont normalisées.

Installations septiques (DTU 64-1 installations d’assainissements individuels):


elles sont utilisées lorsqu’il n’y a pas de station d’épuration et donc que l’usager est
obligé de traiter ses eaux usées avant de les répandre sur son terrain ou de les envoyer
vers le réseau collecteur qui rejette ces eaux vers le milieu hydraulique superficiel
(rivière, mer…)

Pré-traitement: fosse septique toutes eaux collectant toutes les eaux usées de
l’habitation
Traitement: dépend étroitement des caractéristiques des sols ; l’épandage est en
effet le meilleur moyen d’assurer l’épuration et l’évacuation des effluents dans le
sol

L’étude pédologique est destinée à déterminer l’aptitude du sol à l’épuration et à la


dispersion des effluents, à partir de là on détermine la nature du dispositif à mettre en
œuvre.

Fosse toute eaux:


Collecte les eaux
Liquéfie partiellement les matières polluantes
Rétention des matières solides et des déchets flottants (protection de l’épandage
contre un risque de colmatage)
Hauteur d’eau toujours supérieure à 1m
Les gaz générés sont évacués par un extracteur placé au dessus des locaux
habités
Volume minimum : 3000l pour des logements comprenant jusqu’à 5 pièces
principales ; il sera augmenté de 1000l supplémentaires par pièce principale de
plus.

Epandages sous-terrains: lorsque le sol est suffisamment perméable il sert de système


épurateur et comme moyen dispersant. Les tuyaux sont placés horizontalement dans un
ensemble de tranchées, aussi prés de la surface du sol que le permet leur protection (ci.
30centimètres). La surface d’épandage (le fond des tranchées) est fonction de la taille
de l’habitation et de la perméabilité du sol.

Conditions à respecter sur les tuyaux d’épandage:

Diamètre des tuyaux >=100, avec des orifices dont la plus petite dimension est au
moins égale à 5mm
La longueur d’une ligne de tuyau doit être inférieure à 30m
La distance d’axe en axe des tranchées doit au moins être égale à 1.5m

A noter que la surface d’épandage doit être distante d’au moins 3m de la limite de
propriété et des gros arbres, et d’au moins 35m d’un puits d’eau potables.

Lit filtrant vertical non drainé : si le sol a une perméabilité insuffisante ou s’il est
trop perméable (craie), on doit y substituer un matériau plus adapté (sable siliceux
lavé) sur une épaisseur de 0.7m, i.e. épandage en sol reconstitué. Les tuyaux,
munis d’orifices, sont établis en tranchées dans une couche de graviers.

Terre végétale : 0.2m


Feutre
imputrescible perméable
à l’eau et à l’air
Couche de graviers
dans laquelle sont
noyées les canalisations
Couche de sable lavé
de 0.7m minimum
Feutre imputrescible
perméable à l’air et à
l’eau

Lit filtrant drainé à flux vertical : dispositif à prévoir lorsque le sol est inapte à un
épandage naturel et qu’il existe un exutoire pouvant recevoir l’effluent traité ; on
trouve exceptionnellement des lits filtrants drainés à flux horizontal.

Tertre d’infiltration : dispositif exceptionnel à prévoir lorsque :

Sol inapte à un épandage naturel


Il n’existe pas d’exutoire pouvant recevoir l’effluent traité
Et/ou la présence d’une nappe phréatique à été constaté
Autres types de regards:

Regard de branchement: à
mettre en place

Au pied de chaque chute


A chaque changement
de pente ou de direction
des canalisation
A chaque intersection de
canalisations
Tous les 15-20m dans
les sections droites

Regard décanteur: permet de


retenir les matières lourdes
véhiculées par les eaux et
limiter ainsi le risque de
bouchage des canalisations.

Regard siphoïde: permet


d’isoler une partie du réseau
des odeurs. On doit en
prévoir automatiquement :

Avant le raccordement à
l’égout
Chaque fois que les
odeurs des eaux usées
risquent de remonter par
une chute d’eau pluviale

Séparateur à graisse: permet


la rétention des matières
solides et des graisses
contenues dans les eaux
ménagères. Sa capacité est
d’au moins 200l si on
raccorde une cuisine et de
500l si l’on raccorde toutes
les eaux usées.

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