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Ecole Nationale de Commerce et de Gestion

-EL JADIDA-

Tronc Commun , S2, ENCGJ


1ère Année

Prof: Mohamed AKHLAFFOU


Docteur en sciences de gestion
Enseignant Chercheur

2019/2020
Objectif du cours :

• L’économie, n’est pas un objectif intrinsèque, mais un moyen pour :


1- Améliorer le bien être social
2- Apporter des solutions aux problèmes majeurs comme : l’emploi, la pauvreté
et la cohésion sociale.

Son fonctionnement doit, à cet effet, être basé sur des structures qui lui permettent de
profiter au mieux des ressources du pays et des changements de son environnement
national et international.

• L’objectif de ce cours est donc, d’évaluer si les structures


fondamentales de l’économie marocaine lui permettent de
faire face à ces défis.
Objectifs pédagogiques :

• Analyser l'économie du Maroc en donnant à l'étudiant les


moyens de porter un jugement informé sur les principales
questions de l'actualité économique;

• Maîtriser les principaux aspects du contexte économique


national;

• Développer chez l’étudiant une capacité d’analyse.

3
Méthode pédagogique:

• Présentation de l’enseignant et échanges;

• Se confronter à des situations concrètes en analysant


l’actualité économique;

• Mener des recherches documentaires en équipes sur des


thèmes spécifiques.

4
Qu’est-ce Que L’Économie ?

5
Le Maroc…
Une monarchie constitutionnelle , le roi est le chef de l’Etat; c’est celui qui
règne et gouverne.

Au Maroc, on assiste aux trois types de pouvoirs:


oLe pouvoir exécutif: Partagé entre le gouvernement composé des ministres et
secrétaires d'États et le palais;
oLe pouvoir législatif: Partagé entre le gouvernement, et les deux chambres du
parlement ,
• La Chambre des représentants:
• La Chambre des conseillers:
oLe pouvoir judiciaire: La Cour suprême, son rôle est de contrôler la légalité
des décisions.
Chapitre 1 • L’évolution de l’économie du Maroc

• Les réformes et les stratégies


Chapitre 2
sectorielles marocaines

• L’analyse sectorielle de l’économie


Chapitre 3
marocaine

• L’analyse des finances publiques de


Chapitre 4
l’économie marocaine
7
Caractéristiques de l’Economie Marocaine

Les atouts:
• Une richesse humaine : 35,795,289Habitants(2020)
• Urbanisation : 62,17% en 2019 - 29,2% en 1960;
• Une richesse naturelle : le Maroc est le premier
producteur et exportateur au monde de
phosphates;
• Des infrastructures de base;
• Plusieurs secteurs d’activité
8
Caractéristiques de l’Economie Marocaine

• Une économie ouverte et engagée à l’international;

• Une dynamique de renouveau et de développement en


adoptant des réformes structurelles;

• L'économie du Maroc est une économie de marché;

• Plusieurs projets d’envergure.

9
Les contreperformances
• Un pays en voie de développement;
• Une croissance faible et volatile;
• La prépondérance du secteur agricole dont
l’activité est tributaire des aléas climatiques;
• Faible compétitivité du produit marocain à
l’export;
• Faible dynamisme des secteurs hors agriculture;
• La création de l’emploi est insuffisante;
• L’informel prend une ampleur considérable

10
1. Les atouts du modèle économique marocain : Une politique
structurelle ambitieuse
a) La proximité avec le marché intérieur de l’Union Européenne;

b) Stratégie industrielle en faveur d’une montée dans la gamme et


d’une diversification : Le Royaume a lancé depuis 2014 : un plan
d’accélération industrielle. Les premiers résultats ont permis au
Maroc d’hisser la production automobile comme premier secteur
d’entrées de devises. De plus, le Maroc vise une intégration locale
dépassant les 60% en 2020 pour générer de la valeur ajoutée dans
sa production.
Grâce à son attractivité, le Royaume a su attirer des grandes
multinationales, des équipementiers, sous-traitants dans des
domaines divers : aéronautique, automobile, l’offshoring,
l’électronique, le textile, etc.

11
c) Stabilité politique et une politique macroéconomique de stabilité:
La consolidation des finances publiques et une meilleure gestion de
l’endettement conduiraient en effet à une inflexion de la trajectoire
de la dette.
e) Une stratégie de diversification des débouchés à l’export grâce à
sa politique africaine : Face à une zone Euro en perte de
dynamisme, le Maroc est conscient qu’il doit exporter dans des
zones où la demande croît. Ses relations avec l’Afrique et son
adhésion prochaine à la CEDEAO permetteront au Maroc de profiter
de la zone de libre-échange et d’Union Douanière pour écouler ses
produits. L’UE, la Russie, les USA, la Chine, le Brésil et l’Inde sont les
principaux clients du Royaume.

12
f) Une politique de grands travaux pour les infrastructures et un

potentiel touristique : Afin de renforcer son attractivité à


l’international et diminuer les coûts aux échanges, le Maroc a mis
en place une politique de grands travaux.

✓ Cette stratégie a permis de gagner au moins 1 point de croissance


au Maroc sachant que le commerce est une part importante de la
croissance;
✓ Le Maroc dispose d’un potentiel touristique très important (11
millions de touristes/an), toutefois, son potentiel n’est pas
pleinement exploité.

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g) Une auto-suffisance alimentaire et une stratégie énergétique
dynamique : Grâce à la politique des grands barrages et des
méthodes d’irrigation (goutte à goutte, etc), le Maroc a su assurer
une autosuffisance alimentaire.
Premier poste de sorties de devises, les importations d’énergie
représentent plus de 50% des importations du Royaume. La
Stratégie Morocco 2030 pour le renouvelable est une stratégie
ambitieuse qui permettra de réduire, considérablement, le déficit
de la balance commerciale. La part du renouvelable dans le mix
énergétique du Maroc va atteindre 42% en 2020 et 52% en 2030.
Pour les consommateurs marocains, il s’agit d’une nouvelle
favorable pour leur pouvoir d’achat.

14
2. Les faiblesses du modèle économique
marocain :
• Economie très dépendante des performances du
secteur agricole : la croissance du Royaume devrait
passer de 3,1% en 2018 à 3,7% en 2020. Il faut
interpréter ce taux de croissance comme une
« récession » puisqu’il était en-déca de la croissance
démographique.
• Faiblesse de la productivité et de la compétitivité :
Malgré une stratégie de remontée dans la chaîne de
valeurs et des gains accumulés dans l’automobile, le
Maroc conserve des avantages dans la valeur ajoutée
faible et moyenne : textile, chimie, agro-alimentaire
etc.
15
• Importantes disparités sociales et régionales :
Malgré les efforts déployés au cours des dernières années, notamment
dans le cadre des stratégies sectorielles, en vue d’insuffler plus de
dynamisme aux territoires, les disparités interrégionales en termes de
croissance persistent. En effet, 4 régions sur 12 comptent plus de 60% du
PIB. Il s’agit en l’occurrence de la région de Casablanca Settat qui a réalisé
la part moyenne la plus importante du PIB (26,9%), aux prix courants,
durant la période 2001-2016 suivie par les régions de Rabat Salé Kénitra
(15%), Marrakech Safi (11,6%) et Fès Meknès (10,1%).

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• Inadéquation entre l’offre et la demande de travail :
La structure économique du Maroc est basée sur une
économie à faible et moyenne valeur ajoutée. Les étudiants
marocains sont de plus en plus qualifiés mais la structure
économique n’évolue pas, au même rythme.
• Un développement humain et social à la traîne : La stratégie
d’endettement comme levier de développement a eu des
effets limités sur le domaine social qui a très peu
évolué. Toutefois, le rythme de la réduction de la pauvreté et
de l’analphabétisme est encore insuffisant.
• Un endettement peu productif : Dans de nombreux pays, la
dette est utilisée comme levier de développement. Au Maroc
la dette a favorisé le développement structurel et la stabilité
macroéconomique au détriment du développement social.

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3.Les défis de l’émergence
• Saisir toutes les opportunités offertes par la mondialisation: le
Maroc ne tire pas suffisamment profit des Accords de libre-échange
signés avec divers pays;
• Améliorer la compétitivité et l’offre exportable: Le but étant, à
terme, d’améliorer la productivité du travail en dotant le pays d’un
véritable écosystème de recherche et innovation;
• Réduire les inégalités sociales et spatiales pour assurer la cohésion
nationale et résister aux chocs: La réduction des inégalités est un
impératif économique, social, politique et humain;
• Réussir le chantier de la régionalisation: La régionalisation est un
grand dessein pour le Maroc. Son opérationnalisation selon la
nouvelle Constitution et les modalités de la loi organique vont
introduire des changements considérables sur les plans
institutionnel, politique, social et culturel.
18
l’analyse du
l’explication
mouvement de
l’étude de de ses choix
décolonisation
l’économie économiques
durant les
du Maroc et leur
décennies
origine.
50/60.

19
Les pays ayant accédé à
l’indépendance

par des accords politiques entre les puissances


coloniales et les élites des nouveaux Etats
indépendants et sans luttes armées;

Par luttes armées (Vietnam, colonies


portugaises d’Afrique, Algérie et Afrique du
sud).
20
L’adoption du
Les luttes modèle La priorité
armées pour soviétique et absolue a
l’indépendance son idéologie été
ont été tant sur le accordée à
appuyées alors plan politique l’industrie
par l’Union et lourde
Soviétique. économique

21
Ainsi, beaucoup de pays fraichement indépendants ont
gaspillé leurs maigres ressources pour se doter d’une
industrie lourde.

A titre d’exemple, l’Algérie a multiplié les usines clés


en mains et cette politique a débouché sur une
déconvenue totale.
L’échec de cette politique s’explique par l’inadéquation
du modèle de développement choisi aux spécificités et
aux potentialités de ces pays.

22
Malheureusement, ce choix, qui a été au détriment du
secteur agricole, a donné un secteur industriel
budgétivore et incapable de faire face aux contraintes du
marché dans un univers compétitif et en profondes
mutations.

Qu’en est-il du cas marocain ?

Fort heureusement, le Maroc a échappé au vaste champ


d’expériences d’un modèle de développement qui a
séduit de très nombreux pays de l’hémisphère Sud.

23
Dès le départ, le Maroc a opté ainsi pour l’économie de
marché.

Il n’a pas sacrifié son agriculture. Au contraire, il a utilisé


une partie importante de ses ressources pour construire
des barrages.

Toutefois, le secteur agricole marocain n’arrivait pas à


assurer son autosuffisance alimentaire.

24
Une économie qui se base sur un seul produit est
fragile

le Maroc a relativement diversifié son économie

D’après les dernières statistiques, le secteur primaire


concourt à hauteur de 14% à 16% à la formation du
PIB, la participation du secteur secondaire varie
entre 28% et 30% et celle du secteur tertiaire varie
entre 54% et 57%.
25
26
✓ Aperçu sur l’économie du Maroc pendant le
protectorat

L’avènement du protectorat et les multiples mutations


qu’il va apporter est sans aucun doute un des faits les plus
marquants de l’histoire économique du Maroc contemporain.
Les liens entre l’introduction du capitalisme au Maroc et
le protectorat sont incontestables. Principalement agraire et
artisanal le mode de production du Maroc précolonial, va être
profondément transformé par ce choc étranger.
Dans cette optique, les grands travaux lancés au cours de
cette période par les autorités coloniales vont contribuer au
renforcement de la segmentation de l’économie marocaine.

27
• La mise en place de l’infrastructure
La mise en place d’un système d’infrastructures physique est
primordiale dans tout pays capitaliste. Le Maroc ne dérogera pas à
cette règle et son équipement par la colonisation se fera au pas de
charge pour accélérer l’exploitation de ses ressources.
La première ligne de chemin de fer se fera entre Fès et Tanger,
à la suite d’un accord passé entre la France et l’Espagne. La
Compagnie franco-espagnole du Tanger-Fès fut constituée en juin
1916. En juin 1923, s’ouvrit la section Meknès-Sidi Kacem, en
octobre la section Meknès-Fès; la section Sidi Kacem-Tanger était
progressivement livrée à la circulation de 1925 à 1927. Les
travaux des Espagnols étaient longtemps retardés par la guerre du
Rif menée par Abd-el-Krim El Khattabi, mais en 1926, la voie
était successivement raccordée.

28
L’ensemble avait une longueur de 310 km, dont 204 en zone
française, 91 en zone espagnole, 15 en zone tangéroise. Et, dès 1926,
la ligne transportait 777.000 voyageurs. Les lignes de chemins de fer
vont atteindre le nombre de 8 avec 1.397 km de voie en 1935, avec
comme axe stratégique Marrakech-Casablanca-Rabat-Fès-Oujda avec
des antennes minières pour le transport des phosphates, le manganèse
et le charbon et une antenne internationale Fès-Tanger du fait du statut
de cette dernière. La majorité des lignes étaient dès leur création
électrifiées du fait de la pauvreté du Maroc en énergies fossiles. Elles
étaient exploitées par 3 concessionnaires dont la plus importante était
les chemins de fer du Maroc (CFM). Filiale de la banque Paribas, la
CFM profitait des conditions fixées par les termes de concession pour
faire des bénéfices très importants. Ainsi, l’Etat chérifien devait payer
à CFM 90% des frais d’établissement, le montant des amortissements,
la couverture du déficit d’exploitation, la garantie des obligations
émises… Les bénéfices de CFM ont pu atteindre dans la meilleure
année d’exploitation en 1951 jusqu’à 76,404 millions de Francs.
29
Il en va de même pour les routes. Dès 1920, le Maroc disposait
de 1.400 km de routes principales et 1.200 km de routes secondaires.
En 1956, la situation était la suivante: 6.043 km de routes principales
et 4.808 km de route secondaires S’y ajoutaient 6.219 km de chemins
tertiaires. Cet état de fait n’a pas empêché que des régions entières
du Maroc ne disposaient que de route rudimentaire du fait de leur
géologie ou du fait de leur pauvreté économique. Le développement
de routes dans le Maroc utile a permis de développer un secteur du
transport qui réalisait jusqu’à cinq fois le chiffre d’affaires réalisé par
les chemins de fer pour les voyageurs et 2 fois plus pour les
marchandises. L’un des principaux acteurs de ce transport est la
Compagnie auxiliaire de transport marocain la CTM qui constituait
une partie importante de l’Omnium Nord Africain ONA et qui va
elle-même (la CTM) tomber dans l’escarcelle de la CFM et Paribas.

30
Outre les transports terrestres, le transport maritime n’a pas été
en reste. La construction de ports modernes a été ainsi initiée avant
même le protectorat, comme dans le cas des travaux dans le port de
Casablanca, mais connaîtra un net développement dans les années
qui suivent. Plusieurs ports vont ainsi voir le jour, pendant que
d’autres se développent. Entre 1920 et 1955, le volume des
marchandises embarquées dans les principaux ports marocains a été
multiplié par 48 et le volume des marchandises débarquées
multiplié par 8. Le mouvement des marchandises dans les ports
marocains est ainsi passé de 504 milles tonnes en 1920 à 10,643
millions de tonnes en 1955.

31
Les autres équipements réalisés par le Protectorat sont en
relation avec la production de l’énergie. Que ce soit des
centrales thermiques ou la politique des barrages. Ceux-ci
devaient servir aussi à l’irrigation. Mais ni l’irrigation ni la
production électrique n’étaient importants, ce qui levait de
grandes critiques par rapport à la politique des barrages. En
1956, la production hydro électrique atteignait à peine 69
millions de KWh contre 212 millions de KWh de thermique,
et les surfaces irriguées atteignaient à la même date 36.000
hectares, soit à peine le dixième de la surface considérée
comme irrigable. Par contre, le coût des barrages réalisés
s’élève à près de 60 milliards de francs, soit 20% des
investissements publics réalisés dans la période 1949-1956 et
près de 10% de la totalité des dépenses publics d’équipement
du protectorat.
32
NB: Les premières années du protectorat furent marquées
par la création d’Entreprises Publiques. Deux
établissements Publics ont caractérisé le Maroc colonial :
l’Office Chérifien des phosphates (OCP) et le Bureau de
Recherche et Participation Minière (BRPM).

33
✓L’évolution de l’économie du Maroc indépendant

la création de
ses mécanismes
la chute des
internes
investissements,
Après d’accumulation
la fuite des
l’indépendance de capital → le
capitaux
du Maroc en passage d’une
étrangers, l’exode
1956 économie
du milieu rural et
coloniale vers
le chômage
une économie
nationale

34
La phase
• L’Etat comme locomotive
de 1956-
d’investissement
1972

La phase
de 1973- • La politique de marocanisation
1982

La phase de • Le programme d’ajustement


1983-1990 structurel (PAS)

La phase • L’ouverture commerciale du Maroc et


après le PAS la politique de privatisation
35
Section 1- La phase de 1956-1972 : L’Etat comme
locomotive d’investissement

L'Etat comme locomotive de l'investissement

et/ou indirectement par


directement par le biais de
le truchement des
son budget
entreprises publiques

36
la mise en œuvre d’une
Après l’indépendance,
stratégie de la
les investisseurs
multiplication des
français ont fait sortir
entreprises à
leurs capitaux et les
participation maroco-
flux des capitaux
étrangère (le capital
étrangers étaient en
privé national était
diminution
assez faible)

37
Exemples d’opérations d’investissement conjointes avec les capitaux
étrangers

La création de la
Société
Une convention entre
Marocaines de Le La création de
le holding italien (ENI)
Constructions lancement la société de
et l’Etat marocain a
Automobiles de la société textile COFITEX
permis la création de
(SOMACA) (par le de montage avec une
la Société Anonyme
Bureau d’Etudes et de camions contribution de
Marocaine Italienne
de Participations « BERLIET » 65% de capitaux
des Pétroles (SOMIP)
Industrielles BEPI, avec des privés
et la Société Anonyme
l’établissement capitaux marocains et de
Marocaine Italienne de
français SIMCA et français ; 35% de l’Etat.
Raffinage (SAMIR);
l’établissement
italien FIAT) ;

Fournir une garantie aux investisseurs étrangers dans un pays


du Tiers Monde.
38
Exemples d’opérations d’investissement avec les
capitaux étrangers

la société américaine
« Procter et Gamble » qui a
la société « Unilever »
édifié une usine à Ain Sbaâ
(OMO).
(Casablanca) pour produire le
détergent « Tide ».

39
Le traitement du dossier de marocanisation du capital
des entreprises créées durant la période du protectorat.

La « récupération » de l’Etat marocain a édicté


certaines grandes entreprises des dahirs en 1963 et en
publiques ou semi-publiques, 1973 en vue de
comme la société « Energie récupérer des terres à
Electrique du Maroc », la vocation agricole. La
« Société des Chemins de récupération de ces
Fer » par le biais de terres s’est faite aussi
négociations qui se sont par l’indemnisation pour
terminées par des maintenir de bonnes
indemnisations très relations franco-
substantielles. marocaines.
40
Section 2- La phase de 1973-1982 : La politique de
marocanisation

Assurer la facilité de
l'intégration du capital
La mise en place de la marocain dans les
politique de
entreprises dont le
marocanisation en
1973 capital était jusque-là
détenu par des
investisseurs étrangers

41
Veillant au respect des principes de l’économie de
marché, cette politique a cédé la quote-part des
capitaux marocanisés aux marocains.
Toutefois, certaines entités publiques, telles que : la
Société Nationale des Investissements (SNI), la Caisse
de Dépôt et de Gestion (CDG), la Banque Nationale de
Développement Economique (BNDE) et la Société
Nationale des Produits Pétroliers (SNPP), se sont
impliquées dans le processus de marocanisation, à
cause de l’indisponibilité des capitaux locaux.

42
l’Office de développement
la SNI
Industriel (ODI)
• l’outil de marocanisation • la participation à la création de
dans plusieurs secteurs y nouvelles unités industrielles
compris l’industrie en association avec des
investisseurs étrangers,
reprenant ainsi dans une
certaine mesure la stratégie
d’action de son ascendant le
Bureau d’Etudes et de
Participations Industrielles
(BEPI) durant la période 1957 à
1960.

43
Section 3- La phase de 1983-1990 : Le programme
d’ajustement structurel (PAS)

L'Etat a décidé de rétrécir son rôle économique, en tant


que principal investisseur, pour faire place aux
investisseurs privés nationaux et étrangers.

44
Le FMI préconise des programmes d’ajustement
structurels pour les pays

un déficit budgétaire important, un taux


d’inflation élevé, des barrières à la concurrence
extérieure, une forte sensibilité aux chocs
externes (l’envolée du prix du pétrole), etc.

Ces programmes ambitionnent le maintien de la demande globale


à un niveau compatible avec la disponibilité en devises et la
capacité productive du pays afin de lutter contre l'inflation

45
Au début de la décennie 1980, la situation économique et financière du Maroc
s’est caractérisée par une croissance faible avec des taux d’inflation élevés entre
10 et 12%, un endettement extérieur excessif et l’entrée dans le cycle de
rééchelonnement, un niveau quasi nul des avoirs extérieurs, une vulnérabilité des
exportations à l'égard des cours internationaux particulièrement des phosphates
ainsi qu’une conjoncture internationale défavorable caractérisée principalement
par un cours élevé du pétrole.

Le Maroc s'est lancé en Septembre 1983, avec l'appui du Fonds Monétaire


International et de la Banque Mondiale, dans un programme d'ajustement structurel
(la maitrise de la demande intérieure, une mobilisation accrue de l’épargne locale,
la recherche d’une meilleure allocation des ressources, un programme de
restructuration des entreprises publiques, un allégement très sensible de la
protection tarifaire surtout sur les matières premières et les produits
intermédiaires importés non fabriqués localement, une libéralisation progressive
du régime des échanges extérieurs, etc)
46
Section 4- La phase après le PAS: l’ouverture
commerciale du Maroc et la politique de privatisation

La quatrième phase débute avec la "fin officielle" de la


période du PAS et l'adhésion du Maroc à la logique de
l'Organisation Mondiale du Commerce:

• la privatisation d’un certain nombre d’entreprises


publiques déclenchée en 1989 par la promulgation de la
loi n°39-89 et amorcée effectivement à partir de 1993;

• la promulgation de la loi n° 18-95, appelée « Charte


des investissements ».

47
la libéralisation de certains
secteurs, la création de
l’emploi ainsi que
La politique de l’augmentation de la
privatisation liquidité bancaire (le cas de
la privatisation de Maroc
Telecom et de la Régie des
Tabacs).

48
Membre du GATT
depuis 1987 puis de
l’OMC en 1992

la conclusion de plusieurs accords de libre échange, à


savoir : l’accord d’association avec l’Union Européenne de
1996, celui, signé en 1997, avec le groupement des
quatre pays que sont la Suisse, la Norvège, l’Islande et le
Liechtenstein, celui d’Agadir signé en 2002 avec la Tunisie,
l’Egypte et la Jordanie ainsi que les deux accords
bilatéraux signés respectivement en 2004 avec les Etats-
Unis et la Turquie. 49
50
Section 1- La réforme du cadre législatif,
réglementaire et institutionnel de l’investissement

1- La réforme de la politique du commerce extérieur :

Une loi-cadre sur le commerce extérieur, promulguée


en 1992, consacre les grands principes du GATT
(devenu OMC) affirmant le principe de la libéralisation
des importations et précisant les conditions de la
protection nationale.

51
2- Le texte sur la concurrence (la loi n°06-99) :

Ce texte veille au respect du principe de la liberté des prix


(sauf quelques exceptions) et réglemente les pratiques
anticoncurrentielles, particulièrement, en matière
d’ententes et d’abus de positions dominantes.

Le renforcement de la loyauté et de la transparence


commerciale.

52
3- La réforme des Codes de l’Investissement :

Adoptée en 1995, la « Charte de l’Investissement »,


intègre les avantages accordés aux investisseurs dans le
droit commun et supprime certaines procédures
administratives préalables.

53
Les investisseurs étrangers bénéficient des mêmes
avantages que ceux accordés à leurs homologues
nationaux.

Cependant, l’application des articles 17 et 19 de la


Charte de l’Investissement n’est entrée en vigueur
qu’en novembre 2000. Ces deux articles montrent aux
investisseurs les conditions nécessaires pour la
conclusion d’une convention avec l’Etat.

54
4- La réforme fiscale :

La simplification et la Entre 1985 et 1990, la réforme


rationalisation du de son système fiscal: la taxe
système fiscal, la sur la valeur ajoutée (1986),
restructuration et l’impôt sur les sociétés (1988)
l’élargissement de son et l’impôt général sur le revenu
assiette ainsi que (1990)
l’abaissement de la
pression fiscale

55
Schématiquement, les objectifs de la réforme fiscale peuvent être
formulés en 3 termes: le rendement d’abord, l’efficacité ensuite, l’équité
enfin.

− Accroître les recettes sans alourdir la pression fiscale:

les recettes ne pouvant rester indéfiniment inférieures aux dépenses,


leur accroissement apparaît bien être l’objectif premier.

Ainsi l’impôt retrouve-t-il sa fonction originelle et classique: procurer


des ressources financières aux Pouvoirs Publics mais s’y ajoute un objectif
de la politique d’ajustement: « dégager un surplus fiscal permettant de
rembourser la dette extérieure, principalement publique ».

− Aménager les conditions de l’efficacité:

Il s’agit donc de faire en sorte que le système fiscal soit « un


instrument efficace de la politique économique ».

56
− Financer les dépenses redistributives:

Les recommandations du FMI et de la Banque Mondiale insistent sur


le fait que: « dans la pratique, les impôts ne semblent guère être un moyen
de modifier la répartition générale des revenus. Leur rôle important, au plan
de l’équité, est qu’ils fournissent les recettes nécessaires pour payer les
dépenses redistributives, en particulier en vue d’améliorer les conditions
des pauvres ».

57
Les principales composantes de cette réforme ont été les suivantes:

❖ La politique douanière a été sensiblement modifiée dans le sens de la


libéralisation des échanges, l’abaissement des tarifs supérieurs des droits de
douanes, la suppression des taxes à l’exportation…
❖ L’ancienne double taxe sur les produits et les services a été supprimé en
1986 et remplacée par la TVA.
❖ L’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt général sur les revenus (IGR)
institués, respectivement en 1987 et 1990 se sont plus ou moins substitués à
une multitude d’impôts directs sur les cédules. L’abaissement des taux
supérieurs d’imposition a accompagné la recherche d’aménagements de
l’assiette fiscale.

58
❖ Les codes d’investissement sectoriels ont également été partiellement aménagés
en 1988 et en 1996 dans le sens d’une réduction des périodes et de l’ampleur
des exonérations.

→ Le système fiscal marocain

• Les impôts directs

Ils comprennent:
- l’impôt sur le revenu qui frappe l’ensemble des revenus nets de toutes
catégories des personnes physiques: revenus et profits fonciers, bénéfices
industriels et commerciaux, bénéfices agricoles, revenus salariaux et revenus
des capitaux mobiliers.
- l’impôt sur les sociétés: qui frappe les bénéfices réalisés par les sociétés qui se
livrent à des opérations à caractère lucratif.
- Les contributions locales qui servent à alimenter les budgets des communes. Ce
sont: la taxe professionnelle, la taxe d’habitation et la taxe des services
communaux.

59
• Les impôts indirects
Ils frappent les échanges commerciaux et les consommations: TVA,
droits de douane, TIC.

• L’enregistrement:
C’est l’impôt qui frappe les actes et les mutations ou faits juridiques,
à la suite d’une formalité qu’on appelle l’enregistrement.

• Le timbre:
C’est une taxe qui frappe les papiers utilisés pour la rédaction des
actes et des écrits.

60
5- Les structures administratives et juridiques :

La « Direction des Investissements Extérieurs »


rattachée au Ministère des Finances et chargée de
la promotion des investissements étrangers (créée
en Octobre 1993)

De nombreux progrès réalisés en matière d’accueil, d’information,


de conseil et d’assistance de l’investisseur étranger ainsi qu’en
matière de l’amélioration de l’image du Maroc à l’extérieur.

61
La Direction des
Investissements L’Agence marocaine de
extérieurs développement des investissements
(créée en (AMDI) (créée en Février 2009)
Octobre 1993)

Le démarchage des investisseurs (nationaux ou étrangers) et la


promotion de la destination Maroc.
Organiser tout type de salons, séminaires, conférences, foires
et manifestations, de nature à promouvoir l’investissement et
en assurer la coordination au niveau national et à l’étranger.

62
16 Centres Régionaux d’Investissement (CRI) ont
été créés en 2002 afin de constituer l’interlocuteur
unique pour les investisseurs et de leur procurer
l’assistance requise au niveau local.
Le CRI
Le guichet d'aide à Le guichet d'aide aux
la création investisseurs qui fournit aux
d'entreprises intéressés toutes les informations
consacré aux nécessaires et propose des solutions
personnes désirant à l'amiable aux différends entre les
créer une entreprise; investisseurs et l'administration.

63
les projets
les projets d'investissements
d'investissements
supérieurs ou égaux à 200
inférieurs à 200 millions
millions de DH
de DH
• Les CRI traitent les • les CRI instruisent le côté
demandes administratif des dossiers et
d'autorisation les soumettent à
administrative pour ces l’approbation de la
projets et préparent les « Commission
actes indispensables à Interministérielle des
leur réalisation. Investissements ».

64
Cette Commission, dont le Secrétariat est assuré par
l’AMDI (Agence Marocaine de Développement des
Investissements), a été instituée en Septembre 1998 sous
la présidence du Premier Ministre. Elle a pour mission
de statuer sur les problèmes bloquant la réalisation des
projets d’investissement, d’agréer des conventions liant
l’Etat à des investisseurs ainsi que de mettre en œuvre
toute mesure susceptible de créer un climat propice aux
investissements.

65
En 2006, le Comité National de simplification des Procédures
liées à l’Investissement (CNPI) a été institué.

Sa principale mission est de proposer des mesures de


simplification des procédures administratives.

Le CNPI a élaboré un manuel des procédures liées à


l’investissement dont il assure la mise à jour. Le manuel est
disponible en français, en anglais, en allemand et en arabe.

66
Les « tribunaux de commerce » et les « tribunaux
administratifs » ont été créés respectivement en 1997 et
en 1993.
Les premiers traitent les différends relatifs au
commerce, au monde des affaires et à l’investissement.

Les seconds sont compétents pour juger les recours en


annulation pour excès de pouvoir formés contre les
décisions des autorités administratives ainsi que les
litiges relatifs aux contrats administratifs et aux
dommages causés par les actes ou les activités des
personnes publiques…

67
Section II: Les limites et les perspectives des
réformes engagées :

Certes, les réformes introduites par le Maroc sont très


importantes pour améliorer le climat de l’investissement,
néanmoins elles souffrent des contraintes et facteurs
limitatifs suivants :

- Insuffisance des infrastructures d’accueil et des


équipements nécessaires ;

68
- lenteur des services administratifs liés à
l’investissement ;

- attentisme suscité par le décalage entre la


promulgation des textes et leur mise en application.

69
* De plus, les entrées des IDE au Maroc ne touchent
pas tout le territoire.

La montée des inégalités régionales.

70
Les articles 17 et 19 de la loi cadre qui accorde des
avantages particuliers aux IDE (terrains,
infrastructure, formation) qui sont réalisés dans l'une
des provinces ou préfectures prévues par le décret
susvisé n° 2-98-520 du 30 juin 1998 (Al Hoceima,
Berkane, Boujdour, Chefchaouen, Es-Smara,
Guelmim, Laâyoune, Larache, Nador, Oued-
Eddahab, Oujda-Angad, Tanger-Asilah, Fahs-Bni-
Makada, Tan-Tan, Taouante, Taourirt, Tata, Tétouan,
Jerada) n'ont pas suscité un changement sensible
dans l'orientation des investissements

71
*Il est indispensable de se baser sur les axes
d’intervention ci-après :
- la poursuite d’une approche promotionnelle de type
« marketing de pays » présentant le Maroc, d’une façon
objective, en tant que site favorable auprès de groupes
cibles d’investisseurs étrangers;

- la mise en place d’un réseau informatisé de promotion


d’investissement et d’appui aux créateurs d’entreprises,
connectant toutes les cellules de promotion
d’investissement à l’échelle nationale ;

72
- la synergie des compétences et des structures
appropriées, à travers la concertation et la
complémentarité entre les intervenants dans le domaine
de l’investissement, pour créer un climat propice à
l’investissement, etc.

73
Chapitre 3 - Les réformes et les stratégies
sectorielles de l’économie marocaine

74
1- Plan Maroc Vert

Avril 2008, le ministre de l’agriculture, à la veille de


l’ouverture du Salon international de l’agriculture au Maroc,
a dévoilé le Plan Maroc Vert (PMV) lors des premières
assises nationales de l’agriculture.

75
Le PMV est arrivé à la fin d’une décennie qui n’a pas été
reluisante pour notre agriculture. Sur la période 1999-2009, le
Maroc a connu six saisons de sécheresse.

Il convient de noter qu’avant l’arrivée du PMV, le Maroc a


décidé (en 2004) la cession des terres des sociétés Etatiques,
Sodea et Sogeta.

76
Outre cette opération de grande envergure, la décennie 1999-
2008 a connu également quelques plans sectoriels dédiés à des
filières spécifiques comme le plan sucrier qui, bien qu’ancien, a
été véritablement ressuscité, depuis que Cosumar a mis en
place une politique plus volontariste pour le développement de
l’amont agricole.

Il y avait également des accords passés avec quelques filières


comme celle des agrumes, du lait ou encore des viandes
rouges.

77
Parmi les succès, on peut relever la réforme de la filière d’élevage
de volaille qui a permis aujourd’hui la mise à niveau de la quasi-
totalité des exploitations au Maroc.

78
Les piliers du PMV:

Pilier I: le développement accéléré d’une agriculture


moderne et compétitive
Son objectif: développer une agriculture performante
et adaptée aux règles du marché
Ses projets: la réalisation de 700 à 900 projets avec
150 Mds DH.

79
Pilier II: l’accompagnement solidaire de la petite
agriculture

Son objectif: Mettre à niveau des acteurs agricoles


fragiles et lutter contre la pauvreté rurale.
Ses projets: la réalisation de 300 à 400 projets avec
un investissement de 15-20 Mds DH. Ces projets
regroupent les projets de reconversion, ceux
d’intensification et ceux de diversification.

80
Les objectifs du PMV:

• 10 milliards de DH d’investissement par an sur une durée de


dix ans devant générer un PIB additionnel de 100 milliards
DH ;

• la création de 1 à 1,5 million d’emplois;

• l’amélioration des revenus des agriculteurs avec la


multiplication par le double, voire par le triple des revenus
d’environ 3 millions de ruraux.

81
Le PMV:

• Les régions: 16 plans agricoles régionaux ;

• Les filières: Entre 2008 et 2017, 20 contrats-programmes de


filières ont été signés entre le gouvernement et les
organisations professionnelles. Leurs objectifs est de
développer les principales filières à l’horizon 2020.

82
2 - La Vision 2015 pour le développement de l’Artisanat

Le Ministère de l’artisanat s’est muni depuis Mai 2005 d’une


stratégie visant le développement et la promotion du secteur de
l’artisanat à l’horizon 2015.

La vision 2015 vise en premier lieu la création d’emplois


supplémentaires. Elle vise au même temps la revalorisation du secteur
qui représente un vecteur important de développement économique et
social. D’autre part cette vision cherche à illustrer le nouveau rôle de
l’administration qui doit passer d’une administration de gestion à une
administration de développement.

83
– Vision et objectifs stratégiques de la vision 2015

Conscient de l’importance de la vitalité de ce


secteur non seulement pour les activités génératrices
de revenus, mais également pour l’emploi des jeunes
générations, le gouvernement marocain a mis en place
une stratégie volontariste baptisée «Vision 2015».
Outre son ambition de créer un tissu d’entreprises
dynamiques, la Vision 2015 vise à augmenter le
chiffre d’affaires du secteur, à multiplier le volume
des exportations directes et indirectes, à réhabiliter le
métier d’artisan et à créer 115 000 emplois.

84
• Création d’emplois additionnels
La vision 2015 érige la création d’emplois en
priorité majeure. La réalisation de cet objectif passe
essentiellement par une augmentation significative du
volume d’activité du secteur.
• Amélioration du chiffre d’affaire
La vision 2015 vise l’amélioration du chiffre
d’affaire du secteur essentiellement à travers :
− La réalisation du potentiel à l’export avec une focalisation
sur les marchés européens de proximité
− Le développement des ventes aux touristes
− L’amélioration du chiffre d’affaire avec les nationaux

85
• Adaptation de l’offre
Afin d’améliorer le chiffre d’affaires à la fois à l’export,
avec les touristes et avec les nationaux, l’offre proposée par le
secteur doit être adaptée sur plusieurs axes :
Quantité
Afin de satisfaire la forte demande adressée aux produits
artisanaux marocains à fort contenu culturel, les quantités
produites doivent être augmentées de manière rationnelle pour
répondre à la demande.
Ainsi, il serait indispensable de structurer et développer le
tissu productif artisanal en optimisant les modes et techniques
de production et d’investir dans des capacités de production
plus importantes.
Toutefois l’augmentation des volumes fabriqués doit
s’accompagner d’une gestion optimale des cycles de vie des
produits dans les différents marchés. 86
Qualité
Une attention particulière doit être accordée à la
qualité du produit. Ainsi, le produit artisanal doit être
de bonne qualité en termes de matières premières
utilisées, de fabrication et de finition des produits.
De même, il est indispensable de veiller à la
conformité des produits artisanaux aux standards de
qualité, en termes de normes de sécurité, du respect
de l’environnement et de l’emballage adéquat

87
Authenticité et design
La clientèle intéressée par les produits artisanaux
marocains recherche des objets représentatifs de la
culture, de l’art de vivre et de la civilisation
marocaine.
Toutefois, une adaptation permanente du produit
artisanal aux goûts et à la demande de l’ensemble des
catégories d’acheteurs et de consommateurs
marocains et étrangers doit être prévue. Pour cela, le
design du produit artisanal doit être en permanence
actualisé et adapté aux goûts du moment en détectant,
voire en anticipant, les tendances.
Optimisation de la distribution

88
• Réhabilitation du métier d’artisan
Les artisans connaissent beaucoup de difficultés à
tous les niveaux : leurs revenus sont insuffisants, l’emploi
est précaire et leur savoir-faire n’est suffisamment pas
reconnu.
Le métier d’artisan doit garantir un revenu suffisant
permettant de vivre dans des conditions respectables, les
conditions de travail doivent être à la hauteur de celles
existant dans d’autres secteurs d’activité, notamment en
matière de sécurité et de protection, les voies d’accès et
de progression dans ce métier doivent être d’avantage
professionnalisées, à la fois clairement définies et
facilement accessibles et le secteur doit véhiculer une
image positive et dynamique.

89
3- Le Plan Emergence en 2005, le pacte de décollage
industriel en 2009 et le Plan d’accélération
industrielle 2014-2020

90
Le Plan
Emergence
2005

L’offshoring, l’automobile,
l’aéronautique, l’électronique de
spécialité, l’agroalimentaire, les
produits de la mer et textile.
91
L’objectif du Plan Emergence:

Le plan Emergence devrait générer, à terme, 90 milliards de


dirhams de PIB supplémentaires par an (soit 1.6 point de
croissance de plus par an) et aboutir à la création de 440000
emplois.

92
Le PNEI en
2009

L’offshoring, l’automobile,
l’aéronautique, l’électronique,
l’agroalimentaire et le textile-cuir.

93
Les objectifs du Pacte National pour l’Emergence
Industrielle:
• La création d’emplois industriels pérennes et la réduction du
chômage urbain: 220000 nouveaux emplois ;
• L’augmentation du PIB industriel de 50 Mds DH
additionnels;
• La réduction du déficit commercial en générant un volume
supplémentaire d’exportations de 95 Mds DH;
• L’appui à l’investissement industriel (aménagement du
territoire avec la création des parcs industriels intégrés);
94
Le Plan d’accélération industrielle 2014-2020, qui s’inscrit
dans la lignée du Plan Emergence, a pour but d’assigner au
secteur les objectifs généraux suivants, à l’horizon 2020 :
✓ La création d’un demi-million d’emplois, pour moitié
provenant des IDE, et pour moitié provenant du tissu industriel
national rénové.
✓ L’accroissement de la part industrielle dans le PIB de 9
points, passant de 14% à 23% en 2020.

95
3- Vision 2010 et Vision 2020

Durant les deux dernières décennies, le Maroc a lancé


deux visons pour dynamiser le secteur du tourisme et
l’ériger en vecteur de croissance et de développement,
à savoir : la Vision 2010 et la Vision 2020.

96
Section 3- Les réformes à caractère social

1- Le développement humain

L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) a


été lancée le 18 mai 2005.

Cette initiative a alloué un budget spécial de 10 milliards DH pour


améliorer les indicateurs de développement humain dans les
provinces, villes, communes et quartiers les plus défavorisés.

97
• la réduction de la pauvreté ;

• la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale ;

• les actions de soutien aux activités génératrices de revenus ;

• l’amélioration des conditions d’accès aux services et


infrastructures de base (éducation, santé, route, eau et
assainissement, protection de l’environnement, etc.);

• et, enfin, le soutien aux personnes en grande vulnérabilité ;

98
Le premier projet:

Le 7 septembre 2005, le premier projet portant le label INDH a


été inauguré par le souverain à Fnideq et une première tranche de
250 MDH a été engagée, durant le deuxième semestre de 2005,
pour financer les projets dits prioritaires.

99
Les budgets alloués aux projets INDH sont financés par
l’Etat, les collectivités locales, les ONG et surtout des
donateurs comme la Banque Mondiale, le Millenium
Challenge Corporation (MCC), la banque allemande
KfW, l’Union européenne et autres pays.

100
L’INDH a-t-elle véritablement atteint les objectifs
assignés, à savoir : la lutte contre la pauvreté et
l’amélioration des indicateurs de développement
humain dans les 400 communes et 260 quartiers
ciblés ? Les projets financés ont-ils eu l’impact
recherché ?

101
Le gouvernement a fait preuve de transparence en
matière de gestion des fonds alloués à L’INDH. En
effet, des rapports annuels d’audits réalisés par le
ministère de l’intérieur et celui des finances sont
rendus publics.
Il faudrait à présent penser à évaluer le programme
et voir si la pauvreté a bien reculé dans les régions qui
en ont bénéficié.

102
2- La Caisse de Compensation

La caisse de compensation est un établissement public marocain


créé en 1941, dans le but de subventionner les prix des produits de
base (farine, gaz, pain…) pour maintenir le pouvoir d'achat des
citoyens.

103
Au lendemain de l’Indépendance, la Caisse de
compensation a servi de régulateur pour des produits très
divers. Sucre, huile, farine, lait et dérivé, ciment, engrais,
produits pétroliers ont tous bénéficié de l’intervention de
l’organe.

104
Les années 80 et 90 ont connu un processus de
libéralisation de l’importation de plusieurs produits et
l’abandon de la subvention du lait et du beurre.

Un processus dont le tournant a été l’année 1995, année


pendant laquelle l’Etat a ouvert les portes de
l’importation, de la part des opérateurs privés, aux
produits oléagineux, au sucre et au pétrole.

105
C’est à cette date que l’indexation du prix des produits pétroliers
a été mise en place, sur recommandation de la Banque Mondiale.

L’indexation est un système qui permet, suivant une formule de


calcul basée sur la moyenne des cotations des produits pétroliers
sur le marché, de répercuter d’une manière automatique les
variations en hausse ou en baisse du prix du pétrole brut sur le
prix de vente au consommateur final.

106
Cette indexation a été suspendue en Septembre 2000.

En 2000, rassuré par la stabilité à l’international des prix de


produits oléagineux, l’Etat a pris la décision de laisser tomber la
subvention de l’huile de table.

Au cours des années suivantes, le Maroc a continué de soutenir


les prix du carburant, du sucre, de la farine nationale de blé
tendre, du butane et du fuel industriel.

107
C’est surtout la flambée du cours du pétrole qui pesait
lourdement sur la caisse de compensation.
Pour les produits pétroliers, l’Etat a déboursé 7.4 Mds
DH en 2009, 24.3 Mds DH en 2010, 43.5 Mds DH en
2011, 48.2 Mds DH en 2012 et 38.8 Mds DH en
2013.

108
Certes, l’indexation du prix des produits pétroliers n’a pas été
réactivée lorsque le cours du baril a connu une courbe ascendante,
jusqu’à l’été 2008, au cours duquel il a atteint les 147 dollars.

Néanmoins, elle a été réactivée par l’actuel gouvernement, sur


recommandation du FMI qui a accordé une ligne de précaution et
de liquidité de 6,2 milliards de dollars, afin de faire face aux
charges de compensation de ces produits, devenues
exceptionnellement élevées. Un arrêté du chef du gouvernement
créant ce système d’indexation a été publié au Bulletin Officiel
(n°61 82) du 29 août 2013.
109
Depuis la fin de la décennie précédente, la réflexion est
engagée pour remplacer la subvention, dont profitent
riches et pauvres, par un système d’aide directe.

110
3- L’Assurance Maladie Obligatoire de base (AMO)
et le Régime d'Assistance Médicale (RAMED)

S’inscrivant dans le cadre du développement humain et


social, deux régimes de la couverture médicale de base
ont été créés, à savoir : l'Assurance Maladie Obligatoire
de base (AMO) et le Régime d'Assistance Médicale
(RAMED).

111
Le premier est fondé sur les principes et les techniques de
l’assurance sociale au profit des personnes exerçant une activité
lucrative, des titulaires de pension, des anciens résistants et
membres de l’armée de libération et des étudiants.

Le deuxième, RAMED, est fondé sur les principes de


l'assistance sociale et de la solidarité nationale au profit des
démunis.

112
Avec le commencement de l'AMO en 2005, la mise en place
du RAMED en 2011, précédée par une expérience pilote lancée
en 2008 à la région Tadla Azilal, permettra à une population
économiquement démunie de bénéficier d'une couverture
médicale de base qui offrira ainsi la gratuité des soins et
prestations médicalement disponibles dans les hôpitaux publics,
les centres de santé et les services sanitaires relevant de l’Etat
aussi bien en cas d’urgence ou lors de l'hospitalisation.

113
114
Section 1- Les principaux indicateurs de l’économie du
Maroc :

1- Le Produit Intérieur Brut (PIB)

115
Le produit intérieur brut (PIB) est le résultat synthétique de
l'activité nationale de production. Il représente la richesse créée au
cours de la période considérée sur le territoire économique du pays.
Il est obtenu selon trois optiques : production, demande et revenu.

116
Selon l'optique production, le PIB est égal à la somme des
valeurs ajoutées des branches (ou des secteurs institutionnels)
augmenté du montant des impôts nets des subventions sur les
produits.

Il s'obtient, selon l'optique demande, par la différence entre


le total de la demande finale et celui des importations.

Au niveau de l'optique revenu, il correspond à la somme de


la rémunération des facteurs augmentée du montant total des
impôts nets des subventions sur la production et les
importations.
117
Produit Intérieur Brut (prix courants)
2002-08 2009 2010 2011 2012 2013
PIB aux prix courants (En
millions DH) 548 226 732 449 764 031 802 607 827 497 872 791
Total des valeurs ajoutées (En
millions DH) 490 697 653 157 687 722 742 419 767 730 799 405
Secteur primaire 76 598 107 050 105 534 114 866 110 575 132 465
Secteur secondaire 138 354 186 742 204 075 224 556 232 872 228 079
Secteur tertiaire (1) 275 745 359 365 378 113 402 997 424 283 438 861
VA non agricole 414 099 546 107 582 188 627 553 657 155 666 940
Structure par rapport au total
des valeurs ajoutées aux prix
courants (En %)
Secteur primaire 15,6 16,4 15,3 15,5 14,4 16,6
Secteur secondaire 28,2 28,6 29,7 30,2 30,3 28,5
Secteur tertiaire (1) 56,2 55,0 55,0 54,3 55,3 54,9
VA non agricole 84,4 83,6 84,7 84,5 85,6 83,4

Source : Haut Commissariat au


Plan.
(1) Y compris les services non marchands fournis par les administrations publiques

118
Evolution du Produit Intérieur Brut en volume selon les prix de l’année précédente (En %)

Rubriques 2016 2017 2018* 2019**

Valeur ajoutée du secteur Primaire….. -12,5 13,2 3,1 -0,3


Valeurs ajoutées non agricoles................ 2,2 2,8 3,1 3,2
Secteur Secondaire……….….…..………… 1,0 3,1 3,2 3,3
Secteur tertiaire…..………………….….…... 2,9 2,7 3,1 3,1

Valeur ajoutée totale………………….…… 0,1 4,3 3,1 2,7

Impôts et taxes sur produits nets de subventions


(ITS)…………………………..……. 8,8 2,8 3,1 4,2

PIB non agricole (VA +ITS)....................... 3,1 2,8 3,1 3,3

PIB en volume……………………………. 1,1 4,1 3,1 2,9

Variation du prix implicite du PIB…….. 1,4 0,8 1,7 1,3

(*) : Estimations du HCP, (**) : Prévisions établies par le HCP pour 2019.

119
Au cours de la période 2009-2017, les trois principaux éléments
constitutifs du PIB font preuve d’une relative stabilité.

C’est ainsi que le secteur secondaire qui, représentant 29% en


moyenne de la valeur ajoutée totale entre 2009 et 2017, a
enregistré une croissance de 2,2% en moyenne par an. Quant au
secteur tertiaire, qui compte pour 57% en moyenne de la valeur
ajoutée totale, il a progressé de 3,4% en moyenne sur la même
période.
Le tourisme représente alors la plus grande source de revenus.

120
On constate que lorsque le taux de croissance de la valeur ajoutée
du secteur primaire soit négatif, -2,3 % en 2010 et -7,2 % en 2012
et -12.5% en 2016 , le taux de croissance économique atteint des
niveaux très bas par rapport aux taux de croissance économique
enregistrés durant les années pour lesquelles le taux de croissance
de la valeur ajoutée du secteur primaire soit positif.

121
Toutefois, il convient de signaler que la valeur de la contribution
du secteur primaire à la formation du PIB connait des variations
d’une année à l’autre à cause des aléas d’ordre climatique, alors
que les valeurs des contributions des secteurs secondaire et
tertiaire à la formation du PIB connaissent de légères croissances
d’une année à l’autre durant la période 2008-2018.

Il résulte que lorsque la campagne agricole est bonne, l’économie


nationale peut enregistrer un taux de croissance économique
important. Tandis qu’une mauvaise récolte peut se répercuter
négativement sur le taux de croissance économique.

122
Cette situation, qui existait avant la décennie 2000-2009, a poussé
les décideurs marocains d’agir dans le sens de rendre le taux de
croissance économique moins tributaire des aléas climatiques et
réduire la contribution du secteur agricole à la formation du PIB et
non plus la production agricole et l’amélioration de la productivité,
à travers:

• la mise en place d’un plan sectoriel « Plan Maroc Vert » afin de


développer une agriculture moderne et compétitive ;

• le développement du secteur tertiaire qui a connu une


augmentation de sa part dans la formation du PIB durant la
décennie 2008-2018, avec une valeur ajoutée de 57% du PIB,
par rapport à la décennie 90, avec une valeur ajoutée de 38% du
PIB.

123
2- Balance des paiements

La balance des paiements est un état statistique qui retrace sous


une forme comptable l’ensemble des flux d’actifs réels, financiers
et monétaires entre les résidents d’une économie et le reste du
monde au cours d’une période déterminée.

Elle regroupe plusieurs balances partielles : la balance


commerciale, la balance des services, les balances des invisibles,
la balance des transactions courantes et la balance des capitaux.

124
2-1- Le solde de la balance commerciale
La balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des
biens exportés X et la valeur des biens importés M.
En vue d’évaluer la balance commerciale, on utilise :

• Le solde de la balance commerciale (SC), SC=X-M ;

• et le taux de couverture des importations par les exportations

𝐗
(TC), 𝐓𝐂 = 𝐱 𝟏𝟎𝟎.
𝐌

125
Tableau 3- La balance commerciale

MM DH 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

Importations 184,38 210,55 261,29 326,98 263,98 297,96 357,77 357,92 382,90

Exportations 99,27 111,98 125,52 155,74 113,02 149,58 174,99 184,89 183,48

Solde -85,11 -98,57 -135,77 -170,30 -150,96 -148,38 -182,78 -173,03 -199,42

Taux de 53,8 53,2 48,0 47,8 42,8 50,2 48,9 47,8 47,92
couverture (%)

Source : Ministère du commerce extérieur- Office des Changes

126
127
• la balance commerciale du Maroc est déficitaire avec un solde
négatif dont la valeur absolue a connu une tendance haussière
entre 2007 et 2017 et elle a été égale à 188,8 MM DH en 2017.

• les exportations couvrent à peine la moitié des importations


avec un taux de couverture de 56,8 % en 2017.

128
Tableau 4- Principaux produits échangés 2013

Principaux produits exportés en % Principaux produits importés en %


Dérivés de phosphates 15,28 Huile brute de pétrole 9,5
Vêtements confectionnés 10,35 Gas-oils et fuel-oils 9,49
Fils, câbles électriques 9,35 Gas de pétrole et autres hydrocarbures 5,09
Voitures de tourismes 5,22 Matières plastiques 2,97
Phosphates 4,95 Voitures de tourismes 2,44
Préparations et conserves de Blé 2,17
poissons et crustacés 3,27

Autres produits 51,58 Autres produits 68,34

Source : Office de Changes

129
Evolution des importations par principaux produits Evolution des exportations des principaux
secteurs

130
La contribution des échanges extérieurs à la croissance demeure
globalement limitée, compte tenu de la vigueur des importations.
La dynamique soutenue des importations continue d’éponger les
gains enregistrés en termes de relèvement de l’offre exportable.
Entre 2009 et 2017, les exportations ont contribué à hauteur de
1,8 point au taux de croissance économique, en contrepartie, les
importations ont retiré 1,9 point à la croissance du PIB.

131
2-2- La balance des transactions courantes

Tableau 5- Le compte courant

2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

COMPTE COURANT 11 069 15 354 -410 -35 936 -39 874 -35 001 -64 605 -80 717 -66 167

Compte courant / PIB 2,1% 2,7% -0,1% -5,2% -5,4% -4,6% -8,0% -9,8% -7,6%

Appelée aussi balance des opérations courantes, balance courante,


la balance des transactions courantes se compose de la balance
commerciale et de la balance des invisibles.

132
• Un solde négatif de la balance des transactions courantes
révèle que le pays s’endette vis-à-vis de l’extérieur.

• Tandis qu’un solde positif de cette balance révèle que le


pays dégage une épargne qu’il peut placer à l’étranger.

133
Après avoir été excédentaire en 2005 et 2006, le compte de
transactions courantes a enregistré depuis 2007 des déficits qui
n’ont cessé de s’aggraver d’une année à l’autre jusqu’à 2013,
année où le déficit a été de 66167 millions de dirhams. Cette
évolution négative s’explique par la balance commerciale qui est
structurellement déficitaire et qui a enregistré un déficit plus
important durant la période 2007-2013 par rapport à celui
enregistré durant la période 2005-2006, à cause de l’importante
augmentation des importations de 24,1 % par rapport à celle des
exportations de 10,7 % en 2007, alors que ces augmentations
n’étaient respectivement que de 14,2 % et de 12,8 % en 2006.
134
Section 2- Analyse de la structure économique du Maroc

Tableau 6- Produit Intérieur Brut selon les grandes


branches d'activité économique (prix courants)

135
2002-08 2009 2010 2011 2012 2013
PIB aux prix courants (En millions DH) 548 226 732 449 764 031 802 607 827 497 872 791
Total des valeurs ajoutées (En millions DH) 490 697 653 157 687 722 742 419 767 730 799 405
Secteur primaire 76 598 107 050 105 534 114 866 110 575 132 465
Agriculture, chasse et services annexes 70 386 100 757 98 991 106 342 102 572 124 124
Pêche, aquaculture 6 212 6 293 6 543 8 524 8 003 8 341
Secteur secondaire 138 354 186 742 204 075 224 556 232 872 228 079
Industrie d'extraction 14 606 16 925 29 579 41 355 40 343 30 808
Industrie (hors raffinage de pétrole) 77 801 104 004 105 250 114 338 120 694 123 231
Industrie alimentaire et tabac 19 557 30 255 28 676 30 850 35 909 42 679
Industrie du textile et du cuir 16 583 17 670 17 835 17 238 17 309 16 591
Industrie chimique et parachimique 9 138 15 208 15 677 24 060 24 466 21 875
Industrie mécanique, métallurgique et électrique 17 757 20 965 23 113 22 953 23 448 23 105
Autres industries manufacturières 14 765 19 906 19 949 19 237 19 562 18 981
Energie 15 202 20 037 22 161 20 922 21 736 21 207
Raffinage de pétrole et autres produits d'énergie 1 044 1 084 2 799 1 960 1 692 165
Electricité et eau 14 159 18 953 19 362 18 962 20 044 21 042
Bâtiment et travaux publics 30 745 45 776 47 085 47 941 50 099 52 833
Secteur tertiaire (1) 275 745 359 365 378 113 402 997 424 283 438 861
Commerce 59 046 72 054 72 815 76 977 79 824 81 648
Hôtels et restaurants 12 744 16 775 19 446 18 852 19 745 21 838
Transports 19 545 25 795 27 480 28 424 29 158 31 123
Postes et télécommunications 16 793 22 097 23 065 22 473 21 329 18 481
Activités financières et assurances 28 642 40 107 40 595 44 030 46 585 46 983
Immobilier, location et services rendus aux entreprises 61 309 85 169 88 824 93 424 100 208 103 467
Autres services non financiers 7 868 9 502 10 566 10 650 10 912 11 396
Administration publique générale et sécurité sociale 46 719 59 875 62 600 69 611 74 830 77 937
Education, santé et action sociale 47 818 62 293 66 604 75 512 79 902 84 194
Branche fictive -24 739 -34 302 -33 882 -36 956 -38 210 -38 206
VA non agricole 414 099 546 107 582 188 627 553 657 155 666 940
136
Tableau 7- Emploi et valeur ajoutée par secteur
Agriculture Industrie Services
Emploi par secteur (en % de l’emploi total) 39,2 21,4 39,3
Valeur ajoutée (en % du PIB) 14,6 29,6 55,8

Source : Banque Mondiale

Les parts des secteurs dans le PIB montrent que l’économie marocaine s’est peu
à peu diversifiée, avec un tourisme qui constitue la plus grande source de
revenus.

Chacun des secteurs de l’agriculture et des services occupe 39 % de la


population active, alors que la part de l’industrie dans l’emploi s’élève à 21%.

Toutefois, c’est la production industrielle qui revêt une place importante dans les
exportations marocaines (voir supra tableau 4).
137
1- Le secteur primaire

Le secteur agricole est un des principaux secteurs économiques du


pays.
La croissance économique est excessivement dépendante de ce
secteur.
L’Agriculture emploie 39,2% de la population et génère une
valeur ajoutée de 14,6% du PIB.

Le Maroc produit les céréales, la viande, les fruits et les légumes.

138
Selon la campagne agricole, le pays atteint généralement un
niveau d’autosuffisance alimentaire qui se décompose comme
suit:
80% pour la production de céréales, 60% pour le sucre, 35% pour
les huiles comestibles, 100% pour la viande et 85% pour le lait et
les dérivés laitiers.

139
Le secteur agricole marocain comporte deux types d’agriculture :
une agriculture moderne, compétitive, produisant pour
l’exportation et affichant un haut rendement, et une agriculture
traditionnelle.

Toutefois, la première ne représente qu’un petit pourcentage de


l’ensemble du secteur.

140
Outre l’agriculture, la pêche constitue aussi une composante
importante du secteur primaire marocain.

La richesse et la diversité des ressources halieutiques des côtes


marocaines, renforcées par l’expansion remarquable de la
demande mondiale des produits de la mer et la stagnation de la
production mondiale des captures, constituent de grandes
opportunités pour le secteur des pêches et de l’aquaculture au
Maroc.

141
Cependant, le domaine fait face à de multiples contraintes qui
persistent au niveau des différents maillons de la chaîne de valeur
du secteur (difficultés dans la gestion des ressources halieutiques,
appareil de production du domaine à moderniser…).

Ainsi, deux plans ont été conçus et mis en place par le


Département de la Pêche : le « plan Ibhar » destiné à la pêche
côtière et artisanale, le plan Halieutis, destiné au secteur dans son
ensemble, y compris l’aquaculture et la valorisation des produits
de la pêche.

142
Le plan Ibhar a pour objectif le rajeunissement de la flotte de
pêche et l’optimisation de son rendement, l’amélioration de la
sécurité, de la navigation et des conditions de travail et de vie à
bord, le respect des normes internationales de la qualité des
produits.

Le programme prévoit la mise à niveau de la flotte artisanale et


de la flotte côtière, ainsi que leur modernisation.

143
Le plan Halieutis, lancé les 29 et 30 septembre 2009 à l’occasion
de la tenue du Conseil Supérieur Halieutique, vise à développer
une pêche durable et compétitive, à préserver le patrimoine
halieutique et à développer le PIB du secteur.

144
Plusieurs actions inscrites dans le cadre du plan Halieutis ont connu des avancées
encourageantes:

• l’application des plans d’aménagement et la mise en place d’un système de


suivi continu des navires de pêche par satellite (VMS);

• la poursuite du Plan National d’Aménagement du Littoral par


l’achèvement de la construction de six points de débarquement aménagés;

• la poursuite du programme de construction des halles de nouvelle


génération;

• la mise en œuvre d’un programme national de maîtrise de la qualité à


tous les stades de la filière de la pêche.
145
Quant à l’amélioration de la compétitivité des produits de la mer,
des actions stratégiques ont été menées concernant la réalisation
du programme de création de trois pôles de compétitivité
portant sur un investissement de 10,5 milliards de dirhams (pôle
Haliopolis d’Agadir, pôle de Tanger et pôle de Laâyoune).

Ainsi, après la commercialisation de la totalité des lots de la


première tranche du projet Haliopolis d’Agadir (parc d’activité
industrielle et logistique dédié aux produits de la mer), l’année
2013 a connu la signature de contrats de transferts de propriété et
la livraison des lots industriels permettant ainsi aux propriétaires
de ces lots de démarrer leur activité au courant de l’année.
146
2- Le secteur secondaire :

Les branches principales du secteur industriel marocain


sont l’agro-industrie, la chimie/parachimie, l’extraction
minière, les fabrications métalliques, le textile et la confection.

Le secteur secondaire poursuivrait en 2018 sa tendance


haussière réalisant un taux de croissance de 3,2%, maintenant
ainsi sa contribution à 0,8 point à la croissance économique.
147
En effet, les phosphates constituent la richesse principale du
Maroc.

Les mines les plus importantes se trouvent à Khouribga,


Youssoufia, El Gantour et Boucraa.

Le Maroc a ouvert le secteur des phosphates aux investisseurs


étrangers afin de stimuler le développement de l’industrie des
engrais et l’industrie chimique.

148
En outre, l’industrie manufacturière représente 21,4% de
l’emploi total et génère une valeur ajoutée de 29,6% du PIB. Elle
est dominée par le textile, les articles de cuir, la transformation
des aliments, le raffinage de pétrole et le montage électronique.
De nouveaux secteurs offrent un potentiel de croissance élevé, à
savoir : chimie, équipement automobile, informatique,
électronique et industrie aéronautique.

149
Le textile-habillement est l’un des secteurs moteurs de l’industrie
marocaine, représentant à lui seul plus de 40 % de l’emploi
industriel et générant des recettes à l’export avoisinant 30
milliards de dirhams.

Après avoir fortement pâti des effets de la crise en 2008 et 2009,


le secteur a amorcé une reprise en 2010

150
Par ailleurs, le secteur de l’automobile, qui fait l’objet depuis
février 2009 d’une stratégie nationale volontariste dans le cadre
du Pacte National d’Emergence Industrielle, affiche des
performances très encourageantes. Cette dynamique a été
renforcée par l’entrée en production progressive de l’usine
Renault à Tanger en 2012. En effet, ce projet d’envergure a visé,
dans un premier temps, la production de 170 000 véhicules à
partir de 2012 et de 400 000 à l’horizon 2014-15, dont 90 %
destinée à l’exportation.

151
Ces dernières années, l’industrie est concentrée
surtout dans la région côtière entre Casablanca et
Rabat. Tanger se profile de plus en plus comme
capitale industrielle du nord.

152
3- Le secteur tertiaire :

Le secteur tertiaire représente 39,3% de l’emploi


total et génère une valeur ajoutée de 55,8% du PIB. Le
tourisme représente la plus grande source de revenus et
la principale source de devises pour le Maroc (entre 15
et 20% des recettes en devises).

153
Les activités du secteur tertiaire continueraient à soutenir
l’activité économique nationale en 2018, suite notamment à
l’amélioration des activités des services marchands de 3,1%
après 2,6% en 2017. Celles des services non marchands
s’accroitraient au même rythme qu’en 2017 soit 3,1%.
L’évolution des services marchands s’explique en particulier,
par la bonne tenue des activités touristiques et des services
rendus aux entreprises ainsi que par la poursuite de la
tendance haussière des activités du commerce, en liaison avec
le bon comportement des activités agricoles et du commence
extérieur.
154
Toutefois, le tourisme marocain a été affecté par la crise
économique de 2007-2009, de celle la zone euro
amorcée à la fin de 2009 et dans une moindre mesure
par l’instabilité régionale consécutive au « printemps
arabe ».

155
En effet, les recettes touristiques ont enregistré une
baisse en 2008 et en 2009

2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

TOURISME (en Millions de


40 967 52 486 58 674 55 551 52 834 56 422 58 904 57 835 57 579
dirhams)
Variation 17,7% 28,1% 11,8% -5,3% -4,9% 6,8% 4,4% -1,8% -0,4%

en % PIB 7,8% 9,1% 9,5% 8,1% 7,2% 7,4% 7,3% 7,0% 6,6%

156
De même, les difficultés économiques européennes
ont également eu des répercussions sur les transferts
financiers des Marocains résident à l’étranger, ces flux,
qui avaient bien résisté jusque-là, constituant un soutien
important de la consommation des ménages, se sont
contractés durant la période 2008-2009.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Transferts M.R.E (en millions
40 738 47 834 55 001 53 072 50 211 54 387 58 385 58 751 57 850
de dirhams)
Variation 8,9% 17,4% 15,0% -3,5% -5,4% 8,3% 7,4% 0,6% -1,5%
en % PIB 7,7% 8,3% 8,9% 7,7% 6,9% 7,1% 7,3% 7,1% 6,6%

157
Quant au secteur financier, Casablanca est à l’heure
actuelle le plus grand centre financier du Maroc.
Parmi les 25 bourses de valeurs du continent, elle
figurait en 2014 au 4ème rang des places africaines par
la capitalisation derrière Johannesbourg, Le Caire et
Lagos.
A l’heure actuelle, elle occupe le 3ème rang des places
africaines par la capitalisation derrière Johannesbourg et
Le Caire. La place de Lagos occupe le 4ème rang.

158
Les banques et assurances ont enregistré, quant à
eux, des évolutions positives d’une année à l’autre
durant la période 2009-2018, en raison notamment de
la nature de leurs activités et de la réglementation qui
les encadre.

159
L’offshoring est l’une des 7 filières désignées par le Plan
Emergence comme faisant partie des « métiers mondiaux du
Maroc ».

Le Maroc est la première destination offshore d’Afrique.

Les centres d’appels marocains proposent une large gamme de


prestations : assistance technique, relations clientèle, télévente
et services liés aux télécommunications, à la technologie et aux
services financiers.

160
Le secteur de poste et de télécommunication
connaitrait, de son côté, une reprise de 2,8% grâce
notamment au développement du parc internet suite à la
stratégie visant la généralisation de l’accès à internet
haut et très haut débit. Quant au parc de la téléphonie
mobile, il devrait connaitre une saturation, celui de la
téléphonie fixe poursuivrait sa tendance baissière.

161
4- Le secteur informel :

Le Maroc compte aussi un important secteur informel (fraude


fiscale, travail au noir…).

Bien que l’économie informelle revête la fonction de filet social,


elle exerce aussi un frein important sur le développement
économique du pays en raison de la disparition des recettes
fiscales, la fuite des capitaux et la concurrence déloyale.

162
Les pouvoirs publics ont adopté des mesures pour
intégrer les activités informelles dans l’économie
formelle, par exemple dans le secteur des transports et
le commerce.

163
164
L’Etat a des recettes (R) et des dépenses (D).

La différence S=R-D est le solde qui peut être


négatif ou positif.

Quand ce solde soit négatif, on parle de déficit.

En vue de réduire le déficit on peut soit augmenter


les recettes R, soit diminuer les dépenses ou les deux
à la fois.

165
Principaux indicateurs des finances publiques
(En % du PIB sauf indication contraire)

166
Les réformes structurelles déployées par le Maroc au cours de ces dernières
années se sont accompagnées de progrès louables sur les plans économique,
financier et social. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à la conduite
d’une politique budgétaire indexée autant sur les impératifs de la soutenabilité
que sur les priorités du développement économique et social du pays.
Parallèlement à la réforme du système fiscal et celui des subventions, l’entrée en
vigueur de la Loi organique n°130- 13 relative à la Loi de Finances, a insufflé
un élan supplémentaire à la réforme budgétaire, puisqu’elle prescrit une
nouvelle gestion des finances publiques, axée sur la performance et les résultats.

167
Grâce à cet élan réformateur, le profil des finances publiques a été
substantiellement amélioré, comme en témoigne la forte
compression du déficit budgétaire, qui a été allégé de 3 points du
PIB entre 2012 et 2017.

168
Ainsi, les recettes ordinaires sont limitées à 21% du PIB en 2018,
au lieu d’une moyenne de 22,1% entre 2013 et 2017. Ceci est le
résultat essentiellement du repli des recettes fiscales qui
atteindraient 18,7% du PIB et des recettes non fiscales, qui
continueraient d’évoluer sur une tendance baissière pour atteindre
1,9% du PIB en 2018 au lieu d'une moyenne de 2,9% du PIB durant
la période 2013-2017. La baisse des recettes non fiscales serait
attribuable, notamment, au recul des recettes de monopoles et des
dons reçus des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

169
S’agissant des dépenses publiques, l’examen de leur structure
permet de faire ressortir le poids encore significatif des
dépenses ordinaires (78,4% en moyenne entre 2012 et 2017)
par rapport aux dépenses d’investissement.

Pour remédier à cette situation, les mesures adoptées par les


pouvoirs publics ont permis de ramener le ratio la masse
salariale par rapport au PIB à 9,8% en 2017. Notons que
l’introduction du caractère limitatif des crédits de personnel à
partir de la Loi de Finances 2017, dans le cadre du
déploiement de la nouvelle Loi Organique relative à la Loi de
Finances, contribuera davantage à imposer la discipline
budgétaire dans la gestion des charges de personnel de l’Etat.

170
En ce qui concerne les charges de compensation, leur poids dans
le Budget Général de l’Etat s’est repliée de 15 points entre 2012
et 2017. Il y a lieu de souligner que ces charges avaient atteint
leur plus haut niveau en 2011 et 2012 pour représenter 25,1% des
dépenses ordinaires.

Quant aux dépenses d’investissement, elles ont atteint près de 6%


du PIB en moyenne sur la période 2008-2017 contre à peine 4%
entre 2001 et 2007, reflétant l’engagement indéfectible des
pouvoirs publics en faveur du soutien à l’activité économique.

171
Dans ces conditions, le déficit budgétaire s’est orienté
progressivement à la baisse, passant de 6,8% du PIB en 2012 à
3,6% en 2017. En outre, le solde ordinaire est redevenu positif
à partir de 2014, permettant, ainsi, d’entretenir la dynamique
des dépenses d’investissement et de limiter le besoin
d’endettement du Trésor.

Pour couvrir ce déficit, l’Etat fait recours aux emprunts


extérieurs et intérieurs. Ainsi, le taux d’endettement global du
trésor passerait de 65,1% du PIB en 2017 à 65,7% en 2018,
dépassant largement le seuil de 58,1% du PIB enregistré durant
la période 2010-2015. De ce fait, et en tenant compte de la dette
extérieure garantie, le taux de la dette publique globale devrait
s’accentuer davantage pour atteindre 82,6% du PIB en 2018 au
lieu de 82% en 2017 et 81,6% en 2016 et 70,6% en moyenne
durant la période 2010-2015.
172
Les priorités de la Loi de Finances (LF) 2019 portent sur le
renforcement de l’efficacité des politiques sociales, le soutien
à l’investissement national ainsi que la poursuite des grands
chantiers de réforme et des stratégies sectorielles et la
préservation des équilibres macroéconomiques.

La LF 2019 prévoit la poursuite des efforts visant à contenir le


déficit budgétaire dans des proportions soutenables. Ainsi, les
prévisions des recettes et des dépenses pour l’année 2019
devraient se traduire par un déficit budgétaire de l’ordre de
3,7% du PIB hors privatisation.
173
Le rythme de croissance de l’économie marocaine devrait
s’établir en termes réels à 3,2% en 2019 après 3,5% en 2018.
Hors agriculture, le PIB afficherait une progression de 3,3% en
2018 et de 3,8% en 2019. L’exercice de prévision est basé sur
l’hypothèse d’une production céréalière de 70 millions de
quintaux en 2019 contre 103 millions de quintaux en 2018. Ces
prévisions tablent sur un prix moyen du Brent de l’ordre de 70
dollars le baril en 2018 et 2019 et une parité euro-dollar autour
de 1,16 en 2019 et 1,17 en 2018. Quant à la demande étrangère
en volume adressée au Maroc (hors produits de phosphates et
dérivés), elle demeurerait dans l’ensemble soutenue (3,9% en
2019 après 3,6% en 2018 et 5,6% en 2017).

174