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L'Information Grammaticale

Introduction à la syntaxe (suite) : Modes, temps et aspects


Joëlle Tamine-Gardes

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Tamine-Gardes Joëlle. Introduction à la syntaxe (suite) : Modes, temps et aspects. In: L'Information Grammaticale, N. 33,
1987. pp. 37-40.

doi : 10.3406/igram.1987.3309

http://www.persee.fr/doc/igram_0222-9838_1987_num_33_1_3309

Document généré le 27/09/2015


INITIATION LINGUISTIQUE

INTRODUCTION A LA SYNTAXE (suite)


Modes, temps et aspects.

Joëlle GARDES-TAMINE

Avec ce nouvel exposé de syntaxe, nous allons essayer de Une des raisons de cette absence de clarté tient à ce
définir les principales notions attachées au verbe : mode, que, dans l'élaboration de ces catégories, se mêlent des
temps et aspect. Il s'agit d'une question complexe et facteurs de deux ordres, celui de l'énoncé et celui de
confuse, qui a suscité des débats sans fin de terminologie renonciation. Pour définir et étudier ces notions, on
et de contenu et que nous essayerons de simplifier le a en effet besoin de poser trois points : E, l'événement
plus possible. défini par te verbe, R, le repère par rapport auquel se
situe cet événement, et S, le sujet, le locuteur qui
1. Définitions et problèmes : envisage l'événement, qui manifeste préférences et jugements
On commencera par rappeler la définition et qui produit un acte d'énonciation ancré hic et nunc,
morphologique du verbe : il s'agit de la partie du discours à dans son ici et son présent. On a ainsi un axe qui définit
laquelle peuvent être attachées les marques flexionnelles la position de E par rapport à R, et un point en théorie
de personne, de mode, de temps, d'aspect et de voix. extérieur qui fixe ces positions et qui est S :
Toutes ne sont pas représentées dans chaque langue. S S
Ainsi en français, si les marques personnelles sont claires, x x
il n'en va pas de même pour la voix. A supposer même t
qu'elle existe en français (cf. I.G. n° 30 et no 31), elle
n'apparaît pas sous forme de suffixe accolé au thème,
puisque la flexion verbale du pronominal se confond
avec celle de l'actif et que le passif, forme analytique ces
vécu
que
décalageschémas
entre
Eprésent,
est renonciation
soit
représentent
Santérieur,
définit etunsoit
lel'énoncé.
caspostérieur
passé
général.
et Ainsi
un Par
futur,
à dans
Rrapport
: ilcependant
: y a à son
même aux temps simples, n'est pas formellement
différent de certains cas de passés composés actifs :
Je crus longtemps qu'il viendrait
Il est sorti
Cet enfant est sorti tous les jours par sa gardienne. l'événement visé par viendrait est postérieur au repère
indiqué par crus et qui est lui situé dans le passé de S.
Les marques de mode existent sporadiquement au
subjonctif et sont absentes ailleurs. Quant aux morphèmes Des cas particuliers, qui n'en sont pas moins fréquents,
de temps et d'aspect, ils ne se distinguent pas. peuvent se présenter, par exemple lorsque E et R
coincident, et où E est donc simultané à R :
On posera donc qu'en français, un thème verbal peut se
combiner avec des marques de mode, de temps et Je crus qu'il venait
d'aspect, et de personne. On adoptera pour les ou lorsque S et R ne se distinguent pas. C'est alors le
morphèmes de temps et d'aspect la terminologie, empruntée présent de l'énonciation qui constitue le repère, et on
à Damourette et Pichon, et largement répandue, de ne parle plus que de passé et de futur, comme pour je
tiroirs verbaux, la notion de temps du verbe étant à la crus. La place du repère peut donc changer selon les
fois trop restreinte, puisqu'elle ne fait pas allusion à verbes au cours d'une même phrase, alors que S, lui,
l'aspect et trop large, puisqu'elle mêle ce que l'anglais reste fixe et détermine le cadre général de la phrase, le
distingue sous les termes de time et de tense. point d'ancrage de l'énoncé.
La situation est encore plus complexe en ce qui concerne Nous avons jusqu'ici examiné des emplois temporels,
la définition des notions évoquées. Comme l'écrit M. mais il est clair que c'est également S qui détermine les
Gross à propos de l'aspect : "Le problème de l'aspect est modes et les oppose :
[...] avant tout sémantique. Il porte sur la description des
précisions du procès. Traditionnellement, on classe les Il vient
précisions selon trois catégories : le temps, le mode et à Qu'il vienne
l'aspect. Si le temps est devenu une catégorie et les aspects et oppose :
relativement claire (pour certaines langues), il n'en va pas de Il poussa des cris
même pour les deux autres [1980, p. 68]. à II poussait des cris.

mars 1987 37
On est donc obligé, dans l'étude du verbe, de faire ni à proprement parler à un événement, mais seulement à
intervenir des éléments hétérogènes. l'idée d'un événement. On choisira donc ici de ne pas en
faire des modes.
2. Voix, modes, temps et aspects :
Cette question des modes est encore compliquée par le
2.1. Les voix : fait que les tiroirs verbaux qui expriment essentiellement
On ne s'étendra pas sur la voix, qui joue un rôle minime le temps peuvent aussi indiquer une modalité. C'est
en français, et on se contentera de rappeler qu'elle particulièrement net pour le conditionnel et le futur. Et par
concerne la façon dont l'être ou l'objet désigné par le ailleurs, le subjonctif, qui est sans doute le mode le plus
sujet du verbe est engagé dans l'action, selon par net du français, peut être entraîné seulement par la
exemple qu'il est agent ou patient. Elle ne concerne pas construction de la phrase et ne pas vraiment présenter
l'événement lui-même, mais la relation du sujet de l'énoncé de valeur modale. Brunot écrit à ce propos : "Un seul
à cet événement. exemple fera éclater aux yeux les illogismes de l'emploi
des modes : // doute que cela soit vrai exprime un doute;
2.2. Les modes : // ne doute pas que cela ne soit vrai n'en exprime pas. Et
cependant le subjonctif se conserve dans la seconde
Le mode est déterminé par l'attitude du sujet envers phrase comme dans la première" [1936, p. 522]. Il n'y
l'événement, suivant qu'il fait l'objet d'un constat ou a donc pas de correspondance terme à terme entre mode
qu'il est accompagné d'une interprétation ou d'une et modalité.
appréciation. Le mode verbal est un cas particulier des
modalités, qui se définissent "par rapport à une classe 2.3. Les temps :
non marquée de phrases qui expriment de simples
affirmations de fait, neutres quant à l'attitude du locuteur On distingue deux types de chronologie, selon qu'elles
envers ce qu'il est en train de dire" [Lyons, 1970, p. s'établissent à partir du moment de renonciation, ou
235]. Ainsi les phrases interrogatives constituent une d'un repère distinct. La première est ce que l'on appelle
modalité, comme un grand nombre de verbes opérateurs généralement la chronologie absolue : elle distingue le
(cf. I.G. n° 32). Le nombre des modalités varie suivant présent, qui sert de point de référence, le passé et le
les grammairiens et les linguistes. Les uns, s'inspirant de futur, époques qui se déterminent par rapport au
la logique, les réduisent à trois grands groupes, les présent. La deuxième est la chronologie relative. S et R sont
modalités aléthiques qui portent sur la valeur de réalité de la distincts, et c'est à partir de R que l'on place E. C'est ce
proposition (nécessaire, possible, impossible, qui se produit en particulier avec les formes composées
contingent), les modalités épistémiques, qui impliquent un comprenant un imparfait ou un futur : une forme
savoir de S (certain, exclu, plausible, contestable), et comme :
enfin les modalités déontiques, qui impliquent le devoir Il avait d'abord habité Lyon
ou le droit (obligatoire, interdit, permis, facultatif).
D'autres en admettent un plus grand nombre et suppose un repère comme :
n'excluent pas, tels Lyons, les modalités du souhait et de Il habita ensuite Paris
l'intention ni, tel Brunot, celles du sentiment, attente, qui, lui, est situé dans la chronologie absolue. On aura le
espoir, crainte, approbation, ou de la volonté, ordre, schéma suivant :
interdiction, conseil, demande . . . Ainsi le mode
subjonctif est-il souvent celui du souhait, de la volonté et
de l'éventualité. Quant à l'indicatif, en lui-même il n'a
pas de valeur modale, bien qu'il puisse se rencontrer passé futur
dans une proposition qui en présente une, comme les
interrogatives. C'est, dit Lyons, un "mode non-marqué",
un degré zéro. Le mode donc n'est qu'un cas particulier 4^
des modalités.
Chronologie absolue et chronologie relative peuvent
La première difficulté qui se pose lorsqu'on examine les coexister dans un même énoncé :
modes du verbe en français est de savoir quelles sont les Tu te reposeras quand tu seras rentré
formes qui méritent qu'on leur applique cette étiquette.
On a déjà parlé de l'indicatif et du subjonctif. Mais S
comment considérer l'impératif, qui n'a pas de marques
flexionnelles propres puisqu'il utilise celles de l'indicatif passe futur
présent ? On en fera néanmoins un mode, eu égard à sa
forte valeur modale, et à ses emplois syntaxiques E2 E41=JL
particuliers, sans sujet. On a déjà indiqué dans l'I.G. n° 13
pourquoi on considérait le conditionnel comme un Il m'a dit qu'il viendrait
temps et non comme un mode. Reste le cas de l'infinitif que l'on peut représenter de trois façons différentes
et du participe qui, par leurs morphèmes flexionnels et
leur fonction dans la phrase, sortent de la catégorie du S
verbe pour se rapprocher de celle du nom. Il est par
ailleurs difficile de dire qu'ils expriment des modalités passé futur
comme celles que nous avons citées plus haut : en réalité,
ils ne correspondent à aucune énonciation particulière, F.ljTT a

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comme il chante à une construction périphrastique
comme il commence à chanter.
passe futur
On essaiera de ne pas tomber dans les abus
E1,= R Eg terminologiques que dénonce M. Gross, mais on présentera malgré
tout un classement rudimentaire de différents aspects.
S
a. Aspects lexicaux :
passe On s'inspirera de Brunot [1936], de Wilmet [1980] et de
1 Hoepelman / Rohrer [1980]. On distinguera quatre types
de verbes, selon la nature de l'événement auquel ils
renvoient. Si l'on considère en effet qu'un événement
s'inscrit entre un début et une fin, un terminus a quo et un
terminus ad quem, on pourra classer les verbes selon que
ces bornes sont ou non impliquées dans le déroulement.
On obtient ainsi :
0 les verbes d'état ou verbes statifs, qui renvoient à
des procès illimités : être, exister, avoir, connaître ... Ils
se reconnaissent grâce entre autres aux tests suivants :
a. ils sont incompatibles avec être en train de, c'est-à-
dire avec ce que certains appellent aspect progressif :
*Pierre est en train d'être grand.
b. ils ne peuvent s'employer dans aucune construction
qui suppose une volonté :
- impératif : 'Connais ton programme par coeur !
- adverbes : *ll avait délibéremment soif,
-complément à l'infinitif de verbes opérateurs
comme forcer à, ordonner de, etc. : *on lui
ordonna d'avoir soif.
c. ils sont incompatibles avec venir de, qui fait porter
l'attention sur le terminus ad quem :
*Pierre vient de savoir sa leçon.
d. Ils ne peuvent pas être repris par faire :
prochaine)
absolument
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point
[...].
temporelle
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lalesiBEilà: *Pierre sait sa leçon et Jeanne le fait aussi.
e. Vite entraîne un effet de répétition (aspect itératif);
Il a vite soif.
Wilmet représente ces verbes de la façon suivante :
<> les verbes d'activité : ils désignent des actions
qu'on peut continuer indéfiniment et ils se définissent à
partir de leur terminus a quo. Wilmet les représente
ainsi : -» . C'est le cas de verbes comme marcher. On
ne peut pas les combiner avec la mention de l'intervalle
de temps nécessaire à l'accomplissement d'une action :
*Pierre a marché en une heure
mais seulement avec une indication de durée :
Pierre a marché pendant une heure.
On ne peut pas non plus les combiner avec finir de, à
moins de donner à ce verbe opérateur le sens de cesser
de :
*Pierre a fini de marcher.
0 les verbes d'accomplissement qui correspondent
à des actions comprises entre des limites, quelles qu'en
soit la durée, comme sortir. Ils acceptent la mention
d'un laps de temps (-*¦ ) :
Pierre est sorti du labyrinthe en une heure
mais non celle d'une durée :

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*Pierre est sorti du labyrinthe pendant une heure être sur le point de
ou alors l'effet induit est celui de répétition. Leurs commencer à
conséquences peuvent différer selon les temps du verbe. avoir fini de
Hoepelman et Rohrer opposent ainsi : % venir de etc.
Jean peignait un tableau Ce sont elles précisément qui ont souvent servi de tests
qui n'implique pas que le tableau a été terminé, à : pour distinguer les différentes classes de verbes selon
l'aspect inhérent au lexique.
Jean a peint un tableau
qui l'implique. c. Les morphèmes f/exionne/s :
0 les verbes d'achèvement, qui engendrent l'action Bien qu'en français, on l'a déjà dit, l'aspect n'ait pas de
au terminus ad quem : éclater, exploser. . . I -»¦ ) Ils marque propre, les tiroirs verbaux peuvent l'indiquer :
acceptent la périphrase mettre . . . à, ou mieux mettre ainsi le ponctuel peut s'opposer au duratif par la
. . . avant de : distinction du passé simple et de l'imparfait, l'accompli à
l'inaccompli par celle des formes simples et des formes
La bombe a mis deux heures à exploser composées.
Jean a mis deux heures à trouver la solution du
problème Il est clair que tout un jeu de concordances s'établit
mais admettant mal commencera ou cesser de : généralement entre ces différentes façons d'exprimer.
Ainsi, situé dans le passé, le procès d'un verbe
*Jean a commencé à trouver la solution d'accomplissement sera plus volontiers au passé simple :
*Jean a cessé de trouver la solution.
Monsieur Dupont mourut le 31 décemhre
Verbes d'accomplissement et d'achèvement ont en
commun qu'ils renvoient à des événements qu'on ne peut qu'à l'imparfait :
prolonger au-delà de leur terme : une fois que l'on est Le 31 décembre mourait Monsieur Dupont.
sorti, on ne peut plus sortir, pas plus qu'on ne peut
continuer à trouver ce que l'on vient de trouver. Mais Conclusion :
les verbes d'achèvement ont en commun avec les verbes
d'état de ne pas pouvoir se combiner avec un adverbe Les morphèmes flexionnels, les tiroirs verbaux
impliquant une volonté : apparaissent donc chargés de différentes valeurs que le
contexte, en particulier les compléments de phrase ou
*ll a trouvé la solution volontiers (délibérément). les adverbes vont sélectionner. Nous examinerons donc
dans le prochain exposé les valeurs temporelles, modales
Les paramètres contextuels peuvent jouer lors de et aspectuelles qu'ils présentent parfois concuremment.
l'insertion de ces verbes dans l'énoncé (on opposera ainsi
écrire, verbe d'activité, à écrire une lettre, verbe Joëlle GARDES-TAMINE
d'accomplissement) ou du pluriel, sur lequel insiste M. Gross. Université de Provence
Traverser, verbe d'accomplissement, qui est, à moins
d'effet de sens de répétition, incompatible avec pendant : Références :
*Max a traversé la rivière pendant une heure Brunot, F., 1936, La pensée et la langue, Paris, Masson.
le devient avec un sujet pluriel : Gross, M., 1980, "Deux remarques sur l'aspect", in
Les soldats (la troupe) ont traversé la rivière Actes du Colloque La notion d'aspect, Klincksieck,
pendant une heure Paris, 1980.
Hoepelman, J., Rohrer, Ch., 1980, Déjà et encore et les
(exemples de M. Gross, 1980, p. 75). Tout ceci ne fait temps du passé du français, ibidem.
qu'accroître la complexité du problème. Lyons, J., 1970, Linguistique Générale. Introduction à la
linguistique théorique, Paris, Larousse.
b. Les périphrases verbales : Nef, F., 1980, "Maintenant 1 et maintenant 2" :
On désigne sous ce terme des verbes opérateurs (ou des sémantique et pragmatique de "maintenant" temporel et
locutions) qui ne se combinent qu'avec l'infinitif (cf. non temporel, ibidem.
I.G. n° 32) et qui indiquent le début, le déroulement ou Wilmet, M., 1980, "Aspect grammatical, aspect
la fin du procès : sémantique, aspect lexical : un problème de limites",
ibidem.

40 mars 1987

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