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Hypothèse de Riemann

En mathématiques, l'hypothèse de Riemann est une conjecture formulée en 1859


par le mathématicien allemand Bernhard Riemann. Elle dit que les zéros non
triviaux de la fonction zêta de Riemann ont tous pour partie réelle 1/2. Sa
démonstration améliorerait la connaissance de la répartition desnombres premiers.

Cette conjecture constitue l'un des problèmes non résolus les plus importants des
e
mathématiques du début du XXI siècle : elle est l'un des vingt-trois fameux
problèmes de Hilbert proposés en 1900, l'un des sept problèmes du prix du
millénaire et l'un des dix-huit problèmes de Smale. Comme pour les six autres
problèmes du millénaire, l'énoncé exact de la conjecture à démontrer est
1
accompagné d'une description détaillée , fournissant de nombreuses informations
2
sur l'historique du problème, son importance, et l'état des travaux à son sujet ;
Représentation du module de la
beaucoup des remarques informelles de cette page en proviennent.
fonction zêta de Riemann.

Sommaire
La fonction zêta de Riemann
Historique de la conjecture
Tests numériques
Essais de démonstration
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Ouvrages de vulgarisation
Articles connexes
Liens externes

La fonction zêta de Riemann


La fonction zêta de Riemannest définie pour tous lesnombres complexes s de partie réelle strictement supérieure à 1 par

Leonhard Euler l’introduit (sans lui donner de nom) uniquement pour des valeurs réelles de l’argument (mais aussi pour ), en
3
liaison, entre autres, avec sa solution duproblème de Bâle. Il montre qu'elle est donnée par leproduit eulérien

où le produit infini porte sur tous les nombres premiers p, mais ne converge pas forcément: en effet dans le Théorème 7 de son article
Euler donne une démonstration de cette formule pour le cas (tout en notant que ), et il l’établit en général dans
son Théorème 8. C'est ce résultat qui explique l'intérêt de la fonction zêta dans l'étude de la répartition des nombres premiers (Euler

3
3
déduit par exemple du cas , dans le Théorème 19 du même article que la série des inverses des nombres premiers est
divergente). Le résultat reste bien entendu valablelorsque l’argument est complexe.

L'hypothèse de Riemann porte sur les zéros de cette fonction en dehors du domaine de convergence qu'on vient de voir, ce qui peut
sembler n'avoir aucun sens. L'explication tient dans la notion de prolongement analytique : on peut démontrer qu'il existe une
fonction holomorphe unique définie pour tout complexe (différent de 1, où elle présente un pôle simple) et coïncidant avec zêta pour
les valeurs où cette dernière est définie ; on note encoreζ(s) cette nouvelle fonction.
4
L'une des techniques pour construire ce prolongement est la suivante.

Il est d'abord facile de vérifier que, pours de partie réelle > 1, on a :

5
or la série de droite (appeléefonction êta de Dirichlet) converge pour tout s de partie réelle strictement positive .
On prolonge ainsi ζ à tous les s ≠ 1 de partie réelle > 0 (même ceux de la forme1 + 2ikπ/ln(2) avec k entier non
nul, car on montre qu'en ces points, la fonction possède une limite finie).
6
On montre ensuite, pour touts de partie réelle strictement comprise entre 0 et 1, l'identité fonctionnelle

où Γ est la fonction Gamma d'Euler. Il devient alors possible d'utiliser cette formule pour définir zêta pour touts de
partie réelle négative (avecζ(0) = –1/2 par passage à la limite).
On en déduit que les entiers pairs strictement négatifs sont des zéros de zêta (appelés zéros triviaux) et que les zéros non triviaux sont
symétriques par rapport à l'axe Re(s) = 1/2 et sont tous de partie réelle comprise, au sens large, entre 0 et 1 ; cette région du plan
complexe s'appelle la bande critique.
7
De plus, il n'y a aucun zéro sur l'axe Re(s) = 1 (ce résultat est équivalent au théorème des nombres premiers , voir section historique
ci-dessous). Du coup, l'hypothèse de Riemann peut se reformuler ainsi : si 0 < Re(s) < 1 et si s est un zéro de ζ (ou, ce qui revient au
même, de η), alors sa partie réelle vaut 1/2.

Historique de la conjecture
« […] es ist sehr wahrscheinlich, dass alle Wurzeln reell sind. Hiervon wäre allerdings ein strenger Beweis zu
wünschen; ich habe indess die Aufsuchung desselben nach einigen flüchtigen vergeblichen Versuchen vorläufig
bei Seite gelassen, da er für den nächsten Zweck meiner Untersuchung entbehrlich schien.
»

« […] il est fort probable que toutes les racines soient réelles. Bien sûr, une démonstration rigoureuse en serait
souhaitable ; pour le moment, après quelques vagues tentatives restées vaines, j'ai provisoirement mis de côté la
recherche d'une preuve, car elle semble inutile pour l'objectif suivant de mes investigations. »

— énoncé par Riemann de l'hypothèse, dans l'article de 1859 ; Riemann y parle d'une fonction obtenue à partir de
zêta, dont toutes les racines devraient être réelles plutôt que sur la ligne critique.
Riemann mentionna la conjecture, appelée plus tard « hypothèse de Riemann », dans son article paru en 1859, Sur le nombre de
8
nombres premiers inférieurs à une taille donnée (Über die Anzahl der Primzahlen unter einer gegebenen Grösse en allemand) , dans
lequel il donnait une formule explicite pourle nombre de nombres premiersπ(x) inférieurs à un nombre donnéx.

Exposé détaillé de la formule de Riemann

La formule obtenue par Riemann utilise la fonction associée

qui compte les nombres premiers en ajoutant les puissances pn comptées comme 1/n d'un nombre premier. π(x)
peut alors être déduit de cette fonction par
où μ est la fonction de Möbius. La formule devient alors

où la somme est prise sur les zéros non-triviaux ρ de la fonction zêta et où

La somme n'est pas absolument convergente, mais doit être évaluée en prenant les zéros dans l'ordre croissant de
leurs parties imaginaires. La fonction Li du premier terme est la fonction logarithme intégral donnée par la valeur
principale de Cauchy de l'intégrale divergente

Les termes Li(xρ) correspondants aux zéros de zêta demandent un certain soin dans leur définition, car la fonction
Li a des points de branchement en 0 et en 1 ; ils sont définis (pour x>1) par prolongement analytique de la variable
complexe ρ dans la région Re(ρ)>0, autrement dit, on doit les considérer comme valant Ei(ρ ln x), où Ei est
l'Exponentielle intégrale). Les autres termes correspondent aussi à des zéros : le terme dominant Li(x) vient du
pôle en s = 1, considéré comme un zéro de multiplicité −1, et les autres petits termes proviennent des zéros
triviaux.

Cette formule affirme que les zéros de la fonction zêta contrôlent les oscillations des nombres premiers autour de leur position
« attendue ». Riemann savait que les zéros non triviaux de zêta étaient distribués symétriquement autour de l'axe s = ½ + it, et aussi
qu'ils devaient tous être dans la bande critique 0 ≤ Re(s) ≤ 1. Il vérifia que les premiers zéros avaient pour partie réelle exactement
1/2 (ce point sera discuté plus bas ; il s'agit bien d'une démonstration, et non d'un calcul numérique approché) et suggéra qu'ils
pourraient bien être tous sur l'axe de symétrie (la ligne critique) Re(s)=1/2 ; c'est cette conjecture qu'on appelle l'hypothèse de
Riemann.

En 1896, Hadamard et La Vallée-Poussin prouvèrent indépendamment qu'aucun zéro ne pouvait se trouver sur la ligne Re(s) = 1, et
donc que tous les zéros non triviaux devaient se trouver dans l'intérieur de la bande critique 0 < Re(s) < 1. Ceci s'avéra être un
résultat-clé dans la première démonstration complète duthéorème des nombres premiers.

En 1900, Hilbert inclut l'hypothèse de Riemann dans sa célèbre liste de 23 problèmes non résolus : c'est le 8e problème. Il aurait dit à
son propos : « Si je devais me réveiller après avoir dormi pendant mille ans, ma première question serait : l'hypothèse de Riemann a-
9
t-elle été prouvée ? ».

En 1914, Hardy prouva qu'il y a une infinité de zéros sur la droite critique Re(s) = 1/2. Cependant il reste possible qu'il y ait une
infinité de zéros non triviaux ailleurs. Des travaux ultérieurs de Hardy et Littlewood en 1921, puis de Selberg en 1942 ont donné une
estimation de la densité moyenne de zéros sur la droite critique.

Des travaux plus récents se sont focalisés sur le calcul explicite d'endroits où se trouvent beaucoup de zéros (dans l'espoir de trouver
un contre-exemple) et de placer des bornes supérieures sur la proportion de zéros se trouvant ailleurs que sur la droite critique (dans
l'espoir de la réduire à zéro).

L'hypothèse de Riemann est l'un des sept problèmes de Hilbert non encore résolus, et fut d'ailleurs le seul problème de Hilbert choisi
pour figurer dans la liste desproblèmes du prix du millénairede l'institut de mathématiques Clay.

Tests numériques
Dès l'énoncé par Riemann de la conjecture, des calculs numériques des premiers zéros non triviaux de la fonction permirent de la
confirmer (on trouvera dans la table ci-dessous un exposé des divers résultats obtenus). Dans les années 1980, Andrew Odlyzko
s'était spécialisé dans ce type de calcul, et on affirme ainsi généralement que le milliard et demi de zéros calculés par lui vérifient
tous
l'hypothèse de Riemann ; on pourrait penser que cela signifie seulement qu'ils sont positionnés assez près de la droite critique (au
sens où l'imprécision de calcul ne permettrait pas d'exclure qu'ils peuvent y être exactement) ; il n'en est rien, comme on va le voir.
Cependant, si on a une certitude mathématique pour, mettons, les premiers millions de zéros, la complexité (y compris informatique)
des calculs rend plus relative la confiance qu'on peut avoir dans les derniers résultats ; cette question est soigneusement analysée par
Xavier Gourdon 2004 (page 3, et plus précisément section 3.3.1) où il annonce le record de vérification des 1013 premiers zéros (et
des tests statistiques sur des zéros bien plus éloignés encore).

Les méthodes de vérification numérique partent le plus souvent de la remarque selon laquelle la fonction : a
les mêmes zéros que zêta dans la bande critique, et qu'elle est réelle sur la droite critique (à cause de l'équation fonctionnelle vue plus
haut reliant et ). Il est alors facile de montrer l'existence d'au moins un zéro entre deux points de cette droite en
vérifiant numériquement que cette fonction a des signes opposés en ces deux points. En pratique, on utilise la fonction Z (en) de
Hardy et la fonction θ de Riemann-Siegel (en), avec : ; en déterminant de nombreux intervalles dans
lesquels Z change de signe, on montre l'existence du même nombre de zéros sur la ligne critique. Pour contrôler l'hypothèse de
Riemann jusqu'à une partie imaginaireT donnée, il reste à démontrer qu'il n'y a pas d'autres zéros dans cette région ; il suf
fit pour cela
de calculer le nombre total de zéros dans la région en question (le rectangle de sommets 0,1, iT et 1+iT), ce qui peut se faire en
appliquant le théorème des résidus à la fonction 1/ζ (techniquement, le problème d'éventuels zéros doubles fait qu'on utilise en réalité
la fonction ζ'/ζ, même si une autre conjecture est qu'il n'en existe pas) : comme ce nombre doit être entier, un calcul numérique
suffisamment précis de l'intégrale appropriée donne une certitude. La table suivante recense les calculs effectués jusqu'ici (lesquels,
bien sûr, ont tous confirmé l'hypothèse) et donne des indications sur les méthodes utilisées.
Année Nombre de zéros Auteurs et méthodes utilisées
B. Riemann utilise la formule de Riemann-Siegel(non publié, mais cité parSiegel
1859? 3
1932).
J. P. Gram 1903 utilise la formule d'Euler-Maclaurinet découvrit la loi de Gram. Il
1903 15 montre que les 10 zéros de partie imaginaire inférieure à 50 sont sur la droite critique
en calculant la somme des puissances 10-èmes des zérosqu'il a trouvés.

79 (γn ≤ 200) R. J. Backlund 1914 introduit une meilleure méthode de contrôle, en étudiant
1914
l'argument S(T) de la fonction zêta.
J. I. Hutchinson 1925 découvre la première exception à la loi de Gram, au point de
1925 138 (γn ≤ 300)
Gram g126.

E. C. Titchmarsh 1935 utilise la formule de Riemann-Siegel, qui vient d'être


redécouverte, et qui est beaucoup plus rapide que la formule sommatoire d'Euler : il
1935 195
faut environ O(T3/2+ε) étapes pour tester des zéros de partie imaginaire inférieure à
T, alors que la méthode d'Euler-Maclaurin prend environ O( T2+ε) étapes.
E. C. Titchmarsh 1936 et L. J. Comrie sont les derniers à calculer des zéros à la
1936 1041
main.
A. M. Turing 1953 trouve une méthode plus efficace pour contrôler l'absence de
zéros en dehors de la droite critique jusqu'à la hauteurT, en vérifiant que Z a le
signe correct en plusieurs points de Gram consécutifs, et en utilisant le fait queS(T)
1953 1104 est de valeur moyenne 0. Cela ne demande presque aucun calcul supplémentaire,
car le signe de Z aux points de Gram est déjà connu ; cette méthode est toujours la
plus fréquemment utilisée. Ce calcul est le premier à avoir été ef
fectué par un
ordinateur.
D. H. Lehmer 1956 découvre quelques cas de zéros « tout juste » sur la ligne : deux
zéros sont si proches qu'il est difficile de montrer un changement de signe entre eux.
1956 15 000 Ceci est appelé le « phénomène de Lehmer », et se produit pour la première fois aux
zéros de partie imaginaire 7005,063 et 7005,101, qui dif fèrent de seulement 0,04,
alors que l'écart moyen entre d'autres zéros dans cette région est de l'ordre de 1.
1956 25 000 D. H. Lehmer
1958 35 337 N. A. Meller
1966 250 000 R. S. Lehman
1968 3 500 000 Rosser, Yohe et Schoenfeld 1969énoncent la règle de Rosser (voir plus bas).
1977 40 000 000 R. P. Brent (en)

1979 81 000 001 R. P. Brent


1982 200 000 001 R. P. Brent, J. van de Lune, H. te Riele, D. T. Winter
1983 300 000 001 J. van de Lune, H. te Riele
van de Lune, te Riele et Winter 1986donnent des informations statistiques sur la
1986 1 500 000 001 répartition des zéros, et déterminent plusieurs graphes deZ en des points où son
comportement est inattendu.

Quelques zéros à A. M. Odlyzko 1987 calcule, avec une grande précision, un nombre beaucoup plus
1987 de grandes petit de zéros, mais à des hauteursT de l'ordre de 1012, pour tester la conjecture de
hauteurs Montgomery sur les corrélations entre paires de zéros.
Quelques zéros à A. M. Odlyzko 1992 calcule quelques autres zéros à des hauteurs allant jusqu'à
1992 de grandes
1020, accompagnés d'une discussion approfondie des résultats.
hauteurs
2001 10 000 000 000 J. van de Lune (non publié)
2004 900 000 000 000 S. Wedeniwski (ZetaGrid ; informatique répartie)
Xavier Gourdon 2004 et Patrick Demichel utilisent l'algorithme d'Odlyzko-
2004 10 000 000 000 000 Schönhage. Ils vérifient également quelques zéros à des hauteurs bien plus
grandes.
Essais de démonstration
De nombreuses preuves supposées de l'hypothèse de Riemann sont régulièrement proposées, principalement sur Internet, ainsi que
quelques infirmations, souvent le fait de mathématiciens en marge du système universitaire traditionnel. Aucun de ces travaux n'a
pour le moment reçu l'assentiment de la communauté mathématique.
10
Le site du mathématicien britannique Matthew R. Watkins recense quelques-unes de ces supposées preuves — y compris des
« preuves » que l'hypothèse serait fausse —, en plus de quelques parodies.

Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de W ikipédia en anglais intitulé « Riemann hypothesis »
(voir la liste des auteurs).

Notes
1. (en) Enrico Bombieri, « The Riemann Hypothesis» (http://www.claymath.org/sites/default/files/official_problem_desc
ription.pdf).
2. Le texte de Bombieri a été mis à jour en 2004 par Peter Sarnak (en) : Problems of the Millennium: The Riemann
Hypothesis (2004) (http://www.claymath.org/sites/default/files/sarnak_rh_0.pdf), une analyse des travaux récents.
3. Leonhard Euler. Variae observationes circa series infinitas.(http://eulerarchive.maa.org/docs/originals/E072.pdf)
Commentarii academiae scientiarum Petropolitanae 9, 1744, pp. 160-188, Théorèmes 7 et 8.
4. Pour d'autres méthodes, voirFonction zêta de Riemann#Extension àℂ-{1}.
5. Mais si 0 < Re(s) < 1, la convergence (évidemment non absolue) est excessivement lente ; cette série, sous cette
forme, ne permet absolument pas le calcul numérique de zêta ; il est heureusement possible de la transformer grâce
à la formule d'Euler-Maclaurinpour obtenir une convergence rapide.
6. Voir Fonction zêta de Riemann#Relation fonctionnellepour une démonstration de cette identité.
7. (en) Peter Borwein, The Riemann Hypothesis: A Resource for the Afficionado and iVrtuoso Alike, Springer, 2008
(lire en ligne (https://books.google.fr/books?id=Qm1aZA-UwX4C&pg=P A16)), p. 16.
8. Le manuscrit original, sur le site du Clay Institute(http://www.claymath.org/millennium/Riemann_Hypothesis/1859_m
anuscript/), et sa traduction en français par L. Laugel, sur wikisource
.
9. (en) Richard Bellman, A Brief Introduction of Theta Functions (Holt, 1961)p. 33-34
10. (en) Matthew R. Watkins, « proposed (dis)proofs of the Riemann Hypothesis» (http://www.secamlocal.ex.ac.uk/peo
ple/staff/mrwatkin//zeta/RHproofs.htm), sur Exeter University's School of Engineering, Computing and Mathematics
(consulté le 9 janvier 2010)

Références
R. J. Backlund, « Sur les zéros de la fonction ζ(s) de Riemann», CRAS, vol. 158, 1914, p. 1979–1981
(en) X. Gourdon, « The 1013 first zeros of the Riemann zeta function, and zeros computation at very large
height », une version consultable en ligne, octobre 2004, voir aussi (en) Computation of zeros of the zeta function
J. P. Gram, « Note sur les zéros de la fonction ζ(s) de Riemann», Acta Mathematica, vol. 27, 1903, p. 289–304
(DOI 10.1007/BF02421310)
(en) J. I. Hutchinson (en), « On the Roots of the Riemann Zeta-Function», Trans. Amer. Math. Soc., vol. 27,
no 1, 1925, p. 49–60 (DOI 10.2307/1989163, JSTOR 1989163)
(en) D. H. Lehmer, « Extended computation of the Riemann zeta-function», Mathematika. A Journal of Pure and
Applied Mathematics, vol. 3, no 02, 1956, p. 102–108 (DOI 10.1112/S0025579300001753, Math Reviews 0086083)
(en) A. M. Odlyzko, « On the distribution of spacings between zeros of the zeta function», Mathematics of
Computation, vol. 48, no 177, 1987, p. 273–308 (DOI 10.2307/2007890, JSTOR 2007890, Math Reviews 866115)
(en) A. M. Odlyzko, The 1020-th zero of the Riemann zeta function and 175 million of its neighbors
, 1992 (lire en
ligne)
Ce livre non publié décrit l'implémentation de l'algorithme et discute les résultats de façon détaillée.

(en) J. Barkley Rosser, J. M. Yohe et Lowell Schoenfeld (en), « Rigorous computation and the zeros of the
Riemann zeta-function. (With discussion)», Information Processing 68 (Proc. IFIP Congress, Edinburgh, 1968),
Vol. 1: Mathematics, Software, Amsterdam, North-Holland,1969, p. 70–76 (Math Reviews 0258245)
(de) C. L. Siegel, « Über Riemanns Nachlaß zur analytischen Zahlentheorie», Quellen Studien zur Geschichte
der Math. Astron. und Phys. Abt. B: Studien 2
, 1932, p. 45–80 Reprinted in Gesammelte Abhandlungen, V ol. 1.
Berlin: Springer-Verlag, 1966
(en) E. C. Titchmarsh, « The Zeros of the Riemann Zeta-Function», Proceedings of the Royal Society, Series A,
Mathematical and Physical Sciences, vol. 151, no 873, 1935, p. 234–255 (DOI 10.1098/rspa.1935.0146, JSTOR 96545)
(en) E. C. Titchmarsh, « The Zeros of the Riemann Zeta-Function», The Royal Society, vol. 157, no 891, 1936,
p. 261–263 (DOI 10.1098/rspa.1936.0192, JSTOR 96692)
(en) A. M. Turing, « Some calculations of the Riemann zeta-function», Proceedings of the London Mathematical
Society, Third Series, vol. 3, 1953, p. 99–117 (DOI 10.1112/plms/s3-3.1.99, Math Reviews 0055785)
(en) J. van de Lune, H. te Riele et D. T. Winter, « On the zeros of the Riemann zeta function in the critical strip.
IV », Mathematics of Computation, vol. 46, no 174, 1986, p. 667–681 (DOI 10.2307/2008005, JSTOR 2008005, Math
Reviews 829637)

Voir aussi

Bibliographie
(en) Albert E. Ingham, The Distribution of Prime Numbers, Cambridge University Press, Cambridge T
racts in
Mathematics and Mathematical Physics vol. 30,1932. Réimpression 1990, (ISBN 978-0-521-39789-6).
(en) Aleksandar Ivić, The Riemann Zeta Function, John Wiley & Sons, New York, 1985 (ISBN 978-0-471-80634-9)
(Réimpression Dover 2003).
(en) Edward Charles Titchmarsh, The theory of the Riemann zeta-function, The Clarendon Press Oxford
University Press, 1986 (ISBN 978-0-19-853369-6)

Ouvrages de vulgarisation
John Derbyshire (en), Dans la jungle des nombres premiers, Dunod (ISBN 2100500465)
traduction de (en) John Derbyshire, Prime Obsession, Joseph Henry Press, Washington, DC, 2003
(ISBN 978-0-309-08549-6)
(en) Karl Sabbagh, The Riemann Hypothesis: The Greatest Unsolved Problem in Mathematics
, Farrar, Straus
and Giroux, 2003 (ISBN 0-374-52935-3).
Marcus du Sautoy, La Symphonie des nombres premiers, Éditions Héloïse d'Ormesson(ISBN 2-35087-011-1)
Rossana Tazzioli, Riemann, le géomètre de la nature, Belin (ISBN 2842451066)

Articles connexes
Analyse complexe
Hypothèse de Riemann généralisée
Histoire de la fonction zêta de Riemann
Fonction zêta de Riemann
Conjecture de Hilbert-Pólya
Fonction R de Riemann
Fonction zêta locale

Liens externes
(en) « Riemann Hypothesis », sur Clay Mathematics Institute
Michel Balazard, « Un siècle et demi de recherches sur l'hypothèse de Riemann», Gazette des mathématiciens,
vol. 126, 2010, p. 7-24 (lire en ligne)
Gilles Lachaud, « L'hypothèse de Riemann : le Graal des mathématiciens», Les Dossiers de La Recherche,
no 20, août 2005, p. 26-35 (lire en ligne)
Gérard Villemin, « Hypothèse de Riemann», sur Nombres - Curiosités, théorie et usages
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