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DÉTERMINATION DE L’IS &

DÉCOMPTE FISCAL
1
Introduction
Législation comptable obéit aux principes de pertinence et
Divergences entre les 2 disciplines : Comptabilité de fiabilité de l’information financière
& fiscalité Législation fiscale cherche à préserver les intérêts du trésor

NC 24/1998 : modèle de tableau de détermination du résultat (Rt) fiscal à partir du Rt comptable


Obligation prévue par la Loi de Finance (LF) 1998 (art 79): Joindre ce tableau aux déclarations annuelles des Bces

NC 1/2004 : Evolution du modèle


Amélioration du plafond théorique de déduction des provisions (de 30 à 50 %)
Provisions, constituées au titre d’un exercice donné, s’imputent:
- sur le Bce imposable de cet exercice; et
- av. imputation des déficits antérieurs et des amortissements différés

NC 13/2013 suite à la LF compl. 2012 : Nouvelle version du tableau de détermination du résultat (Rt) fiscal
Nouveau principe LF 2012 (art. 37): le déficit reportable ne peut résulter de la déduction des Rev/Bces (exonérés)
Amélioration du plafond théorique de déduction des provisions  déterminé désormais - compte tenu des réintégrations
- compte non tenu la déduction des
Bces exonérés 2
Introduction

NC 26/2016 : Développement du tableau de détermination du Rt fiscal


A1:Tableau pour les Personnes Physiques (PP) & les sté de personnes - A2: Tableau pour les Personnes Morales soumises à l’IS

NC 26/2016 : s’est contentée de la notion de Rt comptable av. impôt comme point de départ pour la
détermination du Rt fiscal
 NC 13/2013 parlait plutôt de Rt comptable ap. modification comptable (Bce net ou perte nette)

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Fiscalité Directe - Chapitre I : Détermination de l’IS & Décompte Fiscal

NC 13/2013 parlait plutôt de Rt


comptable ap. modification
comptable

Résultat comptable4 av. IS


I. Les réintégrations
1ère étape : Réintégration des
charges non déductibles (y
compris les provisions)

2ème étape : Réintégration


produits fiscalisés au cours de
l’année

5
6
3ème étape : Réintégration des
produits non comptabilisés (short
liste)

II. Les déductions


4ème étape : Déduction produits
ordinaires non imposables
(« Famille 1 »)

5ème étape : Déduction charges


fiscalisées au cours de l’année

Résultat fiscal 7
av. déduction des provisions
6ème étape : Déduction des provisions
(Actions cotées, stocks destinés à la vente et
créances litigieuses)

7ème étape: Déduction de la moins


value stock option (abrogée)

Résultat fiscal
Ap. déduction des provisions
& av. déduction des déficits
& des amortissements
8ième étape : Déduction des déficits
& amortissements différés (Selon ordre
d’imputation)

Résultat fiscal
Ap. déduction des déficits

8
9ième étape: Déduction produits
exceptionnels non imposables
(Famille 2)

Résultat fiscal av. déduction


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des bénéfices (exploitation)
10ième étape: Identification des
produits totalement imposables
(2) VI = Rt fiscal av. déduction des Bces
(exploitation) – Bces/gains exceptionnels

Résultat fiscal
ap. déduction des Bces provenant
de l’activité
ième
11 étape: Déduction bénéfices
provenant de l’activité
(1) VII= V - les Bces (exploitation) & les revenus
exceptionnels déductibles
Séparation entre le bénéfice export et le
bénéfice local (y compris les gains totalement
imposables)
ième
13ième étape : Liquidation de l’IS 12 étape : Déduction des réinvestissements P
10
(arrondi du BI au D inférieur, calcul du minimum d’impôt) (abrogé) & F (selon ordre + favorable)
ARCHITECTURE DU DÉCOMPTE FISCAL

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ARCHITECTURE DU DÉCOMPTE FISCAL

Résultat comptable avant IS 9) Déduction produits exceptionnels non imposables


1) Réintégration charges non déductibles Résultat fiscal avant déduction des bénéfices
2) Réintégration produits non comptabilisés (short liste) 10) Identification des produits totalement imposables
3) Réintégration produits fiscalisés au cours de l ’année 11) Déduction bénéfices provenant de l ’activité/export
4) Déduction produits ordinaires non imposables Résultat fiscal après déduction des bénéfices
5) Déduction charges fiscalisées au cours de l ’année
12) Déduction réinvestissements physiques (abrogé) et
Résultat fiscal avant déduction des provisions financiers
6) Déduction des provisions 13) Réintégration 1/5 plus-value fusion, scission ou d’apport
Résultat fiscal après déduction des provisions Résultat fiscal imposable

7) Déduction de la moins value stock option (abrogée)


Résultat fiscal avant déduction des déficits
8) Déduction déficits et amortissements différés
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Résultat fiscal après déduction des déficits
LISTE DES ABRÉVIATIONS
 : différent ou différence E : Etat Prov.* : Provenant
 : profit EF : Etats Financiers Prov. : Provision
 : quelque soit Ese : Entreprise R : Revenus
 : somme Etab. : Etablissement RRR: Rabais, Remises et Ristournes
AI : Assiette Imposable ETE : Entreprise Totalement Exportatrice RS : Retenue à la source
Adm.: Administration Ex. : Exercice Rt : Résultat
Amort. ou amt : Amortissement I : Impôt SA : Société Anonyme
Av. : Avant I*: Intérêt SCA : Société en Commandite par Action
Art: Article ID: Impôts Directs T : Tunisie ou tunisien
Bce : Bénéfice Indep.: Indépendant VM : Valeurs Mobilières
Bciaire : Bénéficiaire IR : Impôt sur les Revenus
c. IRPP/IS: code de l’IRPP et de l’IS IS : Impôt sur les sociétés
CA : Conseil d’Administration K : Capital ou capitaux
CA* : Chiffre d’Affaires Mt : montant
CAC : Commissaire Aux Comptes NC: Note commune
CNDI : Convention Internationale de NCT: Norme Comptable Tunisienne
Non Double Imposition Op. : Opération
CS : Conseil de Surveillance P : Personnes 13
Dét : Détermination Ppal : Principal
RAPPEL DES ANCIENNES MESURES DONNANT LEUR EFFET EN 2020


Exonération des revenus et bénéfices des nouvelles créations d’entreprises pendant 4 ans (LF2019-Art. 13).

2020 est la dernière année d’application du régime de faveur de l’export (0% ou 10%). L’imposition sera au taux de
13.5% ou à 25% selon le secteur à partir de 2021.

Possibilité de réévaluation légale des actifs d’exploitation hors immobilier pour les entreprises industrielles au titre des
revenus et bénéfices de l’exercice 2019 (LF2019-Art. 19) suite à la parution du décret d’application.

Entrée en vigueur au 01 janvier 2020 de la législation concernant les prix de transfert en conformité avec les accords
EPBS de l’OCDE (LF2019-Art. 29 à 35)

Amortissement supplémentaire de 30% au titre de renouvellement d’actif (LF2017, LF2019-Art. 20)
En application de la loi n° 56 du 27 décembre 2018, les entreprises bénéficient d’une déduction supplémentaire (bonification extra-
comptable) au taux de 30% au titre des amortissements des machines, du matériel et des équipements destinés à l’exploitation, à
l’exception des voitures de tourisme autres que celles constituant l’objet de l’exploitation, acquis ou fabriqués localement dans le
cadre d’opérations d’extension ou de renouvellement, de l’assiette de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés dû au titre
de la première année à partir de la date d’acquisition, de fabrication ou de commencement de l’utilisation

Possibilité de déduire de la base imposable de 50% de la plus-value provenant des opérations de cession des actifs
d’exploitation, réalisées après 5 ans de l’acquisition et durant les exercices 2019, 2020 et 2021 (LF2019-Art. 24)
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PLAN - MODALITÉS DE DÉTERMINATION DE L’IS

Les réintégrations  Les charges non déductibles & les produits non comptabilisés
Les déductions  Les produits non imposables & les charges non comptabilisées
Les provisions  Les conditions de déductibilités & le report de déduction
Les déficits  L’ordre d’imputation & les conditions de report
Les bénéfices prov. de l ’activité  Détermination de la quotepart des bénéfices d’exploitation déductible

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LES RÉINTÉGRATIONS –
ETAPE 1: RÉINTÉGRATION DES CHARGES NON
DÉDUCTIBLES

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LES RÉINTÉGRATIONS - RÉINTÉGRATION DES CHARGES NON DÉDUCTIBLES

RAPPEL/ CONDITIONS GÉNÉRALES DE DÉDUCTIBILITÉ DES CHARGES

• Conditions de fond • Conditions de forme

Les charges doivent se rattacher à la Les charges doivent être comptabilisées au


gestion normale de l’exploitation. cours de l’exercice auquel ils se rapportent.

Les charges doivent être engagées dans Les charges doivent être appuyées de
l’intérêt de l’entreprise. justifications suffisantes.

Les charges ne doivent pas être exclues du Les charges doivent être portées sur un état
résultat fiscal par une disposition expresse à joindre à la déclaration annuelle de l’impôt.
de la loi.
Les charges doivent être portées sur la
déclaration de l’employeur.

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LES RÉINTÉGRATIONS - EXEMPLES
IS
Charges ne remplissant pas les conditions particulières de fonds ou de forme.
Charges (1), amortissements (2) et déficits (3) relatifs aux établissements situés à l’étranger.
(4) Quote-part des frais de siège imputable aux établissements situés à l’étranger.
Amortissements non déductibles (terrains, fonds de commerce, acquisition auprès d’un paradis fiscal, acquisition en espèce en sus du seuil fixé
par la loi & résidences secondaires, avions et bateaux de plaisance ne faisant pas l’objet de l’exploitation).
Quote-part amortissements excédentaires non déductibles par rapport aux taux maximum.
Charges et amortissements relatifs aux véhicules de tourisme d’une puissance fiscale supérieure à 9 CV ne
faisant pas l’objet de l’exploitation.
Cadeaux de toutes natures, les frais de réception y compris les frais de restauration et de spectacle
excédentaires (limite : 1% du CA* brut avec un plafond de 20.000 dinars).
Charges d’une valeur supérieure ou égale à 5.000 dinars payée en espèces.
Subventions d’exploitation ou d’équilibre comptabilisées au cours des exercices antérieurs et encaissées
durant l'année en cours (en cas de leur déduction initialement)
Dons et subventions servis à des œuvres ou organismes d'intérêt général, à caractère philanthropique,
éducatif, scientifique, social ou culturel excédentaires (limite : 0,2% du chiffre d’affaires brut).
Dons et subventions non servis à des œuvres ou organismes d'intérêt général.
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Mécénats accordés aux entreprises, projets, et œuvres culturelles sans l’approbation du ministère chargé de la culture.
LES RÉINTÉGRATIONS

Intérêts excédentaires des comptes courants associés créditeurs (limite : 50% du capital et taux d'intérêt max 8% - Cf
condition de capital intégralement libéré).
Produits des intérêts non décomptés ou décomptés à un taux inférieur à 8% pour les comptes courants associés
débiteurs.
Pertes de change non réalisées sur dettes et créances en devises de l'année en cours (actualisation).
Gains de change non réalisés sur dettes et créances en devises de l'année précédente (à condition d'extourne comptable).
Taxe de voyages.
Abandon de créances (sauf 1) existence d'un PV de carence établi par un huissier notaire et 2) abandon fait à une entreprise en difficultés économique
dans le cadre de la loi du 29/04/16 « sous conditions »).
Provisions non déductibles (risques et charges, stocks de matières, titres non cotés, etc.)
Provisions déductibles provisoirement (1)Provisions pour créances litigieuses, 2) Provisions pour dépréciation des actions cotées en bourse et 3)
Provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente)
Moins-value de cession des titres des OPCVM prov.* de la distribution des Bces.
Prise en charge de l‘IRPP ou l’IS y compris la RS y afférente.
Transactions, amendes, confiscations et pénalités non déductibles (non respect de la réglementation en vigueur).
Perte de valeur résultante d’une destruction de biens non justifiée (y compris les apurements des comptes d’actifs).
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LES RÉINTÉGRATIONS (en cas de contrôle fiscal)

Charges non rattachées à l’activité, charges non justifiées & charges exagérées.
Produits des intérêts non décomptés ou décomptés à un taux inférieur à 8% autres que les prêts, placements et
avances en "Débiteurs divers" accordés aux autres sociétés.
+value de cession des actifs non comptabilisée ou insuffisamment comptabilisée
Profit résultant de l’abandon des dettes non comptabilisé
1) Honoraires, 2) commissions, 3) courtages, 4) ristournes commerciales ou non commerciales, 5)
rémunérations payées aux salariés et aux non salariés, en contrepartie d’un travail occasionnel ou accidentel en
dehors de leur activité principale, 6) rémunérations payées en contrepartie de la performance dans la
prestation des services pour le compte d’autrui et 7) rémunérations et des primes attribuées aux membres des
conseils, des directoires et des comités des SA non portés à la déclaration de l’employeur.
Mécénats, dons et subventions non portés sur un état joint à la déclaration annuelle d'impôt.
Abandon de créances de nature déductible mais non portées sur un état joint à la déclaration annuelle d'impôt.

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1 – CHARGES RELATIVES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER
Art 47 c. IRPP/IS relatif à la détermination du Bce imposable des sociétés soumises à l’IS:
« Les bénéfices passibles de l’impôt sur les sociétés (IS) sont ceux réalisés dans le cadre d’établissements
situés en Tunisie et ceux dont l’imposition est attribuée par une convention fiscale de non double
imposition (CNDI) »

Le champ de l’IS couvre exclusivement les bénéfices réalisés dans le cadre des exploitations situées en Tunisie (T)

Les résultats des établissements à l’étranger relevant des sociétés résidentes en T?

Exception: Etablissements situés dans des pays ayant conclu avec la T une CNDI, qui attribue à la T le
droit d’imposer les Bces dégagés par cet établissement. Cette exception s’applique exclusivement aux Bces prov. de
l’exploitation de navires ou d’aéronefs dans le domaine du
transport international maritime et aérien de biens et de P
L’impôt est dû dans l’E où le siège de direction effective est situé.
Si le siège de direction effective d’une entreprise de navigation maritime est à bord d’un bateau?

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1ère étape- Les réintégrations
1 – CHARGES RELATIVES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER

Décompte fiscal

On doit réintégrer :
les charges directes (supportées par l’Ese) relatives aux exploitations situées à l’étranger considérées comme
établissement stables.
Les déficits des établissements stables à l’étranger

Texte de base Doctrine administrative


Art 47 c. IRPP/IS -NC 24/2012 (Texte DGI 2012/24) relative au régime fiscal des exploitations
situées à l’étranger et appartenant à des entreprises résidentes en T
-NC 2/2015 relative à la notion d’établissement stable et la notion de bien
amortissable mis à la disposition du dit établissement

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1ère étape- Les réintégrations
1 – CHARGES RELATIVES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER

En application de l’Art 47 c. IRPP/IS, et sous réserve des CNDI, le déficit réalisé en dehors du champ territorial
de l’IS doit être réintégré.

Exemple
Résultat comptable av. Impôt (par le bureau) 150.000
La comptabilité d’une société tunisienne dégage un
bénéfice comptable avant impôt de 150.000 D Réintégration 50.000
Déficits des établissements stables à
Cette société dispose d’un établissement stable en
l’étranger
algérie ayant une comptabilité propre dégageant un
déficit de 50.000 D(converti). Résultat Fiscal 200.000

TAF: Déterminez le Rt fiscal imposable de cette


société.

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1ère étape- Les réintégrations
2 – QUOTE-PART DES FRAIS DE SIÈGE IMPUTABLES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER

Les frais généraux engagées par les sociétés résidentes en T et qui profitent à leurs exploitations situées à
l’étranger doivent être corrigées pour procéder à la réintégration de la quote-part revenant à ces exploitations

Quote-part des frais généraux= Frais généraux du siège  CA* de l’établissement stable (ES) sis à l’étranger
CA *global de l’Ese
Frais de siège () Ne sont pas compris dans la base de détermination de la quote part () :
Charges salariales, amortissements et Charges & amortissements relatifs à des éléments d’actifs ne générant pas de revenus à l’ES
les autres rémunérations de services Charges directes supportées pour le compte exclusif de l’ES: elles seront totalement réintégrés
Charges n’ayant aucune relation avec l’ES

Dans la pratique
La comptabilité de l’établissement à l’étranger est tenue séparément, de manière à permettre de traiter son résultat de façon
globale au niveau du tableau de détermination du Rt fiscal, afin de corriger le résultat comptable de l’entreprise, qui sera
présenté de façon cumulée (à la fois du Rt réalisé en T et du Rt de l’établissement à l’étranger)

24
1ère étape- Les réintégrations
2 – QUOTE-PART DES FRAIS DE SIÈGE IMPUTABLES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER

Décompte fiscal
Le Rt net comptable de l’Ese est corrigé au niveau du décompte fiscal:

Par réintégration:
des charges directes relatives aux exploitations sises à l’étranger supportées par l’Ese
Amortissements relatifs aux immobilisations amortissables mises à la disposition des exploitations
Quote-part des frais généraux
Par déduction:
De tous les produits des exploitations situées à l’étranger

Texte de base Doctrine administrative


Art 47 c. IRPP/IS -NC 2/2015 relative à la notion d’établissement stable et la notion de bien
amortissable mis à la disposition du dit établissement

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1ère étape- Les réintégrations
2 – QUOTE-PART DES FRAIS DE SIÈGE IMPUTABLES AUX ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER

Exemple
Un bureau d’études résident en Tunisie a conclu un Selon les disposition de l’article 47 du code IRPP/Is,
contrat pour la réalisation d’une activité de le décompte fiscal du bureau se présente ainsi
surveillance de la construction d’une usine au
Résultat comptable av. Impôt (par le bureau)
Sénégal pour une période de 5 ans à partir de
l’année 2018. Réintégration des charges directes relatives à
Le Rt comptable du bureau au titre de 2018 est l’exploitation sise au Sénégal
bénéficiaire et s’élève à 350.000 D, alors que le CA* Réintégration de la quote-part des frais
global a atteint les 1500.000 (dont 700.000 réalisé généraux
au Sénégal).
Le montant général des frais généraux est de Déduction des produits relatifs à l’exploitation
340.000, tandis que les charges directes liées à sise au Sénégal
l’exploitation du Sénégal sont de 500.000 D. Résultat Fiscal

TAF. Déterminer le Rt fiscal du bureau au titre de


l’exercice 2018
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1ère étape- Les réintégrations
3 – CHARGES RELATIVES AUX RÉSIDENCES SECONDAIRES, AVIONS ET BATEAUX DE PLAISANCE
NE FAISANT PAS L’OBJET DE L’EXPLOITATION Texte de base
Art 14 pt 4 c. IRPP/IS
Ces charges, autres que l’amortissement, se rapportent aux résidences secondaires, avions et bateaux de
plaisance, mis à la disposition des dirigeants ou employés de l’entreprise et dont l’utilisation ne concerne pas
directement l’objet de l’Ese

4 – CHARGES RELATIVES AUX VÉHICULES DE TOURISME D’UNE PUISSANCE FISCALE  9 CHEVAUX


NE FAISANT PAS L’OBJET DE L’EXPLOITATION Texte de base
Art 14 pt 5 c. IRPP/IS
Les charges, autres que l’amortissements, se rapportant à ces véhicules, doivent être réintégrés (pour leur mt brut) sont:

Cependant, les primes d’assurance, les frais de gardiennage de ces véhicules, les frais de personnel y afférents
(chauffeur), les droits de visite technique et les droits d'accès à l'autoroute
Cas des véhicules de tourisme, outil de production
Ex. ceux appartenant à une agence de location voiture ou à une auto-école
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Les charges et amortissements afférents demeurent déductibles  la puissance fiscale du véhicule 1ère étape- Les réintégrations
5 – CADEAUX & FRAIS DE RÉCEPTION
1) Excédentaires
Art 14 pt 1 c. IRPP/IS: « ne sont pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice, les cadeaux de toute
nature, les frais de réception y compris les frais de restauration et de spectacle qui dépassent un centième (1%) du
chiffre d’affaires brut réalisé par l’entreprise avec un maximum déductible de vingt mille dinars par exercice ».
Cadeaux de toute nature : ayant un caractère général, et qui ne sont pas destinés à des personnes particulières
Ces cadeaux sont ceux accordés aux clients de l’Ese,
Ex. Une Ese commerciale dont l’objet est la vente d’ordinateurs, ne pourra pas déduire le coût d’une voiture offerte à un client
important, même si sa valeur est  20.000 D (plafond de déduction autorisé)
Chiffre d’affaires brut s’entend toute taxe comprise, local et export.

NC 27/2014 : les charges relatives aux produits accordés gratuitement aux distributeurs à des fins promotionnelles,
à l’instar de ceux portant le logo de l’entreprise ou le nom des produits objet de distribution (Trousse, vêtements, etc)

Les cadeaux accordés par l’Ese dans l’objectif de vulgariser les produits pharmaceutiques fabriqués par les
laboratoires à l’occasion de l’organisation d’un congrès/meeetings regroupant les médecins et les professionnels

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I- Les réintégrations
5 – CADEAUX & FRAIS DE RÉCEPTION

2) Non déductibles

Art 12 c. IRPP/IS: Le Rt net comptable est déterminé après déduction des charges nécessitées par l’exploitation

Les cadeaux & frais de réception qui ne sont pas nécessaires à l’exploitation devront ainsi être réintégrées, même s’ils
vérifient les plafonds fixés par la législation fiscale en vigueur.

Ex. Cadeaux offerts aux proches du dirigeant, réception engagée dans l’intérêt personnel des associés/dirigeant/personnel… ne
peuvent être considérées comme étant nécessités par l’exploitation et doivent ainsi être réintégrés au niveau du décompte fiscal.

Texte de base Doctrine administrative


Art 14 pt 1 c. -NC 27/2014 relative au régime fiscal des opérations de distribution et de
IRPP/IS promotion des produits.

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I- Les réintégrations
6 – COMMISSIONS, COURTAGES, RISTOURNES COMMERCIALES OU AUTRES, HONORAIRES,
RÉMUNÉRATIONS DE PERFORMANCE, RÉMUNÉRATIONS ET PRIMES ATTRIBUÉES AUX MEMBRES DES CONSEILS
DES DIRECTOIRES ET DES COMITÉS DES SA & DES SCA NON DÉCLARÉS DANS LA DÉCLARATION DE L’EMPLOYEUR

Pour qu’elles soient admises en déduction du Rt imposable, certaines charges doivent être portées au niveau de la
« déclaration de l’employeur » à déposer au plus tard le 30 avril de l’année, qui suit celle de leur paiement ou leur
prise en compte dans les charges de l’Ese.
LF 2017 art 76 (Loi n°2016-78) : Le délai du 30 avril a remplacé celui du 28 février (à partir du 1/1/2017)
Honoraires Commissions Courtages
sont les rémunérations payées en sont les montants revenant au sont les op. commerciales qui
contrepartie de l’ex. des mandataire, agissant dans le cadre consistent en la mise en rapport entre
professions indép. (libérales) où d’un contrat de commission au sens personnes en vue de la réalisation
l’activité intellectuelle joue un rôle de l’art 601 du CC d’op. sans mandat
important, et est pratiquée à titre
personnel & indép. Ex. Mise en relation des producteurs agricoles et
des industriels
Ex. Commissions revenant
Ex. Professions médicales (chirurgiens, aux bq au titre de la collecte des primes
délégués médicaux…) d’assurances pour le compte des compagnies
Professions juridiques (Avocats, CAC, d’assurance
conseils juridiques et fiscaux, notaires, comptabilité aux gestionnaires des actifs des organismes
et expertise comptable)
financiers et fonds de placement
Professions techniques (Architectes &
architecte d’intérieur, urbanistes, services
Commissions des agences de voyage
d’ingénierie de fixation et de mise en marche des 30
réseaux de la télécommunication, etc.) I- Les réintégrations
6 – COMMISSIONS, COURTAGES, RISTOURNES COMMERCIALES OU AUTRES, HONORAIRES,
RÉMUNÉRATIONS DE PERFORMANCE, RÉMUNÉRATIONS ET PRIMES…

Rémunérations de Performance Rémunérations payées aux Rémunérations & primes


sont payées en contrepartie de la salariés et aux non salariés en attribuées aux membres des
Performance dans la prestation des contrepartie d’un travail occasionnel conseils des directoires et des
services pour le compte d’autrui. ou accidentel en dehors de leur activité comités des SA & des SCA non
principale
déclarés dans la déclaration de
Ex. les rémunérations payées par les Eses de
production industrielle et les Eses commerciales
l’employeur
Il s’agit des montants, autres que les
à leurs distributeurs des marchandises, en
honoraires, payés en contrepartie de
contrepartie de la performance qu’ils ont Il s’agit des jetons de présence
réalisés à leur profit de l’ex. des activités non
des rémunérations et primes
Les rémunérations payées aux intermédiaires commerciales à but lucratif
en bourse en contrepartie de la performance accordées aux membres des
réalisée au profit de leurs clients
Ex. Montants versés
comités d’audit, des directoires,
en contrepartie des droits d’auteurs, au titre etc
des œuvres artistiques, littéraire, ou scientifique,
aux peintres, sculpteurs, artistes, auteurs ou
journalistes,
aux agents d’assurance, auto-école, etc.
Rappel/ Apport LF 2017
Le champs d’application de la RS de 20% a été élargie pour couvrir les rémunérations et les primes attribuées
aux membres des conseils, des directoires et des comités
Ex. comité permanent d’audit, comité de recrutement et de rémunération, comité de veille stratégique, etc.
Suppression de la limitation de déduction des jetons de présence 31
La déduction des rémunérations conditionnée par leur mention dans la déclaration de l’employeur. I- Les réintégrations
6 – COMMISSIONS, COURTAGES, RISTOURNES COMMERCIALES OU AUTRES, HONORAIRES,
RÉMUNÉRATIONS DE PERFORMANCE, RÉMUNÉRATIONS ET PRIMES…

« Ristournes commerciales »
D’après. la doctrine adm.: Ces op. ont pour effet de corriger le CA* du vendeur vers la baisse ou
sont les réductions de constater une charge financière seront rejetées par l’adm. Fiscale
commerciales sous forme de RRR si elles ne sont pas mentionnées sur la déclaration d’employeur.
prévus par la législation comptable,
et qui sont accordés dans le cadre
des factures d’avoir (ultérieurement à Exclusivement ces charges doivent êtres déclarées sur la déclaration
l’op. de vente initiale)
d’employeur même en l’absence de paiement (ex. comptabilisées en charges à
payer à la clôture de l’ex.)
« Ristournes non commerciales »
D’après la doctrine adm.: En absence de déclaration de ces charges (omission ou erreur) le
sont les réductions non contribuable peut toujours déposer une déclaration d’employeur
commerciales, notamment sous rectificative pour régulariser sa situation, mais av. l’intervention de l’adm. Fiscal
forme d’escomptes, enregistrés (contrôle)
comme étant des charges financières
(654 escomptes accordés) et dont la
Texte de base Doctrine administrative
déduction est conditionnée par leur Art 14 pt 3 c. -NC 3/2015 relative à la Retenue à la source au titre de l’IRPP ou
inscription sur la déclaration IRPP/IS de l’IS et à l’impôt sur les distributions des Bces des
d’employeur (qu’elles soient accordées lors établissements stables tunisiens des sociétés étrangères.
de l’op. initiale ou ultérieurement sur une facture -NC 8/2016 relative à l’amélioration du recouvrement de 32 l’impôt.
d’avoir.) I- Les réintégrations
7 – JETONS DE PRÉSENCE EXCÉDENTAIRES
A partir du 1/1/17
Jusqu’au 31/12/16
Les jetons de présence servis aux membres du CA Les rémunérations & les primes accordées
ou du Conseil de Surveillance (CS) dans les SA et les (conformément à la législation et la règlementation en vigueur) aux
SCA ne sont déductibles de l'assiette de l‘IS que pour membres des conseils, des directoires et des comités
la fraction estimée équivalente au remboursement des des SA et des SCA sont déductibles totalement de
frais de présence aux réunions des dits conseils. l’assiette de l’IS (sans aucun plafonnement)

 Jetons de présence ou autres formes de rémunérations.

Le surplus doit être réintégré dans le Rt fiscal de la PM Les rémunérations payées aux salariés représentant leurs
bien qu’il reste imposable entre les mains du bénéficiaire société dans les sociétés dans lesquelles elles ont des sièges
(PP ou PM). représentatifs dans leur conseils demeureront des rétributions
provisoires soumises à la RS (art 53 du c. IRPP/IS)
Les jetons de présence accordés aux membres du CA ou du CS
des SA et des SCA sont soumis à une RS de 20%. Ces rémunérations/ rétributions sont soumises à la RS de
Les jetons de présence et indemnités accordés aux 20% entre les mains des bénéficiaires
autres comités ou directoires sont soumis à une RS de 15% 33
(rémunérations d'un travail occasionnel). I- Les réintégrations
7 – JETONS DE PRÉSENCE EXCÉDENTAIRES

Exemple (adapté de Précis des ID, DGELF 2004) 31/12/16 Après

Résultat comptable av. Impôt 1.000.000 1.000.000


Une SA composée de 15 actionnaires, qui a
réalisé au titre de l’exercice N, un Bce (av. Jetons de présence à réintégrer
Impôt) de 1.000.000, qui tient compte d’un
montant de 300.000 D de jetons de présence Résultat Fiscal
distribués à part égales à 4 administrateurs
*La limitation de déduction des jetons de présence a été supprimée tout en
au titre de leurs réunions au CA. respectant les règles générales de déduction des charges (article 12 du code).

TAF. Quel est le traitement réservé aux Texte de Doctrine administrative


jetons de présence avant et après le base
31/12/2016 par la SA, sachant que les frais
normalement occasionnés aux administrateurs par Art 48- VI c. -NC 16/1995 relative au Régime fiscal des jetons de
la présence aux dits conseils est de l’ordre de IRPP/IS présence.
5.500 D/an/P -NC 11/2017 relative à la clarification du régime fiscal des
rémunérations accordées au membre des conseils, des
directoires et des comités des sociétés.
34
I- Les réintégrations
8 – DONS & SUBVENTIONS
1) Excédentaires Dons & subventions déductibles
Totalement et  le plafond (liste exhaustive)
Dons & subventions déductibles avec un
plafond
 Les dons et subventions accordés à des œuvres ou  les D & S accordés au Fond National de l’Emploi (art
organismes d’intérêt général, à caractère philanthropique, 15 de la LF 2000)

éducatif, scientifique, social ou culturel sont déductibles de  les D & S accordés au Fond de Soutien, d’Entretien
l’AI, dans la mesure où elles sont justifiées, et à et de Maintenance des Etablissements Scolaires (art 13
de LF 2001)
concurrence de 2 pour mille du CA * brut (0,2%).
 les D & S accordés à l’Etat, aux collectivités locales et aux
 Les dons en nature servis, devront être évalués à entreprises publiques  leur caractère (Eses publiques à caractère
administratif ou non administratif ou étab. publics de santé)
leur prix de revient (et non le prix de vente) (NC 21/98), qui devra
être comparé au plafond de déduction autorisé (et  le coût d’acquisition ou de construction des
l’excédent sera réintégré) logements accordés en donation, au profit des
conjoints, ascendants et descendants des martyrs de la
 Le décret n°2013-5183 du 18/11/13 a abrogé les nation de l’armée, des douanes et des forces de sécurité intérieure.
dispositions du décret 200-599 du 13/03/2000 fixant la liste  les D & S accordés aux associations œuvrant dans
des associations et établissements Bcaires de dons & subventions
déductibles intégralement de l’AI. le domaine de la promotion des personnes
handicapées et qui exercent leur activité conformément à la
 A partir de cette date la déduction des dons législation les régissant.
s’effectue uniquement dans la limite de 0,2% 35
I- Les réintégrations
8 – DONS & SUBVENTIONS
2) Non déductibles
La déduction est subordonnée à la production par les entreprises donatrices, à l’appui de leurs déclarations
annuelles d’un état selon le modèle de l’administration fiscale (NC 21/98) :
Identité complète des bciaires, montants des dons alloués, coût d’acquisition ou de construction des logements à la date de leur octroi aux Bciaires*

Les mécénats accordés aux entreprises, projets et œuvres à caractère culturel, en absence d’approbation du
ministère chargé de la culture, ne sont pas déductibles (à réintégrer)

Cas particulier
Déduction de l’allocation par une entreprise d’une
subvention servie à l’amicale de ses employés?
Texte de base Doctrine administrative
Art 12 pt 5 c. IRPP/IS -NC 21/1998 relative à la déclaration des dons & subventions
Art 12 pt 5 bis c. IRPP/IS (aj. accordés.
par l’art 49-1 de la LF compl. 2014) -NC 12/2017 relative à la déduction de la base de l’impôt des dons
Art 14 pt 9 c. IRPP/IS et subventions octroyés à l’Etat, aux familles des martyrs de la
Art 59 § II c. IRPP/IS nation et aux associations de promotion des handicapés. 36
I- Les réintégrations
9 – ABANDON DE CRÉANCES NON DÉDUCTIBLES
Abandon de créances par une entreprise au profit d’une autre : acte de gestion exceptionnelle

Principe: Cet abandon est difficile à admettre par l’administration fiscale: il nuit directement aux intérêts du trésor.
Exceptions : déduction de l’AI de l’ex. au cours duquel est intervenu l’abandon:
 Des créances (ppal & I) abandonnées par  Des créances abandonnées (ppal & I), à partir de
les étab. de crédits au profit des entreprises en l’ex 2009, par les entreprises (autres que les étab. de crédit)
difficultés économiques au profit des entreprises en difficultés économiques
dans le cadre du règlement amiable ou du règlement judicaire prévu par
la loi 95-34 du 17/4/95 relative au redressement des Eses en difficultés Conditions
économiques
L’entreprise ayant abandonné la créance et
Banques, étab. de leasing et étab. de factoring l’entreprise bénéficiaire de l’abandon doivent être
légalement soumises à l’audit d’un CAC,
Condition et leurs comptes au titre des exercices précédant
Production à l’appui de la déclaration annuelle de l’exercice de l’abandon et non prescrits doivent avoir
l’IS d’un état détaillé des créances abandonnées été certifiés sans réserves à caractère fiscal
indiquant: Production à l’appui de la déclaration annuelle de l’IS
le mt de la créance (ppal & I), l’identité du Bciaire, les d’un état détaillé des créances abandonnées indiquant:
références des jugements et des arrêts d’abandon le mt de la créance (ppal & I), l’identité du Bciaire, les
références des jugements et des arrêts d’abandon 37
I- Les réintégrations
9 – ABANDON DE CRÉANCES NON DÉDUCTIBLES
Réserves à caractère fiscal ou ayant une incidence sur la base de l’impôt
Réserves portant sur les stocks Erreurs en matière de détermination des revenus/Bces
Minoration du CA * imposables (majoration des charges, des provisions et des amortissements)
Application d’un taux d’imposition non conforme au taux légal Non RS ou l’application d’une RS insuffisante
applicable au secteur d’activité de l’entreprise Non reversement de l’impôt retenu à la source
Bce illégal d’avantages fiscaux
 La doctrine fiscale considère que les Rts ayant fait l’objet de réserves, et
que l’entreprise a régularisées comme étant conforme à la condition (NC
15/2010)
Décompte fiscal
Excepté ces 2 situations d’abandon de créances, tout abandon se manifestant par une perte au niveau de
l’entreprise doit faire l’objet d’une réintégration.

Texte de base Doctrine administrative


Art 48 VII terdecies -NC 17/2017 relative à la déduction des créances abandonnées par les établissements
du c. IRPP/IS financiers et de leasing et les établissements financiers de factoring au profit des entreprises
en difficulté économiques.
-NC 12/2010 relative à la déduction par toutes les entreprises soumises légalement à l’audit
d’un CAC des pertes découlant des opérations d’abandon et leurs créances à la charge des
entreprises en difficulté économiques 38
I- Les réintégrations
9 – ABANDON DE CRÉANCES NON DÉDUCTIBLES

Les petites créances peuvent être passées en pertes sans limite si :


le montant de chaque créance par client ne dépasse pas 100 dinars TTC,
l’entreprise doit avoir cessé ses relations avec le client défaillant,
l’échéance de la créance remonte à plus d’un an et
l’entreprise en produit un état nominatif lors de la déclaration annuelle.

La LF 2016 a supprimé la condition relative à la non continuation par l'entreprise à entretenir des relations
d'affaires avec le débiteur pour la déduction des créances abandonnées par les personnes morales prêtant des
services au public.

39
I- Les réintégrations
10 – PERTES DE CHANGE NON RÉALISÉES
NCT 15 Opérations en monnaies étrangères
NCT15 §6 Tout élément des EF résultant d’une op. en monnaies étrangères, doit être converti en monnaie de
comptabilisation à la date de l’op. selon le taux de change en vigueur à cette date
NCT15 §8 Les fluctuations ultérieures du cours de la monnaie étrangère ont une incidence sur l’équivalent dans
la monnaie de comptabilisation des éléments monétaires
  de change: un gain ou une perte
NCT15 En cas de règlement de l’op. pendant l’exercice au NCT15 A la date de clôture de l’ex, les éléments monétaires
§10 §11
cours duquel l’op. a été conclue, la différence de en monnaies étrangères doivent être évaluées selon
change entre le mt enregistré initialement et le mt le taux de change en vigueur.
effectif de règlement constitue un gain ou une perte NCT15 Cette conversion permet une présentation plus utile
§12 de la situation financière de l’entreprise à la date de
dans le Rt de l’ex.
clôture

Toute différence entre le montant présenté dans les EF de l’ex. et


le montant comptabilisé au cours de l’ex. ou inscrit dans les EF
antérieurs est considéré comme une différence de change (gain ou perte)

40
I- Les réintégrations
10 – PERTES DE CHANGE NON RÉALISÉES

Décompte fiscal
Dans le cas d’une perte de change non réalisée: le règlement n’est pas encore intervenu
Toute perte de change ainsi comptabilisée n’est pas fiscalisée tant qu’il n’y a pas eu encaissement ou
paiement de la créance ou de la dette.
La perte virtuelle n’est pas déductible
L’entreprise doit procéder à à sa réintégration, dans la mesure où la constatation comptable à la date de
clôture a été enregistrée pour une meilleure présentation de la situation financière de l’entreprise.

Corrélativement la différence de change sera déterminée pendant l’ex. où intervient le paiement par la
différence entre le cours historique et le cours effectif de règlement

41
I- Les réintégrations
11 – GAINS DE CHANGE NON RÉALISÉ ANTÉRIEUREMENT NON IMPOSÉS

Tout gain de change qui n’est pas effectivement réalisé, mais résultant uniquement de la conversion d’éléments
monétaires au cours de clôture conformément à la NCT 15
fait l’objet d’une déduction au niveau du décompte fiscal:
il ne s’agit pas d’un gain de change réalisé et ne peut faire l’objet d’une imposition

Traitements comptable & fiscal au début de l’ex. suivant?


Cple: contrepasser l’écriture de constatation de gain de change
Cette contrepassation (du gain enregistré et non réalisé de l’ex. précédent) se manifestera donc
comme une charge au niveau de l’exercice concerné.

Décompte fiscal
Il convient donc de réintégrer cette charge au niveau du décompte fiscal, sous le titre « Gain de change non
réalisé antérieurement non imposé »
Par ailleurs les gains de change résultant de l’actualisation, à la date de clôture, d’un compte bancaire en
devise ne sont pas imposables en application du principe des créances acquises et dettes certaines
L’imposition ne peut avoir lieu qu’a la date de conversion effective de ce compte bancaire en dinar tunisien
42
I- Les réintégrations
12 – RÉMUNÉRATIONS EXCÉDENTAIRES DES TITRES PARTICIPATIFS & DES
COMPTES COURANTS ASSOCIÉS

Rémunérations excédentaires des comptes courants associés


Art 48 (§7) du c. IRPP/IS
« les intérêts servis aux associés à raison des sommes qu’ils versent ou qu'ils laissent à la disposition de la société en sus de leur
part dans le capital social sont déductibles dans la limite du taux de 8% à condition que le montant des sommes productives
d’intérêts n’excède pas 50% du capital et que ce dernier soit entièrement libéré ».
Les comptes courants associés peuvent donner lieu à rémunération fiscalement déductible dans ces conditions :
Conditions qualifiantes Limites
 La société versante doit être une société de  Le mt ouvrant droit à rémunération est
capitaux. plafonné pour l’ensemble des associés pris
 Le K social doit être au préalable, intégralement globalement à 50% du K social.
libéré (ce qui est toujours le cas pour une SARL).  Le taux admis fiscalement est égal à 8% l’an
(au maximum)

Décompte fiscal Doivent être ainsi réintégrés au niveau du décompte fiscal:


Tous les intérêts décomptés si le K social n’est pas entièrement libéré
Les intérêts dépassant 8% calculés sur des  productives d’intérêts n’excédant pas 50% du K social
Les intérêts calculés sur des  productives d’intérêts excédant 50% du K social 43
I- Les réintégrations
12 – RÉMUNÉRATIONS EXCÉDENTAIRES DES TITRES PARTICIPATIFS & DES
COMPTES COURANTS ASSOCIÉS

Cas où l’associé ou l’actionnaire (ayant déposé les sommes) est une banque

Les intérêts qui lui sont servis par l’entreprise sont admis en déduction
même en cas de non respect des conditions exigibles pour la déduction des intérêts
(la libération intégrale du K et la limite de la déduction des intérêts au titre des sommes ne dépassant pas 50% du K)

Le taux des intérêts pratiqué par cette banque au titre des crédits avec les tiers sera pris en considération

La banque associé/actr, censée agir dans le cadre de son activité ordinaire, n’est par ailleurs redevable d’aucune RS
au titre des intérêts qu’elle a perçus, en contrepartie des sommes qu’elle a mises à la disposition de l’entreprise.

44
I- Les réintégrations
12 – RÉMUNÉRATIONS EXCÉDENTAIRES DES TITRES PARTICIPATIFS & DES
COMPTES COURANTS ASSOCIÉS

Rémunérations excédentaires des titres participatifs


Ces rémunérations sont déductibles dans la limite de 8% de la valeur nominale des titres, appliquée sur la partie
variable & fixe peu importe si le titulaire du titre soit ou non un actionnaire de la société émettrice.

 sont des VM négociables dont l’émission est autorisée par l’AGO des SA.
 Leur rémunération comporte obligatoirement une partie fixe et une autre variable
calculée par référence à des éléments relatifs à l’acté et aux Rts de la sté.
Les titulaires des titres participatifs peuvent être des actionnaires de la SA ou autres

Les revenus réalisés par les actionnaires/associés au titre des sommes qu’ils mettent à la disposition de la sté sont
classées dans la catégorie des R de capitaux mobiliers et ce à raison des intérêts décomptés au taux de 8% sur les sommes
ne dépassant pas 50% du K.  Ils sont passibles de la RS de 20% sous réserve du taux conventionnel .

Ces revenus relèvent cependant de la catégorie des revenus des valeurs mobilières pour la partie représentant la
rémunération excédant le taux de 8% calculé sur les sommes dépassant 50% du K.
 Aucune RS n’est exigible mais les dits revenus restent soumis à l’IRPP ou l’IS pour leur montant brut.
Texte de base Doctrine administrative
Art 48- VII c. IRPP/IS -NC 18/2004 relative au l’aménagement du taux des
45
Art 369 à 374 CSC (relatifs aux titres participatifs) intérêts au titre des comptes courants associés. I- Les réintégrations
13 – CHARGES D’UNE VALEUR  5000 D PAYÉES EN ESPÈCES

Les op. (charges) réglées en espèces dont le mt  5000 D HTVA ne sont pas déductibles.

Dans le but de rationnaliser les op. réglées en espèces, le législateur a rejeté la déduction des charges respectives en
adoptant une démarche progressive : plusieurs seuils de déductibilité de la charge
20.000 D en 2014, 10.000 D en 2015, 5.000 D à partir de janvier 2016

 La TVA au titre de ces acquisitions (de marchandises, biens et services) dont le mt est  5000 HTVA et payées en
espèces n’est pas déductible aux mêmes seuils : 10.000 D en 2015, 20.000 D en 2014 (art 10 code de la TVA)
 Les personnes qui recouvrent la contrepartie en espèces de la fourniture aux clients de marchandises, biens et
services des mt  5.000 D (10.000 en 2015 et 20.000 en 2014) sont tenues de les mentionner sur la déclaration de l’employeur,
avec indication de l’identité complète des clients concernés (art 55 du code IRPP/IS)
 La non déclaration de ces mt est sanctionnée par une amende fiscale adm. au taux de 8% de la valeur des mt
recouvrés (art 84 quater code des dts & procédures fiscaux)

46
I- Les réintégrations
13 – CHARGES D’UNE VALEUR  5000 D PAYÉES EN ESPÈCES
 Le paiement via un dépôt dans un compte bancaire est considéré comme étant un paiement en espèce
Selon la doctrine adm., le paiement doit s’effectuer au moyen
d’un virement à un compte bancaire ou postal
d’un chèque ou billet à ordre
d’un paiement électronique ou par compensation

En cas d’un paiement partiel en espèces des acquisitions (Mdses B & S), seule la partie payée en espèces sera
comparée au seuil
Si partie en esp  5.000 D, cette partie est à réintégrer.

L’interdiction de la déduction ne s’applique pas aux factures d’un mt  5.000 D


même si le total du mt recouvré durant l’année auprès du même client  5.000 D.

Toutefois, les charges relatives aux op. commerciales d’une valeur  5.000 D et dont le paiement a été
fractionné ne seront pas admises en déduction
même si chaque montant payé est inférieur au plafond susvisé
Texte de base Doctrine administrative
Art 14 pt 11 c. IRPP/IS -NC 7/2014 relative à la rationalisation des opérations
47
(ajouté par l’art 34 de la LF 2014) commerciales effectuées par les entreprisses en espèces. I- Les réintégrations
Rationalisation du paiement en espèces (article 45 LF 2019)

Mesure de rationalisation du paiement en


Contrats non concernés par cette mesure
espèces
• Les autorités municipales compétentes doivent 1. les contrats dont le paiement en espèces ne
refuser de légaliser les signatures des parties aux dépasse pas 5.000 D,
contrats portant cessions à titre onéreux
d’immeubles, de fonds de commerce ou de moyens 2. les contrats rédigés en exécution de contrats de
de transport dont le prix est payé en espèces. promesses de vente comportant des paiements en
espèces effectués avant le 1er juin 2019 et ayant
• Doivent être également refusés, l’enregistrement acquis date certaine, avant cette date, et ce, dans
de ces contrats et leur inscription auprès des la limite de ces paiements,
recettes des finances et auprès des services et 3. les paiements en nature ou par tout autre moyen
organismes publics compétents pour inscrire les autre que le paiement en espèces,
biens objet de cession.
4. les ventes par facilité à condition de mentionner
• Les notaires doivent refuser de rédiger les contrats expressément dans ces contrats e mode de
précités dont le prix est payé en espèces. paiement ainsi que les références des lettres de
change, domiciliées ou avalisées, relatives au
règlement de la partie du prix dont le paiement est
fractionné.
Sanctions Date d’application

•Toute personne ayant sciemment mentionné dans les Ces dispositions sont applicables aux contrats
contrats (concernés par la mesure), des références de conclus à partir du 1er juin 2019.
paiement bancaires ou postales erronées ou usé des
manœuvres, et payé la totalité ou partie du prix en espèces
dont le montant dépasse 5.000 dinars, est punie d’une
amende égale à 20% du montant payé en espèces sans que
cette amende soit inférieure à 1.000 D par op. de cession.

•La taxation au titre desdites amendes fiscales


administratives est effectuée sans respect de la procédure de
mise en demeure du contribuable.
13 – CHARGES D’UNE VALEUR  5000 D PAYÉES EN ESPÈCES

Exemple 1 (adapté de la NC 7/2014) Exemple 2 Exemple 2 à partir de


janvier 2016
Une entreprise industrielle a acquis des Une entreprise industrielle a acquis des
marchandises soumises à la TVA (18%) marchandises soumises à la TVA (18%)
pour un mt global = 55.000 D HTVA, dont pour un mt global = 30.000 D HTVA, dont
la valeur a été payée comme suit: la valeur a été payée comme suit:
 30.000 D par chèque à titre d’avance  15.000 D en espèces à titre d’avance
 25.000 D en espèces lors de la  15.000 D payés par chèque lors de la
réception des marchandises ayant lieu réception des marchandises ayant lieu
en 2014 en 2014

51
I- Les réintégrations
14 – MOINS-VALUE DE CESSION DES TITRES DES ORGANISMES DE PLACEMENTS
COLLECTIFS EN VM DANS LA LIMITE DES DIVIDENDES RÉALISÉS

La –value provenant de la cession des actions ou parts des OPCVM doit être réintégrée au niveau du décompte
fiscal dans la limite de la dépréciation de valeur liquidative résultant de la distribution des Bces ou Revenus
 Pour la détermination de cette moins-value non déductible, les dividendes à
prendre en considération sont ceux résultant de la dernière distribution effectuée
avant l’op. de cession des titres par les Bciaires des dividendes.

L’interdiction de la déduction de toute moins-value subséquente à l’encaissement de dividendes « non


imposables » peut pénaliser l’Ese qui en est bénéficiaire, dans le cas où son Rt ne permet pas de le déduire
 l’Ese se trouve ainsi en situation où le dividende reste imposable en raison de l’insuffisance de ses Rts
alors que la –value de cession des titres résultant de ces dividendes n’est pas déductible.

Texte de base Doctrine administrative


Art 11 § 1 c. IRPP/IS -NC 11/2008 relative à la rationalisation de la déduction de la moins-value
provenant de la cession des actions ou des parts des Organismes de
Placement Collectifs en Valeurs Mobilières .
52
I- Les réintégrations
14 – MOINS-VALUE DE CESSION DES TITRES DES ORGANISMES DE PLACEMENTS
COLLECTIF EN VM DANS LA LIMITE DES DIVIDENDES RÉALISÉS

Exemple 1 (NC 11/2008) Bce déclaré 250.000 D Exemple 2


Une sté soumises à l’IS a réalisé au titre Réintégration de la 50.000 D Reprendre l’exemple 1 en supposant
de l’ex. N un Bce de 250.000 D, tenant –value non admise que le Bce net réalisé est de 230.000
compte d’un dividende reçu de 50.000 D en déduction D, en tenant compte d’une –value de
et d’une –value de 50.000 D provenant Déduction des (50.000 D) 70.000 D provenant de la cession de
de la cession d’actions d’une SICAV. IS (25%)
dividendes ces titres sur la base d’un Px de
Bce soumis à l’IS cession de 80.000 D.
Ces actions ont été acquises en date du
2/2/N pour 150.000 D (pour leur valeur IS (25%)
liquidative), elle a bénéficié à ce titre de
dividendes en date du 1/3/N de 50.000 D
sur la base d’un Px de cession de
100.000 D

53
I- Les réintégrations
15 – IMPÔTS DIRECTS SUPPORTÉS AUX LIEU & PLACE D’AUTRUI
La déduction et la prise en charge de l’impôt (I) par les Eses au lieu et place des Personnes non résidentes (P) ni
établies en Tunisie au titre de rémunérations (ex. Redevances, les intérêts des prêts, les jetons de présence, etc.) sont interdites par
la législation tunisienne  Idem pour la prise en charge de l’impôt par l’Ese, au lieu et place des P résidentes et
établies en T.
Prise en charge de l’I direct Prise en charge de l’I direct par l’Ese établie
par l’Ese établie à la place d’une P résidente (& n’opère pas de RS/ les montants versés)
à la place d’une P non résidente
1er cas : RS 2ème cas : RS non libératoire de l’IR/IS
libératoire de l’IR/IS
Si l’Ese (ayant pris en charge la RS avec un résident)
Lorsque l’Ese tunisienne n’opère La RS non opérée est la déclare spontanément au niveau de sa
aucune RS au titre des considérée déclaration mensuelle
rémunérations transférées aux P comme étant à la charge  cette RS sera considérée comme une
non résidentes. de son débiteur effectif. charge non déductible (à réintégrer au niveau
du décompte fiscal)
 Elle sera redevable de cette  RS exigible selon la
RS calculée selon la formule de formule de prise en Si l’Ese ne la déclare pas spontanément
de prise en charge de l’I: charge de l’I : 100*t & en cas de contrôle
100-t elle sera redevable d’une amende = aux droits
soit 100*t non opérés (amende doublée en cas de récidive en
100-t l’espace de 2 ans)
54
I- Les réintégrations
15 – IMPÔTS DIRECTS SUPPORTÉS AUX LIEU & PLACE D’AUTRUI

RS libératoires au titre des rémunérations servies aux résidents


10 % sur les R distribués (dividendes) aux PP à partir du 1/1/18.
Idem en cas de distribution des Bces en nature.
La RS est due par l’Ese distributrice de l’I selon la formule de prise en charge de l’I
et ce lorsque la société accorde aux associés des B en nature dont la valeur correspond à leur part
dans les Bces distribués (NC 3/2015)
20% au titre des R des K mobiliers servis aux PM exonérés de l’IS ou en dehors de son
champ d’application (ex. FCPVM, fonds d’amorçage, associations, etc.)
Taxe de 3% au titre des ventes aux distributeurs de marchandises par les Eses
industrielles et les Eses exerçant dans le secteur de commerce
25% au titre des R provenant des jeux de pari, de hasard et de loterie
sur les mt payés à partir du 1/1/16

Texte de base Doctrine administrative


Art 14 pt 2 code IRPP/IS -NC 3/2015 relative à la retenue à la source au titre de l’impôt sur le revenu
Art 52 § IV al. 2 code IRPP/IS ou de l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur les distributions des bénéfices
Art 83 code des droits et procédures fiscaux des établissements stables tunisiens des sociétés étrangères .
55
I- Les réintégrations
16 – TAXE DE VOYAGE
La taxe sur les voyages à l’étranger est due par toute Personne résidente en Tunisie  sa nationalité et ce à
l’occasion de chaque voyage à l’étranger par voie maritime ou aérienne sous réserves des exonérations.

La taxe est fixée à 60 D/voyage Il est possible désormais (à partir du 1/1/15) d’opter
 payée par voie de timbre fiscal apposé pour le paiement d’une taxe fixée à 1000 D pour chaque
sur le passeport et oblitérée par les Services année civile nonobstant le nombre de voyages à
de la police nationale à la sortie du voyageur. l’étranger,
 payable par voie de quittance de paiement
Décompte fiscal mentionnant obligatoirement l’identité complète de
La taxe de voyage supportée par l’Ese à l’occasion des la P concernée, le numéro de son passeport et la
déplacements de son personnel/dirigeants lors des missions date de sa délivrance.
professionnelles à l’étranger n’est pas une charge déductible
fiscalement : Elle doit faire l’objet d’une réintégration au
niveau du décompte fiscal.

Texte de base Doctrine administrative


Art 14-2 c. IRPP/IS -NC 4/2007 portant commentaires des dispositions de l’article 83 de la
Art 12-16 de la loi 84-2 du loi n° 2006-85 du 25/12/2006 portant LF pour l’année 2007 relatives à la
21/3/84 telle que modifiée mise à jour du tarif de la taxe sur les voyages à l’étranger.
par la LF 2006 et LF 2015 56
I- Les réintégrations
17 – TRANSACTIONS, AMENDES CONFISCATIONS & PÉNALITÉS NON DÉDUCTIBLES

mises en charge des contrevenants (en infraction) aux dispositions légales


régissant les prix, la commercialisation, la répartition de divers produits, le contrôle des changes, l’assiette des impôts
contributions ou taxes
Cas des pénalités contractuelles pour livraison tardive?

Cas des pénalités de retard & amendes


réclamées suite à un redressement fiscal ?

Problématique de la déduction de la TVA Evolution doctrinale importante malgré la neutralité de


qui a été réclamée suite à un redressement fiscal ? la TVA à l’égard des assujettis.

NC 24/2016 remplaçant la NC 28/2012

TVA
TVA collectée dont la déduction a été
remise en cause. 57
I- Les réintégrations
18 – DÉPENSES EXCÉDENTAIRES ENGAGÉES POUR LA RÉALISATION DES OP.
D’ESSAIMAGE

L’essaimage : encouragement / assistance qu’une Ese accorde à des promoteurs issus de son personnel ou venant
de l’extérieur pour les inciter à créer des Eses indép. ou à poursuivre une activité qu’elle exerçait elle-même auparavant.

L’Ese qui adopte la technique de l’essaimage s’engage durant les 1ères années du lancement du projet à encadrer
des promoteurs (dans la matérialisation des idées/projets, l’élaboration des études, la finalisation du schéma de financement, etc.)

Fiscalement: les Eses qui recourent à l’essaimage peuvent déduire les dépenses engagées pour la réalisation de
cette op. de l’AI de l’année au titre de laquelle les dépenses ont été engagées dans la limite de 1% du CA* annuel brut (TTC) avec un
plafond de 30.000 D/ projet.
Décompte fiscal
Les dépenses excédentaires (par rapport à ces plafonds) doivent être réintégrées dans le tableau de détermination du
RT fiscal.

Conditions à respecter par l’Ese bénéficiaire de la déduction (sous réserve de non déduction de ces dépenses)
Joindre à la déclaration annuelle de l’IS:
 Etat détaillé indiquant le mt de ces dépenses, leur nature
 Copie de la convention conclue entre l’Ese et le promoteur du projet visé par le ministre chargé des PME 58
I- Les réintégrations
18 – DÉPENSES EXCÉDENTAIRES ENGAGÉES POUR LA RÉALISATION DES OP.
D’ESSAIMAGE

Textes de base
Art 48 ter c. IRPP/IS
(aj par l’art 5 de la loi 2005-56 du 18/07/2005 relative à l’essaimage des entreprises économiques) (JORT 57 du 19 juillet 2005)
Décret 2006-95 du 16/1/2006 fixant les taux et les conditions de déduction des dépenses engagées au titre
de l’essaimage de la base imposable (JORT 6 du 20/01/2006)
Arrêté du ministre de l’industrie, de l’Energie et des PME du 24/04/2006 (JORT 34 du 28/4/2006)

59
I- Les réintégrations
19 – LES CHARGES RELATIVES AUX MONTANTS PAYÉS AUX PERSONNES
RÉSIDENTES OU ÉTABLIES DANS DES PARADIS FISCAUX

Application de la RS au taux de 25% aux


revenus et rémunérations servis à des Il s’agit des revenus suivants auxquels sont
Personnes résidentes/établis dans les paradis appliqués habituellement les taux inférieurs à 25%:
fiscaux (relèvement du taux à 25% par la LF 2014) -R servis aux non domiciliés ni établis et non
réalisés dans le cadre d’un établissement stable
Les charges relatives aux mt payés aux P situé en T (RS de 15%)
résidentes/établies dans les paradis fiscaux sont - I des prêts payés aux établissements bancaires
considérées comme non déductibles pour la non établis en T (RS de 10%)
détermination du Bce imposable. - R des K mobiliers, excepté les I des dépôts et des
titres en devises et en D convertibles et les jetons de
La TVA relative à ces charges n’est pas admise présence accordés aux membres du CA ou du CS
en déduction des SA et des SCA (RS de 20%)
(art 10 du c. de la TVA tel que modifié par l’art 34 § 3 - R distribués (RS de 10%)
de la LF 2017).
60
I- Les réintégrations
19 – LES CHARGES RELATIVES AUX MONTANTS PAYÉS AUX P RÉSIDENTES OU
ÉTABLIES DANS DES PARADIS FISCAUX

ANNEXE
Liste des paradis fiscaux concernés par les dispositions de l'article 44 de la loi n°
2013-54 du 30 décembre 2013, portant loi de finances pour l'année 2014
- Delaware (Etats-Unis) - Aruba
- Anguilla (Royaume-Uni) - Barbade
- Bermudes (Royaume-Uni) - Belize
- Iles Caïmans (Royaume-Uni) - Costa Rica
- Gibraltar (Royaume-Uni) - Dominique
- Montserrat (Royaume-Uni) - Grenade
- Iles Turques-et-Caïques (Royaume-Uni) - Liberia
- Iles Vierges britanniques (Royaume-Uni) - Iles Marshall
- Guernesey (Royaume-Uni) - Nauru
- Jersey (Royaume-Uni) - Panama
- Saint-Martin (France) - Philippines
- Saint Maartin (Pays-Bas) - Saint-Christophe-et -Niévès
- Antilles néerlandaises (Pays-Bas) - Saint-Vincent-et-les Grenadines
- Curaçao (Pays-Bas) - Sainte- Lucie
- Iles Cook (Nouvelle-Zélande) - Samoa
- Niue (Nouvelle-Zélande) - Uruguay
- Antigua-et - Barbuda - Vanuatu
- Djibouti. 61
I- Les réintégrations
Fixation des critères de classification des paradis
fiscaux
(article 35 LF 2019)
6-

Le terme « paradis fiscaux » est remplacé par pays ou


territoire à fiscalité privilégiée.

Est considéré maintenant comme un Etat ou un territoire dont le


régime fiscale est privilégié, lorsque l’impôt dû dans cet Etat ou
territoire est inférieur à 50 % de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt
sur les sociétés dû en Tunisie au titre de la même activité.

Soumission des établissements stables tunisiens


des entreprises résidentes aux paradis fiscaux
(article 50 LF 2019)

 La retenue à la source de 15% exigible sur les revenus des


établissements stables tunisiens des entreprises non résidentes; et
qui ne déposent pas la déclaration d’existence est relevé à 25%
lorsque le siège de l’entreprise est situé dans un pays ou territoire à
62
fiscalité privilégiée.
LES RÉINTÉGRATIONS – AMORTISSEMENTS

• Amortissements non déductibles

Relatifs aux établissements situés à l’étranger

Relatifs aux résidences secondaires, avions et


bateaux de plaisance ne faisant pas l’objet de
l’exploitation

Relatifs aux véhicules de tourisme d’une


puissance fiscale supérieure à 9 chevaux fiscaux

Relatifs aux actifs d’une valeur  5000 D payée


en espèces

Relatifs aux actifs acquis auprès des P


résidentes ou établies dans les paradis fiscaux

• Dotations aux amortissement


excédentaires (par rapport aux taux maximum 63
admis fiscalement) I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES
 Amortissements des établissements situés à l’étranger

Décompte fiscal
Parmi la rubrique « charges relatives aux établissements situés à l’étranger »
On réintègre les amortissements correspondants aux immobilisations amortissables mises à la disposition
de ces établissements

Texte de base Doctrine administrative


Art 47 code -NC 24/2012 relative au régime fiscal des
IRPP/IS exploitations situées à l’étranger et
appartenant à des entreprises résidentes en
Tunisie.
-NC 2/2015 relative aux notions
d’établissements et de bien amortissable
64
I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES

Amortissements des résidences secondaires, avions et bateaux de plaisance ne faisant pas l’objet de l’exploitation

Les amort. relatifs aux avions, bateaux de plaisance et résidences secondaires mis à la disposition des dirigeants ou
employés de l’Ese et dont l’utilisation ne concerne pas directement l’objet de l’Ese ne sont pas déductibles.

L’outil de production ou la marchandise


commercialisée

Ex.
Seules les Eses qui louent ou rendent des prestations ou vendent des bateaux de plaisance sont autorisées à inclure les
charges correspondantes parmi les charges déductibles (y compris l’amortissement)
Par contre, les charges relatives aux avions privés utilisés pour le déplacement des
dirigeants, du personnel accompagné ou non, des clients ou des fournisseurs, ainsi
que les bateaux de plaisance mis à la disposition des dirigeants du personnel des
clients ne sont pas admis en déduction du Rt fiscal Texte de base
Art 15 pt 4 code IRPP/IS
65
I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES

Amortissements des véhicules de tourisme d’une puissance fiscale supérieure à 9 chevaux fiscaux
L’amort. des véhicules de tourisme d’une puissance fiscale de 10 chevaux et + utilisés pour le transport des dirigeants
ou du personnel de l’Ese ne donne aucun droit à la déduction
 et doit être réintégré dans sa globalité pour la détermination du Rt fiscal.
Cette réintégration des amortissements ne couvre pas les véhicules de tourisme constituant l’outil de production.
 Constituent des véhicules faisant l’objet principal de l’exploitation :
Les véhicules commercialisés par une Ese de vente de voitures
Les véhicules données en leasing par une société de leasing
Les véhicules appartenant à une agence de location de voitures
Les véhicules appartenant à une autoécole
Les véhicules exploités en taxis
Les véhicules exploités en voiture de louage
 Dans ce cas, les amortissements demeurent déductibles  la puissance fiscale du véhicule.

Bien que l’amortissement des voitures de tourisme ne soit pas admis à la Texte de base
déduction, il est pris en compte lors de la détermination de la +value de cession Art 15 pt 5 code IRPP/IS
imposable.
+value de cession = Prix de cession – VCN (à la date de cession) 66
I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES

Amortissements des terrains & fonds de commerce


Décompte fiscal
Art 15 pt 1&2 c. IRPP/IS: Les dotations aux amortissements des terrains et fonds de commerce ne sont pas
admis pour la détermination du Rt fiscal

Pourtant ces deux actifs restent qualifiés de bien amortissable et le SCE impose leur amortissement
Amortissements des terrains exploités sous forme de carrières ou dans le cadre d’un projet agricole?

Amortissements des brevets et des marques de fabrique et des frais de R & D capitalisés?

Texte de base Doctrine administrative


Art 15 pt 1&2 c. -NC 22/2008 portant commentaire des dispositions des articles 41 à 44 de la LF 2008 portant
IRPP/IS harmonisation des règles fiscales relatives au x amortissements avec les règles comptables.
67
I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES

Amortissements des actifs d’une valeur  5000 D payée en espèces

Décompte fiscal
Les amortissements des actifs dont le coût d’acquisition est  5000 D HTVA et dont la contrepartie est payée en
espèces pour les acquisitions faites à partir du 1/1/2016 doivent être réintégrés.

La déduction des amortissements est subordonnée aux modalités de paiement de l’acquisition de l’actif concerné
 qui doit se faire au moyen d’un virement à un compte bancaire ou postal, ou d’un chèque ou d’un billet à ordre,
(ou au moyen de n’importe quel autre moyen de paiement électronique ou bien par compensation).

Le dépôt dans un compte bancaire du prix d’acquisition de l’actif est assimilé à un payement en espèces (NC 7/2014)
L’amortissement devra être proportionnellement réintégré si l’actif a été acquis partiellement en espèce et au-delà
du seuil toléré de 5.000 D. Texte de base Doctrine administrative
Art 15 pt 6 code IRPP/IS -NC 7/2014 relative à la rationalisation des opérations
(tel qu’ajouté par l’al 34 de la LF 2014) commerciales effectuées entre les Eses en espèce.
68
I- Les réintégrations
1 – AMORTISSEMENTS NON DÉDUCTIBLES

Amortissements des actifs acquis auprès des Personnes résidentes ou établies dans les paradis fiscaux

Décompte fiscal
Les amortissements des actifs acquis auprès des P résidentes ou établies dans des paradis
fiscaux ne sont plus admis en déduction pour la détermination du Bce imposable
à partir du 1/1/17.

Texte de base
Art 15 pt 7 code IRPP/IS
Tel qu’ajouté par l’art 34§2 de la LF 2017
69
I- Les réintégrations
2 – AMORTISSEMENTS EXCÉDENTAIRES (par rapport aux taux maximum admis fiscalement)

Décompte fiscal

Le législateur a admis en déduction pour la détermination du Bce imposable les amort. effectués par
l’Ese selon les règles fixées par la législation comptable sans que le mt déductible dépasse les annuités
d’amort. linéaires calculées sur la base du taux maximum.

L’excédent d’amortissement comptabilisé par rapport aux seuils admis en déduction fiscale est
momentanément réintégré au niveau du tableau de détermination du Rt fiscal.

70
I- Les réintégrations
Les taux d’amort. maximum sont fixés par le décret 2008-492 du 25/2/2008. Ainsi tout excédent d’amortissement
doit faire l’objet d’une réintégration.

71
I- Les réintégrations
71
2 – AMORTISSEMENTS EXCÉDENTAIRES (par rapport aux taux maximum admis fiscalement)
Rappel/ Déductibilité fiscale des amort.
La fiscalité tunisienne admet les méthodes d’amort. prévues la NCT 5 § 35 :
•l’amortissement constant (linéaire) (charge constante sur la durée d’utilisation du bien)
•l’amortissement variable (charge proportionnelle à l’utilisation du bien)
•l’amortissement décroissant (charge décroissante sur la durée du bien).
Base amortissable = prix de revient d’acquisition (ou de construction, de fabrication ou de plantation ) HTVA

Durée : l’acceptation des règles comptables conduit à admettre en fiscalité la durée d’utilisation de l’immobilisation
comme la durée d’amortissement.
Taux : ceux fixés par l’arrêté du ministre des finances.
Ce sont des taux max. L’entreprise peut (selon ses conditions) faire appel à des taux qui leurs sont inférieurs.

Date de commencement : l’amort. est dét. à partir de la date d’acquisition, de fabrication, de construction, de mise en
service ou d’exploitation (lorsqu’elle intervient ultérieurement) ou d’entrée en production (pour les plantations agricoles).

*Amortissement « massif »/intégral d’actifs immobilisés de faible valeur ne dépassant pas 500 D HTVA.
déductibles des résultats de l’exercice de leur mise en service.
En mentionnant parmi les charges la valeur d’acquisition de tels biens, l’Ese perd le bénéfice de déduction de la charge
et le droit à l’amortissement.
72
I- Les réintégration
LF 2019 (art 25)
Relèvement de la valeur des immobilisations de faible valeur totalement amortissables

La valeur des amortissements des actifs L’amortissement en question s’applique à tous


immobilisés de faible valeur entièrement les actifs dont la valeur n’excède pas 500
déductibles des résultats de l’exercice de leur dinars quelque soit leur nombre à condition
mise en service a été augmenté à 500 dinars. de les inscrire à l’actif de l’entreprise.
LES RÉINTÉGRATIONS – PROVISIONS

• Provisions non déductibles

Provisions pour risques & charges

Provisions pour dépréciation d’éléments d’actif


autres que ceux admis en déduction par la
législation fiscale

• Provisions pour dépréciations


déductibles

74
I- Les réintégrations
1 – PROVISIONS NON DÉDUCTIBLES

Provisions pour risques et charges


Provisions inscrites comptablement au niveau des comptes: « 15 provisions pour risques et charges »
« 48 provisions courantes pour risques et charges »
Ces provisions sont destinées à couvrir des risques identifiés inhérents à l’activité de l’Ese
Ex. litiges, garanties données au clients, pertes sur marchés à achèvement futur, pénalités, pertes de change, etc.

Ces provisions ne sont pas fiscalement déductibles au titre de l’exercice de leur constatation comptable.

Cas des établissements de crédits (art 48 § 1)


Les établissements de crédit peuvent déduire les provisions collectives constituées pour la couverture des risques
relatifs aux engagements courants dans la limite de 1% du total de l’encours de ces engagements à la fin de l’ex.

75
I- Les réintégrations
1 – PROVISIONS NON DÉDUCTIBLES
Ces provisions ainsi déduites sont réintégrées au Rt fiscal de l’exercice au cours duquel elles deviennent sans objet.

Norme comptable générale,


3ème partie: Nomenclature des comptes & fonctionnement général des comptes

76
I- Les réintégrations
1 – PROVISIONS NON DÉDUCTIBLES
Provisions pour dépréciation d’éléments d’actif (autres que ceux admis en déduction par la législation fiscale)

Ne sont pas ainsi admis en déduction pour la détermination du Rt fiscal:

Les prov. pour dépréciation des immobilisations


autres que celles relatives aux titres de participation cotées à la BVMT

Les prov. pour dépréciation des MP des autres


approvisionnements des encours de production de biens

Les prov. pour dépréciation des comptes financiers


autres que celles relatives à des placements courants inscrits à la BVMT
Texte de base
Art 12 code IRPP/IS
77
I- Les réintégrations
2 – PROVISIONS DÉDUCTIBLES

A ce niveau du décompte fiscal on doit réintégrer les provisions dont la déduction est limitée par un plafond.
Plafond = 50% du Bce imposable.
Pour déterminer ce plafond il faut recalculer un
Bce théorique qui ne tient pas compte de ces
provisions.

Décompte fiscal
On doit réintégrer dans cette partie du tableau de détermination du Rt fiscal :
(toutes les provisions qui sont normalement déductibles sous réserve du plafond)
Les provisions pour créances douteuses
(autres que celles constituées par les établissements de crédit car elles sont déplafonnées)
Les provisions pour dépréciation des actions cotées à la BVMT
(autres que celles constituées par les SICAR car elles sont déplafonées)
Les provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente
Les provisions pour risque d’exigibilité des engagements techniques
(pour les compagnies d’assurances) Texte de base
Art 12 § 4 code IRPP/IS
78
I- Les réintégrations
LES RÉINTÉGRATIONS – PRODUITS NON COMPTABILISÉS OU INSUFFISAMMENT
COMPTABILISÉS

• Intérêts des comptes courants associés &


des créances non commerciales

Intérêts non décomptés

Intérêts insuffisamment décomptés

• Plus-value de cession des actifs

Plus-value non comptabilisée

Plus-value insuffisamment décomptés

79
3ème étape- Les réintégrations (des produits non comptabilisés)
1 – INTÉRÊTS DES COMPTES COURANTS ASSOCIÉS & DES CRÉANCES NON
COMMERCIALES

Intérêts non décomptés Intérêts insuffisamment décomptés


 L’Ese qui met à la disposition des associés des  Si l’Ese perçoit un intérêt calculé à un taux  8% l’an
sommes d’argent gratuitement sur des sommes mises à la disposition des associés
 doit réintégrer (au niveau du décompte fiscal)  doit réintégrer (au niveau du décompte fiscal)
un produit financier correspondant à un intérêt fictif calculé un produit financier= I décompté - I calculé au taux de 8% l’an.
au taux de 8% l’an.

 Lorsque l’Ese a des créances non commerciales à  Si la sté perçoit un intérêt sur des créances non
l’égard d’autrui sans aucun intérêt facturé commerciales à l’égard d’autrui à un taux de marché,
 doit réintégrer un intérêt correspondant au taux de  la différence entre le taux appliqué et le taux en
marché vigueur sur le marché doit être réintégré.

Texte de base
Art 48-VII al 2 code IRPP/IS
80
3ème étape- Les réintégrations (des produits non comptabilisés)
2 – PLUS-VALUE DE CESSION DES ACTIFS

Non comptabilisée Insuffisamment comptabilisée

Il ne s’agit pas ici d’une charge non admise en déduction Si l’actif a été cédé à un Px  au Px de marché
(qu’il faut neutraliser)
 Mais plutôt d’un produit qui n’est pas comptabilisé
résultant de la cession d’un actif de l’entreprise à
un Px  à sa VCN,  dégageant ainsi une perte.

La doctrine fiscale administrative donne la possibilité à  L’Ese garde la possibilité de rajouter dans cette
l’Ese de rectifier son Rt comptable spontanément rubrique la différence entre le Px de vente réalisé et
en y ajoutant la plus-value qu’elle aurait dû réaliser suite la valeur marchande de l’actif cédé.
à la cession d’actif à sa valeur réelle (valeur marchande)
afin d’éviter un redressement fiscal basé sur la notion de
l’acte anormal de gestion.
Texte de base
Art 12 code IRPP/IS
81
3ème étape- Les réintégrations (des produits non comptabilisés)
LES RÉINTÉGRATIONS – AUTRES

Dans cette rubrique du décompte fiscal,

l’Ese a l’obligation de préciser la nature des


autres réintégrations

• Moins-value latente constatée parmi les


charges financières et relatives aux actions Nous pouvons retenir ces
cotées à la BVMT jugées très liquides autres exemples de
réintégrations qui n’ont pas
été cités dans la NC 26/2016
• Dotation au fonds d’intéressement du
personnel non conforme aux dispositions
législatives réglementaires

82
1 – MOINS-VALUE LATENTE CONSTATÉE PARMI LES CHARGES FINANCIÈRES &
RELATIVES AUX ACTIONS COTÉES À LA BVMT

NCT 7 § 15 (relative aux placements) : à la date de clôture, les placements à CT font l’objet d’une évaluation :
-à la valeur de marché (VM) pour les titres cotés; et
-à la juste valeur (JV) pour les autres placements à CT.

 Comptablement: Les titres cotés très liquides sont comptabilisés à la VM selon le cours moyen du dernier mois de l’ex.
 et les –values et les +values dégagées sont portées en Rt.
 Fiscalement: Toute –value ainsi comptabilisée en charges financières n’est pas fiscalisée tant qu’il n’y a pas eu
cession effective des titres
La charge financière comptabilisée au 31/12 pour tenir compte de la dépréciation de valeur du titre ne peut être
admise en déduction fiscalement du simple fait que le législateur n’admet la déduction d’une telle dépréciation que
lorsqu’elle est constatée par le biais d’une provision pour dépréciation des titres cotés à la BVMT.

Les actions cotées en bourse (les autres) dont le cours moyen journalier du dernier mois  au cours historique
peuvent toujours faire l’objet d’une provision déductible fiscalement dans le cadre de la limite de 50% du BI. 83
2 – DOTATION AU FONDS D’INTÉRESSEMENT DU PERSONNEL NON CONFORME AUX
DISPOSITIONS LÉGISLATIVES RÉGLEMENTAIRES
Les fonds d’intéressement du personnel salarié a été institué par la loi 70/19 du 22/4/70 portant réglementation du commerce
de distribution, abrogée par la loi 91-44 du 1/7/91 portant organisation du commerce de distribution.

Cette dotation est déductible du BI lorsqu’elle est constituée en application de dispositions législatives &
réglementaires, (même si elle n’est pas distribuée aux ayants droit l’année de son prélèvement).
LF compl. 2012 (art 52) a même admis en déduction les dotations aux fonds d’intéressement du personnel salarié
constituées par la l’Ese et qui sont distribués aux salariés des autres Eses  au même groupe (art 48 § X, code IRPP/IS)
Décompte fiscal
Ces dotations doivent être réintégrées lorsque les fonds en question ne sont pas constitués
conformément aux dispositions réglementaires ou aux conventions collectives.

84
Remarque: Prélèvement du fond & RS au titre de l’IR

Si le fonds prélevé est réparti av. la date limite du dépôt de la déclaration de l’IS
 Ce fonds s’analyse en un complément de salaire passible de la RS.

Si ce fonds prélevé n’est pas réparti à la date de dépôt de la déclaration annuelle de l’IS
 l’Ese est tenue d’acquitter au moment du dépôt de sa déclaration une taxe forfaitaire de 7% sur le mt non réparti,
représentative de la RS au titre de l’IR.

En cas de répartition ultérieure au profit des salariés


La taxe acquittée (7%) viendra en déduction de la RS à reverser et due sur ces mêmes répartitions
(Prélèvement institué par la loi n 65-57 (art 11) tel que modifié par la loi 69-64 (art 15))

85
PLAN - MODALITÉS DE DÉTERMINATION DE L’IS

Les réintégrations  Les charges non déductibles & les produits non comptabilisés
Les déductions  Les produits non imposables & les charges non comptabilisées
Les provisions  Les conditions de déductibilités & le report de déduction
Les déficits  L’ordre d’imputation & les conditions de report
Les bénéfices prov. de l ’activité  Détermination de la quotepart des bénéfices d’exploitation déductible

86
LES DÉDUCTIONS –
ETAPE 4: DÉDUCTION DES PRODUITS ORDINAIRES
NON IMPOSABLES (FAMILLE 1)

Cadre général Exception


2013: changement du calcul du plafond
des provisions par la doctrine fiscale

Certaines déductions restent classées av. la déduction des prov. :


Déduction des produits & Bces
exceptionnels non imposables 1. Les produits réalisés par les établissements situés à l’étranger
après la déduction des provisions 2. Les reprises/prov. réintégrées au Rt fiscal de l’année de leur constitution
3. Les amort. excéd. réintégrés aux Rts des années antérieures
4. Gain de change non réalisés
Amélioration du plafond théorique de
5. Pertes de change réintégrées aux Rt des années antérieures
déduction des provisions
6. Pertes de changes antérieurement constatées
(toujours = 50% du Bce imposable)
7. 50% des salaires servis aux demandeurs d’emplois recrutés pour la
1ère fois
8. Autres déductions
87
1 – LES PRODUITS RÉALISÉS PAR LES ÉTABLISSEMENTS SITUÉS À L’ÉTRANGER
Art 47 code IRPP/IS relatif à la détermination du Bce imposable des sociétés soumises à l’IS:
« Les bénéfices passibles de l’impôt sur les sociétés sont ceux réalisés dans le cadre d’établissements situés
en Tunisie et ceux dont l’imposition est attribuée à la T par une convention fiscale de non double imposition »

Parallèlement à la réintégration des charges relatives aux établissements stables à l’étranger ,


l’Ese doit procéder à la déduction de tous les produits réalisés par ces établissements (Voir diapo 21 & 22).
.
 Les Bces dégagés par les établissements de stés tunisiennes à l’étranger se situent en dehors du champ territorial
de l’IS tunisien et ne sont pas de ce fait imposables en T.

Cependant, dans la mesure où le Rt comptable cumulé intègre les dits Bces, il convient de les déduire pour la
détermination du Rt fiscal

Texte de base Doctrine administrative


Art 47 code IRPP/IS -NC 24/2012 (Texte DGI 2012/24) relative au régime fiscal des exploitations
situées à l’étranger et appartenant à des entreprises résidentes en T
-NC 2/2015 relative à la notion d’établissement stable et la notion de bien
amortissable mis à la disposition du dit établissement
88
II- Déductions
2 – LES REPRISES SUR PROVISIONS (RÉINTÉGRÉES AU RT FISCAL DE L’ANNÉE DE LEUR CONSTITUTION)
 Les provisions constituées comptablement et déduites fiscalement font bénéficier l’Ese d’une économie d’impôt.

 Une reprise des provisions doit être constatée, lorsque la provision devient sans objet.
 au niveau du « 78 reprises sur amortissements & provisions » (produits)
par le débit des subdivisions des comptes de provisions concernées.

Ainsi, l’Ese paye l’impôt sur ces reprises des provisions en contrepartie de l’économie d’impôt qu’elle avait réalisée
initialement (lors de la comptabilisation de la provision).

 Les provisions comptabilisées NON déductibles sont réintégrées dans le Rt fiscal (de l’exercice de leur constatation)
corrélativement, toute reprise sur une provision NON déduite fiscalement est à déduire du Rt imposable

89
II- Déductions
2 – LES REPRISES SUR PROVISIONS (RÉINTÉGRÉES AU RT FISCAL DE L’ANNÉE DE LEUR CONSTITUTION)

Déduction de la reprise/prov comptabilisée et ne s’étant pas accompagnée d’une économie d’I ?


Ex. Une ETE a comptabilisé des provisions au titre de l’année 2013.
Cette Ese s’est demandée si elle pouvait déduire, au niveau du décompte fiscal, la reprise sur provision comptabilisée
en 2014 (c.à.d. non imposable), puisqu’elle n’a pas réalisé d’économie d’impôt en 2013 (suite à la constatation de cette provision) :
elle était en période de déduction totale des Bces provenant de l’exportation.

NB. Les ETE sont soumises à l’IS au taux de 10% sur ses Bces à l’export à partir de 2014

90
II- Déductions
3 – LES AMORT. EXCÉD. (PAR % AUX TAUX MAXIMUM) INITIALEMENT RÉINTÉGRÉS
& DEVENUS FISCALEMENT DÉDUCTIBLES.
ARTICLE 12 bis :

Les annuités d’amort. sont calculées sur la base des règles fixées par la législation comptable, sans que le mt annuel
déductible ne dépasse l’amort. linéaire déterminé sur la base des taux maximum (fixés par le décret 2008-492 du 25/02/08).

Les amort. constatées en comptabilité et excédant les parts admises fiscalement et qui sont réintégrées
(spontanément ou ap. contrôle fiscal) demeurent reportables et imputables sur les Rts des exercices suivants dans
les mêmes conditions et limites prévues par la législation fiscale en vigueur.

Texte de base Doctrine administrative


Art 12 bis VI c. IRPP/IS NC 22/2008 portant commentaire des dispositions des articles
Décret n° 2008-492 du 25 février 2008 fixant les 41 à 44 de la LF 2008 portant harmonisation des règles fiscales
taux maximum des amortissement linéaires relatives au x amortissements avec les règles comptables.
91
II- Déductions
3 – LES AMORT. EXCÉD. (PAR % AUX TAUX MAXIMUM) INITIALEMENT RÉINTÉGRÉS
& DEVENUS FISCALEMENT DÉDUCTIBLES.
Exemple (NC 22/2008)
Soit une Ese qui a acquis un
matériel de transport le 1/1/2007
pour une valeur hors TVA de
30.000D. Pour sa comptabilisation
l’Ese a tenu compte d’une période
d’utilisation de 3 ans.

T.A.F Traitement fiscal des annuités


d’amortissement du matériel durant
les années 2007, 2008 et 2009.

92
II- Déductions
4 – GAIN DE CHANGE NON RÉALISÉS

Fiscalement, seules les  de change entre le cours de la date d’acquisition peuvent être considérées.
et le cours effectif de paiement

Comptablement, à chaque date de clôture de l’ex les dettes et créances en devises étrangères sont évaluées en
utilisant le taux de change en vigueur .
Le gain (ou la perte) de change ainsi comptabilisée n’est pas fiscalisée tant qu’il n’y a pas encaissement ou paiement
de la créance ou de la dette. Ainsi le gain virtuel n’est pas imposable.

Décompte fiscal
Tout gain de change qui n’est pas effectivement réalisé, mais résultant de la conversion des éléments
monétaires au cours de clôture (NCT 15) fait l’objet d’une déduction à ce niveau du décompte fiscal.
Il ne s’agit pas d’un gain de change acquis, et donc il ne peut faire l’objet d’une imposition.
Corrélativement la différence de change sera déterminée, sur le plan fiscal, pendant l’exercice où
intervient le paiement par la différence entre le cours historique et le cours effectif de règlement.

93
II- Déductions
5 – PERTES DE CHANGE RÉINTÉGRÉES AUX RÉSULTATS DES ANNÉES ANTÉRIEURES

Les éléments monétaires en monnaies étrangères doivent être évalués en utilisant le taux de change en vigueur à la
date de clôture (§11 de la NCT 15)
 La conversion des éléments monétaires au cours de clôture peut aboutir à une  de change : gain
ou perte de change (§12 de la NCT 15)

S’agissant d’une perte de change non réalisée (le règlement de l’actif monétaire n’est pas encore intervenu), l’Ese procède au
niveau du décompte fiscal à la réintégration de cette perte de change non encore réalisée, mais dont la constatation
comptable a été effectuée pour une meilleure présentation de la situation financière de l’Ese.

Au début de l’ex. suivant, il convient de contrepasser l’écriture comptable de constatation de la perte de change.

Par cette écriture, la perte de change non réalisée et comptabilisée durant l’exercice précédent se manifeste comme
un produit au niveau de l’exercice en cours.
C’est ainsi qu’il convient de la déduire au niveau du tableau de détermination du Rt fiscal.

94
II- Déductions
6 – 50% DES SALAIRES SERVIS AUX DEMANDEURS D’EMPLOIS RECRUTÉS POUR LA
1ÈRE FOIS

Les Eses exercant dans les secteurs prévus par le CII, qui procèdent au recrutement d’une manière permanente
de demandeurs d’emploi de nationalité tunisienne pour la 1ère fois, bénéficient d’une déduction supplémentaire de
50% du salaire avec un plafond annuel de 3000 D/ salarié, pendant une période de 5 ans à partir de la date de recrutement.

Cet avantage prévu à l’origine par l’art 4 de la LF complémentaire 2012, a été reconduit par la LF compl. 2015 (art 10)

L’avantage s’applique aux recrutements permanents intervenus :


- au cours de la période allant du 1er avril 2012 jusqu’à la fin de l’année 2016
- après le 31 décembre 2013, de stagiaires dans le cadre de contrats des stages d’initiation à la vie professionnelle ou
des contrats d’adaptation et d’insertion professionnelle conclus au cours de la période allant du 1er avril 2012 au 31/12/2013

95
II- Déductions
6 – 50% DES SALAIRES SERVIS AUX DEMANDEURS D’EMPLOIS RECRUTÉS POUR LA
1ÈRE FOIS

Conditions de Bénéfice
les Eses doivent déposer une demande auprès du
bureau de l’emploi et du travail indépendant territorialement compétent
et l’avantage est accordé par décision du directeur régional de la FP et de
l’emploi territorialement compétent

l’Ese doit opérer dans un secteur prévu par le CII

le contrat de travail à DI 96
II- Déductions
7 – AUTRES DÉDUCTIONS
Ce sont généralement des produits qui ne peuvent être classés comme étant des Bces ou ou R exceptionnels non
imposables (rubrique IV du décompte fiscal prévu par la NC 26/2016).
1. Amort. supplémentaire prévu par la législation fiscale pour les biens financés par les contrats de
leasing % à l’amort. comptable
2. Suppléments d’amortissements prévus dans le cadre des incitations fiscales.
3. Etc.

 L’amortissement supplémentaire des biens financés par le leasing ou l’Ijara

Pour les immobilisations acquises dans le cadre d’un contrat de leasing, les amort. constitués sont admis en
déduction chez le preneur c à d le client de la société de leasing ou d’Ijara
Les amort. s’appliquent sur la base du Px de revient d’acquisition (par les établissements de leasing) majoré de toutes les
dépenses nécessitées pour la mise en service des actifs (qu’elles soient engagées par les Eses exerçant l’activité de leasing ou d’Ijara
ou par l’exploitant des actifs).
L’annuité d’amort. fiscalement déductible est déterminée sur la base de la durée de location prévue par le contrat de
leasing.
Annuité d’amort. déductible = Prix de revient total
Durée du contrat de leasing
97
II- Déductions
7 – AUTRES DÉDUCTIONS
La durée prise en compte pour le calcul des amort. ne doit pas être inférieure à la durée minimale fixée en fonction
de la nature des actifs par le décret 2008-492 du 25/02/2008.

Si l’amort. fiscal excède l’amort. comptable, le différentiel d’amortissement sera déduit de l’AI
à condition de porter l’amort. comptable et l’amort. fiscal au niveau du tableau d’amortissement et du livre d’inventaire

Actifs exploités dans le cadre des contrats de leasing Durée minimale


Constructions à l’exception de la valeur du terrain 7 ans
Matériels et équipements 4 ans
Matériels de transport 3 ans

Texte de base Doctrine administrative


Art 12 bis -NC 22/2008 (Texte DGI 2008/46) portant
c. IRPP/IS commentaire des dispositions des articles
Décret 2008-492 du 25/02/2008 fixant les taux maximum des 41 à 44 de la LF 2008 portant harmonisation
amortissements linéaires et la durée minimale des amortissements des actifs exploités des règles fiscales relatives au x amortissements
dans le cadre des contrats de leasing et la valeur des actifs immobilisés pouvant faire I'objet
d'un amortissement intégral au titre de I'année de leur utilisation. avec les règles comptables.
98
II- Déductions
7 – AUTRES DÉDUCTIONS
Exemple (NC 22/2008) L’amort. de l’immeuble est déterminé, sans tenir compte de la valeur du
terrain comme suit :
Un immeuble a été acquis pour un
montant de 300.000 D dont 100.000D - amort. annuels enregistrés en comptabilité sur la base de la durée
représentent la valeur du terrain dans d’utilisation économique fixée à 20 ans : 200.000D/20 = 10.000D
le cadre d’un contrat de leasing sur - amort. fixés en tenant compte de la durée du contrat de leasing :
une période de 5 ans conclu le 1er 200.000D/5 = 40.000D
janvier 2008. - amort. déductibles pour la détermination du BI sur la base de la durée
minimale prévue par le décret susvisé et fixée à 7 ans à partir des Rts de
TAF: Déterminez l’annuité l’ex. 2008 déclarés en 2009 : 200.000D/7 = 28.571,429D
d’amortissement déductible relative à
l’immeuble, sachant que la durée de Ainsi, et bien que les amort. enregistrés en comptabilité (10.000D),
son amort. écq conformément au soient  aux amort. déductibles (28.571,429D), l’Ese peut déduire
NCT est de 20 ans. le différentiel des amort. déterminé en fonction de la durée de 7
ans soit 18.571,429D/an

D’après le décret 2008-492 fixant A compter du 1/1/2008, lorsque l’amort. comptable est  à l’amort.
également la durée minimale des amort. fiscalement admis pour un équipement pris en leasing, le surplus
des actifs exploités dans le cadre des d’amort. fiscal est déduit de façon extra-comptable
contrats de leasing, la durée minimale Condition : porter au tableau d’amort. et au livre d’inventaire le
relative à la construction est de 7 ans montant des amort. enregistrés en comptabilité soit 10.000D et le
montant des amort. déduits soit 28.571,429D 99
(abstraction faite du terrain). II- Déductions
7 – AUTRES DÉDUCTIONS
Les suppléments d’amortissements dans le cadre des incitations fiscales

Amort. fiscal supplémentaire au titre des nouveaux Amort. fiscal supplémentaire au titre des ID au sens de
investissements réalisés dans le cadre du CII la loi de l’investissement
- Les nouveaux investissements réalisés dans le cadre du - Les Eses disposant d’une attestation de dépôt de
CII déclarés au cours des exercices 2014 & 2015 déclaration d’investissements à partir du 1/1/17 au titre
- Les nouveaux investissements réalisés au cours de 2016 des ID (loi de l’investissement 2016-71, art 3)
& 2017, bénéficient d’une déduction des amort. effectués bénéficient d’une déduction supplémentaire au taux de
au titre des actifs amortissables objets de l’investissement 30% au titre des amort. des machines, matériels et
au taux de 35 %. équipements affectés à l’exploitation, acquis ou fabriqués dans
le cadre des op. d’extension, de la base de l’IR ou de l’IS exigible
Conditions
Seules les op. d’investissements, de création & d’extension portant sur une
au titre de la 1ère année à partir de la date d’acquisition,
unité économique indépendante sont concernés par cet avantage. de fabrication ou d’utilisation.
*Attestation de dépôt de déclaration d’investissement
auprès des services concernés durant les ex. 2014 & 2015
ou en 2016 et 2017
*L’entrée en activité effective des investissements av. le
1/1/17 pour les investissements déclarés en 2014 ou
en 2015 et av. le 1/1/2019 pour les investissements
déclarés en 2016 ou en 2017 100
II- Déductions
7 – AUTRES DÉDUCTIONS
Octroi aux entreprises la déduction d’amortissements supplémentaires au titre des
opérations de renouvellement
•Les entreprises nouvellement créées, ayant obtenu une attestation de dépôt de déclaration d’investissement à
partir du 1er janvier 2017, autres que celles exerçant dans les secteurs exclus, bénéficient d’une déduction supplémentaire au
taux de 30% au titre des amortissements des machines, du matériel et des équipements destinés à l’exploitation,
à l’exception des voitures de tourisme autres que celles constituant l’objet principal de l’exploitation, acquis ou fabriqués dans le
cadre d’opérations d’extension ou de renouvellement, de l’assiette de l’IR ou de l’IS dû au titre de la 1ère année à
partir de la date d’acquisition, de fabrication ou du commencement de l’utilisation.

•La déduction de l’amortissement supplémentaire est réservée aux opérations d’investissement, d’extension ou de
renouvellement, dans le cadre du même projet permettant d’augmenter sa capacité productive, technologique ou
sa compétitivité, réalisées par les entreprises existantes, autres que celles exerçant dans les secteurs exclus, et ayant obtenu
une attestation de dépôt de déclaration d’investissement auprès des organismes compétents.

•L’amortissement supplémentaire de 30% est calculé sur le coût de du matériel et équipement, au titre de la 1ère
année, sans tenir compte de la règle du prorata temporis.

•Cette mesure a été prévue pour réduire la pression fiscale, et pour encourager la compétitivité des entreprises
surtout après la suppression du mécanisme du dégrèvement physique. 101
Encouragement des entreprises au renouvellement de leurs actifs destinés à l'exploitation

Conditions
• Les entreprises, autres que celles
exerçant dans les secteurs exclus, 1. l’affectation de la totalité de ladite plus-value à l'acquisition de matériel
déduisent la plus-value provenant de et d’équipements destinés à l’exploitation ;
la cession des éléments d'actif
2. l'affectation de la totalité de ladite plus-value dans un compte de
immobilisé matériel et affectés à leur
réserve spéciale pour l’investissement avant l'expiration du délai de dépôt de la
activité principale, dans la limite de
déclaration définitive de l'impôt ;
50% lorsque l'opération de cession a
lieu après 5 ans, à compter de la 3. la réalisation de l'investissement et l'incorporation de la réserve
date de possession , et ce, lorsque constituée au capital au plus tard à la fin de la 2ème année suivant celle
la plus value susvisée n'est pas de la constitution de la réserve ;
soumise à un régime fiscal plus
favorable. 4. la non réduction du capital pendant une période de 5 ans suivant la
date de l'incorporation sauf en cas de réduction pour résorption des pertes ;
5. la présentation, à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt de
Date d’application l'année au titre de laquelle la déduction de la plus-value a eu lieu, d'une
attestation de dépôt de déclaration de l’investissement à réaliser et de
Ces dispositions sont applicables l’engagement des bénéficiaires de la déduction de réaliser
aux opérations de cession ayant lieu l'investissement au plus tard à la fin de la 2ème année suivant celle de la
au cours de la période allant du 1er constitution de la réserve.
janvier 2019 jusqu’au 31 décembre
2021.
PLAN - MODALITÉS DE DÉTERMINATION DE L’IS

Les réintégrations  Les charges non déductibles & les produits non comptabilisés
Les déductions  Les produits non imposables & les charges non comptabilisées
Les provisions  Les conditions de déductibilités & le report de déduction
Les déficits  L’ordre d’imputation & les conditions de report
Les bénéfices prov. de l ’activité  Détermination de la quotepart des bénéfices d’exploitation déductible

103
LES DÉDUCTIONS –
ETAPE 6: DÉDUCTION DES PROVISIONS

A ce niveau du décompte fiscal : on dégage un Rt fiscal av. déduction des provisions

Si ce Rt est bénéficiaire: Si ce Rt est déficiatire:


il servira de base pour la déduction il sera considéré comme étant un déficit
du montant maximum des fiscalement reportable.
provisions fiscalement déductibles
(dans la limite de 50% )

Provisions pour créances douteuses


Provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente
Provisions pour dépréciation de la valeur des actions cotés à la BVMT de tunis
Provisions pour risque d’exigibilité des engagements techniques (pour les compagnies
d’assurances)
104
DÉDUCTION DES PROVISIONS

NATURE DES PROVISIONS POUR DÉPRÉCIATION DÉDUCTIBLES

Provision sur créance Provision sur stocks destiné à Provision sur actions cotées
douteuse la vente en bourse
Le montant des provisions Les actions sont évaluées
Engagement d’une action en d'après le cours moyen
justice, avant la date de déductibles est constitué par journalier à la bourse des
clôture de l’exercice, la différence entre le prix de valeur mobilière de Tunis du
exception faite pour les revient du produit et la VRN dernier mois de l'exercice.
créances douteuses des à la date de clôture sans
entreprises en difficultés tenir compte des frais non
économiques et ce durant la réalisés à cette date.
période de suspension des
procédures judiciaires. Texte de base
Art 12-4 c. IRPP/IS
105 III- Déduction
des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Limite générale Limite spécifique


La déduction des provisions pour les 3 Le montant des provisions déductibles
catégories cumulées des stocks destinés à la vente
est limitée à 50% du BI av. déduction est limité à 50% du prix de revient du
des provisions. produit.

Le reliquat des provisions n’est pas


Le reliquat des provisions est
concerné par le mécanisme de report
reportable indéfiniment.
sur les ex. ultérieurs.

106 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

 Provisions pour créances douteuses


Une créance est considérée comme douteuse si son recouvrement devient incertain en raison d’évènenements
intervenus av. la clôture de l’exercice

Les créances assorties d’une garantie (sous forme d’hypothèque ou autre)


ne peuvent être considérées comme douteuses et ne donnent pas lieu à la constitution de provisions (NC 82)
Déductibilité des petites créances irrécouvrables (ne dépassant pas 100 D TTC)
Les petites créances peuvent être passées en pertes sans limite si :
1. le montant de chaque créance par client doit être au maximum de 100 dinars TTC,
2. l’Ese doit avoir cessé ses relations avec le client défaillant,
3. l’échéance de la créance remonte à + d’un an, et
4. l’Ese en produit un état nominatif des débiteurs concernés lors de la déclaration annuelle.

107 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Débiteurs déclarés en faillite clôturée (et contre lesquels des PV de carence sont établis)
La condition relative à la cessation des relations d'affaires n’est pas exigée pour le besoin de la déduction des créances
douteuses des Eses en difficulté économique, et ce durant la période de suspension des procédures judiciaires.

Les créances définitivement compromises sont déductibles sous forme de comptabilisation en pertes, lorsque
la faillite ou la liquidation judiciaire du débiteur est clôturée pour insuffisances d’actifs; ou
l’insolvabilité est constatée par un PV de carence établi par un huissier notaire sur la base d’un jugement.

Conditions générales de déduction des provisions pour créances douteuses


1- Engagement d’une action en justice
Cette 1ère condition doit être vérifiée av. la clôture de l’ex. au titre duquel la provision est comptabilisée.
L’engagement se traduit par le déroulement de l’affaire devant les tribunaux.
Il en est de même d’une injonction de payer engagée (conformément aux procédures prévues par les art 64-65 du c. des procédures
civiles et commerciales).
Cette condition n’est pas applicable pour les créances détenues :
Sur des Eses en difficulté écq (loi 95-34 du 17/4/95) et ce durant la période de suspension des procédures judicaires
Par les établissements de crédit (y compris ceux n. résidents exerçant dans le cadre du code des prestations de service financiers aux non résidents promulgués par
la loi 2009-64 du 12/8/2009)
108
Par les P morales ( Eses individuelles) au titre des créances de l’Etat, des collectivités locales, des étab. et des Eses publics.
DÉDUCTION DES PROVISIONS

2- Comptabilisation des provisions

3- Etat détaillé joint à la déclaration annuelle de l’I comportant:


L’identité du débiteur
La valeur nominale des créances
Les provisions constituées
La VCN
Les références de la décision judiciaire de suspension des poursuites dans le cadre du règlement judiciaire

Décompte fiscal
Sort des provisions n’ayant pas pu être déduites Réintégration des provisions pour créances douteuses constituées
Si les provisions constituées ne peuvent être Les provisions constituées pdt une année sont réintégrées au BI
déduites intégralement en raison du plafond de de la 3ème année qui suit celle de leur constitution, si l’action en
50% du Rt fiscal, justice y afférente suit encore son cours.
le reliquat non imputé est reportable Cependant et au niveau du même décompte fiscal, ces
successivement sur les Rts des 1er ex. provisions peuvent être déduites en dehors du plafond de 50%
bénéficiaires (toujours dans la limite de 50%). du Rt fiscal de cette 3ème année.

109 III- Déduction


des provisions
HARMONISATION DU RÉGIME FISCAL DE L’ASSURANCE ISLAMIQUE AVEC LE RÉGIME
CLASSIQUE D’ASSURANCE (ART. 11-22 DE LA LF 2020)

L’assurance islamique (Takaful) est désormais régie par les mêmes dispositions fiscales de l’assurance classique.

 Imposition du bénéfice de l’établissement Takaful à un taux annuel de 35% ainsi que l’excédent
dégagé par le fonds des participants ;
 Déduction des provisions techniques pour le fonds des participants avant de dégager le bénéfice
imposable ;
 Application du même régime fiscal pour les acomptes payés au titre des polices d’assurances vie
Takaful ;
 Ne pas considérer l’excédent du fond des participants comme des bénéfices distribués et
l’exonérer de la retenue à la source ;
 La précision expresse par les assurances Takaful que les crédits hassan octroyés sur les fonds des
participants sont non productifs d’intérêts et qu’il ne s’agit pas d’une renonciation aux intérêts
entrainant la réintégration des supposés intérêts au résultat fiscal ;
 Exonération de la TVA sur la commission de gestion des compagnies d’assurance Takaful ainsi que
les commissions relatives aux agents. Toutefois, la commission sur les contrats Moudharaba reste
soumise à la TVA au sens de la loi ;
 Exonération des contrats d’assurance des droits d’enregistrement ainsi que sur le capital décès
versé aux bénéficiaires. 110
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Exemple
Soit une SA exerçant une acté commerciale
ayant réalisé au cours de l’ex. N un Bce
fiscal av. imputation des prov. s’élevant à
60.000 D.
Durant N, cette sté a constitué une prov.
pour créances douteuses pr 32.000 D.
De même, elle a constitué au titre des ex.
N+1, N+2, N+3 et N+4 des prov. pour
créances douteuses s’élevant respectivement
à 10.000 D, 2.400 D, 20.000 D et 25.000 D.
Les Bces relatifs aux années N+1 à N+4
s’élevant respectivement à
40.000 D, 35.000 D, 75.000 D et 120.000 D
et ce, avant imputation des prov.
La société a engagé des actions en justice
pour les créances relatives aux ex.
N, N+2 et N+4.
TAF. Quelles sont les prov. admises en 111 III- Déduction
des provisions
déduction?
DÉDUCTION DES PROVISIONS

 Provisions pour dépréciation des stocks destinés à la vente


Eléments de stocks concernés
Les prov. pour dépr. des stocks déductibles fiscalement sont celles relatives aux stocks destinés à la vente, c à d:
 les stocks de marchandise (Ese commerciale) et des PF détenus par l’Ese pour être vendus dans le cadre de la réalisation de
l’objet social.
 les stocks de MP et tous les autres stocks qui entrent dans le cycle d’exploitation et qui ne sont pas destinés à la vente
ne peuvent faire l’objet de provisions déductibles sur le plan fiscal.

Détermination de la provision déductible pour dépréciation des stocks destinés à la vente


Si à la date de clôture de l’ex. la VRN du stock concerné  Px de revient comptabilisé
 Prov. déductible sera constituée par la  négative entre cette VRN fisc. et le Px de revient Provision=Px de revient–VRN
Plafonds des prov. pour dépréciation des stocks
Plafond général de 50% du Rt fiscal
Plafond 2: les prov. pour dépr. des stocks destinés à la vente ne doivent pas excéder 50% du Px de revient du pdt.
Le reliquat de la prov. pr dépr. des stocks qui n’a pas pu être déduite du fait de la limite de 50% du Px de revient est perdu pour
l’Ese et n’est pas susceptible de report sur les ex. ultérieurs

Conditions de déduction des prov. pr dépréciations des stocks


1. Comptabilisation par l’Ese des provisions en question
2. Etat joint à sa déclaration annuelle d’I détaillant ces prov. et indiquant par catégorie de stocks :
112 III- Déduction
Le coût d’origine, Les provisions constituées, La VCN
des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

 Provisions pour dépréciation de la valeur des actions cotées à la BVMT


Les actions des stés cotées en bourse dont le cours moyen journalier du dernier mois  au coût historique peuvent, du
point de vue fiscal, donner lieu à une prov. déductible dans le cadre de la limite de 50% du Bce fiscal de l'ex.

La prov. pour dépr. des actions cotées à la BVMT : est une donnée délivrée par la BVMT ou le CMF
(Px d’acq – cours moyen journalier à la BVMT du dernier mois de l’ex. au titre duquel les provisions sont constituées)*nbre d’actions

La méthode fiscale d'évaluation des titres cotés en bourse au cours moyen journalier du dernier mois de l'ex. couvre un
champ plus large que celui retenu par le SCE.
Sont ainsi concernés par la méthode fiscale tous les titres de participation et de placement immobilisés de sociétés cotées ainsi
que les placements en actions cotées en bourse liquides et non liquides.

Quelles seraient les modalités de calcul des prov. pr dépréciation des actions qui ne sont pas cotées durant le
dernier mois de l’exercice concerné ?

113 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Conditions de déduction des prov. pr dépréciations des actions cotées à la BVMT


1. Comptabilisation par l’Ese des provisions en question
2. Etat joint à sa déclaration annuelle d’I détaillant ces prov. et indiquant par catégorie de stocks :
Le coût d’origine, Les provisions constituées, La VCN des actions cotées

Dépréciation de la valeur des actions & parts sociales détenues par les SICAR

Les SICAR peuvent déduire les prov. constituées au titre de la dépréciation de la valeur des actions et des parts
sociales totalement et sans limitation dans le temps. La déduction n’est pas limitée au BI imposable (art 48 § I bis code IRPP/IS)

L’évaluation de ces actions et ces parts sociales se fait sur la base de :


•La valeur d’après le cours moyen du dernier mois de l’ex. au cours duquel les provi. sont constituées pour les actions cotées
•La valeur intrinsèque pour les autres actions et parts sociales

114 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Ordre d’imputation des provisions et des déficits antérieurs et des amortissements différés (NC 1/2004)
Cette NC s’intéressait à déterminer si le BI servant de base pour la détermination des prov. déductibles s’entend du BI
après imputation des déficits antérieurs et des amort. différés ou avant imputation desdits déficits et amortissements.
La réponse à cette question, rappelait que les prov. (visées par les art 12 & 48 du code l’IRPP/IS) constituées au titre d’un ex.
donné sont admises en déduction pour la détermination du BI dudit ex.
Par contre, les déficits enregistrés au titre d’un ex. donné ainsi que les amort. différés sont imputables sur les Rts nets
des ex. ultérieurs, c à d sur les Rts qui tiennent compte de tous les produits et de toutes les charges imputables aux ex. concernés
y compris les provisions.
Les prov. constituées au titre d’un ex. s’imputent donc sur le BI dudit ex. av. imputation des déficits antérieurs & des amort. différés.

115 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Décompte fiscal Dans la mesure où les déficits peuvent s’imputer sur le BI av. les amort. de l’ex. concerné, le BI peut être déterminé ainsi:

- déterminer un BI théorique av. déduction des produits exonérés, ne tenant pas compte des prov.
- déterminer le montant des prov. déductibles dans la limite de 50% du BI théorique

- déduire les prov. dans les limites déterminées


- réintégrer les amort. de l’ex. concerné déduits pour la dét. du BI théorique, puis procéder à la déduction:
• des déficits antérieurs ;
• des amort. de l’exercice concerné ;
• des amort. différés.

116 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS

Sort des prov. n’ayant pas pu être déduites Sort des prov. ne dépassant pas les limites de
déduction et qui n’ont pas été déduites de l’AI de l’ex. de leur
constitution

Le montant global à déduire au titre de l’ensemble des Les prov. déductibles et qui n’ont pas été déduites, bien
qu’elle n’aient pas dépassées les limites de déduction, ne sont
prov. est limité à 50% du Bce imposable.
plus déductibles des Bces des ex. ultérieurs

 La fraction des prov. qui n’a pas pu être déduite du  du fait qu’il s’agit d’un abandon volontaire de
fait de la dite limite est reportable sur les Bces déduction d’une charge déductible pour la
ultérieurs sans limitation dans le temps et dans les détermination du BI des Eses (NC 11/2006).
mêmes limites et conditions.

117 III- Déduction


des provisions
DÉDUCTION DES PROVISIONS – CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Le mt total de la dotation aux prov. pour créances douteuses, pour dépr. des stocks destinés à la vente et pour dépr.
des actions cotées à la BVMT est déductible dans la limite de 50% du bénéfice fiscal de l'ex.

Le Bce fiscal de l'ex. servant à la détermination du seuil de 50%, est le bénéfice fiscal av. déduction des prov. de
l’ex. et av. imputation des reports déficitaires et av. déduction des produits exonérés qui ne peuvent être imputés que
sur les Bces fiscaux et, av. abattement au titre des avantages fiscaux.

Le reliquat de prov. non admis en déduction au cours d’un ex. donnée en raison du plafonnement à 50% du Bce
fiscal n’est pas perdu définitivement pour l’Ese qui a la faculté d’opérer la déduction de ce reliquat sur les ex. ultérieurs
toujours dans la limite du plafond de 50% des Bces, et tant que les conditions de déductibilité sont maintenues.

L’Ese qui ne peut déduire la totalité de ses prov. pour créances douteuses, pour dépréciation des stocks destinés à
la vente et pour dépréciation des actions cotées en bourse gère un report de prov. déductibles d’un ex. à un autre.

118 III- Déduction


des provisions
Exemple (adapté de la NC n° 1/2004)
soit une SA dont le KDES
DÉDUCTION socialPentièrement
ROVISIONS libéré
s'élève à 2.000.000 D, qui a réalisé au titre de l'ex. N
un CA de 3.000.000 D TTC et un Rt ctable av. IS de
300.000 D qui tient compte notamment des
éléments suivants :
-des amort. de l'ex. pour un mt de 60.000 D, dont
6.000 D provenant de l'amort. d'une voiture de
tourisme d'une puissance fiscale de 11 chevaux,
-des prov. pour créances douteuses pour un mt de
200.000 D, l'action en justice a été engagée,
-des dividendes provenant de la participation au
capital d'une SARL établie en Tunisie pour 50.000 D,
-des frais d'une réception que l‘Ese a organisée à
l'occasion de la conclusion d'un marché, s'élevant à
35.000 D,
- des I servis aux actionnaires en raison des
sommes qu'ils ont mises à la disposition de la
société, ces sommes s'élèvent à 800.000 D,
rémunérées à un taux d‘I de 15% soit 120.000 D.
TAF. Déterminez le BI sachant que l‘Ese a
enregistré un déficit ordinaire au titre de l'ex. N-1de
70.000 D et des amort. réputés différés pr 30.000 D.

119
DÉDUCTION DES PROVISIONS - EXEMPLE D’ILLUSTRATION 1 (SOCIÉTÉ COMMERCIALE)
Résultat fiscal 2015 après 200 000 DT
réintégration (y compris les provisions) et
déduction (famille 1)
Limite de déduction générale des prov. 100 000 DT

Limite spécifique de déduction (Stock) 70 000 DT

Imputation Prov. créance -60 000 DT

Imputation Prov. stock -40 000 DT

Rt fiscal 2015 ap. déduction des 100 000 DT


provisions

Client Valeur brute Dotation Action en Partie à Partie Stock Valeur brute Dotation Montant Partie à Partie
provision justice déduire reportable Marchandise provision déductible déduire reportable
s

Client 1 60 000 60 000 P 60 000 - Article 1 60 000 50 000 30 000 30 000 -

Client 2 300 000 40 000 O - - Article 2 100 000 40 000 40 000 10 000 30 000

Total 360 000 100 000 - 60 000 - Total 160 000 90 000 70 000 40 000 30 000
LES DÉDUCTIONS –
ETAPE 7: DÉDUCTION DE LA –VALUE STOCK
OPTION

121
PLAN - MODALITÉS DE DÉTERMINATION DE L’IS

Les réintégrations  Les charges non déductibles & les produits non comptabilisés
Les déductions  Les produits non imposables & les charges non comptabilisées
Les provisions  Les conditions de déductibilités & le report de déduction
Les déficits  L’ordre d’imputation & les conditions de report
Les bénéfices prov. de l ’activité  Détermination de la quotepart des bénéfices d’exploitation déductible

122
LES DÉDUCTIONS –
ETAPE 8: DÉDUCTION DES AMORTISSEMENTS DIFFÉRÉS
& DÉFICITS REPORTÉS (SELON L’ORDRE D’IMPUTATION)
Le déficit enregistré au titre d’un exercice et dégagé par une comptabilité conforme à la législation comptable des Eses est
déduit successivement des Rts des ex. suivants et ce, jusqu’à la 5ème année inclusivement.

La déduction des déficits et des amortissements s’effectue selon l’ordre suivant :


 Les déficits reportables
 Les amortissements de l’ex. concerné
 Les amortissements réputés différés en périodes déficitaires

Si l’Ese adopte un ordre d’imputation différent, elle perd le droit au report de la quotepart de la perte non imputée
Si l’Ese abandonne son droit d’imputation des déficits reportables des ex. antérieurs, malgré l’existence d’un Rt Bciaire
durant l’ex. en cours, ces déficits seront définitivement perdus dans la limite de ses Bces réalisés.

Décompte fiscal Texte de base Doctrine administrative


Av. de déduire le déficit comptable Art 48 IX du -NC 15/2010
Il faut commencer par réintégrer les amort. de l’ex. déductibles code IRPP/IS -NC 16/2012 123 IV- Imputation
fiscalement ensuite on impute le déficit reportable des déficits
DÉDUCTION DES AMORT. DIFFÉRÉS & DÉFICITS REPORTÉS

Caractéristiques des déficits reportables


C 1: Au niveau du décompte fiscal: le déficit reportable sur les Rts des ex. ultérieurs ne doit pas naître de la déduction
des R/Bces exceptionnels non imposables (ou exonérés).
 Le déficit reportable serait celui dégagé par la Cpté (art 8 et 48 du code IRPP/IS)
Excepté les situations suivantes :
Situation 1 Situation 2

Le déficit dégagé par la Cpté peut Le Rt comptable Bciaire peut donner naissance à un déficit fiscal reportable, en
être réduit au niveau du décompte déduisant :
fiscal par réintégration des charges 1. Les produits réalisés par les exploitations sises à l’étranger des PM soumises à l’IS
non déductibles fiscalement. 2. Les reprises de prov. considérées dans la BI des ex. antérieurs comptabilisées
lorsque les prov. sont devenues sans objet ou si ces prov. n’ont pas bénéficié de
la déduction de l’AI au titre de l’ex. de leur constitution
3. Les amort. non déduits de la BI des ex. antérieures en raison des taux
maxima prévus par le décret 2008-492 du 25/02/2008
4. Les pertes de change réintégrées aux Rts des ex. antérieures ainsi que les gains
de change non réalisés.
5. La déduction supplémentaire de 50% des salaires servis aux demandeurs d’emploi
124 IV- Imputation
recrutés de manière permanente pour le 1ère fois. des déficits
DÉDUCTION DES AMORT. DIFFÉRÉS & DÉFICITS REPORTÉS

C 2: Le déficit est reportable malgré sa résorption par certains postes du bilan


Dans certaines situations, la disparition des pertes du bilan (grâce à leur résorption par certains postes du bilan) ne contredit
pas le principe de leur report (qui devra se faire dans les limites et conditions prévues par la législation fiscale en vigueur)
Ex. Cas des pertes résorbées par la réduction du K, ou imputées sur les réserves, ou sur les primes de fusion ou d’émission.
Dans ces cas, et lorsqu’il s’agit d’amort. différés (résorbés en partie), ils perdent le caractère d’amort. différés, et restent donc
reportables dans les mêmes conditions et limites prévues par la législation en vigueur pour les déficits d’exploitation.
La période de leur déduction sera ainsi limitée à 5 ans, qui commence à courir à partir de l’année qui suit celle de leur résorption.
Les déficits résorbés par compensation avec le compte courant des associés, ne sont pas reportables sur les ex.
ultérieurs (du fait qu’ils ne sont plus à la charge de l’Ese).
Cas des Eses en difficultés écq (régies par la loi 95-34 du 17/4/95) bénéficiaires de l’abandon de créances à leur charge
Elles peuvent déduire les déficits devenus non déductibles (en raison de la prescription: enregistrés depuis + de 5 ans mais sans
dépasser 10 ans) des R exceptionnels qu’elles réalisent suite au Bce de l’abandon des créances à leur charge, qui est de
nature à engendrer la réalisation d’un Rt gloabl Bciaire (NC 15/2010).

Décompte fiscal Si à ce niveau du décompte fiscal, le Rt dégagé est déficitaire,


L’Ese a intérêt à le défalquer en déficit et amort. différé. L’amort. différé est indéfiniment reportable contrairement au
déficit provenant de l’exploitation, qui demeure reportable sur une période de 5 ans.
L’Ese doit porter ces amort. différés au niveau des notes aux EF (art 12 § VI du code de l’IRPP/IS) 125 IV- Imputation
des déficits
DÉDUCTION DES AMORT. DIFFÉRÉS & DÉFICITS REPORTÉS

Soit le tableau des reports déficitaires suivants:


Report
Dotations aux Amortissements déficitaire de
Année Résultat fiscal amortissements réputés différés l'exercice
Perte Bénéfice
N-6 200000 150000 150000 50000
N-5 220000 200000 200000 20000
N-4 350000 200000 200000 150000
N-3 150000 200000 150000
N-2 300000 230000 230000 70000
N-1 140000 200000 140000
N 100000 200000

T.A.F Déterminer le résultat fiscal imposable au titre de N

126 IV- Imputation


des déficits
LES DÉDUCTIONS –
ETAPE 9: DÉDUCTION DES BÉNÉFICES
EXCEPTIONNELS NON IMPOSABLES (FAMILLE 2)

1. Dividendes & assimilés (R des parts des FCP en VM, part des fonds d’amorçage et part des FCPR)
2. +value de cession des actions dans le cadre d’une opération d’introduction en bourse
3. +value de cession des actions cotées à la BVMT acquises av. 1/01/11 ou à partir du 1/01/11 et cédées ap. l’expiration de l’année suivant
celle de leur acquisition ou souscription

4. +value de cession/rétrocession des titres et droits y relatifs réalisée par les SICAR pour leur compte ou pour le compte d’autrui
5. +value provenant de cession/rétrocession des parts des FCPR
6. +value provenant des op. de cession/rétrocession des parts des fonds d’amoçage
7. +value d’apport dans le cadre d’une op. de fusion ou de scission totale de société, ou d’une op. d’apport des Eses
individuelles dans le K d’une société (au niveau de la société absorbée, scindée ou la société ayant fait l’apport)
8. +value provenant de l’apport d’actions ou de parts sociales au K de la sté mère ou de la sté holding dans le cadre
des op. de restructuration des Eses ayant pour objet l’introduction de la sté mère ou de la sté holding à la BVMT
9. +value provenant de la cession totale ou partielle des éléments de l’actif constituant une unité indépendante et
autonome suite au départ à la retraite du propriétaire de l’Ese ou à cause de l’incapacité de poursuivre la gestion de l’Ese
10. +value provenant de la cession des Eses en difficultés écq dans le cadre du règlement judiciaire prévu par la loi
relative au redressement des Eses.
11. Intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles 127
1 – DIVIDENDES & ASSIMILÉS
(REVENUS DES PARTS DES FCP EN VM, PART DES FONDS D’AMORÇAGE ET PART DES FCPR)

La LF 2014 (art 19) a prévu l’imposition pour les PP résidentes et les P non résidentes et non établies :
•Des dividendes
•Des R des parts des FCP en VM (prévus par le code des organismes de placement collectif promulgué par la loi n°2001-83 du 24/07/01) et des parts
des fonds d’amorçage (loi 2005-58 du 18/07/2005) à l’exception de la +value relative aux dites parts ou aux droits y relatifs.

L’imposition s’applique aux opérations de distribution réalisées à compter du 1er janvier 2015 par voie de RS
libératoire de 5% pour les PP résidentes et sous réserve des conventions de non double imposition pour les P non résidentes.
Pour les PP (résidentes ou non) dont les R distribués ne dépassent pas 10.000 D par an, la RS de 5% est déductible de l’IR annuel
exigible, ou elle est restituable sur demande.

Pour les PM résidentes soumise à l’IS, les dividendes et assimilés reçus demeurent parfaitement déductibles pour la
détermination du BI.
Texte de base
-Art 48 III du code IRPP/IS
-Code des organismes de placement collectif promulgué par la loi n°2001-83 du 24/07/01
-Loi 2005-58 du 18/07/2005 V- Déduction
128 des Bces
exceptionnels
2 – PLUS-VALUE DE CESSION DES ACTIONS DANS LE CADRE D’UNE OPÉRATION
D’INTRODUCTION EN BOURSE

La +value déductible au titre des op. de cession des actions dans le cadre d’une op. d’introduction en bourse, est
égale à la différence entre leur valeur d’introduction en bourse et leur valeur d’acquisition ou de souscription.

la valeur de la 1ère cotation des actions selon l’une des 3 procédures


prévues à l’art 58 du règlement général de la bourse, à savoir:
La procédure de mise en vente à un Px minimal, la procédure ordinaire et la
procédure d’offre publique de vente à un Px déterminé.

Texte de base Doctrine administrative


Art 11-1 du code -NC 4/2004 relative au droit à la déduction de la plus-value
IRPP/IS réalisée dans le cadre d’une op. d’introduction en bourse
V- Déduction
129 des Bces
exceptionnels
2 – PLUS-VALUE DE CESSION DES ACTIONS DANS LE CADRE D’UNE OPÉRATION
D’INTRODUCTION EN BOURSE

Exemple (NC 4/2004)


La quote-part de la plus-value déductible pour la
Une Ese A a décidé d’introduire ses actions détermination du BI à l’IS de B au titre de l’année de la
à la BVMT, le 1er mars 2004. cession est déterminée comme suit :
La valeur d’introduction en bourse est fixée
à 30 D pour l’action. Prix d’acquisition des actions :
15D x 200 = 3.000D
L’Ese B qui détient 200 actions dans le
capital de l’Ese A acquises pour 15 D Prix de cession des actions dans le cadre de l’opération
l’action, a décidé, dans le cadre de d’introduction en bourse :
l’opération d’introduction en bourse, de 30D x 150 = 4.500D
mettre 150 actions des actions qu’elle
détient dans le capital de la société A à la  Plus-value réalisée :
vente. (30D x 150) – (15D x 150) = 2 250D.

T.A.F Quelle est la conséquence fiscale de La plus-value réalisée (la différence entre la valeur
cette opération sur l’Ese B d’introduction des actions en bourse et leur prix
d’acquisition) est totalement déductible.
V- Déduction
130 des Bces
exceptionnels
3 – PLUS-VALUE DE CESSION DES ACTIONS COTÉES À LA BVMT ACQUISES AV. 1/1/2011 OU
CELLES ACQUISES À PARTIR DU 1/1/2011 ET CÉDÉES AP. L’EXPIRATION DE L’ANNÉE SUIVANT CELLE DE LEUR ACQUISITION/SOUSCRIPTION

La +value provenant de la cession des actions cotées à la BVMT demeure déductible du BI :


•Pour les actions acquises ou souscrites av. le 1/1/2011
•Pour les actions acquises ou souscrites à partir du 1/1/2011 et cédées ap. l’expiration de l’année suivant celle de leur
acquisition ou de leur souscription

Texte de base Doctrine administrative


Art 11-1 du -NC 16/2011 portant commentaires des dispositions de la LF 2011 (art 41) relatives à
code IRPP/IS la rationalisation de l’exonération de la plus-value provenant de la cession des titres.
V- Déduction
131 des Bces
exceptionnels
4 – PLUS-VALUE DE CESSION/RÉTROCESSION DES TITRES ET DES DROITS Y RELATIFS
RÉALISÉE PAR LES SICAR POUR LEUR COMPTE OU POUR LE COMPTE D’AUTRUI (100% OU 50%)

Titres souscrits/acquis av. le 1/4/17 Mesures transitoires

La +value provenant des op. de cession/rétrocession des Conformément au de l’article 19 de


actions/parts sociales réalisée pour leur compte ou pour le
compte d’autrui par les SICAR souscrites/acquises au K des La loi 2017-8 du 14/2/2017 relative à la refonte du
Eses qui ouvrent droit aux avantages fiscaux prévus par dispositif des avantages fiscaux (art 19 § 5) , la
la législation en vigueur au titre du réinvestissement +value de cession/rétrocession des actions/parts
 est déductible dans la limite de 50% de son montant sociales souscrites/acquises par les SICAR pour
lorsque la cession/rétrocession a lieu après l’expiration de la leur compte ou pour le compte d’autrui av. le 1er
5ème année suivant celle de la souscription/acquisition aux avril 2017 demeure soumise à la législation en
actions/parts sociales vigueur av. la dite date.

La +value provenant des op. de cession/rétrocession des


actions/parts sociales réalisée pour leur compte ou le •Eses implantées dans les ZDR
compte d’autrui par les SICAR •Eses réalisant des inv. éligibles aux enc. au titre du dvpt agricole
•Eses réalisant des investissement de lutte contre la pollution
 est déductible intégralement (100%) si les titres sont •Projets réalisés dans le cadre des PME
émis par les Eses faisant partie du catalogue cité par •Eses des nv promoteurs
l’art.39 septies § III du code IRPP/IS. •Etc… V- Déduction
132 des Bces
exceptionnels
4 – PLUS-VALUE DE CESSION/RÉTROCESSION DES TITRES ET DES DROITS Y RELATIFS
RÉALISÉE PAR LES SICAR POUR LEUR COMPTE OU POUR LE COMPTE D’AUTRUI (100% OU 50%)

Titres souscrits/acquis à partir du 1/04/2017


La +value de cession/rétrocession des titres et des droits y relatifs réalisée par les SICAR, pour leur compte ou pour
le compte d’autrui obéit à la nouvelle législation (la loi 2017-8)
 Elle est ainsi déductible dans la limite de 50% du montant de la +value provenant des op. de cession/rétrocession
des actions/parts sociales souscrites/acquises au K des Eses qui donnent droit aux avantages fiscaux prévus par la
législation en vigueur au 1er avril 2017 au titre du réinvestissement lorsque la cession/rétrocession a lieu après l’expiration de la 5ème
année suivant celle de souscription/acquisition.
La +value de cession/rétrocession des titres réalisée par les SICAR pour leur compte ou pour le compte d’autrui
 est déductible totalement
1. pour les titres nouvellement émis par les Eses 2. pour les titres nvllment émis par des Eses réalisant
donnant droit au Bce des avantages fiscaux au titre du des investissements dans les ZDR ou dans le secteur
réinvestissement prévus par le code de l’IRPP/IS et pour agricole/pêche et pour lesquels la SICAR s’est
lesquels la SICAR s’est engagée à employer 65% au engagée à employer au -75% du K libéré et 75% au -
moins du K libéré et 65% au moins de chaque montant de chaque montant mis à sa disposition pour leur
mis à sa disposition pour leur acquisition/souscription. acquisition/souscription.
Titres: actions ou parts sociales ou obligations convertibles V- Déduction
133 des Bces
exceptionnels
5 – PLUS-VALUE DE CESSION/RÉTROCESSION DES PARTS DES FONDS COMMUNS
DE PLACEMENT À RISQUE (FCPR)
Parts souscrites à partir du 1/4/17
La +value de la cession/rétrocession des parts des FCPR est déductible dans la limite de 50% , lorsque la
cession/rétrocession a lieu ap. l’expiration de la 5ème année suivant celle de la libération des parts.
La cession doit ainsi porter sur les parts des FCPR:
dont les actifs sont employés dans la souscription aux titres des Eses éligibles aux avantages fiscaux au titre
du réinvestissement selon la loi 2017-8;
qui emploient leurs actifs dans la souscription aux parts des FCPR précités

La +value est totalement déductible lorsqu’elle est relative à :


des parts des FCPR avec engagement à employer 65% de leurs actifs dans l’acquisition/souscription aux titres
nouvellement émis par les Eses donnant droit au Bce des avantages fiscaux au titre du réinvestissement prévus
par le code IRPP/IS et aux parts de FCPR précités ou aux parts de fonds d’amorçage (prévus par la loi 2005-58 du
18/7/2005).
des parts des FCPR avec engagement à employer 75% de leurs actifs dans l’acquisition/souscription aux titres
nouvellement émis par les Eses réalisant des ID dans le cadre du dvppt régional , secteur agricole et de
pêche et aux parts des FCPR qui emploient au moins 75% de leurs actifs dans la souscription aux parts des
FCPR précités ou aux parts de fonds d’amorçage (prévus par la loi 2005-58 du 18/7/2005)
V- Déduction
134 des Bces
Titres = actions ou parts sociales ou obligations convertibles en actions exceptionnels
5 – PLUS-VALUE DE CESSION/RÉTROCESSION DES PARTS DES FONDS COMMUNS
DE PLACEMENT À RISQUE (FCPR)

Texte de base Doctrine


administrative
- Art 11§1 du code -NC 15/2012 portant
IRPP/IS commentaires des
- Loi 2001/83 du
24/7/01 portant
dispositions du
promulgation du décret-loi n°2011-99
code des du 21/10/2011
organismes de portant modification
placement collectif de la législation
- Loi 2005-58 du relative au SICAR et
18/07/05 relative au FCPR .
aux fonds
d’amorçage

V- Déduction
135 des Bces
exceptionnels
6 – PLUS-VALUE DE CESSION/RÉTROCESSION DES PARTS DES FONDS D’AMORÇAGE

La +value provenant des op. de cession/rétrocession des parts des fonds d’amorçage est déductible.

Fond d’amorçage = fond commun de placement en VM ayant pour objet le renforcement des fonds propres des projets
innovants av. la phase de démarrage effectif.

Aider les promoteurs à :


•Exploiter les brevets d’invention
•Achever l’étude technique et écq du projet
•Développer le processus technologique du pdt av. la commercialisation
•Achever le schéma de financement

Texte de base
Art 11 du code IRPP/IS
Loi 2005-58 du 18/07/05 relative aux fonds d’amorçage
(JORT 57 du 19/7/05) V- Déduction
136 des Bces
exceptionnels
7 – PLUS-VALUE D’APPORT DANS LE CADRE D’UNE OP. DE FUSION OU DE SCISSION
TOTALE DE STÉ, OU D’UNE OP. D’APPORT DES ESES INDIVIDUELLES DANS LE K
D’UNE STÉ (AU NIVEAU DE LA SOCIÉTÉ ABSORBÉE, SCINDÉE OU LA SOCIÉTÉ AYANT FAIT L’APPORT)

La +value d’apport sur les éléments d’actif autres que les marchandises, les biens et valeurs faisant l’objet de
l’exploitation est déductible du Bce imposable au niveau des Résultats de :
- l’Ese fusionnée ou scindée
- l’Ese individuelle ayant fait l’apport dans le K de sociétés soumises à l’IS

les éléments inscrits à l’actif du bilan, ainsi que


ceux considérés comme faisant partie de Notamment les biens détenus en stocks par l’Ese,
l’exploitation même s’ils ne sont pas inscrits à c à d ceux détenus sous forme de MP ou de
l’actif du bilan fournitures devant être consommées au cours du
processus de production ou de prestation de Sces
Ex. Cas du fonds de commerce qui, même non inscrit
à l’actif du bilan d’une Ese, en raison de son
affectation par nature à l’exploitation, doit être
considéré comme un élément d’actif de l’exploitation
Texte de base
-Art 11 bis code IRPP/IS
-Art 49 decies code IRPP/IS
V- Déduction
137 des Bces
exceptionnels
7 – PLUS-VALUE D’APPORT DANS LE CADRE D’UNE OP. DE FUSION/SCISSION OU
D’UNE OP. D’APPORT DES ESES INDIVIDUELLES DANS LE K D’UNE STÉ
 Opération de fusion ou de scission
Conditions du Bce de la déduction  Opérations d’apport d’Eses
•Il doit s’agir d’op. de fusion ou d’op. de scission totale de individuelles
stés conformes aux dispositions du CSC
•Les stés concernées doivent être soumises (légalement) à Conditions du Bce de la déduction
l’audit d’un CAC
•L’Ese individuelle objet de l’apport doit être
•Les compte de ces stés, au titre du dernier ex. clôturé, à la
soumise à l’IR Selon le régime réel (notamment le
date de la fusion/scission ont été certifiés. régime réel simplifiés)

Sort de la déduction faite en cas d’op. de Scission av. •Les actifs objet de l’apport doivent être inscrits
la fin des 3 années au bilan à la date de l’apport.
Cette condition est considérée satisfaite pour le fonds de
Les stés ayant reçu les éléments d’actif dans le cadre de commerce créé par l’Ese
l’op. de fusion ou de l’op. de scission
et ayant Bcié en conséquence de la déduction de la •L’Ese Bciaire de l’apport doit poursuivre
+value d’apport dans le cadre de l’op. de fusion (/scission) l’exploitation de l’Ese ayant fait l’apport pendant
sont tenues, en cas de réalisation d’op. de scission av. une période de 3 ans au moins à compter du 1/1 de
la fin d’une période de 3 ans à compter du 1/1 de l’année qui suit l’année qui suit celle de l’apport
celle de la fusion (/scission) de payer l’IS non acquitté, ainsi que
V- Déduction
les pénalités exigibles conformément à la législation fiscale en vigueur. 138 des Bces
exceptionnels
7 – PLUS-VALUE D’APPORT DANS LE CADRE D’UNE OP. DE FUSION/SCISSION OU
D’UNE OP. D’APPORT DES ESES INDIVIDUELLES DANS LE K D’UNE STÉ
Exemple

Un exploitant d’une Ese individuelle soumise à l’IR selon le


régime réel a décidé de modifier la forme juridique de son
Ese individuelle en une SUARL, l’opération est réalisée le
1/4/07 moyennant l’apport de son Ese individuelle dans le K
d’une Ese constituée à cet effet.
L’Ese individuelle a réalisé au cours de la période allant du
1/1/07 au 1/4/07 un Rt net de 996.000 D et ce compte tenu
-d’une plus-value de 50.000 D au titre de l’apport des équipements
et du matériel
-d’une plus-value de 190.000 D au titre de l’apport d’un immeuble
-d’une plus-value de 250.000 D au titre de l’apport d’un fonds de
commerce constitué par l’entreprise,
-d’une plus-value de 130.000D au titre de l’apport du stock de
marchandises destiné à la vente,
-d’une plus-value de 7.500D provenant de l’apport d’actions cotées
en bourse.
TAF : Calculez l’IRPP dû par l’entreprise individuelle.
V- Déduction
139 des Bces
exceptionnels
8 – PLUS-VALUE PROVENANT DE L’APPORT D’ACTIONS/ PARTS SOCIALES AU K DE LA STÉ
MÈRE OU DE LA STÉ HOLDING DANS LE CADRE DES OP. DE RESTRUCTURATION DES
ESES AYANT POUR OBJET L’INTRODUCTION DE LA STÉ MÈRE/HOLDING À LA BVMT
La +value provenant de l’apport d’actions/parts sociales au K de la sté mère/holding est déductible du BI à condition que
celle-ci s’engage à introduire ses actions à la BVMT au plus tard à la fin de l’année suivant celle de la déduction, avec
possibilité de prorogation du dit délai d’une seule année par décision du ministre des finances (sur la base d’un rapport motivé du CMF).

Conditions de Bce de la déduction


•Dépôt à l’appui de la déclaration annuelle de l’IS de l’année de la déduction, de l’engagement de la sté mère/holding à introduire ses
actions à la BVMT visé par le CMF
•Dépôt par le Bciaire de la déduction au Sce fiscal compétent d’une attestation prouvant l’introduction à la BVMT de la société
mère/holding ayant bénéficié de l’apport dans un délai ne dépassant pas le 3ème mois de la 2ème année suivant celle de la déduction
(ou de la 3ème année suivant celle de la déduction en cas de prorogation).

Conséquences du non respect des conditions


 Le Bciaire de l’avantage sera tenu de payer l’IS non acquitté au titre de la +value déduite majoré des pénalités de retard.
 Les pénalités de retard ne seront pas exigibles en cas de présentation d’une attestation délivrée par le CMF prouvant
que la non introduction de la sté mère/holding à la BVMT est due à des motifs qui ne lui sont pas imputables.

Texte de base Doctrine administrative


-Art 11§1 NC 37/2007 relative à l’exonération de la plus-value de cession des actions cotées à la BVMT et de la plus-
V- Déduction
code IRPP/IS value d’apport au capital des sociétés dans le cadre des opérations de restructuration des entreprises 140 des Bces
exceptionnels
Exemple (NC 37/2007)
Une SA 8«A»,
– PaLUS -VALUE
décidé D’APPORT
d’augmenter K ’ACTIONS
son D au cours
de l’année 2009 avec son engagement d’introduire
ses actions à la BVMT av. la fin de l’année 2010.
La société «B», qui est une SARL, a participé, à ce
titre, dans le K de la société «A» par 10.000 parts
sociales qu’elle détient au K de la société «C»
(SARL) et par 20.000 actions qu’elle détient au K de
la société «D» cotée à la BVMT, réalisant ainsi une
plus-value, respectivement, de 50.000 D et de
80.000 D.
Le BI réalisé par la société «B» en 2009 est de
520.000 D.

TAF : 1/ Quel est l’IS dû par la société «B», sachant que


ses participations, objet de l’apport, ont conféré à la
société «A» la qualité de société mère pour les sociétés
«C» et «D».
2/ Quel serait la valeur de cet IS si la société «A» n’a pas
pu, jusqu’à la fin de l’année 2011, introduire ses actions à la
BVMT bien qu’elle ait bénéficié d’une prorogation d’une
année.

141
9 – PLUS-VALUE PROVENANT DE LA CESSION TOTALE OU PARTIELLE DES
ÉLÉMENTS DE L’ACTIF CONSTITUANT UNE UNITÉ INDÉPENDANTE ET AUTONOME SUITE
AU DÉPART À LA RETRAITE DU PROPRIÉTAIRE DE L’ESE OU À CAUSE DE L’INCAPACITÉ DE POURSUIVRE LA GESTION DE L’ESE

Législation en vigueur av. le 1/4/17


Législation applicable à partir du 1/4/17
La +value provenant de la cession totale des éléments de l’actif Cet avantage a été abandonnée par le
ou de la cession partielle des actifs constituant une unité écq législateur tunisien en vertu de l’art 15 pt 6 de
indépendante et autonome est déductible pour la détermination la loi 2017-8 du 14/2/17 portant refonte du
du BI et ce, pour les op. de cession qui interviennent suite à dispositif des avantages fiscaux (§1 de l’art 11 bis
l’atteinte du propriétaire de l’Ese de l’âge de la retraite ou à son du code de l’IRPP/IS donc abrogé)
incapacité de poursuivre la gestion de l’Ese.
Conditions de Bce de la déduction
•Les actifs cédés doivent être inscrits au bilan à la date de la cession
•La production à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt de l’année
de la déduction, d’un état des actifs cédés indiquant:
•La VCN des actifs, la valeur de cession et la + ou - value respective.
•La poursuite par l’Ese cessionnaire de l’exploitation de l’Ese ou de l’unité
acquise pendant une période de 3 ans au moins à compter du 1/1 de l’année
qui suit celle de l’acquisition.

V- Déduction
142 des Bces
exceptionnels
 Extension du champ d’intervention des SICAR dans la restructuration des entreprises (Art.29)

L’intervention des sociétés d’investissement à capital risque pour l’acquisition ou la souscription des actions ou
parts dans le capital d’une entreprise transmise d’une manière volontaire suite au décès ou à l’incapacité de
gestion ou de retraite ou de sa restructuration, est désormais possible en dehors des entreprises ouvrant le droit à
des avantages fiscaux.

Les entreprises exerçant dans le secteur bancaire et financier et le secteur des hydrocarbures et des mines restent
toutefois exclues.

Cette disposition est un début de la reconnaissance de la


nécessité de mettre en place un cadre juridique et fiscal
propre à la transmission d’entreprise en Tunisie. Plusieurs
projets industriels crées dans les années 70-80 sont en
pleine transmission et même menacés de
disparaitre (Article 29 )

143
10 – PLUS-VALUE PROVENANT DE LA CESSION DES ESES EN DIFFICULTÉS ÉCQ
DANS LE CADRE DU RÈGLEMENT JUDICIAIRE PRÉVU PAR LA LOI RELATIVE AU REDRESSEMENT DES ESES

En cas de cession d’une Ese dans le cadre du règlement judiciaire prévu par la loi 95-34 du 17/4/95 relative au
redressement des Eses en difficulté écq ou en cas de cession d’une branche de son acté ou d’un ensemble de
branches complémentaires, la +value dégagée est déductible du BI.

Conditions de Bce de la déduction

Présentation à l’appui de la déclaration de l’I de l’année de la déduction d’un état des actifs cédés comportant :
•Les références de la décision de la cession
•Les références du JORT comportant la publication de la décision de la cession
•La VCN des actifs - La valeur de cession - La +value ou –value enregistrée

Texte de base Doctrine administrative


-Art 11 bis §II NC 33/2007 portant commentaire des dispositions des articles 12 à 20 de la loi 2006-85 du
code IRPP/IS 25/12/2006 portant LF 2007 relatives à l’encouragement de la transmission des entreprises
V- Déduction
144 des Bces
exceptionnels
11 – INTÉRÊTS DES DÉPÔTS ET DES TITRES EN DEVISES OU EN DINARS
CONVERTIBLES

Les intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles ne sont pas imposables et donc déductibles.

 d’argent en
1. des effets publics qui sont Ce qui exclut les titres émis en TND
devises étrangères
des titres d’emprunt émis même s’ils sont financés à partir des
ou en dinars
exclusivement par l’Etat et fonds détenus initialement en
convertibles
présentant un droit de créance devises ou en dinars convertibles.
déposées (à terme ou
à vue) auprès des bq sur ce dernier
Ex. bons de trésor
2. des titres de créances tels
que les obligations.

Texte de base Doctrine administrative


-Art 48-VII nonies du NC 20/99 portant commentaire des
code de IRPP/IS dispositions des articles 41-43 de la LF 1999 V- Déduction
145 des Bces
exceptionnels
PLAN - MODALITÉS DE DÉTERMINATION DE L’IS

Les réintégrations  Les charges non déductibles & les produits non comptabilisés
Les déductions  Les produits non imposables & les charges non comptabilisées
Les provisions  Les conditions de déductibilités & le report de déduction
Les déficits  L’ordre d’imputation & les conditions de report
Les bénéfices prov. de l ’activité  Détermination de la quotepart des bénéfices d’exploitation déductible

146
RT FISCAL AV. DÉDUCTION DES BCES
PROVENANT DE L’EXPLOITATION
ETAPE 10: IDENTIFICATION DES PRODUITS
TOTALEMENT IMPOSABLES

A ce niveau du décompte fiscal il faut déduire les Bces et gains exceptionnels et produits accessoires
non éligibles à l’avantage de l’exploitation et qui subiront l’imposition selon le droit commun.

La NC 26/2016 a cité certains exemples de:


R accessoires: loyers, revenus des K mobiliers, dividendes de source étrangère, etc.; et
Gains exceptionnels: les plus-values de cession des immeubles bâtis et non bâtis et des fonds de commerce,
les gains de change non rattachés à l’acté principale ainsi que les +values provenant de la cession des titres,
etc.

Bces servant de base pour la détermination de la quote part des Bces provenant de l’exploitation
déductible = Rt fiscal av. déduction des Bces (exploitation) – Bces/gains exceptionnels

Après avoir déduit les Bces exceptionnels imposables au droit commun, on dégage le Rt qui servira de base pour
déterminer la quote-part des Bces provenant de l’exploitation déductible, en cas d’existence d’un avantage fiscal 147
(Ex. Bce à l’export)
1- Revenus accessoires rattachés à l’activité principale (art 11 bis du c. IRPP/IS)

Les revenus et les bénéfices exceptionnels liés à l’activité principale des entreprises sont
déductibles dans les mêmes limites et conditions prévues par la législation en vigueur pour
les revenus et les bénéfices provenant de l’exploitation. Il s’agit :
 des primes d’investissement accordées dans le cadre de la législation relative à
l’incitation à l’investissement, des primes de mise à niveau accordées dans le cadre d’un
programme de mise à niveau approuvé et des primes accordées dans le cadre de
l’encouragement à l’exportation et les primes accordées aux entreprises dans le cadre
des interventions du fonds national de l’emploi,
 de la plus-value provenant des opérations de cession des éléments de l’actif immobilisé
affectés à l’activité principale des entreprises à l’exception des immeubles bâtis, des
immeubles non bâtis et des fonds de commerce,

Pour les ETE, la cession des éléments de l’actif doit être réalisée à l’étranger ou au
profit des ÉTÉ au sens de la législation fiscale en vigueur.
Les sociétés bénéficiaires des avantages liés au développement régional ou du
développement agricole ne sont pas concernées par cette condition.
148
 des gains de change relatifs aux ventes et aux acquisitions réalisées par les entreprises
dans le cadre de l’exercice de l’activité principale,
 du bénéfice de l’abandon de créances. Cette mesure concerne toutes les créances des
entreprises liées à l’activité et abandonnées à son profit que ce soient par ses
fournisseurs, ses actionnaires dans le cadre du compte courant associés ou par les
banques ou par tout autre débiteur. (Note commune 20/2008)

149
2- Produits accessoires totalement imposables

Il en résulte que les autres gains exceptionnels demeurent de ce fait soumis à l‘IS au taux
de 25% :
• Les bénéfices nets de loyer d’immeuble,
• Les RCM (autre que les placements en devises),
• Les jetons de présences,
• Les plus-values de cession des immeubles bâtis ou non bâtis et des fonds de commerce,
• Les pénalités de retard au titre du retard de paiement des créances clients,
• Les dividendes perçus des sociétés étrangères,
• Les indemnités d’assurance,…
LF 2016 : Les revenus exceptionnels non rattachés à l’activité réalisés par les sociétés
soumises à l’IS au taux de 10% sont désormais imposables au taux de 25%.

150
2- Révision du régime fiscal de l’export et
instauration d’un régime de faveur pour les
secteurs stratégiques (Article 14-18 de la LF 2019)
Régime en vigueur au 31/12/2018 (d’après l’article 13 de la LF 2018)

Le taux de l’IS, appliqué au bénéfice imposable arrondi au dinar inférieur, est fixé à 25%.
Révision des taux de l’IS et de l’IR : Fin du régime préférentiel de l’export

La LF 2019 a abrogé le régime d’imposition de faveur lié aux bénéfices et revenus

provenant des opérations d’exportation (y compris les entreprises établies dans les PAE),

ainsi que le dégrèvement financier; avec date d’effet le 1er janvier 2019.

Les entreprises exportatrices en activité au 31 décembre 2018


et dont les revenus ou les bénéfices provenant de l’exploitation
ont bénéficié des avantages fiscaux au titre de l’export et les
entreprises ayant bénéficié du même régime fiscal de l’export
en activité à la même date, continuent de bénéficier desdits
avantages jusqu’au 31 décembre 2020 conformément à la
législation en vigueur au 31 décembre 2018.
Révision des taux de l’IS et de l’IR : Fin du régime préférentiel de l’export

Société de commerce international Exportation dans le cadre du droit


exerçant conformément à la législation commun & des parcs d’activité
les régissant économique
(IS 13,5%) (IS 25% ou 20%)

Exportation par les sociétés de services Les prestataires des services financiers
exerçant dans le cadre du code hydro. non-résidents dans le cadre du CPSF
(IS 13,5%) (IS 35%)
Révision des taux de l’IS et de l’IR
Régime des secteurs stratégiques
Personnes morales Personnes physiques
Régime d’imposition IS de 13,5%. Déduction de la moitié des revenus
réalisés par les secteurs stratégiques
(nonobstant le minimum d’impôt)

Bénéfices exceptionnels IS de 25% Aucune déduction


non liés à l’activité
Minimum d’impôt 0,1% du chiffre d’affaires avec 0,1% du chiffre d’affaires avec minimum
minimum de 300 dinars de 200 dinars
RS Montant > 1 000 DT Taux réduit de 0,5% Taux réduit de 0,5%
RS Commission Taux réduit de 5% pour les SCI Régime général
RS Honoraires, Loyer,… Régime général Régime général
Date d’effet Bénéfices et revenus réalisés à partir du 1er janvier 2021
* Clarification des conditions d’imposition au taux de faveur de 13,5 ℅ (Art. 26 de la LF 2020)

La LF pour l’année 2020 a prévu le bénéfice de ce taux aux conditions suivantes :

 réaliser un minimum de dépenses annuelles


 employer un nombre minimal d’employés qualifiés permanents

Les activités concernées par ces conditions sont :

 l’innovation dans les technologies de l’informatique, développement de logiciels et services de


traitement de données,
 les sociétés de commerce international, et
 les services logistiques fournis de façon regroupée.
Les dépenses annuelles minimales et le nombre minimal d’employés qualifiés permanents seront fixés
par décret du Ministre des Finances.

*Imposition au taux IS de 13,5% pour les services d’études et de conseil à forte valeur ajoutée (Article 26
de la LF 2020 )

Les conditions d’application de ces dispositions seront fixées par décret.


Cette disposition est une mutation importante qui permet de reconnaître la valeur ajoutée des services de
156
conseil, attendons de voir le champ qui sera défini par le décret.
Révision des taux de l’IS et de l’IR : Fin du régime préférentiel de l’export
 Suppression des avantages liés à l’exportation et définition de nouvelles dispositions
Révision des taux de l’IS et de l’IR : Fin du régime préférentiel de l’export
Révision de la définition de l’opération d’exportation
Révision des taux de l’IS et de l’IR :
Liste des secteurs stratégiques

Secteurs de l’industrie

• Industries électroniques, électriques et mécaniques ;

• Industries automobiles, aéronautiques, maritimes et


ferroviaires et leurs composantes ; Secteurs de services et SCI
• Industries des câbles ; Centres d’appels ;
• Industrie des produits plastiques ; Services d’innovation en technologie informatique, le
• Industries pharmaceutiques, équipements et matériel développement des logiciels et le traitement des données ;
médicaux ; SCI exerçant conformément à la législation les régissant ;
• Industries du textile, de l’habillement, du cuir et de la Conditionnement et emballage de produits ;
chaussure ;
Prestation des services logistiques d’une manière concomitante.
• Industries alimentaires ;
Opérations d’exportation réalisées par les sociétés de services
régies par le code hydrocarbures.

À partir de
2021 PM : Taux d’IS de
13,5%
PP: Déduction de 50%
Révision des taux de l’IS et de l’IR :
Régime fiscal des secteurs stratégiques

Personnes morales Personnes physiques

Régime d’imposition IS de 13,5%. Déduction de la moitié des revenus


réalisés par les secteurs stratégiques
(nonobstant le minimum d’impôt)

Bénéfices exceptionnels non IS de 25% Aucune déduction


liés à l’activité

Minimum d’impôt 0,1% du chiffre d’affaires avec 0,1% du chiffre d’affaires avec minimum
minimum de 300 dinars de 200 dinars

RS Montant > 1 000 DT Taux réduit de 0,5% Taux réduit de 0,5%


RS Commission Taux réduit de 5% pour les SCI Régime général

RS Honoraires, Loyer,… Régime général Régime général


Date d’effet Bénéfices et revenus réalisés à partir du 1er janvier 2021
Révision des taux de l’IS et de l’IR : Cas des SCI
LIQUIDATION DE L’IMPÔT

Le taux de 25%
Bces réalisés par les PM couvertes par le champ d’application de l’IS, prévu par l’article 45 du c. IRPP/IS, sont passibles de l’IS
au taux de 25% (entré en vigueur à partir du 01/1/14 selon les dispositions de l’article 18 de la loi de finances 2014).

Le taux de 15%
Le taux de l’IS est réduit à 15% pour les sociétés qui procèdent à l’admission de le leurs actions ordinaires à la cote de la BVMT
à condition que le taux d’ouverture du capital au public soit au moins égal à 30%, et ce, pendant 5 ans à partir de l’année de
l’admission.
Cette réduction est accordée aux sociétés qui procèdent à l’admission de leurs actions ordinaires à la cote de la BVMT avant le
31/12/14. La LF 2014 a prorogé la date limite jusqu’au 31 décembre 2019.

Le taux de 35%
Le taux est de 35% pour le reste des entreprises, à savoir les entreprises relevant du secteur financier, les entreprises
appartenant au secteur des télécommunications et les entreprises appartenant au secteur des hydrocarbures

164
II- Déductions
Régime en vigueur au 31/12/2018
Taux de l’IS de 10%
- les centrales d'achat des entreprises de vente au
les bénéfices provenant des
détail (coopératives de services) régies par le statut
investissements dans les activités de
général de la coopération ;
soutien et de lutte contre la pollution (art. 70
- les coopératives de services constituées entre
du C. IRPP/ IS) ;
les producteurs pour la vente en gros de leur
- les bénéfices provenant des opérations
production ;
d’exportation telles que définies (art. 68 du
- les coopératives de consommation régies par
C. IRPP/IS) (Bénéfices réalisés à partir du 1er
le statut général de la coopération ; janvier 2014).
- les bénéfices réalisés dans le cadre de projets à - les bénéfices des opérations qualifiées
caractère industriel ou commercial bénéficiant du d’exportation effectuées par les SCI.
programme de l'emploi des jeunes ou du - les bénéfices provenant des opérations
FONAPRAM. d’exportation par les sociétés de services
- les entreprises exerçant une activité dans le cadre du code des
artisanale, agricole, de pêche ou d'armement de hydrocarbures (Bénéfices réalisés à partir du 1er
bateaux de pêche ; janvier 2014).
- les bénéfices provenant des investissements - les bénéfices des opérations qualifiées
dans le secteur agricole et de pêche, et ce, après d’exportation effectuées par les sociétés
l'expiration de la période de déduction totale de 10 installées dans les PAE.
ans prévue à l’article 65 du Code IRPP & IS ;
Régime en vigueur au 31/12/2018

Taux de l’IS de 35%


•les banques et les établissements financiers ;
•les établissements de crédit non résidents exerçant dans le cadre du CPSF (pour leurs opérations avec les résidents)
•les SICAR et les SICAF prévues par la loi n°88-92 du 2 août 1988 telle que modifiée et complétée par les textes
subséquents et notamment la loi n°2005-104 du 19 décembre 2005,
•les compagnies d’assurance et de réassurance, y compris les assurances mutuelles, exerçant conformément
aux dispositions du code des assurances
•les sociétés de recouvrement de créances
•les opérateurs de réseaux des télécommunications
•les sociétés de services dans le secteur des hydrocarbures prêtant leurs services au profit de sociétés exerçant
dans le cadre de la législation relative aux hydrocarbures,
•les entreprises exerçant dans le secteur de production et de transport des hydrocarbures et soumises à un régime
fiscal dans le cadre de conventions particulières et les entreprises de transport des produits pétroliers par pipe- line,
•les entreprises exerçant dans le secteur de raffinage du pétrole et de vente des produits pétroliers en gros prévues
par la loi n°91-45 du 1er juillet 1991 relative aux produits pétroliers,
•les grandes surfaces commerciales prévues au code de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme tel que
modifié et complété par les textes subséquents et notamment par la loi n° 2003-78 du 29 décembre 2003, (Bénéfices
réalisés à compter du 1er janvier 2019)
•les concessionnaires automobiles, (Bénéfices réalisés à partir du 1er janvier 2019).
•les franchisés d'une marque ou d'une enseigne commerciale étrangère prévus (Bénéfices réalisés à compter du 1er
janvier 2019)
* Clarification des services dans le secteur d’hydrocarbure soumis à l’IS au taux de 35% (Art. 25 de la
LF 2020)

Le champ d’application de l’IS au taux de 35% en ce qui concerne les services du secteur d’hydrocarbure est précisé pour qu’il soit limité aux
services suivants :

 Les prestations de services géologiques et géophysiques, de forage, de maintenance des puits, d’ingénierie, de construction et
d’aménagement des installations d’exploitation;

 Les prestations de services associées aux opérations de forage qui consistent dans le contrôle géologique du forage, les diagraphies
électriques, la cimentation et les essais des puits;

 L’approvisionnement des chantiers de prospection, de recherche et d’exploitation des hydrocarbures en produits, équipements et
matériaux liés directement aux services rendus aux sociétés de prospection, de recherche et d’exploitation des hydrocarbures exerçant en
Tunisie.

 Les services de transport au profit des sociétés exerçant dans le secteur d’hydrocarbure.
Cette disposition a permis de lever des doutes sur le régime fiscal de certaines activités de services pétroliers. Même si à notre avis le
taux imposé est excessif pour les services de transport pétrolier (Article 25)

167
* Poursuite de l’encouragement des sociétés à l’admission de leurs actions en BVMT (Art. 37-38)

La LF pour l’année 2020 a prévu les dispositions suivantes :

Pour le marché principal de la BVMT : Pour le marché alternatif de la BVMT :

 Prolongation de délais d’introduction à la bourse  Les sociétés, dont le taux d’imposition ne


(et pour une part du capital d’au moins 30%) dépasse pas 25%, et qui procèdent à
jusqu’au le 31 décembre 2024 et ce pour l’admission de leurs actions au marché
bénéficier de la réduction du taux d’IS de 35% et alternatif de la BVMT bénéficieront d’une
25% à 20% pendant 5 années à partir de l’année déduction de l’assiette de l’impôt des quatre
de l’admission ; premières années d’introduction comme suit :
 Les sociétés soumises au taux d’IS de 20%, – 100% pour la première année qui suit l’année
peuvent bénéficier de la réduction à 15% lorsque de l’introduction ;
l’introduction en bourse est effectuée à partir du – 75% pour la deuxième année ;
1er janvier 2017 au 31 décembre 2024. – 50% pour la troisième année ; et
– 25% pour la quatrième année.
Ceci ne concerne pas les opérateurs de réseaux des
télécommunications, les entreprises exerçant dans le Cette disposition s’appliquera pour les
secteur de production et de transport des hydrocarbures et introductions effectuées entre le 1er janvier 2020,
les grandes surfaces. et le 31 décembre 2024.
Ce qui est en soit critiquable sachant que ces sociétés ont
une capacité de dynamiser la bourse de Tunis.
168
LIQUIDATION DE L’IMPÔT

169
II- Déductions
LIQUIDATION DE L’IMPÔT
Cas de l’IRPP
L’impôt annuel calculé selon le barème progressif ne peut être inférieur à :
• 0,2% du CA brut local avec un minimum de 300 D;
• 0,1% du CA brut provenant de l’exportation ou réalisé par les établissements de santé travaillant exclusivement avec
des non-résidents ou provenant des produits et services soumis à l’homologation législative des prix avec un minimum
de 200 D.

Le minimum d’impôt n’est pas exigible pour les personnes bénéficiant de la déduction totale de leurs bénéfices et
revenus provenant de l’exploitation et ce durant la période de déduction

Cas de l’IS
L’assiette imposable à l’IS (contrairement à celle soumise à l’IRPP) est arrondie au dinar inférieur.
Du montant de l’IS dû, sont déduits les acomptes provisionnels, aussi bien que les RS et les avances réalisées par des tiers et non
encore imputées par la société.
L’IS est soumis à un minimum d’impôt de :
• 0,2% du CA brut local avec un minimum de 500 D pour les PM soumises à l’IS au taux autre que 10% ;
• 0,1% du CA dont les bénéfices y relatifs sont soumis à l’IS au taux de 10% ou du CA réalisé des produits et services soumis à
l’homologation législative des prix, avec un minimum d’impôt de 300 D.

170
II- Déductions

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