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PARTIE B : NOTION SUR LES

ECHANGEURS

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I- Introduction

Un échangeur de chaleur, comme son nom l’indique, est un appareil destiné à transmettre la
chaleur d’un fluide à un autre. Dans les échangeurs les plus courants, les deux fluides sont
séparés par une paroi à travers de laquelle, les échanges se font par conduction. La
transmission de chaleur fluide-paroi se fait essentiellement par convection. Le rayonnement
n’intervient de manière sensible que s’il existe des différences de température très importante
entre un fluide semi-transparent et la paroi. Dans certain appareils, l’échange de chaleur est
associé à un changement de phase de l’un des deux fluides. C’est le cas des condenseurs, des
évaporateurs, des bouilleurs, des tours de refroidissement etc. dans notre cas, on ne s’intéresse
qu’aux échangeurs à fluides séparés et sans changement de phase.

II- Différents types d’échangeurs à fluides séparés

Un des modèles les plus simples d’échangeurs est constitué de deux tubes coaxiaux. L’un des
deux fluides s’écoule dans le tube central et l’autre dans l’espace annulaire. Les deux fluides
circulent dans le même sens ou en sens contraire. Avec ce type d’échangeur, il est difficile
d’avoir des surfaces d’échange assez importantes. Pour remédier à cet inconvénient, on utilise
généralement un faisceau de tubes dans une enveloppe unique, (généralement de forme
cylindrique) appelée calandre ; l’un des fluides circule dans les tubes, l’autre à l’intérieur de la
calandre, autour de ces tubes. Avec cette configuration, des chicanes de formes variées,
disposées perpendiculairement à l’axe de la calandre, permettent d’augmenter le temps de
séjour du fluide caloporteur. Ces chicanes ont l’avantage de favoriser la turbulence c'est-à-
dire d’augmenter l’échange de chaleur. Par contre, elles ont pour effet d’augmenter les pertes
de charges au sein de l’échangeur. Ce genre de disposition est le plus utilisé pour les
échangeurs liquide/liquide. La compacité maximale (surface d’échange par mètre cube),
obtenue avec cette configuration est de l’ordre de 500 m2 / m3.

Pour certaines applications, une autre famille d’échangeurs, particulièrement utilisés dans
l’industrie agro-alimentaire, est celle des échangeurs à plaques.

Pour les échangeurs gaz/liquide ou gaz/gaz, la faible densité des gaz impose, si l’on veut
rester au niveau acceptable de perte de charge, que l’on réduise la vitesse d’écoulement des
deux fluides. Or, la réduction de la vitesse à pour effet de réduire le coefficient de convection
fluide/paroi, ce qui nécessite une augmentation de la surface d’échange. Pour de tels
échangeurs, les surfaces d’échange adoptées sont trép souvent constituées de plaques où les
deus fluides circulent alternativement entre elles. Les ailettes brasées sur les plaques ont pour
effet d’augmenter la surface d’échange et en même temps de favoriser la turbulence.

1- Echangeurs à tubes et calandres

C’est de loin le type d’échangeur le plus répandu mais la part qu’il représente ne cesse de
diminuer au profit de configurations plus efficaces. Dans ce type d’échangeurs, l’un des
fluides circule dans un réservoir autour de tubes qui le traversent tandis que l’autre fluide
circule à l’intérieur des tubes. Le modèle le plus simple sera constitué d’un réservoir dans
lequel sera plongé un serpentin. Le modèle le plus courant est constitué d’un faisceau de
tubes traversant un réservoir de manière longitudinale. On parle alors d’échangeur
multitubulaire. Des parois bien placées permettent de forcer la circulation du fluide à travers
les tubes de manière à ce qu’il effectue un ou même plusieurs aller-retour.

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1-1 Echangeurs tubulaires coaxiaux

Dans cette configuration, l’un des fluides circule dans le tube central tandis que l’autre circule
dans l’espace annulaire entre les deux tubes. On distingue deux types de fonctionnement selon
que les 2 fluides circulent dans le même sens ou en sens contraire. Dans le premier cas on
parle de configuration en co-courant (parfois appelé à tort en parallèle). Dans le deuxième cas,
on parle de configuration en contre-courant. On trouve assez souvent ce type d’échangeurs
dans l’industrie frigorifique en particulier pour les condenseurs à eau ou encore les groupes de
production d’eau glacée.

Figure 1 : configuration des échangeurs à tubes coaxiaux

1-2 Echangeur tubulaire

Ces échangeurs sont utilisés depuis de nombreuses années dans les sous-stations de chauffage
urbain (eau surchauffée ou vapeur), pour la production d’eau chaude sanitaire et pour de
nombreuses applications industrielles nécessitant des pressions élevées ; ils sont toutefois de
plus en plus concurrencés par les échangeurs à plaques décrits dans le paragraphe suivant.
Ils sont constitués soit d’un tube unique (serpentin), soit d’un faisceau de tubes branchés en
parallèle enfermés dans une enveloppe appelée calandre (coque).
Des chicanes sont placées dans la calandre (coque) pour augmenter la turbulence et
l’efficacité de l’échange.
Les tubes sont en général métalliques (acier, cuivre, inox, etc.) et le fluide chaud ou agressif
passe en général dans les tubes afin de minimiser les pertes de chaleur.

Figure 2 : composants d’un échangeur multitubulaire

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Ces échangeurs ne sont pas très intéressants pour les échanges thermiques entre deux liquides.
On a vu que le coefficient de transfert par convection liquide - paroi dépendait de Re0,8 donc
de la vitesse v0,8.
Il n'est donc pas rentable de vouloir augmenter les vitesses de circulation à l'extérieur des
tubes où la vitesse, à débit égal, est beaucoup plus faible qu'à l'intérieur. La vitesse à
l'extérieur des tubes limite donc toujours la valeur du coefficient de transfert global.
Par contre ces échangeurs prennent tout leur intérêt pour des échanges vapeur - liquide. Le
coefficient de transfert par convection vapeur - paroi lors d'une condensation est plus élevé
que dans le cas d'un transfert liquide - paroi où il n'y a pas de changement de phase. Il ne
dépend pas directement de la vitesse de la vapeur : on peut donc faire circuler sans
inconvénient la vapeur autour des tubes et bénéficier d'une vitesse élevée du liquide à
l'intérieur des tubes.

Figure 3 : échangeurs multitubulaires

1-3 Echangeurs à courants croisés

Dans ce type d’échangeurs, l’un des fluides circule dans une série de tubes tandis que l’autre
fluide circule perpendiculairement autour des tubes. Dans la plupart des cas, c’est un liquide
qui circule dans les tubes tandis que c’est un gaz qui circule autour. Les tubes sont presque
toujours munis d’ailettes qui permettent d’augmenter le flux de chaleur échangée en
augmentant la surface d’échange. L’exemple type de ce modèle d’échangeur est le radiateur
de refroidissement qu’on trouve à l’avant de la plupart des véhicules à moteur.

Figure 4 : échangeurs à courants croisés

2- Echangeur à plaques

Les échangeurs à plaques sont constitués de plaques formées dont les alvéoles constituent les
chemins empruntés par les fluides. les plaques sont assemblées de façon que le fluide puisse
circuler entre elles. La distribution des fluides entre les plaques est assurée par un jeu de joints
de telle sorte que chacun des deux fluides soit envoyé alternativement entre deux espaces
interplaques successifs.

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Les fluides peuvent ainsi échanger de la chaleur à travers les plaques. La figure 5 illustre le
fonctionnement d’un tel échangeur. L’avantage principal de ce type d’échangeur est la
compacité. En effet, on voit bien que ce dispositif permet une grande surface d’échange dans
un volume limité, ce qui est particulièrement utile lorsque des puissances importantes.

Figure 5 : le fonctionnement d’un échangeur à plaque

Ils sont constitués d'un empilement de plaques rainurées entre lesquelles circulent
alternativement l'un ou l'autre liquide. Ils présentent l'avantage d'offrir des coefficients de
transfert globaux élevés même avec des vitesses de liquide faibles grâce à une forte
turbulence.
Ils complètent donc bien les échangeurs tubulaires dans le cas d'échanges liquide - liquide. Ils
présentent de plus des surfaces d'échange élevées pour un encombrement minimal. Le
démontage des plaques pour le nettoyage est également aisé. Par contre ils sont la cause de
pertes de charges importantes ce qui augmente leur coût de fonctionnement.

Figure 6 : échangeurs à plaques


Les échangeurs à plaques sont très utilisés dans l’industrie agroalimentaire (pasteurisation du
lait) ou l’industrie nucléaire. Les plaques sont généralement en acier inoxydable en particulier
dans l’agroalimentaire pour des raisons évidentes d’hygiène et de santé publique. A noter que
l’utilisation de joints en matières organiques réduit la gamme de températures de
fonctionnement.

Remarque

Un échangeur à modules est constitué de plusieurs cellules élémentaires identiques, il se


caractérise par une périodicité géométrique. Parmi les principaux modèles d’échangeurs
modulaires, on trouve les différents types d’échangeurs à faisceau de tubes, échangeurs à
méandres et les appareils à méandre spiral.

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Figure 7 : échangeurs à modules

III- Théorie des échangeurs

L’approche théorique est réalisée en régime permanent et en faisant les hypothèses suivantes :

 l’échangeur est parfaitement isolé de l’extérieur (pas de pertes), on néglige la


conduction axiale,
 les coefficients K et Cp sont constants,
 la température de chaque fluide est homogène dans une section donnée.

Le dimensionnement des échangeurs repose principalement sur un calcul de bilan thermique


mais également sur la prise en compte des pertes de charges.

La puissance P d’un échangeur peut s’écrire de la manière suivante :

P = K S Tm (1)

K est le coefficient de transmission thermique surfacique moyen, S la surface d’échange et


Tm représente l’écart de température moyen entre les deux fluides. On est obligé de
raisonner sur des valeurs moyennes de K et de Tm dans la mesure où les températures des
deux fluides et le coefficient K varient d’un endroit à l’autre de l’échangeur.

L’équation (1) peut ainsi s’écrire :

P = K S Tm = mc Cp (Tce-Tcs) = mf Cpf (Tfs-Tfe)


c (2)

Où m représente le débit massique (kg/s) et Cp la chaleur spécifique (J/kg K), les indices f et
c sont relatifs aux fluides froid et chaud et les indices s et e à l’entrée et à la sortie de
l’échangeur.

La résolution de cette équation dépend du type d’échangeur considéré ; nous allons


commencer par les plus simples, c’est à dire ceux à courants parallèles.

1- Echangeurs à courants parallèles

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On considère les cas des échangeurs à courants parallèles et de même sens (antiméthodiques
ou à co-courant) et ceux de sens contraire (méthodiques ou à contre-courant).

Figure 8: Evolutions des températures le long d’échangeurs à courants parallèles

Dans ces deux configurations, il est possible en faisant un bilan thermique sur une tranche
élémentaire, puis en intégrant sur toute la longueur de l’échangeur, de calculer l’écart de
température moyen entre les fluides chaud et froid. On trouve ainsi :

( (3)

δ et Δ sont définis sur la figure 1.


On appelle ΔTm l’écart logarithmique moyen et on le note DTLM.
Pour une puissance connue, si on fixe les débits et les températures d’entrée, on a 3 équations
et 4 inconnues qui sont S, K, Tfs et Tcs ; il faut donc calculer séparément K.

Calcul du coefficient K

Figure 9: Schéma de principe d’un échangeur de chaleur

Si on suppose que les transferts de chaleur entre le fluide et la paroi, d’épaisseur e et de


conductivité thermique λ, se font essentiellement par convection, K peut s’écrire de la
manière suivante :

(4)

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hc et hf sont calculés avec les formules de convection forcées pour des températures de fluides
moyennes et Rec et Ref sont les résistances thermiques d’encrassement dont les valeurs typiques
sont données dans le tableau 1.

Tableau 1 : Résistances d’encrassement

1
Dans le cas d’échangeurs à plaques, les valeurs recommandées sont beaucoup plus faibles
(environ 10 fois)

Nous donnons dans le tableau 2 quelques valeurs typiques de coefficients d’échange.

Tableau 2 : Valeurs typiques de coefficients d’échange


EXERCICE 1 :

Calculer les surfaces d’échange pour des échangeurs à courants parallèles de même sens et de
sens contraire avec les données suivantes :

Tce = 110°C Tcs = 30°C débit = 5000kg/h Cp = 2100J/kg K


c

Tfe = 12°C Tfs = ? débit = 12000kg/h Cp = 4180J/kg K


f

K = 300 W/m² K

Réponse : S = 18,5 m² (anti-méthodique) et S = 34,8 m² (méthodique)

EXERCICE 2 :

Calculer la puissance de l’échangeur à contre courant suivant :

Tce = 110°C Tcs = ? débit = 5000kg/h Cpc = 4180J/kg K

Tfe = 10°C Tfs = ? débit = 12000kg/h Cpf = 4180J/kg K

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K = 300 W/m² K S = 20 m2

Réponse : P = 340 kW et Tcs = 51,4°C ; Tfs = 34,4°C

Ces deux exercices illustrent les limites de la méthode du DTLM : dans l’exercice 1, qui
correspond à un dimensionnement, le calcul est direct mais pour l’exercice 2, le calcul est
obligatoirement itératif.

2- Echangeurs à courants croisés

Dans ce cas, le problème est beaucoup plus complexe car les températures de sortie sont
variables selon la position du fluide dans l’échangeur. Plusieurs configurations sont possibles
selon que chaque fluide est libre de se mélanger (fluide brassé) ou bien au contraire est
canalisé (fluide non brassé).

Bien que l’expression de ΔTm ait été calculée pour certains cas, on utilise souvent des abaques
donnant un coefficient correctif F tel que :

P = K S F Tm (5)

F est donné par les abaques des figures 3 et 4 et ΔT m est calculé comme pour un échangeur à
courant parallèle et de sens contraire.

Figure 10: Echangeur à courants croisés - 2 fluides brassés

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Figure 11: Echangeur à courants croisés - 1 fluide brassé et 1 fluide non brassé

3- Méthodes des NUT

Dans certains cas, la méthode du DTLM requiert un calcul itératif. La méthode des NUT
permet par contre le plus souvent un calcul direct.

Elle repose sur la notion d’efficacité, notée e et définie de la manière suivante :

(6)

La puissance maximale Pmax peut s’écrire : P = Cmin (Tce - Tfe) avec :

Cmin = Min(mc Cpc, mf Cpf) (7)

On trouve ainsi : (8)

Dans le cas particulier des fluides et de débits identiques,

en supposant que Cpf = Cpc (9)

On démontre assez facilement que pour des échangeurs à courants parallèles, l’efficacité est
essentiellement fonction de deux paramètres NUT et C définis de la manière suivante :

C = Cmin / Cmax (10)

NUT = K S / Cmin (11)

Les expressions donnant l’efficacité dans différentes configurations sont résumées dans le
tableau 3.

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Tableau 3 : Efficacité de quelques échangeurs

L’efficacité n’est fonction que des caractéristiques physiques de l’échangeur et donc si on se


fixe une surface, le calcul des températures de sortie est direct grâce à l’équation (8) ;
l’exercice 2 peut ainsi être résolu directement par cette méthode.

On pourrait penser que cet avantage par rapport a la méthode du DTLM est mineur si on
prend en considération le développement actuel du calcul formel et des solveurs de plus en
plus utilisés ; toutefois, l’expérience montre que ces outils ont souvent des difficultés avec la
fonction DTLM, l’approche NUT étant plus stable.
On peut également utiliser des abaques qui donnent directement ε en fonction de NUT
(figures 12 et 13)

Figure 12 : Efficacité d’un échangeur à courant parallèle en fonction de NUT et de C

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Figure 13 : Efficacité d’un échangeur à courants parallèles et de sens contraires
en fonction de NUT et de C
EXERCICE 3 : Reprendre l’exercice 2 en utilisant la méthode des NUT. On voit ainsi que
dans ce cas, la méthode des NUT est beaucoup plus rapide que celle du DTLM.

4- Applications

Nous allons examiner plus particulièrement deux types d’échangeurs très répandus en Génie
Climatique, les échangeurs tubulaires et les échangeurs à plaques.

4-1 Dimensionnement des échangeurs multitubulaires

Il s’agit d’échangeurs à courants croisés et leur dimensionnement peut se faire en suivant la


méthode exposée dans le paragraphe 2.2 utilisant la formule (5) et les abaques des figures 14
et 15.

Figure 14 : Echangeur à
Calandres.

Figure 15 : Echangeur à
calandres (double parcours)

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Toutefois, chaque fabricant utilisant son propre schéma d’écoulement (forme et nombre des
chicanes, tubes à double parcours, etc...), il sera souvent plus précis d’utiliser les abaques
fournis par chaque constructeur.

4-2 Dimensionnement des échangeurs à plaques

Il s’agit d’échangeurs à courants parallèles et de sens contraire, donc a priori leur


dimensionnement ne devrait pas poser de problème particulier ; en fait il n’en est rien car très
peu de fabricants donnent des informations concernant le calcul du coefficient K. La plupart
en effet assurent eux-mêmes le dimensionnement à l’aide de logiciels propres à chaque
marque.

Je vais exposer la méthode donnée par Alfa-Laval, seule société donnant à ce jour, des
informations suffisantes pour mener à bien un dimensionnement.

Le coefficient K est donné par la formule (4) dans laquelle on prendra :

e/λ= 3.10-5 m2 K/W pour une plaque en inox (valeur moyenne)

hc et hf se calculent à partir de la formule expérimentale (12) en se fixant une perte de charge


admissible ΔP :

(12)

ρ : la masse volumique en kg/m3 ΔP : la perte de charge en kPa

μ : viscosité dynamique en cP (rappel : 1 N s/m² =103 centipoise)

On voit donc que pour un fluide et une température moyenne fixés, le coefficient h n’est
fonction que de la perte de charge ΔP.

Figure 16 : Circulation des fluides dans un échangeur


à plaques

En effet, à une valeur de ΔP ce-cs fixée correspond une valeur de vitesse de fluide et donc un
coefficient h fixé et ce, quelque soit le nombre de plaques puisqu’on a une série de plaques en
parallèle (si on néglige la perte de charge dans les distributeurs) comme indiqué sur la figure
16.

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De plus, si on a le même fluide et les mêmes débits de part et d’autre on a :

ΔPce-cs = ΔPfe-fs

Par ailleurs, l’évolution de K en fonction du ΔP et pour différentes valeurs de températures est


représentée sur le graphique de la figure 17. Ces résultats ont été obtenus pour un échangeur
eau/eau, en supposant des débits d’eau égaux de part et d’autre de l’échangeur et en utilisant
les valeurs de Re et e/λ recommandées par ALFA-LAVAL.

Figure 17 : Variation du coefficient K en fonction de P et de la température de l’eau

Après avoir ainsi calculé le coefficient K en se fixant une perte de charge maximale
admissible, le dimensionnement se fait en calculant le DTLM puis en utilisant l’équation (2)
pour obtenir la surface d’échange. On choisit ensuite le type de plaques en respectant les
valeurs limites de débits et de NUT indiqués dans le tableau 6.

Tableau 6 : Caractéristiques des différents modèles d’échangeurs à plaques

EXEMPLE

On veut dimensionner un échangeur à plaques avec les données suivantes :

fluide 1: acide sulfurique, 436000 kg/h, 84/70°C

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fluide 2: eau, 150000 kg/h, 25/40°C

Pertes de charge maxi : 100kPa sur chaque fluide.

Propriétés physiques des fluides :

masse volumique (kg/m3) ρ1 = 1780 ρ2 = 993

viscosité (cP) μ1 = 6,2 μ2 = 0,75

chaleur spécifique (kJ/kg) Cp1 = 1,53 Cp2 = 4,16

conductivité thermique (W/m K) λ1 = 0,34 λ2 = 0,62

Calcul de DTLM :

Estimation des pertes de charge : on va prendre ΔP 1 = 100 kPa coté acide (plus fort débit) et
on va estimer les pertes de charge coté eau.

Débit d’acide = 436000/1780 = 245 m3/h


ΔP2 = 100 (150/245)² = 37,5 kPa

En fait, ΔP2 = 20kPa en tenant compte des différences de propriétés entre l’eau et l’acide.

Calcul des coefficients d’échange h1 et h2

Calcul du coefficient d’échange global K

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Calcul de la surface d’échange

Pour calculer le nombre de plaques, il faut ensuite déterminer le type d’échangeur


correspondant aux valeurs maxi de débit (345 m3/h) et de NUT.

NUT = KS/Cmin = 2075*28/(150000*4160/3600) = 0,335

L’échangeur type AM20 peut ainsi convenir et comme chaque plaque fait 0,79 m 2, il faut
28/0,79 = 35,4 soit 36 plaques de surface d’échange auxquelles il faut rajouter les 2 plaques
terminales ; la solution est donc :

Echangeur type AM2

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