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Université Mouloud Mammeri de Tizi

Ouzou.

Faculté de Sces économiques, commerciales et des Sces de gestion.


Département des sciences de gestion
Première année de la licence Gestion des Ressources Humaines

PROTECTION DE LA SANTE
ET SECURITE AU TRAVAIL

Notes et documents du cours


Agencés par Mr M. Ben Yaou,
responsable du module

Année universitaire 2017-2018.


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Sommaire du cours Protection de la sante et sécurité au

travail

Introduction générale

Chapitre I- Les risques professionnels dans l’entreprise

A- Les accidents de travail : concepts, catégories d’accidents et leurs causes

B- Les maladies professionnelles : concepts, catégories d’accidents et leurs causes

C- Les coûts directs et indirects des risques professionnels

D- Accidents de travail et coûts cachés

Chapitre II- Risques professionnels et organisation de la sécurité

A- Ressources humaines et système de sécurité

B- Ressources techniques et système de sécurité

C- Les fondements organisationnels du système de sécurité

D- Les conditions supplémentaires de l’efficacité du système global de sécurité

Chapitre III- La gestion de la fonction sécurité dans l’entreprise

A- Le système de veille sécuritaire professionnelle

B- Les politiques de veille sécuritaire professionnelle

C- Les stratégies de préservation de la santé et de la sécurité professionnelles

Conclusion générale

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Introduction générale

L’enseignement (cours et travaux dirigés) «Protection de la santé et sécurité au travail »  a


pour objectif d’initier les étudiants aux notions de base des différentes disciplines reliées à
l’identification, l’évaluation et l’élimination (ou le contrôle) des différents problèmes de
santé et de sécurité causés par un environnement de travail malsain, des habitudes de travail
inconvenantes ou une organisation inadéquate du travail et de présenter les mécanismes les
plus importants d’intervention susceptibles d’améliorer cette situation.

1. Nous ne prétendons nullement à l’exhaustivité.

a- Les disciplines impliquées dans cet enseignement sont multiples et il est exclu ici de
prétendre en aborder les contenus spécifiques. Nous nous proposons seulement d’exposer
les aspects généraux et le contenu de certaines notions de base qui sont en connexion
directe avec notre enseignement qui est centré sur l’identification et le contrôle des risques
professionnels.

Ces disciplines sont : la médecine du travail, l’ergonomie, la toxicologie industrielle,


l’épidémiologie, la prévention des accidents, l’hygiène industrielle, la psychologie
industrielle.

b- Il en est de même pour les mécanismes de prise en charge par les employeurs et les
travailleurs de leur santé et de leur sécurité.

Ces mécanismes sont nombreux et diversifiés selon les pays.

On distingue à cet effet : le comité de santé et de sécurité, le représentant à la prévention, les


associations sectorielles, le programme de prévention, le programme de santé.

c- Les mécanismes légaux et gouvernementaux qui régissent la gestion de la santé et de la


sécurité du travail sont eux aussi nombreux et variés  ; le véritable problème consiste dans leur
mobilisation pratique. 1

1
L'Algérie a mis en place tout un dispositif de prévention base sur un ensemble de moyens : législatifs et
règlementaire ; techniques comme les services d'hygiène et sécurité, les services de médecine du travail,
l’Institut de Prévention des Risques Professionnels (INRP) ; des niveaux de concertation (commission d'hygiène
et de sécurité, Conseil national d'hygiène, de sécurité et de médecine du travail, comité de participation) ; des
mécanismes de contrôle (inspection du travail) et des instruments (règlements intérieurs des organismes
employeurs).
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Ces mécanismes sont :

-les lois et règlements en santé et sécurité du travail,

-les droits et obligations des travailleurs et des employeurs,

-la gestion de la santé au travail par les services sociaux et le réseau des organismes de la
santé, notamment ceux qui sont dédiés à la santé et la sécurité professionnelle.

Sur tous ces aspects, le cours magistral sera opportunément complété par les travaux
dirigés qui permettront aux étudiants de se familiariser avec la terminologie spécifique
consacrée, à travers une documentation que nous avons voulue aussi riche que possible.

2. Intérêt de la protection de la santé et de la sécurité pour le travailleurs et l’entreprise

a- Le coût des maladies et accidents professionnels

Pour les travailleurs, le coût direct d'une blessure ou d'une maladie comprend : la


souffrance due à la blessure ou à la maladie ; la perte de revenus ; le risque de perdre son
emploi ; le coût du traitement médical. On a estimé que le coût indirect d'un accident ou
d'une maladie peut atteindre quatre à dix fois le montant du coût direct, voire plus. Une
maladie ou un accident du travail peut entraîner tellement de coûts indirects pour les
travailleurs qu'il est souvent difficile de les mesurer. L'un des plus évidents est la souffrance
causée à la famille du travailleur, qu'aucune indemnité ne peut compenser.
Pour les employeurs on estime que le coût des accidents ou maladies du travail est également
énorme. Pour une petite entreprise, le coût d'un seul accident peut être une catastrophe
financière. Les coûts directs pour les employeurs sont notamment : paiement du travail non
effectué; frais médicaux et indemnités; remplacement ou réparation des machines et
équipements endommagés; réduction ou arrêt temporaire de la production; accroissement des
dépenses de formation et d'administration; éventuelle réduction de la qualité du travail; effet
négatif sur le moral des autres travailleurs. Les coûts indirects sont les suivants: le travailleur
blessé ou malade doit être remplacé; un nouveau travailleur doit être formé et il faut lui laisser
le temps de s'adapter; il faut un certain temps que le nouveau travailleur soit aussi productif
que l'ancien; il faut consacrer du temps aux enquêtes obligatoires, à l'établissement de
rapports et à diverses formalités; les accidents préoccupent souvent les autres travailleurs et
ont une influence négative sur les relations entre travailleurs et employeurs; l'existence de

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mauvaises conditions d'hygiène et de sécurité sur le lieu de travail peut aussi donner une
image négative de l'entreprise.
A l'échelle d'un pays, on estime que le coût des accidents et maladies professionnels peut
atteindre 3 à 4 pour cent du produit national brut. En réalité, nul ne connaît vraiment le coût
total des accidents ou maladies professionnels en raison de la multitude des coûts indirects
qu'il est difficile de mesurer.

b- Les coûts cachés : définition

La valorisation et la comptabilisation du social ont toujours été des préoccupations en GRH.


L'approche socio-économique d'Henri Savall et de l'équipe de l’ISEOR (université Lyon III)
en est une illustration.

La notion de coûts cachés se définit par opposition à coûts visibles dans la comptabilité
de l’entreprise.

Les coûts cachés ne sont ni quantifiés, ni surveillés. Ils ont pourtant une incidence sur le
résultat de l’entreprise, mais ils ne sont pas pris en considération lors de la prise de décision
par le management de l’entreprise.

Sur des sujets comme l'absentéisme ou les conditions de travail, on peut mesurer au plus près
les coûts liés au social. Dans le cas de l'absentéisme, on mesure le coût complet du
phénomène de manière à évaluer les économies créées par une politique d’amélioration des
conditions de travail censée le reluire.

On distingue ainsi :

- des coûts directs de remplacement de la personne absente, voire d'indemnisation de


cette absence ;

- des coûts cachés comme la formation du remplaçant, le différentiel de productivité ou


de qualité du fait du remplacement, etc.

Cette démarche conduit à approcher les incidences financières du dysfonctionnement. Elle


permet d'éclairer la prise de décision en matière d'amélioration des conditions de travail si on
fait l’hypothèse que celles-ci peuvent réduire l’absentéisme.

d- Programmes de santé et de sécurité

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Un programme de santé et de sécurité sur le lieu de travail peut aider à sauver des vies en
réduisant les risques et leurs effets. Ces programmes ont aussi des effets positifs sur le moral
et la productivité des travailleurs, ce qui n'est pas négligeable. En outre, ils peuvent permettre
aux employeurs d'économiser beaucoup d'argent.

Chapitre1/ Généralités sur les risques professionnels dans l’entreprise

Plan du chapitre
A/ Les accidents de travail et maladies professionnelles: concepts, catégories
d’accidents et leurs causes
Introduction
1-Risque professionnel
2-Accident de travail
a-Définition
b-causes
c-Responsabilités
3-Maladies professionnelles
a-Définition
b-causes
c-Reconnaissance des Maladies Professionnelles
B/Les facteurs de risque
Introduction
1-Les facteurs d’accidents professionnels
2-Les facteurs de maladies professionnelles
3-Les voies d’intoxication
Conclusion
C/Les coûts directs et indirects des risques professionnels

D/Accidents de travail, maladies professionnels et coûts cachés

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A/ Les accidents de travail et maladies professionnelles: concepts,
catégories d’accidents et leurs causes

Introduction

L’objectif de cette première section est de définir correctement les notions d’hygiène de travail, de
sécurité, de risque professionnel, de prévention technique, d’accident de travail et de maladies
professionnelle et les distinguer

A toute forme d’emploi, sont généralement associées des conditions de travail spécifiques, et
susceptibles d’induire des risques particuliers pour la santé. Cependant, quelles que soient les
difficultés pour les salariés, du point de vue de leur santé comme du point de vue de la
réalisation des tâches, la sécurité des travailleurs est garantie et règlementée selon les normes
d’hygiène et de sécurité dans le code du travail Algérien.

Définitions de base

Hygiène : ensemble de règles et de pratiques relatives à la conservation de la santé et la


propreté.
Sécurité : confiance, absence d’inquiétude, sûreté destinée à prévenir un danger.
Qu’est-ce que le risque professionnel ?
Un risque professionnel (R.P) est une situation anormale de travail susceptible
d’engendrer un accident de travail ou une maladie professionnelle.
Ces accidents et maladies professionnelles portant souvent des atteintes à l’intégrité corporelle
de l’homme, et occasionnent à l’économie de l’entreprise des pertes énormes.
Prévention technique. A partir de là, intervient ce qu’on appelle la prévention technique qui
consiste à chercher l’ensemble des moyens utiles, pratiques et efficaces afin de réduire et
même de supprimer totalement le R.P. Le but recherché est d’arriver à une situation de
sécurité et d’hygiène dans le travail.
Accident de travail

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- Définition : est considéré comme accident de travail, quelle que soit sa cause,
l’accident survenu par le fait ou l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant à
quelque titre ou en quelque lieux que ce soit pour un, ou plusieurs employeurs ou chefs
d’entreprise.
- Les causes : en général un accident de travail n’a pas de cause unique ; il est le résultat
de la mauvaise combinaison de nombreux facteurs tels que :
 L’organisation du travail La conception du matériel et de l’environnement
 La formation des travailleurs
 Information insuffisante des opérateurs sur la conception, l’installation et l’entretien
des procédés de fonctionnement
 L’A.T est à la fois un symptôme et la conséquence de la dégradation d’un système
- Définition de l’A.T. selon le code du travail (Loi n 83-13 du 02 juillet 1983 Art 6) 
« Est considéré comme A.T. tout accident ayant entrainé une lésion corporelle, imputable à
une cause soudaine, extérieure et survenue dans le cadre du travail ».
- Responsabilité en cas d’accident (Loi n 88.07 du 26 janvier 1988) : l’organisme
employeur est tenu d’assurer l’hygiène et la sécurité aux travailleurs.
Donc : l’employeur est civilement et pénalement responsable des accidents de travail.
Maladies professionnelles (MP)
- Définition : les M.P. résultent d’une exposition plus ou moins prolongée à des
nuisances ou à un risque existant lors de l’exercice habituel de la profession
À titre d’exemple, l’exposition répétée à un bruit industriel peut être à l’origine d’une surdité
irréversible.
- Causes : les nuisances professionnelles engendrant une atteinte à la santé ont de nombreuses
origines.
 Physique
 Chimique
 Biologique
 Psychologiques
 Posture de travail (ergonomiques)
- Reconnaissance des maladies professionnelles
Pour être reconnues et identifiées légalement, les maladies doivent êtres inscrites dans des tableaux
annexés au code de la sécurité sociale.

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Ces tableaux comportent la liste des symptômes reconnus, celle des travaux pouvant être
responsables et leurs prises en charge ; dans ce cas, le travailleur n’a pas à faire la preuve de la liaison
entre la maladie et son travail
Remarque : on distingue les M.P. des A.T. par le préjudice supporté par le travailleur qui se
réalise progressivement et qui est le résultat d’un série d’évènements à évolution lente où on ne saurait
déterminer une date certaine.

B/Les facteurs de risque des AT et MP

Introduction 
L’objectif de cette section est de définir correctement les facteurs de risques professionnels et les
distinguer
La prévention consiste à éliminer les causes majeures d’accidents et à contrôler efficacement les
paramètres pouvant conduire à ceux-ci, ainsi qu’à mettre en place une protection collective et
individuelle pour diminuer les risques encourus par les personnes. Elle repose donc sur la détection et
la maitrise des facteurs de risque
En cas d’accident : la méthode consiste, en se fondant sur un questionnement systématique, à
établir un arbre des causes, une analyse des circonstances puis à recherche de solutions efficaces.
En cas de M.P : les méthodes de prévention sont fondées sur des études statistiques et
épidémiologiques, et sur la vigilance industrielle, qui consiste à recueillir les informations médicales
sur le terrain et à les exploiter

1-Les facteurs d’accident professionnel


Un accident est toujours la conjonction d’un certain nombre de facteurs. Ces derniers peuvent être :
- une situation dangereuse
- une action dangereuse
Exemple :
Un ouvrier se déplaçant sans regarder devant lui (action dangereuse) sur un sol glissant (situation
dangereuse) tombe et se blesse (accident)
Un ensemble de questions seront posées.
 Pourquoi l’ouvrier ne regardait pas devant lui ?
-la charge l’empêchait
-on l’appelait (le chef)
-Il était fatigué…
 Pourquoi un sol glissant ?
-pas de nettoyage
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-par ignorance (il ne savait pas)
La réponse à ces questions nous amène à distinguer 03 types de facteurs  :
- Les facteurs techniques
- Les facteurs organisationnels
- les facteurs personnels.

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1- Facteurs d’accidents
Facteurs techniques Facteurs Facteurs personnels
organisationnels Individuels Humains
- Machine non protégée - Activités incompatible - Inadaptation physique au Au niveau du savoir :
- Outils non adaptés au travail (ex : soudure et poste - Manque de formation, de connaissance et
demandé peinture rapprochées) - Révolte contre l’autorité d’apprentissage
- Mauvaise disposition, désordre - Défaut de - Manque de préparation ou de - Auto- apprentissage
- Installation technique vétuste, usure coordination des réaction - Manque d’information (exécution du travail,
- Défaut de conception du matériel équipes - Incapacité de fixer son conduite à tenir ...)
- Mauvais éclairage - Mauvaise organisation attention (déprime, anxiété) Au niveau du vouloir
- Manque de places, circulation d’un processus (mode - Sentiment d’infériorité - Refus d’appliquer les règles
difficile opératoire non précis) (augmente la vitesse - Surestimation de ses qualités
d’exécution du travail = - Précipitation dans l’action (hâte et impatience)
accident)
2- Facteurs de maladies pathogènes
Agents chimiques Poussières Agents physiques
a) Les agents minéraux a) Poussières non toxiques : lorsqu’elles sont a)Les rayons x : entrainent
Plomb, mercure, phosphore, arsenic abondantes, elles sont à l’origine des maladies l’anémie jusqu’au cancer
b) Les agents organiques appelées conioses, elles peuvent créer des lésions b) Les vibrations (ex : marteau
Les corps relevant de la chimie organique sont de plus en plus au niveau des yeux et du nez pneumatique) : troubles
nombreux, tels que : Insecticides, pesticides, parasiticides, b) Poussières toxiques : circulatoires et nerveux
désinfectants, solvants, colorants Poussières de Silice  Silicose ; poussières c)Bruit exagéré : peut aller
Exemple : les benzènes et dérivés peuvent provoquer : l’anémie, d’amiante ; allergies crées par les poussières jusqu’à la surdité
convulsions, troubles gastro-intestinaux et le cancer. (céréales, fourrures, plumes, duvet, café vert, etc.)
3-Les voies d’intoxication
Voie cutanée Voie respiratoire Voie digestive Voie
simultanée
L’agression de la peau par certains produits Les échanges gazeux nécessaires à la vie s’effectuent Certaines fois les Certains
chimiques peut la détruire et l’empêcher de au niveau des poumons. Si un des gaz est inhalé, il produits toxiques peuvent être produits toxiques
remplir son rôle protecteur. Elle peut passer pourra en résulter des dommages tels que : ingurgités par inattention ou peuvent pénétrer
de deux manières : - Empoisonnement (gazes toxiques), œdèmes, même par mauvais nettoyage l’organisme par
- Mécanique : coupure, abrasion inflammation (gaz irritants) et iront agresser les organes les différentes
- Chimique : le revêtement est dissout - Anoxies (gaz irrespirables) digestifs. voies
Conclusion
Aucun des facteurs de risque ne peut être isolé, aussi plusieurs travaux (postes de travail) expose
l’opérateur aux agressions simultanés pour cela des méthodes de diagnostic de plus en plus
modernes permettent d’observer les aspects interactifs d’une situation de travail, d’un état de danger
pour la sécurité et la santé de l’opérateur.

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‫‪Annexes‬‬
‫‪Annexe I/ Programme officiel‬‬
‫السداسي الخامس‪:‬‬
‫الحجم الساعي‬
‫نوع التقييم‪C‬‬ ‫الحجم الساعي األسبوعي‬
‫السداسي‬
‫األرصدة‬ ‫المعامل‬ ‫وحدة التعليم‪C‬‬
‫أعمال‬ ‫أعمال‬ ‫أعمال‬
‫امتحان‬ ‫متواصل‬ ‫محاضرة‬ ‫‪ 15‬أسبوع‬
‫أخرى‬ ‫تطبيقية‬ ‫موجهة‬
‫‪18‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪18.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪4.30‬سا‬ ‫‪4.30‬سا‬ ‫‪ 405.00‬سا‬ ‫وحدة التعليم األساسية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪6‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫أسس إدارة الموارد البشرية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 6‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫تسييرالمسارات المهنية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 6‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫االتصال‬
‫‪9‬‬ ‫‪4‬‬ ‫‪ 6‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 3.00‬سا‬ ‫‪ 3.00‬سا‬ ‫‪ 180‬سا‬ ‫وحدة التعليم المنهجية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪5‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 3.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 97.30‬سا‬ ‫محاسبة الموارد البشرية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪4‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 2.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 82.30‬سا‬ ‫اليقظة االجتماعية وتسيير النزاعات‬
‫‪2‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 45‬سا‬ ‫وحدة التعليم االستكشافية‬
‫‪x‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 45‬سا‬ ‫التطبيقات األولية لتحليل المعطيات‬
‫‪1‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 22.30‬سا‬ ‫وحدة التعليــم‪ C‬األفقيـــــة‬
‫‪x‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 22.30‬سا‬ ‫لغة أجنبية‬
‫‪30‬‬ ‫‪12‬‬ ‫‪25.30‬سا‬ ‫‪ 10.30‬سا‬ ‫‪ 7.30‬سا‬ ‫‪ 652.30‬سا‬ ‫مجموع السداسي ‪5‬‬
‫السداسي السادس‪:‬‬
‫الحجم الساعي‬
‫نوع التقييم‪C‬‬ ‫الحجم الساعي األسبوعي‬
‫السداسي‬
‫األرصدة‬ ‫المعامل‬ ‫وحدة التعليم‪C‬‬
‫أعمال‬ ‫أعمال‬ ‫أعمال‬
‫امتحان‬ ‫متواصل‬ ‫محاضرة‬ ‫‪ 15‬أسبوع‬
‫أخرى‬ ‫تطبيقية‬ ‫موجهة‬
‫‪18‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪18.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪4.30‬سا‬ ‫‪4.30‬سا‬ ‫‪ 405.00‬سا‬ ‫وحدة التعليم األساسية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 6.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫اإلدارة االستراتيجية للموارد البشرية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 6.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫تسيير و تنمية الكفاءات‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪6‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 6.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 135‬سا‬ ‫هندسة التكوين‬
‫‪9‬‬ ‫‪3‬‬ ‫‪ 9.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪187.30‬سا‬ ‫وحدة التعليم المنهجية‬
‫‪x‬‬ ‫‪x‬‬ ‫‪5‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪ 3.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 97.30‬سا‬ ‫حفظ الصحة واألمن‬
‫‪-‬‬ ‫*‬ ‫‪4‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪ 6.00‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 90.00‬سا‬ ‫تقرير تربص‬
‫‪2‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪1.30‬سا‬ ‫‪ 45‬سا‬ ‫وحدة التعليم‪ C‬االستكشافية‬
‫‪x‬‬ ‫‪2‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪ 45‬سا‬ ‫قانون العمل‬
‫‪1‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 22.30‬سا‬ ‫وحدة التعليــم‪ C‬األفقيـــــة‬
‫‪x‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪1‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 1.30‬سا‬ ‫‪-‬‬ ‫‪ 22.30‬سا‬ ‫لغة أجنبية‬
‫‪30‬‬ ‫‪11‬‬ ‫‪29‬سا‬ ‫‪ 7.30‬سا‬ ‫‪ 7.30‬سا‬ ‫‪ 660‬سا‬ ‫مجموع السداسي ‪6‬‬

‫‪ 1-‬المخاطر المهنية في المؤسسة‬


‫‪-‬حوادث العمل‪ :‬المفاهيم‪ ،‬األسباب واألنواع‬
‫‪-‬األمراض المهنية‪ :‬المفاهيم‪ ،‬األسباب واألنواع‬
‫‪-‬التكاليف المباشرة وغير المباشرة للمخاطر المهنية‬ ‫‪Annexe II / Annexe juridique‬‬
‫‪-‬حوادث العمل والتكاليف الخفية‬
‫‪ -2‬المخاطر المهنية ونظام األمن‬
‫‪-‬الوسائل البشرية ونظام األمن‬
‫‪-‬لوسائل التقنية و نظام األمن‬
‫‪-‬األسس التنظيمية لنظام األمن‬
‫‪-‬الش–––روط التكاملي–––ة لض–––مان فعالي–––ة نظ–––ام األمن‬
‫الشامل‬
‫‪ -3‬تسيير وظيفة األمن في المؤسسة‬
‫‪-‬نظام الوقاية من المخاطر المهنية في المؤسسة‬
‫‪ -‬سياسات الوقاية من المخاطر المهنية‬
‫واألمن‬ ‫‪ -‬استراتيجيات حفظ الصحة‬

‫‪Chapitre I- Les risques professionnels dans l’entreprise‬‬


‫‪A- Les accidents de travail : concepts, catégories d’accidents et leurs causes‬‬
‫‪B- Les maladies professionnelles : concepts, catégories d’accidents et leurs causes‬‬
‫‪C- Les coûts directs et indirects des risques professionnels‬‬
‫‪D- Accidents de travail et coûts cachés‬‬
‫‪Chapitre II- Risques professionnels et organisation de la sécurité‬‬
‫‪1‬‬
‫‪A- Ressources humaines du système de sécurité‬‬
‫‪B- Ressources techniques du système de sécurité‬‬
‫‪C- Les fondements organisationnels du système de sécurité‬‬
‫‪D- Les conditions supplémentaires de l’efficacité du système global de sécurité‬‬
‫‪Chapitre III- La gestion de la fonction sécurité dans l’entreprise‬‬
Annexe III/ LEXIQUE

Accident du travail : accident survenu, quelle qu'en soit la cause, par le fait ou à l'occasion du
travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit,
pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d'entreprise (Article L. 41 1 -1 CSS), ou tout accident
ayant entraîné une lésion corporelle, imputable à une cause soudaine, extérieure, et survenu
dans le cadre de la relation de travail.
Action corrective : action visant à éliminer la cause d’une non-conformité
Agence de notation : servent à évaluer et noter les entreprises, selon leur propre
méthodologie. Pour cela, elles se basent sur des documents publics, des questionnaires et des
résultats d'entrevue avec les responsables d'entreprise. Elles disposent d'une méthodologie
qui aura dû faire l’objet d'un travail de recherche en amont, sur la cohérence entre les
questions posées et les objectifs recherchés au regard du développement durable et en
fonction des critères que souhaite favoriser l'investisseur.
Aléa : probabilité qu’un phénomène accidentel se produisant sur un site industriel crée en un
point donné du territoire des effets d’une intensité donnée, au cours d’une période déterminée
Réduire le risque à la source, c’est réduire l’aléa
Amélioration continue : processus de mise en valeur du système de management de la santé
et de la sécurité permettant d'améliorer les performances globales concernant la santé et la
sécurité au travail, en accord avec la politique de santé et de sécurité au travail de l'organisme
(OHSAS 1 8001 ).
Analyse des risques : emploi systématique des informations disponibles pour déterminer les
dangers et évaluer les risques. C’est l’objet des méthodes qui cherchent à établir une prévision
sur la probabilité de survenance d’un événement potentiellement dommageable. En ce sens
l’analyse des risques poursuit l’analyse du travail.
Audit : procédure systématique, indépendante et consignée qui vise à réunir et à évaluer
objectivement des éléments pour déterminer dans quelle mesure les critères définis sont
remplis. Ce terme ne désigne pas nécessairement un audit externe indépendant, c'est-à-dire
effectué par une ou des personne(s) extérieure(s) à l’organisation (ILO-OSH 2001 ).
Certification : reconnaissance, par un organisme indépendant du fabricant ou du prestataire de
service, de la conformité d'un produit, service, organisation ou personnel à des exigences fixées
dans un référentiel.
Concurrence : structure d'un marché qui se caractérise par une pluralité d'entreprises en
compétition les unes par rapport aux autres pour bénéficier de la préférence des
consommateurs.
Contingence générique : cadre épistémologique admettant la présence de spécificités dans le
fonctionnement des organisations mais posant l’existence de régularités et d’invariants qui
constituent des règles génériques. Celles-ci constituent un noyau dur de connaissances
présentant une certaine stabilité et une « certaine universalité »
Coûts-performances cachés : ensemble des coûts qui ne sont pas repérés dans les systèmes
d’information d’une organisation, tels que le budget, le compte de résultat, la comptabilité
générale, la comptabilité analytique ou les tableaux de bord comptables. Un coût est donc
visible dès lors qu’il a une dénomination, une mesure et un système de surveillance, comme
par exemple, la masse salariale.
Création de potentiel : résultante des actions ayant des effets positifs sur le long terme et qui
pourront être observées sur les exercices suivants. La création de potentiel est composée
d’investissements matériels et immatériels ou incorporels.
Danger : propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance ou d’une méthode
de travail, de causer un dommage pour la santé des travailleurs (OHSAS 1 8001). S ituation
susceptible d'engendrer des évènements indésirables.
Décentralisation synchronisée : consiste à déplacer l’initiative de l’acte décisif vers le
niveau
de responsabilité où sa mise en œuvre sera déclenchée, tout en instaurant des règles du jeu
visant à assurer sa compatibilité avec l’action d’autres zones de responsabilités et avec le
pilotage stratégique de l’ensemble de l’organisation.
Délégation : il s’agit de confier à un acteur de l’organisation ayant ou n’ayant pas de
responsabilité hiérarchique le portage d’une mission ou d’une activité. Il devient alors
responsable de la bonne tenue des réalisations dans le temps et de l’utilisation des moyens.
Développement Durable : développement qui répond aux besoins des générations du
présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux
concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des
besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et
l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur
la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Diagnostic : consiste à identifier les dysfonctionnements et estimer les coûts cachés qui
atrophient la force stratégique de l’organisation
Document : information et son support. Le support peut être papier, électronique,
photographique ou combinaison de ceux-ci.
Dysfonctionnement : ils sont qualifiés par les acteurs comme des écarts par rapport à
l’ortho fonctionnement, c'est-à-dire le fonctionnement souhaité.
Efficacité : c’est être capable d'arriver à ses buts, c'est produire les résultats escomptés et
réaliser les objectifs fixés dans les domaines de la qualité, de la rapidité et des coûts. Nous
pourrions comparer cette notion à l’obligation de résultats en droit
Efficience : l’efficience se rapprocherait plus de l’obligation juridique dite de moyens. Ainsi,
l’efficience se mesure par la relation entre les résultats ou produits obtenus et les moyens mis
en œuvre par les coûts économiques, ergonomiques et psychosociologiques. Nous mesurons
alors les moyens engagés pour arriver au résultat. Être efficient, c'est faire une bonne
utilisation des ressources humaines, informationnelles, matérielles et financières. Il s’agit
donc pour être efficient de faire les choses de la bonne façon.
Employeur : toute personne physique ou morale qui emploie un ou plusieurs travailleurs.
Il peut donc se distinguer du chef d’entreprise, qui est une personne physique exerçant en son nom
ses prérogatives ou du chef d'établissement, qui est le responsable d'une unité économique et sociale
au sein d’une entreprise. Un établissement est constitué quand, sur une même localisation
géographique, des salariés partagent des préoccupations communes et qu'il existe un représentant local
possédant
un pouvoir propre de décision. Jusqu’à présent, le code du travail évoque tantôt « l’employeur », tantôt
« le chef d'entreprise », tantôt « le chef d'établissement ». Avec la recodification du code du travail, le
terme « employeur » s’impose afin de désigner tout dépositaire de l'autorité disciplinaire.
Enjeu : ensemble des personnes et des biens susceptibles d’être affectés par phénomène
accidentel
Enregistrement : Document faisant état de résultats obtenus ou apportant la preuve de la
réalisation d'une activité.
Entreprise extérieure : entreprise qui fait intervenir son personnel dans une autre entreprise
pour exécuter ou pour participer à l’exécution d’une opération (travaux, prestations de
services…). Ce terme ne peut être utilisé que pour des entreprises indépendantes de
l’entreprise utilisatrice. Le terme d’entreprise intervenante est également utilisé.

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Entreprise utilisatrice : entreprise d’accueil où une opération est effectuée par du personnel
d’une ou plusieurs entreprises extérieures, juridiquement indépendantes.
Ethique : ensemble des règles de conduite partagées et typiques d'une société donnée. Ces
règles sont fondées sur la distinction entre le bon et le mauvais, par opposition à la morale
qui est fondée sur la discrimination entre le bien et le mal et qui serait plus un ensemble des
principes à dimension universelle, normative voire dogmatique.
Etude de faisabilité : étude destinée à établir la faisabilité d’une tâche ou d’une production
en termes de technologie, de coût et de temps.
Evaluation des risques : étude qui consiste à identifier et classer les risques auxquels sont
soumis les salariés d'un établissement, en vue de mettre en place des actions de prévention
pertinentes (site internet : http://www.risques-pme.fr).
Fiche de données de sécurité (FDS) : fiche d’information sur le produit dangereux et les
risques liés à son utilisation, transmise au chef d’entreprise par le fournisseur. Une copie est
adressée au service de santé au travail.
Formation intégrée : formation réalisée par un acteur du proche environnement portant sur
des situations de travail locales.
Gestion des compétences : elle consiste à analyser ses propres besoins de formation, à
former les collaborateurs sur des tâches simples à déléguer et à améliorer la polyvalence
pour faire face aux absences ou aux aléas.
Gouvernance d'entreprise (Corporate Governance) : ensemble des processus, des
réglementations, des lois et des institutions qui influent la manière dont l’entreprise est
dirigée, administrée et contrôlée. Ingénierie stratégique : ensemble des concepts, des
méthodes, des outils et des techniques de conduite de processus humains permettant
d’améliorer la pertinence, l’efficience et l’efficacité de la stratégie d’une organisation
Habilitation : document par lequel le chef d’entreprise atteste de la compétence du salarié à
exercer une fonction spécifique, après avoir consulté le médecin du travail et formé le salarié à
cette fonction.
HSE : H(healty), S (sécurity), E (environment) : Santé, Sécurité, Environnement
Impact environnemental : toute modification de l’environnement, négative ou bénéfique, résultant
totalement ou partiellement des activités, produits ou services de l’entreprise. La relation entre
l’aspect environnemental et l’impact environnemental est une relation de cause à effet.
Incident : évènement dangereux, lié au travail ou survenu au cours du travail, n'ayant pas
entraîné de lésions sur une personne (ILO-OSH 2001).
Ingénierie stratégique : ensemble des concepts, des méthodes, des outils et des techniques
de conduite de processus humains permettant d’améliorer la pertinence, l’efficience et
l’efficacité de la stratégie d’une organisation.
Interactivité cognitive : processus interactif entre l’intervenant-chercheur et les acteurs de
l’entreprise. Il a pour but de produire de la connaissance au moyen d’itérations successives,
répondant au souci permanent d’accroître la valeur de signifiance des informations traitées
dans le travail scientifique. Chaque intervenant-chercheur accède tous les jours à des
situations réelles où se posent des problèmes concrets de gestion et de management, où se
prennent des décisions. En retour, il contribue à construire des concepts, des outils
d'ingénierie du management doublement pertinents, aux plans de la science et de l'utilité
pour les entreprises. Cette interaction est une source précieuse pour la production de
connaissances scientifiques car elle permet de faire vivre le principe d'interactivité cognitive.
Intersubjectivité contradictoire : résulte de la confrontation des points de vue des différents
acteurs aboutissant alors soit à des convergences ou au contraire à des spécificités.
L’opposition des points de vue permet alors de voir toutes les facettes d’un problème et de
pouvoir prendre la meilleure décision possible au regard de toutes les possibilités.
Légitimité sociale de l'entreprise (Licence to Operate) : impression partagée que les actions

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de l'organisation sont désirables, convenables ou appropriées par rapport au système
socialement construit de normes, de valeurs ou de croyances sociales.
Investissement Socialement Responsable : investissement individuel ou collectif effectué
selon des critères sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance d'entreprise mais
qui n’occulte pas la performance financière.
Lésions, dégradations de la santé et maladies liées au travail : effets nocifs sur la santé
découlant de l'exposition, pendant le travail, à des facteurs chimiques, biologiques, physiques et
psychosociaux ainsi qu'à des facteurs liés à l'organisation du travail (ILO-OSH 2001 ).
Lieu de travail : lieu physique où les travailleurs doivent être ou doivent se rendre en raison de
leur travail, et qui est sous le contrôle d'un employeur (ILO-OSH 2001 ).
Maladie professionnelle : conséquence négative sur la santé de l’exposition plus ou moins
prolongée à un risque qui existe lors de l’exercice habituel de la profession.
Management : ensemble des techniques de direction, d'organisation et de gestion de
l'entreprise et de son personnel.
Management stratégique : mode de gestion qui vise à assurer un couplage étroit entre
stratégies et opérations, toute décision opérationnelle qui n’est pas une décision de gestion
courante est systématiquement examinée dans une perspective stratégique. Ancrage de la
stratégie dans l’activité courante et quotidienne des managers permettant un certain niveau
de qualité de la mise en œuvre stratégique et de son toilettage.
Management stratégique de la RSE : le ou les dirigeant(s) de l’organisation décident de
mettre en place une politique de RSE. Pour cela, ils allouent certaines ressources à la
réalisation de ce choix stratégique : des finances, des temps de formation… Ils déterminent
les objectifs généraux qui pourraient, notamment être d’améliorer leur image, ou d’être plus
compétitifs. Ensuite, ils déterminent les moyens nécessaires à la réalisation de cette
politique : des moyens humains, matériels ou technologiques. Dans le même temps, ils
définissent un plan de réalisation dans le temps et anticipent les actions à mettre en œuvre,
tout en gardant une action de contrôle sur la performance globale de l’organisation qui est
composée des performances économiques, sociales et environnementales.
Organisme : compagnie, société, entreprise, autorité, institution, partie ou combinaison de
celles-ci, à responsabilité limitée ou d’un autre statut, de droit public ou privé, qui à sa propre
structure fonctionnelle et administrative.
Parties prenantes (Stakeholders) : individu ou groupe d'individus qui peut affecter ou être
affecté par la réalisation des objectifs organisationnels. Individu ou groupe concerné par la
performance en matière de santé et sécurité au travail de l’organisme.
Performance : ensemble des efforts d’une entreprise ou d’une organisation. Ces efforts
consistent à faire les bonnes choses, de la bonne façon, rapidement, au bon moment, au
moindre coût, pour produire les bons résultats répondant aux besoins et aux attentes des
clients, leur donner satisfaction et atteindre les objectifs fixés par l’organisation.
Performance économique : utilisation rationnelle à court et long termes des ressources de
l’organisation, au sens de rationalité socio-économique qui est multidimensionnelle et prend
en compte des critères psychosociologiques et anthropologiques pour définir la finalité de
l’action économique.
Performance environnementale : atteindre un certain niveau de performance
environnementale, c’est accéder à des niveaux d’indicateurs environnementaux satisfaisants
au regard des diverses contraintes en la matière.
Performance globale : agrégation des performances économiques, sociales et
environnementales.
Performance sociale : performance qui vise la satisfaction des acteurs, clients ou producteurs
de l’organisation dans leur vie professionnelle.

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Principe pollueur-payeur : principe économique visant l’imputation des coûts associés à la
lutte contre la pollution. Le pollueur doit supporter le coût des mesures de prévention et de
lutte contre la pollution, mesures qui sont arrêtées par les pouvoirs publics pour que
l’environnement soit dans un état acceptable.
Procédure : manière spécifique d’effectuer une activité ou un processus.
Projet d’innovation : pour réduire les dysfonctionnements et les coûts cachés découverts en
phase de diagnostic afin d’augmenter l’efficacité et l’efficience stratégique.
Qualité environnementale : concept transversal qui regroupe pour des choix stratégiques
tout un ensemble de normes, d’objectifs de respect de l'environnement, de développement
durable ainsi que des critères plus subjectifs comme la qualité de vie.
Responsabilité Sociale des Entreprises : ensemble des obligations normatives ou morales
qui détermine la stratégie de l’entreprise dans son environnement au regard de ses parties
prenantes tout en assurant sa pérennité voire sa croissance économique afin de concilier dans
le présent les performances économiques, sociales et environnementales sans nuire aux
performances futures
Résultats immédiats : résultats visibles et qui comprennent notamment les résultats
économiques visibles en comptabilité, dans le compte de résultat, généralement à court
terme. Il s’agit des résultats qui vont apparaître après la mise en œuvre d’une action et dont
les effets vont pouvoir être constatés tout de suite après.
Risque : combinaison de la probabilité de la manifestation d'un événement dangereux et de la
gravité de la lésion ou de l'atteinte à la santé causée à des personnes par cet événement (ILOOSH
2001). Ou : mesure du niveau de danger, fonction de la probabilité d'occurrence de
l'évènement indésirable et des conséquences (gravité) de cet évènement
Risque industriel majeur : conséquence d’un aléa d’origine technologique, dont les effets
peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionnent des dégâts importants et
dépassent les capacités de réaction des instances directement concernées.
Salarié : toute personne qui occupe un emploi, permanent ou temporaire, au service d'un
employeur (ILO-OSH 2001 ). Le salarié est lié à l’employeur par un contrat de travail, contrat qui
se définit par trois critères : un travail pour le compte d’autrui, un travail rémunéré et un lien de
subordination.
Santé : état de bien être total physique, social et mental de la personne (OMS).
Sécurité : absence de circonstances susceptibles de conduire à des dégâts humains ou
matériels ou ensemble des actions destinées à assurer la protection des personnes et des biens
contre les dangers, nuisances ou gênes susceptibles d'être provoquées par les installations ou
lors du transport de matières dangereuses (UE).
Stratégie : pilotage des modifications de relations du système entreprise avec son
environnement. Capacité d’actions de l’individu et des acteurs qui se traduit par les
différentes stratégies d’acteurs pour agir sur leur environnement interne et externe. Cela
permet à la fois le progrès économique et le développement humain. Façon dont une
entreprise peut obtenir un avantage concurrentiel en maîtrisant mieux que ses rivaux, les
forces qui structurent son environnement concurrentiel.
Surconsommations : elles sont dues à des dysfonctionnements qui entraînent des utilisations
supplémentaires de ressources matérielles.
Sûreté : l’ensemble des mesures à prendre dans les installations ou lors du transport de
matières dangereuse en vue d’éviter les accidents et de minimiser leurs effets (UE)
Sursalaire : composé du différentiel entre deux salaires, et se réalise lorsqu’une personne
percevant un salaire élevé réalise les tâches normalement attribuées à une personne ayant un
salaire plus bas.

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Surtemps : correspondent à tous les temps supplémentaires passés à réaliser une activité qui,
en temps normal, demanderait moins de ressources-temps. Le surtemps est lié à un
problème dans l’exécution de l’activité, à un dysfonctionnement.
Système de management de la santé et de la sécurité au travail : partie d'un système de
management global qui facilite le management des risques associés aux activités de
l'organisme relatifs à la santé et à la sécurité au travail. Ceci comprend l'organisation, les
activités de planification, les responsabilités, les pratiques, les procédures, les processus et les
moyens nécessaires pour développer, mettre en œuvre, réaliser, revoir et tenir à tour la politique
de l'organisme en matière de santé et de sécurité au travail (OHSAS 1 8001).
Tableau de Bord de Pilotage Stratégique : répond à trois principes génériques : il contient
des objectifs stratégiques ; il contient une sélection d’indicateurs qualitatifs, quantitatifs et
financiers ; et il combine des indicateurs de résultat immédiat et de création de potentiel
Taux de fréquence : représente le nombre d1àccidents avec arrêt de travail par un million
d’heures de travail. Ou Taux de fréquence TF = (Nombre d’accidents de travail avec arrêt/Nombre
d’heures travaillées) *1 .000.000
Taux de gravité : représente le nombre de journées perdues par 1000 heures de travail. Ou Taux
de gravité TG = (Nombre de jours perdus/Nombre d’heures travaillées) *1 .000
Travail prescrit : travail défini à l’avance par l’entreprise et donné à l’opérateur pour organiser
et réaliser sa mission.
Travail réel : travail tel qu’il est effectivement réalisé par l’opérateur.
Unité de travail : regroupement (géographique, par métier, par poste, par activité) opéré dans
l’entreprise sur la base des “contextes homogènes d’exposition” utilisés pour circonscrire
l’évaluation et rendre compte (traçabilité) de l’évaluation des risques
Vulnérabilité : exprime et mesure le niveau de conséquences prévis