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Université Nice Sophia Antipolis L3 Info, L3 Math-MI

Automates & Langages 2017–2018

TD no 9

Automates à pile (suite)

Exercice 1) Considérons à nouveau la grammaire non-contextuelle suivante :

Grammaire G
Axiome = S
N = {S }
T = {0, 1}
P={ S→0|0S
S→1SS|S1S|SS1 }

1. Quel est le langage engendré par la grammaire G ?


2. Passez directement de G à un automate à pile reconnaissant L(G). On ne vous demande pas de
mettre cette grammaire sous Forme Normale de Greibach. Adaptez seulement la méthode vue en
cours à une grammaire algébrique sous une forme quelconque.

Exercice 2) Considérons la grammaire G suivante :

Grammaire G
Axiome = S
N = {S, A, B, C, D}
T = {a, b}
P={ S →CD
C →aCA
C →bCB
AD→aD
BD→bD
Aa →aA
Ab →bA
Ba →aB
Bb →bB
C →ε
D →ε }

1. Quel est le langage L(G) engendré par la grammaire G précédente ?


2. Quelle est la nature de ce langage L(G) (rationnel, algébrique ou non-algébrique) ?
3. Quelle est la nature de son complémentaire L(G) ?
4. Si L(G) est algébrique, donnez un automate à pile ou une grammaire algébrique pour ce langage.
Exercices complémentaires

Exercice 3) Considérons la grammaire G suivante :


Grammaire G
Axiome = S
N = {S, X, Y, Z, B}
T = {a, b, c, d}
P={ S →XY }
X →aXc | aZc
Y →BYd | Bd
cB →Bc
bB →Bb
ZB→Zb
Z →ε
1. Cette grammaire G est-elle algébrique ? Pourquoi ?
2. Quel est le langage engendré par cette grammaire ? Est-il algébrique ?

Exercice 4) La classe des langages algébriques n’est pas close par intersection. Cependant, l’intersection
d’un langage algébrique et d’un langage rationnel est algébrique. Il peut se produire également que l’inter-
section de 2 langages algébriques non-rationnels soit algébrique. Donnez un exemple d’un tel couple de
langages.

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