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Sélection - Kierkegaard

Christ de Kierkegaard (LE) : Devenir chrétien par passion d'exister


Le père de l'existentialisme, philosophe et théologien luthérien danois Soren Kierkegaard a légué une uvre monumentale.
Sa vie d'homme et d'écrivain, brève et dense, fascine et intrigue, d'autant que ses idées ont inspiré les plus grands
théologiens du XXe siècle. Critique de l'Eglise d'Etat de son temps, l'auteur de l'Ecole du Christianisme a la volonté
d'articuler Eglise et existence dans sa réflexion sur le Christ. François Bousquet lui rend ici hommage à travers cette
esquisse d'une christologie de Kierkegaard , où il montre l'intérêt de son langage novateur pour la christologie
contemporaine. Il fait apparaître des catégories inédites pour penser le Christ, telles que celles de paradoxe , d' instant , d'
incognito ... Notions qui permettent de renouveler une réflexion sur le rapport de l'Eglise au temps et à la pensée rationnelle
ménageant, dans la foi chrétienne, les conditions de la liberté. François Bousquet présente son livre comme un guide pour
s'orienter dans la totalité du maquis buissonnant de l'uvre de Kierkegaard . Au-delà de l'image figée du philosophe du
désespoir et de la théorie de l'angoisse, il faut découvrir l'homme pour qui la théologie et la philosophie sont les deux yeux
ouverts permettant de voir, sous la Croix, la gloire ! Ce livre est une invitation à découvrir dans la pensée de Kierkegaard
une architecture du devenir chrétien et un prodigieux traité des conditions de l'espérance.<br/>

Kierkegaard en France au XXe siècle : archéologie d'une réception


Le nom de Kierkegaard est aujourd'hui bien connu des Français : Ah, oui, le père de l'existentialisme ! . Ou encore : Sa
fiancée ne se prénommait-elle pas Régine ? N'a-t-il pas été affreusement malheureux en amour ? . Ou parfois Le solitaire
de Copenhague, l'original, l'isolé... . Et aussi : Un non-philosophe ou même un anti-philosophe, un contempteur du système
hégélien, précurseur de Nietzsche, frère en esprit de Rimbaud, de Van Gogh, de Dostdevski, de Pascal - et de quelques
autres . Pourtant, l'uvre de Soren Kierkegaard (Danemark, 1813-1855) mérite mieux que ces amalgames, ces
approximations, ces jugements à l'emporte-pièce. Le présent ouvrage, résultat d'une longue et patiente enquête, retrace les
principales étapes de la réception de Kierkegaard en France ; documents à l'appui, il montre comment, au fil du XXe siècle,
les malentendus autour de sa personne et de son uvre se sont accumulés, se confortant curieusement les uns les autres
jusqu'à devenir vérité avérée . Dès 1835 Kierkegaard disait, avec une belle lucidité prémonitoire, que suivre le chemin des
commentateurs, c'est souvent faire comme ce voyageur qui se rendait à Londres : le chemin mène bien à Londres ; mais
lorsqu'on veut y aller, on doit se retourner . Retournons-nous donc ! Et reprenons à notre compte, pour notre plus grand
bonheur, ces paroles de Constantin Constantius, l'auteur pseudonyme de La répétition : C'est un art d'être un bon lecteur,
sans même parler du fait que c'est aussi un art d'employer du temps à le devenir .<br/>

Singulière philosophie : Essai sur Kierkegaard


La place généralement attribuée à Kierkegaard dans l'histoire de la philosophie témoigne toujours d'un certain embarras.
Lui qui, ironiquement, prétendait avoir, au moment même où il écrivait, une place déjà réservée dans la grande nécropole
des philosophies disparues, il n'a cessé d'importuner ceux qui ont voulu l'enterrer. Qu'était-il ? Philosophe anti-hégélien,
incarnant la réaction de la subjectivité concrète contre le système abstrait de la métaphysique à son achèvement ? Père de
l'existentialisme ? Chrétien torturé ? Ironiste et penseur privé ? Polémiste ? Poète du religieux ? Simplement écrivain ? Cet
essai voudrait montrer que cette incertitude tient au fait que Kierkegaard ne construit pas seulement des catégories
philosophiques qui vont marquer l'histoire de la philosophie au XXe siècle, de Heidegger à Gadamer ou Wittgenstein, mais
qu'il invente surtout une nouvelle manière de philosopher. Car la pensée existentielle , une philosophie qui veut penser le
fait même de l'existence dans ce qu'il a d'irréductible au Concept, nécessite un autre discours- une autre façon de parler, de
bâtir des concepts, mais aussi de s'adresser au lecteur et de se faire comprendre de lui. Et pour remplir cette exigence, la
littérature peut venir au secours de la philosophie : elle construit des fictions et installe un philosophe en première personne
dans un discours jusqu'alors funestement voué à l'impersonnalité, elle se donne un lecteur singulier et des jeux complexes
de représentation qui doivent indiquer ce qui échappe généralement à l'objectivité du discours. Il faut alors moins examiner
le contenu de cette philosophie que la forme qui en rend possible la production, cette singulière façon de philosopher, cette
manière de philosopher au singulier et pour le singulier- la réinvention de l'acte de philosopher et d'écrire.<br/>

Traité du désespoir
Il y a cent soixante-quinze ans naissait Sören Kierkegaard (1813-1855). Le père de l'existentialisme a eu une vie brève et a
écrit sesoeuvres les plus importantes dans un laps de temps de quelques années. Le Traité du désespoir, publié en 1849,
est à la fois le dernier de ses livres fondamentaux et la synthèse de tous les thèmes majeurs de son oeuvre.<br/>
Kierkegaard, écrire ou mourir

Kierkegaard
Le XXIe siècle devra délivrer Kierkegaard des sottises dont le XXe siècle l'a accablé. Qui, aujourd'hui, sait que Kierkegaard
n'est nullement le Père de l'existentialisme , qu'il ne se confond pas non plus avec les héros de son stade esthétique, qu'il
n'a pas écrit un Traité du désespoir mais un ouvrage qui, analysant La maladie à la mort, explique au contraire que la mort
et le désespoir n'ont jamais le dernier mot ? Qui sait que Kierkegaard a lu assidûment et avec fruit les philosophes, de
Platon à Hegel compris ? Le présent ouvrage récapitule un certain nombre d'informations basiques indispensables pour
aider à faire sortir Kierkegaard de l'enfer idéologique où il purge depuis si longtemps une peine qu'il n'a pas méritée.<br/>

Miettes philosophiques (Les)

Kierkegaard
Inspirateur de l'existentialisme et de la philosophie postmoderne, admiré par Jaspers, Sartre, Camus, Deleuze et Derrida,
rendu célèbre par son Journal du séducteur traduit et commenté dans le monde entier, Kierkegaard n'a jamais semblé aussi
actuel, et aussi subversif. Mort en 1855 à l'âge de 42 ans, le philosophe danois, par sa critique radicale de l'individualisme
et de l'idolâtrie religieuse, n'annonce-t-il pas les dévoiements de nos sociétés tiraillées entre un rationalisme aride et le
retour des fanatismes ? Doute et ironie, foi et subjectivité, angoisse et désespoir : le philosophe de Crainte et tremblement
nen finit d'interroger les contradictions de l'âme humaine, portant le scalpel au coeur de sa noirceur et de ses défaillances.
Par cette introduction lumineuse à la pensée de Kierkegaard, que lon lira aussi comme un essai biographique, Georges
Gusdorf signe l'ouvrage indispensable à la compréhension dun auteur les fulgurances 'nont jamais semblé aussi proches
de nos interrogations contemporaines. Une philosophie sans cesse au bord du gouffre, présentée avec verve et pédagogie
par l'un de ses meilleurs spécialistes.<br/>