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Cours de l’audit général (initiative personnelle) Etudiant :M.A.

COURS DE L’AUDIT GENERAL

L’audit est une démarche d’investigation et d’évaluation des risques (latents et manifesté) et des
éléments de contrôle interne qui :

➢ S’opère à partir d’un référentiel ;


➢ Inclut un diagnostic et conduit éventuellement à des recommandations ;
➢ S’effectue de façon indépendante et sur mandat, (mandaté par la DG) c-à-d qu’il ne va pas
faire un audit inopiné, les personnes qui seront auditées sont informé.
➢ Contribue à la maitrise de l’organisation.

Investigation : pour trouver les origines des problèmes

Tout contrôle est un audit mais l’audit n’est pas seulement le contrôle, ce n’est pas
l’auditeur qui contrôle mais il doit évaluer le contrôle et la gouvernance.

Est appelé aussi contrôle, le contrôle effectué quotidiennement par le personnel (auto-contrôle)
pour marquer la présence et l’absence de chacun.

L’audit interne est une fonction, l’auditeur est celui qui exerce la fonction de l’audit. Par contre le
contrôle interne est un processus qui est lié même au fonctionnement de l’entreprise.

L’auditeur interne est un salarié de l’entreprise dépendant de la direction générale mais indépendant
de service qu’il va auditer, par contre l’auditeur externe est salarié d’une autre entreprise donc
indépendant d’office.

Dans l’audit externe nous avons :

L’audit légal : doit assurer aux actionnaires et aux tiers que les états financiers qui leur sont
présentés donnent une image fidèle des performances et de la situation financière de l'entité. C’est
une obligation de l’Etat. Deux conditions sont nécessaires pour réaliser l’audit interne ou la
certification :

1. Être un expert-comptable agréé par l’Etat ;


2. Être inscrit dans l’ordre des experts-comptables. Cependant il y a une exception au Maroc :

Si l’auditeur externe a une expérience et a obtenu l’ordre des experts-


comptables, il peut exercer la certification ou le commissariat au compte.
L’audit légal est la certification des comptes, il concerne seulement ce qui est financier

L’audit contractuel consiste en un examen et un contrôle mené par un professionnel


(contrat avec e/se) des informations sur une activité de l’entreprise. La mission d'audit
contractuel concerne, en principe, les entreprises qui n'ont pas l'obligation légale de
recourir aux services d'un commissaire aux comptes. Exemple : le recours au
commissaire aux comptes est obligatoire au sein d'une société anonyme (SA).

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Un examen critique, c-à-d retrouver les forces et faiblesses de l’entreprise, concernant


les forces la question est de voir est-ce que nous pouvons nous améliorer et pour les
faiblesses quelles sont les solutions et recommandations que nous pouvons apporter.

On a assisté à une évolution de l’audit c-à-d qu’aujourd’hui on peut auditer toutes les
fonctions de l’entreprise, pas seulement la fonction comptable et financière.

Dans chaque mission d’audit : l’auditeur est mandaté par la direction générale, même l’auditeur
interne. Dans le cadre de l’audit l’égal le commissaire au compte est mandaté pour trois ans.
L’auditeur interne est mandaté pour chaque mission par un ordre de mission. Il y a une exception
pour l’auditeur interne qui peut réaliser une mission d’audit sans l’ordre de mission, quand il s’agit
de l’audit de fond (l’argent, les chèques, les effets de commerce…).

LE CHAMPS D’APPLICATION DE L’AUDIT

Du point de vue général, l'Audit Interne intervient sur les domaines suivants selon Jacques
RENARD (2005 ; 18) :

 L’examen et l'évaluation de l'efficacité des dispositifs de contrôle interne ;


 Le contrôle de l'application de l'efficacité des procédures de management du risque et
méthodes de mesure du risque ;
 Le contrôle de la sincérité et de la fiabilité des enregistrements comptables et des
rapports financiers ;
 Le contrôle de la sauvegarde des Actifs ;
 Le contrôle des dispositifs mis en place pour s'assurer qu'ils sont conformes aux
exigences légales et réglementaires, aux codes de conduite et à la mise en œuvre des
politiques et procédures ;
 Le contrôle de la sincérité, de la fiabilité et de l'opportunité des reportings règlementaires.

Olivier LEMANT (1995 ; 42) a identifié trois rôles que l'Audit est en mesure de jouer dans les
entreprises qui dépendent de la personnalité des dirigeants et du responsable de l'Audit
Interne. Ces rôles sont au nombre de trois :

➢ Assurer que tous les risques sont identifiés et maîtrisés, et les directives appliquées
garant auprès de la Direction Générale et du Comité d'Audit ;
➢ Aller sur le terrain et faire le diagnostic de l'organisation et le bilan de la situation, et
rapporter ses conclusions : un outil au service de la Direction ;
➢ Aller voir, éclairer le directeur et surtout les responsables concernés et les
persuader de lancer les actions de progrès nécessaires.

1. L’audit de régularité ou de conformité :


Démarche traditionnelle de l’auditeur : vérification de la bonne application des règles,
procédures, organigramme, circuit d’information, etc…

Analyse par rapport à un référentiel : comparaison de la règle à la réalité.

2. L’audit d’efficacité ou la réalisation des objectifs :

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Pas de norme ni standard ou de règle, ce n’est pas aussi par rapport à un référentiel, mais est-
ce que l’on est efficace ou pas ? il y a les objectifs et le temps (qui est très cher).

Efficacité économique : c-à-d la minimisation des coûts.

Efficience : ça résume l’efficacité et économique qui va nous conduire à la performance


(prendre en considération le temps, ‘’time is a money’’, mais aujourd’hui c’est la rapidité si
on n’est pas 1er on est 2eme ou dernier)

Evolution par rapport à la démarche traditionnelle : l’auditeur qui émet une opinion, non pas
uniquement sur l’application des procédures, mais également sur leur qualité.

Le référentiel devient plus abstrait, l’expérience cumulée de l’auditeur dévient un facteur


important pou réussir de telles missions, jugement des procédures par rapport à ce que
l’auditeur considère comme efficace et efficience.

3. L’audit de management :
En résumé c’est la manière dont les dirigeants gèrent l’entreprise.

 Approche nouvelle qui constitue le stade ultime de développement de la fonction


de l’audit :
 Vérification que la politique de chaque fonction est en ligne avec la stratégie de
l’entreprise
 Vérification de la façon dont les politiques sont conçues transmises et exécutées
tout au long de la chaine hiérarchique.
 Audit de processus d’élaboration de la stratégie.

Les caractéristiques de l’audit :

a) Un examen méthodologique d’une situation : ce porte sur les états financiers


pour l’auditeur légale, mais atteint d’autres domaines pour l’auditeur contractuel ou
auditeur interne.
b) Par une personne indépendante et compétente : multidimensionnelle (comptable,
juridique, science humaines et politique générale…). Il doit avoir un haut niveau dans
l’entreprise, au-dessus de tout soupçon (qui ne présente pas de doute, un casier propre).
Pour la direction générale : c’est évaluer les risques, ce n’est pas l’auditeur qui gère les
risques mais il doit évaluer la probabilité de réalisation des risques.
c) Qui s’assure de la validité matérielle des éléments qu’il doit contrôler : il doit
fonder ses examens sur des pièces justificatives, les échantillons nous donnent une idée
mais ne représente pas la population dans totalité.
d) Qui vérifie la conformité du traitement de ces fait avec les règles normes et
les procédures du système du contrôle interne. L’auditeur ne peut jamais vérifier
la totalité de l’information se rapportant à une situation.
e) En vue d’exprimer une opinion motivée sur la concordance globale de cette
situation par rapport aux normes. L’auditeur termine son travail d’examen de
situation en exprimant son opinion dans un rapport.

La compétence n’est pas liée avec le temps par contre la compétence est liée à l’expérience.

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AUDIT INTERNE ET AUDIT EXTERNE


Dans l’entreprise, on entend souvent parler d’audit en le qualifiant d’interne et d’externe. Il
faut savoir que ces deux audits sont nécessaires pour le bon fonctionnement de l’entreprise et
lui assurer la pérennité. Même si les compétences requises pour ces deux métiers sont
identiques, l’auditeur interne et l’auditeur externe ont des tâches différentes et un
environnement de travail autre.

L'AUDITEUR INTERNE
L'auditeur interne, comme son nom l’indique, travaille au sein d'une entreprise.

Les missions de l’auditeur interne

La mission principale d’un auditeur interne est de veiller au respect des procédures. Celles-
ci étant en général, décidées et mises en place par la direction de l’entreprise. Son travail se
fait essentiellement par la méthode de l’observation. Il observe, discute avec les employés
qui travaillent et ainsi tente d’évaluer les méthodes de travail des employés. Il peut, sur le
terrain, décider de changements éventuels qui pourraient améliorer la productivité ou tout
simplement veiller au bon respect des différentes procédures mises en place. En plus de cette
mission principale, l'auditeur interne peut se charger d’autres tâches d’organisation, comme :
Les contrôles organisationnels

Un audit financier pour diagnostiquer d'éventuelles défaillances.

Les difficultés rencontrées par l’auditeur interne


Le métier d’auditeur interne n’est pas évident au quotidien. Les principaux problèmes qu’il
peut rencontrer sont :

• Un manque de liberté et d’autonomie : parfois, pour des raisons de confidentialité ou


autres, l’auditeur interne ne peut accéder à toutes les informations
• La monotonie de ses tâches : ce n’est pas passionnant de se retrouver à observer des
personnes qui travaillent. Il est clair que les missions de l’auditeur sont assez répétitives.

• La perception négative de l’auditeur interne auprès des employés : comme nous le


disions, il est souvent considéré comme un espion de la direction et il aura du mal à établir des
relations avec ses collègues.

L'AUDITEUR EXTERNE
A la différence de l’auditeur interne, cette personne ne fait pas partie de
l’entreprise, Même si ses missions ressemblent beaucoup à celles de l'auditeur
interne, ces missions varieront en fonction de la culture de l’entreprise ou des
procédures qui y sont appliquées.
Les avantages de l’auditeur externe
Après avoir vu les limites du travail de l’auditeur interne on peut facilement deviner les
avantages de l’auditeur externe qui en réalité, travaille dans un environnement différent.

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 L’absence de conflit avec ses collègues : contrairement à l’auditeur interne, il ne travaille pas au
sein de son entreprise et n’est donc pas perçu comme un « traitre » espion de la direction mais bien
comme une personne extérieure.
 L’acquisition d'expériences diverses en travaillant dans des secteurs assez différents et très
enrichissants. L’auditeur se retrouve expert de plusieurs secteurs et acquiert des compétences
pointues.
 Le relationnel : en changeant assez fréquemment de lieu de travail, l’auditeur externe connait de
nouvelles personnes et change de climat social

Différence entre audit interne et audit externe :

1 La périodicité :
Pour l’audit interne (AI), L’auditeur interne travaille en permanence dans son entreprise sur
des missions planifiées en fonction du risque et qui l’occupent avec la même intensité quelle que
soit la période.

Pour l’audit externe (AE) Les auditeurs externes réalisent en général leurs missions de
façon intermittente et à des moments privilégiés pour la certification des comptes : fin de
trimestre, fin d’année. En dehors de ces périodes, ils ne sont pas présents, sauf le cas de
certains grands groupes dont l’importance des affaires exige la présence permanente d’une
équipe tout au long de l’année,

1. Audit légal (AL) c’est la fin de l’année avec la clôture de l’exercice.


2. Audit contractuel (AC) la réalisation dépend des causes du contrat, il peut être réalisé
selon la volonté des parties contractantes.

2.Le statut de l’auditeur :


C’est une évidence mais qui est fondamentale. L’auditeur interne appartient au personnel de
l’entreprise, l’auditeur externe (cabinet international ou commissaire aux comptes) est dans la
situation d’un prestataire de services juridiquement indépendant.

AI : il est un salarié de l’entreprise, dépendant de la DG indépendant des services.

AE : AL : il doit être expert-comptable et inscrit dans l’ordre des experts-comptables ;


AC : il n’y a pas de condition.

3 Les objectifs de l’audit :


Alors que l’objectif de l’audit interne est d’apprécier la bonne maîtrise des activités de
l’entreprise (dispositifs de contrôle interne) et de recommander les actions pour l’améliorer,
celui de l’audit externe est de certifier la régularité, la sincérité, l’image fidèle, des
comptes, résultats et états financiers.

1. AI : il n’y a pas de limite on peut auditer tout ce que l’on veut dans l’entreprise.
2. AE : il y a : AL : c’est la certification des comptes ;

AC : l’objectif dépend des clauses du contrat.

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4 Independence :

1. AI : dépendant de l’e/se mais indépendant des services qu’il doit contrôler.


2. AE : auditeur externe est un salarié de l’entreprise et il est indépendant d’office.

5 Le champs d’application :

AI : Le champ d’application de l’audit interne est beaucoup plus vaste puisqu’il inclut non
seulement toutes les fonctions de l’entreprise, mais également dans toutes leurs dimensions.

AE : le champ d’application de l’audit externe englobe tout ce qui concourt à la


détermination des résultats, à l’élaboration des états financiers et rien que cela ; mais dans
toutes les fonctions de l’entreprise. L’auditeur externe qui limiterait ses observations et
investigations au secteur comptable ferait œuvre incomplète.

6. Les bénéficiaires de l’audit :


L’auditeur interne travaille pour le bénéfice des responsables de l’entreprise : managers,
direction générale, éventuellement comité d’audit. L’auditeur externe certifie les comptes à
l’intention de tous ceux qui en ont besoin : actionnaires, banquiers, autorités de tutelle, clients
et fournisseurs...

1. AI : les bénéficiaires de cette mission sont la DG et les autres services et directions.


2. AE : C’est une obligation légale de l’Etat ou à a demande d’une tierce partie (la banque,
l’assurance, un créancier potentiel…), si ces partenaires désirent savoir la sincérité des
informations qui leur sont fournies pour donner un prêt ou signer un contrat
d’assurance.

Différence clés entre L’audit interne et L’audit Externe


Audit interne Audit externe
Objectif Evaluer et améliorer les dispositifs Émettre une opinion sur la situation
de contrôle et la performance financière
Périmètre Ensemble des activités de Données fiscales et financières
l’organisation
Compétence Interdisciplinaire Comptabilité, finances, fiscalité
Espace-temps, fréquence Présent/avenir, périodique Passé, périodique
Principaux destinataires Conseil, direction générale Investisseurs, public
Normes Normes internationales pour la Principes comptables généralement
pratique professionnelle de l’audit reconnus (GAAP) Normes comptables
interne de l’IIA généralement reconnues (GAAS)
But Protéger et augmenter la valeur de Représentation juste des états
l’organisation financiers
Nature de la relation Salarié de l’organisation Tiers sous contrat
contractuelle dans
l’organisation

Un auditeur externe a une ‘’obligation de moyenne’’ comme un médecin il fait des


constats et donne des recommandations. Par contre un auditeur interne a une obligation
de résultat, comme un taximan il doit vous déplace d’un point A à un autre point B.

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L'audit interne et l'inspection


Dans la plupart d'entreprises, ce service d'audit interne est à tort qualifié d'inspection
générale. Bien qu'ils soient tous deux travailleurs dans l'entreprise, et que pratiquement
et théoriquement exécutent certaines tâches en commun, l'auditeur interne et l'inspecteur
ne sont pas synonymes. En voici quelques différences :

- L'inspecteur est chargé de contrôler la bonne application des règles et directives par
les exécutants. L'auditeur interne lui intervient en phase finale d'exécution et évalue le
degré de maîtrise ;

- L'inspecteur a le pouvoir de sanctionner tandis qu'un auditeur interne ne s'occupe pas de


cela. Rappelons toutefois que, si la mission de l'auditeur est contractuelle, elle débouche
aux conseils et recommandations, jamais des sanctions ;

- L'inspecteur n'a pas la qualité d'apprécier les règles et principes directifs de


l'entreprise, tandis que l'auditeur interne en examine les conséquences, émet ses
critiques et propose des améliorations à la direction générale ;

- L'INSPECTEUR PEUT FAIRE SA MISSION, SOIT DE LUI -MEME SOIT ENCORE A LA DEMANDE DE LA HIERARCHIE ,
TANDIS QU 'UN AUDITEUR INTERNE DOIT RECEVOIR LE MANDAT DE LA DIRECTION GENERALE .

L’inspecteur remet en cause toujours des individualités tandis que l’auditeur interne
s’intéresse au système et coopère avec les membres de l’entreprise.

L'audit interne et le Contrôle de gestion (ce sont 2 fonctions de l’e/se)

« Le contrôle de gestion est le processus par lequel les dirigeants s’assurent que les
ressources de l’entreprise sont obtenues et gérées de manière efficace et efficiente
et pertinente afin de réaliser les objectifs tracés par l’organisation. »

COMME POUR L'INSPECTEUR, NOMBREUX SONT CEUX QUI DISCERNENT MAL LA FRONTIERE
ENTRE LE SERVICE D 'AUDIT INTERNE ET CELUI DE CONTROLE DE GESTION. SANS DOUTE L 'UNE
DES CAUSES TIENT AU FAIT QU'ELLES ONT SUIVI DES EVOLUTIONS SIMILAIRES :

- L'auditeur interne est passé du simple contrôle comptable à l'assistance au


ménagement dans la maîtrise des opérations ;

- Le contrôle de gestion est passé de la simple analyse des coûts au contrôle


budgétaire puis à un véritable pilotage de l'entreprise. « il y a deux grand budget dans
l’entreprise :le budget d’investissement et le budget fonctionnement

Progressivement, l'audit interne et le contrôle de gestion évoluent et dépassent l'état de


simple direction fonctionnelle au profit d'une aide à l'optimisation de l'entreprise.

Les traits de ressemblances


L'une et l'autre fonction s'intéressent à l'ensemble des activités de l'entreprise.

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COMME L'AUDITEUR INTERNE , LE CONTROLEUR DE GESTION N'EST PAS UN OPERATIONNEL. Il attire


l'attention, recommande, propose mais n'intervient pas dans l'application. Les deux fonctions
sont relativement récentes et encore en pleine évolution. D'où la multiplication des
incertitudes et des interrogations.

L'UNE ET L'AUTRE BENEFICIENT GENERALEMENT D'UN RATTACHEMENT HIERARCHIQUE


PRESERVANT LEUR INDEPENDANCE ET LEUR AUTONOMIE.

Les différences d'objectifs : Alors qu'on connaît l'objectif de l'audit interne, qui vise à
mieux maîtriser les activités par les diagnostics des dispositifs des contrôles internes, le
contrôle de gestion s'intéresse plus à l'information (pour apprécier le niveau de maitrise de
l’entreprise) qu'aux systèmes et procédures et vise le maintien des grands équilibres de
l'entreprise (achats- stocks- ventes- investissements...), atteindre un résultat.

Les différences dues au champ d'application : Si les deux fonctions ont un champ
d'application couvrant l'ensemble d'activités, celui-ci n'est pas considéré de la même façon.
S'intéressant essentiellement aux résultats, réels ou prévisionnels, le contrôleur de gestion
ne prend en compte que tout ce qui est chiffré ou chiffrable. L'auditeur interne va au-delà de
cette dimension et peut particulièrement analyser tous les domaines comme : les relations
sociales, l'environnement tant interne qu'externe (la sécurité, la qualité, le fisc, etc.).

Les différences de la période : Alors que le contrôleur de gestion effectue des missions
tout au long de l'année et que ses activités sont quelques fois bousculées par les priorités de
la direction générale, l'auditeur interne en effectue des systématiques, des planifiées en
fonction du risque pressenti.

Les complémentarités
Dans toutes ses interventions, l'auditeur interne apporte son soutien au contrôle de gestion.
Et un contrôle de gestion est d'autant plus efficace qu'il reçoit des informations élaborées et
transmises dans un système de contrôle interne fiable et validé par l'audit interne.

Comme les autres fonctions, le contrôleur de gestion peut et doit être aussi audité pour
apprécier l'adéquation des indicateurs de gestion prévisionnelle, la cohérence entre des
grands équilibres, l'exhaustivité des informations contrôlées ; bref, l'efficacité du système de
contrôle.

A l'inverse, l'auditeur interne trouve auprès du contrôleur de gestion des informations


susceptibles d'attirer son attention sur des points forts ou faibles à prendre en compte dans
le déroulement de sa mission d'audit.

On peut donc conclure qu'il existe une véritable synergie entre les deux
fonctions pour le bien commun de l'entreprise.

Sans pour autant les confondre, il n'est pas aussi inexact de dire que les deux fonctions
(audit interne et contrôle de gestion) exercent l'une sur l'autre des contrôles réciproques.

« Les deux fonctions ne sont pas contradictoires mais divergentes. L’ensemble des
taches et fonction est appelé ‘’manuel de procédure’’. Recoupement interne : c’est
un rapprochement de deux source interne pour connaitre la conformité des opérations.
Recoupement externe : c’est une comparaison des documents avec ceux des tiers
comme : clients, f/ss… pour vérifier la conformité des opérations. »

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L’audit interne et le contrôle interne :

L’audit et le contrôle internes contribuent à la maîtrise et à l’efficience des activités


de l’organisation. Ils lui permettent de connaître et de gérer les risques significatifs
pouvant l’affecter.

La mission de l’audit interne est d‘accroître et préserver la valeur de l’organisation en


donnant avec objectivité une assurance, des conseils et des points de vue fondés
sur une approche par les risques.

Alors l’audit interne peut être vu comme une activité : indépendante,


objective, d’assurance, de conseil, d’évaluation indépendante, d’assistance
du management et d’appréciation du contrôle interne. « C’est tout ce que devrait
faire un manager pour s’assurer de la bonne maîtrise de ses activités, s’il en avait le temps et les
moyens »

Le contrôle interne est l’ensemble des lignes directrices, mécanismes de


contrôle et structure administrative mis en place par la direction, en vue d'assurer
la conduite ordonnée et efficace des affaires de l'entreprise. »

Toute entreprise, peu importe sa taille, doit mettre en place les mécanismes lui assurant

 Le maintien de systèmes de contrôle fiables : pour que l'information financière soit utile à la prise
de décisions, le système comptable doit produire des données et des états financiers fiables ;
 La préservation du patrimoine : un bon contrôle prévoit divers mécanismes dont notamment des
validations systématiques et des biens comptabilisés avec les biens physiques, afin de prévenir
les erreurs, la perte et le vol ;
 L’optimisation des ressources : la compétence du personnel et la répartition adéquate des tâches
augmentent l'efficacité et la qualité de l’information ;
 La prévention et détection des erreurs et fraudes : l'application de procédures de contrôle
adéquates permet de réduire les risques au minimum.

Comparaison entre audit Interne et Contrôle interne


Audit interne Contrôle interne
Contrôle le respect des règles Avec pertinence avec Sans interprétation, sans remise
caractère suffisant en cause

Privilégie Le conseil, la coopération Le contrôle (ou l’inspection)


avec les audités formel l’action de contrôle ou
d’inspection
Intervient Sur mandat de la haute Sous sa propre initiative ou à la
direction demande de sa hiérarchie pour des
contrôles réguliers et spécifiques
Evaluation Des procédures en vue de De l’action des hommes. Donc :
détecter les éventuels détermine les responsabilités et fait
dysfonctionnements donc : éventuellement sanctionner les
critique les procédures et pas responsables
les “hommes” (le “chef” est
toujours responsable)

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Pour avoir une information fiable il faut la réunion de ces 5 conditions :


1 réelle : qui reflète l’image fidèle de la situation financière, une information peut être exacte mais
irréelle. « Un PC qui coute 3000 MAD acheté à 5000 l’opération est exacte mais pas réelle »

2. exhaustive, 3. disponible, 4. mise à jour, 5. le bon rapport qualité coût.

Une information est régulière si elle se répète chaque jour de la même manière. Une analyse est
dite objective lorsqu’elle se base sur des pièces justificatives et sur des jugements.

Quelles sont les e/se qui doivent être soumises à l’audit légal ?

Sociétés Commissariat aux comptes


Sociétés anonymes C’est obligatoire pour toutes les sociétés anonymes
SAR Pour les sociétés dont le chiffre d’affaire est supérieur à 50.000.000
SCS MAD c’est obligatoire de nommer un commissaire aux comptes. Il y a
SCA la possibilité pour les associés de nommer un commissaire aux
SNC comptes même si le seuil n’est pas atteint.

NB : Pour les e/ses faisant appel à l’épargne public : société de bon et de crédit, société
d’investissement il y a l’obligation de nommer deux commissaires aux comptes

Les objectifs du contrôle interne

La maîtrise de l’entreprise ; tout en respectant la règlementation et la


politique de l’e/se.
La sauvegarde des actifs : on parle dans ce cadre de la protection des actifs
et de la protection des biens à la propriété de l’entreprise ;
La qualité et la fiabilité de l’information : avec le développement de
l’économie de l’information, il est devenu primordial de garantir la fiabilité de
l’information financière. Ceci passe à travers le contrôle de la précision et du
degré de confiance des documents comptables
L’application des instructions de la direction : ceci ne peut être atteint qu’en
vérifiant qu’il existe une conformité de tous qui soit légale et réglementaire avec
les fondements de l’activité de l’entreprise. Il est d’ailleurs primordial à ce
niveau de respecter les politiques ordonnées par l’administration ou par la
direction générale ;
Favoriser l’amélioration des performances : celle-ci ne peut être atteinte
qu’en essayant de promouvoir l’efficience et l’efficacité des tâches effectuées au
sein de l’entreprise et la conduite efficace et ordonnée des activités de celle-ci, la
vitesse de réalisation.

Pourquoi il y a un système de contrôle interne au sein de l’entreprise ?

Réponse : c’est le dispositif de protection contre les risques interne de toute nature : gâchis
des ressources, investissements injustifié, perte d’opportunités…etc.

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Les éléments du contrôle interne


Le contrôle interne poursuit un objectif global, la maîtrise par un organisme de ses activités.
Il comprend 5 composantes interdépendant déclinés pour chacun des objectifs décrit ci-
dessus à tous les niveaux de l’organisation.

1ère composante : un environnement interne favorable à la maîtrise des risques

Il repose notamment sur : (ce que l’on va contrôler)

• Une implication des responsables en termes d’intégrité, d’éthique, de compétence, de


qualité individuelle et L’environnement dans lequel ils opèrent sont l’essence même
de toute organisation. Il en constitue le socle et le moteur.
• Le pilotage des activités,
• Une définition claire des responsabilités et des pouvoirs,
• Des procédures formalisées et diffusées,
• La mobilisation des compétences.

Exemple des qualités individuelles : la rigueur, l’honnêteté, la fidélité, intégrité (quelqu’un qui
est au-dessus de tout soupçon).

Ethique professionnelle : le respect de statuts ;

Ethique personnel : c’est l’ensembles des valeurs qu’a une personne, la moralité.

Exemple de boite à outil : un CV, l’ensembles des compétences (c’est un ensemble de


savoir-faire qui sert à réaliser ou atteindre des objectifs) acquises.

Le socle : c’est les individus. Le moteur : c’est l’environnement


2ème composante : une évaluation des risques
Celle-ci comprend trois temps :
✓ L’identification des risques sur la base d’une analyse des activités, tant au niveau global
de l’organisme qu’au niveau détaillé de chacune de ses activités ;
✓ La hiérarchisation de ces risques en fonction de leur impact en termes d’enjeux pour
l’organisme.
✓ L’analyse et la gestion des risques.
Diviser les fonctions et assurer la coordination entre elles parce que chaque fonction est liée à
une autre.
La perte des ressources humaines est due à la démotivation de personnel.
La perte des ressources financières : les chèques il faut les remettre à la banque chaque jour,
négocier les effets de commerce si possible à terme. Maintenant il y a des e/ses qui sont
spécialisées dans les chèques qui acceptent de donner des avances sur le chèque sous
réduction sur le montant.

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3ème composante : des activités de contrôle qui comprennent les dispositifs mis
en place pour maîtriser les risques de ne pas atteindre les objectifs fixés (avec quoi on doit
contrôler)
➢ Les dispositifs doivent être proportionnés aux enjeux,
➢ Ils peuvent être transverses à l’organisme, pour faire face à des risques généraux ou propres
à une activité,
➢ Ils sont de natures diverses : mise en place d’une procédure, d’une méthode, action de
contrôle mutuel ou de supervision…

4 composante : la maîtrise de l’information et de la communication


ème

Elle recouvre :
La qualité de l’information (contenu, délais de disponibilité, mise à jour, exactitude,
accessibilité) nécessaire au contrôle interne,
La qualité des systèmes d’information, stratégiques et intégrés aux opérations,
La définition des règles et modalités de communication interne (implication du secrétaire
général en matière de contrôle interne, bonne connaissance du dispositif de contrôle interne
par les agents),
La communication externe (information à l’extérieur de l’organisme sur la mise en œuvre de la
démarche de contrôle interne).
Il y a des informations ascendantes (de la hiérarchie vers la direction, et des informations
descendantes de la direction générale vers les employés.

5 composante : le pilotage du contrôle interne


ème

Il repose sur :
❖ L’appropriation du contrôle interne par chaque responsable qui doit le conduire à définir,
mettre en place, piloter les dispositifs de maîtrise des risques dans son périmètre de
responsabilité ;
❖ Une sensibilisation des responsables à la nature du contrôle interne (maîtrise des activités)
et à ce qu’ils doivent faire pour le mettre en œuvre, de façon à permettre cette appropriation ;
❖ Des processus d’actualisation (mise à jour) permanents des dispositifs de contrôle interne ;
❖ Des dispositifs d’évaluation (internes continus et externes ponctuels, notamment par l’audit
interne).

Un système de pilotage : c’est un système préconçu (c’est la différence avec chauffeur), on a


besoin d’un pilote pour des mesures correctives, pour des imprévus, donc le pilote doit
adapter le système en cas d’imprévu.

Les principes d’un bon dispositif de contrôle interne

1 le principe de l’organisation et de séparation des fonctions (l’existence des


responsabilités fonctionnelles)

Il stipule que le manuel de procédures doit permettre de décrire clairement les tâches de
tous les intervenants afin d'éviter les cumuls de fonctions. L’organisation doit être rationnelle,
respecter la séparation des fonctions, etc. Tous les services concourent aux buts communs
d’où la nécessité de coordination et de coopération. On donne des responsabilités à chaque
personne pour qu’à la fin on puisse les contrôler. Chaque responsable doit être contrôler.

2. Un système d’autorisation et d’action

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Qui est autoriser à exécuter ? c’est celui qui est autorisé à ordonner l’exécution d’une tâche
ou à annuler des opérations, pour chaque opération une personne ou salarié ou confier
toutes les tâches à une seule personne.

L’internet est un réseau interne à l’e/se.

Internet permet essentiellement l'envoi de courriers électroniques, la navigation sur des


sites et l'échange de fichiers. © DR
Internet est un réseau informatique mondial constitué d'un ensemble de réseaux
nationaux, régionaux et privés. L'ensemble utilise un même protocole de
communication : TCP/IP, (Transmission Control Protocol / Internet Protocol).
Internet propose trois types de services fondamentaux :

• Le courrier électronique (e-mail) ;


• Le Web (les pages avec liens et contenus multimédia de ses sites Web) ;
• L’échange de fichiers par FTP (File Transfer Protocol).

Le réseau Internet sert également, et de plus en plus, aux communications


téléphoniques et à la transmission de vidéos et d'audio en direct (ou streaming),
c'est-à-dire à la manière d'un téléviseur ou d'un récepteur radio.

Le Web est le terme communément employé pour parler du World Wide Web, ou WWW, traduit en
français par la toile d'araignée mondiale. Il fait référence au système hypertexte fonctionnant sur le réseau
informatique mondial Internet.

Le World Wide Web est un système hypertexte utilisant le protocole


http (hypertext transfer protocol), permettant de visiter des pages sur leréseau Internet.

Chaque personne qui accède à un au système de l’e/se ou qui utilise une machine est
appelé utilisateur. Chacun accède au système avec son mot de passe (qu’il peut changer
chaque fois que nécessaire) ou login (Nom d'utilisateur permettant d'identifier un utilisateur qui
se connecte sur un ordinateur ou un site internet. Le login est associé à un mot de
passe (password).

Administrateur réseau : c’est lui qui donne l’accès au système

Il y a l’organigramme fonctionnel qui comprend les taches et l’organigramme hiérarchique qui


est composé des postes. La définition des responsabilités fonctionnelles est complétée par
la définition d’un manuel des procédures.

Il y a 5 types de l’utilisation de l’information au sein de l’e/se :

Le traitement de l’information ou la saisie de l’information ;


La validation : chef de service ;
L’annulation : chef ou directeur ;
La sauvegarde ;
La consultation : l’auditeur (c’est un conseiller on lui donne droit de consultation pour
avoir l’information nécessaire à la réalisation de sa mission, il n’a pas droit d’annuler
ou de faire le travail).

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3 De saine pratiques d’exécution des tâches

C’est la division et le contrôle réciproque des tâches, aucune personne ne doit être autoriser
de traiter une transaction du commencement à la fin, pour éviter les erreurs et écarter la
possibilité de fraude. On parle des tâches incompatibles ne pas les confier à une seule
personne sinon il va frauder de bonne ou de mauvaise foi.

Exemple : l’annulation d’une opération n’est pas confiée à un caissier mais à un supérieur
hiérarchique, sinon il peut annuler l’opération et garder l’argent. Donc il y a le contrôle par la
caissière et le responsable hiérarchique et la caissière valide la journée.

4) Le principe d'informations et qualité du personnel

Tout système de contrôle interne est, sans personnel de qualité, voué à l'échec. La qualité
du personnel comprend la compétence et l'honnêteté ; cependant la fragilité du facteur
humain rend toujours nécessaires des bonnes procédures du contrôle interne.

Les informations doivent être, pertinentes, objectives utiles, vérifiables et communicables

- pertinente, autrement dit adaptée à son objet et à son utilisation. Elle doit être disponible et
accessible dans les temps et lieux voulus ;

- objective, car elle ne doit en aucun cas être « déformée » dans un but particulier ;

- communicable, en d'autres termes, le destinataire doit pouvoir tirer clairement les


informations dont il a besoin à partir des informations reçues ;

- vérifiable, car il doit être possible d'en retrouver les sources grâce à des références
appropriées permettant de justifier l'information et de l'authentifier.

La bonne personne à la bonne place

Les outils de l’audit interne

C’est en forgeant que l’on devient forgeron dit-on. Ajoutons que c’est en auditant que l’on
devient auditeur. Tout métier dépasse la fonction qui le caractérise, c’est-à-dire qu’il
s’acquiert avec l’expérience et pas seulement avec un statut ou tout autre titre. Il faut donc
pratiquer pour se professionnaliser, qui plus est devenir un bon professionnel en employant
les bons outils à bon escient. Même si la théorie bien souvent précède la pratique, seule
cette dernière installe la personne dans son métier. Pratiquer, c’est se confronter au réel
avec l’intention d’atteindre des objectifs.

Les différents outils de l’audit interne

Avant de distinguer quels sont les différents outils à la disposition de


l’auditeur, il est important de savoir pourquoi ils sont utilisés, leur
utilisation vise une finalité : collecter des preuves. En effet, l’auditeur
s’assure de la conformité des opérations, des traitements, et évalue la
qualité des dispositifs de maîtrise des risques.

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La méthodologie de l’audit interne

1) La phase d ’étude
• -découvrir le sujet et/ou l ’entité à auditer
• -définir ce qu ’il faudra vérifier

2) La phase de vérification
• Évaluer, mesurer, contrôler, conclure et prescrire

3) La phase de conclusion
• -valider et informer (diffusion du rapport)
• -obtenir des actions et dresser un bilan des progrès accomplis
1 La phase d ’étude
L ’ordre de Mission :
- OM = mandat donné par la DG à l ’AI pour informer les responsables concernés
- Tout responsable du site audité est destinataire de l ’OM

Une fois que l’auditeur interne est en possession de son ordre de mission, il va aborder la phase
d’étude de la mission qui va débuter par la prise de connaissance du domaine audité
; prise de conscience de ses risques habituels et pratiques usuelles de contrôle
interne ( décomposition en objets auditables ) pour ensuite discuter avec les audités pour en tirer
le plan d’approche.
Ensuite, il y a l’identification des risques spécifiques à l’organisation auditée, sur le terrain, pour
sélectionner les vérifications à mener ce qui aboutit à l’établissement du tableau des forces et
faiblesses.
L’auditeur effectue, en outre, les choix des objectifs (rapport d’orientations) et enfin, la
détermination des vérifications à effectuer ( programme de vérifications ).
La prise de connaissance
Cette prise de connaissance ne doit pas se faire au hasard, elle doit suivre un plan d’approche
qui doit organiser le travail d’Audit mené jusqu’à la fin d’étude. Pour cela il doit comprendre :
• Une définition précise des objectifs de la phase d’étude,
• Un budget d’heures et éventuellement de frais,
• L’affectation et le planning des travaux
Le Plan d ’Approche :
• organise la phase d ’étude
• Assure une prise de reconnaissance du domaine à auditer
• Assure une prise de conscience de ses habituels risques et opportunités d ’amélioration
• Décompose le sujet de la mission en objets auditables

Le Tableau des Forces et Faiblesses Apparentes (TFfA) :


• Le TFfA conclut la phase d ’Analyse des Risques réalisée sur la base des objectifs dans le Plan d
’Approche ; il a pour objectif de faire un état des lieux des forces et faiblesses réelles ou
potentielles de l ’entité ou du domaine audité

La « Réunion d ’ouverture » / « installation de l ’équipe d ’audit »

Participants :
– Le chef de Mission + éventuellement le Directeur de l ’AI
– Les auditeurs
– Le Directeurs des audités
– Les chefs des Services audités

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2) La phase de Vérifications :
• Les travaux sur le terrain
• La conclusion de ces travaux : la FRAP

La Feuille de Couverture :

La FdC est le document qui, établi en deux temps, décrit les modalités de mise en œuvre d ’une
tâche définie dans le Programme de Vérification, puis met en évidence les conclusions qui en ont
été tirées.
La FdC formalise trois points, que toute action audit doit comporter :
– Un but
– Des modalités d ’exécution décrites d ’une manière compréhensible
– Une conclusion.
Le Papier de Travail (PdT)

Les PdT = matière première pour :


• Documenter et consigner chacune de ses constatations et conclusions
• Compiler les faits et réflexions ayant valeur de preuve et d ’argument
• Constituent une base commune en vue d ’un travail d ’échange, d ’enrichissement et de
réflexion entre les membres de l ’équipe
La Feuille de Révélation et d ’Analyse des Problèmes (FRAP)

La FRAP, est le papier de travail synthétique par lequel l’auditeur documente chaque
dysfonctionnement, conclut chaque section de travail terrain et communique avec l’audité
concerné. L’ensemble des FRAP, après reclassement et tirage, peut constituer le corps du Rapport.
La forme d’une FRAP est essentielle et doit être respectée puisqu’elle ne fait que reproduire les
différentes phases du raisonnement dans leur ordre logique et chronologique.

3) La phase de Conclusion

• Préparer le Rapport définitif

• Suivi des Recommandations et états des actions et progrès

L ’Ossature du Rapport :

L ’OR, élaboré à partir des « problèmes » figurant sur les FRAP, et des conclusions figurant sur les
Feuilles de Couverture pour les points satisfaisants est l ’enchaînement des messages que l ’Audit veut
livrer lors des présentations et dans le Rapport concluant la mission

Le Compte Rendu Final au Site :

Le CRFS est la présentation orale, par le Chef de Mission, au principal responsable de l ’entité auditée,
des observations les plus importantes. Il est effectué à la fin du Travail Terrain.
Le Rapport d ’Audit Interne :

Le Rapport d ’Audit Interne communique, aux principaux responsables concernés pour action et à la
DG pour information, les conclusions de la Mission en mettant l ’action sur les dysfonctionnements
pour faire développer les actions de progrès. C ’est une communication en trois temps : Projet,
validation, Définitif. C ’est un document solennel.

D'un point de vue épistémologique, on peut distinguer, globalement, deux types de


jugements : les « jugements de faits » et les « jugements de valeur ». Le jugement de fait

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implique une observation neutre et objective. Le jugement de valeur implique une


évaluation et une appréciation subjective:

L'auditeur interne travaille au sein d'une entreprise où il est chargé


d'examiner l'ensemble du fonctionnement afin de détecter les défauts et
les risques qui peuvent nuire à ses résultats. Pour cela, il lui faut un certain
nombre de qualités

 Être organisé et rigoureux


 Faire preuve de flexibilité
 Être investi à 100%
 Avoir de bonnes capacités d’adaptation.
 Posséder de solides bases comptables.

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