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République Algérienne démocratique et populaire

Ministère de L’enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique
UNIVERSITE ABBES LAGHROUR KHENCHELA
FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE DEPARTEMENT DE BIOLOGIE
MOLICULAIRE ET CELLULAIRE
MEMOIRE
Présenté en vue de l’obtention du diplôme de Master Académique
Filière : Sciences Biologique
Option : Biologie
logie et contrôle des populations des insectes.
Thème

Caractérisation faunistique des acridiens dans


deux régions (Ouest et Est) de la wilaya
Khenchela.

Présenté par :
RABHI Dalal
MOKRANE Meriem
SABEG Houria
Devant le jury compose de :

Présidente : Mme BOUAKKEZ


OUAKKEZ Amal MCB Univ. Khenchela
Encadreur : Mr. ABBA Abderrahmane MAA Univ. Khenchela

Examinatrice : Mme NADJI


ADJI Hamida MAA Univ.Khenchela

Année universitaire : 2019-2020.


2019
Remerciement
Avant tout, nous remercions Dieu le tout puissant, le Très

Miséricordieux, de nous avoir accordé courage, force, santé et

persévérance, et de nous avoir permis de terminer ce travail

dans de meilleures conditions.

Nous remercions notre enseignant M. ABBA Abderrahmane

d'avoir proposé ce sujet, l'honneur que vous nous avez fait en

dirigeant ce travail et ses conseils tout au long de ce modeste

développement. Nous tenons également à exprimer nos

remerciements à: Mme BOUAKKEZ Amal pour la gentillesse de

nous honorer de cette présidence de travail. Mme NADJI

Hamida pour son accord pour revoir ce travail. Nous adressons


également nos sincères remerciements à tous nos enseignants

qui nous ont aidés à nous façonner tout au long de ces cinq

années. Nos sentiments de gratitude et nos remerciements vont

à tous ceux qui ont participé, directement ou indirectement,

pour la réalisation de ce travail. Enfin, nous remercions

sincèrement nos proches et amis qui nous ont toujours soutenus

et encouragés lors de la réalisation de cette thèse.

♥ Dalal & Meriem & Houria ♥


Dédicaces

Avec jolie et plaisir, fierté et respect je dédie ce souvenir à l'esprit de tendresse


pendant la majeure partie de ma vie, celui qui m'a construit et qui m'a donné le
courage d'étudier

ma chère mère Khadidja,

que Dieu la protège et prenne soin d'elleà

mon cher père Ahmed,

qui m'a apporté un soutien et une efficacité qui satisfont mes désirs et qui ont
fait de moi ce que je suis maintenant ..

à mes frères,

Halim et Mounir à mes sœurs Aicha, Karima...

À tous mes amis,

en particulier Meriem, Noura, Noussa, Johayna, Salima, Nadjat ,Houria

et tous ceux qui m'ont soutenu moralement.

À tous ceux qui m'ont fourni assistance et conseils, à tous ceux que j'aime.

#Dalal
Dédicaces

Avec jolie et plaisir, fierté et respect je dédie ce souvenir à l'esprit de tendresse


pendant la majeure partie de ma vie, celui qui m'a construit et qui m'a donné le
courage d'étudier

ma chère mère Bahia,

que Dieu la protège et prenne soin d'elleà

mon cher père Ibrahim,

qui m'a apporté un soutien et une efficacité qui satisfont mes désirs et qui ont
fait de moi ce que je suis maintenant ..

à mes frères

Hilal et Yaakoub à mes sœurs Amal, Samia, Sanaa, Khadidja ...

À tous mes amis,

en particulier Dalal, Johayna, Salima, Nadjat et tous ceux qui m'ont soutenu
financièrement et moralement.

À tous ceux qui m'ont fourni assistance et conseils, à tous ceux que j'aime.

#Meriem
Dédicaces
Avec jolie et plaisir, fierté et respect je dédie ce souvenir à l'esprit de tendresse
pendant la majeure partie de ma vie, celui qui m'a construit et qui m'a donné le
courage d'étudier

ma chère mère,

que Dieu la protège et prenne soin d'elleà

à mes frères

À tous mes amis,

et tous ceux qui m'ont soutenu financièrement et moralement.

À tous ceux qui m'ont fourni assistance et conseils, à tous ceux que j'aime.

#Houria
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES

Liste des tableaux

Tableau Titre Page


Tableau 01 Températures moyennes, maximales et minimales (°C) durant la
décade (2008-2018) dans la région de Khenchela. 30
Tableau 02 Précipitations moyennes mensuelles (mm) des 10 ans (2008-2018)
et dans la région de Khenchela. 31
Tableau 03 Les vitesses moyennes des vents (m/s) de la décade (2008-2018)
et dans la région de Khenchela. 32
Tableau 04 Les moyennes mensuelles de l’humidité relative de l’air (%) de la
décade (2008-2018) dans la région de Khenchela. 33
Tableau 05 la faune acridienne inventoriée dans la région Ouest de Khenchela
( Bouhmama et Yabous) 44
Tableau 06 la faune acridienne inventoriée dans la région Ouest de Khenchela 45
(Tazougaghet et Ouled-Rchache)
Tableau 07 la classification systématique de la faune acridienne inventoriée 47
dans la région Ouest de Khenchela.
Tableau 08 la classification systématique de la faune acridienne inventoriée 49
dans la région Est de Khenchela.
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES

Liste des figures

Figure Titre Page


Figure 01 Principale Superfamilles d’acridiens (Baena-Bejarano, N. 2015). 04

Figure 02 la morphologie d’un orthoptère (Cantacuzéne, 1968). 05

Figure03 Thorax du Criquet migrateurLocustamigratoria, en vue ventrale. 06


Figure04 Morphologie externe de l'abdomen de la femelle du Criquet 07
migrateur,Locusta migratoria (d'après F.O. ALBRECHT, 1953).
Figure05 La morphologie interne de l'insecte 08
Figure06 accouplement de deux criquets americains( BENDJEMAI S., 2017).
09
Figure07 Extension maximale de l'abdomen chez une femelle du Criquet 09
migrateur,Locusta migratoria
Figure08 Morphologie d'un œuf de Dociostaurus marocanus (d’après G. 11
JANNONE, 1939)
Figure09 Développement larvaire de Oedaleus senegalensis (LAUNOIS, 1978)
12
Figure10 Etapes de la mue imaginale (G. JANNONE, 1939).
12
Figure 11 L'état adultedeCalliptamus barbarus (BENDJEMAI S., 2017).
Figure 12 Succession des états biologiques chez le Criquet migrateur Locusta 13
migratoria ( BENDJEMAI S., 2017).
Figure13 Carte administrative de la wilaya de Khenchela (ZIDANI et SEDOUGA, 14
2016)
Figure 14 Zones naturelles de la wilaya de khenchela (ANDI, 2013). 15

Figure 15 Le relief de la wilaya de Khenchela (ANDI, 2013) 16

Figure 16 Carte des réseaux hydrographiques de la wilaya de Khenchela (DPAT cité


par BOUBELLI, 2009) 24
LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES

Figure 17 la carte des classes des sols de la région de Khenchela (KHABTHANE,


2010) 25
Figure 18 Températures moyennes,maximal et minimal mensuelles de la période 26
2008 – 2018 dans la région de Khenchela.
Figure 19 Précipitations moyennes durant la période 2008-2018 dans la région de 27
Khenchela.
Figure 20 Les vitesses moyennes des vents (m/s) de la décade 2008 – 28
2018 dans la région de Khenchela.
Figure 21 Les moyennes mensuelles de l’humidité relative de l’air (%) de la décade
(2008– 2018) dans la région de Khenchela. 30
Figure 22 Diagramme Ombrothermique de GAUSSEN de la région de Khenchela
pour la période 2008-2018. 32
Figure 23 Situation de la région de Khenchela sur le climagramme d’EMBERGER.
33
Figure 24 Le filet fauchoir
(Franck 2008) 34
Figure 25 Capture à la main( photo personnelle)
35
Figure 26 Etalage d’un orthoptère sur une plaque en émalène
36
Figure 27 Bon positionnement des étiquettes sur l’épingle (FRANCK 2008) 37
Figure 28 Pourcentages des différentes familles de la faune acridienne inventoriée
dans la région Ouest de Khenchela. 38
Figure 29 Pourcentages globale des différentes sous-familles de la faune acridienne 39
inventoriée dans la région Ouest de Khenchela.
Figure 30 Pourcentages des différentes familles de la faune acridienne inventoriée 40
dans la région Est de Khenchela.
Figure 31 Pourcentages globale des différentes sous-familles de la faune acridienne 41
inventoriée dans la région Est de Khenchela.
Tables des matières

Table de matière Page


INTRODUCTION 1
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridien 1
I.1. Généralités sur les acridiens 3
I.2. Systématique 3
I.2.1. Les ensifères 3
I.2.2. Les Caelifères 4
I.2.2.1. Super- famille des Tridactyloidae 4
I.2.2.2. Super- famille des Tetrigoidae 4
I.2.2.3. Super- famille des Acridoidae 5
I.3. Description morphologique 6
A – La tête 6
B – Le thorax 6
C – L’abdomen 7
I.4. Morphologie interne 8
I.5. Caractéristiques biologiques 9
I.5.1. Cycle biologique 9
A – accouplement 9
B – la ponte 1 10
C - L’état embryonnaire (œuf) 11
D - L’état larvaire (la larve) 12
E. L’état imaginal (imago) 13
F. L’état adulte 14
I.5.2. Le nombre de générations (le voltinisme) 15
I.6. Caractéristiques écologiques 16
I.6.1. Alimentation 16
I.6.2. L’influence des facteurs écologiques sur les acridiens 16
I.6.2.1. Les facteurs abiotiques 17
I.6.2.1.1. Action de la température 17
I.6.2. 1.2 Action de la lumière 17
I.6.2. 1.3 Action de l’eau 17
I.6.2. 1.4 Action du sol 18
I.6.2. 2. Les facteurs biotiques 18
I.6.2. 2.1 La végétation 18
I.6.2. 2.2 Les ennemis naturels 19
a- Les prédateurs 19
b- Les parasites 19
c- Les maladies 19
I.7. La lutte antiacridienne 20
I.7. 1. La lutte préventive 20
I.7. 2. La lutte chimique 20
I.7. 3. La lutte biologique 21
a- Parasites 21
b- Prédateurs 21
b-1. Invertébrés 21
Tables des matières

b-2.Vertébrés 22
I.7. 4. Lutte mécanique 22
I.7. 5. Lutte écologique 22
Chapitre II Présentation des régions d’étude 24
II-1.1 Situation géographique de Khenchel 24
II -2- La géomorphologie de la région de Khenchela 25
II -2-1 – Reliefs 26
II -2-2 – Hydrographie 27
II -2-3 – Pédologie 28
II -2-4- La végétation 29
II- 3- Les caractéristiques climatiques de la région de Khenchela 30
II-3-a- Les températures 30
II -3 -b- La pluviométrie 31
II -3 -c- Le vent 32
II -3 -d- Humidité relative 33
II –4. Diagramme Ombrothermique de Gaussen 34
II -5 -Climagramme d’EMBERGER 35
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens. 38
III-1. Sur terrain 38
a-Filet Fauchoir 38
b- capture à la main 39
III.2. Au laboratoire 40
III.2.1-Comment tuer les acridiennes 40
III.2.2-La mise en collection des espèces inventoriées 40
III.2.3-Identification des espèces acridiennes 42
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions 44
différentes (Ouest et Est) de la wilaya de Khenchela
IV- Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes 44
(Ouest et Est) de la wilaya de Khenchela
Conclusion 54
Référence bibliographique
Résumé
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION

La croissance sans cesse de la population mondiale demande à l’agriculture des


quantités d’alimentation, de plus en plus grandes. Dans beaucoup de régions d’Afrique et
d’Asie notamment, la sécurité alimentaire repose essentiellement sur la protection des cultures
Ces dernières font l’objet d’attaques endémiques par les acridiens (OULD ELHADJ,
2004).Chaque année, les acridiens et les sautériaux, causent des dégâts importants aux culture
(DOUMANDJI –MITICH et al, 1993). En effet des millions de personnes sont mortes de faim
à cause de ces insectes. Beaucoup d’autres ont souffert de la famine. Des régions entières ont
du être désertées (APPERT et DEUSE, 1982). Les criquets sont sans doute les plus
redoutables ennemis de l’homme depuis l’apparition de l’agriculture. Il n’y a pratiquement
aucun groupe d’animaux que celui des acridiens qui de tout temps aient été associés à
l’homme et à l’imagination des événements catastrophiques destructeurs fatalement
inévitables (KARA ,1997). Il sont généralement présentés dans l’ancien testament comme
l’une des forces de la création, une des plus puissantes, une des plus terrifiantes
manifestations ou menaces de la colère de Dieu, sans distinction d’espèces, pour la punition
de l’homme (PASQUIER, 1945). La surveillance et la maîtrise du problème acridien
supposent une connaissance approfondie de la biologie et de l’écologie de ces insectes.
Celles-ci permettent de découvrir la phase la plus vulnérable des insectes à combattre de
façon à entreprendre une lutte économique (OULD ELHADJ ,1992). Sur la base de ces
données témoignant du danger que présentent ces acridiens, plusieurs travaux ont été réalisés
dans le monde et en Algérie. Citons entre autre : CHOPARD (1943), DIRSH (1965),
BENHALIMA (1983), CHARA (1987), LAUNOIS et LECOQ (1989), DOUMANDJI et al
(1991, 1992,1993), BELHADJ et NOUASRI (1995), BRIKI (1991 ,1998), HAMADI (1998),
ZENATI (2002), LECHELAH (2003) et OULD ELHADJ (1991,2004).

L’objectif de ce travail est de faire le point sur la richesse en espèces acridiennes dans
deux la région de la Wilaya de Khenchela (Est et Ouest de khanchela),

Dans le premier chapitre, nous avons traité les données bibliographiques sur les
acridiens. Le second chapitre est consacré la présentation de la région d’étude. Le troisième
chapitre est consacré aux différentes méthodes d’étude des acridiens. Cette dernière explique
les différentes méthodes d’étude des Acridiens. Dans le quatrième chapitre, une comparaison
entre l’acridofaune des deux régions Est et Ouest de khanchela. Enfin ce document se
termine par une conclusion.

1
CHAPITRE I

Données bibliographiques

sur les acridiens


CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.1. Généralités sur les acridiens

Les Orthoptères sont des insectes qui appartiennent au groupe des hémimétaboles,
caractérisés par leur métamorphose incomplète (BELLMANN et LUQUET, 1995). Ils se
caractérisent par des ailes postérieures pliées en éventail le long de certaines nervures
longitudinales. Les ailes postérieures sont membraneuses par contre les ailes antérieures sont
en générale intransigeances échanger en élytres. Ce sont des insectes sauteurs est stridulants.
Ils gantent a cause des pates postérieures bien développées (APPERT et DEUSE, 1982).

I.2. Systématique

L’ordre des orthoptères comprend deux sous-ordres :

-les ensifères (antennes longues) et les Cælifères )antennes courtes) (Dirsh, 1965)

I.2.1. Les ensifères

Les ensifères sont caractérisés par leurs longues antennes, par le long oviscapte des
femelles et par leur tympan auditif placé sur le tibia de la première paire de pattes. Ce sont les
grandes sauterelles de la famille des tettigonides (Tettigonia viridissima, Decticus
verrucivorus, etc.) (Chopard, 1922).

Les Ensifères possèdent un corps ovoïde, une tête arrondie et portent des antennes deux
à trois fois plus longues que le corps, fines et constituées d'une centaine d'articles
(CHOPARD, 1938).

Les valves génitales des femelles bien développées et se présentant comme un organe
de ponte en forme de sabre. Et l’organe de stridulation du mâle occupe la face dorsale des
élytres et l’émission sonore est produite par le frottement des deux élytres l’un contre l’autre,
les organes tympaniques pour la réception des sons sont situés sur la face interne des tibias
des pattes antérieures. Les œufs sont pondus isolément dans le sol ou à sa surface
(DURANTON et al., 1982).

Les caractères les plus remarquables sont la présence d'un organe stridulant chez les
mâles, d'un oviscapte très développé chez les femelles (CHOPARD,1943).

3
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.2.2. Les Caelifères


Ils se distinguent par des :
 Antennes courtes bien que multiarticulées.
 Valves génitales des femelles robustes et courtes.
 L’organe de stridulation du mâle est constitué par une crête du fémur postérieur
frottant sur une nervure intercalaire des élytres.
 Les organes tympaniques sont situés sur les côtés du premier segment
abdominal.
 Les œufs sont pondus en masse, enrobés ou surmontés de matière spumeuse, et
enfouis dans le sol par la pénétration presque totale de l’abdomen, quelques
espèces de forêts déposent leurs œufs sur les feuilles.
 Ils ont un pronotum et des élytres bien développés et ils présentent une grande
diversité de taille, de forme et de couleur (APPERT et DEUSE, 1982).
 Le régime alimentaire est phytophage (DURANTON et al., 1982).

CHOPARD (1943) divise le sous-ordre des Caelifères en deux superfamilles : les


Tridactyloidea et les Acridoidea. En revanche, DURANTON et al., (1982) rajoutent en plus
une troisième superfamille : les Tetrigoidea.

I.2.2.1. Super- famille des Tridactyloidae

Les représentants de cette superfamille, de couleur sombre ont une taille réduite et
portent sur les tibias postérieurs des expansions tégumentaires en lames au lieu d’épines
couramment observées. Les femelles n’ont pas d’oviscapte bien développé ; leurs fémurs
postérieurs sont assez développés. Cette superfamille regroupe une cinquantaine d’espèces
connues (DURANTON et al., 1982).

I.2.2.2. Super- famille des Tetrigoidae

Les représentants de cette superfamille, de couleur sombre ont une taille réduite et
portent sur les tibias postérieurs des expansions tégumentaires en lames au lieu d’épines
couramment observées. Les femelles n’ont pas d’oviscapte bien développé ; leurs fémurs
postérieurs sont assez développés. Cette superfamille regroupe une cinquantaine d’espèces
connues (DURANTON et al., 1982).

4
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.2.2.3. Super- famille des Acridoidae

Les Acridoidae ont un pronotum et des élytres bien développés, la taille, la forme, la
couleur de ces acridiennes sont très variables. Ce sont presque exclusivement phytophages.
Parmi les 14 familles citées par DURANTON et al., (1982), seul 4 se trouvent en Afrique du
Nord avec dix-huit Sous-familles (Figure 01).

a- Tridactyloidea b- Tetrigoidea c-Acridoidea

Figure 01 : Principales Superfamilles d’acridiens (Baena-Bejarano, N. 2015).

Figure 02 : la morphologie d’un orthoptère (Cantacuzéne, 1968).

5
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.3. Description morphologique

Les acridiens sont généralement de taille variable de moyen et à gros. En Algérie, les
plus petits sont les mâles de Paratettix meridionalis Rambur, 1838 (environ 6.5 mm) et les
plus grands les femelles de Pamphagus elephas Linnaeus, 1758 (environ 80 mm) (Chopard,
1943). La plupart des espèces présentent un dimorphisme sexuel, les mâles étant plus petits
que les femelles (Mokhlesse et al., 2007; Hochkirch et Gröning, 2008).

Le corps d’un acridien se subdivise en trois fractions qui sont appelées les tagmes:

A – La tête

La tête porte les yeux, les antennes et la bouche. Elle est le premier tagme du corps. Elle
est de type orthognate. Les Acridiens (Acrididés) sont des broyeurs typiques. L'équipement
buccal complet est composé de trois paires de pièces buccales : de l'avant vers l'arrière, le
labre (sorte de protection), les mandibules (pièces solides et broyeuses), les maxillules (ou
Mx1) et les maxilles (ou Mx2) formant une unité soudée. Mx1 et Mx2 sont constituées d'une
partie broyeuse et d'un palpe sensitif. Les deux yeux composés sont formés par la
juxtaposition d’une multitude de minuscules ommatidies (DOUMANDJI-MITICHE, 1995).
Chaque ommatidie constitue une unité sensorielle indépendante. La cornée est composée d'un
ensemble de facettes hexagonales. Les trois yeux simples (ou ocelles) disposés en triangle.
Les antennes sont articulées sur le front par l'intermédiaire d'une membrane souple. En
fonction de l'espèce, elles sont composées de 7 à 33 articles à l'âge adulte, la forme de la tête
peut servir comme critère de distinction entre groupes d’espèces. L’angle formé par l’axe
longitudinal du corps et par celui de la tête se rapproche de 90°. Cet angle vari selon les
genres de moins de 30°jusqu'à plus de 90°.

B – Le thorax
Le thorax est le deuxième tagme du corps, est divisé en trois segments fondamentaux :
Le prothorax, le mésothorax et le métathorax.
Le thorax porte tous les organes de locomotion : trois paires de pattes et deux paires
d’ailes. Les pattes sont insérées sur le thorax. Elles sont au nombre de six, réparties en trois
paires :
 Les pattes prothoraciques, 1re paire ou pattes antérieures,
 Les pattes mésothoraciques, 2éme paire ou pattes intermédiaires,
 Les pattes métathoraciques, 3éme paire ou pattes postérieures.

6
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

À noter que les pattes postérieures, plus développées, ont une forme de « Z » et une
musculature très puissante, ce qui montre une adaptation au saut (Lecoq, M., & Pierozzi, I.
1994).

Figure 03 : Thorax du Criquet migrateur Locusta migratoria, en vue ventrale


( BENDJEMAI S., 2017).

A : abdomen, bs1, bs2, bs3 : basisternites pro, méso et métathoraciques, em : espace


mésothoracique, em1 : épimérite prothoracique, es1, es2, es3 : épisternites pro, méso et
métathoraciques, m : membrane cervicale, Ms : mésothorax, Mt : métathorax, P : pattes
pro, méso et métathoraciques, sp : suture présternale, ss : spinasternite,st1-st2 : sternites des
1er et 2esegments abdominaux.

Les ailes sont les expansions dorso-latérales paires des deuxième et troisième
segments thoraciques. Elles ne sont développées que chez l'adulte, mais apparaissent
chez les larves sous forme de bourgeons (Ptérothèques) sur les côtés du ptérothorax
(BRAHIMI D., 2015).

C – L’abdomen

L’abdomen est la troisième et le dernier tagme, il contient une grande partie de


l’appareil digestif et des organes sexuels, le système respiratoire alimenté par les stigmates,
orifices latéraux (un par segment sauf sur les derniers formant l'appareil reproducteur),
l'appareil reproducteur et le système circulatoire (la circulation étant assurée par les pulsations
d'un cœur dorsal). Extérieurement on y distingue les tergites (pièces dorsales) et les sternites
(pièces ventrale) qui se rejoignent latéralement au niveau des pleures. La majeure partie des
segments abdominaux n’offre aucun intérêt particulier et l’on s’intéressera uniquement a
l’extrémité abdominale qui permet de différencier facilement les sexes (BELLMAN et
LUQUET 1995). L’abdomen est typiquement former de onze segments séparés par des
membranes articulaires (RIPERT 2007).
7
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

L’abdomen est typiquement formé de onze segments séparés par des membranes
articulaires(Fig.04). Les derniers segments portent, du côté ventral, les organes sexuels
(RIPERT, 2007). La majeure partie des segments abdominaux n’offre aucun intérêt
particulier, la partie la plus intéressante est l’extrémité abdominale qui permet de différencier
facilement les sexes et fournit chez les mâles un ensemble de caractères très utiles pour la
détermination (MESTRE, 1988).

Figure 04: Morphologie externe de l'abdomen de la femelle du Criquet


migrateur, Locusta migratoria (ALBRECHT, 1953).
A : vue dorsale, B : vue latérale gauche, C : vue ventrale, c :
cerque,ep : épiprocte, pa : paraprocte, pn : postnotum
métathoracique, s1-s8 : sternites abdominaux, ty : organe tympanique,
t1-t11 : tergites abdominaux.

I.4. Morphologie interne

Les acridiens sont physiologiquement similaires à la plupart des autres insectes (fig.05).
Ils ont un squelette externe chitineux, un système circulatoire ouvert interne et un système
respiratoire. Ce dernier est constitué de plusieurs trachées reliées à des sacs aériens permettant
le déplacement de l'air communicant vers l'extérieur à travers de petites ouvertures sur les
côtés de leur abdomen appelés stigmates. Au niveau de la tête, ils ont un système nerveux
constitué de ganglions cérébraux. Une chaine nerveuse ventrale relie d'autres ganglions. Un
système digestif composé de trois parties : un stomodaeum, un mésetéron et un proctodaeum
(Uvarov, 1966).

8
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Figure 05: La morphologie interne de l'insecte (Bendou, 2001).

I.5. Caractéristiques biologiques

I.5.1. Cycle biologique

Pendant les mois d'été, la plupart des criquets poussent, s'accouplent et pondent des
œufs. Ils disparaissent dès l’apparition du froid, cependant le climat doux de l'Afrique du
Nord permet à beaucoup d’espèces de persister tard à l’arrière saison alors que certains se
rencontrent à l’état adulte durant presque toute l’année (CHOPARD, 1943).

Tous les orthoptères sont ovipares (Uvarov, 1966), et la métamorphose est incomplète
c'est-à-dire les orthoptères passent par trois états biologiques au cours de leur vie
-L’état embryonnaire : l’œuf.
-L’état larvaire : la larve.
-L’état imaginal : l’ailé ou l’imago (DURANTON et LECOQ, 1990).

Le terme adulte est réservé aux individus physiologiquement capables de se reproduire


(APPERT et DEUSE, 1982).

A – accouplement

Pour l’accouplement les acridiens (mâles et femelles) chantent en frottant leur pattes,
plus précisément leurs fémurs, contre leurs ailes.

Le rapprochement sexuel est précéder chez un certains nombre d’orthoptères par des
manifestations liées a la période d’excitation sexuelle. Ces manifestations comportent des

9
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

curieuses parades et consistent en une stridulation que le male fait entendre en présence des
femelles (CHOPARD 1938).

Pour l’accouplement, le mal fabrique le spermatophore « sac à spermatozoïde ». Le


spermatophore est muqueux plus ou moins volumineux. La femelle positionne verticalement
tendis que le male devient au bout de l’abdomen de la femelle et va rabaisse le
spermatophore, se dernier reste fixé pour vider son contenu les spermatozoïdes dans les voies
génitales de la femelle et ainsi la femelle est fécondée. Cette opération a besoin plusieurs
heures ( BENDJEMAI S., 2017).

Figure 06: accouplement de deux criquets américains ( BENDJEMAI S., 2017).

B – la ponte

Dans une grande majorité des cas, la ponte s’effectue dans le sol, il existe néanmoins un
petit nombre de forme qui déposent leurs œufs dans les végétaux (UVAROV 1944).

La femelle commence à déposer ses œufs qui sont agglomérés dans une sécrétion
spumeuse ou oothèque qui durcit, affleurant presque à la surface du sol. Le taux de
multiplication des populations est conditionné essentiellement par la fécondité des femelles
qui dépend du nombre d’œufs/ponte, du nombre de pontes et surtout du nombre de femelles
qui participent à la ponte en un site donné (LAUNOIS, 1974 ; DURANTON et al., 1979).
Cette fécondité augmente en période humide et diminue en période sèche (LAUNOIS -
LUONG, 1979). Le nombre d’œufs dans une oothèque est très variable, il va d’une dizaine à
prés de cent suivant les espèces (GRASSE, 1949).

10
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Les œufs des acridiens sont généralement fixés en dessous de la surface du sol dans un
matériau mousse qui durcit et les protège contre des conditions environnementales
défavorables (Popov et al., 1990).

Figure07: Extension maximale de l'abdomen chez une femelle du Criquet


migrateur, Locusta migratoria, lors de la ponte
( BENDJEMAI S., 2017).
m : membrane intersegmentaire,s : sternite, t : tergite.

C - L’état embryonnaire (œuf)

La majorité des criquets déposent leurs œufs dans le sol (LE GALL, 1989). Les œufs
des acridiens sont généralement fixés en dessous de la surface du sol dans un matériau mousse
qui durcit et les protège contre des conditions environnementales défavorables (Popov et al.,
1990).

Le nombre d’œufs dans une oothèque est très variable, il va d’une dizaine à prés de
cent suivant les espèces (GRASSE, 1949). Les œufs ou ces embryons nécessite une période
de froid plus ou moins longue pour pouvoir reprendre leurs développements. Ce phénomène
est dit diapause embryonnaire d’ordre génétique et concerne seulement certaine souches de
certaines espèces (HARRAT et al., 2008. HARRAT et PETIT; 2009).

11
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Figure 08 : Morphologie d'un œuf de Dociostaurus marocanus (JANNONE, 1939)


A : vue latérale, B : pôle antérieur, C : pôle postérieur ou pôle animal. a : pôle
antérieur, ca : ouverture des pseudo-canaux aérifères, h : zone hydropylaire, m : zone
micropylaire, p : pôle postérieur, sa : surface du pôle antérieur, v : face ventrale
(concave), d : face dorsale (convexe)

D - L’état larvaire (la larve)

Le développement larvaire a lieu au printemps qui est marquée par l'abondance de la


végétation, les criquets bénéficieront d'un taux de survie élevé et donc d'un potentiel de
reproduction important (El GHADRAOUI et al., 2003). Les larves vivent dans la végétation
à la surface du sol (DURANTON et al., 1982). L’éclosion est déterminée non seulement par
maturité des œufs, mais aussi par des conditions diurnes. La température stimule l’activité de
la jeune larve prés à éclore. L’humidité et la lumière jouent un rôle dans le déterminisme de
l’éclosion (CHOPARD 1938).

Selon DURANTON et LE COQ (1990), l’éclosion se produit en fin de développement


embryonnaire pour donner une larve dite vermiforme. La durée de développement larvaire
dépend essentiellement de la température de l’air, et les larves se développent à travers une
série de 4 à 8 stades, le nombre de stade variant selon l’espèce et le sexe, chaque stade
légèrement plus grand en taille que le précédent.

12
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Figure 09 : Développement larvaire d’Oedaleus senegalensis (LAUNOIS, 1978)


I-V : stades larvaires successifs

E. L’état imaginal (imago)

À la fin de chaque stade, les larves des acridiens perdent leurs squelettes externes et
grandissent dans un plus grand exosquelette, ce qui explique le phénomène de la mue.

L'apparition du jeune imago dont les téguments sont mous surgit directement après la
dernière mue larvaire. Quelques jours après s'effectuera le durcissement cuticulaire (ALLAL
- BENFEKIH, 2006). L'éclosion des juvéniles est généralement suivie d'une dispersion des
individus qui recherchent activement une ressource trophique convenable (DURANTON et
al., 1982; LE GALL, 1989).

La dernière mue donne naissance à un imago. Lors que les ailés sont en période de
reproduction on préfère utiliser le concept d’adulte (DURANTON et all ; 1982).

L’état imaginal se passe au dessus de la surface du sol (forme épigée). Cette vie
imaginal est consacrée a la recherche d’un biotope favorable et à l’alimentation. Les males et
femelles augmentent de poids en accumulant des corps gras. Le poids des males se stabilise
alors que celui des femelles continu a augmenter pour la maturation des ovocytes afin de
préparer leurs futures pontes, qui sont de deux oothèque en moyenne dans les conditions
naturelles (DURANTON et all; 1982).
13
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Figure 10 : Etapes de la mue imaginale (JANNONE, 1939).


a. larve de dernier stade prête à muer, b. mise en position de mue,
c. extraction du futur imago, d. extension maximale du corps avant
retournement, e. exuvie restant accrochée au support.
F. L’état adulte

Les acridiens se deviennent sexuellement matures (adultes) peu de temps après la mue
imaginale. Les adultes deviennent sexuellement actifs généralement dans la seconde mi-
saison de l'été, et les œufs sont pondus dans la fin de l'été et l'automne. Les espèces de
criquets qui présentent ce cycle de vie typique peuvent être appelées espèces d'été, parce que
la plupart de la croissance et l'activité de reproduction a lieu durant les mois d'été. Un certain
nombre d'espèces de criquets ne présentent pas les saisonniers modèles ci-dessus.
Et le terme adulte est réservé aux individus physiologiquement capables de se
reproduire (APPERT ET DEUSE, 1982). Ce terme est nommé à un individu sexuellement
mur.

Figure 11: L'état adulte de Calliptamus barbarus (BENDJEMAI S., 2017).

14
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Figure 12 : Succession des états biologiques chez le Criquet migrateur Locusta


migratoria ( BENDJEMAI S., 2017).

I.5.2. Le nombre de générations (le voltinisme)

Le terme génération acridienne correspond à la succession des états qui relie un œuf à
de la génération parentale à un œuf de la génération fille. Le nombre de générations annuelles
est variable selon les espèces, la région de développement et les conditions météorologiques
annuelles (Uvarov, 1977). On distingue des espèces univoltines, n'effectuant qu'une seule
génération par an et des espèces multivoltines de deux, trois ou plusieurs générations
annuelles. A l’opposé, on connaît des espèces qui ont besoin de deux années au moins pour
effectuer un cycle complet, particulièrement dans les régions froides et très arides.

D’une façon générale deux catégories de cycle sont reconnues: les cycles stables où le
schéma-type du cycle biologique est respecté, quelles que soient les régions ou les aléas
climatiques et la deuxième catégorie dont le cycle est modulable : selon les conditions
écoclimatiques, des arrêts de développement peuvent apparaître ou non et, dans ce cas le
nombre de générations annuelles varie (Duranton et al., 1982).

15
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.6. Caractéristiques écologiques

I.6.1. Alimentation

Les acridiens sont principalement phytophages. En revanche, la plupart des ensifères


sont omnivores et consomment de petits insectes ainsi que des plantes à tissus tendres et
riches en sève. En règle générale, plus l’espèce de grande taille plus elle tend à avoir un
régime alimentaire carnivore (CHOPARD 1949 et VOISIN, 1986).

Selon LE GALL et GILLON (1989) on distingue deux grands ensembles des


consommateurs parmi les acridiens. Les consommateurs de poacées (graminées) au
granivores et les consommateurs d’autres familles végétales ou non granivores.
Classiquement, il existe trois degrés de spécialisation : la monophagie, l’oligophagie et la
polyphagie. D’après LE GALL (1989) montre qu’un herbivore ne consomme qu’une seule
espèce végétale et quelques espèces très proches d’un même genre. Les oligophages sont dont
le spectre trophique est limité a un genre ou a une famille végétale donnée. Le plus souvent, il
s’agit de la famille des poacées.

UVAROV (1928) mentionne que les poacées en tant que plantes hôtes sont des
caractéristiques de la famille des acrididae. Les polyphages sont fractionnés en deux groupes :
ceux qui ne consomment que des dicotylédones sont appelés herbivores et ceux qui
consomment à la fois des poacées et des dicotylédones sont ambivores (UVAROV, 1967).

En effet, certaines espèces de calliptaminae et catantopinae préfèrent plutôt les


légumineuses. En réalité, les acridiens présentent en majorité de grandes tolérances
alimentaire et par la, ne sont pas limités dans leurs quête de nourriture (DURANTON et al.,
1982). Les régimes alimentaires sont extrêmes variés (DREUX, 1980).

I.6.2. L’influence des facteurs écologiques sur les acridiens

Chaque organisme dispose d'un environnement favorable lui permettant de s'adapter aux
facteurs environnementaux changeants, y compris les acridiens qui a besoin de ces facteurs.
Les acridiens se trouvent dans une grande variété d'habitats, de faible altitude à haute altitude,
des zones tropicales à déserts, milieux cultivés, sols dénudés et les terrains boisées etc…, mais
les densités et la diversité des espèces varient selon le type de milieu (Boitier, 2004). Pour ça
les acridiens présentent des préférences écologiques très diverses, Autorisé à s'adapter à des
changements de grandes amplitudes des facteurs des milieux.

16
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.6.2.1. Les facteurs abiotiques

I.6.2.1.1. Action de la température

La température est le facteur écologique essentiel puisque son influence se fait sentir de
façon constante sur les œufs, les larves et les adultes (RACCAUD-SCHOELLER, 1980 et
CHARARAS, 1980). Les acridiens, comme tous les insectes, sont poïkilothermes ou de
sang-froid, et ils comptent sur leur comportement thermorégulateur pour maintenir leur
température corporelle (Uvarov, 1966).

Donc la température est un facteur écologique important pour les acridiens. Elle influe
directement sur l’activité journalière, le développement embryonnaire et larvaire, le
comportement et surtout sur la répartition géographique (DREUX, 1980 ; DURANTON et
al., 1987).

I.6.2. 1.2 Action de la lumière

Au même titre que la température, la lumière joue un rôle important dans les
phénomènes écologiques. Sa durée contrôle l’ensemble du cycle vital des espèces animales
(phénomène d’hibernation ou de diapause, maturité sexuelle) (RAMADE, 1984). Toutefois,
son rôle reste secondaire comparé à l’action de la température (CHARARAS, 1980). La
lumière agit sur le tonus général, le comportement, la physiologie de reproduction selon ses
caractéristiques propres et la sensibilité des espèces animales réceptrices. En général, les
acridiens sont attirés par les sources lumineuses mais des différences importantes sont
observées en fonction des espèces, du sexe et de l’état physiologique des individus
(DURANTON et al., 1982).

I.6.2. 1.3 Action de l’eau

L’eau constitue le premier facteur déterminant la distribution géographique (chorologie)


des acridiens (LECOQ, 1978), elle exerce une influence directe ou indirecte sur les œufs, les
larves et les ailés (DURANTON et al., 1982). Les effets directs se résument dans le fait que
les oeufs ont besoin d’absorber de l’eau dans les heures et les jours qui suivent la ponte et que
les larves et les ailés recherchent une ambiance hydrique leur permettant de satisfaire leur
équilibre interne en eau.

Les effets indirects concernent l’alimentation des acridiens qui est quasi totalement
végétale, les criquets équilibrent avec plus ou moins de facilité leur balance hydrique interne

17
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

par voie alimentaire. Chaque espèce a ses exigences écologiques et peut donc se montrer plus
ou moins dépendante des facteurs de l’environnement, mais cet apport d’eau par voie
alimentaire est généralement vital pour les larves et les ailés (MEDANE A., 2013).
On distingue trois groupes d’espèces :

 les espèces hygrophiles recherchant les milieux humides.


 les espèces mésophiles ayant une préférence pour les milieux d’humidité moyenne.
 Les espèces xérophiles vivant dans les milieux secs. Mais il existe des espèces qui
recherchent un milieu intermédiaire (AUBERT, 1989).

I.6.2. 1.4 Action du sol

Le sol en tant que facteur édaphique est un élément permanent de l’environnement de


l’acridien. Il constitue le milieu ambiant de développement des œufs de la plupart des
acridiens. Il est le support normal des plantes dont les larves et les ailés se nourrissent. Il a
donc une influence directe sur la vie des criquets au niveau des œufs et indirecte au niveau
des larves et des ailés. Chaque espèce a ses propres critères d’appréciation de la qualité des
sols, en rapport avec ses exigences et ses tolérances écologiques (DAJOZ, 1971).

Le sol joue un rôle important au moment de la ponte et pour l’évolution embryonnaire.


Ainsi, le sol a une influence directe sur les œufs des criquets et une influence indirecte sur les
larves et les adultes puisqu’il est le support normal des plantes dont ces derniers se nourrissent
(AUBERT, 1989).

I.6.2. 2. Les facteurs biotiques

I.6.2. 2.1 La végétation

Les acridiens sont exclusivement phytophages (BOUE et CHANTON, 1971) et


consomment en grosse majorité les Graminées (BARATAUD, 2003). La mise en place des
adaptations écologiques des acridiens dépend principalement de l'environnement végétal (LE
GALL et GILLON, 1989). Trois facteurs de différenciation interviennent dans la perception
du tapis végétal : sa composition floristique, sa structure et son état phénologique. Les
conditions d’environnement propres à chaque groupement végétal exercent un rôle dans la
distribution des acridiens. Chaque espèce de criquet manifeste un choix dans ces biotopes
pour satisfaire ses besoins relationnels, nutritionnels et reproducteurs (DURANTON et al.,
1982). Ainsi la végétation constitue l’abri, le perchoir et la nourriture pour les Orthoptères.

18
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

I.6.2. 2.2 Les ennemis naturels

Les acridiens sont sujets à des attaques de nombreux ennemis naturels vertébrés et
invertébrés. Les sauteriaux semblent plus vulnérables que les locustes en raison de leur
sédentarité qui permet aux ennemis naturels de se multiplier sur place sans interruption
(GREATHEAD et al., 1994).

L’inventaire des ennemis naturels des acridiens a mis en évidence la grande diversité
sur la mortalité immédiate (prédateurs) ou différée (parasites, champignons pathogènes) sur la
fécondité des femelles ainsi que sur le temps de développement, les capacités de vol et les
activités alimentaires de l’acridien (GREATHED et al, 1994).

Les acridiens ont de nombreux ennemis naturels à chacun de leurs états biologiques. On
en distingue trois grandes catégories :

 les prédateurs.
 les parasites.
 les maladies.

a- Les prédateurs

Selon TETEFORT et WINTREBERT (1967) notent que les premiers stades larvaires
sont les plus attaqués. De nombreux prédateurs sont cités : oiseaux tels les rapaces, les hérons,
les cigognes, fourmis, larves de coléoptères, araignées, batraciens (Ptychadena
mascareniensis) et des reptiles lacertiliens (Chalarodon madagascariensis, Oplurus cyclurus,
Chamaeleo sp.).

b- Les parasites

Les criquets peuvent être parasités par des mouches qui déposent leurs œufs au niveau
des membranes inter-segmentaire de l’abdomen. Ces œufs donnent des larves qui pénètrent
dans le corps de l’insecte pour y vivre en parasite et y terminer leurs développements,
occasionnant la mort de leur hôte, les parasites des acridiens ayant un impact sur la
physiologie et la survie de l’hôte (TETEFORT et WINTREBERT 1967).

c- Les maladies

19
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

Les maladies dont souffrent les acridiens sont provoquées par trois groupes d'agents
pathogènes :
– Protozoaires : grégarines, Nosema, amibes.
– Champignons : Fusarium, Aspergillus, Entomophtora, Metarrhyzium.
– Bactéries : Coccobacillus, acridiorum, Pseudomonas, Bacillus thuringiensis.

Les œufs, les larves et les ailés sont tous susceptibles d'être contaminés (TETEFORT
et WINTREBERT, 1967).

I.7. La lutte antiacridienne

Bien que la lutte antiacridienne soit essentiellement chimique, les efforts des biologistes
se sont tournés vers d’autres moyens de lutte, préventifs ou écologique biologique et chimique
(HAMDI, 1989).

I.7. 1. La lutte préventive

La lutte préventive a pour but d’empêcher qu’une (ou plusieurs) espèce d’acridien ne
devienne abondante au point de menacer les cultures. Elle se résume dans la suppression des
jachères, le labour des terres, le semis de plants acridifuges, le reboisement des clairières et
l’inondation temporaire des terrains site de reproduction.
La lutte préventive vise donc à empêcher le déclenchement du processus de
grégarisation ou de le stopper à un stade très précoce. Elle peut consister :
 A réduire les effectifs des acridiens menaçants, en intervenant soit sur les aires
d’origine des reproducteurs (dans les foyers de grégarisation), soit à un moment où la
nature met déjà l’espèce en difficulté.
 A supprimer des causes de pullulation lorsque la connaissance du déterminisme des
explosions démographiques le permet et que les facteurs déterminants sont
maîtrisables par les hommes (DURANTON et al., 1987).

I.7. 2. La lutte chimique

La plupart des spécialistes sont d’accord pour dire que les premiers stades larvaires sont les
plus vulnérables, mais il ne faut pas perdre de vue que les criquets ne restent à ces stades que
pendant quelques semaines et qu’il est peu probable qu’on pourra les atteindre tous assez
rapidement pour les détruire alors qu’ils sont encore jeunes. Il faut donc être prêt à lutter

20
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

contre les criquets à tous les stades de leur cycle vital, même s’il reste préférable d’attaquer
les premiers stades (ODNRI ,1988).

I.7. 3. La lutte biologique

L'idée d'utiliser les ennemis naturels pour lutter contre les criquets est très ancienne car,
en conditions naturelles, les acridiens sont la proie de quantités de prédateurs et hôte de
parasite et de maladies. Bien que l'action des agents biologiques soit discrète et ponctuelle
comparée aux effets des facteurs climatiques, il arrive que localement, les acridiens puissent
être totalement éliminés par leurs ennemis naturels (LATCHININSKY et LAUNOIS-
LUONG, 1997). La lutte biologique consiste généralement à l’utilisation contrôlée d’ennemis
naturels contre un organisme pour le détruire entièrement ou au mois limiter son expansion
démographique (DURANTON et al., 1987).

La lutte biologique contre les orthoptéroïdes nuisibles en particulier les acridiens


s'exerce principalement par l'utilisation de leurs ennemis naturels: parasites, prédateurs et
agents pathogènes (GREATHEAD et al., 1994), aussi certaines plantes possèdent des
propriétés acridifuges (LOMER ET PRIOR 1992).

a- Parasites

Les larves et les imagos des acridiens sont parasités par des mouches des familles
suivant: Tachinidae, Nemestrinidae, Sarcophagidae et surtout par des nématodes de la famille
de Nermithidae (GREATHEAD et al., 1994). Des acariens ectoparasites sont souvent
observés sur les criquets en Algérie. Ils appartiendraient à l'espèce Thrombidium parasitica
(DOUMANDJI et DOUMANDJI –MITICHE, 1994).

b- Prédateurs

b-1. Invertébrés

GREATHEAD et al. (1994) mentionnent les scorpions, les punaises, les mouches, les
galéodes, les mantes et les guêpes parmi les prédateurs, des larves et des imagos.
DOUMANDJI et DOUMANDJI– MITICHE (1994) ont énuméré un certain nombre
d'invertébrés prédateurs des acridiens en Algérie. La liste comprend : Androchonus austeralis
et A. Amoreuxi ennemis potentiels de S. Gregaria au Sahara, et dont KARA (1997) a fait

21
CHAPITRE I Données bibliographiques sur les acridiens

également mention dans la région d'Adrar; Galeodes Arabs, Riventina fasciata,


Sphodromantis viridis, Mantis religiosa et Empusa pennata.

b-2.Vertébrés

Selon TRINCHERI (1916) et HARRIS (1841) cités par KEVAN (1992), les chinois
ont été les premiers à utiliser les oiseaux domestiques (poules, canards et dindons) dans la
lutte contre le criquet locuste, puis les européens et les américains (ROCHDI, 2015).

I.7. 4. Lutte mécanique

Les méthodes de lutte mécanique contre les acridiens sont les plus anciennes
(DURANTON et al., 1982). Ces méthodes consistent à creuser des tranchés pour que larves y
tombent ou à les balayer avec des branchages. Elles sont parfois utilisées, en dernier recours,
pour essayer de protéger la culture. Elles peuvent éviter quelques dégâts si l’infestation
acridienne est légère mais elles ont peu d’effet sur la population acridienne totale de la région
et elles peuvent échouer à protéger les cultures quand de nombreux criquets envahissent les
champs de façon continue. Il arrive qu’on bêche ou on laboure les champs de ponte. Mais il
est difficile de trouver un grand nombre de champs de ponte sans disposer d’une très bonne
information sur les sites de ponte des essaims (DOBSON, 2001 et ROCHDI, 2015).

I.7. 5. Lutte écologique

La lutte écologique consiste à utiliser tous les moyens naturels pour empêcher la
pullulation d'une espèce ravageuse, par exemple, en modifiant l'environnement de l'acridien
dans un sens qui lui est défavorable (LETCHININSKY ET LAUNOIS-LUONG, 1997).

22
Chapitre II
Présentation
des régions
d’étude
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II-1.1 Situation géographique de Khenchela

La wilaya de khenchela, Située à l’Est du pays, au Sud-Est du Constantinois et au


contrefort du Mont des Aurès, la wilaya de Khenchela s’étend sur une superficie de 9 811
km2. Elle est composée de 21 communes représentées par 08 daïra (Figure 13) et confine
avec les wilayas de:
- Oum El Bouaghi au Nord
- El Oued au Sud
-Tébessa à l’Est
-Batna à l’Ouest
-Biskra au Sud-Ouest (BOUBELLI, 2009).

24
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

Figure 13 : La carte administrative de la Wilayade Khenchela (DTAWK, 2010 in BOUBELLI, 2009)

Elle située contre forte du mont des Aurès entre 34° 06’ 36’’et 35° 41’ 21’’ latitudes
Nord ; et entre 06° 34’ 12’’ et 07° 35’ 56 ‘’ de longitudes Est (ANONYME ,2013).

La région de Khenchela occupe une position géographique entre la chaîne steppique et


les hauts plateaux, ce qui lui donne un caractère forestier agropastoral et saharien
(ANONYME, 2002 cité par MAGHNI, 2006).

II -2- La géomorphologie de la région de Khenchela

Sa structure physique est très hétérogène. Elle se caractérise par trois régions naturelles
distinctes :
 Les hautes plaines au Nord; couvrent 15 % du territoire. C’est une région de plaines
à fortes potentialités hydriques qui offrent de grandes possibilités pour le
développement agricole.
 La zone montagneuse, occupe les parties centrale et Ouest de la wilaya avec 36 % du
territoire (les massifs des Aurès et les monts des Nememchas).
 Finalement les parcours steppiques et sahariens : qui couvrent la moitié Sud de la
wilaya avec 49 % de la superficie totale (région à vocation pastorale) (BOUBELLI,
2009)

Figure14: Zones naturelles de la wilaya de khenchela (ANDI, 2013).

25
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II -2-1 – Reliefs

Le relief de la Wilaya de Khenchela, est composé de quatre (04) grands ensembles


géographiques :

 Les montagnes: On les rencontre essentiellement dans la zone Ouest de la Wilaya (les
Aurès) ; dans la zone centrale (les monts des Nememchas) et au Nord-Est (Ain-Touila)
 Les plateaux: Ils sont situés au Nord /Est (plateau de Ouled Rechache) et s’étendent sur
les communes de Mahmel et de Ouled Rechache
 Les plaines: Elles sont situées au Nord et Nord-Ouest de la Wilaya, elles comprennent
Remila, Bouhmama et M’toussa. Il est à noter que ces deux derniers ensembles sont
parfois appelés les hautes plaines.
 Les parcours steppiques et les dépressions: Ils sont situés dans la partie méridionale de
la Wilaya. Ils se caractérisent par des terres sablonneuses et la présence de chotts. Ces
derniers constituent ainsi le point de convergence exutoire des oueds drainant le Sud de la
Wilaya. La zone steppique, qui couvre 56% des zones naturelles de la Wilaya de
Khenchela, se situe dans le centre et le Sud de la Wilaya (DAGHMOUS et SAIDIA,
2016).

Figure 15 : Le relief de la wilaya de Khenchela (ANDI, 2013) .

26
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II -2-2 – Hydrographie

IL est caractérisé par deux principaux drainages:

 Au Nord vers le Chott de Guerraet-Tarf.


 Au Sud vers le Chott Melghir.

Le réseau hydrographique du Nord n’est pas important et influe faiblement dans la vie
économique de la région. Le réseau de la partie Sud est composé de trois bassins essentiels:

- Bassin de Oued El- Ma.

- Bassin d’Oued El-Areb.

- Bassin d’Oued Beni Barbé (BOUBELLI, 2009).

Figure 16 : Carte des réseaux hydrographiques de la wilaya de Khenchela (DPAT


cité par BOUBELLI, 2009)

27
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II -2-3 – Pédologie

D’après DPAT (2011) in KEFALI et BELHARETH (2013), les sols de la Wilaya


sont en grande partie, pauvres et peu profonds à l’exception des plaines du Nord où le sol est
relativement plus profond. Ainsi, et mis à part quelques rares endroits isolés où la roche mère
affleure.

BEN AROUA et al. (2010) a dénombré six classes de sols, au quelles il convient
d’ajouter la classe des sols minéraux bruts (affleurement de roche mère) et la classe des sols
halomorphes (sols salés) :

-Les sols calcaires humifères : Ils sont rencontrés sur les monts et les prés monts de
l’Aurès, à une altitude comprise entre 1000 et 1500 mètres.

-Les sols insaturés humifères : Ces sols rencontrés sur les reliefs les plus élevés (plus
de 1500 mètres d’altitude) de l’Aurès, ils sont occupés par des forêts.

-Les sols calciques : Ces sols sont rencontrés sur les bas piémonts, et sur hautes plaines
longeant la route qui mène de Khenchela à fais en passant par Kais et Remila.
Ils s’étendent à l’Est jusqu’à Ain-Touila et Sud jusqu’à Babar en partant de Khenchela.

-Les sols éoliens d’ablation : Ces sols sont rencontrés au Sud de la Wilaya, sur les
piémonts des monts Nememchas, dont l’altitude est située entre 200-500 mètres.

-Les sols éoliens d’accumulation : Ils sont localisés uniquement dans la zone Sud de
la Wilaya, près de chott Melghir (sols sablonneux).

- Les sols alluviaux basiques : Ces sols sont localisé sur des zones de changement de
pente, c’est-à-dire les zones où la pente devient plus douce, on les rencontre
principalement dans les plaines entourant les dépressions (dépression de Gaart El Taraf,
cuvette de bas Sahara, et la dépression de Tazougart), mais aussi au niveau des vallées
encaissées de Babar, de Bouhmama et de la plaine de Guentis.

-Les sols salins ou Solontchak : Ces sols caractérises les dépressions sont rencontrés
au niveau des zones d’accumulation, ils sont le résultat d’une hydrologie à écoulement
endoréique ou de la présence de roche triasique (gypse : roche saline).

28
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

Figure 17 : la carte des classes des sols de la région de Khenchela (KHABTHANE, 2010)

II -2-4- La végétation

Au niveau de ces plaines, le type de végétation naturelle se compose, essentiellement


d’Armoise (Chih), Helba (Artemisia herba-alba), Guettaf (Atriplex) et jujubier
(GHOMRASSI et DjAMAI, 2016)

Les plateaux d’El Mahmel et Oued El Arab, où la roche mère affleure sur les hauteurs,
portent des sols calciques. Cette zone porte, à l’ouest, les plus belles forêts de Cèdre, pin
d’Alep et chêne vert. On y trouve aussi : du Cyprès, du pin noir, du frêne ; l’alfa ; l’armoise ;
jujubier ; R’Tem ; acacia ; genévrier et romarin (GHOMRASSI et DjAMAI, 2016)

29
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II- 3- Les caractéristiques climatiques de la région de Khenchela


L’hétérogénéité du relief de la wilaya ; implique une extrême diversité des aspects
climatique. En général ; le climat est de type continental au Nord et presque saharien au Sud.
Les hivers, sont très rigoureux et les étés chauds et secs (ZIDANI et SEDOUGA, 2016).

Elle se caractérise par trois climats :

 Un climat très rude en hiver, modéré en été dans les régions montagneuses centrales.
 Un climat modéré en hiver, chaud et sec en été dans les steppes sahraouies du Sud.
 Un climat très froid en hiver, sec en été dans les hautes steppes au Nord (BOUBELLI,
2009).

II-3-a- Les températures

Tableau 01 : Températures moyennes, maximales et minimales (°C) durant la décade (2008-


2018) dans la région de Khenchela.

Température Mois
(°C) Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Out Spt Oct Nov Déc Moy
T-moy 6,75 6,87 10,38 4,04 8,09 3,17 7,23 26,06 21,55 17,25 11,43 7,66 15,87
2008- T-max 6,68 17,37 21,73 25,85 30,44 34,65 38,96 37,35 33,23 28,02 21,73 17,43 26,95
2018 T-min 2,52 3,25 2,93 3,47 6,55 10,99 15,02 15,24 11,45 6,57 3,2 2,88 7,01
(ONM de Khenchela, 2019).
45
40
35
Température(°C)

30
25
(°C) T-moy
20
2008-2018 T-max
15
2008-2018 T-min
10
5
0
Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Out Spt Oct Nov Déc Moy
Mois

Figure 18 : Températures moyennes, maximal et minimal mensuelles de la


période 2008 – 2018 dans la région de Khenchela.

30
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

D’après le tableau …, la région de Khenchela se caractérise par une faible température


(la moyenne annuelle des températures enregistrée durant la décade 2008 à 2018 est 15.87°C).
La température maximale du mois le plus chaud Juillet est de 38,96°C, alors que la
température minimale du mois le plus froid Janvier est de 2,58°C.

II -3 -b- La pluviométrie

La quantité d’eau tombée en un lieu, pendant un intervalle de temps donné se mesure


avec un pluviomètre qui recueille l’eau qui tombe sur une surface connue (MAGHNI, 2006)

Le régime pluviométrique de la wilaya de Khenchela détermine 03 principales zones de


pluviosité:

 la zone la plus pluvieuse située au centre ouest de la wilaya abritant les forêts des
Aurès avec une précipitation annuelle de 412,05 mm en 2002. Cette même zone
recevait une précipitation minimale annuelle variant entre 400 à 500 mm en 1990.
 La zone nord représentée par les hautes plaines et les piémonts des Aurès avec une
précipitation annuelle moyenne de 310.25 mm en 2001.
 La zone sud avec une précipitation annuelle moyenne de 230 mm. Cette quantité
décroît pour atteindre moins de 100 mm/an vers le sud de Babar (MAGHNI, 2006)

La répartition moyenne mensuelle des précipitations dans la région Khenchela pour la


période 2008-2018 présentés dans le tableau 02 .

Tableau 02 : Précipitations moyennes mensuelles (mm) des 10 ans (2008-2018) et dans la


région de Khenchela.

Mois

P(mm) Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Out Spt Oct Nov Déc Total

2008-
40,15 31,76 48,36 48,45 61,44 22,84 16,66 35,55 55,14 52,02 27,75 27,81 467,93
2018

(ONM de Khenchela, 2019).

La quantité totale des précipitations moyennes enregistrée durant la période (2008-


2018) dans la région de Khenchela est égale à 467,93 mm dont le mois le plus pluvieux est
Mai avec 61,44mm. Les mois les moins arrosés sont Juin avec 22,84 mm et Juillet avec
16,66mm.

31
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

Précipitation (mm)
70

60

50

40

30

20

10

0
Mois

Figure 19 : Précipitations moyennes durant la période 2008-2018 dans la région de Khenchela.

II -3 -c- Le vent

Le vent assure le remplacement de l’air plus ou moins saturé au contacte de la surface


évaporant par des nouvelles couches ayant une température et une humidité généralement
plus faible. Il favorise donc l’évaporation, d’autant plus que sa vitesse et sa turbulence sont
grandes (RAMADE, 1984).

Tableau 03: Les vitesses moyennes des vents (m/s) de la décade (2008-2018) et dans la
région de Khenchela.
Mois

V(m/s) Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Out Spt Oct Nov Déc Moy

2008-2018 22,18 26,61 29,90 26,10 24,01 23,59 23,59 22,47 23,76 22,25 26,54 22,49 24,46

(ONM de Khenchela, 2019).

Les vitesses moyennes du vent au cours de la décennie 2008-2018 dans la région de


Khenchela est fort (Tab….). Elles fluctuent entre 22,18 (m/s) au mois de Janvier et 29,9 (m/s)
au mois de Mars.

32
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

35

30

25

20
V(m/s)

2008-2018
15

10

0
Mois

Figure 20 : Les vitesses moyennes des vents (m/s) de la décade 2008 –


2018 dans la région de Khenchela.

II -3 -d- Humidité relative

Selon DAJOZ (1971) a souligné que l’humidité relative agit sur la densité des
populations en provoquant une diminution du nombre d’individus lorsque les conditions
hygrométriques sont défavorables. De plus, RAMADE (1984) signale que les variations des
rythmes quotidiens et saisonniers de l’hygrométrie atmosphérique jouent un rôle très
important dans l’écologie des organismes terrestres et donc des écosystèmes continentaux.
HALIMI (1980) note que l’humidité relative annuelle décroît du littoral vers l’intérieur du
pays. Selon FEURIE (1980), l’humidité dépend de plusieurs facteurs : la quantité d’eau
tombée, le nombre des jours de pluie et la morphologie de la station considérée.

Tableau 04: Les moyennes mensuelles de l’humidité relative de l’air (%) de la décade
(2008-2018) dans la région de Khenchela.

Mois

H(%) Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Out Spt Oct Nov Déc Moy

2008-2018 68,25 67,64 63,81 50,89 57 48,76 39,72 44,88 53,24 62,78 66,03 70,39 60,44

(ONM de Khenchela, 2019).

33
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

80
70
60
50
H(%)
40
2008-2018
30
20
10
0
Mois

Figure 21 : Les moyennes mensuelles de l’humidité relative de l’air (%) de la décade


(2008– 2018) dans la région de Khenchela.

II –4. Diagramme Ombrothermique de Gaussen


Le diagramme Ombrothermique permet de caractériser le climat d’une région donnée
pendant une période donnée. Il tient compte la pluviosité moyenne mensuelle et la
température moyenne mensuelle. Il permet également de définir la période sèche (MUTIN,
1977).
La sécheresse s’établit lorsque la pluviométrie mensuelle (P) exprimée en (mm) est
inférieure au double de la température moyenne mensuelle (T) exprimée en degré Celsius
(DAJOZ, 1985 ; DREUX, 1971 et 1980).
L’intersection de la courbe thermique avec la courbe ombrique détermine la durée de
la période sèche (GAUSSEN et al., 1957).
Le diagramme est conçu de telle manière que l'échelle de la pluviométrie P exprimé en
millimètres est égale au double de la température moyenne mensuelle (T) exprimée en degrés
Celsius, soit P = 2T (DAJOZ, 1985 ; 2003).

Figure 22 : Diagramme Ombrothermique de GAUSSEN de la région de Khenchela pour


la période 2008-2018.
34
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

II -5 -Climagramme d’EMBERGER

Le système d'EMBERGER permet la classification des différents climats


méditerranéens (DAJOZ, 1985). Cette classification fait intervenir deux facteurs essentiels,
d'une part la sécheresse représentée par le quotient pluviothermique (Q2) en ordonnées et
d'autre part la moyenne des températures minimales du mois le plus froid en abscisses. Il est
défini par la formule simplifiée suivante (STEWART, 1969) :

Q2=3,43 p/ (M-m )

Q : Est le quotient pluviométrique d’EMBERGER.

P : Est la pluviométrie annuelle en mm.

M : Est la moyenne des températures maximales du mois le plus chaud.

m : Est la moyenne des températures minimales du mois le plus froid.

Selon BEN SALAH (2009), EMBERGER (1955, 1971) a proposé l’établissement


d’un « Climagramme » comportant m en abscisse et Q2 en ordonnée. Celui-ci est subdivisé
en zones correspondant à divers étages bioclimatiques méditerranéens selon un gradient
d’aridité.

Le quotient Q de la région de Khenchela, pour la dernière décennie allant de 2008


jusqu’à 2018, est égal à 44.11. En rapportant cette valeur avec la moyenne des températures
minimales du mois le plus froid (m=2,58°C) sur le climagramme d’EMBERGER, on constate
que notre région d’étude se situe dans l’étage bioclimatique semi aride à hiver frais (Figure
23).

35
.Chapitre II : Présentation des régions d’étude

Figure 23 : Situation de la région de Khenchela sur le climagramme d’EMBERGER.

36
CHAPITRE III
Méthodes d’étude des Acridiens.
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens.

III- Méthodes d’étude des Acridiens

III-1. Sur terrain

Pour la capture des acridiens, plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

a-Filet Fauchoir

Le filet se compose de trois parties : le cercle, la poche et le manche (FRANCK 2008).


Il comprend un manche en canne d'acier d'un mètre et demi de longueur et d'une extrémité en
longueur ou bien avec le bois, un cercle métallique de 0,35 m de diamètre. Un sac est placé
sur ce cercle métallique. Sa profondeur est de 0,50 mètre, il est fabriqué en aluminium ou en
acier. Le sac est fait de tissu épais avec une maille très étroite(en tulle) pour résister au
frottement contre une végétation basse.

Comme son nom l’indique, ce filet sert à faucher la strate herbacée. On récolte ainsi les
insectes qui y vivent ou qui s’y posent. C’est la méthode idéale, pour attraper des criquets, des
sauterelles, des punaises, des coccinelles et divers autres coléoptères. On doit manœuvrer le
filet avec énergie et surtout très rapidement afin de surprendre les insectes. Si nécessaire,
faucher à deux mains (FRANCK 2008).

Un filet fauchoir doit être très solide car, on doit pouvoir faucher partout où ce sera
possible : herbes, plantes basses, buissons, arbustes, épineux, etc. Il ne faut pas hésiter à racler
très fortement la végétation (FRANCK 2008).

Figure 24 : Le filet fauchoir (FRANCK 2008).

38
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens.

b- capture à la main
Selon (SAIDIA et DEGHOUSSE, 2016), de nombreux criquets peuvent être attrapés à
la main ou avec un simple pot. Il suffit souvent de simplement rabattre un pot sur l'insecte
pour le capturer.

Figure 25 : Capture à la main (photo personnelle)

Des boites en plastiques sont utilisées pour mettre les individus collectés, en sue les
quels la date et le lieu de capture sont mentionnés. Ils sont conservés en vue de leur
détermination ultérieurement au laboratoire.

Un carnet de prospection permet au prospecteur de noter tout ce qu’il observe


concernant aussi bien les acridiens que leur milieu où ils vivent. C’est dans ce carnet que le
prospecteur note également toutes sortes d’informations sur le comportement des insectes
dans le temps et dans l’espace (MEDANE A., 2013).

39
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens.

III.2. Au laboratoire

III.2.1-Comment tuer les acridiennes

Il existe plusieurs méthodes pour tuer les insectes, Le cyanure de potassium et la


congélation sont les meilleures techniques pour tuer les orthoptères. La congélation ; Cette
méthode simple et efficace ne nécessite pas l’emploi de produits chimiques. Il faut les
spécimens au moins plusieurs heures, voire plusieurs jours, dans le congélateur pour ne pas
avoir la désagréable surprise de les voir remuer par la suite sur une épingle entomologique
après préparation. Le cyanure est difficile à obtenir, et la congélation présente un certain
nombre d’inconvénients (on risque de casser les spécimens à la décongélation). L’acétate
d’éthyle est déconseillé car il a tendance à modifier les couleurs (le vert en jaune et le brun en
rouge) (FRANCK 2008).

III.2.2-La mise en collection des espèces inventoriées

Avant d’épingler et d’étaler les insectes, il est impératif de ne pas poser les insectes
directement sur la surface humide. On les place dans des petites boîtes plastiques, elles-
mêmes déposées sur cette surface humide. On referme ensuite le ramollissoir. On attend
quatre à six heures pour redonner de la souplesse aux plus petits individus, et environ 24
heures pour les plus gros. Pour accélérer le processus, on peut placer le ramollissoir près
d’une source de chaleur (FRANCK 2008).

Il est très important d’épingler les insectes au bon endroit. Il varie selon les différents
ordres d’insectes, dans le souci de protéger les parties du corps observées lors de
l’identification (FRANCK 2008).

On enfonce l’épingle à angle droit par rapport au corps de l’insecte. De plus, on laisse
une distance de 1 cm environ entre l’extrémité de l’épingle et l’insecte, ceci afin de pouvoir
saisir aisément l’individu. Pour ajuster facilement cette distance, on peut utiliser un bloc à
piquer (Figure 26).

La technique d’étalage est en tout point identique à celle utilisée pour les coléoptères.
Après avoir vidé ou ramolli les insectes, mettre en place l’épingle entomologique au niveau
du pronotum. Une fois piqués, ils seront placés sur une plaque d’émalène où les pattes et les
antennes seront maintenues par des épingles. Il est souvent nécessaire de soutenir l’abdomen
par des épingles ou un morceau de coton pour ne pas qu’il retombe. Il est parfois utile d’étaler
une paire d’ailes pour leur observation (un seul côté suffit pour éviter d’encombrer les cartons
40
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens.

à insectes). Après avoir correctement étalé les pattes, on dispose sur le côté droit une petite
plaque de polystyrène (épaisseur appropriée pour l’étalage des ailes à l’horizontale) sur
laquelle on déploie et fixe les ailes à l’aide de bandes de papier cristal et d’épingles. Les
orthoptères ne nécessitant pas d’étalage des ailes, sont présentés avec les pattes le long du
corps sauf pour la patte postérieure droite qui sera légèrement écartée et penchée vers
l’extérieur. En effet, des caractères importants pour la détermination sont situés sur la face
interne de la patte. Les petites espèces sont collées sur des paillettes ou montées sur minuties,
fixés elles-êmes sur des épingles entomologiques N° 2 ou N° 3(FRANCK 2008).

Figure 26 : Etalage d’un orthoptère sur une plaque en émalène (FRANCK 2008).
a. plaque de polystyrène ; b. aile postérieure ; c. aile antérieure ;
d. bandes de papier cristal ; e. épingles à étaler

Le temps de séchage des insectes est variable, il dépend de l’hygrométrie de l’air, de la


température et de la taille des individus. En zone tempérée, cela ne pose pas vraiment de
problème car l’hygrométrie est souvent assez faible pour permettre un séchage relativement
rapide des insectes (de 1 à 3 semaines). Au moment du séchage, les insectes doivent être
protégés des parasites dans un endroit sec avec une ventilation (FRANCK 2008).
L’étiquetage est une opération importante pour toute collection d’insectes. Les
étiquettes regroupent les renseignements complets de chaque insecte mis en collection. Elles
sont toujours fixées sur la même épingle que l’insecte, avec lequel elles forment un tout
(FRANCK 2008).

41
CHAPITRE III Méthodes d’étude des Acridiens.

Figure 27 : Bon positionnement des étiquettes sur l’épingle (FRANCK 2008).

III.2.3-Identification des espèces acridiennes


Pour la détermination, l’utilisation de la loupe binoculaire est nécessaire. Celle-ci
permet d’examiner l’insecte avec précision et d’observer les différents critères
morphologiques. L’identification systématique des Acridiens est effectuée à l’aide de
plusieurs clefs de détermination notamment celles de CHOPARD (1943) et MESTRE
(1988) …etc.

42
CHAPITRE IV

Etude comparative de la diversité


acridienne de deux régions différentes
(Ouest et Est) de la wilaya de Khenchela.
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

IV- Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et


Est) de la wilaya de Khenchela

Le tableau 04 regroupe les résultats obtenus des travaux d’inventaires réalisés dans la
région Ouest de Khenchela (Djaffali et Mferdji (2016) dans la région de Bouhmama et
CHENINA et MEKHALFIA (2018) dans la région de Yabous).

Tableau 05 : la faune acridienne inventoriée dans la région Ouest de Khenchela.


Bouhmama Yabous
Espèces Djaffali et Mferdji CHENINA et
(2016) MEKHALFIA (2018)
Ocneridia volxemii (Bolivar, 1878) X X
Pamphagus batnensis( Benkenana et petit,2011) X X
Acinipe sp X
Calliptamus barbarus barbarus (Costa, 1836) X X
Sphodromerus decoloratus ( Finot, 1894) X
Eyprepocnemis plorans (Charpentier 1825) X
Heteracris adspersus (Redtenbacher 1889) X
Heteracris annulosa (Walker, 1870 ) X
Aiolopus simulatrix (Walker, 1870) X
Aiolopus strepens (Latreille, 1804) X X
Aiolopus thalassinus (Fabricius 1781) X
Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838) X X
Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949) X X
Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884) X X
Oedipoda miniata miniata (Pallas, 1771) X X
Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870) X X
Sphingonotus finotianus(Saussure, 1886) X
Sphingonotus (Neosphingonotus) azurescens X
Thalpomena algeriana intermedia X
Thalpomena algeriana algeriana X X
Dociosstaurus jagoi jagoi (Soltani, 1978) X
Euchorthippus albolineatus albolineatus (Lucas, 1849) X X
Omocestus africanus (Harz, 1970) X X
Omocestus sp X
Truxalis nasuta (Linné, 1758) X
25 22 15

44
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

Les résultats obtenus des travaux d’inventaires réalisés dans la région Est de Khenchela
(DROUAI et HAMMADI (2018) à El-Mahmal (Tazougaghet) et Tahri et Khalfallah
(2019) à Oulad-Rechache) sont consignée dans le tableau 05

Tableau 06: la faune acridienne inventoriée dans la région Est de Khenchela.


Tazougaghet Ouled-Rchache
(El-Mahmal))
Espèces DROUAI et Tahri et Khalfallah
HAMMADI (2019)
(2018)
Ocneridia volxemii (BOLIVAR, 1878) X X
Pamphagus batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012) X X
Pamphagus djelfensis (VOSSELER, 1902) X
Acinipe sp X
Anacridium aegyptium (LINNÉ, 1764) X
Calliptamus barbarus(COSTA, 1836) X
Eyprepocnemis plorans (CHARPENTIER, 1825) X X
Aiolopus similatrix(WALKER, 1870) X
Aiolopus strepens (LATREILLE, 1804) X
Acrotylus patruelis patruelis (HERRICH-SCHAFFER, 1838) X X
Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949) X X
Oedipoda caerulescens sulfurescens(SAUSSURE, 1884) X X
Oedipoda miniata miniata (PALLAS, 1771) X
Sphingonotus rubescens (WALKER, 1870) X
Sphingonotus finotianus (SAUSSURE, 1886) X
Sphingonotus sp1 X
Sphingonotus sp2 X
Thalpomena algeriana sp X X
Dociostaurus jagoi jagoi (SOLTANI, 1978) X
Omocestus africanus (HARZ, 1970) X
Truxalis nasuta (LINNE, 1758) X X
Pyrgomorpha cognata (Uvarov, 1943) X
22 16 14

45
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

Les travaux d’inventaires réalisés dans la région Ouest de Khenchela (Djaffali et


Mferdji (2016) dans la région de Bouhmama et CHENINA et MEKHALFIA (2018) dans
la région de Yabous) nous permet d’inventorier 25 espèces Acridiennes (22 espèces dans la
région Bouhmama (Djaffali et Mferdji, 2016) et 15 espèces dans la région Yabous
(CHENINA et MEKHALFIA, 2018).

Par comparaison, on note que l’acridofaune de la région Bouhmama et plus diversifié


que celle de Yabous. Parmi les espèces inventoriées, 12 sont commune, 3 sont inventoriées
uniquement à Yabous et 13 uniquement à Bouhmama. Cela peut être due aux différences de
paysages, de tapis végétal (composition, structure, …etc.). De plus, aux différences des
conditions climatiques des deux périodes de travails.

Dans la région Est de Khenchela, les travaux d’inventaires réalisés (DROUAI et


HAMMADI (2018) à El-Mahmal (Tazougaghet) et Tahri et Khalfallah (2019) à Ouled
Rechache) ont permis d’inventorier 22 espèces Acridiennes (16 espèces dans la région El-
Mahmal (Tazougaghet) (DROUAI et HAMMADI, 2018) et 14 espèces dans la région Ouled-
Rechache (Tahri et Khalfallah, 2019). Par comparaison, on note qu’il n’y a pas de différence
significative entre les diversités des deux régions. Parmi les espèces inventoriées, 8 sont
commune, 8 sont inventoriées uniquement à El-Mahmal (Tazougaghet) et 6 uniquement à
Ouled-Rechache.

Il apparaît clairement qu’il n’y a de différence significative entre les richesses


spécifiques (nombre d’espèces) de l’acridofaune des deus régions; Est et Ouest de la Wilaya de
Khenchela. Dans la région Est de Khenchela, 22 espèces Acridiennes ont été inventoriées,
alors que dans la région Ouest de Khenchela, 25 espèces ont été inventoriées. Parmi les
espèces inventoriées, 17 sont commune(Ocneridia volxemii (Bolivar, 1878), Pamphagus
batnensis( Benkenana et petit,2011), Acinipe sp, Calliptamus barbarus barbarus (Costa,
1836), Eyprepocnemis plorans (Charpentier 1825), Aiolopus simulatrix (Walker, 1870),
Aiolopus strepens (Latreille, 1804), Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838),
Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949), Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884),
Oedipoda miniata miniata (Pallas, 1771), Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870),
Sphingonotus finotianus(Saussure, 1886), Thalpomena algeriana algeriana, Dociosstaurus
jagoi jagoi (Soltani, 1978), Omocestus africanus (Harz, 1970), et Truxalis nasuta (Linné,
1758).), 08 espèces sont inventoriées uniquement dans la région Ouest (Sphodromerus

46
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

decoloratus ( Finot, 1894), Heteracris adspersus (Redtenbacher 1889) , Heteracris annulosa


(Walker, 1870 ), Aiolopus thalassinus (Fabricius 1781), Sphingonotus (Neosphingonotus)
azurescens, Thalpomena algeriana intermedia sp, Euchorthippus albolineatus albolineatus
(Lucas, 1849) etOmocestus) et 05 espèces sont inventoriées uniquement dans la région Est
(Pamphagus djelfensis (VOSSELER, 1902), Anacridium aegyptium (LINNÉ, 1764),
Sphingonotus sp1, Sphingonotus sp2 et Pyrgomorpha cognata (Uvarov, 1943)).

Les espèces acridiennes inventoriées dans la région Ouest de Khenchela sont consignée
dans le tableau 06
Tableau 07 : la classification systématique de la faune acridienne inventoriée dans la région
Ouest de Khenchela.

Famille Sous-famille Espèces

Ocneridia volxemii (Bolivar, 1878)


Pamphagidae Pamphaginae Pamphagus batnensis( Benkenana et petit,2011)
Acinipe sp
Calliptamus barbarus barbarus (Costa, 1836)
Calliptaminae
Sphodromerus decoloratus ( Finot, 1894)
Eyprepocnemis plorans (Charpentier 1825)
Eyprepocnemidinae Heteracris adspersus (Redtenbacher 1889)
Heteracris annulosa (Walker, 1870 )
Aiolopus simulatrix (Walker, 1870)
Aiolopus strepens (Latreille, 1804)
Aiolopus thalassinus (Fabricius 1781)
Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838)
Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949)
Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884)
Acrididae Oedipodinae Oedipoda miniata miniata (Pallas, 1771)
Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870)
Sphingonotus finotianus(Saussure, 1886)
Sphingonotus (Neosphingonotus) azurescens
Thalpomena algeriana intermedia
Thalpomena algeriana algeriana
Dociosstaurus jagoi jagoi (Soltani, 1978)
Euchorthippus albolineatus albolineatus (Lucas, 1849)
Gomphocerinae Omocestus africanus (Harz, 1970)
Omocestus sp
Acridinae Truxalis nasuta (Linné, 1758)

47
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

02 06 25

12%

Pamphagidae
Acrididae

88%

Figure 28 : Pourcentages des différentes familles de la faune acridienne inventoriée


dans la région Ouest de Khenchela.

4%

12% 12%
Pamphaginae
8%
Calliptaminae
12% Eyprepocnemidinae
Oedipodinae
Gomphocerinae
52%
Acridinae

Figure 29 : Pourcentages globale des différentes sous-familles de la faune acridienne


inventoriée dans la région Ouest de Khenchela.

48
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

Les espèces acridiennes inventoriées dans la région Ouest de Khenchela sont consignée
dans le tableau 07

Tableau 08: la classification systématique de la faune acridienne inventoriée dans la région


Est de Khenchela.

Famille Sous-famille Espèces

Ocneridia volxemii (BOLIVAR, 1878)


Pamphagus batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012)
Pamphagidae Pamphaginae
Pamphagus djelfensis (VOSSELER, 1902)
Acinipe sp
Cyrtacanthacridinae Anacridium aegyptium (LINNÉ, 1764)
Calliptaminae Calliptamus barbarus(COSTA, 1836)
Eyprepocnemidinae Eyprepocnemis plorans (CHARPENTIER, 1825)
Aiolopus similatrix(WALKER, 1870)
Aiolopus strepens (LATREILLE, 1804)
Acrotylus patruelis patruelis (HERRICH-SCHAFFER, 1838)
Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949)
Oedipoda caerulescens sulfurescens(SAUSSURE, 1884)
Acrididae Oedipodinae Oedipoda miniata miniata (PALLAS, 1771)
Sphingonotus rubescens (WALKER, 1870)
Sphingonotus finotianus (SAUSSURE, 1886)
Sphingonotus sp1
Sphingonotus sp2
Thalpomena algeriana sp
Dociostaurus jagoi jagoi (SOLTANI, 1978)
Gomphocerinae
Omocestus africanus (HARZ, 1970)
Acridinae Truxalis nasuta (LINNE, 1758)
Pyrgomorphidae Pyrgomorphinae Pyrgomorpha cognata (Uvarov, 1943)
03 08 22

49
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

4,45%

18,18%

Pamphagidae
Acrididae
Pyrgomorphidae
77,27%

Figure 30 : Pourcentages globale des différentes familles de la faune acridienne


inventoriée dans la région Est de Khenchela.

4,45% 4,45%
9,09% Pamphaginae
18,18% Cyrtacanthacridinae
4,45%
Calliptaminae
4,45% Eyprepocnemidinae
Oedipodinae
4,45% Gomphocerinae
50% Acridinae
Pyrgomorphinae

Figure 31 : Pourcentages globale des différentes sous-familles de la faune


acridienne inventoriée dans la région Est de Khenchela.

Au niveau de région Ouest de Khenchela, 25 espèces de Caelifères ont été inventoriées.


La famille des Acrididae est la plus importante avec un nombre de 22 espèces (soit 88% de
l’effectif total des criquets recensés). Cette famille renferme 05 sous-familles dont la plus
importante est celle des Oedipodinae avec 13 espèces, soit 52 % de l’effectif total. Il s’agit de
Aiolopus simulatrix (Walker, 1870), Aiolopus strepens (Latreille, 1804), Aiolopus thalassinus

50
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

(Fabricius 1781), Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838), Oedipoda


fuscocincta (Lucas, 1949), Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884), Oedipoda
miniata miniata (Pallas, 1771), Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870),
Sphingonotus finotianus(Saussure, 1886), Sphingonotus (Neosphingonotus) azurescens,
Thalpomena algeriana intermedia, Thalpomena algeriana algeriana, Dociosstaurus jagoi
jagoi (Soltani, 1978). Les sous-familles des Eyprepocnemidinae et des Gomphocerinae
comptent chacune 03 espèces (soit 12 % de l’effectif total). Il s’agit de Eyprepocnemis plorans
(CHARPENTIER, 1825) Heteracris adspersus (Redtenbacher 1889) et Heteracris annulosa
(Walker, 1870) pour la première et de Euchorthippus albolineatus albolineatus (Lucas, 1849),
Omocestus africanus (Harz, 1970) et Omocestus sp. La sous-famille des Calliptaminae
regroupe 02 espèces (soit 08 % de l’effectif total). Il s’agit de Calliptamus barbarus barbarus
(Costa, 1836) Sphodromerus decoloratus (Finot, 1894). Enfin la sous-famille des Acridinae,
ne compte qu’une seule espèce pour chacune (soit 04% de l’effectif total). Elle est représentée
par Truxalis nasuta (LINNÉ, 1758).
La famille des Pamphagidae vient en deuxième position avec 03 espèces (soit 12% de
l’effectif total) de la sous-famille des Pamphaginae. Il s’agit d’Ocneridia volxemii
(BOLIVAR, 1878), Pamphagus batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012) et Acinipe sp.
Au niveau de région Est de Khenchela, on a inventorié 22 espèces de Caelifères. La
famille des Acrididae est la plus importante avec un nombre de 17 espèces (soit 77,27% de
l’effectif total des criquets recensés). Cette famille renferme 06 sous familles dont la plus
importante est celle des Oedipodinae avec 11 espèces (soit 50 % de l’effectif total). Il s’agit
de Aiolopus similatrix(WALKER, 1870), Aiolopus strepens (LATREILLE, 1804), Acrotylus
patruelis patruelis (HERRICH-SCHAFFER, 1838), Oedipoda fuscocincta (Lucas, 1949),
Oedipoda caerulescens sulfurescens(SAUSSURE, 1884), Oedipoda miniata miniata
(PALLAS, 1771), Sphingonotus rubescens (WALKER, 1870), Sphingonotus finotianus
(SAUSSURE, 1886), Sphingonotus sp1, Sphingonotus sp2 et Thalpomena algeriana sp. La
sous-familles Gomphocerinae compte 02 espèces (soit 09,91 % de l’effectif total). Il s’agit de
Dociostaurus jagoi jagoi (SOLTANI, 1978) et Omocestus africanus (HARZ, 1970). Les sous-
familles des Cyrtacanthacridinae, Calliptaminae, Eyprepocnemidinae et Acridinae, ne compte
qu’une seule espèce pour chacune (soit 4,45% de l’effectif total). Elles sont représentées
respectivement par Anacridium aegyptium (LINNÉ, 1764), Calliptamus barbarus (COSTA,
1836), Eyprepocnemis plorans (CHARPENTIER, 1825) et Truxalis nasuta (LINNÉ, 1758).

51
CHAPITRE IV Etude comparative de la diversité acridienne de deux régions différentes (Ouest et
Est) de la wilaya de Khenchela.

La famille des Pamphagidae vient en deuxième position avec 04 espèces (soit 18,18%
de l’effectif total) de la sous-famille des Pamphaginae. Il s’agit de Ocneridia volxemii
(BOLIVAR, 1878), Pamphagus batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012), Pamphagus
djelfensis (VOSSELER, 1902) et Acinipe sp.
Par la comparaison entre les résultats obtenus dans les deux régions d’Est et d’Ouest de
khanchela, il ya des différences de nombre des espèces ainsi que des groupes.
On a remarqué que la famille des Acrididae présentés avec mêmes sous-famille sauf la
présence de la sous-famille des Cyrtacanthacridinae (avec une seule espèce ; Anacridium
aegyptium (LINNÉ, 1764)) uniquement dans la région Est de Khenchela.
Les Oedipodinae Aiolopus simulatrix (Walker, 1870), Aiolopus strepens (Latreille,
1804), Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838), Oedipoda fuscocincta (Lucas,
1949), Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884), Oedipoda miniata miniata
(Pallas, 1771), Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870, Sphingonotus
finotianus(Saussure, 1886) et Thalpomena algeriana algeriana. sont consultées dans les deux
région. Par contre les Oedipodinae Aiolopus thalassinus (Fabricius 1781), Sphingonotus
(Neosphingonotus) azurescens et Thalpomena algeriana intermedia ne sont trouvées que dans
la région Ouest de Khenchela, et les Oedipodinae, Sphingonotus sp1 et Sphingonotus sp2 ne
sont trouvées que dans la région Est de Khenchela.
Au niveau de la région Ouest de Khenchela, la sous-famille des Eyprepocnemidinae est
présente par 04 espèces: Eyprepocnemis plorans (CHARPENTIER, 1825), Heteracris
adspersus (Redtenbacher 1889) et Heteracris annulosa (Walker, 1870), alors qu’au la région
Est de Khenchela, elle est présentée uniquement par 01 seule espèce ; Eyprepocnemis
plorans (CHARPENTIER, 1825).
La famille des Pamphagidae se rencontre avec la même sous-famille dans les deux
régions, avec 03 espèces communes (Ocneridia volxemii (BOLIVAR, 1878), Pamphagus
batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012) et Acinipe sp) et une quatrième (Pamphagus
djelfensis (VOSSELER, 1902) uniquement dans la région Est.
La famille des Pyrgomorphidae n’est présente que dans la région Est et ne compte
qu’une seule sous famille (les Pyrgomorphinae), donc seule espèce ; Pyrgomorpha cognata
(Uvarov, 1943).
Ces différences peuvent être due aux différences de paysages, de tapis végétal
(composition, structure, …etc.)

52
CONCLUSION GENERALE

Conclusion
L’étude comparative de la faune acridienne deux régions Est (Tazougaght, Ouled
Rchach) et Ouest (Bouhmama, Yabous) de la wilaya de Khenchela qui se situe à l’étage
bioclimatique semi aride à hivers frais a permis de recenser 25 espèces dans la région Ouest,
répartis en 02 familles (les Acrididae et les Pamphagidae) et 22 espèces dans la région Est ,
répartis en 3 familles (les Pamphagidae, les Acrididae et les Pyrgomorphidae).

Dans les deux régions la famille la plus représentée est celle des Acrididae qui regroupe
dans la région Ouest de Khenchela 22 espèces, soit 88% répartis en 05 sous-familles dont la
plus présentée est celle des Oedipodinae avec 13 espèces, 52 % de l’ensemble des espèces.
Dans la région Est de Khenchela, la famille des Acrididae compte 17 espèces (soit 77,27% de
l’effectif total des criquets recensés). Cette famille renferme 06 sous familles dont la plus
importante est celle des Oedipodinae avec 11 espèces (soit 50 % de l’effectif total).

Par la comparaison entre les résultats obtenus dans les deux régions d’Est et d’Ouest de
khanchela, il ya des différences de nombre des espèces ainsi que des groupes.
On a remarqué que la famille des Acrididae présentés avec mêmes sous-famille sauf la
présence de la sous-famille des Cyrtacanthacridinae (avec une seule espèce ; Anacridium
aegyptium (LINNÉ, 1764)) uniquement dans la région Est de Khenchela.
Les Oedipodinae Aiolopus simulatrix (Walker, 1870), Aiolopus strepens (Latreille,
1804), Acrotylus patruelis patruelis (Herrich-Schaffer, 1838), Oedipoda fuscocincta (Lucas,
1949), Oedipoda caerulescens sulfurescens (Saussure, 1884), Oedipoda miniata miniata
(Pallas, 1771), Sphingonotus rubescens rubescens (Walker, 1870, Sphingonotus
finotianus(Saussure, 1886) et Thalpomena algeriana algeriana. sont consultées dans les deux
région. Par contre les Oedipodinae Aiolopus thalassinus (Fabricius 1781), Sphingonotus
(Neosphingonotus) azurescens et Thalpomena algeriana intermedia ne sont trouvées que dans
la région Ouest de Khenchela, et les Oedipodinae, Sphingonotus sp1 et Sphingonotus sp2 ne
sont trouvées que dans la région Est de Khenchela.
Au niveau de la région Ouest de Khenchela, la sous-famille des Eyprepocnemidinae est
présente par 04 espèces: Eyprepocnemis plorans (CHARPENTIER, 1825), Heteracris
adspersus (Redtenbacher 1889) et Heteracris annulosa (Walker, 1870), alors qu’au la région
Est de Khenchela, elle est présentée uniquement par 01 seule espèce ; Eyprepocnemis
plorans (CHARPENTIER, 1825).

54
CONCLUSION GENERALE

La famille des Pamphagidae se rencontre avec la même sous-famille dans les deux
régions, avec 03 espèces communes (Ocneridia volxemii (BOLIVAR, 1878), Pamphagus
batnensis (BENKENANA & PETIT, 2012) et Acinipe sp) et une quatrième (Pamphagus
djelfensis (VOSSELER, 1902) uniquement dans la région Est.
La famille des Pyrgomorphidae n’est présente que dans la région Est et ne compte
qu’une seule sous famille (les Pyrgomorphinae), donc seule espèce ; Pyrgomorpha cognata
(Uvarov, 1943).
Au terme des cet étude sur les acridiens dans ces deux régions, nous envisageons
d’élargir les travaux aux autres localités avoisinantes dans la Wilaya de Khenchela. Il serait
également intéressant de procéder des études portées sur des autres aspects (la bioécologie, la
lutte biologique, le régime alimentaire, les activités biologiques …etc.).

55
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Résumé
L’étude comparative de la faune acridienne deux régions Est et Ouest de la wilaya de
Khenchela qui se situe à l’étage bioclimatique semi aride à hivers frais a permis de recenser
22 espèces dans la région Est, répartis en 3 familles (les Pamphagidae, les Acrididae et les
Pyrgomorphidae) et 25 espèces dans la région Ouest, répartis en 02 familles (les Acrididae et
les Pamphagidae). Dans les deux régions, la famille la plus représentée est celle des Acrididae
qui regroupe dans la région Ouest de Khenchela 22 espèces, soit 88% répartis en 05 sous-
familles et 17 espèces dans la région Est, (soit 77,27% de l’effectif total des criquets recensés)
avec 06 sous-familles. La famille des Pamphagidae se rencontre avec la même sous-famille
dans les deux régions, avec 03 espèces communes et une quatrième sigalée uniquement dans
la région Est. La famille des Pyrgomorphidae n’est présente que dans la région Est et ne
compte qu’une seule sous famille (les Pyrgomorphinae), donc seule espèce.
Par la comparaison entre les résultats obtenus dans les deux régions Est et Ouest de
Khenchela, il ya des différences de nombre des espèces, des espèces elles mêmes et des sous-
familles.
Mots clés : Inventaire, Acridien, région Est, région Ouest, Khenchela.

Summary
The comparative study of the locust fauna in two East and West regions of the
Khenchela wilaya, which is located on the semi-arid bioclimatic stage in cool winters, made it
possible to identify 22 species in the East region, divided into 3 families (the Pamphagidae,
the Acrididae and the Pyrgomorphidae) and 25 species in the West region, divided into 02
families (the Acrididae and the Pamphagidae). In the two regions, the most represented family
is that of the Acrididae which includes in the West region of Khenchela 22 species, or 88%
distributed in 05 subfamilies and 17 species in the East region, (or 77.27% of the total number
of locusts recorded) with 06 sub-families. The Pamphagidae family is found with the same
subfamily in both regions, with 03 common species and a fourth sigalée only in the eastern
region. The Pyrgomorphidae family is only present in the eastern region and has only one
subfamily (the Pyrgomorphinae), therefore only one species.
By comparing the results obtained in the two East and West regions of Khenchela, there
are differences in the number of species, of the species themselves and of the sub-families.

Keywords: Inventory, Locust, East region, West region, Khenchela.


‫ملخص‬

‫ والتي تقع في المنطقة المناخية‬، ‫أتاحت الدراسة المقارنة ألنواع الجراد في منطقتين شرقية وغربية من والية خنشلة‬
،Pamphagidae ( ‫ عائالت‬3 ‫ مقسمة إلى‬، ‫ نوعًا في المنطقة الشرقية‬22 ‫ التعرف على‬،‫شبه القاحلة ذات الشتاء البارد‬
‫ و‬Acrididae( ‫ عائلة‬02 ‫ مقسمة إلى‬، ‫ نوعًا في المنطقة الغربية‬25 ‫) و‬Pyrgomorphidae ‫ و‬Acrididae
22 ‫ التي تضم في المنطقة الغربية من خنشلة‬Acrididae ‫ فإن العائلة األكثر تمثيال هي‬، ‫ في المنطقتين‬.)Pamphagidae
‫ إجمالي عدد‬.)‫ من الفصيلة‬٪77.27 ‫ (أو‬، ‫ نوعًا في المنطقة الشرقية‬17 ‫ عائالت فرعية و‬05 ‫ موزعة في‬٪88 ‫ أو‬، ‫نوعًا‬
،‫ مع نفس العائالت الفرعية في كال المنطقتين‬Pamphagidae ‫ تم العثور على عائلة‬.‫ عائلة فرعية‬06 ‫الجراد المسجل) مع‬
‫ في المنطقة الشرقية فقط‬Pyrgomorphidae ‫ توجد عائلة‬.‫ أنواع مشتركة و نوع رابع في المنطقة الشرقية فقط‬03 ‫مع‬
.‫ وبالتالي نوع واحد فقط‬، )Pyrgomorphinae( ‫ولديها عائلة فرعية واحدة فقط‬
‫ توجد اختالفات في عدد األنواع‬، ‫بمقارنة النتائج التي تم الحصول عليها في المنطقتين الشرقية والغربية لخنشلة‬
.‫واألنواع نفسها والعائالت الفرعية‬

.‫ خنشلة‬، ‫ المنطقة الغربية‬، ‫ المنطقة الشرقية‬، ‫ الجراد‬، ‫ الجرد‬:‫الكلمات المفتاحية‬

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