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Université 8 Mai 45 Niveau : 3L (tous les groupes)

Faculté des lettres et des langues Module : Introduction à la didactique


Département de Français des langues
Année universitaire 2019-2020
Date de l’épreuve : 07/10/2020

Contrôle à distance du 6 semestre

I. Lisez le texte suivant, et répondez aux questions proposées à la suite.

Lutter contre l’ethnocentrisme naturel des élèves


Découvrir qu’il n’y a pas un seul système d’organisation du monde mais des
systèmes différents dérange les schémas mentaux (des élèves). Pour aller contre
la tendance qu’ils développent alors de prendre leur système maternel comme
système de référence universel, il est nécessaire de mettre en place un guidage
qui les amène à accepter que tous les systèmes existent, sans hiérarchie
préétablie. Pour cela, il faut leur faire prendre conscience de l’arbitraire du
système maternel. Apprendre une langue étrangère, c’est d’abord apprendre à
relativiser son point de vue.
Ce n’est pas une démarche naturelle et les élèves résistent. « Oui mais, en
français… », ou « pourtant, en français… », Répètent-ils, comme si, pour finir, la
loi et l’ordre étaient toujours du côté du système maternel. C’est également ce
que l’on remarque, même si les élèves ne le formulent pas aussi nettement,
lorsque, après une série d’exercices contraints réussis, on les met en situation
de production libre. Dans l’urgence de ce qu’ils ont à dire, le naturel revient au
galop, et resurgissent les erreurs dues à des problèmes d’interférences (…).
D’autres fois, ils entrevoient un principe interne à la langue étrangère. C’est le
cas d’un élève de 6e qui, grâce à Astérix, a fini par comprendre : « ah, d’accord,
alors ils (les Anglais) font tout à l’envers » ; et pour illustrer ce principe qu’il vient
de découvrir, il ajoute : « ben oui, pour dire un bus rouge, ils disent un rouge
bus ». En dernière instance, le recours est toujours le même. Ce qui est à
l’endroit, c’est le système maternel. Tout autre principe d’organisation est perçu
comme « bizarre ».
Vigneron Françoise, 1994, « Représentations de la langue-culture étrangère et démarches
d’aide aux élèves », Les langues modernes, Paris, APLV, n°1, pp.45-53.
1. Quel parallèle établit implicitement l’auteur entre l’apprentissage de la
langue et l’apprentissage de la culture ?
2. Donnez sur la base de votre expérience personnelle d’élève, des exemples
(au moins 2) qui illustrent ce que l’auteur appelle « l’ethnocentrisme
naturel » des élèves dans leurs apprentissages de la langue étrangère.

II. Selon Sophie Moirand, les différentes composantes de la compétence


de communication reposeraient sur la combinaison de plusieurs
composantes : Une composante linguistique, une composante
discursive, une composante référentielle et une composante
socioculturelle.

Indiquez la ou les composantes de la compétence de communication qui sont


mises en jeu dans les exercices suivants :
a. Mettre au passé un texte au présent ;
b. Modifier la structure chronologique d’un récit ;
c. Comprendre un document authentique ;
d. Compléter un exercice à trous avec les pronoms personnels à la forme
nécessaire ;
e. Compléter un exercice à trous avec les articulateurs logiques nécessaires :
f. Varier les rôles des interlocuteurs dans une situation de communication ;
g. Traduire en L1 un texte en L2 ;
h. Transformer un dialogue oral en récit à la 3ème personne ;
i. Imaginer les statuts respectifs des personnages intervenant dans un
dialogue donné ;
j. Classer le vocabulaire d’un texte en différents champs sémantiques ;
k. Modifier un dialogue en fonction de la modification de l’état d’esprit de
l’un des interlocuteurs ;
l. Donner l’équivalent en L1 de mots clés en L2.

III. « L’approche communicative (AC) implique un haut degré de


tolérance pour les erreurs grammaticales qui ne gênent pas la
compréhension du message. »
Etes-vous personnellement favorables ou opposés à ce principe de l’AC, et
pourquoi ? (Répondez directement à la question en justifiant avec des
arguments précis votre point de vue).
Bon travail !

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